Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300)

édition par : Olivier Guyotjeannin (Ecole nationale des chartes)

Ce fichier est issu d'une numérisation OCR dans le cadre du projet de numérisation des cartulaires d'Île-de-France mené par la bibliothèque de l'Ecole des chartes. Cette numérisation a été effectuée, encodée et relue une première fois par la société Dataland. Une première vérification a été effectuée par x au sein de l'Ecole des chartes. Une dernière vérification et l'ajout des informations du TEIHeader ont été effectués par Gautier Poupeau.

Autres contributions
Olivier Canteaut (École des chartes)  : Direction éditoriale.
Frédéric Glorieux (École des chartes)  : Suivi technique (2007–…).
Joana Casenave (École des chartes) : Édition électronique (2011).
Camille Desenclos (École des chartes) : Édition électronique (2010).
Naomi Russo (École des chartes) : Indexation diplomatique (2009).
Historique
2011-07 Camille Desenclos (École des chartes)Encodage des dates de lieu
2010-05 Naomi Russo (École des chartes)Indexation diplomatique
2009-10 Camille Desenclos (École des chartes)Vérifications noms et phrases
2009-09 EGEntête
2009-07 EGDates
2009-06 Frédéric Glorieux (École des chartes)Langues
2008-09 Frédéric Glorieux (École des chartes)Phrases et noms (automatique supervisé)
2008-05 Frédéric Glorieux (École des chartes)Conversion TEI P5
2006 GPPremière édition électronique

Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), dir. Olivier Guyotjeannin (Ecole nationale des chartes), 2009 (Éditions en ligne de l'École des Chartes, volume11), http://elec.enc.sorbonne.fr/cartulaires/Orleans-S-Croix/.

Source : Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300) par Joseph Thillier et Eugène Jarry, Paris, éd. Alphonse Picard et fils éditeurs, .

Ecole nationale des chartes
19, rue de la Sorbonne
75005 Paris
tél.: +33 (0)1 55 42 75 00
http://enc.sorbonne.fr/
recherche@enc.sorbonne.fr
Licence

L'École nationale des chartes met à disposition cette ressource électronique structurée, protégée par le code de la propriété intellectuelle sur les bases de données (L341-1), selon les termes de la licence Creative Commons : « Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification ; 2.0 France ».

Pas d'Utilisation Commerciale — Nous souhaitons encourager l'utilisation et l'amélioration de nos ressources électroniques, pour les intérêts de l'enseignement et de la recherche. Toute autorisation au-delà du champ de cette licence doit être obtenue auprès de nous.

Pas de Modification — Afin de mieux servir la communauté scientifique, nous nous engageons à conserver et à toujours offrir publiquement la version la plus à jour de nos ressources électroniques par une URI pérenne. Nous nous engageons à les corriger et à les améliorer, à intégrer les contributions qui lui sont soumises (après validation par un comité scientifique), et à référencer l'origine de ces contributions. Toute modification de la ressource qui ne serait pas reversée à la version de référence sous notre autorité éditoriale doit faire l'objet d'un accord, afin de ne pas disperser les contributions et de permettre les meilleures conditions possibles de collaboration scientifique.

Paternité — L'École nationale des chartes demande à ce que toute publication dérivée de ses ressources électroniques comporte :

  • un lien vers l'adresse pérenne de la dernière version de la ressource sur notre site ;
  • la date du fichier source utilisé ;
  • nos noms.

Tout litige soulevé par le non respect des termes de cette licence sera soumis à la juridiction des tribunaux de Paris.

Cartulaire de Sainte-Croix d’Orléans (814-1300), contenant le « Chartularium ecclesiae Aurelianensis vetus », suivi d’un appendice et d’un supplément, par Joseph Thillier et Eugène Jarry, Paris : Alphonse Picard et fils, 1906, CXIX-634 p., 2 pl. h.-t. (Mémoires de la Société archéologique et historique de l’Orléanais, 30).

Établissement : Chapitre cathédral d’Orléans.

Type d’édition : reconstitution du plus ancien cartulaire, d’après une copie du XVIIe siècle, suivie de l’édition dans l’ordre chronologique des autres actes connus du chartrier.

 Total des actes édités : 390 actes (6 du IXe siècle, 12 du Xe siècle, 10 du XIe siècle, 108 du XIIe siècle, 253 du XIIIe siècle, 1 du XIVe siècle).

L’établissement

Historique

Le chapitre de la cathédrale d’Orléans est mentionné pour la première fois dans un texte de 550. Les clercs réguliers qui le composent se soumettent à une règle, d’abord celle de Chrodegang puis celle qu’a établie le concile de Mayence en 813. Le chapitre, qui jusqu’au IXe siècle ne possède pas de mense séparée de la mense épiscopale, se voit attribuer à la suite de conflits avec l’évêque le cloître de Sainte-Croix. Une rivalité constante oppose du reste les chanoines à l’évêque au cours du Moyen Âge ; ils finissent par obtenir de se soustraire à la juridiction épiscopale. Le chapitre nomme cependant depuis Marin Ier l’évêque, tandis que les règlements du chapitre sont soumis à l’approbation du prélat, qui compte d’ailleurs, aux côtés de la papauté et surtout des rois de France, tout spécialement des Capétiens, parmi les principaux bienfaiteurs du chapitre. Le chapitre crée au XIIe siècle un Hôtel-Dieu pour les malades indigents, ce qui ajoute encore à son influence sur la cité d’Orléans.

Chargée du service liturgique dans une cathédrale imposante, reconstruite sur un plan impressionnant après l’incendie de 989, puis dans l’édifice gothique toujours debout, la communauté des chanoines compte jusqu’à quarante-neuf membres et quatorze dignitaires, dont les abbés de Saint-Euverte d’Orléans, de Saint-Mesmin de Micy (puissant monastère qui lui a été longtemps soumis), de Saint-Benoît-sur-Loire et de Cluny, et, à partir du XIIIe siècle, cinq archidiacres chargés d’administrer, du point de vue matériel et spirituel, les nombreuses possessions du chapitre en Orléanais, où ils organisent des visites en leur nom propre, parallèlement à celles de l’évêque ; ne suffisant pas à la tâche, ils établissent au XIVe siècle dix prévôts délégués au temporel rural et dotés de fonctions judiciaires : en effet, le chapitre a droit de haute, moyenne et basse justice sur ses terres.

Localisation du patrimoine à grands traits

Déjà bien connues grâce à une riche série de confirmations royales des Carolingiens aux premiers Capétiens (carte de situation), les possessions du chapitre sont essentiellement concentrées sur l’Orléanais et ses alentours (est du Loir-et-Cher autour de Romorantin-Lanthenay, ouest du Cher) ; elles s’étendent cependant à des zones plus septentrionales de la Beauce (sud de l’Eure-et-Loir, des Yvelines et de l’Essonne) et à l’ouest de la Nièvre. Enfin, depuis d’anciennes donations comme par le biais du monastère de Saint-Liphard de Meung sur lequel le chapitre étend son autorité, ce dernier peut ajouter à sa sphère d’influence certaines possessions en Provence, en Artois et en Mâconnais.

Réseaux de bienfaiteurs

Comme dans toute la ville, les Robertiens puis Capétiens figurent parmi les principaux bienfaiteurs mais dominent aussi et aimantent les réseaux de donateurs. Parmi les lignages les plus importants, on relève des chevaliers urbains, les sires de Beaugency, de Meung, de Vierzon, les comtes de Blois, même si la plupart des actes n’enregistrent pas des donations, mais concernent la vie du chapitre, la gestion et la défense de ses droits.

Orientation archivistique

Le chartrier

Le chartrier du chapitre cathédral est tout naturellement passé aux Archives départementales du Loiret, où il occupait les cotes G 163-G 492. Comme le reste du dépôt, il a été gravement affecté par les bombardements de juin 1940. Il ne subsiste plus aujourd’hui qu’une cinquantaine d’articles, recotés (voir Guide des archives du Loiret, fonds antérieurs à 1940, Orléans, 1982, p. 128-131).

Les cartulaires

On a connaissance de trois, voire quatre, cartulaires médiévaux du chapitre, tous perdus à l’heure actuelle.

(a) Un premier cartulaire, le Chartularium vetus (Stein 2817), objet de la présente édition, contenait copie de 61 chartes s’échelonnant de 814 à 1172 ; établi à la fin du XIIe siècle (peut-être avant 1187, si l’on tient compte de l’absence d’une fondation de Philippe Auguste, datée de cette année), il nous est connu par la copie intégrale réalisée par Baluze en 1667 (Bibl. nat. de Fr., Baluze 78).

(b) Un deuxième cartulaire a vraisemblablement été exécuté ensuite, d’après ce que nous apprennent des mentions dorsales « Scriptum » relevées par Eugène Jarry sur cinquante actes (1153-1239) conservés dans la série G des archives départementales du Loiret, mais il a à coup sûr été perdu très tôt, et aucun érudit moderne ne dit l’avoir vu (Stein 2819).

(c) C’est, estime Eugène Jarry, pour compenser cette perte que fut rédigé le troisième cartulaire, désigné sous le nom de « Livre rouge » (XIVe-XVe siècle), dont quarante actes ont été copiés au XVIIIe siècle par dom Gérou et nous sont parvenus disséminés dans la collection Moreau (Stein 2818). D’autres érudits l’ont vu et en ont pris des extraits ; certaines transcriptions (liste dans l’édition Thillier-Jarry, p. X-XV) sont aussi mentionnées par un répertoire des archives. Le volume a disparu avant ou pendant la Révolution.

(d) Des extraits d’un cartulaire, inconnus de Stein, sont conservés à la Bibliothèque Sainte-Geneviève, ms 347, et ont été microfilmés par l’I.R.H.T. (http://www.irht.cnrs.fr).

Documents nécrologiques

Deux documents principaux, du XIIIe et du XIVe siècle, complètent utilement le chartrier et ont déjà attiré les éditeurs du recueil des Obituaires de la province de Sens, t. II, p. 1-137 (Lemaitre, Répertoire, t. I, nos 1136-1137).

Orientation bibliographique

Le chapitre a fait l’objet d’une étude minutieuse mais non publiée de Georges CHENESSEAU, La cathédrale Sainte-Croix d’Orléans des origines aux guerres de Religion (vers 1920-1940), ms dactylogr. aux Archives départementales du Loiret.

Dernier bilan des fouilles de la cathédrale, avec bibliographie : Alain VILLES, « La cathédrale Sainte-Croix d’Orléans avant le XIIIe siècle : les données de l’archéologie », dans Lumières de l’an mil en Orléanais : autour du millénaire d’Abbon de Fleury, Turnhout, 2004, p. 58-63.

L’édition

Les éditeurs : éléments biographiques

La Société archéologique et historique de l’Orléanais, dans sa séance du 9 juin 1899, votait les conclusions du rapport présenté par M. Thillier, proposant au nom de la commission élue le 29 mai précédent la publication intégrale du Chartularium ecclesie Aurelianensis vetus, dont le ms. 78 de la collection Baluze à la Bibliothèque nationale nous a conservé la copie, et, en appendice, de toutes chartes relatives au chapitre de Sainte-Croix jusqu’à la fin du XIIe siècle. Le rapporteur était désigné pour entreprendre le travail.

(avant-propos de l’édition, p. I).

Moins tragique, la vie d’Eugène Jarry est aussi mieux connue. Né à Orléans en 1865, décédé en 1940, il est sorti diplômé de l’École des chartes en 1887. Son grand-père avait été l’un des fondateurs de la Société historique et archéologique de l’Orléanais. Monarchiste, il refusa de solliciter toute fonction de la République et vécut de ses rentes après avoir soutenu et publié sa thèse sur La vie politique de Louis de France, duc d’Orléans. C’est à l’histoire et à l’archéologie d’Orléans et de l’Orléanais que furent consacrées la plupart de ses recherches et publications.

Source : notice nécrologique par Jacques Soyer dans Bibliothèque de l’École des chartes, t. 102, 1941, p. 363-365.

Conception et contenu de l’édition

Après l’avant-propos présentant la genèse du volume (p. I-III), Eugène Jarry a composé une introduction nourrie, comprenant :

  • une mise au point sur l’ancienneté du chartrier et surtout sur les cartulaires médiévaux (p. IV-XV),
  • une liste chronologique des actes mentionnés dans un inventaire ancien (Arch. dép. Loiret, G 163-165) et dont le texte n’a pas été retrouvé, soit 1 acte s.d., 1 acte du XIIe siècle, un minimum de 64 actes du XIIIe siècle (p. XV-XX),
  • une étude critique sur les privilèges de Léon VII et Benoît VII (p. XX-XXVII),
  • une longue étude toponymique et topographique des biens confirmés aux chanoines par les diplômes et privilèges des IXe-Xe siècles et de 1151 (p. XXVII-CXIII),
  • des errata à l’introduction et à l’édition (p. CXIV-CXVII),
  • une mise au point additionnelle sur l’identification des souverains cités dans des confirmations postérieures (p. CXVIII-CXIX).

L’édition elle-même comprend trois parties, mais avec une numérotation continue des actes :

  • la reconstitution du Chartularium vetus d’après Baluze, dont les copies sont le cas échéant confrontées aux autres témoins de la tradition des actes (actes I-LXI, p. 1-120),
  • dans l’ordre chronologique (de 978 à 1300), les actes retrouvés qui n’étaient pas transcrits au cartulaire, parce que négligés ou postérieurs (actes LXII-CCCLXXV, p. 121-518),
  • une nouvelle série de 12 actes retrouvés après coup (de 956 à 1211 et 1321), toujours dans l’ordre chronologique (actes CCCLXXVI-CCCLXXXVII, p. 519-TTT).

Deux belles photographies, en planches hors-texte, sont données d’actes, juste avant leur édition : après la p. 6, le testament et état des dettes de Simon de Beaugency de [1146-1153] (acte V) ; après la p. 120, un acte de l’archevêque de Bourges de 978 (acte LXII).

Le volume s’achève avec deux outils :

  • une table alphabétique des noms de lieu et de personne cités dans l’introduction ou les actes (p. 545-609),
  • une table des matières, qui donne le détail des actes édités (p. 610-634).

L’édition dans ses trois sections (cartulaire, appendice, supplément, sans compter les 66 deperdita énumérés dans l’introduction) compte 390 pièces, ainsi réparties :

Tableau de répartition chronologique des actes
 
IXe siècle 6
Première moitié IXe siècle 3
811-820 1
821-830 1
841-850 1
Seconde moitié IXe siècle 3
851-860 1
881-890 2
 
Xe siècle 12
Première moitié Xe siècle 2
931-940 2
Seconde moitié Xe siècle 10
951-960 1
971-980 7
981-990 1
991-1000 1
 
XIe siècle 10
Première moitié XIe siècle 5
1021-1030 4
1041-1050 1
Seconde moitié XIe siècle 5
1051-1060 1
1071-1080 2
1081-1090 1
1091-1100 1
 
XIIe siècle 108
Première moitié XIIe siècle 26
1101-1110 2
1111-1120 5
1121-1130 7
1131-1140 4
1141-1150 8
Seconde moitié XIIe siècle 72
1151-1160 11
1161-1170 7
1171-1180 27
1181-1190 10
1191-1200 17
S.d. XIIe siècle 10
 
XIIIe siècle 253
Première moitié XIIIe siècle 167
1201-1210 31
1211-1220 35
1221-1230 39
1231-1240 31
1241-1250 31
Seconde moitié XIIIe siècle 86
1251-1260 19
1261-1270 13
1271-1280 28
1281-1290 10
1291-1300 16
 
XIVe siècle 1
Première moitié XIVe siècle 1
1321-1330 1

Qualité de l’édition

L’édition, dans sa conception et dans sa réalisation, est d’excellente venue et reflète bien les améliorations apportées, autour des années 1890, aux techniques d’édition, très soucieuses de la prise en compte des méandres de la tradition, sans pourtant porter à son terme la logique de l’édition critique, ni d’ailleurs celle de la critique des faux. Appuyées sur une connaissance intime des archives et du terrain, datations et identifications semblent sûres. Les regestes sont étoffés et les index précis.

Il demeure quelques incommodités d’emploi : d’abord du fait de l’absence d’une table chronologique récapitulative des actes, puisque la reconstitution du cartulaire suit l’ordre de la compilation médiévale, alors que les autres actes sont dans l’ordre chronologique, et que sont donnés à part les deperdita (introduction) et les actes retrouvés après coup dans un dépôt très déclassé (supplément) ; ensuite par la présentation de la table alphabétique, où les noms de personne sont entrés sous leur forme ancienne, et les noms de lieu sous leur forme moderne, sauf certains, apparemment les plus connus (Blois est en français, Beaugency en latin ; Orléans en latin, les monastères orléanais en français…).

Sainte-Croix d'Orléans

Cartulaire

Exemption de cens accordée par Jean II, évêque d'Orléans, en faveur d'une maison appartenant à Pierre, chapelain du roi.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G2.
  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 77. Copie exécutée en 1677.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

In nomine sanctæ et individuæ Trinitatis, ego Johannes, Dei gratia Aurelianensis episcopus, notum fieri volumus omnibus fidelibus tam futuris quam præsentibus, quia Petrus, regis capellanus et clericus noster, præsentiam nostram adiit, postulans ut quandam domum quam ipse ante ecclesiam Sanctæ Crucis, muro civitatis contiguam, habebat, ab omni censu et consuetudine, quam domus illa per singulos annos episcopo persolvebat, Dei et nostri gratia liberaremus. Cujus petitioni satisfacientes, domum illam tam ipsi quam ceteris omnibus qui post ipsum eam sunt habituri, liberam omni censu et consuetudine quiete obtinendam concessimus, ipsamque quietam esse, sicut ceteræ claustrales sunt, esse etiam domum claustri imperpetuum statuimus. Quod ne posset oblivione deleri, seu a posteris nostris infirmari, placuit nobis et litteris nostris commendare et sigilli nostri auctoritate rcoroborare.

S. Johannis episcopi. S. Stephani decani. S. Philippi cantoris. S. Archambaldi subdecani. S. Bartholomæi capicerii. S. Algrini archidiaconi, S. Johannis archidiaconi. S. Stephani archidiaconi.

Actum Aurelianis publice, in capitulo Sanctæ Crucis .

Data per manum Algrini cancellarii.


3 Ce titre figure au dos de l'original, comme tous ceux qu'on trouvera, dans la présente publication, avec la même disposition typographique.
2 Un certain nombre d'actes tirés des Archives du Loiret ont été publiés ici d'après les copies de M. Doinel, autrefois archiviste du Loiret, qui avait négligé d'y inscrire la cote. Je n'ai pas cru devoir priver la présente publication de certains de ces actes, bien que ne les ayant pas retrouvés aux Archives du Loiret. La lecture de M. Doinel méritait confiance.

Jean II, évêque d'Orléans, donne au chapitre une place située dans sa cour avec licence de percer une porte dans le mur oriental.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 78.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

In nomine sanctæ et individuæ Trinitatis. Ego Johannes, Dei gratia Aurelianensis episcopus, notum fieri volumus cunctis fidelibus tam futuris quam et instantibus quod canonici Sanctæ Crucis, cum habeant in curia nostra quandam aream cum domibus in loco qui vulgo dicitur Tanuz orientali muro civitatis adhærentibus, et ad jus eorundem canonicorum pertinentibus communiter adierunt præsentiam nostram, humiliter deprecantes ut quandam particulam curiæ nostræ ad episcopatum pertinentem, quæ sita est intra supradictas domos et septentrionalem murum civitatis in angulo, habens in longitudine pedes manuales sexaginta et quindecim, et in latitudine totidem, eis in perpetuum concederemus. Et cum ipsæ domus prædictæ per curiam nostram consuetudinarium introitum vel exitum habeant, deprecati sunt etiam nos ut licentiam faciendi in muro posterulam ducentem ad orientem, ad egrediendum vel ingrediendum, insuper et de ipso muro, sive in figendis trabibus, sive in superædificandis parietibus, sive in aliis hujusmodi, quæcunque ad ædificationem ipsarum domorum necessaria essent, quantum ad episcopatum pertinebat, eis concederemus. Quod ita et fecimus ; et ne posset oblivioni tradi, scripto commendavimus, et ne a posteris infirmari, sigilli nostri auctoritate confirmari fecimus.

S. Johannis episcopi. † S. Stephani decani, S. Philiberti præcentoris, S. Archembaldi subdecani, S. Bartholomæi capicerii.

Actum Aurelianis civitate, in capitulo Sanctæ Crucis .

Foulques, évêque de Beauvais, obtient de Lancelin le jeune l'abandon de ses prétentions sur les hommes de Sainte-Croix, pour lesquelles son père Lancelin avait déjà fait amende honorable.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 1.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

In nomine Patris et Filii et Spiritus sancti. Ego Fulco, sanctæ Belvacensis ecclesiæ episcopus, notum facio omnibus tam futuris quam præsentibus, quod Lanscelinus Belvacensis injuste invasit custodiam de hominibus Sanctæ Crucis Aurelianensis qui morantur in episcopatu Belvacensi. Post multum temporis, pænitentia ductus, venit Aurelianis ante altare Sanctæ Crucis, et in præsentia canonicorum custodiam quam usurpaverat dimisit per lignum buxeum quod super altare posuit, pro isto malefacto veniam postulavit, absolutionem promeruit, et pro malefacti emendatione XXX solidos Deo et Sanctæ Cruci se daturum spopondit, et Radulfum Belvacensem, quondam regis dapiterum, præsente Guarino, Belvaci præposito, fidejussorem dedit, et postea idem Lanscelinus eos persolvit. Defuncto ergo Lanscelino, Lanscelinus filius ejus præfatam custodiam reclamavit et usurpare temptavit. Hoc igitur audito, Johannes, Aurelianensis episcopus, de sua et canonicorum parte literas nobis direxit, scribens nobis præfatam defuncti Lanscelini, sicut prædictum est, super homines Sanctæ Crucis invasionem ; et, quia pro malefacto fecerat emendationem, exorans ut juniorem Lanscelinum super hac injuria conveniremus, et Deo et Sanctæ Cruci suos homines liberos habere faceremus, statuto die, in conventu clericorum et laicorum nostrorum, Lanscelinus à nobis commonitus venit, et præfatam patris sui invasionem et pro invasione factam emendationem audiens, et testimonium legitimorum virorum super hoc recipiens, ilico pænituit, et quod facere conabatur super homines Sanctæ Crucis omnino dimisit.

Actum Belvaci .

Ut autem hoc firmius et stabilius permaneret, hoc scriptum in testimonium posterorum fieri jussimus et sigillo nostro corroboravimus. Gualterius cancellarius scripsit. Præsentes fuerunt clerici : Hugo decanus, Hugo de Sancto Pantaleone, Petrus thesaurarius, Rotbertus, Gualterius de Miliaco, Galterius filius Nanteri. Laici : Radulfus, quondam regis dapifer, Airardus, Gualterus venator, et Gualbertus frater ejus, Guarinus præpositus, Richerus buticularius, Guarnerus thelonearius, Frogerus, Ercengerus Rainardus, Goscelinus, Rotbertus et Hugo fratres, Deodatus, Bernerus et Deodatus fratres, Guoscelinus et Gualerannus filius ejus, Ivo, Nanterus, Guoscelinus.

Elie, évêque d'Orléans, règle un différend élevé entre le doyen Etienne et le chapitre de Sainte-Croix au sujet des tailles de la mairie de Pierre de Sainte-Croix, et des droits de moutonnage et de fresangage1.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 79.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Helias, Dei gratia Aurelianensis episcopus, omnibus notum esse volo tam futuris quam præsentibus, quod erat contemptio inter decanum Stephanum et ecclesiæ nostræ canonicos de quibusdam quæ decanus clamabat. Dicebat enim decanus quod de omnibus talliis quæ in terra de majoria Petri Sanctæ Crucis fierent, terciam partem habere deberet, sive fierent pro Papa, sive pro Rege, seu pro terrarum emptione seu redemptione, immo quacunque fierent causa. Multonagium quoque et frescengiagium per totam terram singulis annis sese habere dicebat. Convenit ergo ante me in capitulo Sanctæ Crucis per me et meam manum inter eos hoc modo pax. Cognovit enim decanus coram me et omnibus illis qui aderant quod de talliarum tercia parte quam quærebat, injusta res esset et prava et quæ teneri non deberet, cum de eis canonici in proprios usus nichil acciperent ; et hoc me præsente dimisit, et ante Dei majestatem in capitulo vultu humili, flexis genibus, voce supplici, si quid inde peccaverat veniam postulavit et obtinuit. Porro de multonagio et frescengiagio hoc inter eos convenit, quod canonici concesserunt ut decanus in Rogationibus arietes quæreret, et eos haberet, ita scilicet quod de unaquaque mansura unus aries aut duodecim denarii redderentur. De frescengiagio vero, quod quæreretur, redderetur, id est de unaquaque mansura una frescengia vel decem et octo denarii redderentur. Et has consuetudines redderent qui mansuras tenerent, secundum quod quisque teneret, id est qui totam mansuram teneret totum arietem, totam frescengiam, vel denarios redderet ; qui vero partem, redderet secundum hoc quod teneret. In quibus solvendis si rustici tardi aut négligentes existerent, Major tantum de rebus eorum caperet, quod infra dies octo decano summam vel deperditum sine lege aut aliqua alia exactione perficeret. Hoc autem ut firmum teneretur, cyrographo signari et sygilli mei impressione corroborari præcepi.


1 Fresange, porc de l'année.

Testament de Simon de Beaugency.

Original aux Archives du Loiret, G. 224, écrit à deux colonnes sur parchemin, scellé sur double queue d'un sceau perdu.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 80.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Quoniam ea que in tempore sunt cum tempore sepe mutantur et transeunt, placuit predecessoribus nostris ut ea que ab illis fierent ne vetustate que mater oblivionis est unquam deleri possent, sed rata et incussa persisterent, litterarum noticie commendarentur ; quapropter ego Simon Balgenciacensis dominus, ne diuturno succedentium temporum intervallo ob incognitam oscure veritatis certitudinem hoc a sinu memorie relabatur, neve posteros nostros in errorem ignorantie inducat, scripto et memorie tradere decrevi ; quoniam ut peccatorum meorum absolutionem a Domino valeam obtinere et pro Radulfi mei patris et Matildis mei matris et domine Adenordis2, et mei heredis qui hoc donum confirmando concesserit, et pro omnium ante[ce]ssorum animabus dono in perpetuum Deo et ecclesie Sancte Crucis et domino Manasse, episcopo Aurelianensi, equium de custodia quem habebam in granea de Crevenz, similiter quoque cetera dona que in hoc scripto continentur pro mea et omnium supradictorum animabus in perpetuum dono et concedo. Preterea pro supradictis animabus similiter concedo donum unius modii ordei quod Radulfus meus pater dederat perhenniter presbitero ecclesie de Cravenz, nec ideo minus in mea custodia habebo clientes episcopi Aurelianis (sic) apud Crevenz. Notum sit etiam quod ego do ecclesie Sancte Crucis Guarinum de Crevenz, liberum hominem, ut sit cliens Sancte Crucis apud Crevent. Preterea ego Simon de Balgenciaco pro eisdem animabus affirmo et concedo libertatem sicut scripta est quam meus avus et Radulfus meus pater dederunt Huberto de Noyem et filiis et filiabus suis de qua libertate prefatus Hubertus erat in causa in vita domine Adenordis, Hubertus vero pepigit quod propter benefactum domine Adenordis faceret cantare CC missas et pasceret C pauperes. Preterea ego prefatus Simon do Deo et ecclesie Sancte Crucis pro mea et Radulfi mei patris et domine Adenordis et mei beredis qui hoc donum concesserit animabus omne illud quod habebam in filia cujusdam hominis sacristarum ecclesie Sancte Crucis et propter hoc prefati sacriste pulsabunt cimbala in meo et Radulfi mei patris et domine Adenordis et mei heredis qui hoc donum concesserit anniversario. Preterea ego predictus Simon dono annuatim in perpetuum duas libras cere ad faciendum duos cereos ad illuminandum altare Sancte Crucis in ejusdem inventione, scilicet , qui ex quo incensi fuerint nunquam extinguentur quamdiu durare poterint, et hos cereos tradet capellanus turris Balgenciaci quos emet de IIIIor solidis de censu quem ego habeo . Notum sit quod terra de Ostentio est libera et quieta ecclesie Sancte Crucis, et tamen si homines domini Balgenciacensis permanserint in ea servient ei, et cause sive controversie hominum ejusdem ville tractabuntur ibi ubi est antiqua consuetudo. Ad ultimum manifestum sit quoniam dominus Simon rogavit dominum Manassem episcopum Aurel. et omne capitulum Sancte Crucis ut pro Dei et suo amore et pro his beneficiis enumeratis suum et Radulfi sui patris, et domine Adenordis et heredes domini Simonis qui hec supradicta beneficia concesserit anniversarios dies in ecclesia Sancte Crucis annuatim recolerent, et in ejusdem ecclesie martirologio scriberent ; hanc autem peticionem omnes unanimiter concesserunt et quod dominus Symon petierat generaliter fieri promisserunt. Preterea ego Symon de Balgenciaco similiter pro supradictis animabus et pro meo herede qui hoc concesserit, duos solidos census annuatim dono in perpetuum pauperibus Elemosine Sancte Crucis unde ipsi et presbiter ejusdem domus procurabuntur de carne in anniversario domine Adenordis quod celebrabunt. Adhuc quoque ego Simon pro supradictis animabus do Leprosis Aurelianis annuatim II solidos census ad procurandum eos et eorum presbiterum de carne in die anniversarii domine Adenordis quod annuatim celebrabunt. Manifestum etiam sit quoniam ego Simon de Balgenciaco, sicut supradictum est pro mea et Radulfi mei patris et domine Adenordis et mei heredis qui hoc benefactum concesserit animabus do annuatim ecclesie Beati Maximini III solidos census in festo sancti quod est uno stallo fori Balgenciaci ad procurandum monachos de piscibus in anniversario die domine Adenordis quod annuatim celebrabunt et etiam pascent unum pauperem. Ego autem Simon accipio in mea custodia asinos qui de nemore domine Beatricis afferent ligna ad coquinam monachorum et ad Domum Dei cum antiqua consuetudine quam ibi habent. Ego etiam Simon pro mea et pro omnibus prefatis animabus et pro meo herede qui hoc concesserit do monachis de Cornelly annuatim XIII denarios census reddendos pro faciendis anniversariis pro me et patre meo et domina Adenorde et meo herede qui hoc concesserit. Notum sit quod ego Simon do Leprosis Balgenciaci III solidos census reddendos ad emendam carnem ad procurandum eos et presbiterum eorum in anniversario domine Adenordis quod annuatim celebrabunt et meum et mei patris et mei heredis qui hoc concesserit anniversarium et pro nobis pascent unum pauperem. Preter hoc ego Simon do monachis Sancti Sepulcri de Balgenciaco II solidos census ad procurandum monachis in die anniversarii domine Adenordis quod cum omnibus supradictis anniversariis uti quodque acciderit celebrabunt. Ego Symon de Balgenciaco pro me et meo patre et domina Adenorde et pro meo herede qui hoc concesserit do in perpetuum V solidos census abbati Elemosine ad procurandum monacos de piscibus in anniversario domine Adenordis. Ipsi quoque supradictorum anniversaria uti quodque acciderit annuatim celebrabunt et pascent unum pauperem. Ego Symon pro eisdem et eodem modo do sanctimonialibus Beate Marie de Hospicio II solidos census ad procurandum dominas de piscibus in die anniversarii domine Adenordis quod annuatim celebrabunt et etiam supradicta anniversaria et hujusmodi census reddetur . Ego Simon do annuatim pro mea et Radulfi mei patris et domine Adenordis et mei hoc concesserit animabus marcam argenti monacuis de Cistell[o] ad emendum pisces toti conventui quando tenebunt capitulum. Ipsi vero facient annuatim et omnium supradictorum anniversario et meum et pro nobis pascent unum pauperem. Ego Simon pro mea et Radulfi mei patris atque mei heredis qui hoc donum concesserit animabus et pro domina Adenorde quicquid habeo in duobus molendinis Firmitatis Nerbe. i do in perpetuum ecclesie Beati Evurcii ad opus coquine et grossiora ligna in meo nemore accipienda solummodo quantum sufficiet ad proprium usum duorum molindinorum, et nunquam ad usum excluse ; dono etiam eidem ecclesie quandam aream juxta hec molendin in qua sit domus molendinarii qui sit liber homo et non de consuetudinariis hominibus domini Balgenciaci. Ipsi vero celebrabunt annuatim et meum et omnium supradictorum anniversaria et unum pauperem pascent pro nobis in perpetuum. Postremo ego Simon do ecclesie Beati Martini Majoris Monasterii ecclesiam Beate Marie Boni Nuncii. Ipsi autem monachi celebrabunt annuatim per omnes suas ecclesias anniversarium meum et Radulfi mei patris et Adenordis mee conjugis et mei heredis qui hoc donum concesserit anniversaria et pascent in perpetuum unum pauperem et similiter in elemosina ejusdem ecclesie pascent alium pauperem. Notum sit quod ego Simon dono abbatie Beate Marie Balgenciacensi salis minam de unaquaque nave ferente sal de qua capio meum pedagium et concedo eidem unam masuram apud Mungtigniacum liberam et quietam in qua capiebam quicquid volebam. Ego Simon do in perpetuum et concedo nundinam, scilicet sancti Beati apud Vindocinum feriam, preter justiciam et fefum meorum clientum. Ego Simon pro mea et R. mei patris anima et pro domine Adenordis et mei heredis qui hoc beneficium concesserit animabus accipio in mea custodia apud Mores1 omnes res eorum qui sunt proprii homines et pertinentes abatie Sancti Laimomari. Illi vero non ibunt Blesim quando guerra erit inter Blesim et Balgenciacum nisi per licentiam domini Balgenciaci et eidem domino facient fidelitatem.

