Guide du balisage
Problème de structuration générale - Codage des informations relatives à l'édition critique de sources diplomatiques -

Problème de structuration générale

Au niveau de l'édition complète

Le but des éditions électroniques de l'Ecole des chartes est avant tout de proposer aux chercheurs une édition critique de sources, reprenant les caractéristiques de la publication papier tout en proposant des fonctionnalités propres à l'édition électronique. Nous concevons donc notre balisage XML dans cette optique, et non dans celle d'une étude diplomatique, paléographique ou lexicographique. Ponctuellement, l'éditeur scientifique peut nous demander de baliser des informations complémentaires en rapport avec une problématique qui l'intéresse, mais ce n'est pas le cas général.

Ainsi, l'acte n'est pas l'unité de base pour construire le balisage, mais l'édition critique dans son ensemble. Nous avons donc un seul fichier XML par édition critique. Cette caractéristique nous a obligés à réfléchir aux différentes granularités d' une édition critique de sources diplomatiques en vue de les baliser.

Nous avons pu dégager les parties suivantes :

Nous avons pu, assez facilement, adapter ce shéma avec la TEI. Un fichier balisé avec cette DTD comprend deux parties contenues dans une balise racine <TEI.2></TEI.2> :

Notre choix s'est tourné tout naturellement vers la deuxième solution. La construction générale de notre fichier TEI se présente donc ainsi :

<TEI.2> La racine du fichier
<teiHeader>
L'en-tête du document contenant toute le métadonnées de l'édition
</teiHeader>
<text>
<front>
Le <front> général contenant les parties introductives de l'édition.
</front>
<group>
<text>
<body>L'acte dont nous détaillerons plus loin la structuration.
</body>
</text>
</group>
<back>Le <back> général contenant toutes les annexes de l'édition.
</back>
</text>
</TEI.2>

Il est à signaler que dans le cas particulier du Cartulaire blanc qui est découpé en chapitres, nous utilisons la balise <teiCorpus.2></teiCorpus.2> pour l'ensemble de l'édition et, au niveau du chapitre, la balise <TEI.2></TEI.2>. Il faut ajouter que la description exposée précédemment convient parfaitement à l'édition d'actes, mais que la TEI est assez souple pour pouvoir coder d'autres types de sources diplomatiques qui n'ont pas la même granularité qu'un recueil d'actes.

Au niveau de l'acte

Comme nous l'avons expliqué précédemment, chaque acte constitue un texte en soi, l'édition critique étant le rassemblement de ces différents textes au sein d'un corpus défini par l'éditeur scientifique en fonction de son intérêt et des sources à sa disposition (cartulaires, chartriers laïques ou ecclésiastiques, recueil d'actes...).

Nous retrouvons donc au niveau de l'acte un schéma équivalent à celui mis en avant pour l'édition :

Il est à signaler que pour toutes les informations ne disposant pas de balises spécifiques en TEI, nous utilisons l'élément désigant la division d'un texte avec la précision du type d'informations contenues, exemple : <div type= « regeste »></div> pour le regeste.

Chaque élément <text> est composé de trois parties :

Codage des informations relatives à l'édition critique de sources diplomatiques

Le tableau de la tradition

L'élaboration du tableau de la tradition de l'acte par l'éditeur scientifique est fondamentale dans la mise au point d'une édition critique d'un acte, l'analyse de ce tableau étant une partie intégrante de toute étude diplomatique sérieuse. C'est pourquoi l'existence de balises spécifiques en TEI pour coder le tableau de la tradition a été déterminant dans notre choix pour cette DTD. De plus, l'intérêt du codage est de pouvoir faire des recherches précises sur les différents éléments de l'édition ; dans cette perspective, baliser précisément le tableau de la tradition permet d'offrir des interrogations croisées et de constituer des statistiques et des graphiques sur l'édition comme sur l'état de la tradition.