Adhuc etiam ego Simon accipio in mea custodia omnes res preter rusticos quas canonici Beate Marie Blesis habent in suo dominio.

Ego Simon do et in perpetuum (et) concedo Elemosine Blesis unam masuram apud Sodobrium liberam et quietam et herbam duorum arpentorum prati donec dem ei IIº prati arpenta.

Quando2 dominus Symon agressus est iter S. Jacobi debebat Domino Barbe de Sancto Cerano C libras Andegavensis monete persolvendas usque que sunt , et septies centum solidos andegavensis monete persolvendos usque . Et ex alia parte debebat Symon cidem Barbe L et IX libras andegavensis monete et IIIIor ciatos argenti et de his L et IX libris et IIIIor ciatis argenti habet dominus Barba in vadio XL modios hibernagii1 scilicet frumenti, et XVIII modios et V minas avene mensurate ad mensuram Thuronis. Simon de Balgenciaco debebat tunc Petro Haimari LX et XI libras et VI solidos Anrelianensis monete unde pepigit ei solvere quibusque tribus mensibus C solidos2 Aurelianenses quod debitum persolvetur de prefectura Balgenciaci. Simon debebat tunc Teobaldo Marini M solidos qui persolventur ei de prefectura Raginaldi Affixi. Dominus Symon debebat tunc Jolduino Mirapedem C libras super redditum Ligeris de quo hee C libre Aurelianenses solventur. Symon debebat tunc Gaufrido Passerello X libras Aurelianensis monete et X libras Andegavensis monete que persolventur de prefectura Firmitatis Aureni et de prefectura Calvi montis. Preterea dominus Simon debet Matheo Hermenardi XL talenta, et pepigit ei mittere X modios avene ad mensuram Thuronensem. Preter hoc dominus Simon debet Eschivardo filio Mellerii X libras Aurelianenses que solventur de prefectura Archenbaldi Nigri, et pepigit ei quod faceret eum immunem ab omni exactione sive consuetudine et quod daret ei competentem domum in competenti loco3, et duo arpenta vinee.

Debet etiam dominus Simon Odoni de Bestisy XL solidos quos precepit solvi de redditibus sue terre. Idem quoque debet Simeoni de Karitate XVIII libras et IIIIor solidos Aurelianenses quos accipiet de prefectura Avaziaci et Sodobrii. Necnum (sic) debet dominus Simon B. judeo de Meleduno X libras aurelianenses persolvendas . Preterea dominus Simon debet Roberto de Gaudo XX libras aurelianenses que persolventur de prefectura Jahannis (sic) et dominus Simon pepigit eum ex toto esse immunem per X annos ab omnibus exactionibus seu consuetudinibus ita quod dominus Balgenciaci in hoc spacio nichil in suis rebus caperet. Idem Simon etiam debet XX solidos cuidam rustico qui locavit duos boves uxori Hervei de Joona quos Symon precepit solvi de redditibus sue terre. Adhuc quoque ipse debet Roberto Pedem-ad-terram X libras aurelianenses que solventur de prefectura Archenbaldi Nigri usque . Debet etiam eidem IIos modios frumenti quos donat ei. Debet etiam ipse Petro Buclerio XVII solidos quos precepit reddi de redditibus sue terre.

Summa hujus suprascripti debiti est undecies mille et centum solidi ; de his autem quater mille solidi et quatuor libre sunt de andegavensi moneta. Summa illius debiti quod dominus Simon reddi carnificibus et aliis hominibus jussit per manum Hernulfi de Avazaiaco est XXVIII libre et VI denarii. Summa expense facte per Hernulfum ad usum coquine a media quadragesima usque est LX et IX solidi. Summa debiti per Simeonem est IIIIor et XIII solidi. Summa debiti per Robertum de Gaudo est XII libre et dimi[dia]. Summa veteris debiti per Petrum panetarium est VIII libre et XV solidi aurelianenses et tantumdem fuit condonatum. Summa debiti per eumdem Petrum a est VI libre et XII solidi. Item summa per ipsum usque ad diem libre. De his debentur adhuc IIIIor libre et VII libre sunt reddite. Summa debiti per Gaufridum Dray est XXXI solidi. Debitum Christiani Guinebert et Petri Esc[or]nant est de subscripta summa. Et est quod summa omnium debitorum que debent omnes panetarii ex quo dominus Simon primum habuit terram est XXV libre et IIIIor solidi. Item summa debiti Roberti de Avazay et Entelmi de Tefaugio est XXXII solidi et III denarii. Summa debiti Odonis de Valnosia est VII libre et XII solidi et dimid[ius]. Summa debiti Raginaldi Affiche est LX et XVII solidi et III denarii. Summa debiti Rainardi camerarii XVII solidi et dimid[ius]. Summa debiti Micaelis buticularii est IX solidi.

Summa generalis tocius debiti quam dominus Simon debebat suis pauperibus hominibus de omnibus serviciis eorum est quater viginti et VII libre et V solidi et VI denarii et VIII modii frumenti. Et est sciendum quod dominus Simon precepit Hernulfo de Avaza et Petro panetario omne hoc debitum pauperum hominum prius reddi de redditu molendinorum Ligeris et Choselli et minagii et de medietate pedagii et telonei Balgenciaci et de parte domine Matildis si ea forte Balgenciacensi domino acciderit, preter hoc quod ad ejus beneficium persolvetur et post hane solutionem precepit eisdem quod de eisdem redditibus redderent domno Barbe de Sancto Cerano hoc quod ei debebat, et de unoquoque millenario solidorum traderent ei in donis per singulos annos quam diu debitum esset reddendum X libr[as]. Item preter hec supradicta debet dominus Simon ecclesie Beate Marie de Balgenciaco et ecclesie Beati Firmini XX marcas argenti que reddentur de furno Choselli et etiam debet Roberto recluso XL solidos pro elemosina Teodorici Orchenel quos precepit reddi de redditibus sue terre. Debet etiam ipse Domo (sic) Dei de Balgenciaco XXX solidos et ponti Balgenciaci VII libras quas reddi precepit. Debet etiam Samueli judeo VII libras et II solidos unde XXX solidi sunt Proviniensis monete. Ad ultimum dominus Simon notum omnibus fieri voluit quoniam dedit in perpetuum annuatim capellano sue turris IIos modios frumenti de decima granerii sui et duos modios vin : de decima cellarii sui. Preterea dedit de eadem decima capellano Beati Martini de Tavers duos modios frumenti et hoc omne frumentum et omne vinum reddentur annuatim in festo mortuorum de granerio et cellario domini Balgenciaci. Item dominus Simon debet pro elemosina domine Adenordis Leprosis de Firmitate Nerberti XX solidos, sanctimonialibus de Chauforneso XX solidos, sanctimonialibus de Glatigny XX solidos, monachis de Cunaut XX solidos, capellano Beati Micaelis de Fontisvallibus V solidos, monachis de Burgel I calicem argenti, Leprosis Mauduni I calicem, Leprosis Castriduni V solidos, Beate Marie de Stanpis V solidos, Leprosis Aurel[ianis] V solidos, Leprosis Balgenciaci XL et IIIIor solidos, cuidam reparatori viarum I tunicam. Notum sit quod de elemosina domine Adenordis sunt adhuc reddende XL et VIII libre et IX solidi aurelianensis monete et ad hec omnia persolvenda est medietas telonei et pedagii Balgenciaci. Et de debito domine Adenordis cujus summa est LX et XIIII libre aurelianensis monete sunt reddite XXII libre quas, antequam dominus Simon iret peregre, receperat Jelduinus Mirepez per manum Roberti Falcille et alie LII libre remanent adhuc reddende super his que dominus Simon habebit de Firmitate Nerberti.

His omnibus sigillatim coram domino Simone a Symeone Hernulfo, Roberto de Gaut enumeratis fuit cognitum quod summa totius suprascripti debiti erat quindecies mille solidi et X libre et X solidi unde quinquies mille solidi et centum erant andegavensis monete.

Dominus1 Simon precepit quod hec carta, per manum domini M[anasse] Aurelianensis episcopi et coram omni capitulo Sancte Crucis, abbati Sancti Evurcii traderetur et episcopi prefati sigillo muniretur, ut quod precipit carta prorsus fieri faciant, et si quis contradicere hoc presumpserit spirituali gladio eum feriant.


2 Femme de Simon. V. plus loin, p. 11.
1 Au-dessus de Mores, dans l'interligne, est écrit : rilla est.
2 Avec ce mot commence la seconde colonne de l'acte original.
1 Au-dessus est écrit : id est hiemalis annone.
2 Au-dessus est écrit : VI libras.
3 Au-dessus est écrit : Balgenciaci.
1 Au-dessus : soluti.
1 Tout ce paragraphe, d'encre plus noire, a été ajouté après coup, mais de la même main et à la même date.

Manasse, évêque d'Orléans, reconnaît au chapitre de Sainte-Croix le droit d'élire son doyen et de toucher les revenus durant la vacance, sauf les droits des archidiacres.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 2
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

In domo Domini, quæ pacis et concordiæ domus est, præcipue providendum est ut unitas conservetur. Et quia in scissura mentium non habitat Deus, si quando dissenciones aut scandala in ea oriuntur, rectores ecclesiarum, quibus specialiter incumbit et expedit, disidiæ et negligentiæ arguendi sunt, nisi discreto ipsorum moderamine et consilio sopiantur. In nomine igitur sanctæ et individuæ Trinitatis. Ego Manasses, Dei patientia Aurelianensis ecclesiæ humilis minister, præsenti scripto curavi memoriæ commendare, post decessum domni Stephani, venerabilis ejusdem ecclesiæ decani bonæ memoriæ, inter nos et capitulum Sanctæ Crucis de eloctione decani, ad quos videlicet, ad nos vel ipsos, illius substitutio specialius pertineret, contentionem extitisse. Erant enim qui suggerebant nobis substitutionem decani ad jus episcopale pertinere. Capitulum autem in contrarium asserebat quod decedente decano suo, ex jure antiquo et consuetu line, suum erat decanum sibi eligere, et honesti viri de eodem capitulo parati erant sub juramenti assertione probare se vidisse decanum per eleclionem capituli in Aurelianensi ecclesia subrogari. Nos siquidem, veritate diligentissime inquisita, pro pace et unitate inter nos reformanda, communicato cum religiosis viris consilio, jus ecclesiæ cognovimus, et capitulo Aurelianensi facultatem eligendi decanum ita concessimus quod, decedentibus decanis suis, libere illis in perpetuum liceat decanum sibi eligere, et quandiu sedes vacua fuerit, redditus omnes decaniæ, præter eos qui ad archidiaconatum pertinent,eidem capitulo integro ex jure habendos recognovimus et concessimus. Huic ergo concessioni nostræ nulli personæ fas sit aliquo in modo posterum contraire. Præterea de cœna quæ a Domino Jesu Christo imminente ipsius passione, quando pedes lavit discipulorum, humiliter celebratata est, et cujus repræsentatio Apostolis et ipsorum Vicariis specialiter in exemplum et formam humilitatis injuncta est et relicta, et de luminari quod agitur, humili canonicorum petitione statuimus quod utrumque annis singulis, cœnam videlicet et luminare, sive Aurelianis præsentes sive absentes simus, secundum antiquum morem Ecclesiœ de nostro faciemus, adicientes quod in diebus nostris neutrum deprecabimur, et sub anathemate prohibentes ne ullo modo nobis vel successoribus nostris tempore aliquo a capitulo condonentur. Ut hæc autem perpetuæ stabilitatis obtineant munimentum, sigilli nostri auctoritate subterfirmavimus.

Actum Aurelianis in capitulo Sanctæ Crucis publice .

Datum per manum Algrini Cancellarii.

Jean, évêque d'Orléans, accorde au chapitre à perpétuité la villa de Villepion et le clos de vigne de Coigny.

  • A Original. Arch. dép. du Loiret, G 371.
  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 86.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

In nomine sanctæ et individuæ Trinitatis. Ego Johannes, Dei gratia Aurelianensis episcopus, et Stephanus Sanctæ Crucis decanus, Archembaudus quoque subdecanus et præpositus notum fieri volumus cunctis fidelibus tam futuris quam et instantibus quod commune capitulum Sanctæ Crucis communi et humili petitione a nobis postulavit ut villam quæ Villare pium dicitur, quæ videlicet hucusque præstitura extiterat, etc., 1, mutatis quæ illic adnotata sunt.


1 ut LVI

Roger, abbé de Saint-Euverte, donne au chapitre de Sainte-Croix XVIII deniers de cens sur l'église Saint-Liphard d'Orléans, en échange du champ Hégron.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 86.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Rogerius1, Dei gratia Sancti Evurcii dictus abbas, et ejusdem loci conventus, notum esse volumus præsentibus atque futuris quod venerabilibus canonicis ecclesiæ Sanctæ Crucis decem el octo denarios census, quem in capite ecclesiæ Sancti Liffardi Aurelianensis habuimus, pro terra quæ dicitur campus Agonis, quæ in præbenda domni Girardi cantoris et domni Zachariæ subdecani et domni Radulli capicerii fuit, in escambium donavimus. Quod ne ulla posset oblivione apud posteros deleri, curavimus litteris commendare, sigilli nostri impressione signare, et venerabilium ac legitimorum virorum quorum subscripta sunt nomina et signa, testimonio confirmare.

Signum domni venerabilis Manasse episcopi. S. domni Johannis decani. S. domni Girardi cantoris. S. domni Hugonis de Ruanova. S. domni Rogerii abbatis. S. domni Hugonis prioris. S. Ingerbaldi sacerdotis. S. Johannis sacerdotis.


1 La copie de Daluze écrit par erreur : Rotbertus. La signature du chantre Gérard (1153-1159) permet de limiter la date de ce document ; celle du doyen Jean (deux portèrent ce nom et se suivirent de 1155 à 1168) restreint encore aux années 1155 à 1159

Etienne, doyen de Sainte-Croix, menace d'excommunication quiconque créera désormais des précaires ou en fera transmission, et permet de donner les maisons du cloître « gratis vel cum servitio », en cas de vacance desdites maisons.

  • A Original. Arch. dép. du Loiret, G 377.
  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 4
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Stephanus, Sancte2 Crucis decanus, et tota ejusdem ecclesie congregatio, notum esse volumus omnibus tam presentibus quam futuris quod, omnium nostrum assensu, dispensatione et consilio, in capitulo nostro excommunicavimus omnes illos qui deinceps in ecclesia Sancte Crucis prestarias lacerent aut fieri concederent, aut illas que facte erant, illis dimittentibus qui eas tenent, alii persone darent ant concederent, quia in hoc magna prebendarum diminutio esse videbatur, preter de domibus ecclesie, quas licebit, eis decedentibus qui eas tenent, vel quocunque modo deserentibus, aliis personis canonicorum dare secundum ecclesie consuetudinem, hoc est gratis vel cum servitio. Hoc autem ut nulla memoria deleatur, sigilli nostri impressione et nominibus nostris subscriptis corroborari precepimus.

S. Stephani decani. S. Philippi precentoris. S. Stephani subdecani. S. Bartholomei capicerii. S. Algrini archidiaconi. S. Radulfi archidiaconi. S. Pagani archidiaconi. S. Hugonis magistri scolarum. S. Odonis archipresbyteri S. Petri archipresbyteri. S. Oelardi archipresbyteri. S. Fulconis presbyteri. S. Umberti presbyteri. S. Bucardi prepositi. S. Symonis prepositi. S. Galterii prepositi.

Actum in capitulo Sancte Crucis .


2 Les e sont cédillés.

Sentence arbitrale réglant un désaccord entre le chapitre de Sainte-Croix et « Girvius de Maciaco " au sujet du bois de " Salangur ».

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 87.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Johannes, Dei gratia Aurelianensis ecclesiæ decanus, universumque ejusdem ecclesiæ capitulum, notum esse volumus tam futuris quam præsentibus quod contentio, quæ inter Ecclesiam sanctæ Crucis et Girvium de Maciaco, super nemore de Salangur Sanctæ Crucis, quod est inter nemus sancti Martini Maciaci et Doëres, habebatur, venerabilibus viris Buchardo, archidiacono nostro, Rainaldo Vivent, archidiacono Bituricensi, Gauchero milite de Virsione, ex utriusque partis electione residentibus arbitris, tandem terminata est atque in compositionem redacta. Et hæc fuit forma compositionis. Ecclesia Sanctæ Crucis et Girvius communiter possidebunt prænominatum nemus ; ita quod duæ partes vivi nemoris et duæ partes omnium forisfactorum erunt Sanctæ Crucis ; tertia vero pars vivi nemoris, reddituum [et] forisfactorum concedet in jus præfati Girvii et cujuslibet hereditario jure sibi succedentis. Verumptamen in mortuo nemore, tam de forisfactis quam de redditibus rectam uterque percipiet medietatem. Sicut ergo prætaxatum est, præpositus Sanctæ Crucis, qui vices capituli obtinet, et Girvius, nemus de Salangur possidentes, aller sine licentia alterius non poterit quicquam de nemore illo vendere, dare, aut quolibet alio modo demere, oisi ad suos proprios usus et ad sua propria ædificia. Ad nemus autem tam vivum quam mortuum custodiendum proprium uterque designabit serventiem, et alter a serviente alterius sacramentum accipiet, quod fidelis sibi fuerit in parte sua custodienda. Postea vero fidelitatem facient ipsi servientes præposito et Girvio. Actum , ordinatis in ecclesia Sanctæ Crucis majoribus personis Johanne decano, Willelmo præcentore, Zacharia subdecano, Hugone capicerio.

Règlement des droits du maire Albert, fils de Pierre, et déclaration que la mairie n'est nullement héréditaire.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 88.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

In nomine sanctæ et individuæ Trinatis, Ego Symon, Sanctæ Crucis Aurelianensis decanus, et totus ejusdem ecclesiæ conventus, notum facimus tam futuris quam instantibus quod, post decessum Petri, majoris nostri, inter nos et filium ejus Albertum habita est contencio de quibusdam quæ in terra nostra sive in hominibus violenter et injuste exigere videbatur. Recognita autem post multas tribulationes, Deo auxiliante, just icia nostra, terram quam prædecessores sui apud Scalas occupaverant a nobis censualem recepit, in summa XX solidorum singulis annis reddendorum : eo videlicet tenore, ut nulli de heredibus ejus terram illam habere liceat, nisi ei qui nostro assensu major[i]am obtinebit, qui etiam terram illam sub eodem censu possidebit. Et quociens possessor terræ mutahitur, terra illa XX solidis a capitulo redimetur. Decimam terræ illius et semper habuimus et semper habebimus. In reliqua vero totius majoritæ terra nullam deinceps huie vel alii majori terram neque per se neque per alium licebit1 excolere, præter feodum suum, quod apud terminiacum ab antiquo esse dinoscitur. Non hospitabitur cum aliquo hospitum nostrorum, nec corvatas ex debito vel consuetudine poterit ab eis exigere vel habere, nisi ex libera voluntate sua ei accommodaverint. Questam nollam in terra nostra faciet, nisi eam quæ tempore messis fieri solita est de frumento, quam etiam hoc modo faciet : non talliabit eam, sed quæret ab hominibus si voluerit, non nominando eis aliquam summam. In beneplacito autem eorum erit dare vel non dare. Quod si non dederint, vel non quantum ipse voluerit dederint, nec vim facere, nec eos ad justitiam propter hoc submonere licebit. Graneas ubicunque voluerimus in terra nostra construemus, et major in nulla earum aliquid reclamabit, præter paleam omnem et stramen frumenti in sola grane[a] Terminiaci, quod hospites nostri habent ei adducere. Ad nichil vero alind debent ei conductum. In eadem iterum granea et in tribus aliis, videlicet Faverolis, Solgiaco, et apud Villare Ducum, in unaquaque tres modios frumenti habebit. Tres servientes habebimus in tribus graneis, videlicet Solgiaci, Terminiaci, Faverolis, qui proprii erunt capituli, in quibus vel super quos major non justiciam, non exactionem, non consuetudinem aliquam habebit. Si tamen aliquis corum ultra unam masuram tenuerit, vel dimidiam, vel amplius, de eo quod supra est majori justiciabilis erit. Ad submonitiones vero et ad alia quæ ad majorem pertinent facienda unus tantum serviens erit, quem major hoc modo constituet : decano et præposito præsentabit aliquem hominem ecclesiæ, et hospitem legitimum et sine infamia ; quem si forte non receperint, alios duos ejusdem modi nominabit et de tribus unum eligent decanus et præpositus, et eum in capitulum adducent, ut capitulo fidelitatem faciat de omnibus ad capitulum pertinentibus ; postmodum vero decano et præposito fidelitatem faciet similiter de omnibus ad decanum vel præpositum pertinentibus, salva in omnibus fidelitate capituli. Eum ita positum si forte major vel etiam decanus aut præpositus a ministerio suo eicere voluerint, si consenserint eicietur, et alius eodem modo quo et prior infra XL dies substituetur ; quod si non consenserint, in judicio capituli erit an debeat eici, an non. Si vero capitulum ipsum eum in infidelitate deprehensum extra ponere voluerit, nichilominus in judicio ejusdem capituli erit. Census nostros, quorum receptio ad majoriam illam pertinet, sive de capitibus hominum, sive de terris, serviens ille recipiet, et capitulo in constitutis terminis ex integro reddet. Quando carreia nostra veniunt, si de pluribus vel etiam omnibus graneis nostris eadem die venerint, duas minas avenæ recipiet major aut serviens ejus in granario nostro. Si vero de una tantum venerit carreium, nichilominus duas minas avenæ habebit. De terra Sanctæ Crucis, quocumque tempore Sanctæ Crucis fuerit, nullam alicui garentiam portabit, nec alicui, quia serviens ejus fuerit, terram aut consuetudinem contra ecclesiam garentabit. Illud etiam prætermittere noluimus, quod majoriam istam nulli jure hereditario requirere vel habere licet, nisi ex sola misericordia capituli. Pacem et pactionem istam, sicut in litteris istis continetur, se servaturum prædictus Albertus juravit, et quod ejus consilio vel auxilio filius ejus majoriam istam non requiret, nisi ex misericordia capituli, cum redemptione competenti. Hoc ut firmum et inconcussum permaneat, litteris annotatum, sigilli nostri auctoritate corroboravimus.

Actum publice Aurelianis in capitulo . Astantibus in capitulo Girardo cantore, Zacharia subdecano, Radulfo capicerio, archidiaconis Burchardo et Johanne, Garnaldo succentore, Garino archipresbytero, Martino capellano, ceterisque canonicis, et laicis pluribus, Hugone de Ruanova, Hugone buticulario, Jolduino de Castellari, Hugone majore de Toiri, Radulfi venatore.

Data per mannm Algrini cancellarii.


1 La copie de Baluze donne licebunt.

Daimbert, archevêque de Sens, accorde au chapitre deux autels à Fontaines et à Ormoy, au pays d'Etampes, pour une rente de 5 sous.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 5.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

In nomine Domini. Daimbertus, sanctæ matris ecclesiæ Senonensis archiepiscopus, Stephano, Sanctæ Crucis decano, et universo clero Aurelianensis ecclesiæ, ipsis et successoribus eorum in perpetuum. Petitiones audire fratrum nos hortatur fraternæ dilectionis mandatum, quod nobis per legem imposuit ipse legis compositor et creator omnium. Cum enim in primo legis loco posuisset Diliges Dominum Deum tuum, continuo non ad angelos nec ad aliud aliquid diligendum nos misit, sed ad proximos, subiciens et proximum tuum tanquam te ipsum. Proximum vero tanquam se diligere est de bonis proximi, tanquam de suis, unumquemque cogitare, eadem circa bonum velle sive nolle, congaudere, condolere, protemporum sive rerum mutabili varietate. Quocirea, dilectissimi fratres, petitioni vestræ sicut aurem claudere impium sic aperire et adquiescere laude censuimus dignum ; ut scilicet de manu nostra se accepisse aliquid gratuletur ecclesia vestra, quod et vobis et posteris vestris proficiat, et præsens ætas et ventura poste ritas in memoriam suaviter recondat. Duo igitur altaria apud Fontanas et Ulmetum, in Stampensi adjacentia posita, juxta petitionem vestram sub annuo censu vobis ulterius possidenda concedimus, scilicet ut V solidos pro his in censum per singulos annos Stampensis noster decanus Stampis recipiat. Præter hæc, retinemus etiam nobis synodos, circadas, processiones, et ceteras consuetudines nostras, et quæque juris episcopatus insignia, vicariorum tantum personis vel mutatione personarum vobis condonatis. Ut autem hæc nostra concessio temporis antiquitate vel qualibet negligentia deleri vel obliterari nequeat, seu in oblivionis dubium sive in errorem ignorantiæ quandoque incidere, literarum apicibus hujus nostræ concessionis decretum commendari et sigilli nostri impressione signari præcepimus, ne quis deinceps invidiæ seu calumpniæ patere prævaleat locus.

Daimbertus archiepiscopus.

Ansellus archidiaconus.

Girardus archidiaconus.

Tetbaudus archidiaconus.

Hato archidiaconus.

Burchardus archidiaconus.

Rodulfus archipresbyter.

Ludovico .

Hato cancellarius scripsit.

L'archevêque de Sens Guillaume confirme l'entente intervenue entre le chapitre d'Orléans et les Lépreux de Bonneval.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 6.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Que bene ac laudabiliter disponuntur, futuris ad memoriam adnotanda sunt temporibus, ne cujusquam tergiversatione inverti aut aliqua possint oblivione aboleri. Hujus itaque rationis intuitu ego Willelmus, Dei gratia Senonensis archiepiscopus et Apostolice Sedis legatus, ad omnium tam futurorum quam presentium notitiam perduci volumus quod causa, que inter dilectos filios nostros Hugonem decanum et capitulum Anrelianensis ecclesiæ et Leprosos de Bonavalle super diversis articulis in auditorio nostro diutius agitata est, finem tandem parti utrique acceptum sortita, compositione, auctore Domino, amicabili terminata est. Quoniam itaque commisse sollicitudini nostre dignitatis officium nos invitat et ammonet ut tites amputare et controversandi materiam de medio studeamus tollere, predictam compositionem, sicut in venerabilis fratis nostri Aurelianensis episcopi et ejusdem capitali scripto auctentico contineri dinoscitur, confirmamus, et ut in perpetuum robur obtineat, sigilli nostri auctoritate communimus. Statuentes ut nullus omnino contra hanc nostre confirmationis paginam temerario ausu venire presumat, neque ipsam reseindere vel mutare inconsulta temeritate attemptet.

Composition entre le chapitre de Sainte-Croix et les Lépreux de Bonneval au sujet de l'achat de Villevaudrain.

  • A Original. Arch. dép. Loiret, G 377.
  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 8
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Willelmus, Dei gratia Senonensis archiepiscopus, et Apostolice Sedis legatus. Omnibus Sancte Matris Ecclesie filiis tam futuris quam presentibus ad quos littere presentes pervenerint in Domino salutem. Universitati vestre notum fieri volumus quia, cum inter ecclesiam Sancte Crucis Aurelianensis et monachos de Bonavalle contentio esset super quibusdam terris que de feodo Sancte Crucis erant, a predictis monachis sine assensu capituli Aurelianensis emptis, assensu utriusque partis in hac forma per amicabilem compositionem coram nobis controversia sopita est. Monachi de Bonavalle medietatem terre Stephani Berruarii, que dicitur de villa Valdreni, et de feodo Sancte Crucis erat, nescientibus canonicis Sancte Crucis emerant. Cumque canonici feodum suum a monachis emi sine voluntate sua non posse discerent, et super hoc coram nobis litem movissent, eadem lite pendente, predicti monachi alteram medietatem a prefalo Stephano Berruario nescientibus canonicis iterum emerunt. Rursus pro hac ultima medietate, sicut et pro prima, canonici monachos coram nobis convenerunt. Et quia lites execrabiles el odiose viris honestis et religiosis esse debent, hortatu nostro sub hac conventione pars utraque a lite recessit, et concordi transactione pacem invicem reformavit. Canonici precium pro ultima parte dimidia persolverunt et sic tota illa terra StephaniBerruarii quam supra diximus communis canonicorum et monachorum facta est, tam in terragio, quam in decima et omni proventu. Rursus canonici totam terram de villa Gauberti, extra corpus ipsius ville et arpennos hospitum qui proprii Sancte Crucis sicut prius fuerant ita et deinceps erunt, sibi et monachis communem de cetero fore in omni redditu et justicia concesserunt. Monachi quoque quicquid decime in predicta villa vel territorio habebant pro communitate campipartis que canonicorum erat, sibi et canonicis commune fecerunt. Quicquid etiam in terra de Nosemento et in terra que fuit Herberti de Boschato, sive in terragio sive in decima, monachi habebant, commune deinceps canonicorum et monachorum erit. Sciendum quoque quia IIII oschie, que vicine monachis erant, ad culturam ipsorum proprie et quite remanebunt ; sed pro ipsis permutationem convenientem canonicis facient. Que permutatio si de propria terra monachorum facta fuerit, communis de cetero tam monachis quam canonicis, sicut reliqua terra, erit. Si de communi, tota canonicorum proprium erit. Hoc etiam addimus quia quicquid pro terris istis communibus sive pro mestiva presbyterorum, sive pro modiatione militum usque ad diem pacis hujus a predictis monachis solvebatur, de communi monachorum et canonicorum annona deinceps reddetur. De predictis territoriis istis que communia deinceps erunt, terras quas homines Sancte Crucis coluerant colent, et homines sancti Florentini similiter suas. Graneam communem communibus expensis canonici simul et monachi construent. Tempore messium, canonici servientem suum et monachi suum ad congregandas et custodiendas messes ponent, ita quod serviens canonicorum monachis et serviens monachorum canonicis fidelitalem faciet. Collectis messibus unum vel duos servientes communiter eligent qui facta fidelitate de forisfactis et justicia et redditibus ad predictam terram communem pertinentibus curam habebunt et monachis inde simul et canonicis respondebunt. Sciendum quoque quia minuta decima de villa Gauberti monachorum tantum erit, ita quod io ea canonici nichil habebunt. Quod si monachi forte dixerint homines non fideliter decimam minutam solvere, in arbitrio ipsorum erit vel ecclesiasticam justiciam requirere, vel decano Sancte Crucis denuntiare qui vel decimam minutam plene reddi faciet vel sacramento firmari quod fideliter reddila sit. Si forte in terris supranominatis aliquid venale proponitur, communiter a duabus ecclesiis emetur. Quod si altera pars postquam summonita fuerit ab emptione cessabit, pars altera sibi emet et proprium habebit. Addendum quoque quia si calumpnia aliqua supra predictis terris alterutri ecclesie mota fuerit, communiter tam monachi quam canonici labore et sumptu utriusque ecclesie causam prosequentur. Quod ut ratum et inconcussum in posterum permaneat, predictas conventiones sigillo nostro fecimus confirmari. Actum publice Carnot[is] . Astantibus in presenlia nostra majoribus Carnotensis ecclesie personis Gaufrido decano, Amaurico cantore, Gisleberto subdecano, et Gauterio archidiacono Dunensi. Ex parte Aurelianensis ecclesie, S[tephano] abbate S. Evarcii, Hugone decano, Willelmo cantore, Letoldo subdecano. Ex parte monasterii Bonevallensis, ipso abbate Herberto, Adam priore de Patheio, Renardo priore de Colummevilla, Roberto preposilo monasterii.

Composition entre le chapitre de Sainte-Croix et Régnaud de Graçay au sujet des hommes et des terres de Maray.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 91.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Vulgrinus, Dei gratia Bituricæ sedis humilis minister, notum esse volo tam futuris quam præsentibus quod discordia erat inter canonicos Sanctæ Crucis et dominum Rainaudum de Craciaro propter homines et terram Sanctæ Crucis de Maciaco, quam et ipse et homines sui multis injuriis infestabant, et per malas consuetudines opprimebant, et etiam proprias res canonicorum capiebant. Pro quibus injuriis et dampnis canonicis et terræ et eorum hominibus illatis, quorum summa multa erat, pacem domnus Rainaudus quæsivit. Quæ omnia canonici ea conditione ei condonaverunt, ut eas malas consuetudines, quas ipse et pater suus in hominibus et terra Sanctæ Crucis injuste posuerant, dimitteret, et quietas clamaret : quod et ita fecit. Erant autem illæ malæ consuetudines, quas quietas clamavit, ista. Porcos hominibus Sanctæ Crucis quærebat, et ab eis capiebat, et si dare nollent, auferebat. Similiter de agnis, de arietibus, de vaccis, de tallia, de messura, quam et ipse et homines sui in prædicta terra capiebant, de vino, et de annona, et pecudibus, et de ceteris unde vivitur, quæ servientes sui sine jussu domni Rainaudi ac suorum servientium vendi non permittebant, et præter istas, si quas alias malas consuetudines ipse aut pater suus miserat, quietas clamavit in his scilicet qui conjugati fuerint, et uterque Sanctæ Crucis sit ; vel si viduus sit, et Sanctæ Crucis sit ; vel si vidua sit, et Sanctæ Crucis sit. Canonici quoque suam proprietatem quocunque voluerint sine calumpnia deportabunt vel vendent. Hominibus autem Sanctæ Crucis sua deportare et vendere ad quæcumque loca voluerint licebit, præter ad loca illa ubi ipse guerram habebit. Canonici vero ea quæ antecessores domni Rainaudi ab ecclesia Sanctæ Crucis pro terræ defensione tenuisse cognoscebant, sibi tenendum concesserunt ; hoc est, de uxoratis hominibus de Maziaco, quorum alter, sive vir, sive mulier, domni Rainaudi erat, propter canonicos non dimittet quod in eis non capiat quicquid voluerit. Similiter et canonici, si alter eorum aut vir aut mufier ipsorum fuerit, capient in eis quicquid voluerint. In unoquoque arpento vinearum modium unum vini, si tantum ibi fuerit, et unum denarium capiet. Piscationem aquæ habehit in unaquaque ebdomada . Et si aliquis piscis, qui XII denarios aut plus valeat, in aqua captus fuerit, antequam vendatur sibi prius aut præposito suo ail emendum offeretur ; nisi forte canonicos aut præpositum eorum, quibus offeratur, adesse contigerit. Ad firmitatem quoque castelii sui vel terræ suæ semel in anno domnus Rainaudus habebit homines Sanctæ Crucis per VI dies ; ita tamen quod minister terræ Sanctæ Crucis homines semonebit, cum a domno Rainaudo vel suis servientibus fuerit admonitus. Quod si aliquis hominum ægritudine proprii corporis vel alia occasione detentus defuerit, tot homines in opere ponet. Quod nisi ipse fecerit, clamor inde ad ministrum Sanctæ Crucis fiet, et de rectitudine non plus quam suam legem persolvet. Quod si forte domnus Rainaudus in equitatum ire voluerit, et homines suæ terræ secum duxerit, ministro Sanctæ Crucis mandabit quatinus Sanctæ Crucis homines cum eo proficisci commoneat. Quod si aliquis hominum prædictorum ire contempserit, nisi evidens impedimentum habuerit, domnus Rainaudus ad ministrum Sanctæ Crucis clamorem inde faciet, et de rectitudine non plus quam legem hominis habebit. Nec tamen ad hujusmodi [equitatum] homines Sanctæ Crucis sine præsentia domni Rainaudi ibunt. Neque, etiamsi domnus Rainaudus præsens fuerit, secum ibunt, nisi homines suæ terræ secum duxerit. Præterea erat inter domnum Rainaudum et canonicos contentio de novem familiis quæ dicuntur de Puteo, scilicet de Aimerico, de Andrea, et de uxore Baudonis, de Garnerio, de Brunone, de Petro fratre eorum, de Manerio, de Pagano et uxore Vasleti ; de quibus in hunc modum pax convenit, ut domnus Rainaudus haberet Hamericum et Andream cum toto fructu eorum, et uxore Baudonis, cum medietate fructus eorum, quia Baudo homo Sanctæ Crucis est ; reliquos autem VI canonici cum toto suo fructu quietos haberant. Erat etiam alia controversia inter canonicos et domnum Rainaudum de hominibus de Maziaco qui extra terram Sanctæ Crucis sunt, quos omnes domnus Rainaudus suos esse debere dicebat, præter illos qui dicuntur Reges, quos sine calumnia canonici possident. Sed hæc controversia indiscussa remansit.

Composition entre le chapitre de Sainte-Croix et Etienne de Graçay au sujet des hommes et des terres de Maray.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 93.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Petrus, per Dei dispositionem Bituricensis ecclesiæ archiepiscopus, notum esse volo lam præsentibus quam futuris quod discordia, quæ erat inter canonicos Sanctæ Crucis Aurelianensis et Stephanum de Graciaco, consilio nostro et clericorum nostrorum pacificata est hoc modo. Stephanus enim, satisfaciens Sanctæ Cruci(s) pro diversis injuriis et variis oppressionibus quas ipse vel homines sui intulerant terræ Sanctæ Crucis et hominibus de Maziaco, et pro bonis canonicorum propriis, quæ ipse violenter abstulerat, dimisit consuetudinem equitatus, quam habebat in hominibus de Maziaco ; ita quod nec ipse, nec successores sui, ulterius ducant in equitatum aliquem de hominibus illis qui habitaverint in potestate Maziacensi, scilicet infra banniam, cujuscumque homines sint, sive Sanctæ Crucis sive alterius. Præterea dimisit ecclesiæ Sanctæ Crucis totam hereditatem Pastonis, quam habebat in terra Maziacensi, ut canonici habeant eam quietam in perpetuum. Homines quoque Sanctæ Crucis qui ab illa die qua hæc concordia composita est exierint de terra Maziacensi ad habitandum in alia terra, quos antea quasi suos reclamabat, dimisit, et concessit ut canonici sequerentur eos quocunque ierint, et eis ubicunque potuerint dominentur. Dimisit etiara illis totam generationem illorum hominum qui Bufeti vocantur. Hæc autem firmavit ipse juramento, et uxor ejus Ascelina, et filius ejus Rainaudus ; et milites ejus Arraudus Bicro, Stephanus Turmelli, Anexeis, Potinus de Porta, Odo de Miseri, Petrus Chanberlanus, juraverunt quod consilio vel auxilio eorum non auferentur eis. Præterea rogavit nos ut scripturæ testimonio commendaremus, et sigilli nostri impressione muniremus. Hæc autem compositio facta est . Præsentibus clericis nostris Bartholomæo Bituricensi archidiacono, magistro Huberto archidiacono, Radulfo abbate de Casali, Stephano priore de Salis, Absalon cancellario nostro.

Composition entre le chapitre de Sainte-Croix et Régnaud de Graçay au sujet des coutumes de Maray.1

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 94.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Petrus2, per Dei misericordiam Bituricensis ecclesiæ archiepiscopus, notum fieri volo tam præsentibus quam futuris, quod cum inter canonicos Sanctæ Crucis Aurelianensis et Rainaudum de Craciaco contentio diu esset agitata pro consuetudinibus quas ipse Raimundus requirebat in terra Sanctæ Crucis de Maziaco, tandem utrique venerunta ante præsentiam nostram, et compositionem pacis, quæ utrique parti placebat, recitaverunt coram nobis in hunc modum. Scilicet quod Rainaudus et successores sui liabeant in terra Sanctæ Crucis quinque consuetudines tantum, sicut determinatæ sunt iu hac quartab, et his contenti nichil amplius exigant. Habebunt consuetudinemc vini, ita ut pro modio vini reddantur de cem et VIII sextarii tantum et denarius unus, et non cogantur homines Sanctæ Crucis deportare ad alia loca, vel vasa sua commendared. Altera consuetudo est, quod per erunt homines Sanctæ Crucis in fossatis, vel in reparatione munitionise castelli Craciacensis, nec ad alium locum deducentur, nec in alio tempore consuetudinem illam cogentur exsolvere, nec unquam redimere. Tertia consuetudo est quod dominus Craciacensis habebit piscationem aquarum [Sanctæ] Crucisf omni sexta fera feria, nisi tunc quando aliquis de canonicis Sanctæ Crucis in terra illa aderit. Quarta consuetudo est, quod de porcis qui jacuerintg in terra Sanctæ Crucis et currerinth per nemora Sanctæ Crucis et per nemora ipsius Rainaudi sine occasione, habebit medietatem pasmagiii ; ita quod serviens Sanctæ Crucis recipiet illosj in domo Sanctæ Crucis, præsente serviente suo, cui medietas persolvetur. Quinta consuetudo est, quod de ovibus habebit pascarium, ita quod canonici nichil ibi accipient. Dek agnis tamen anniculis nichil persolvetur. Concessit in præsentia nostra idem Rainaldus, et sacramento firmavit, quod his consuetudinibus contentus manebit, nec alias exactiones requiret, nec aliquas violencias inferet, nec in terra, nec in nemoribus, nec in aquis, nec in pratis, nec homines Sanctæ Crucis justiciabit, sed justitia totius terræ erit ecclesiæ sanctæ Crucis. Postulavit etiam a nobis ut scripto contirmaremus, et si ipse violator extiterit sentenciam super eum imponamus, nisi post monitionem capituli Sanctæ Crucis et nostram infra XL dies emendaverit. Insuper etiam ducentas libras, quas habuerat de rebus eoruml cogatur exsolvere. De matrimoniis etiam facta est mentio coram nobis. Dicebat enim Rainaldus, quod si homo suus duceret feminam Sanctœ Crucis, ita quod per servientes utriusque partis nulla inde facta esset conventio, et femina et fructus ejus sibi adquireretur per virum. E converso, si homo Sanctæ Crucis duceret feminam Rainaudi, nulla similiter præcedente conventione, et femina et fructus ejus adquireretur Sanctæ Cruci per virum. Hoc autem solum indiscussum remansit. Cetera sicut superius exposita sunt ab utrisque concessa et in perpetuum conservanda, petitione utrorumque præsentis scripti testimonio et sigilli nostri impressione firmavimus. Huic autem rei affuerunt magister Hubertus archidiaconus, Wilelmus Borbonensis archidiaconus, Constantinus decanus Mediimonasterii, magister Radulfus cancellarius, Radulfus Casalis-Benedicti et Rainaudus Sancti Sulpitii abbates, Letoldus præpositus Sanctæ Crucis, Wilelmus Malagramina, et Adam Brouins ejusdem ecclesiæ canonici, Aubertus de Castro Nantonis diaconus, Brictius Pitverensis clericus, Gimo dominus Maduni, Girvis de Maciaco, Stephanus Turmellus, Ebrardus de Salis, Rainaudus Lancelmi, Aalardus, Gislebertus Marchegais, Radulfus de Fonte, Stephanus de Cureia, Gaufridus Rabachet. Actum Bituricis


1 Cf. ch. XXX et L.
2 Les leçons données en note sont prises de la transcription insérée en la charte suivante (XVIII).
a convenerunt.
b carta.
c ines.
d commodare.
e num.
f Sanctæ Crucis.
g runt
h cucurrerint.
i pasnagii.
j illud.
k pro.
l illorum.

Vidimalion et confirmation de l'acte précédent par Etienne, archevêque de Bourges.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 96.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Pontificalis sollicitudinis debito commonemur ut ea, quæ in nostra nosirorumve antecessorum præsentia compositione vel judicio sunt terminata et confirmata, nostræ tuicionis munimine roboremus. Eapropter ego Stephanus, per Dei providentiam Bituricencis archiepiscopus, tam præsentium quam futurorum noticiæ tradere volumus quod canonici Aurelianenses nos satis humiliter ac devote postulaverunt, ut compositionem quæ inter ipsos et Rainaldum de Craciaco super quibusdam consuetudinibus quas idem Rainaldus in terra Sanctæ Crucis de Maziaco requirebat, mediante Petro bonæ memoriæ præ lecessore nostro, tacta erat, et ab eodem Rainaldo sub religione jurisjurandi firmata, et apostolici privilegii1, quod obtutibus nostris obtulerunt, munimine corroborata, confirmaremus. Compositionis autem tenor, sicut in autentico scripto præfati antecessoris nostri propriis oculis inspeximus, talis erat : Ego Petrus, per Dei misericordiam Bituricensis ecclesiæ archiepiscopus, etc.. et sigilli nostri impressione firmavimus2. Nos itique, præfati antecessoris nostri vestigia sequentes, et devotionem quam ecclesia Aurelianensis erga nostram et nos ipsos habere dinoscitur attendentes, necnon et aspololici privilegii munimine suffulti, compositionem suprascriptam confirmamus, et sigilli nostri auctoritate fulcimus ; statuentes ut si forte præfatus Rainaldus vel successores sui nostris nostrorumve successorum temporibus pacis violatores extiterint, nisi post commonitionem nostram et capituli Sanctæ Crucis infra XL dies emendaverint, sententia super ipsos a nobis vel a successoribus nostris usque ad condignam satisfactionem imponatur, et ducentas libras quas præfatus Rainaldus de rebus ecclesiæ habuerat, cogantur exsolvere. Actum Bituricis .


1 Ch. XXX.
2 Ch. XVII, avec les leçons données en note.

Confirmation par le pape Léon VII des possessions du chapitre de Sainte-Croix.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 10.
  • C Bibl. nat. de France, Moreau 1462, p.126.
  • a Neues Archiv., tome XI (1886), p. 382. Publié d'après Baluze.
  • b Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après b.

Leos episcopus, servus servorum Dei, Anselmo, religioso præsuli sanctæ matris ecclesiæ Aurelianensis in honore Sanctæ Crucis dedicatæ, suisque successoribus in perpetuum. Convenit apostolico moderamini pia religione pollentibus benivola compassione succurrere, et poscentium animis alacri devotione assensum impertiri. Ex hoc2 enima lucri potissimum apud conditorem omnium Deumb obtinere confidimus, dumc venerabilia loca ad meliorem statum nostro fuerint amminiculo reparata ; et in hoc debemus omne studium habere, ut, quia nostris peccatis exigentibus rerum ordo nimis turbatus est, illum, in quantum possumus, Deo largentied sustentare curemus. Proinde noverit sancta et universalis Ecclesia, nostrorumque tam præsentium quam futurorum solertiae, quia vir venerabilis Anselmusf, prædictæ civitatis episcopus, adiens nostram serenitatem, obtulit præsentiæ auctoritatesg prædecessorum nostrorum, apostilicorum virorum hujus sanctæ sedis Romanæ, in quibus continebatur qualiter ei omnes res ecclesiæ ; suæ perpelualiter ad deserviendum confirmaverinth, postulans atque humiliter observansi ut nos, morem præcedentium patrum sequentes, easdem res a sanctæ fidei cultoribus sub testamentorum traditionibusj eidem ecclesiæ delegatas, regumque Francorum testamentorumk munimine promulgatas, et apostolica auctoritatel a nostris prædecessoribus pridem destinatas, similim nostræ anctoritatisn privilegio corroboraremus. Cujus nos liberalitaliso benignam petitionem gratuito favore suscipimusp, ritumqueq ducentes id agere decrivimus. Res autem quas in præsentiarum ipsa retinet ecclesia hæ sunt : Monasterium sancti Evurtii. Monasterium sancti Liphardir cum rebus quæ sunt in Pontino, et in Maconensis pago, et in Provincia ex eadem abbatia pertinentibus, quarum hæc sunt nomina : in Pontino, villa Rahis, cum omnibus sibi rebus pertinentibus. Monasterium sancti Maximini monachorum. Item capellat sancti Maximini juxta murum. Monasterium sancti Petri virorum. Monasterium sancti Petri puellarum. Monasterium sanctæ Crucis Gargogilensisu. Monasterium sancti Aviti. Capellam sancti Privati. Cellam sancti Petri Tauriacencis, sancti Saturnini, sanctæ Mariæ Draviacensis, item sanctæ Mariæ fabricatæv, sancti Johannis, sancti Marcelli, sancti Martini Crevensis, sancti Martinix quæ est prope murum ipsius civitatis, sancti Laurentii, sancti Gervasii, Puteum sancti Sigismundi, sancti Vincentii, sancti Sergii, Bucum monasterium, Bellumcampum, Screonas, Marogilum, Prisciniacum, cum rebus omnibus ad prædicta monasteria et ad cellas pertinentibus. Sunt etiam hæ villæ : Silviniacus, Pelveriusy, Bullus, Manciacusz, Rofiacus, Cemonus, Castellanus, Veleres mansiones, et Novavilla, Liminiacus, Buxiacus, Nemaus, Cacionusa, Cambonus, Baverdonusb, et alodus quem Karolus Imperator serenissimus Theodrado dedit ad propriumc, et idem Theodradus memoratæ delegavitd ecclesiæ, et res cum mancipiis quas Deotimius et Agius ceteriquee Dei fideles eidem contuleref ecclesiæ. Res vero quas ipse venerabilis Anselmus episcopus a Radulfo rege recipiens stipendiis fratrum ejusdem ecclesiæ delegavit hæsunt : Clepiacus, Trienaus, Lauriacus, cum omnibus ad eas pertinentibus. Res autem quas jamdictus imperator Karolus eidem reddidit ecclesiæ, et postea gloriosus rex Ludovicus suo confirmavit præcepto hæ sunt : Basilicas, Ulmetus, Perpetiacusg, Geveniolus, Mariggillush, Lidiacus, Cadonnusi, cum villis ad se pertinentibus, Buxerola, Vienna, Viennaj, Limogilo, Silviniaco, cum aliis rebus et mancipiis ad easdem villas pertinentibus. Res etiam quas Karlomannus rex eidem ecclesiæ reddidit sunt hæ : In pago Biturico villa quæ vocatur Caltesius, et altera quæ vocatur Marsiacus. In pago Nervernensik ad eandem Caltesiaml pertinens, sive Pauliacum, cum omnibus longe lateque aut prope positis rebus, ad prædictas villas pertinentibus, et familia utriusque sexus. In pago etiam Blesiacom, villa quae vocatur Curtisn cum omnibus ad eam pertinentibus. Memoratas igitur cellas, monasteria, et villas, cum nonis et decimis quas ipsa ecclesia de comitatu et de aliis villis, quæ, in beneficio continentur, accipere consuevit, seu alias res cum rebus omnibus et mancipiis ad se pertinentibus, quas modo et tunc jure et legaliter ipsa tenebat ecclesia, apostolico nostræ auctoritatis ritu per hoc nostræ altitudinis scriptum eidem denuo confirmamus ecclesiæ, ut hac hujus apostolicæ sedis immunitate præfatus pontifex et futuri sæpedictæ ecclesiæ præsules per omnia et in omnibus quæ sibi necessaria fuerint utantur, suaque defendant, et liberam exinde et ex aliis rebus quæ eidem ecclesiæ a fidelibus Dei conlatæ sunt habeant potestatem. Obtulit interea jamdictus venerabilis præsul Aurelianensis ecclesiæ obtutibus nostris auctoritatemo immunitatis regum videlicet atque imperatorum, in qua eral insertum quod ipsi reges Francorum videlicet matrem ecclesiam, cui auctorep Deo ipse venerabilis episcopus præest, subq suo ipsius munimine ac devotioner consistere fecissent, et eorum immunitate auctoritatiss hactenus ab inquietudine judiciariæ protestatis eadem munita ac detensa fuisset ecclesia. Ob rei tamen firmitatem postulavit nos jamdictus venerabilis episcopust ut, sanctorum patrum morem sequendo, nostræ immunitatis privilegium eidem fieri censeremus ecclesiæ. Cujus petitionibus iterum libenter annuimus, et sanctorum patrum gesta roborando, hoc nostræ immunitatis privilegium sub interdicto apostolicæ constitutionis pro divini cultus amore et sanctæ religionis stabilitate adu ipsam Sanctam Sedem fieri decrevimus : perquod præcipimus atque jubemus ut nullus judex publicus vel quilibet ex judiciaria potestate tam præsentium quam futurorum in ecclesias aut loca seu reliquas possessiones quas moderno tempore in quibuslibet pagis vel territoriis juste et legaliter memorata tenet ecclesia, nec in eas res quæ deinceps a catholicis eidem conlatæ fuerint ecclesiæ, ad causas audiendas, vel freda aut tributa theloneaque exigenda, aut mansiones vel paratas faciendas, aut fidejussores tollendos, aut homines ipsius ecclesiæ tain ingenuos quam servos super terram ipsius commanentes distringendos seu alias redibitiones aut inlicitasv occasiones nostris et futuris temporibus aggredi audeat, neque ea quæ supra memorata sunt exigere penitus presumat ; sed liceat præfato præsuli suisque successoribus res prædictæ ecclesiæ, cum monasteriis, cellis, villis sibi subjectis, et rebus omnibus vel hominibus ad se pertinentibus vel aspicientibus, una cum telonei medietate et porta Farysiacax, sicut in præceptis regum continetur Francorum, vel etiam nonis et decimis de quibuscunque locis vel pagiss ibi pertinentibusy atque immunitatis nostræ defensione, remota totius judiciariæ potestatis inquietudine, quieto ac libero ordine possidere, atque pro incolumitate nostra seu etiam totius regni stabilitate et liujus Romanæ Sedis, nobis a Deo commissæ ejusque clementissima miseratione per immensum conservandi statuz una cum clero et populo sibi subjecto Dei immensam jugiter exorare clementiam et quicquid de præfatis rebus ecclesiæ jus fisci exigere poterat, in integrum eidem stabilimus ecclesiæ scilicet ut perpetuo tempore in eodem loco Deo famulantibus ad peragendum Dei servitium aucmentuma sit et supplementum. Et quia nostra sunt periculosa tempora, in quæ fines seculorum devenerunt, in quibus habundante iniquitate multorum refrigescitb karitas, eam auctoritatis prærogativam præfatæ matris ecclesiæ clero vel populo constituere et ordinare placuit, ne violentia secularis pote itiæ in succedendis præsulibus vim eis aliquam causa propinquitatis, seu turpisc lucri gratia, vel temeritatis arrogantia, inferre præsumat ; sed quem vel minima pars saniori consilio secundum Deum pro vitæ merito et sapiente doctrina sive ex ipsa provincia seu ex alia circumquaque posita eligere maluerit, hunc talem in pontificali cathedra subrogandum nulla judiciaria potestas contradicere possit. Illud etiam sub anathematis obligatione per illam auctoritatem quam Dominus noster Jesus Christus in beatod Apostolorum principe principibus tradidit Ecclesiæ, excommunicamus atque interdicimus, et ejusmodi privilegium apostolica interdictione æternaliter in eadem sede permanere decernimus, ut nulla omnino persona, videlicet vel quilibet causa adipiscendi pontificatus, seu quispiam adeptoe honoris donativo gratia adquisitionis tanquam ad se privata utilitate efficacius pertinentis, res ad eandem sanctam matrem ecclesiam pertinentes, ecclesias, villas, vel reliquas possessiones quas in præsentiarum sub suo retinet dominio vel ex hoc adquirere poterit, contradere vel alienare audeat, seu quisquamf secularisg potentiæ temerariæ cupiditatis exercens tyrannidem, easdem invadendo usurpare vel suis usibus vindicare præsumat. Videntes etiam tanti viri reverentiam multamque ingenitæ benignitatis modestiam, hanc auctoritatis manum petenti contulimus ut quicquid suis vel propriæ sedis vel monasteriorum circumquaque positorum congregationibus scripto bonæ voluntatis delegaverit, per successorum tempora inconvulsamh vigens, a nemine violari possit. Illud quoque nostro huic privilegio interseri placuit, ut si aliquis per retroacta annorum curricula usque ad hoc nostræ providentæ tempus aliquid ex rebus vel mancipiis jamdictæ ecclesiæ quolibet malo aut perverso ingenio, vel persecutione aliqua imminentei, seu qualibet tarditate vel negligentia interveniente, invadendo vel subtrahendo abstulit, vel si quilibet ex prædictæ ecclesiæ mancipiis quocunque malo ingenio a servitio ipsius se occultavitj, aut fuga lapsus substraxitk, et hoc prælatus ipsius ecclesiæ vel suil successores una cumsuism et testibus idoneis probare potuerint, ita per hoc altitudinis nostræ testamentum approbent, et in integrum quæ sua fuerint ipsa recipiat ecclesia sine alicujus contradictione vel intermissione potestatis. Verum ut hæc omnia firmius teneantur, quicunque exsequutoresn hujus nostræ auctoritatis, quam illi sanctæ matri ecclesiæ stabilivimus, et ejus in bono adjutores extiterint, hos, quantum nobis potestas a Deo per beatum Petrum collata est, sicut sanctæ Ecclesiæ cultoreso absolvimus. Illos vero qui contrarii quolibet modo extiterint, sub anathematis vinculo, nisi resipuerint, usque in diem Domini obliguamus. Pax et gratia Christi observantibus multiplicetur. Scriptump Theodori, notarii et subdiaconiq santæ Romanæ Ecclesiæ , indictione undecima. Bene valete. , per manum Nicholai primicerii Summæ Apostolicæ Sedis anno Deo propitio pontificatus domini nostri Leonis pontificis et universalis sextir papæ in sacratissima sede beati Petri apostoli tertio, in mense et indictione undecimas.


1 V. l'examen critique de cette bulle dans l'introduction.
2 Nous désignons par S la copie des Mélanges de Secousse (Moreau 1462), par B les variantes données par la bulle de Benoît VII (ch. XX).
a S) etiam.
b S) dominum
c B) quod.
d B) Deo larg. possumus.
e B) sollertia.
f B) Arnulfus.
g S) authoritates.
h S) confirmaverunt.
i Corr obsecrans.
j S) conditionibus.
k B) privilegii.
l S) authoritate.
m S) similiter.
n S) authoritatis.
o S) liberaliter.
p P) suscepimus.
q B) ratumque.
r B) Lyfardi.
s B) Masc.
t B) capellam.
u S) Jargoliensis.
v B) fabricitæ.
x B) idem S. Martini.
y B) Pedverius.
z B) Marciacus... Cennonus.
a B) Cazionus.
b B) Gaverdonus.
c S) perpetuum.
d S) dedit.
e In bulla Benedicti ista. Adduntur venerabiles episcopi et alii.
f S) contulerunt.
g S) Prepeciacus.
h B) Gevenoilus, Maroilus.
i B. Cudonnus.
j B) abest.
k B) Nervernensi
l B) Cultesiam.
m S) Belsiaco.
n S) Cintis.
o S) authoritatem.
p S) authore.
q B) deest.
r B) defensione.
s S) authoritate.
t B) præsul.
u B) vel.
v B) illicitas.
x B et S) Parisiaca.
y In bulla Benedicti additur sub tuitionis.
z B et S) statum.
a B) augmentum.
b B) refrigescet.
c B) abest.
d S) Petro.
e S) post.
f S) quispiam.
g B) salutaris.
h B) inconvulsum.
i S) innuente.
j B) occultaverit.
k B) substraxerit.
l B) deest.
m In Bulla Benedicti additur advocatis.
n B) exsectores.
o In Bulla Benedicti additur si emendare voluerint.
p B) per manum.
q Corr. scriniarii.
r Corr. septimi.
s Corr. suprascriptis.

Confirmation par le pape Benoît VII2 des possessions du chapitre de Sainte-Croix.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 17
  • a Neues Archiv, tome XI, p. 386.
  • b Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après b.