Le tableau de la tradition est codé avec l'élément <witList>. Chaque témoin est codé avec la balise <witness>, le code correspondant à la nature du témoin (suivant en cela les règles de la Commission internationale de diplomatique) étant indiqué avec l'attribut sigil. Exemple :

<witList>
<witness sigil="A">Original sur parchemin</witness>
</witList>

Le balisage nous a obligés à réfléchir aux différentes informations disponibles dans un tableau de la tradition :

Cette liste tient compte de tous les types d'informations et leurs balises correspondantes, mais la finesse du codage du tableau de la tradition est laissée à l'appréciation de l'éditeur scientifique, comme pour le reste de l'édition.

L'établissement du texte

Nous pouvons identifier deux types d'informations que l'éditeur peut être amené à indiquer pour l'établissement du texte :

Informations systématiques

Les informations systématiques sont de différentes natures. Elles peuvent être d'ordre philologique, par exemple, les mots ou expressions exprimés dans une autre langue que la langue majoritaire du texte pour lesquels on utilise la balise <foreign></foreign> avec la précision de la langue dans l'attribut lang. La langue est codée suivant la norme ISO 639-21. Elles sont aussi d'ordre graphique :

L'apparat critique

Par sa nature, l'apparat critique est la partie de l'édition qui fait l'objet de la réflexion la plus importante pour l'adaptation au balisage et à l'édition électronique. En effet, il a pour vocation d'accueillir tous les commentaires de l'éditeur sur l'établissement du texte ou des remarques ponctuelles sur la présentation de l'acte. Il accueille donc des informations très hétérogènes et qui appellent de ce fait des codages différents. Le système de l'apparat critique correspond à une habitude de travail issue de la publication papier pour laquelle il était plus pratique de renvoyer ces informations en notes. Ainsi, le fait de baliser précisément ces informations nous oblige à dresser une typologie fine des différents types d'informations et de la façon de les traiter ; cela représente un travail d'homonégénéisation qui n'est pas toujours fait dans les publications papier :

Pour tous les autres types d'informations renvoyées dans l'apparat critique, nous utilisons la balise <witDetail></witDetail> en précisant le type d'informations dans l'attribut type. De plus, cette balise peut aussi être utilisée pour compléter une information donnée par les balises décrites précédemment.

Au moment de l'affichage, nous rassemblons tous ces types de notes en bas de page sous la forme habituelle de l'apparat critique, mais on peut également les faire apparaître sous forme de bulle, voire les intégrer au texte. De fait, nous pourrions utiliser la balise <note></note> ou seulement la balise <witDetail></witDetail> pour coder l'apparat critique et considérer toutes ces informations comme une note de bas de page. Mais, il nous a semblé plus utile de décrire précisément l'information, pour permettre l'établissement de listes ou une étude précise des différents phénomènes repérés par l'éditeur scientifique.

Les notes

Au moins deux types de notes de bas de page sont utilisés par les éditeurs scientifiques : les notes dites historiques (identifications, précisions chronologiques, renvoi à d'autres actes, identifications de citations...) et les notes d'apparat critique. Nous avons vu précédemment les choix que nous avons faits concernant l'apparat critique. En ce qui concernent les notes « historiques », dont l'appel de note est le plus souvent un nombre, nous utilisons la balise <note></note> qui contient le texte de la note. Cette balise se place à l'intérieur du texte à l'endroit de l'appel de notes. La précision de l'appel de notes est donnée avec l'attribut n.

Il peut arriver que les éditeurs utilisent d'autres types de notes, en particulier pour identifier des citations précises, comme les citations bibliques. Pour cela, nous pouvons évidemment utiliser la balise <note></note> ; mais nous préconisons plutôt dans ce cas précis l'utilisation des balises ad-hoc, comme pour l'apparat critique. Ainsi, les citations précises et identifiées sont codées avec la balise <cit></cit> encadrant la citation dans le texte avec la référence bibliographique dans la balise <bibl></bibl>. Exemple :

<cit>
<quote>Citation</quote>
<bibl>Référence bibliographique</bibl>
</cit>

Si la citation appelle un commentaire de la part de l'éditeur, par exemple en cas de citation approximative, il sera rejeté en note et la balise <note></note> sera donc utilisée.

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