Benedictus episcopus, servus servorum Dei, Arnulfo, religioso præsuli sanctæ matris Aurelianensis ecclesiæ in honore Sanctæ Crucis dicatæ suisque successoribus in perpetuum. Convenit apostolico moderamini3 etc... 1 et alii Dei fideles eidem contulere ecclesiæ. Res autem quas jamdictus imperator Karolus eidem reddidit ecclesiæ et postea gloriosus rex Ludovicus, etc... 2 villa quæ vocatur Curtis, quam nuper sæpedictæ ecclesiæ Odo comes reddidit, consentiente Hugone duce Francorum, cum omnibus ad cam pertinentibus. Beneficium etiam quoddam Gauzfredi comitis, in quibuscunque pagis vel provinciis situm sit, quod idem Ugo Arnulfo, ejusdem ecclesiæ præsuli, consentiente eodem Gauzfredo, reddidit. Memeratas igitur cellas, monasteria, et villas, cum nonis et decimis quas ipsa ecclesia de comitate, etc... 3 vel suis usibus vindicare præsumat, quatinus ab ejusdem dominatonis famulitio easalienando subtrahat, et hæc ipsa in posterum perdere debeat, neque eas res quas ejusdem præsulis tempore clerus ipsius ecclesiæ in propriam substantiam nominativa destinatione segregatas retinet, quispiam deinceps ulla ratione extorquere præsumat. Videntes etiam tanti viri reverentiam, etc... 4 in diem Domini obligamus.


1 V. l'Introduction.
2 Nous n'avons aucune raison, en l'absence de toute date, de repousser l'attribution donnée par Jaffé, t. I, p. 482, nº 3801. M. Lœwenfeld, dans le Neues-Archiv, l'accepte.
3 V. à la ch. XIX les variantes B. Pour le reste, les deux bulles sont identiques.

1 ut in superiore usque ad:
2 usque:
3 usque:
4 usque:

Alexandre II prend sous sa protection le chapitre de Sainte-Croix, notifie la réunion de certains biens du décanat aux biens du chapitre, et confirme les possessions de ce dernier.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 17.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Alexander episcopus, servus servorum Dei, canonicis Sanctæ Crucis Aurelianensis in perpetuum. Inter cetera quæ generalis cura et dispensatio apostilici moderaminis amministrat, quæ de rebus ecclesiasticis et præsertim canonicis ordinibus salubriter statuta et ordinata sunt, apostolicis corroborari decretis proculdubio auctoritati convenit et pietati. Considerantes igitur æquitatem vestræ postulationis, videlicet ut jura canonicæ vestræ, quatinus deinceps illæsa atque inviolata permaneant, nostro privilegio muniremus, petitionibus vestris benivola consessione annuendum esse providimus. Intelleximus enim diu inter vos habitas malas consuetudines, tum vestro labore, tum studio et benivolentia episcopi vestri tandem esse resecatas, et, ne ulterius resurgendi occasionem aut licentiam habeant, auctorabili censura cohibitas, vota vestra probabili desiderio concepisse et apud apostolica limina quæsivisse. Flexi igitur vestris precibus, et interventu confratris nostri Rainerii, vestri videlicet episcopi, per directam ad nos super hac re epistolam exorati, canonicam vestram cum omnibus sibi pertinentibus in tuitionen Apostolicæ Sedis accepimus, rationabiliter confirmantes et corroborantes ut ea quæ supra memoratus episcopus vester vestris petitionibus de bonis decaniæ1 ad communem usum fratrum annuit atque concessit, rata et indissolubili semper stabilitate permaneant, ita ut nemo unquam aut inde avellere, aut contra voluntatem fratrum suis usibus mancipare, aut in his seu in aliquibus rebus malas consuetudines revocare, vel ad detrimentum fratrum in præfata canonica aliquid inducere vel prave moliri audeat. Similiter etiam de cetero concedimus et confirmamus eidem canonicæ vestræ quæcunque bona tam in rebus mobilibus quam immobilibus nunc juste habet aut in posterum, Deo annuente, habitura est : quatinus ab omni humana infestatione libera atque secura, cum omni quiete ea teneat atque possideat, salva tamen reverentia præscripti episcopi. Ut igitur hæc semper inconvulsa illibataque permaneant, apostolica auctoritate interdicimus ut nulla unquam persona secularis aut ecclesiastica quicquam quod his contrarium sit in eadem canonica inducere seu moliri audeat, nec quicquam de bonis prælibatæ decaniæ aut aliqua alia sibi adtinentia bona invadere vel disperdere aut inde alienare præsumat. Si quis autem contra hujus nostræ sanctionis decreta temerario ausu venire temptaverit, usque ad dignam satisfactionem anathematis laqueo se irretitum noverit. Qui vero hæc eadem fideli devotione observare curaverit, divinæ remunerationis gratiam et apostolicæ benedictionis hic et in futurum consequatur habundantiam.

Data Lateranis, per manus Petri, Sanctæ Romanæ Ecclesiæ presbyteri cardinalis ac bibliothecarii.


1 La copie de Baluze porte en marge : Vide Gregor. VII, lib. 3, epist. 16, 17 ; lib. 4. epist. 9. Ces lettres sont cataloguées dans Jaffé. Regesta Pontificum Romanorum, I, pp. 617-18, nos 4990-4991, et p. 619, nº 5010. Elles ont trait à l'excommunication de Rainier, à cause de cette réunion désastreuse pour le décanat.
1 Alexandre II mourut deux jours après.

Eugène III prend sous sa protection et confirme les possessions du chapitre de Sainte-Croix.

  • B Copie. Arch. dép. Loiret, G 3532.
  • C Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 19.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Eugenius episcopus, servus servorum Dei, dilectis filiis canonicis ecclesie Sancte Crucis Aurelianensis tam presentibus quam futuris canonice substituendis imperpetuum. Sicut irracionabilia poscentibus negari debet assensus, sic justa petentium votis benigna debemus assensione concurrere. Eapropter, dilecti in Domino filii, venerabilis fratris nostri Manasse, episcopi vestri, precibus inclinati, postulationes vestras, quantum cum Deo potuimus, clementer admisimus, et predictam ecclesiam Sancte Crucis, in qua divino mancipati estis obsequio, sub beati Petri et nostra protectione suscipimus et presentis scripti privilegio communimus ; statuentes ut quascunque possessiones, quecunque bona eadem ecclesia in presenciarum juste et canonice possidet, aut in futurum concessione pontificum, largicione regum vel principum, oblacione fidelium, seu aliis justis modis, Deo propitio, poterit adipisci, firma vobis vestrisque successoribus et illibata permaneant ; in quibus hec propriis duximus exprimenda nominibus : ecclesiam sancte Lete, ecclesiam sancti Martini de Area, ecclesiam Laurencii et sancti Germani de Erellis, ecclesiam de Noëmio, ecclesiam de Naym, ecclesiam de Tremulo vico, ecclesiam de Trigano, ecclesiam de Loriaco, ecclesiam de Area Bachi, ecclesiam de Terminiaco, ecclesiam de Ruverio1, ecclesiam de Solgiaco, ecclesiam de Marzeio, ecclesiam de Villamarcii, ecclesiam de Nidis, ecclesiam de Giminiaco, ecclesiam de sancto Martino supra Lygeritum, et ecclesiam sancti Stephani que infra claustrum Sancte Crucis sita esse dignoscitur. In territorio Stampensi, ecclesiam de Urmeto, et ecclesiam de Fontanis. In territorio Bituriensi ecclesiam de Marziaco2, ecclesiam de Puteolis, et ecclesiam de Calteio. Prohibemus quoque ut in predictis ecclesiis, vel ab earum presbyteris, archidiaconi sive archipresbyteri exactiones indebitas facere minime audeant. Decernimus ergo ut nulli omnino hominum liceat prefatam ecclesiam temere perturbare, aut ejus possessiones auferre vel ablatas retinere, minuere, seu quibuslibet vexationibus fatigare, sed omnia integra conserventur eorum pro quorum gubernatione et sustentatione concessa sunt usibus omnimodis profutura, salva episcopi vestri canonica justicia et reverencia. Si qua igitur in futurum ecclesiastica secularisve persona hanc nostre constitucionis paginam sciens contra eam temere venire temptaverit, secundo terciove commonita, nisi presumpcionem suam satisfactione congrua emendaverit, potestatis honorisque sui dignitate careat reamque se divino judicio existere de perpetrata iniquitate cognoscat, et a sacratissimo corpore ac sanguine Dei et Domini redemptoris nostri Jhesu Christi aliena fiat atque in extremo examine districte ulcioni subjaceat. Cunctis autem eidem loco sua jura servantibus sit pax Domini Nostri Jhesu Christi, quatinus et hic fructum bone actionis percipiant, et apud districtum judicem premia eterne pacis inveniant. Amen. Amen.

Ego Eugenius, catholice Ecclesie episcopus subscripsi.

Ego Hymarus, Tusculanensis ecclesie episcopus subscripsi.

Ego Nicholaus, Albanensis episcopus ss.

Ego Hubaldus, presbyter cardinalis tituli sancte Praxedis ss.

Ego Nicholaus, presb. card. tit. sancti Ciriaci ss.

Ego Albertus, presb. card. tit. sancte Anastasie ss.

Ego Julius, presb. card. tit. s. Marcelli ss.

Ego Hubaldus, presb. card. tit. S.Crucis in Hierusalem ss.

Ego Guido, presb. card. tit. Pastoris ss.

Ego Otto, diaconus card. s.Georgii ad velum aureum ss.

Ego Octavianus, diac. card. s. Nicholai in carcere Tullianoss.

Ego Gregorius, sancti Angeli diac. card. ss.

Ego Astaldus, diac. card. s. Eustachii ss.

Ego Guido, diac. card. s. Marie in Porticu ss.

Ego Jacinctus, diac. card. s. Marie in Cosmydin ss.

Ego Johannes, diac. card. sanctorum Sergii et Bacchi ss.

Datum Ferentini, per manum Bosonis, sancte Romane Ecclesie scriptoris .


1 Leçon fautive pour Maray en Berry (Maciacum) Cf. ch. XIX.
2 Baluze : Ruvreio.
2 Notre texte est conforme à cette copie, très préférable à la copie de Baluze.

Eugène III confirme l'immunité accordée par le roi Louis VII à l'évêque d'Orléans et à ses possessions.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 21
  • a Gallia Christiana VIII, Instr., p. 510.
  • b Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
  • c Migne, tome 180, p. 1449.
D'après b.

Eugenius episcopus, servus servorum Dei, venerabili fratri Manasse, Aurelianensi episcopo, ejusque successoribus canonice substituendis in perpetuum. Quotiens illud a nobis petitur quod rationi et honestati convenire videtur, animo nos decet libenti concedere, et petentium desideriis congruum impertiri suffragium. Eapropter, dilecte in Christo frater, tuis justis postulationibus benignum impertientes assensum, omnem libertatem seu immunitatem tibi tuisque successoribus a karissimo filio nostro Ludovico, illustri Francorum rege, concessam, et scripti sui munimine roboratam, Sedis Apostolicæ auctoritate firmamus, et perpetuis temporibus ratam manere sancimus ; ut videlicet post tuum tuorumve successorum decessum, aliquid ferreum sive ligneum in episcopalibus domibus regales ministeriales nullatenus capiant1 ; cum vero episcopatus Aurelianensis vacaverit, nullam exactionem vel talliam in terra ipsius episcopatus, nisi quæ statutis temporibus debetur episcopo, facient. Quæ nimirum tallia numerum sexaginta librarum illius monetæ non debet excedere. Præterea quascunque possessiones, quæcunque bona in præsentiarum juste et canonice possides, aut in futurum concessione pontificum, largitione regum vel principum, oblatione fidelium, seu aliis justis modis Deo propicio poteris adipisci, firma tibi tuisque successoribus et illibata permaneant ; in quibus hæc propriis duximus exprimenda vocabulis : abbatiam sancti Maximini, abbatiam sancti Evulcii, abbatiam de Balgrantiaco, ecclesiam sancti Lefardi Maudunensis, ecclesiam sancti Verani Jargogilensis, ecclesiam sancti Georgii Priverensis, ecclesiam sancti Petri virorum, ecclesiam sancti Petri puellarum, ecclesiam sancti Aviti, ecclesiam sancti Petri Maudunensis, ecclesiam de Craventiaco, ecclesiam de Ingrana, castrum Piveris, castrum Maudunense, castrum Gargogilense, Ingranam cum pertinentiis suis, Marolium cum pertinentiis suis, Piverum vetus cum pertinentiis suis, villam Strepeti cum pertinentiis suis, decimam de Craventiaco cum atrio, terram episcopi Aurelianensis quæ Martireium vocatur, teloneum Aurelianis, ecclesiam de Soliaco, ecclesiam de Rivo Morentini, ecclesiam de Firmitate Ebrani et ecclesiam de Corneliaco, atque villam quæ Bullum vocatur. Decernimus ergo ut nulli omnino hominum liceat præfatam ecclesiam temere perturbare, aut ejus possessiones auferre, seu ablatas retinere, minuere, vel aliquibus perturbationibus fatigare ; sed omnia integra conserventur eorum, pro quorum gubernatione ac sustentatione concessa sunt, usibus omnimodis profutura, salva Sedis Apostolicæ auctoritate. Si qua igitur etc... 1 cunctis autem eidem loco justa servantibus etc... 2

Ego Eugenius, Catholicæ Ecclesiæ episcopus subscripsi.

Ego Ymarus, Tusculanus episcopus ss.

Ego Nicholaus, Albanus episcopus ss.

Ego Hubaldus, presbyter cardinalis tituli s. Praxedis ss.

Ego Nicholaus, presb. card. tit. s. Ciriaci ss.

Ego Aribertus, presb. card. tit. s. Anastasiæ ss.

Ego Julius, presb. card. tit. s. Marcelli ss.

Ego Wido, presb. card. tit. Pastoris ss

Ego Otto, diaconus cardinalis s. Georgii ad velum aureum ss.

† Ego Octavianus, diac. card. s. Nicholai in carcere Tulliano ss.

Ego Gregorius, diac. card. s. Angeli ss.

Ego Hitaldus, diac. card. s. Eustachii ss.

† Ego Guido, diac. card. s. Mariæ in Porticu ss

Ego Jacinctus, diac. card. s. Mariæ in Cosmydyn ss.

† Ego Johannes, diac. card. sanctorum Sergii et Bachi ss.

Datum Ferentini, per manum Bosonis, sanctæ Romanæ ecclesiæ scriptoris .


1 La copie de Baluze porte en marge : Simile privilegium concessum est episcopis Paris. Vide chartularium episcopi Paris. fol. 23. Cf. nos chartes XXVI et LI.

1 ut in superiore usque ad:
2 ut in superiore>.

Innocent II confirme les possessions et les droits de l'évêque d'Orléans, ordonne la restitution au chapitre des biens qui lui ont été enlevés, et défend d'élever au décanat ou à l'archidiaconat des sujets qui ne soient prêtres ou diacres.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 23.
  • C Bib. nat. de France, Moreau 57: 237, fol. 211rº, sous la date 1138.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Innocentius episcopus, servus servorum Dei, venerabili fratri Heliæ, Aurelianensi episcopo, ejusque successoribus canonice substituendis in perpetuum. Licet universis fidelibus debitores ex injuncto nobis a Deo apostolatus officio atque benivolentia existamus, illis tamen personis propensiore cura nos convenit providere, quas ad beati Petri obsequia devotiores ac promptiores esse cognoscimus. Nec dubium quod si suscepti regiminis gubernacula cogitamus, sic ut patres in Dei populo dicimur, ita nichilominus effectu operis comprobari debemus. Hoc nimirum intuitu, venerabilis frater Helia episcope, quem utique propriis tanquam beati Petri manibus in episcopum, Domino cooperante, promovimus, tuis desideriis clementer annuimus, et personam tuam cum bonis quæ in præsentiarum legitime possides, aut in futurum rationabilibus modis Deo propitio poteris adipisci, sub beati Petri tutelam protectionemque suscipimus, et præsentis scripti pagina communimus, et tam in abbatia sancti Maximini quam in aliis abbatiis atque omnibus ecclesiis tuæ dyocesis jus episcopale, sicut prædecessores tui antiquitus habuerunt, tibi nichilominus confirmamus. Bona quoque Aurelianensis ecclesiæ, quæ absque utilitate Ecclesiæ constat esse distracta, ad jus atque dominium ejus præcipimus revocari. Tua itaque, frater karissime, interest religionem atque honestatem in ecclesiis tui episcopatus statuere, et statutam auxiliante Domino propagare, atque ydoneis personis ecclesiastica beneficia impertiri. Juxta patrum quoque decreta et canonicas sanctiones1, in Aurelianensi ecclesia nullum in decanum vel archidiaconum eligi nisi presbyterum vel diaconum, patiaris. Nulli ergo omnino hominum fas sit super hac nostra concessione vel confirmatione vos temere perturbare, aut aliquam vobis exinde diminutionem vel contrarietatem inferre. Si quis autem ausu temerario id attemptare præsumpserit, indignationem omnipotentis Dei et beatorum Petri et Pauli apostolorum ejus incurrat et excommunicationi subjaceat. Conservantes autem hæc, eorundem apostolorum benedictionem et gratiam consequantur. Amen. Amen. Data Laterani .


1 La copie de Baluze porte en marge : Vide concilium Claromontanum in to. 2. De concordia sacerd. et imperii.

Anastase IV confirme au chapitre de Sainte-Croix la donation faite par l'évêque Manassé de dix livres sur les oblations, en échange des revenus d'une terre en Pithiverais.

  • A Original. Arch. dép. Loiret, G 168.
  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 24.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Anastasius episcopus, servus servorum Dei, dilectis filiis S[tephano] decano et aliis canonicis Aurelianensis ecclesie1 salutem et apostolicam benedictionem. Que a fratribus nostris episcopis rationabili providentia statuuntur in sua debent stabilitate persistere, et ne futuris temporibus aliquorum temeritate turbentur, Apostolice Sedis munimine convenit roborari. Quocirca, dilecti in Domino filii, concessionem decem librarum in oblatione altaris et calicis, quam venerabilis frater noster Manasses, episcopus vester, vobis pro recompensatione reddituum illius terre fecit, quam ipsius consensu in pago Pitverensi, tam in castro, quam juxta castrum, pretio centum librarum a Britello emistis, quemadmodum in ipsius fratris nostri scripto continetur, vobis et per vos ecclesie vestre auctoritate apostolica confirmamus, et concessionem ipsam futuris temporibus ratam et inconvulsam decernimus permanere. Nulli ergo omnino hominum liceat prefatam concessionem temere perturbare, seu quibuslibet molestiis fatigare. Si quis autem id attemptare presumpserit, indignationem omnipotentis Dei et beatorum Petri et Pauli apostolorum ejus se noverit incursurum. Datum Laterani .


1 E cédillé ; de même dans toute la bulle.

Adrien IV confirme la remise faite à Sainte-Croix par le roi Louis VII des droits royaux sur les terres épiscopales et capitulaires pendant la vacance du siège épiscopal.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 25.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Adrianus episcopus, servus servorum Dei, venerabili fratri Manasseo, Aurelianensi episcopo, salutem et apostolicam benedictionem. Quociens reges et principes seculi liberalitate sua sacrosanctis ecclesiis aliquas immunitates indulgent, et ad id divinitus inspirantur, quod ad honorem Dei et libertatem ecclesiarum et salutem animarum suarum noscitur provenire, ab ore nostro eos prosequi nos oportet, et quod ab eis laudabiliter gestum fuerit, auctoritate apostolica roborare ut, his quæ bene gesta sunt hinc auctoritate regum hinc munimine sacerdotali firmatis, omnis malignandi et turbandi aditus pravorum audaciæ in posterum obstruatur, et Ecclesia Dei sub omni pace donata libertate lætetur. Karissimus autem in Christo filius noster L[udovicus], illustris Francorum rex, divinæ legis amore succensus, pro salute sua et regni, exactiones quasdam, quas in possessionibus et hominibus Aurelianensis ecclesiæ, necnon episcopalibus domibus, tam ipse quam antecessores ipsius et ministri eorum in decessu pontificum consueti fuerant exercere, divina inspiratione remisit, et ne successorum suorum aliquis quæ ab eo remissa sunt processu possit temporis usurpare, assertionis suæ scripto munivit. Quapropter et nos, devotionem et pium opus illius favore debito prosequentes, libertatem seu immunitatem ipsam auctoritate apostolica confirmamus, et ratam et inconcussam perpetuis temporibus decernimus permanere. Datum Laterani .

Alexandre III confirme le statut diocésain qui réduit à vingt-cinq sous par an la portion des chanoines non assidus aux offices.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 27.
  • a Lœwenfeld. Epistolæ, p. 141.
  • b Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après b.

Alexander episcopus, servus servorum Dei, dilectis filiis decano et capitulo Aurelianensi salutem et apostolicam benedictionem. Pro ecclesiarum incremento pariter et augmento sollicite debemus satagere, et earum rationabiles constitutiones et consuetudines conservare. Suggestum est siquidem nobis quod in ecclesia vestra communiter est statutum ut nullus canonicorum vestrorum de beneficiis ecclesiæ ultra XX et V solidos annuatim recipiat, nisi qui fuerit in ejusdem ecclesiæ servitiis assiduus. Quam utique constitutionem, salvis præbendis quas in eadem ecclesia Cluniacense monasterium aut alia religiosa domus antiquitus habuit, ratam et firmam habentes, eam auctoritate apostolica confirmamus, et robur de cetero perpetuæ firmitatis tenere sancimus, statuentes ut nulli omnino hominum liceat hanc paginam nostræ confirmationis infringere, vel ei aliquatenus contraire. Si quis autem hoc attemptare præsumpserit, indignationem omnipotentis Dei et beatorum Petri et Pauli apostolorum ejus se noverit incursurum. Datum Beneventi .

Alexandre III obtient de Gilles, chevalier de Loury, renonciation aux droits héréditaires qu'il prétendait avoir sur les églises de Loury et de Rebréchien.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 27.
  • a Lœwenfeld. Epistolæ Pontificum Romanorum, p. 136.
  • b Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après b.

Alexander episcopus, servus servorum Dei, venerabili fratri episcopo et dilectis filiis universo capitulo ecclesiæ Sanctæ Crucis Aurelianensis salutem et apostolicam benedictionem. Quociens aliqua digna memoria ad Apostolicæ Sedis præsentiam perferuntur, justum est et rationi conveniens quod ea literarum fidei commendentur, ut habeat secutura posteritas quid de gestarum rerum teneat veritate. Inde est quod universitati vestræ præsentium significatione volumus innotescat quod dilectis filiis nostris Herberto, ecclesiæ vestræ archidiacono, Guarino archipresbytero, et Gilone milite de Loriaco, in nostra præsentia constitutis, post multam commonitionem nostram idem Gilo, de Arebrachio et de Loriaco ecclesias, quas ex prava et antiqua illa consuetudine jure hereditario possidebat, libere et absolute in nostris manibus refutavit, et universo juri, quod in eis se habere dicebat, penitus abrenuncians, ipsas tactis coram nobis sacrosanctis evangeliis abjuravit, et liberas in posterum ecclesiæ vestræ reliquit. Datum Senonis .

Innocent II règle l'expiation à laquelle se soumettront les meutriers d'Archambaud, sous-doyen.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 27.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
  • b Mém. de la Soc. Arch. de l'Orléanais, tome XIX, p. 616.
  • c D'Achery, Spicilegium, tome III, 493.
  • d S. Bernhardi opéra, I app. p. LVII.
  • e Rec. des Historiens des Gaules, tome XV, 379.
  • f Migne, t. 179, p. 193
D'après a.

Innocentius episcopus, servus servorum Dei, venerabilibus fratribus G[aufrido] Carnotensi, Apostolicae Sedis legato, et St[ephano] Parisiensi episcopis, salutem et apostolicam benedictionem. Noverit vestra dilectio quoniam Gofredus de Vico novo nuper ad nos veniens, in presentia fratrum nostrorum, jurejurando firmavit quod, salva fidelitate carissimi filii nostri Ludovici, Francorum regis, ligium hominium faciet dilectis filiis nostris St[ephano] subdecano, Si[moni] preposito, et aliis cognatis et nepotibus Archembaldi bone memorie Aurelianensis subdecani, qui hoc recipere voluerint, et tam ipsis quam omnibus aliis qui cum eodem deffuncto fuerant exulati, vitam et membra et bona jurabit, et cum eo meliores de cognatione ipsius eandem securitatem jurabunt, hoc etiam addito quod fideliter laborabit quatinus Henricus similiter juret idem et faciat, et utique Aurelianensi ecclesie, quam graviter leserunt, satisfaciet. Preterea Herveus de Viconovo, Hugo, nepos ejus, et Thebaldus Hervei ; et cum eo tot milites ut centesimum numerum compleant, et centum XL de melioribus burgensibus urbis Aurelianensis, quos ad hoc poterunt invenire, predicti Archembaldi subdecani parentibus hominia facient. Quod si Henricus hoc jurare noluerit, predictus Gosfredus hoc per se nihilominus faciet adimpleri. Deinde vero proxima omnium sanctorum festivitate nostro se conspectui presentabunt, penitentiam quam eis injungere voluerimus fideliter suscepturi, tunc per nos ab excommunicationis vinculo absolvendi. Denique prefatus Steph[anus] subdecanus et Sy[mon] prepositus mortem jamdicti Archembaldi recolende memorie eidem Gosfredo in conspectu fratrum nostrorum pro Dei amore misericorditer indulserunt ; et hoc ipsum facient aliis militibus, ejusdem Stephani interfectoribus, qui Aurelianensi ecclesie et parentibus interfecti satisfaciant. Verumtamen ipsi omnes interim extra ecclesiam et in penitentia erunt, et si quem eorum ad extremum vite venire contigerit, et absolutio ab excommunicatione et viaticum non negabitur. Volumus autem ut pro his, qui Ecclesiæ satisfecerint, Aurelianensis ecclesia ulterius a divinis non cesset officiis. Si qui autem de eisdem interfectoribus se ab ipsa satisfactione subtraxerint, donec in terra de speciali dominio gloriosi filii nostri Lud[ovici] Francorum regis, in ipso Aurelianensi episcopatu manserint, tota civitas et archidiaconatus Stephani de Garlanda usque ad eorum satisfactionem a divinis vacet officiis. Ideoque sollicitudini vestre mandamus ut, quia status terræ notior vobis existit, de modo satisfactionis et absolutione ecclesiæ, quæ sub interdicto tenetur, vice nostra providere curetis. Data Pisis


1 Une copie d'Hubert (coll. Jarry) ajoute : « Sellée en plomb : INN. II d'un costé ; de l'autre SANCTUS PAULUS SANCTUS PETRUS ". — Copie de Baluze : » V. epist. S. Bernardi 161 et Petri venerabilis, lib. 2 ep. 17 ».

Alexandre III confirme l'accord conclu par l'archevêque de Bourges entre le chapitre et Regnaud de Graçay concernant Maray.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 29.
  • a Lœvenfeld, Epistolæ, p. 139.
  • b Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après b.

Alexander episcopus, servus servorum Dei, dilectis filiis capituli ecclesiæ Sanctæ Crucis Aurelianensis, salutem et apostolicam benedictionem. Injunctæ nobis amministrationis officio et pontificalis sollicitudinis debito commonemur, ut ea, quæ compositione vel judicio sunt terminata, apostolicæ tuitionis munimine roboremus, et perpetuæ firmitatis robore fulciamus. Eapropter, vestris justis postulationibus gratum impertientes assensum, compositionem1 quæ inter vos et Rainaldum de Cracciaco super quibusdam consuetudinibus quas idem R. in terra ecclesiæ vestræ de Maziaco requirebat, mediante ven. fratre nostro P[etro], Bituricensi archiepiscopo, de beneplacito et assensu utriusque partis facta est et data, hincinde fide firmata, sicut in autenticis scriptis exinde factis continetur, auctoritate apostolica confirmamus, et, ut futuris temporibus inviolabiliter observetur, eam præsentis scripti patrocinio communimus, statuentes ut nulli omnino hominum liceat hanc paginam nostræ constitutionis infringere, vel ei aliquatenus contraire. Si quis autem hoc attemptare præsumpserit, indignationem omnipotentis Dei et beatorum Petri et Pauli apostolorum ejus se noverit incursurum. Datum Benevenli .


1 Cf charte XVII.

Alexandre II confirme la possession de plusieurs domaines conférés au chapitre par l'évêque Manassé.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 29.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Alexander episcopus, servus servorum Dei, dilectis filiis Hu[goni] decano et capitulo Sanctæ Crucis Aurelianensis salutem et apostolicam benedictionem. Justis petentium desideriis dignum est nos facilem præbere consensum, et vota quæ a rationis tramite non discordant, effectu sunt prosequente complenda. Eapropter, dilecti in Domino filii, vestris justis postulationibus grato concurrentes assensu, de Firmitate Habreni, de Brien[one], de Acheriis, de Andeglo, sancti Victoris, et de Ussello ecclesias, cum universis pertinentiis suis, sicut eas venerabilis frater noster M[anasses], Aurelianensis episcopus, vobis et ecclesiæ vestræ rationabiliter noscitur contulisse, vobis et per vos eidem ecclesiæ auctoritate apostolica confirmamus, et præsentis scripti patrocinio communimus, statuentes ut nulli omnino bominum liceat hanc paginam nostræ confirmationis infringere, vel ei aliquatenus contraire. Si quis etc... 1 Datum Verulis .


1 ut in superiore.

Le cardinal Jean de Naples, avec l'assentiment du pape, conseille à l'église d'Orléans de repousser les exigences du Saint-Siège contraires aux coutumes.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 30.
  • C Bib. nat. de France, Baluze 137, fol. 275; aussi d'après le cartulaire.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Joannes Neapolitanus, indignus presbyter cardinalis, carissimis amicis Hu[goni] decano et universo capitulo Aurelianensis ecclesiæ salutem et sincerum amorem. Nos diligentes honorem vestrum et ecclesiæ vestræ loqnti sumus cum Domino Papa, ut non gravaret vos vel ecclesiam vestram, nec cogeret mutare in aliquo consuetudines vestras. Ipse autem respondit nobis sic, dicens : « Nos quidem non possumus facere quin rogali aliquando rogemus ; et sæpius etiam præcipimus ad instantiam multorum, quibus negare non possumus quin faciamus pro eis. Sed nolumus quod, propter preces nostras vel præcepta, Aurelianensis ecclesia vel alia quælibet facial contra consuetudines suas, et præsertim contra illas quas juramento firmavit. » Cum ergo interrogaremus eum si vellet quod hoc vobis scriberemus, præcepit quod verbum suum literis nostris vobis aperiremus. Noveritis ergo quia hæcest voluntas ejus quoniam, si pro aliquo vos rogaverit vel præceperit quod sit contra consuetudinem vestram, non gravabit eum si vos non satisfeceritis ei. Hoc quidem de conscientia sua vobis scribimus ex parte sua, et super hoc testes vobis sumus, et semper, quotiens oportuerit, erimus.

Charles le Chauve confirme les possessions de l'église d'Orléans.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 30.
  • C Bib. nat. de France, Baluze 137, fol. 275; aussi d'après le cartulaire.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

In nomine sanctæ et individuæ Trinitatis, Karolus, gratia Dei rex. Si petitionibus sacerdotum pro quibuslibet ecclesiasticis necessitatibus aures nostras pulsantium libenter annuimus, et eas cum Dei auxilio ad effectum perducimus, id nobis ad æternæ remunerationis præmia capessenda profuturum liquido credimus. Igitur notum esse volumus sagacitati fidelium nostrorum, præsentium videlicet et futurorum, necnon successorum nostrorum, quia adiens serenitatem nostram Jonas, Aurelianensis episcopus, innotuit nobis qualiter olim, peccatis præpedientibus, domus Dei quæ in eadem urbe in honore sanctæ et vivificæ Crucis Deo est dicata, ubi manus Domini apparuit, adeo humiliata et rebus sit exinanita, ut et tessaurus ipsius ecclesiæ a christianissimis principibus Deo oblatus, et quædam instrumenta cartarum, per quæ res et mancipia eidem ecclesiæ fuerint delegatæ, diversorum casuum eventibus magna ex parte deperierint, necnon, paupertatis causa præpediente, divini cultus officium miserabiliter fuerit destitutum, et in eadem miserabili collapsione imo destitutione tamdiu ipsa perstiterit domus, donec, inspirante Deo, Domnus attavus noster bonæ memoriæ Karolus, sive etiam genitor noster sanctæ memoriæ Ludovicus, nobilissimus orthodoxus imperator, cellas quasdam juris ejusdem episcopii cum rebus aliis per intercessionem piæ recordationis aviæ nostræ Hildegardis reginæ eidem reddiderit ecclesiæ, quibus ipse sanctus amminiculatus locus libere atque inexcusabiliter divinæ nunc famulatur potentiæ. Postulavit itaque nobis ut de eisdem cellis et rebus, sive quas memoratus avus noster, sive genitor noster eidem reddiderunt ecclesiæ, necnon et de bis quas ante ipsam redditionem jure et legaliter memorata tenebat et possidebat ecclesia, nostræ auctoritatis præceptum circa ipsum sanctum locum firmitatis gratia fieri decerneremus, per quod firmius et securius prædictas res modernis futurisque temporibus ipsa teneat et possideat atque defendat ecclesia. Cujus petitioni ob amorem Dei et reverentiam ipsius sancti loci libenter annuimus, et hoc præceptum auctoritatis nostræ circa ipsum sanctum locum fieri censuimus, per quod jubemus eas cellas et res et mancipia, cum omnibus ad se pertinentibus vel aspicientibus, quæ moderno tempore juste et legaliter ipsa tenet ecclesia, sive eas quas idem avus noster et genitor noster eidem reddiderunt ecclesiæ, necnon et ea quæ antea in jure ipsius episcopii consistebant, firmiter atque inviolabiliter per hanc nostram auctoritatem ipsa teneat atque defendat ecclesia. Hae sunt autem cellæ et res quas idem avus noster, et genitor noster postea, eidem reddidit ecclesiæ : cellam sancti Evurcii, sancti Aviti, sancti Maximini, — item monasterium sancti Maximini non procul ab eadem urbe consistens, ubi a militibus Christi modo sub sancto et religioso vivitur ordine, — sancti Privati, sancti Petri Tauriacensis, sancti Saturnini, sanctæ Mariæ Draviacensis, sancti Liphardi, sanctæ Crucis Gargogilensis, sancti Johannis, sancti Marcelli, sancti Martini Crevensis, item sancti Martini quæ1 est prope murum ipsius civitatis, sancti Laurentii, sancti Gervasii, Puteum sancti Sigismundi, sancti Vincentii, sancti Sergii, sancti Petri virorum, sancti Petri puellarum, Buccum monasterium, Bellum campum, Treonas, Marogilum, Prisciniacum. Sunt etiam hæ villæ : Sisinniacus, Pedeverius, Bulsus, Maciacus, Rociacus, Cennonus, Castellanus, Vetus mansiones, Liminiacus, Nemausus, Cacionus, quam genitor noster eidem reddidit ecclesiæ ad eandem Nemausum pertinentem, necnon et Cambonus, quam donnus attavus noster bonæ memoriæ Karolus reddidit. Memoratas igitur cellas et villas, cum rebus et mancipiis ad se pertinentibus, quas modo jure et legaliter memorata tenet ecclesia, per hanc nostram auctoritatem eidem confirmavimus ecclesiæ. Præcipientes ergo jubemus ut nullus ex (fidelibus nostris, aut judex publicus, aul etiam quælibet emissa vel subrogata persona, aliquam inquieludinem aut injustam contrarietatem de prædictis cellis et rebus et mancipiis, necnon et de his quæ sive a nobis sive a successoribus nostris vel a reliquis Deum timentibus eidem ecclesiæ divina pietas deinceps augeri voluerit, nostris futurisque temporibus memoratæ ecclesiæ facere præsumat ; sed sub hoc nostræ confirmationis et tuitionis præcepto et ejusdem episcopii omni tempore in nostra helemosina jure possideri et legaliter tueri2 valeant ; ita videlicet ut quicquid rectores et ministri ipsius ecclesiæ pro oportunitate et utilitate de eisdem rebus facere voluerint, libero in omnibus perfruatur arbitrio faciendi ; quatinus pontificem ipsius sedis, cum grege sibi commisso, pro incolumitate nostra et stabilitate regni nobis a Deo collati suaque gratissima miseratione per immensum conservandi jugiter Domini implorent misericordiam. Et ut haec auctoritas per curricula annorum inviolabilem atque inconvulsam obtineat firmitatem, manu propria subter eam firmavimus, et anuli nostri impressione signari jussimus.


1 Ce pronom mis au féminin prouve que, sauf la parenthèse relative à l'abbaye de Saint Mesmin, c'est le mot cella qui doit être sous-entendu avant tous ces noms.
2 Corr. teneri.

Louis-le-Pieux confirme l'immunité accordée par Charlemagne à l'église d'Orléans et à ses possessions.

  • B Copie d'après l'original. Bib. nat. de France, Moreau 284, fol. 177.
  • C Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 34.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
  • b Rec. des Hist. des Gaules, tome VI, 499 (sous la date supposée 816)
  • c Baluze, Capitularia, tome II app. p. 1410.
  • d Le Cointe, Annales Eccles, tome VII, p. 373.
  • e Mansi, XVIII, 935.
  • f Migne, CIV, 1038.
D'après a.

In nomine Domini Dei et Salvatoris nostri Jhesu Kristi . Hludovicus, divina ordinante providentia imperator augustus. Si liberalitatis nostræ munere locis Deo dicatis quiddam conferimus beneficii, et necessitates ecclesiasticas ad petitiones sacerdotum nostro relevamus juvamine atque imperiali tuemur munimine, id nobis et ad mortalem vitam temporaliter transigendam et ad æternam feliciter obtinendam profuturum liquido credimus. Noverit interea sagacitas seu utilitas omnium fidelium sanctæ Dei Ecclesiæ, nostrorumque tam præsentium quam et futurorum, quia vir venerabilis Theodulfus, Aurelianensis ecclesiæ archiepiscopus2, oblulit obtutihusnostris auctoritatem inmunitatis domni et genitoris nostri bonæ memoriæ Caroli piissimi augusti, in qua erat insertum quod idem genitor noster et prædecessores ejus, reges videlicet Francorum, ecclesiam Sanctæ Crucis, cui auctore Deo ipse Theodulfus prælatus est, sub suo munimine et deffensione consistere fecissent, et eorum inmunitatum auctoritalibus hactenus ab inquietudine judiciariæ potestatis eadem munita atque defensa fuisset ecclesia. Ob rei tamen firmitatem postulavit nobis idem Theodulfus episcopus ut, paternum morem sequentes, nostræ inmunitatis præceptum eidem fieri censeremus ecclesiæ. Cujus petitioni libenter adnuimus, et hoc nostræ inmunitatis præceptum pro divini cultus amore et animæ nostræ remedio erga ipsam Sanctam Sedem fieri decrevimus : per quod præcipimus alque jubemus ut nullus judex publicus, vel quilibet ex judiciaria potestate, aut nullus ex fidelibus nostris tam præsentibus quam et futuris, in ecclesias aut loca vel agros seu reliquas possessiones quas moderno tempore in quibuslibet pagis vel territoriis infra ditionem imperii nostri juste et legaliter memorata tenet vel possidet ecclesia, nec in eas res quæ deinceps a catholicis viris eidem conlatæ fuerint ecclesiæ, ad causas audiendas, vel freda aut tributa exigenda, aut mansiones vel paratas faciendas, aut fidejussores tollendos, aut homines ipsius ecclesiæ tam ingenuos quam servos super terrain ipsius commanentes ditringendos, nec ullas redibitiones aut inlicitas occasiones requirendas, nostris et futuris temporibus ingredi audeat, nec ea quæ supra memorata sunt exigere penitus præsumat. Sed liceat præfato præsuli suisque successoribus res prædictæ ecclesiæ, cum cellulis sibi subjectis, et rebus vel hominibus ad se aspicientibus vel pertinentibus, sub tuitionis atque inmunitatis nostræ deffensione, remota totius judiciariæ potestatis inquietudine, quieto ac libero ordine possidere, et nostro fideliter parere imperio, atque pro incolumitate nostra, conjugis, ac prolis, seu etiam totius imperii a Deo nobis conlati ejusque clementissima miseratione per inmensum conservandi stabilitate, una cum clero et populo sibi subjecto Dei inmensam clementiam jugiter exorare. Et quicquid de præfatæ rebus ecclesiæ jus fisci exigere poterat, in integrum eidem coucessimus ecclesiæ, scilicet ut perpetuo tempore in eodem loco Deo famulantibus ad peragendum Dei servitium augmentum et supplementum sit. Hanc vero auctoritatem, ut pleniorem in Dei nomine obtineat vigorem, et a fidelihus sanctæ Dei Ecclesiæ et nostris per diuturna tempora diligentius conservetur, manu propria subterfirmavimus, et anuli nostri inpressione signari jussimus1.

Signum 1 Hludovici serenissimi imperatoris

Helisachar recognovi.

. Actum Aquisgrani, palatio regio. In Dei nomine feliciter. Amen2.


2 C'est le titre donné par Louis-le-Débonnaire à Théodulfe dans nombre de diplômes.
1 Ici prend fin la copie de Baluze exécutée d'après le cartulaire.
2 L'original disparu était scellé d'un sceau plaqué oval, représentant l'effigie à droite, et publié par de Wailly (Eléments de paléographie, t. II, p. 338, pl. A nº 10). La copie de Moreau a reproduit le dessin de ce sceau d'après l'original. Inutile de dire que le présent acte est publié d'après la collection Moreau.

1 (Monogramme)

Confirmation par Charles-le-Chauve à l'église d'Orléans de biens à elle donnés par ses évêques.

  • B Copie d'après l'original. Arch. dép. Loiret, G 386.
  • C Bib. nat. de France, Moreau 1, fol. 1923.
  • D Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 35.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
  • b Baluze, Capitularia, tome II app. col. 1460.
  • c Rec. des Hist. des Gaules, tome VIII, p. 517.
D'après a.

In nomine sanctæ et individuæ Trinitatis, Karolus gratia Dei rex. Si sacerdotum Christi ammonitionibus sive petitionibus benignum assensum præbemus, regiæ celsitudinis opera sustentamus. Itaque notum sit omnibus sanctæ Dei Ecclesiæ fidelibus et nostris, præsentibus et futuris, quia venerabilis vir Agius, Aurelianensis ecclesiæ episcopus, ad nostram sublimitatem accedens, reverenter innotuit a prædecessoribus suis atque ex eorum immitatione a se quoque quasdam villas ecclesiæ suæ in honore sanctæ et vivificæ Crucis fondatæ usibus et stipendiis canonicorum inibi Deo servientium deputatas fore. Petiitque suppliciter mansuetudinem nostram ut nostræ auctoritatis scriptum fieri juberemus, per quod earumdem villarum ab antecessoribus suis, ut dictum est, et ab eo rationabiliter facta deputatio nostris et futuris temporibus sine suorum successorum aut alterius personæ immutatione maneret inviolabilis et intacta. Sunt autem earumdem villarum vocabula hæc : Massiacus cum villis et appenditiis suis, cella sancti Martini, et Silgiacus cum villis et adjacentiis suis ;1 ex abbatia vero Sancti Liphardi Termeneus etiam cum appendiciis suis, Brissiacus cum integritate sua. Nos igitur admonitionem sive petitionem ejus clementer excipientes, hoc altitudinis nostræ præceptum fieri jussimus, per quod præcipimus atque firmamus ut præscriptæ villæ, cum omnibus eorum rerum adtinentiis et appendiciis, absque cujuslibet immutatione aut substractione, præscriptæ Sanctæ Crucis ecclesiæ canonicorum usibus et stipendiis, nostris et futuris temporibus, perpetua lege habeantur et teneantur ; videlicet ut quicquid ex eis juste et rationabiliter fieri potest, utilitalibus et necessitalibus memoratorum clericorum, secundum administrationem proprii pontificis, semper præbeat augmentum et supplementum. Ut autem hæc magnitudinis nostræ confirmatio pleniorem in Dei nomine obtineat vigorem, de anulo nostro subter eam jussimus sigillari.

Bartholomeus notarius ad vicem Hludovici recognovit 1 : [et subscripsit] ?)

, in Karoli gloriosissimi regis. Actum in villa Breonna, in Dei nomine feliciter. Amen.


1 Ces cinq mots, que donnent la copie des Archives du Loiret, la copie de Dom Géron (coll. Moreau), manquent dans la copie de Baluze.
3 « Sur parchemin, 16 pouces de hauteur, 26 de largeur. Collé sur papier et mutilé en quelques endroits. Trace du sceau plaqué. » (Dom Gérou, 27 mars 1765.)

1 (mauvaise copie de notes tironniennes

Carloman confirme un diplôme perdu accordant à l'église d'Orléans l'élection de ses évêques et la possession des terres restituées à Sainte-Croix par Charles le Chauve (Bazoches, Ormoy) et de Chaon, que lui-même a donné.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 37.
  • a Rec. des Hist. des Gaules, tome IX, p. 431
  • b Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
  • c Achery Spicileqium, tome VIII, p. 148.
  • d Concilia Galliæ Narbonensis, app. tit. III.
D'après b.

In nomine Dei æterni et adjutoris nostri Jesu Christi. Karlomannus, gratia Dei rex. Scripturarum divinarum fluenta sedulo requirentibus ingenio, necnon promulgata canonum sollicite relegentibus, perfacile patet quod quicunque principum utilitatibus ecclesiasticis consulunt, non solum rei publicæ stabilimenta, quæ permaxime sunt necessaria, construunt, verum etiam æternæ beatitudinis inenarrabile præmium sibi præparant possidendum. Compertum siquidem, non solum episcoporum sollertiæ, ad quorum notitiam quæ inferius subnectenda sunt, præ omnibus pertinet, verum etiam cunctorum fidelium nostrorum noticiæ esse volumus, qualiter venerabilis Gauterius, sanctæ Aurelianensis ecclesiæ episcopus, nostram adiens celsitudinem, una cum consultu venerabili Hugonis Abbatis totiusque regni nostri utriusque ordinis procerum, significavit ecclesiam sibi divinitus commissam quondam privilegia sive præcepta in eligendis sibi pontificibus tam auctoritate apostolica quamque patrum nostrorum confirmatione habuisse firmata, quod lamentabili Normannorum persecutione cum multis aliis ejusdem ecclesiæ librorum ac testamentorum copiis concrematione deperisse incendii, non solum veridicorum fidelium nostrorum testatur relatio, verum etiam ipsius matris ecclesiæ basilica, a supradictis regni persecutoribus concremata, certissimis prætendit indiciis. His igitur venerabilis episcopus Gauterius ancxius, considerans suis diebus memorata instanti persecutione et ecclesiam concrematam, et permaxime tanti ac singularis privilegii sive præcepti damnum, universarum utilitatum ipsius ecclesiæ cupidus restaurator, juncto suis precibus inclito ac venerabili Hugone Abbate, tutore nostro ac regni maximo defensore, cum reliquis nostris fidelibus, sapientissime nostram magnitudinem exoravit ut nostræ auctoritatis præceptum super hoc suæ denuo confirmassemus ecclesiæ, atque liberam a nostra parte licentiam eidem concessissemus, antiquam auctoritatem more canonico a Sede Apostolica impetrandi1. Petiit quoque memoratus venerabilis episcopus ut de villis, Basilica scilicet et Ulmeto, quas piæ memoriæ avus noster Karolus imperator suæ restituit ecclesiæ, atque de villa Cadonno, quam suetam per deprecationem Hugonis venerabilis Abbatis eidem concessissemus ecclesiæ, cum omnibus appendiciis ad easdem pertinentibus, necnon etiam de omnibus rebus quas præfatus præsul tam in luminaribus quamque etiam in omnium suorum canonicorum usibus, tam scilicet matri ecclesiæ quam reliquis sibi pertinentibus monasteriis actenus per testamentum delegavit, vel deinceps Deo propicio delegaturus canonice est, nostri præcepti confirmassemus auctoritate ; quatinus futuris temporibus in usus et stipendia et utilitatem fratrum suprascriptæ ecclesiæ vel monasteriorum ibidem pertinentium, sicut idem pontifex canonice testamenta disposuit, permanendo consistant. Hujus igitur humillimas petitiones cum consultu fidelium nostrorum curiosius pertractantes omnibus esse gratissimas, primo omnium pro amore Dei et ipsius sacratissimi loci veneratione, qui speciali ac divina benedictione, per manus scilicet Domini apparitionem, noscitur esse consecratum, necnon etiam sæpedicti venerabilis Abbatis petitionibus ac commonitionibus exhortati, fieri quod præmissum est libenter decrevimus. Et ut deinceps hoc nostræ celsitudinis præceptum per succedentia tempora vigeat, relegatur, ametur, manu excellentiæ nostræ subterfirmavimus, et anuli nostri impressione sigillari jussimus.

Karlomanno gloriosissimo . Actum apud Melnacum villam ex Vimnar comitatu, in Dei nomine feliciter. Amen. Amen. Amen.


1 Cf. Ch. XXXIX. Le pape Martin II accorda cette confirmation canonique.

Carloman restitue au chapitre de Sainte-Croix les terres du Chautay, de Germigny en Berry et de Marzy en Nivernais.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 39.
  • a Rec. des Hist. des Gaules, tome IX, p. 419; d'après l'original.
  • b Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après b.

In nomine sanctæ et individuæ Trinitatis, Karlomannus misericordia Dei rex. Quæcunque regiæ dignitatis culmina efferri desiderat mens, eum præ oculis semper habere debet, cujus gratia præfertur. Igitur noverit omnium sanctæ Dei Ecclesiæ fidelium, nostrorumque tam præsentium quam futurorum sollercia, quia nos ubique res ecclesiasticas plus quam omnes vitæ nostræ actus evehere atque augmentari gaudemus. Quapropter placuit celsitudini nostræ cuidam sanctæ matri ecclesiæ Aurelianorum, quæ est in honore sanctæ ac vivificæ Crucis, cui etiam, auctore Deo præesse dinoscitur Gualterius venerabilis præsul, ad ipsius quoque deprecationes1, restituendo reddere et reddendo restituere quandam villam in integro, nomine Caltesium2, sitam in pago Biturico, sive etiam Pauliacum in eodem pago continentem, sive et Germiniacum, necnon etiam alteram villam, quæ vocatur Marsiacus, in pago Nivernensi, ad eundem Caltesium3 pertinentem, cum omnibus ad se pertinentibus vel aspicientibus longe vel prope positis, et familia utriusque sexus. Quæ villæ olim distractæ esse noscuntur ab eadem ecclesia per incuriam et malinorum4 hominum violentiam. Ob restitutionera tamen, quia Deo inspirante nostris erant temporibus redintegrandæ, nonarum decimarumque vestituram absque ullius detractione aut inquietudine præfata sancta mater ecclesia semper obtineat. Unde hoc celsitudinis nostræ praeceptum fieri, atque ob emolumentum mercedis animæ nostræ, ad5 æternorum remunerationem præmiorum, pro remedio quoque domni et genitoris nostri Ludovici6 et sanctæ recordationis avi nostri Karoli imperatoris, jamdicto venerabili episcopo atque præfatæ sanctæ matri ecclesiæ reddi jussimus ; per quod memoratas villas, cum omnibus sibi pertinentibus rebus, integerrime prænotatæ sanctæ matri ecclesiæ perhenniter7 mancipandas delegando reddimus, ac reddendo delegamus ; eo videlicet modo ut idem venerabilis præsul fratribus sibi commissæ ecclesiæ, videlicet Sanctæ Crucis, easdem villas in sui victus stipendium propria et libentissima voluntate, ipso hoc nostram celsitudinem deprecante, præsentibus futurisque temporibus absque ullius inquietudine delegare studeat. Præcipientes quoque decernimus et indissolubiliter sancimus ut nemo successorum nostrorum alicujus argumenti machinatione illectus præfatas res, quas modo liberalitatis nostræ munificentia præfatæ ecclesiæ et memorato præsuli suæque ecclesiæ canonicis confimiando unimus, abstrahere ab ejusdem ecclesiæ potestate audeat, vel quolibet occasionis obtentu violare ullo modo præsumat ; sed liceat rectoribus jamdictæ matris ecclesiæ Sanctæ Crucis in usus fratrum easdem res quiete tenere et nemine inquietante perpetualiter possidere. Et ut hæc nostræ confirmationis atque restitutionis auctoritas pleniorem in Dei nomine per subsequentia tempora obtineat vigorem, manu propria subter firmavimus, et anuli nostri impressione jussimus assignari.

Signum Karlomanni gloriosissimi regis.

Actum1 apud villam Petrafictam .

Norbertus notarius ad vicem Vulfardi recognovit et suscripsit.


1 Hist. des Gaules deprecationem.
2 Id. Caltesiam.
3 Id. eandem Caltesiam.
4 Id. malivolorum.
5 Id. et.
6 Id. Ludovici
7 Id. perenniter
1 Toute la date, très erronée dans la copie de Baluze, est corrigée d'après les Historiens des Gaules.

Louis et Lothaire confirment le privilège de l'évêque Jonas replaçant un abbé à la tête de Saint-Mesmin-de-Micy.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 40.
  • a Rec. des Hist. des Gaules, tome VI, p. 544, d'après le cartulaire.
  • b Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
  • c Achery. Spicilegium, tome III (éd. 1723), p. 329.
D'après b.

In nomine Domini Dei et Salvatoris nostri Jesu Christi Ludovicus et Lotharius, divina ordinante providentia imperatores augusti. Cum petitionibus sacerdotum Christi ad divini cultus honorem pertinentibus annuimus, et imperialem consuetudinem adimplemus, et id procul dubio nobis ad æternam remunerationem capessendam profuturum fideliter credimus, notum igitur esse volumus fidelium nostrorum tam præsentium quam futurorum prudentiæ, necnon et successorum nostrorum magnitudini, quia postulavit nobis vir venerabilis Jonas, Aurelianensis ecclesiæ episcopus, ut privilegium, quod ob divinæ servitutis honorem et monasticum ordinem veraciter religioseque servandum circa cellam sancti Maximini, quæ est juris episcopii sui, cum coniventia2 metropolitani sui Hieremiæ archiepiscopi et canonicorum ecclesiæ, cui Deo largiente ministrat, nuper fecerat vel firmaverat, nostra auctoritate imperiali confirmaremus ; quod privilegium nostris obtutibus exhibuit legendum. Cujus constitutionem, quia juste ac rationalibiliter ob amorem Dei et animarum salutem factam esse perspeximus, æquum dignumque judicavimus ut ejus petitioni assensum præberemus. Quapropter per hanc nostræ præceptionis auctoritatem jubemus et omnino decernimus ut, sicut ab eodem episcopo per memoratum privilegium erga eandem1 cellam constitutum est, ita nostris futurisque temporibus a rectoribus memoratæ ecclesiæ modis omnibus observetur, ita dumtaxat ut in præfata cella, in qua olim quosdam sanctos viros sub monastico ordine probabiliter vixisse Deoque placuisse evidentia argumenta testantur, quorum etiam interventu idem ordo in eodem loco creditur esse restitutus, memoratæ sedis pontificibus procurantibus, semper regularis ordo religiosissime teneatur ac custodiatur ; et cum abbas ipsius monasterii rebus humanis exemptus fuerit, providente ejusdem sedis pontifice ac piam paternamque sollicitudinem gerente, eo ordine præferatur eis abbas, sicut in eodem continetur privilegio. Res quoque, sive quæ eidem cellæ juste et legaliter pertinent, cum prædiis duobus, Quasellis scilicet et Castaneo villari, sive quæ eidem2 episcopus postea, de causa episcopii sui, de ratione scilicet alterius cellæ sancti Maximini, ad divinum officium honorificentius peragendum ei superaddidit, in integrum absque ulla sui diminutione, sicut ab eo constitutum est, in usus monachorum cedant. Quod si forte bis rebus propter Dei amorem episcopo ipsius sedis quippiam3 superaddere libuerit, id cum Dei gratia, suffragante sibi pontificali auctoritate, libentissime peragat. Et si forte hoc ei facere et voluntas et facultas denegaverit, de his quæ collatæ sunt nichil aut cupiditate ductus, aut alicujus persuasione succensus quolibet modo auferat ; sed potius monachi ipsius cellæ his et ceteris rebus a Dei timentibus sibi collatis suffragati, liberius devotiusque divinæ potentiæ famulari valeant, et pro nobis, conjuge et prole, et stabilitate imperii a Deo nobis collati, et per immensum sua gratissima pietate conservandi, necnon et pro rectoribus ecclesiæ, cujus loco et rebus utuntur, jugiter divinam implorent misericordiam. Sed si1 quispiam prælatorum memoratæ sedis præfatam constitutionem contra hanc nostram præceptionem quodammodo irritam facere ac penitus convellere voluerit, volumus atque decernimus ut res ad noticiam Senonici metropolitæ perferatur : quatinus is, adhibitis suæ dioceseos2 suffraganeis episcopis, idem negotium diligenti indagine discutiat et corrigat, et ad statum pristinum, salva memoratæ sedis dignitate ac potestate, revocare procuret. Porro si contigerit3 idem negocium propter aliquam sui difficultatem ab eo minime posse diffiniri4, volumus ut ejus relatu nostris successorumque nostrorum auribus res innotescat : videlicet ut nostræ auctoritatis sanctione in generali conventu episcoporum hujus constitutionis convulsor corripiatur et corrigatur, ut eorum salubri judicio memorata constitutio pristinum status sui recuperare valeat vigorem. Præsul siquidem memoratæ ecclesiæ summopere provideat ut monachi ipsius cellæ rebus memoratæ matris ecclesiæ donati, ociumque sanctæ quietis per memoratum privilegium et hanc nostram auctoritatem adepti, in his in quibus se Deo devincxerunt, divina adjuvante gratia, inviolabiliter permaneant ; ita videlicet ut nec interius a suo proposito deviare, nec exterius res sibi deputatæ eorum insolentia ant incuria quoquo modo negligi aut subripi possint ; sed ecclesiæ, cujus loco et rebus utuntur, in omnibus fidem et humilem congruentemque subjectionem, sicut decet et oportet, servare meminerint, nec se putent propter nostram auctoritatem a jure et potestate ipsius ecclesiæ substraere5, aut easdem res qualibet machinatione alienare posse, præsertim cum et locus et res quibus utuntur, juris sit1 ipsius ecclesiæ, et ab ejus merito pendeat2 potestate. Quæ ut pleniorem in Dei nomine obtineant vigorem, ut hæc etiam verius certiusque credantur ac melius conserventur, nominis nostri karactere muniri et anuli nostri impressione signari jussimus.

. Actum Aquisgrani palatio regio, in Dei nomine feliciter. Amen.


2 Spic. convenientia.
1 Spic. eandem.
2 Spic. idem.
3 Spic. quidpiam.
1 Spic. Si vero.
2 Spic. diœceseos.
3 Spic. contingeret.
4 Spic. definiri.
5 Spic. subtrahere.
1 Spic. sint.
2 Spic. pendeant.

Hugues-Capet confirme à l'église de Sainte-Croix ses possessions de toute espèce.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 43
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
  • b Gallia, tome VIII, p. 487.
  • c Rec. des Hist. des Gaules, tome X, p. 556.
D'après a.

In nomine Domini Dei æterni et salvatoris nostri Jesu Christi, Hugo, misericordia Dei rex. Noverit sagacitas omnium fidelium sanctæ Dei ecclesiæ nostrorumque tam præsentium quam futurorum sollertia, quia adiens serenitatem nostram vir venerabilis Arnulfus. Aurelianensis ecclesiæ episcopus, quæ in honore sanctæ et vivificæ Crucis dinoscitur esse constructa, in qua etiam manus Domini apparuit, obtulit obtutibus nostris auctoritates prædecessorum nostrorum, regum scilicet et imperatorum, serenissimi videlicet Karoli quondam imperatoris, necnon filii ejus Ludovici et Karlomanni gloriosissimorum regum, quæ pancartæ vocantur ; in quibus continebatur qualiter ei suisque successoribus inibi Domino famulantibusa omnes res sanctæ præfatæ ecclesiæ, quas ab antiquo tempore juste et legaliter possidebat, et postea tam a regibus ab aliis sanctæ Dei Ecclesiæ fidelibus adquisivit, perpetualiter ad deserviendumb confirmaverunt. Obsecrando itaque humiliter postulavit ut nos, antecessorum nostrorum morem sequentes, easdem res præfætæ ecclesiæ simili nostræ auctoritatis confirmaremus exemplo atque præcepto. Hujus igitur venerabiilis episcopi benignam petitionem cum consultu fidelium nostrorum ratam considerantes, id agere decrevimus. Res autem, quas ab antiquis temporibus seu modernis ipsa tenebat ac modo retinet ecclesia, hæ sunt : monasterium sancti Evurtii, monasterium sancti Lifardi, cum rebus quæ sunt in Pontivo, hoc est villa Rais super fluvium Alevegia, Frovenasc super fluvium Canaad, Angraonæ vicum, similiter Ceresium, quidd est in pago Caltivo, una cum omni merito vel appendiciis eorum, et res quæ sunt in Nocduno et circa Nocdunum ; in pago Turonico, villae Dedera super fluvium qui dicitur Karus, cum omnibus ad se pertinentibus ; item in pago Matisconensi Vitaliacum, et Cirratif in pago Vapincensi, quæ sunt in Burgundia vel in Provincia, cum mansis et omnibus ad se pertinentibus ; item in pago Biturico, in vicaria Carbriacensi, in villa Brustogilo mansum I cum terris, pratis, silvis, et adjacentiis omnibus; in pago Pinciacense, Nielfa, Crispiacas, Olfarciacas, Pompennacas, Amavia et Villare, cum omnibus rebus et appendiciis ad idem monasterium pertinentibus. Idemg monasterium sancti Maximini monachorum ; item capellam S. Maximini juxta murum, monasterium sancti Petri virorum ; item sancti Petri puellarum, sanctæ Crucis Gargogilensis, sancti Aviti ; cella sancti Privati, cum capella sancti Martini quæ est super Ligeritum, sancti Petri Tauriacensis, sancti Saturnini, sanctæ Mariæ Draviacensis, item sanctæ Mariæ fabricatæ, sancti Johannis, sancti Marcelli, sancti Martini prope murum, item sancti Martini Crevennensis, sancti Laurentii,hsancti Gervasii, Puteus sancti Sigismundiii, sancti Vincencii, sancti Sergii, Buccum monasterium, Bellumcampum, Altumvillare, curtem Flavacium, Screonas, Marogilum, item Marogilum, sancti Petri Magdunensis, Forisciniacumj, cum rebus omnibus ad prædicta monasteria vel cellas pertinentibus. Sunt etiam hæ villæ : Seliniacus, Curtim, Pedverius, Bullus, Maciacus, Rofiacus, Ponciacus. In pago Nannetico Cennonusk, Castellanus, Veteres mansionesl, Novavilla, Liminiacus, Buxiacus, Nemausm, Cacionus, ad idem monasterium pertinens, Cambonus, Gaverdonnus, Ingrannæn, cum omnibus appendiciis suis. Item Capsiacus, Ceresiacus. In pago Blesensi Curtim cum ecclesia in honore sancti Vincentii et mansibus XXX. Itemque villas in pago Aurelianensi, Blesensi et Bituricensi, Curtem Maximanam, Novum vicum, Montem Burgodenum, Anogilum, Calciacum, Vultomnum, Ganiras, Nocetum, Auliacum, Lamiaxum, Magarias, Bunnioneo, Magessunp, Montem Frotboldi, Muciacumq, ad Sanciacum mansum I, adr Baniolos mansum I de illo lumine, Varennas, ex abbatia sancti Johannis et alodus quams Karolus imperator serenissimus Teodradot dedit, et idem Teodradus memoratæ ecclesiæ delegavit. Sunt autem ipsæ res infra muros civitatem Aurelianæ, et extra areas X. Et in ipso pago ad Capersamu arpennos CLXVI, et in Embleni villa, et in Macerias, quantumcumque sui juris erat. In curte Leonis mansos II, vineas, terras, ex utraque parte et silva. In Adriliaco, mansos XII. Curciacum, cum ecclesia, silva et appendiciis. In pago etiam Stampensi vel Aurelianensi, inter Undoni villa et Basoni villa atque Erbodiv villa, mansos VIII, et in circuitu terras arabiles. Et in pago Dunensi Inteot Marivillax mansum I. In pago Senonico, in villa Fraxino, mansos XV. In vicaria Ornatrensi, in loco qui dicitur Puteolus, ecclesiam I cum omni dote ad eam pertinente, et III arpennos de prato, et medietatem terriiy quod dedit Archemarus ecclesiæ Sanctæ Crucis, et res cum mancipiis quas Deotimius et Agius, venerabiles episcopi, et alii Dei fideles eidem contulerunt ecclesiæ. Res etiam quas Karolus quondam augustus præscriptæ reddidit ecclesiæ quarum hæc sunt nomina : Basilicas, Ulmetus, Perpetiacus, Gavenoilus, Lalliacus, Cadonnus cum villis ad se pertinentibus, cum aliis Vienna, Limogilo, Buxerola, Silviniaco, cum rebus et mancipiis ad easdem pertinentibus, necnon et villa Dendela, quam Ludovicus junior quondam per præceptum reddidit. Res præterea quas Karolomannus huic reddidit ecclesiæ hæ sunt. In pago Biturico Caltesiuma sive Pauliacus, Rofiacus et Germiniacus, Burbrab et Puteolus. In pago Neversi Marsiacus. Sunt præterea quædam res in pago Aurelianensi, diversis in locis positæ, quas Rotbertus rex præfatæ reddidit ecclesiæ, hoc est : in villa quæ vocatur Clepiacus mansos V, et in villa Triganou pertinentemd ad eamdeme villam Clepiacum, capellam I, mansum I, uncias V, et in prædicto Clepiaco unc[ias] III. In Mardiaco, ecclesiaf I. In Arunto, unc[iam] I ; in Buciaco, quartas II. In Barberoni villa quartam I. In brolio Monbleni, quartam I. In Canolicog, unc[iam] I. In Domiciaco quartam I. In Abel mansos V absos. In Sigilariis, mansum I absum. In Gaugiaco dimidiam ecclesiam super fluvium Bonoiæ. In Bocas mansiones, mansum I ; in Lauriaco, ecclesiam I, mansos VI ; in Sutriniacoh, mansum I cum ecclesia, et inter Ligerum et Ligeritum per deprecationem Lambertii, mansum I. Dedit præterea quidam vir nobilis, nomine Vivianus, prætaxatae ecclesiæ moderno tempore in ipso pago alodum per diversa loca positum, hoc est in Burduno, cum brolio et terra arabili, et in alio loco qui dicitur mansus Meraldi, cum terra arabili, etj casualibus. Item quædam venerabilis matrona, nomine Gitbergak, alodum in eodem pago, villam quæ vocatur Gavasia1 cum terra arabili et brolio, et in alio loco, in villa quæ vocatur Siriacusl, terram arabilem, cum pratis et silva glandifera. Item in pago Carnotensi, quartam partem de villa quæ vocatur Judeis. Dedit itaque quidam nomine Walterius, quondam Hebraeus, postea vero christianus, clausum prope murum Aurelianis civitatis fratribus Sanctæ Crucis habendum, magno precio emptum a monachis sancti Benedicti. Item quædam matronam, in eodem pago, alodum in villa quæ dicitur Saviniacus, cum vineis et terris arabilibus. Res præterea quas Pipinus rex matri ecclesiæ Sanctæ Crucis per præceptum reddidit, vel cellulis ad eandem ecclesiam pertinentibus, hoc est, villa Nansionisn, et quicquid ad illam aspicit, et villao Vetus curtis, et villam Apiarias. Res etiam quæ vocantur Crucialis, in integrum, et res sancti Maximini quæ vocantur Vannas, cum integritate. Villam Gaudiacum, cum ecclesia et appendiciis. Villam Drauciacum, cum integritate. Mausum in loco qui dicitur Curtis genialis. Vicum erutump, cum omni integritate. Villam Pabuli, cum omnibus ad se pertinentibus. Hospitale pauperum sancti Germani, cum integritate. Linerolas, et Marcomaniam, et quicquid ad illas pertinet. Villam Aganæ, et Petram fixam, villam Emeri, cum rebus ad easdem villas pertinentibus. Beneficium etiam quoddam Gaufredi comitis, quod jamdudum ecclesiæ Sanctæ Crucis et Arnulfo præsuli eodem Gauffredo consentiente per scriptum, ubicumque locorum situm sit, quod per manus nostras actenus videbatur habere in beneficium, nunc autem regali præcepto habendum auctorizo in perpetuum. Leodiæ quoque silvæ venationem, sicut antecessores ejus visi sunt habuisse, eidem sanctæ matri ecclesiæ habere concedo, ejusque venabula per eam sine dilatione currere cunctis diebus auctorizo. Monasteria igitur memorata, et cellas, villasque, cum alodis memoratis, et cum omnibus rebus et mancipiis ad se pertinentibus, quæ jure et legaliter modo præscriptus rector ecclesiæ absque aliqua inquietudite possidet ac disponitq, nostra regali potestate per hoc altitudinis præceptum eidem denuo confirmamus ecclesiæ. Siquidem statuendo de nonis et decimis, ut resr de comitatu exsolvantur, sicut in capitularibus et præceptis regum insertum est. Obtulit interea jamdictus præsul venerabilis obtutibus nostris auctoritates immunitatis, in quibus insertum erat quod antecessores nostri, imperatores videlicet et reges Francorum, ecclesiam Sanctæ Crucis cum omnibus rebus ad eam pertinentibus sub suo munimine et defensione stare fecissent. Unde et nos eorum morem sequentes, et venerandi præsulis peticionibus acquiescentess, hoc nostræ immunitatis præceptum pro divino amore et nostræ remedio animæ ad ipsam Sanctam Sedem fieri decrevimus ; per quod regali auctoritate præcipimus ut nullus vicecomes, neque aliust publicus judex, aut aliquis ex judiciaria potestate, in ecclesias, loca vel agros, seu reliquas possessiones quas ab antiquis temporibus vel modernis infra ditionemu regni nostri in quibuslibet pagis vel territoriis juste et legaliter memorata tenet ecclesia, nec in eas res quæ deinceps a chatolicis eidem conlatæ fuerint, ad causas audiendas, vel freda requirenda, aut tributum vel bannum exigendum, aut mansiones in prædictis monasteriis seu villis accipiendas, aut in mansionibus infra civitatem super terram ipsius positis, aut paratas faciendas, aut fidejussores tollendos, aut homines ipsius ecclesiæ tam ingenuos quam colonos super ipsius terram commanentes distringendos, seu alias redibitiones aut inlicitas occasiones quærendas, nostris et futuris temporibus contra voluntatem pontificis ipsius ecclesiæ ingredi audeat. Sed liceat præfato præsuli suisque successoribus res prædictæ ecclesiæ, cum rebus ad eam pertinentibus, una cum telonei medietate, et porta Parisiaca, necnon el posterulav juxta domum ipsius posita, sicut in præceptis antecessorum nostrorum tam imperatorum quam regumx Francorum continetur, sub tuitionis nostræ atque immunitatis defensione consistere. Illud quoque juxta morem prædecessorum nostrorum nostro præcepto interseri placuit, ut si aliquis per tot annorum curricula, id est a tempore Magni Karoli usque ad hoc tempus, ex rebus et mancipiis jamdictæ ecclesiæ, quolibet malo ingenio vel persecutione aliqua imminente, seu tarditate aut negligentia interveniente, invadendo aut subtrahendo aliquid abstulit, vel si quilibet ex prædictæ ecclesiæ mancipiis qualibet voluntate perversa a servitio ipsius se occultavit vel subtraxit, et hoc prælatus ecclesiæ adprobare advocatis accersitis vel testibus ydoneis potuerit, ita per hoc nostræ altitudinis præceptum absque aliqua dilatione adprobet, ut integrumy quæ sua fuerint ipsa recipiat ecclesia sine alicujus contradictione aut intermissione potestatis. Attulit etiam nobis præfatus pontifex privilegium Sanctæ Romanæ Ecclesiæ, a domno Marino papa orthodoxo factum et confirmatum, et præceptum gloriosissini regis Karlomanni, in quibus continebantur ecclesiæ Aurelianensis privilegia sive præcepta in eligendis sibi pontificibus auctoritate apostolica et antecessorum nostrorum confirmationibus habuisse firmata. Ilis itaque fultus auctoritatibus, nostram magnitudinem exoravit ut nostræ auctoritatis præceptum super hoc denuo conscriptæ reconfirmassemus ecclesiæ. Cujus humillimas peticiones rectas per omnia perspicientes, primo omnium pro Dei amore et Sanctæ Romanæ Ecclesiæ veneratione et ipsius sacratissimi loci reverentia, qui speciali benedictione, per manus scilicet Domini apparitionem, consecratus esse dinoscitur, fieri libenter decrevimus. Concedimus præterea hujus sanctæ matris ecclesiæ omniumque monasteriorum sibi pertinentium canonicis et præcepto nostræ auctoritatis roboramus, ut quicquidz, clerici præfatorum locorum tempore vitæ suæ domos aut ædificia ædificata vel ædificanda promeruerinta, cuicumque delegerint ex clero, habeant donandi libertatem, sive venundandi potestatem, sine aliqua prohibitione, et infra claustra præfatorum locorum nullus de exercitu aut potestas aliqua episcoporum, abbatum, comitum, seu reliquorum procerum mansionaticum agere præsumat ; sed servi Domini inibi commanentes, antiqua libertate potiti, militiam Domini absque ulla inquietudine valeant explere securi. Et ut hocb per omnia tempora inviolabiliter conservetur veriusque credatur, manu propria subterfirmavimus, et anuli nostri impressione assignari jussimus. Datum Silvanectis palatio . Rainoldus episcopus et prothocancellarius scripsitd.


a militantibus.
b serviendum.
c Froventis.
d Quantia.
dd quæ.
e villam.
f Cirreti.
g deest.
h abest.
i abest.
j Prisc.
k Cennonus
l Vetus.
m Nemaus.
n Ingrana.
o Bunnionem.
p Hist. des Gaules, Vagessum.
q Id. Fluciacum.
r Ad Sauliacum, mansum I.
s quem.
t Thedrado.
u Cetpersam.
v Herbodi.
x In Teotmari villa.
y territorii.
a Caltesius.
b Burbret.
d pertinente.
e eandem.
f ecclesiam.
g Canolio.
h Sustriniaco.
i Lacberti.
j cum.
k Girberga.
1 Corr. Geravasia.
l Suriacus.
m deest.
n Mansionis.
o villam.
p Erveum.
q absunt.
r ita.
s adquiescentes.
t aliquis.
u dictionem.
v porterula.
x tam r. q. imp.
y in integrum.
z quicumque.
a promeruerit.
b hæc.
c Rotbe to.
d d. subscripsit.

Robert, roi associé, confirme les possessions de Sainte-Croix et l'immunité.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 51.
  • C Bib. nat. de France, lat. 12739, p. 265.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
  • b Rec. des Historiens des Gaules, tome X, p. 573; d'après Estiennot.
D'après a.

In nomine Domini Dei æterni et salvatoris nostri Jesu Christi, Rotbertus misericordia Dei rex. Noverit sagacitas seu utilitas omnium fidelium sanctæ Dei ecclesiæ etc., 1 villam Emeri, cum rebus ad easdem villas pertinentibus. Venationem quoque silvæ Leodigae, quam per quandam convenientiam subripuerunt, reddo, et sicut antecessores ejus tenuerunt, eam eidem ecclesiæ tenendam in perpetuum habendamque cunctis diebus confirmo, Beneficium etiam quoddam Gausfredi comitis, quod jamdudum ecclesiæ Sanctæ Crucis et Arnulfo præsuli, eodem Gauzfredo consentiente per scriptum, reddidi, ubicunque locorum situm sit, quod per manus nostras actenus videbatur habere in beneficium, nunc autem regali præcepto habendum auctorizo in perpetuum. Memorata igitur monasteria etc... 2

Datum Sylvanectis palatio .

Signum 3 Rotberti gloriosissimi regis.

Raynoldus episcopus et prothocancellarius subscripsit.


1 ut supra in literis Hugonis regis, mutatis quœ illic adnotata sunt, usque ad hœc verba:
2 ut supra...
3 (Monogramme)

Louis VI confirme l'affranchissement de tout cens ou coutume accordé par l'évêque d'Orléans à Pierre, chapelain et ami du roi, pour sa maison, qui fait partie du cloître, et l'autorise à construire sur le mur de ville.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 51.
  • C Copie. Bib. Nat. de France, Moreau 84, fol. 107; d'après le cartulaire, sous la fausse date de 1180.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

In nomine sanctæ et individuæ Trinitatis. Ego Ludovicus, Dei gratia rex Francorum. Omnibus tam futuris quam præsentibus notum tieri volumus quia Petrus, capellanus noster et amicus, præsentiam nostram adiit, postulans ut quandam domum suam, quam ipse habebat ante ecclesiam Sanctæ Crucis, muro civitatis inhærentem, quam venerabilis Johannes, Aurelianensis episcopus, communi assensu capituli Sanctæ Crucis, ab omni censu et consuetudine liberaverat,2 Dei et nostri gratia liberam esse concederemus. Cujus petitioni satisfacientes, annuente Philippo, filio nostro jam in regem coronato, domum illam tam ipsi quam ceteris omnibus qui post ipsum eam sunt habituri, ab omni censu et consuetudine liberam et quietam et domum claustri esse in perpetuum concessimus. Insuper etiam in muro civitatis, cui domus illa contigua erat, faciendi quicquid vellet, aut quod sibi aut domui necessarium videretur, eidem potestatem atque licentiam donavimus, et omnibus illis, qui post ipsum eam sunt habituri. Hoc autem ne oblivione posset deleri aut a posteris infirmari, scripto commendavimus, et sigilli nostri auctoritate nominisque karactere firmavimus. Astantibus in palatio nostro quorum nomina subscripta sunt et signa : S. Philippi junioris regis. S. Ludovici buticularii. S. Hugonis constabularii. S. Manasse camerarii. Actum Lorriaci . Data per manum Symonis cancellarii.


2 C'est la charte I du présent cartulaire.

Louis VI confirme la concession faite par l'évêque d'Orléans d'une place dite Tanuz aux chanoines de Sainte-Croix, et l'autorisation qu'il leur a donnée de percer une porte dans le mur de ville et d'y faire les réparations nécessaires.

  • A Original. Arch. dép. Loiret, G, fonds de Ste-Croix.
  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 52.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

In nomine sanctæ et individuæ Trinitatis. Ego Ludovicus, Dei gratia Francorum rex. Notum fieri volumus cunctis fidelibus tam futuris quam et instantibus quod canonici Sanctæ Crucis Aurelianensis in curia episcopali quandam habentes aream, cum domibus orientali muro civitatis adherentibus et ad jus eorumdem canonicorum communiter pertinentibus, in loco qui vulgo dicitur Tanuz, adierunt praesentiam fidelis nostri Johannis, Aurelianensis episcopi, humiliter deprecantes ut quandam particulam curiæ suæ ad episcopatum pertinentem, quæ sita est inter supradictas domos et septentrionem juxta murum civitatis in angulo, habens in longitudine pedes manuales LXta et XVcim et in latitudine totidem, in perpetuum eis concederet. Et cum ipsæ domus prædictæ per eamdem curiam episcopalem consuetudinarium introitum vei exitum habeant, deprecati sunt etiam eumdem episcopum ut licentiam faciendi in muro posterulam ducentem ad orientem, ad egrediendum vel ingrediendum, et insuper de ipso muro, sive in figendis trabibus, sive in superædificandis parietibus, sive in aliis hujusmodi quæcumque ad ædificationem ipsarum domorum necessaria essent, quantum ad episcopatum pertinebat eis concederet, quod ita fecit. Nos autem suprascriptam prædicti fidelis nostri Aurelianensis episcopi concessionem et volumus et approbamus, et majestatis nostræ auctoritate in perpetuum confirmamus. Quod ne valeat oblivione deleri, scripto commendavimus ; et ne possit a posteris infirmari, sigilli nostri auctoritate et nominis nostri karactere subterfirmavimus. Actum Parisius publice . Astantibus in palatio nostro quorum nomina subtitulata sunt et signa : Signum Stephani dapiferi. Sign. Gisleberti buticularii. Signum Hugonis constabularii. Sign. Alperici chamerarii. Data per manum Stephani cancellarii.

Henri I, à la requête de l'évêque d'Orléans, abolit les droits d'entrée sur le vin et interdit la fermeture des portes de la ville pendant tout le temps des vendanges.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 53.
  • a Achery. Spicilegium, t. III, p. 401.
  • b Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après b.

In Christi nomine. Ego Hainricus, gratia Dei Francorum rex. Notum volo fieri cunctis fidelibus sanctæ Dei Ecclesiæ tam præsentibus quam futuris qualiter Isembardus, Aurelianensis episcopus, cum clero et populo sibi commisso nostram serenitatem adiit, conquestionem faciens super quadam injusta consuetudine quæ videbatur esse in ea urbe, videlicet de custodia portarum, quæ custodiebantur et claudebantur civibus tempore vindemiæ, et de impia exactione vini quas faciebant ibi ministri nostri ; obnixe et humiliter deprecans ut illam impiam et injustam consuetudinem sanctæ Dei ecclesiæ et illi clero et populo, pro amore Dei et pro remedio animæ nostræ et parentum nostrorum, in perpetuum perdonarem. Cujus petitioni benigne annuens, perdonavi Deo, sibi, et clero, et populo supradictam consuetudinem et exactionem perpetualiter ; ita ut nulli amplius ibi custodes habeantur, nec portæ, sicut solitum erat, illo tempore toto claudantur, nec vinum cuilibet tollatur nec exigatur ; sed omnibus sit liber ingressus et egressus, et unicuique res sua jure civili et æquitate servetur. Hæc autem perdonatio ut firma et stabilis in perpetuum permaneret, hoc testamentum nostræ auctoritatis inde fieri voluimus, subterque sigillo et anulo nostro firmavimus. S. Ysembardi, Aurelianensis episcopi. S. Henrici regis. S. Gervasii, Remensis archiepiscopi. S. Hugonis Bardulfi. S. Hugonis buticularii. S. Haenrici de Ferrariis. S. Malberti præpositi. S. Hervei viarii. S. Herberti subviarii. S. Gisleberti pincernæ. S. Jordanis cellarii. Balduinus cancellarius subscripsit. Datum Aurelianis publice , Henrici vero regis XXVII.

Louis VI reconnaît au chapitre le droit d'obliage qu'il lui avait dénié et permet de construire des maisons appuyées sur le mur de ville, à condition de ne percer aucune porte dans ce mur.

  • A Original. Arch. dép. Loiret, G. 268.
  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 54.
  • C Bib. nat. de France, Moreau 46, fol. 139.
  • a Musée des Archives Départementales, p. 63, d'après l'original.
  • b Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après b.

In Dei nomine. Ego Lodovicus Dei gratia Francorum rex. Constat apud omnes quos veritatis intellectus illustrat, quia regni gubernacula ad hoc regibus commissa sunt, ut primum bene se regant, deinde legalium ac regalium mandatorum contemptores ultore gladio potenti virtute percuciant, ut quod pontificalis auctoritas verbi gratia non prevalet, hoc regia potestas corrigendo subministret. Postmodum autem eorumdem multimoda pietate regum orthodoxe1 religionis cultores benigniter consolandi sunt, et a seculari exactione penitus liberandi, ut ad orationum instanciam, pro pace et stabilitate imperii christiani devoti reddantur, et ab adversariorum tirannide quieti permanentes et securi Domino Deo cum gaudio perpetuo famulentur.

Quibus divinorum testimoniis decretorum ego Ludovicus, Dei gratia Francorum rex, aliquantulum eruditus, immo de beneficiis ecclesiarum nobis ad tuendum commissis minus quam deceret metuens, dignum et utile ducimus ut universis sancte matris ecclesie cultoribus tam posteris quam et instantibus cyrographi memoria recensemus, quia tocius querele calumpniam, quam adversus canonicos sancte Crucis in dismembratione decanie ejusdem ecclesie licet inmerito calumpniabamur, perpetualiter quietam dimisimus, et, quemadmodum in precepto patris nostri donni Philippi regis ex oblatis eorum scriptum habetur, ita easdem oblatas prefatis canonicis modis omnibus possidendas concessimus et habendas.

Preterea universis in regno nostro successoribus et heredibus nostris notum fieri volumus ac certum haberi quia domorum edificationem, quam super muros civitatis nostre Aurelianensis absque assensu nostro fieri calumpniabamur, dicentes non licere, interventu et oratione quorumdam fidelium nostrorum, immo canonicorum peticione, in universis domibus infra claustrum sancte Crucis compositis atque in posterum componendis, tam laicis quam clericis, et ligno et lapide, deinceps edificare, prout unicuique placuerit, preter posternam et hostium, modis omnibus concedimus ; et ne irritum ulterius fieri valeat, vel cujuslibet usurpatoris invidia infirmari nostri nominis karauctere (sic) et sigillo signari precepimus et firmari. Presentibus de palatio nostro quorum nomina subtitulata sunt et signa.

S. Anselli tunc temporis dapiferi nostri. S. Hugonis de Calvo monte constabularii nostri. S. Widonis Silvanectensis buticularii nostri. S. Widonis Walerannidis camerarii nostri.

Actum Aurelianis publice .

(Monogramme)

(Chrismon).

Stephanus cancellarius relegendo subscripsit.


1 e final cédillé dans tout l'acte.

Louis VI reconnaît au chapitre la propriété d'une famille de serfs, pour le repos de l'âme de Philippe I, son père, et de la sienne.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 55.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
  • b Luchaire, Louis VI, p. 334.
D'après a.

In nomine sancte et individue Trinitatis. Ego Ludovicus, Dei gratia Francorum rex. Notum fieri volo tam presentium quam futurorum prudentie quia adierunt celsitudinem nostram quidam homines nostri, in aurem nobis mitentes quatinus quosdam homines in terra sanctæ Crucis manentes, et quos canonici in suos servos tenebant, ut nostros servos clamaremus et requireremus, quod ita et fecimus ; approbare scilicet volentes quemdam, Seguinum nomine, et alium nomine Giraldum in servos nostros, unum quia de ancilla nostra, alium quia de servo nostro natus fuisset. Quod cum, prout competens et necessarium esset, probari non posset, quicquid in eis clamabamus totum ecclesie sanctæ Crucis, pro anima patris nostri bone memorie Philippi regis antecessorumque nostrorum, pro nostra etiam anima, donavimus, quietum et liberum clamavimus, concedentes eos jure perpetuo sancte Crucis servos, omnesque qui ex eis nati sunt sive nascentur, filios sive filias. Eorum autem qui jam nati erant hec sunt nomina : filii Giraldi, Olricus et Raimbaudus ; filie ejus Hermengar lis et Maria. Partiti etiam sumus et filios et filias Landrici fabri ad nostram partem, uxorem Rainaudi et Ducardum fratrem suum accipientes, sororem autem aliam, Aremburgim nomine et alium fratrem, Hubertum scilicet Groslinum, sancte Cruci dimittentes. Quod ut inviolatum permaneat, sygillo corroborari nostro precepimus. Fuerunt ex nostra parte : Anselmus dapifer, Arluinus, Bartholomeus, Ingelbaudus, Hugo griarius, Paganus filius Garini, Paganus frater episcopi, Gaudinus, Godefridus prepositus, Radulfus de Puncto, Gumbertus de Artenaio, Grimaldus homo dapiferi, Petrus filius Danielis. Ex canonicorum parte : Stephanus decanus et regis cancellarius, Seguinus cantor, Vulgrinus archidiaconus, Fulcherius archipresbyter, Philippus sancti Aniani subdecanus, Jacobus frater ejus, Paganus de Vitriaco, Drogo, Petrus archipresbyter. Laici : Arrianus, Jordanus, Raimbaudus, Alcherus, Hugo de Scalis, Josfridus de Talpinosi, Rotbertus de Prevencheria, Durandus de Moresi1. publice, in capitulo sancte Crucis .


1 Luchaire lit Moreto.

Louis VI règle avec le chapitre de Sainte-Croix plusieurs questions relatives aux serfs.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 57.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
  • b Bulletin de la Soc. Arch. et Hist. de l'Orléanais, tome VIII, p. 82.
D'après a.

In nomine sanctæ et individuæ Trinitatis. Ludovicus, Dei gratia Francorum rex. Notum esse volumus tam præsentium quam futurorum sanctæ Dei Ecclesiæ curam gerentium sollerciæ, homines sive clientes nostros nobis in aurem misisse ut Petrum, sanctæ Crucis majorem, in nostrum servum proprium clamaremus, ea scilicet ratione quod mater ejus ex eo genere sive familia nostrorum servorum erat, qui inter duas aquas, Uxantiam scilicet et Bionam, habitant ; ubi consuetudo usque ad nostra tempora extiterat, eum regibus in servis sive ancillis neminem posse partiri. Quorum verbis adquiescentes, ut ipsi nobis intimaverant, eum in nostrum servum clamavimus. Unde ecclesiæ Sanctæ Crucis canonicis mirantibus, immo perturbatis, quia pater ipsius ecclesiæ jamdictæ servus extiterat, adierunt serenitatem nostram Johannes, Aurelianensis ecclesiæ episcopus, et cum eo Stephanus, ejusdem ecclesiæ decanus, adhibitis secum prædictæ ecclesiæ venerabilibus canonicorum personis, crantes et supplicantes quatinus eorum ecclesiæ misereremur, neque res suas, quas antecessores nostri reges pro animarum suarum remedio ampliaverant, minueremus aut inquietaremus. Quorum racionabilibus et modestis precibus flexi, ad consilium et concessionem uxoris nostræ, Adelaidis scilicet reginæ, baronum etiam nostrorum, pro peccatorum nostrorum remissione, pro antecessorum quoque nostrorum animabus, totam calumpniam sive rectitudinem prædictam, quam super Petrum majorem ponebamus, Sanctæ Crucis canonicis quietam clamavimus, et quod Petrus et ejus uxor et omnes eorum heredes servi Sanctæ Crucis essent concessimus ; hoc insuper addentes, quod si prædictus Petrus sine herede masculo moreretur, canonici prædicti fratrem ipsius Johannis, qui cognominatur Paganus, et omnes quos habebit heredes habeant. Et ne ultra super hujusmodi inter nos et ipsos lis sive controversia oriretur, hoc in perpetuum eis concessimus, ut in toto regno nostro, sive servi eorum, sive ancillæ nostris servis vel ancillis maritali jure conjuncti fuerint, nos cum eis et ipsi nobiscum, nullo loco penitus excepto, omnes qui ex eis processerint heredes partiantur. Quod ut inviolabile futuris temporibus maneat, sigilli nostri impressione corroborari præcepimus. Astantibus in palatio nostro quorum nomina subtitulata sunt et signa. S. Anselmi dapiferi. S. Hugonis constabularii, S. Gisleberti buticularii. S. Widonis camerarii. Actum publice Aurelianis in palatio .

Datum per manum Stephani cancellarii.

Philippe I accorde au chapitre de Sainte-Croix les droits de voirie, tôle et justice qu'il possédait sur les quatre arpents de vigne de Saint-Martin (Olivet).

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 58.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

In nomine Domini. Philippus, Dei gratia Francorum rex. Notum fieri volumus fidelibus nostris quod Johannes, ecclesiæ sanctæ Aurelianensis episcopus, el Gosfridus ejusdem archidiaconus et subdecanus, cum ceteris canonicis, adiere sereni tatem nostram, deprecantes ut eis viariam nostram, quæ in vineis eorum videlicet quatuor aripennis plus minusve fuerat apud Domnum Martinum, et omnem justiciam nostram, et toltam concederemus. Terminatur autem ex una parte atrio ecclesiæ, altera fluvio Ligeritis, tertia via publica, quarta terra sancti Victoris. Intra has determinationes in præfatis vineis et terra eis viariam et omnem justiciam nostram et rectitudinem et toltam, quam ibi habebamus, pro Deo annuimus et concessimus, et ad faciendum inde quicquid disposuerint et voluerint licentiam donando concessimus, concedendo donavimus. Et ut hæc concessio et donatio nostra firma et inconcussa permaneat memoriale istud inde fieri et nostri nominis karactere et sygillo signari et corroborari præcepimus. Actum Aurelianis .. . Lancelino buticulario nostro, Gualone constabulario, dapifero Manasse.

Gislebertus cancellarius ad vicem Goisfridi archicancellarii, Parisiorum episcopi, relegendo subscripsi.

Henri Ier abandonne à Sainte-Croix ses droits et ceux de ses chevaliers sur la villa de Fontaines-en-Etampois.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 59.
  • C Bib. nat. de France, Moreau 23: 168, fol. 203. Copie d'après le cartulaire.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Si loca sanctorum, in quibus eorum memorias agimus ac cineres custodimus, cultu piæ devotionis atque religionis officio ad melioris apicem status provehere curemus, omn dubietate seclusa credimus eosdem patrocinatores nobis haberi in cælis, ob quorum honorem hæc agere studemus in terris ; et quanquam nichil illis præmii conferatur a nobis, nobis tamen merces religionis aucmentando adquiritur ; ac non solum futuræ repensionis denario nosmet ditari confidimus, sed et præsentis vitæ curriculo ab imminentibus anxietatem periculis, eisdem intervenientibus, multociens liberari. Quapropter minime dubitandum est æternis nos suppliciis affligendos, si aliorum vota tam temerarie applicamus usibus nostris, et non eisdem locis quibus attributa sunt remanere permittimus. Unde cujusdam viri sapientis ammonemur documentis, quibus ait : Ante mortem præpara tibi justitiam, quoniam non est invenire epulas apud inferos. Horum igitur et aliorum incitamentis oraculorum instructus, ego Heinricus, gratia Dei Francorum rex, notum fieri volo omnibus fidelibus nostris tam præsentibus quam etiam futuris quia omnes redibitiones et consuetudines, justas et injustas, quæ michi meisque militibus competebant, qui eas ex nostra manu tenere videbantur, in beneficio de terra Sanctæ Crucis quæ sita est in pago Stampensi, villa scilicet quæ Fontanis vocatur cum omnibus appendiciis suis et ad eam prospicientibus, ob remedium animæ meæ totas ad integrum eidem loco dimittimus, et dimissas perpetualiter habendas concedimus, eo siquidem tenore ut nullus eas deinceps, sive episcopus, seu decanus, aut præpositus invadere sibi præsumat. El ut hæc nostræ constitutionis auctoritas pleniorem in Dei nomine obtineat per supervenientia tempora vigorem, sigilli nostri impressione adnotari jussimus.

S. Heinrici regis. S. Arnulfi Turonensis archiepiscopi. S. Gervasii Cenomannensis episcopi. S. Hugonis abbatis Sancti Benedicti Floriacensis. S. Landrici militis. S. Burcardi militis. S. Evrardi militis. S. Alberti militis. S. Hugonis militis, cujus beneficium antea fuit.

Datum Aurelianis publice , regis Henrici XIII.

Balduinus cancellarius subscripsit.

Louis VI abolit les droits de gîte et de prise que les veneurs royaux exigeaient à Traînou et Cléchy, et ne maintient que la brenée.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 60.
  • C Bibl. d'Orléans, mss. 552, fol. 254.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

In nomine sanctæ et individuæ Trinitatis. Liquet omnibus catholicæ fidei cultoribus quod filii sanctæ matris Ecclesiæ, qui ad funiculum hereditatis Christi pertinent, in terra viventium portionem quærunt. Certum est enim quod providentia Dei sapientes hujus mundi in astucia eorum comprehendit, et judices eorum in stuporem adducit, humilibus autem dat gratiam. Quippe potens est discingere balteum regum, et præcingere renes eorum fune. Quamobrem ego Ludovicus, præfata institutione eruditus, dono gratiæ Dei rex Francorum constitutus, providens examen districti judicii, cui nudus erit abyssus humanæ conscientiæ, notum facio præsenti nationi et succedentium posteritati quod pro enormitate peccaminum nostrorum, ut inde veniam adipisci mereamur, et pro requie animarum nostrorum prædecessorum, Triguanum, sanctæ Crucis villam, hoc libertatis privilegio donamus, quod consuetudines illas, quæ regio more per venatores moleverant, videlicet quod per violenciam apud homines istius villæ et ad villam pertinentes hospitabantur, atque per rapinam victum ab ipsis hospitibus exigebant, insuper equos vel quælibet jumenta honerifera violenta exactione quasi ad victum canum deferendam rapiebant, omnino abolemus, regio decreto extirpamus. Præterea Clichiacum, et quicquid ad præfati Triguani potestatem contingit, sub prætaxatæ libertatis astipulatione permanere concedimus. Et quoniam sanctæ et gloriosæ Aurelianensi ecclesiæ satisfacere volumus, nichil in supradicto Triguano, nichil in Clichyaco, vel in eis quæ ad Triguanum pertinent, nos vel venatores nostri, præter justum bremnagium, nobis retinemus. Itaque ne, cursu temporum labente, vento oblivionis tradatur, verum sinu memoriæ reponatur, sigillo nostro assignari præcepimus. Si quis autem contra hoc regale decretum nostrum ire præsumpserit, quasi reus regiæ nostræ majestatis posthac reputetur, et gladio anathematis perpetuo feriatur.

Actum est publice Aurelianis .

Data per manus Stephani cancellarii, ejusdem Aurelianensis ecclesiæ decani. S. Ludovici regis. S. Radulfi comitis. S. Anselmi dapiferi. S. Hugonis constabularii. S. Gisleberti buticularii. S. Guidonis camerarii.

Louis VII confirme, à la demande de Régnault, fils d'Etienne de Graçay, son entente avec l'église d'Orléans au sujet de Maray.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 61
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
  • b Luchaire. Etude sur les actes de Louis VII, p. 372.
D'après a.

In nomine sanctæ et individuæ Trinitatis. Ego Lugdovicus, Dei gratia rex Francorum et dux Aquitanorum. Convenit stili auctoritate certa fieri que non expedit in posterum oblivisci. Ea nimirum consideratione notum facimus universis, quam præsentibus tam futuris, quod veniens in presentiam nostram Aurelianis Ræinaldus, filius Stephani Cratiacensis, ex parte sua et patris matrisque sue, instanti prece celsitudinem nostram expetiit ut concordiam, quam cum ecclesia Sancte Crucis Aurelianensis super diu habitis adversum se querelis convenienti diffinitione firmaverant, erga ecclesiam et canonicos in manu caperemus, ejusque concordie tenorem evidenti nostre munitionis in scriptum designaremus inditio. Cujus nos precibus racionabiliter annuentes, bonum duximus et querelas super quibus convenerant summatim attingere, et ita competentius inite modum concordie pariter explicare. Requirebat præfatus Stephanus Cratiacensis in terram Sancte Crucis Aurelianensis de Mazaio, — et ita quidem sive juste sive injuste longum habuerat, — equitatum quocienscunque vellet, quocienscunque submoneret. Requirebat etiam homines Sancte Crucis, ex quo parrochiam et banleviam Maziacensem exirent, in suos, affirmans quod sui juris essent, quocunque a parrochia illa et banlevia migrarent. Requirebat preterea Bufetos, et omnem eorum progeniem, et Raimbaudi Pastonis in terra Sancte Crucis hereditatem. Ceterum tandem decidens in lectum, animæ suæ providere consuluit ; et, recognoscens injuriam suam, quæcunque in supradictis omnibus sive juste sive injuste habuerat, videlicet equitatum de omnibus hominibus in terra Sancte Crucis manentibus, cujuscunque sint homines, a parrochia Maziacensi et banlevia sive Cratiacum sive quolibet alibi demigrantes, Bufetos et omnem eorum progeniem, omnem denique Raimbaudi Pastonis in terra Sancte Crucis hereditatem, prefate ecclesie ipse et uxor ejus Ascelina et filius ipsorum Reinaldus penitus dimiserunt, et nichil perpetuum de hujusmodi sese requisituros propriarum manuum juramento firmarunt. Canonici vero Sancte Crucis, pro tali injurie sue reformatione, de captali suo quatuor XX libras et VIIII illis condonaverunt, et XL libras insuper et duos cyphos argenteos de proprio contulerunt. Quod ut ratum inconcussumque permaneat, scripto commendari, sigilli nostri auctoritate muniri, nostrique nominis subterinscripto caractere corroborari precepimus, et erga canonicos, ut supra dictum est, in manu cepimus.

Actum publice Aurelianis . Astantibus in palatio nostro quorum nomina subtitulata sunt et signa. S. Radulfi Viromandorum comitis, dapiferi nostri. S. Willelmi buticularii. S. Mathei camerarii. S. Mathei constabularii.

Data per manum Cadurci cancellarii.

Louis VII règle les droits royaux sur le mobilier des évêques d'Orléans décédés et promet qu'en temps de régale il ne sera perçu qu'une taille non supérieure à soixante livres.

  • B Copie authentique. Arch nat., J 170, nº 27.
  • C Bib. nat. de France, lat. 9009, fol. 293
  • D Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 63.
  • a Gallia christiana, tome VIII, col. 513-514.
  • b Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après b.

In nomine sanctæ et individuæ Trinitatis, Ludovicus, Dei gratia rex Francorum, omnibus in perpetuum. Nichil æque magoum aut gloriosum operari creditur liberalis magnificentia regum, quam ut ecclesiarum libertatem pietatis studio semper intendat augere, et molitas consuetudines, quas ad earum gravamen possessionis usus in tenorem juris adduxit, rationabili providentia relaxare. Cujus rei gratia dilectissimi nostri Manasse, venerabilis Aurelianensis episcopi, piæ petitioni debita benignitate gratum impertientes assensum, quoniam ex internæ dilectionis affectu ecclesiam Aurelianensem semper dileximus, et ejusdem episcopi honoratam personam in nostræ gratiæ familiaritatem speciali prærogativa suscepimus, ipsi et successoribus ejus in perpetuum donamus et condonando concedimus quod in domibus episcopalibus, post decessum episcoporum, neque nos neque successores nostri ligneum deinceps seu ferreum aliquid, sicut antiquitus fuerat consuetum, seu per nos seu per nostros ministeriales capiemus. Lectisternia, cortinæ et cetera supellex, quæcunque solet esse ad pulchritudinem sive speciem atque utilitatem domorum, et quicquid omnino invenietur decedente episcopo, excepto omni eo quod de argento fuerit et de auro, quod nobis retinemus, salva permanebunt ad opus successuri episcopi. In grangiis quæcunque superfuerint, boves, oves et alia quadrupedia, gallinæ et quæcunque volatilia, si mortalitas non vastaverit, transcribentur successori ; et interim, vacante sede, dum in manu nostra constabit episcopatus, labor carrucarum exercebitur ; et quod, conductis operariis et pastis, superabundaverit accipiemus. Ad majorem etiam Aurelianensis ecclesiæ libertatem concedimus, et per præsentis scriptum paginæ perpetualiter stabilimus, quod quando episcopatus Aurelianensis in manus regias devenerit1, nullam prorsus exactionem vel talliam in terra ejusdem episcopatus vel nos vel successores nostri de cetero faciemus, nisi eam quæ statuto tempore debetur episcopo, scilicet , quam nostri ministeriales sine contradictione Aurelianensis ecclesiæ ex nostro vel successorum nostrorum mandato accipient, ac reliquos etiam consuetudinarios redditus episcopatus ; ac ne etiam talliæ illius summa supra modum ad gravamen ecclesiæ ullis occasionibus augeatur, certa sub assignatione statuimus, ac modis omnibus inhibemus, nenumerum LX librarum excedat. Quod ut ita perpetuæ stabilitatis obtineat munimentum, et quam præsentibus tam futuris perhenniter innotescat, scripto commendari ac sigilli nostri auctoritate muniri nostrique nominis subterinscripto karactere corroborari præcepimus.

Actum publice Aurelianis , consecrationis nostræ XXVI. Astantibus in palacio nostro quorum subtitulata sunt nomina et signa. Sig. comitis Blesensis Theobaldi, dapiferi nostri. S. Widonis buticularii. S. Mathæi camerarii. S. Mathæi constabularii.

Data per manum Hugonis cancellarii.


1 Note de Baluze, en marge : Simile privilegium pro ecclesia Paris, extat in Magno chartulario ecclesiæ Paris. lib. 19 cap. 67.

Louis VI confirme au chapitre la possession de Villepion et du clos de vignes de Couasnon.

  • A Original. Arch. dép. Loiret, G 371.
  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 65.
  • a Musée des Arch. départementales, p. 68.
  • b Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après b.

In nomine sanctæ2 et individuæ Trinitatis. Ego Ludovicus, Dei misericordia in regem Francorum sublimatus. Notum fieri volo cunctis fidelibus tam futuris quam instantibus quod Johannes, venerabilis Dei gratia Aurelianensium episcopus, Stephanus quoque, Sanctæ Crucis decanus, et Archembaudus subdecanus et præpositus, Majestatis nostræ præsentiam humiliter adiere, postulantes ut villam, quæ Villare pium dicitur, et clausum vinearum quod apud Cosnonium situm est, quæ ipsi capitulo Sanctæ Crucis ad communes usus capituli dederant et concesserant, nos quoque eidem capitulo jure perpetuo concederemus, et quod ipsi inde fecerant confirmaremus. Nos vero dignam eorum peticionem repellere indignum judicavimus, et prædictum donum et concessionem corum volumus et approbamus, et regiæ Majestatis auctoritate in perpetuum confirmamus, et brenagium nostrum, quod in prædicta villa, Villari pio videlicet, habebamus, pro peccatorum nostrorum remissione in perpetuum dimittimus, et eandem villam ita ab omnibus consuetudinibus et exactionibus perpetuo liberam esse concedimus, quod nos vel heredes nostri vel famuli vel ministeriales nostri nichil penitus ibi amplius habeamus aut exigamus. Quod ne valeat oblivione deleri, scripto commendavimus ; et ne possit a posteris infirmari, sigilli nostri auctoritate et nominis nostri karactere subterfirmavimus. Actum Lorriaci publice .

Astantibus in palatio nostro quorum nomina subtitulata sunt et signa.

S. Stephani dapiferi. S. Gisleberti buticularii. S. Hugonis constabularii. S. Alberici chamerarii.

Data per manum Stephani cancellarii. 1


1 Au xve siècle on a écrit au dos : « Carta Ludovici regis de libertate data ecclesie pro villa de Villepion et Couanum. " Le clos du Grand-Coigny tenait à la " rue à aller à Couasnon ». — Inv. des titres de Sainte-Croix (Arch. du Loiret, G. 164) p. 274.
2 L'e final est cédillé dans tout cet acte.

1 (Monogramme).

Louis VII confirme le don fait par l'évêque d'Orléans au chapitre de 15 livres de revenu sur les oblations au jour anniversaire de la reine Constance et au sien.

  • A Original. Arch. dép. Loiret G 2571.
  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 66.
  • a Achery, Spicilegium, tome VIII, p. 197.
  • b Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après b.

In nomine sanctæ et individuæ Trinitatis amen. Ludovicus, Dei gratia Francorum rex, omnibus in perpetuum. Regiæ sublimitatis nostræ deposcit officium ut nos, qui in solio regni Francorum munere divino residemus, amore Dei de ecclesiis sub nostra potestate constitutis solliciti simus, et si qua personis divino mancipatis servicio beneficia conferantur, maxime illis quas karitatis ac familiaritatis brachiis arcius amplexamur benignum præbeamus assensum, et ne processu temporum perturbari aut in irritum duci valeant pietatis intuitu caveamus. Notum itaque facimus universis tam futuris quam præsentibus quod fidelis ac naturalis noster vir venerabilis Manasses, ecclesiæ Aurelianensis episcopus, canonicis suis, videlicet capitulo Sanctæ Crucis, annuum redditum quindecim librarum in oblationibus magni altaris et calicis in elemosinam perpetuam donavit ; certos etiam terminos, quibus singulis annis reciperentur, assignans, statuit et decrevit ut de illis quindecim libris semper in die anniversarii nostri sexaginta solidi, et in die anniversarii uxoris nostræ, Constanciæ reginæ, quæ in eadem ecclesia consecrationis suæ benedictionem accepit, quadraginta solidi canonicis illis qui servitio intererunt persolventur. Primus terminus decem librarum est ab Isti sunt dies, quando incipit passio Domini, donec integre reddantur. Secundus terminus centum solidorum est, a crastina die exaltationis Sanctæ Crucis, donec integre reddantur. Nos igitur a fideli nostro episcopo requisiti et rogati, cum apud Karitatem essemus, præsentibus fidelibus nostris comite Blesensi Theobaldo, et Petro fratre nostro, et ceteris, peticioni ejus, quæ nobis rationabilis videbatur, condescendimus, et rem totam, sicut ab ipso facta est, amore Dei et intuiti devocionis quam erga nos ipsum capitulum habere dinoscitur concedimus, et præsentis scripti patrocinio confirmamus. Quod ut ratum deinceps permaneat et inconvulsum, scripto commendari et sigilli nostri auctoritate communiri præcepimus. Actum publice apud Karitatem Astantibus in palacio nostro quorum subscripta sunt nomina et signa. S. comitis T. dapiferi. S. Guidonis buticularii. S. Mathæi camerarii. S. Radulfi constabularii.

Data per manum Hugonis cancellarii 1.


1 Scellé sur lacs de soie jaune sur double queue. Le sceau manque.

1 (Monogramme)

Louis VII affranchit la villa de Traînou de la taille du pain et du vin.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 67.
  • a Luchaire. Et. sur les actes de Louis VII, p. 368.
  • b Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après b.

In nomine sancte ac individue Trinitatis. Ego Ludovicus, Dei gratia rex Francorum et dux Aquitanorum. Digne benignitas regalis excipit quod ecclesiarum quieti contradicit. Notum itaque facimus universis, et presentibus pariter et futuris, quod in villam Sancte Crucis Aurelianensis quæ Trieno nuncupatur, talliatam panis ac vini tanquam ex debito jure requirebamus. Prece vero canonicorum, et pro remedio anime nostre et patris nostri, et regalis munificentie largitate, a talliata ista prefatam villam omnino liberamus, et hujusmodi consuetudinem nullatenus in posterum requirendam rata diffinitione censemus. Quod ut perpetue sabilitatis obtineat munimenta, scripto commendari, sigilli nostri auctoritate muniri, nostrique nominis subterinscripto karactere corroborari precepimus.

Actum publice Parisius . Astantibus in palacio nostro quorum nomina subtitulata sunt et signa. S. Radulfi, Viromandorum comitis, dapiferi nostri. S. Mathæi chamerarii. S. Mathei constabularii. S. Willelmi buticularii.

Data per manum Cadurci cancellarii.

Louis VII confirme l'affranchissement de taille accordé par son père aux terres du chapitre sises à Fontaines et Ormoy en Etampois.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 67.
  • C Bibl. nat. de France, Moreau 57, fol. 237, d'après un cartulaire de Sainte-Croix, fol. 211.
  • a Luchaire. Et. sur les actes de Louis VII, p. 357.
  • b Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après b.

In nomine Domini. Ego Ludovicus, gratia Dei rex Francorum et dux Aquitanorum. Notum fieri volumus universis, tam futuris quam presentibus, quod dominus predecessor noster bone memorie Ludovicus, in terra Sancte Crucis, que est in territorio Stampensi, scilicet apud Funtanas et apud Ulmetum, et in tota terra que ibi appendet, se nullam talliam et exactionem debere facere recognovit, et eandem terram ab omni tallia et exactione sua liberam et quietam in perpetuum esse dimisit et concessit. Nos quoque, pro remedio anime ipsius, et pro regni nostri stabilitate, et pro veneratione gloriosissime ecclesie Sancte Crucis, predictam terram cum omnibus appendiciis suis ab omni tallia et exactione liberam et quietam in perpetuum esse concessimus et eternaliter confirmavimus. Quod ut perpetue stabilitatis obtineat munimentum, scripto commendavimus et sigilli nostri auctoritate, et nominis nostri caractere subterfirmavimus.

Actum publice apud Ingranniam , astantibus in palatio nostro quorum nomina subtitulata sunt et signa. S. Radulfi, Viromandorum comitis et dapiferi nostri. S. Willelmi buticularii. S. Mathei constabularii. S. Mathei camerarii.

Data per manum Algrini cancellarii.

Jean, évêque d'Orléans, accorde au chapitre, à perpétuité, la villa de Villepion et le clos de vignes de Coigny1.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 68.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

In nomine sanctæ et individuæ Trinitatis. Ego Johannes Dei gratia Aurelianensis episcopus, et Stephanus Sanctæ Crucis decanus, Archembaudus quoque subdecanus et præpositus. Notum fieri volumus cunctis fidelibus tam futuris quam et instantibus quod commune capitulum Sanctæ Crucis communi et humili peticione a nobis postulavit ut villam quæ Villare pium dicitur, quæ videlicet huc usque præstitura extiterat, jure perpetuo habendam et possidendam, et cum ea clausum vinearum apud Cogsniacuma, ad communes usus capituli eis concederemus, et in plenam capituli potestatem prorsus redigeremus. Nos siquidem provida consideratione consilii possessiones et redditus eorum ipsis in servicio Dei minus sufficere diligentissime intuentes, petitioni eorum annuendum digne censuimus, et prædictam villam cum clauso supradicto ita proprie et libere et jure perpetuo habendam et obtinendam eis concessimus, ut neque nos neque successores nostri, episcopus videlicet, aut decanus, aut præpositus, neque aliquis major, neque quilibet ministeriales nostri, in ea vel in ejus appenditiis quicquam deinceps capiamus, et ut plenius dicatur, ibi nihil penitus habeamus, neque aliquam ibi talliam vel consuetudinem quamlibet exigamus ; immo et villa et omnia ad eam pertinentia ita solius capituli propria habeantur, et quicquid redditus in perpetuum illa reddiderit, in communibus tantum canonicorum usibus expendatur. Si quis autem prædictæ concessioni et institutioni nostræ scienter in posterum obviare et inde aliquid præsumpserit aut mutare aut minuere, sciat se excommunicationis proculdubio sentenciam incurrisse. Quod ne valeat oblivione deleri, scripto commendavimus ; et ne possit a posteris infirmari, sigilli nostri auctoritate subterfirmavimus.

Actum publice . S. Stephani decani. S. Philippi præcentoris. S. Archembaudi subdecani et præpositi. S. Bartholomæi capicerii.

Data per manum Algrini cancellarii.


1 « Extatetiam descripta nº VII hujus chartularii ». — Cf. ch. LII., n. 1.
a Cosniacum.

Louis VII confirme la donation faite à Sainte-Croix par Thierry de Boissy de la terre de Sainte Croix de Boissy.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 69.
  • a Luchaire. Et. sur les actes de Louis VII, p. 370.
  • b Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après b.

In nomine sancte ac individue Trinitatis. Ego Ludovicus, Dei gratia rex Francorum et dux Aquitanorum. Notum facimus universis, quam presentibus tam futuris, Theodericum de Buxeio ecclesie Sancte Crucis Aurelianensis terram Sancte Crucis de Buxeio in helemosinam contulisse. Huic vero donationi prefate, precibus canonicorum ecclesie, quam de beneficio regalis munificentie fundatam ac dotatam esse cognoscimus, nostrum benigne prebuimus assensum, et nostre concessionis auctoritate firmantes, contra omnes nos statuimus defensorem. Quod ut perpetue stabilitatis oblineat munimenta, scripto commendari, sigilli nostri auctoritate muniri, nostrique nominis subterinscripto karactere corroborari precepimus.

Actum publice apud Castellionem , astantibus in palatio nostro quorum nomina subtitulata sunt et signa. S. Radulfi, Viromandorum comitis, dapiferi nostri. S. Mathei camerarii. S. Mathei constabularii. S. Willelmi buticularii.

Data per manum Cadurci cancellarii.

En présence de Thibaud, comte de Blois, Pierre de Péronville engage au chapitre, pour 40 livres, ses possessions à Villequoy.

  • A Original. Arch. dép. Loiret, G 377.
  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 70.
  • C Bib. nat. de France, Moreau 107, p. 73; d'après le cartulaire, fol. 132.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

In nomine sancte et individue Trinitatis. Ego Teobaldus, Dei gratia comes Blesensis et regius dapifer. Notum fieri volo tam instantibus quam futuris, quod Petrus de Pesovilla invadiavit capitulo Sancto Crucis pro XL libris quicquid habebat in villa que dicitur Villa Gualli, tam in hominibus quam in terris cultis sive non cultis, tam in aquis quam in pascuis, cum omnibus redditibus ad villam pertinentibus, excepta porciuncula terre quam ipse locaverat cuidam colono per quinquennium ; peracto vero quinquennio, redibit ad ecclesiam. Si tamen interim in possessione fuerit vadimonii, terminus vadimonii erit usque ad duos annos ; peracto autem termino isto, usque licebit Petro vel heredi ejus redimere. Quod si infra terminum non redemerit usque vel , deinceps non poterit redimere usque ad annum. Poterit autem redimere singulis annis, et non aliter. Odo Borrelli, a cujus feodo predictus Petrus se dicebat habere possessionem, voluit et laudavit. Juraverunt insuper ipse et filius ejus primogenitus, et uxor filii, et alii heredes sui, omnem calumpniam sive questionem super vadimonio movendam se pacificaturos. Quod si a predicta pactione aliquo modo resilire voluerit, Odo prenominatus et ipse Petrus dederunt me obsidem et responsalem super possessionem suam, si , ab ecclesia submonitus, emendare noluerit ; ita quod, salvo jure hominii utriusque, de rebus eorum capiam ; ita quidem quod, quicquid da[m]pni ecclesie inde illatum fuerit restaurabo, donec idem Petrus ad plenum ecclesie satisfecerit. Sciendum autem quod Petrus et heredes sui usumfructum prenominate terre crogaverunt ecclesie Sancte Crucis in elemosinam, quandiu vadimonium durabit. Actum in presencia nostra .

Thibaud, comte de Blois, fait don au chapitre du droit de gîte qu'il possède à Nouan-sur-Loire.

  • A Original. Arch. dép. Loiret. G 356.
  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 71.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Teobaldus, Dei gratia comes Blesensis et Francie senescalcus. Notum facimus universis tam presentibus quam futuris quia pro remedio anime nostre et patris nostri, et parentum nostrorum, consuetudinem, que vulgo gistum dicitur, quam in villa Sancte Crucis que Noemium apellatur habuimus, ecclesie Sancte Crucis in perpetuum condonamus, sic ut nec ego, nec successores nostri, nec prepositus Blesensis, nec aliqui servientes nostri aut successorum nostrorum, quicquam amodo inde requirere aut reclamare presumamus, ita tamen ut cum prepositus noster de Sancto Deodato in , quas vulgo commandicias vocant, venerit recipiendas, se tercio, pane, et vino, et carne, uno tantum prandio procuretur. Similiter et in autumnali tempore, cum ad censamentum avene venerit recipiendum. Tempore vero vindemiarum, custos vini mei solus ibi procurabitur, unde et major Noemii, qui de proprio eos procurat, ab omni consuetudine tam in eadem villa quam Blesis absolutus in perpetuum et quietus habetur. Hoc autem concedimus et confirmamus, salvis tamen ceteris rectis consuetudinibus nostris, quas in eadem villa huc usque possedimus. Universus vero ecclesie Sancte Crucis conventus in retributionem beneficii nobis concessit quod anniversarium diem patris nostri, nostrum quoque post decessum nostrum, singulis annis celebrarent. Ut autem hec donatio nostra rata maneat et inconcussa, in presentia multorum viva voce concessimus, et sigilli nostri actoritate (sic) corroboravimus. Actum publice Aurelianis, in capitulo Sancte Crucis .

Astantibus in presentia nostra Hugone filio Ebrardi de Puteolo, Fulcherio de Mellalo, Guillelmo milite Carnotensi, Guarino Moreherii, Fulcone de Merroliis ; servientibus quoque nostris preposito Blesensi Espechardo, Harduino de Faia, Drocone, Barlolomeo, Girardo burgundo, Pinello de Sancto Deodato.

Data per manum Hildrici cancellarii.

Raoul d'Issoudun renonce à ses droits sur Poisieux en échange d'un cens de 20 sous que lui paiera le chapitre et accorde à ce dernier l'autorisation de transférer et reconstruire le bourg ruiné par les guerres.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 72.
  • C Bib. nat. de France, Moreau, t. 64: 181; d'après le cartulaire, fol. 247 vº.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Sanctorum patrum auctoritatibus ammonemur, uti Deum pre omnibus diligamus, atque ejus fideles in hac transitoria vita amore ipsius honoremus, et de rebus et possessionibus nostris eisdem caritative largiamur. Dicit enim auctoritas, quod multum valet deprecatio justi assidua, et alibi : Sicut aqua extinguit ignem, ita helemosina extinguit peccatum. Ideo ego Radulfus Isoldunensis notum fieri volo tam futuris quam instantibus quia postulaverunt me domnus Manasses, Aurelianensis ecclesie venerabilis episcopus, domnus quoque Symon decanus, totusque ejusdem ecclesie conventus, uti quandam villam que dicitur Puteolus, quæ sita est in castellania Isoudunensi, atque guerrarum mearum occasionibus et predecessorum meorum ad maximam vastitatem redacta erat, ab omnibus consuetudinibus quas ego vel antecessores mei ibi juste aut injuste habueramus, ob remedium anime mee et parentum meorum immunem et absolutam absque aliqua reclamatione redderem, et pro omnibus consuetudinibus illis quas in prefata villa habebam, canonici Aurelianenses XX solidos Isoudunensis monete in singulis annis persolverent ; ita quod liceat eisdem canonicis libere, in quocunque loco totius territorii melius et utilius videbitur, novum burgum facere, et illum qui ab antiquo ibi est in alio loco transferre, et infra territorium prefate ville liceat, ubicunque voluerint, prata facere ; neque census pretaxatus hominibus qui ibi morabuntur attinebit, sed canonicis, qui eum singulis annis persolvent. Ego autem, amore prefati episcopi, cui nichil possum nec debeo negare, peticioni canonicorum acquievi, atque terram illam ab omnibus consuetudinibus meis sub prefato censu emancipavi. Ut autem hoc ratum et firmum maneret, auctoritate sygilli mei subterfirmavi.

Règlement entre Manassé, évêque d'Orléans, et Bouchard de Meung, son homme lige, établissant entre eux la communauté des deux moulins et des deux fours de Meung-sur Loire, et des autres moulins et fours que l'accroissement de la ville réclamera.

  • B Bibl. nat. de France, Baluze 78, p. 73.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Manasses, Dei gratia Aurelianensis episcopus. Declaretur præsentibus et futuris quod cum inter nos et antecessores nostros et Buchardum de Magduno, ligium hominem nostrum, et antecessores suos super multis rebus contentiones variæ longique temporis haberentur, tandem interveniente domini regis Ludovici filii Ludovici, et domini Willermi, Senonensis archiepiscopi, et comitis Theobaldi consilio, assentientibus etiam Hugone decano et universo capitulo Sanctæ Crucis, et aliis amicis nostris, et Cæcilia uxore et filiis ejusdem Buchardi, Lancelino, Gervasio, Herveo assentientibus atque volentibus, pro bono pacis, per Dei gratiam, sicut præsens distinguit pagina, sedatæ sunt in hunc modum. In castro Magdunensi neque nos neque prædecessores nostri Aurelianenses episcopi molendinum nec furnum habuimus ab antiquo ; cum tamen in omnibus mercatoribus sive ministerialibus, de quacunque arte sive officio viverent, et in quacunque terra manerent, excepta terra prædicti Buchardi, de furno et molendino tale bannum haberemus, quod sine licentia nostra nostroque mandato vel servientium nostrorum ad nullius furnum auderent coquere, nec ad molendinum molere, nec deberent ; memoratus autem Buchardus in eodem castro molendinum et furnum habebat ; sic itaque inter nos est compositum. Buchardus siquidem molendinum suum et furnum suum et bannum suum nobis et successoribus nostris episcopis per medium in perpetuum communicavit ; ita quod universorum reddituum sive proventuum justiciæ forifactorum, quorum forifactorum summa nunquam tres solidos excederet, medietatem habebimus ; et molendinarios et furnarios ponemus communiter. Et nos quoque molendinum nostrum de fonte beati Liphardi noviter factum eidem Buchardo communicavimus et suis heredibus nunc et semper ; et in eodem castro furnum unum nos facturos promisimus infra annum, qui communis erit eidem Buchardo et suis heredibus in perpetuum. In forinsecis vero Buchardi hominibus, sicut antea venire solebant ad furnum et molendinum Buchardi, bannum habebimus. Ipse vero totam habebit eorum justiciam et forifactorum emendationem, salvo capitali nostro quod nos debet contingere de molitura. Nam si nostrum capitale nobis perierit, vel defectu vel negligentia servientium, vel alio modo per ipsos, in parte Buchardi recuperabimus, Nos autem bannum nostrum de molendino et furno, quod in eodem castro primitus habebamus, eidem Buchardo similiter et suis heredibus communicavimus in perpetuum. Verum si processu temporis ampliata villa sic fuerit, quod duo furni et duo molendina prædicta bannariis non possint sufficere, nos et idem Buchardus de communi sumptu molendinum et furnum, qui nostris bannariis sufficere debeant, adquiremus, et erunt communes. Quod si alter nostrum occasione aliqua sumptum rationabilem sibi contingentem ponere noluerit in emptione vel adquisitione molendini vel furni tercii, totus sumptus ponetur ab altero ; et donec alter medietatem sumptus rationabilem reddiderit, ille qui totum posuerit, totum, ut justum est, possidebit, et emptum, et adquisitum. Constitutum est etiam et concessum quod in molendinis et furnis communibus, et justiciis faciendis super his, duo servientes assignabuntur ; unus ex parte nostra, qui fidelitatem Buchardo faciet et suis heredibus, et alter ex parte Buchardi, qui nobis et successoribus nostris episcopis fidelitatem similiter exhibebit. Servientium istorum alterum quandocunque mutare contigerit, successor illius fidelitatem quam prior exhibuit exhibebit. Illi vero duo qui dicti sunt servientes, et furnarii, et molendinarii communes, et eorum servientes de furnis et molendinis communibus, immunes erunt et liberi ab omni consuetudine et exactione. Noster serviens nostros bannarios, et Buchardi serviens suos bannarios submonebit. Emendatio forifactorum, quæ tres solidos non poterit excedere, communis erit, et communiter capietur, nisi forte fuerint a forinsecis hominibus ejusdem Buchardi, quæ tota pertinet ad Buchardum. Item, quia nemora Magdunensi castro proxima non habehamus, Buchardus vero sufficientiam habebat nemorum, condictum est et concessum quod ipse Buchardus et heredes sui omnia sua nemora, quæ sunt ultra Malestret, ad furnorum usum concederent, et fecerunt. Buchardus autem nec heres illius prædicta nemora neque vendet, nec invadiabit, nec dabit in feodum, nec alio modo afienare poterit ab usu furnorum, nec in parte, nec in toto ; nec heredum suorum alicui dabit, nisi tantum illi qui prædictam communitatem habebit. Si vero, guerra ingruente, seu fluvio Lygeris rationabili causa transitum impediente, ad usum furnorum nemora haberi non poterunt, de communi comparabuntur. Sumptus autem tam in quadrigis, quam in equis, et servientibus, et in aliis quæ necessaria fuerint furnis et molendinis communiter fient. Pro quocunque nostrum quadrigarum equi, vel ipsæ quadrige, vel servientes earum impediti fuerint, de illius proprio damnum resarcietur. Emptiones sive adquisitiones quas in eodem castro de cujuscunque feodo juste et rationabiliter faciemus, exceptis rebus ad ecclesias pertinentibus, et expensis fient communibus, et erunt communes, et alter non poterit emptionem aut adquisitionem alterius impedire. Quod si alter nostrum medietatem sumptus emptionum seu adquisitionum sibi contingentem ponere noluerit, alter totum sumptum ponet, et donec ab altero quod continget eum receperit, ipse totum possidebit. Si alter de altero super adquisitionum vel emptionum sumptu suspitionem malam habuerit, ille qui sumptum posuerit, quod probatione legitima testium probare poterit, inde habebit. Si communes furnos vel molendina communia pejorari contigerit, de communi reparabuntur. Condictum tamen est et concessum quod pro cereis quos Buchardus debet Aurelianensi ecclesiæ, neque censivam quam a nobis habet Magduni, nec aliquid quod ad nostram communitatem pertineat, saisiemus. Hæc compositio facta fuit inter nos Manassem, Aurelianensem episcopum, et Buchardum de Magduno, ligium hominem nostrum, sine fraude et malo ingenio, salvo jure et censu utriusque in omnibus aliis rebus, exceptis his quæ in præsenti pagina compositionis jure et debito continentur. Compositionem ipsam quæ dicta est, Buchardus servare pepigit et fide firmavit ; et si forte per ignorantiam aut per oblivionem aliquid in ea præsumpserit, infra dies XV postquam submonitus inde fuerit, emendari faciet salva fide. Nos quoque promisimus atque pepigimus eidem Buchardo, sicut homini nostro ligio, et in verbo sacerdotis, compositionem istam firmiter atque fideliter observare. Hujus rei testes sunt, ex parte Buchardi, Maubertus de Plesseicio, Herveus de Grangerio, Herveus Mercator, et Wilelmus de Pereio, gener ejus, Drogo major de Clariaco, Johannes Augerius, et Wilelmus frater ejus, Johannes Bernardus, Paganus Frogerius, Rainaudus de Benis. Et ex parte domini episcopi sunt testes Herbertus archidiaconus, Giraudus archidiaconus, Marescotus archidiaconus, Heenricus archidiaconus, Stephanus abbas beati Evurcii, Bonushomo capellanus episcopi et presbyter, Andreas presbyter, Johannes presbyter, Willelmus presbyter, Joannes diaconus et archipresbyter, Girardus de Nuiliaco diaconus, Gaufridus de Craciaco diaconus, Radulfus diaconus, Willelmus brito et diaconus, Maubertus diaconus, Herveus Morini subdiaconus, Hugo de Duso snbdiaconus, Constantinus subdiaconus, Agrinus subdiaconus, Wido de Garlanda frater episcopi, Pertus major, Arnulfus Magdonensis præpositus, Maubertus miles, Rainaudus major, Radulfus Boëlli, Pinardus cellerarius, Petrus Andegavensis, Rufinus serviens episcopi. Insuper, ut res ista firmior atque stabilior haberetur, tam nostri quam Aurelianensis capituli quam ejusdem Buchardi sygillorum attestatione præsens cyrographum roborari voluimus et muniri.

Actum publice in Aurelianensi capitulo, incarnationis dominicæ , ordinatis in Aurelianensi ecclesia Hugone decano, Andrea cantore, Letoldo subdecano, Manasse capicerio, cancellario nullo.

A la fin de la copie de Baluze se lit la note suivante:

Hactenus1 Chartularium Ecclesiæ Aurelianensis vetus, quod integrum transcripsimus frigidissimo. Verum in transcribendo non sumus secuti ordinem qui extat in veteri codice2, ea nimirum de causa, quod cum illum commodato haberemus pro exiguo temporis spatio, quæ utiliora videbantur ad ea primo calamum convertimus. Postea vero, inter transcribendum, animadvertimus omnia esse describenda. Itaque initium chartularii descriptum est in pagina 77, 78, tum quod sequi debuit extat in pag. 1 ; — et 79, 80, 2 ; — 86, 4 ; — 87 et seqq., 5 et seqq. ; — 90 et seqq. In margine autem uniuscujusque chartæ adnotatus est numerus ordinis quem obtinent in veteri codice.

steph. baluzius.


1 « Ici finit... " Nous en avons la copie intégrale : " integrum ».
2 Il était indispensable de rétablir cet ordre. Nous l'avons fait sans hésiter. L'intéressant est d'éditer non la copie de Baluze, mais le Chartularium Vetus.

Hugues, archevêque de Bourges, affranchit de synode et de gîte l'église de Maray, en échange de prières.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 343.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

In nomine sanctae et individuae Trinitatis, Hugo, Bituricensiumgratia Dei archiepiscopus. Quaecumque locis divinae aulae dicatis vel delegando annuimus aut minus idonea supplere innitimur2, hoc expetere nostre humilitatis ministerium et presentis vite felicitatem indere et ad perpetuam beatitudinem fatiliorem transitum constat prebere, ut sicut partes nostri corporis sibi mutuato solatio in invicem competentia subpeditant, sic nostre aecclesiæ uno copulate Christo sibi invicem obtata concedant. Itaque notum esse volumus cunctis fidelibus sanctæ Dei æcclesiæ tam presentibus quam futuris, precipue coepiscopis nostris et omni cetui canonicorum sedis Sancti Stephani protomartiris Bituricensis æcclesiæ, quibuscumque honoribus promotis, quia complacuit obtemperandum petitis domni Arnulfi, Aurelianorum episcopi, et universæ concionis sanctæ et vivifice Crucis, remittere siquidem cuidam æcclesiæ in nostro episcopatu sitæ in fisco Sanctæ Crucis qui dicitur Maciacus, pertinenti ad stipem fratrum, quicquit ab antecessoribus nostris et postæa a nobis reddere cogebatur videlicet synodum et quas vocamus paratas. Statuimus ergo eam ab hodierna die immunem et liberam ; nullum omnino reddat nobis vel archidiaconis nostris obsequium, solis canonicis Sancte Crucis victuaria administrans ; nec ab episcopis vel aliis ordinibus qui post nos futuri sunt hujusmodi repetatur obsequium, sed sicut agenda a se stabilienda censuerint, sic a nobis difinita non repetant, nisi illud quod matrem æcclesiam, cujus filia fore agnoscitur, secundum patrum traditionem visitare et frequentare certis temporibus studeat, et ejus pasci allocutione et doctrina et crismate, nihilque ei de nostro cujus indiguerit ministerio denegetur. Ut ergo canonici Sanctæ Crucis perpes sentiant nostri beneficium et nostræ sit fragilitatis adjumentum et firmum teneat atque inviolabilem hæc cautio tenorem, manu propria roborandum censuimus in presenti sinodo et coepiscoporum autentui et canonicorum nostrorum assertioni stipulandum obtulimus1, ea tamen ratione ut quandiu spiritus nostros rexerit artus, psalmum XXXVI, videlicet : Domine ne in furore tuo, pro stabilitate atque incolomitate nostra decantent ; post decessum vero nostrum De profundis volumus ab eis pro nostra requie decantari, ut a profundo mortis periculo mereamur, Christo opitulante, eorum orationibus intervenientibus eripi.

S. Aimonis archiepiscopi Bituricensis, 1Richardi Bituricensis archyepiscopi.

2Hugo Biturigensium archiepiscopus. † Signum Adelberti. † S. Riciardi archyclauvi. † Erardus archidiaconus. Gauzbertus archipresbiterss.2Rodulfus archipresbiterss. Euvrardus archipresbiterss. Costantius archipresbiterss. Ragamtinnus archipresbiterss. Ingelbertus archipresbiterss. Bernardus archipresbiterss. Agarnus archipresbiterss. Girbertus archipresbiterss. † Gerbertus levita et decanus. † Gerbauhus (?) 3Ardincus levita ss. Hunbaldus levita ss. Hunbertus levita ss. Ernimmarus archidiaconus. Rotgarius archidiaconus. Vunnenolio archidiaconus. Giraldus archidiaconus. Dado archidiaconus. Hunbaldus subdiaconus. Franco subdiaconus. Archinaldus clericusss. ΓΑΟΖΦΡΙDVC. Odo. Dacbertus archidiaconus. Stephanus archidiaconus. Girbertus archidiaconus.

. Boso ss. ad vicem Rannulfi cancellarii.


2 Tout ce qui précède est en grande minuscule. V. le fac-simile.
1 Ajouté d'une encre plus claire jusqu'à eripi.
2 Subscripsit.

1 (Chrismon)
2 (Chrismon)
3 (Chrismon).

Hugues, duc de France et marquis, rend à Sainte-Croix d'Orléans l'abbaye de Saint-Jean.

  • a Gallia Christiana, t. VIII, col. 486; d'après le cartulaire.
  • b Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après b.

Si loca sanctorum in quibus memorias eorum agimus ac cineres custodimus, cultu piæ devotionis atque religionis officio ad melioris apicem status provehere curemus, omni dubietate seclusa credimus eosdem patrocinatores nobis haberi in cœlis, ob quorum honorem hæc agere studemus in terris. Et quamquam nil illis præmii conferatur a nobis, nobis tamen merces religionis augmentatæ adquiritur, et non solum futuræ repensionis denario nos ditari confidimus, sed et præsentis vitæ curriculo ab imminentibus anxietatum periculis, eisdem intervenientibus, multoties liberari. Nec ideo diffidimus si non semper ab instanti angustia subtrahimur, cum constet eosdem sanctos, ut postmodum plenæ felicitatis gloria potirentur, præsentis regni tribulationibus tribulatos, ac variis tribulationum calamitatibus vexatos esse, quos tamen in talibus a Domino dilectos fuisse nemo sapiens sanum ignorat. Sed et eadem loca sanctorum nequaquam arbitramur honeste posse tractari, si illic Domino nostro Jesu Christo famulantibus et divinum officium persolventibus stipem debitam denegemus, et ea quæ alii ob redemtionem animarum suarum contulerunt, nostra avaritia detorquemus. Quapropter minime dubitandum est æternis nos suppliciis affligendos, si aliorum vota tam temerarie applicamus usibus nostris. Unde etiam cujusdam viri sapientis admonemur documentis, quibus ait : Ante mortem præpara tibi justitiam quoniam non est invenire epulas apud inferos. Horum igitur et aliorum incitationibus oraculorum instructus,1 ego Hugo, Francorum dus et marchio, notum fieri volumus omnibus fidelibus nostris, tam præsentibus quam etiam futuris, quod , adiit præsentiam nostram quidam episcopus Aurelianensis sanctæ matris ecclesiæ, nomine Arnulphus anno sui præsulatus XII, reclamans quamdam terram, quæ olim luculenta cupiditate a locc sibi nutu Dei commisso fuerat abstracta ; et nunc eam quidam miles noster Hugo e nostra manu videbatur tenere in beneficium. Cujus petitionem ratam dijudicantes, consentiente eodem milite nostro Hugone et comitibus nostris, reddimus eidem ecclesiæ, in honorem Dei et sanctæ Crucis constructæ, quamdam abbatiam in honore sancti Johannis prope muros civitatis, cum omnibus ad se pertinentibus plene, et ad integrum sine ulla alterius inquietudine totam eidem loco concessimus perpetualiter possidendam. Si præfatam igitur abbatiam S. Johannis a nobis redditam ac restitutam a nobis, contra jus amplius aliquis ecclesiæ et contra voluntatem episcopi ejusdem loci S. Crucis, aut vi aut aliquo ingenio abstrahere, præsumere tentaverit, ex auctoritate Dei et nostra... anathemati subjaceat. Signum Hugonis ducis, qui hoc scriptum fieri vel adfirmari curavit. Signum Rotberti filii ejus. Signum Gauffredi comitis. Signum Fulconis filii ejus. Signum Henrici comitis. Signum Wauterii comitis. Signum Walterii et Radulfi filiorum ejus. Signum Burchardi comitis. Signum Burchardi, hujus rei amanuensis.


1 Tout ce préambule est, mot pour mot, le même que celui de la charte XLVIII du cartulaire, auquel il a servi de modèle soixante-dix ans plus tard. Y a-t-il lieu d'en tirer argument contre l'authenticité de l'un de ces actes ??

Confirmation par Louis V des possessions de Sainte-Croix et de l'immunité.

  • a Recueil des historiens des Gaules et de la France11, tome IX, p. 660; d'après l'original.
  • b Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après b.

In nomine Domini Dei æterni et Sulvatoris nostri Jhesu Christi, Ludovicus, misericordia Dei rex. Si liberalitatis nostræ munimine quiddam conferimus beneficio, et necessitates ecclesiasticas ad petitiones sacerdotum nostro relevamus juvamine atque imperiali tuemur munimine, id nobis et ad mortalem vitam temporaliter, transiendam et ad æternam feliciter obtinendam profuturum liquido credimus. Noverit interea sagacitas seu utilitas omnium fidelium sanctæ Dei Ecclesiæ, nostrorumque tam præsentium quam et futurorum sollertia, quia adiens vir venerabilis Arnulfus, Aurelianensis ecclesiæ humilis episcopus, seneritatem nostram, obtulit obtutibus nostris auctoritates prædecessorum nostrorum, videlicet serenissimi Karoli Imperatoris necnon Hludovici excellentissimi regis avi nostri, atque progenitoris nostri Klotarii magnifici regis, in quibus continebatur qualiter ei omnes res ecclesiæ suæ perpetualiter ad deserviendum confirmaverant, postulans atque humiliter obsecrans ut nos morem paternum sequentes, easdem res eidem ecclesiæ simili præcepto nostræ auctoritatis confirmaremus. Cujus nos petitionem benignam ratamque ducentes, id agere decrevimus. Res autem quas moderno tempore ipsa retinet ecclesia, hæ sunt : monasterium sancti Euvertii, monasterium sancti Lifardi, cum rebus quæ sunt in Pontivo et in Matisconensi pago, et in Provincia, ex eadem abbatia pertinentibus, quarum hæc sunt nomina : in Pontivo villa Rahis cum omnibus sibi rebus pertinentibus ; monasterium S. Maximini Monachorum ; item capella sancti Maximini juxta murum ; monasterium sancti Petri virorum ; monasterium sancti Petri puellarum ; monasterium sanctæ Crucis Gargogilensis  ; monasterium sancti Aviti ; cella sancti Privati, sancti Petri Tauriacensis, sancti Saturnini, sanctæ Mariæ Draviacensis, item sanctæ Mariæ fabricatæ ; item sancti Johannis, sancti Marcelli, sancti Martini Crevensis ; item sancti Martini, quæ est prope murum ipsius civitatis, S. Laurentii, sancti Gervasi, Puteum sancti Sigismundi ; sancti Vincentii, sancti Sergii ; Buccus monasterii ; campum Bellum, Screonas ; Marogilum, Prisciniacum, cum rebus omnibus ad prædicta monasteria et ad cellas pertinentibus. Sunt etiam hæ : Silviniacus, Pedeverius, Bullus, Masciacus, Rofiacus, Sennonaus, Castellanus, Vetus mansiones, et Novavilla ; Liminiacus, Buxiacus, Nemaus, Cautionus, Cambonus, Gaverdonus, et alodus quem Karolus imperator seremissimus Theodrado dedit ad proprium, et isdem Theodradus memoratæ ecclesiæ delegavit. Item res cum mancipiis quas Deotimus et Agius ceterique venerabiles episcopi et alii Dei fideles eidem contulere ecclesiæ. Res autem quas jamdictus imperator Karolus eidem reddidit ecclesiæ, et postea gloriosus Rex Hludovicus suo confirmavit præcepto hæ sunt : Basilicas, Ulmetus, Perpetiacus, Gevenoilus, Marogilus, Lidiacus, Cadonnus, cum villis ad se pertinentibus, Buxerola, Vienna, Limogilo, Silviniaco, cum aliis rebus et mancipiis ad easdem villas pertinentibus. Nos quoque utilitati ipsius ecclesiæ, auctore Deo, adminiculum ferre cupientes, ob amorem Dei et memoriam avi nostri et genitoris, prædecessorumque nostrorum regum videlicet Francorum, necnon et stabilitatem regni, addimus res quæ Karolomannus rex eidem ecclesiæ reddidit. Sunt autem hæ : in pago Biturico villa quæ vocatur Caltesius, et altera quæ vocatur Marsiacus in pago Nevernensi, ad eundem Caltesium pertinens sive Pauliacum, cum omnibus longe lateque aut prope positis pertinentibus et familia utriusque sexus ; in pago etiam Blesiaco villa quæ vocatur Curtis, quam nuper sæpedictæ ecclesiæ Odo comes reddidit cum omnibus ad eam pertinentibus, consentiente Hugone Franchorum duce ; beneficium etiam quoddam Gauzfridi comitis, quod idem Hugo Arnulfo, ejusdem ecclesiæ præsuli, consentiente eodem Gauzfredo, reddidit. Memoratas igitur cellas, monasteria et villas cum nonis et decimis, quas ipsa ecclesia de comitatu et de aliis villis, quæ in beneficio continentur, accipere consuevit, seu alias cum rebus omnibus et mancipiis ad se pertinentibus, quas modo et tunc jure et legaliter ipsa tenebat ecclesia, nostra regali potestate per hoc nostræ celsitudinis præceptum eidem denuo confirmamus ecclesiæ, ut hoc nostræ auctoritatis præcepto præfatus pontifex et futuri sæpedictæ ecclesiæ pontifices per omnia et in omnibus quæ sibi necessaria fuerint utantur et defendant et liberum exinde et ex aliis rebus, quæ eidem ecclesiæ a fidelibus Dei conlatæ sunt, habeant potestatem. Obtulit interea jamdictus venerabilis præsul Aurelianensis ecclesiæ obtutibus nostris auctoritatem immunitatis prædecessorum nostrorum regum videlicet atque imperatorum, in qua erat insertum quod præfixus genitor noster et nominatissimus avus noster prædecessoresque corum reges videlicet Franchorum, ecclesiam Sanctæ Crucis, cui auctore Deo ipse venerabilis episcopus præest, sub suo munimine et defensione consistere fecissent, et eorum immunitatum auctoritatibus hactenus ab inquietudine judiciariæ potestatis eadem munita atque defensa fuisset ecclesia. Ob rei tamen firmitatem postulavit nos jamdictus venerabilis episcopus ut paternum morem sequentes, nostræ immunitatis præceptum eidem fieri censeremus ecclesiæ. Cujus petitionibus iterum libenter annuimus, et hoc nostræ immunitatis præceptum pro divini cultus amore, et animæ nostræ remedio, ad ipsam sanctam sedem fieri decrevimus, per quod præcipimus atque jubemus ut nullus judex publicus vel quilibet ex judiciaria potestate aut nullus ex fidelibus nostris tam præsentibus quam et futuris in ecclesias aut loca seu reliquas possessionnes, quas moderno tempore in quibuslibet pagis vel territoriis infra ditionem regni nostri juste et legaliter memorata tenet ecclesia, nec in eas res, quæ deinceps à catholicis eidem conlatæ fuerint ecclesiæ, ad causas audiendas, vel freda aut tributa teloneaque exigenda, aut mansiones vel paratas faciendas, aut fidejussores tollendos, aut homines ipsius ecclesiæ tam ingenuos quam servos, super terram ipsius commanentes distringendos, seu alias redibitiones, ant inlicitas occasiones [requirendas] nostris et futuris temporibus ingredi audeat : neque ea quæ supra memorata sunt exigere penitus præsumat ; sed liceat præfato præsuli suisque successoribus res prædictæ ecclesiæ cum monasteriis, cellis, villis sibi subjectis, et rebus omnibus vel hominibus ad se pertinentibus vel aspicientibus, una cum telonei medietate, sive porta Parisiaca, sicut in præcepto avi nostri prædecessorumque nostrorum continetur, vel etiam nonis vel decimis de quibuscumque locis vel pagis sibi pertinentibus, sub tuitionis atque immunitatis nostræ defensione, remota totius judiciariæ potestatis inquietudine, quieto ac libero ordine possidere, et nostro fideliter parere imperio, et pro incolumitate nostra, seu etiam totius regni à Deo nobis conlati ejusque clementissima miseratione per immensum conservandi stabilitate, una cum clero et populo sibi subjecto Dei immensam jugiter exorare clementiam, et quidquid de præfatis rebus ecclesiæ jus fisci exigere poterat, in integrum eidem concessimus ecclesiæ, scilicet ut perpetuo tempore in eodem loco Deo famulantibus ad peragendum Dei servitium augmentum et supplementum sit. Illud quoque nostro huic præcepto interseri placuit, ut si aliquis per tot annarum curricula vel a tempore domni et genitoris nostri Hlotarii, et piæ recordationis avi nostri Hludovici scilicet ac Karoli Magni usque ad hoc tempus aliquid ex rebus vel mancipiis jamdictæ ecclesiæ, quolibet malo vel perverso ingenio, vel persecutione aliqua imminente, seu qualibet tarditate vel negligentia interveniente, invadendo vel subtrahendo abstulit ; vel si quislibet ex prædictæ ecclesiæ mancipiis quocumque malo ingenio a servitio ipsius se occultavit vel subtraxit aut fuga lapsus est, et hoc prælatus ipsius ecclesiæ vel sui successores approbare una cum advocatis vel testibus idoneis potuerint, ita per hoc celsitudinis nostræ præceptum approbent, et in integrum quæ sua fuerint ipsa recipiat ecclesia sine alicujus contradictione vel intromissione potestatis. Hoc vero nostræ auctoritatis præceptum, ut pleniorem in Dei nomine obtineat vigorem, et à fidelibus sanctæ Dei ecclesiæ per diuturna conservetur tempora, manu propria subterfirmavimus et anuli nostri impressione insigniri jussimus.

Signum domini Hludovici gloriosissimi regis Francorum.

Ego Arnulfus, ad vicem domni Adalberonis archiepiscopi atque archicancellarii, recognovi.

Actum . Actum Compendiensi palatio in Dei nomine feliciter. Amen.


1 Les fautes grossières ont été corrigées dans la présente édition : ex. Screonas au lieu de Surconas ; Gargogilensis au lieu de Gangogisensis ; Marogilum au lieu de Macogilum : fautes de scribes du xe siècle ou des copistes des Bénédictins, elles ne méritent aucun égard. L'original n'a pu être retrouvé.

Thierry, évêque d'Orléans, affranchit les églises de Gémigny, Nouan et Traînou du synode et du gîte, en échange d'un anniversaire.

  • B Copie de Dom Gérou, envoyée le 27 mars 1765. Bib. nat. de France, Moreau 20: 14. Pris dans le Cartulaire de Sainte-Croix, fol. 38rº, carta 31ª.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Quotiens largicionis et donacionis ordo juste et legaliter diffinitus fuerit, ad memoriam futurorum scripto id convenit memorie deputare... Ego Theodoricus1 gratia Dei humilis Aurelianorum episcopus, ob amorem Dei et reverentiam sancte et vivifice crucis, necnon et eximii confessoris Christi Mamerti, pro remedio anime mee maxime et pro utilitate animarum episcoporum hujus ecclesie futurorum, ex consensu omnium fidelium nostrorum tam clericorum quam laicorum servientium ecclesiarum, hoc est sinodum et circadam, que sunt site in villis nostre ecclesie canonicorum videlicet Geminiaco, Noemo, Trigano, eisdem canonicis testamento nostre authoritatis concedimus, ea tamen ratione ut annis singulis anniversarium obitus mei, ut mos est, ipsi peragant. Statuimus etiam eas ab hodierna die ab omni servitio immunes et liberas, dum tamen in eorumdem potestate permanserint, et nullum omnino reddant nobis vel archidiaconis nostris obsequium, excepto quod supra [memoratum] est, solis canonicis [victuaria administrans] nec ab episcopis vel ab ordinibus qui post nos venturi sunt hujusmodi repetant obsequium sed sicut a nobis dilfinitum est inconvulsum teneatur, nisi illud qui majorem ecclesiam, cujus filie fore noscuntur, secundum antiquorum traditionem visitare et frequentare certis temporibus studeant, et ejus parti, allocutione et doctrina et crismate nihil que eis de nostro cujus indiguerint ministerio denegetur.

Signum Theodorici presulis. S. Theduini archidiaconi. S. Archenaldi archidiaconi. S. Valterii archidiaconi. S. Henrici archipresbiteri. S. Arfredi abbatis et archidiaconi. S. Henrici archidiaconi. S. Warnerii archipresbiteri. S. Aldeberti archipresbiteri.

et XXI , et epacta [IV] .


1 Note de Dom Gérou : « Thierry était fils du seigneur de Château-Thierry : il est honoré comme saint dans le diocèse ; son corps repose dans l'église de l'abbaye de Saint-Michel de Tonnerre où il mourut allant à Rome. »
1 Cette date de règne part du 29 mars 991. (Pfister. Etude sur le règne de Robert le Pieux, p. XLII).

Raymond, pour une livre de cire par an, payable à Sainte-Croix, confirme à Saint-Pierre de Cluny et aux moines de Pont-aux-Moines, les terres de Chenevière et « Masiuncellas », que son oncle Engerbaud avait données2

  • B Copie de Dom Gérou, de l'abbaye de Saint-Benoît, le 4 août 1765. Bib. nat. de France, Moreau 31: 86. Tiré du cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans.
  • a Recueil des Chartes de l'abbaye de Cluny (Documents inédits) tome IV, p. 674.
  • b Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après b.

In Christi nomine. Ego Raimundus qui beneficium ex rebus Sancte Crucis per largitionem domini Rainerii, episcopi Aurelianensis, teneo, notum esse volo cunctis fidelibus sancte Dei ecclesie curam gerentibus quia postulaverunt me monachi Cluniacensis monasterii ut eis terram que dicitur Cannaveria et aliam terram quam Masiuncellas vocant, quas avunculus meus Ingelbaldus Sancto Petro Cluniacensi et monachis qui in loco qui dicitur apud Pontem Unsantie1 deserviunt cum omnibus appenditiis suis, reliquerat, pro redemptione anime ejusdem avunculi mei et matris sue et mee, et ut domnum Gerardum monacum faciant concedo, et concedente domno R[ainerio] Aurelianensi episcopo, cujus largitione prefatum beneficium habebam, ceterisque parentibus et amicis meis concedentibus, sicut petierant, voluntati eorum concessi, eo pacto ut, unoquoque anno in festivitate sancte Crucis que est in maio, prefati monasterii monachi episcopo (sic) (ecclesie ?) Sancte Crucis libram unam cere pro recognitione exsolvant ; quod si in prefata cera reddenda tardi extiterint, postmodum reddant et rem suam non perdant. Hec vero cartula ut sit firmior manu propria subterfirmavi.

S. Rainerii Aurelianensis episcopi. S. Helgodi decani. S. Hugonis precentoris. S. Renehonis subdecani. S. Mauritii archidiaconi.

Datum Aurelianis publice anno Philippi regis XX.

S. Odonis cancellarii.


2

Immunité accordée par Philippe I aux possessions des moines de Cluny en Orléanais, spécialement au domaine de Pont-aux-Moines, qu'il leur donne. — Orléans, 1075.(Bib. Nat. Moreau 81 : 86 vº, « Tiré du Trésor de l'église Sainte-Croix d'Orléans ». D. Gérou, 31 août 1765) C'est la charte 63 du Grand cartulaire de Cluny, 2e vol. in-fº côté B., chapitre de S. Hugues, fol.152 vº. Une copie du même vol. de Moreau, fº 85, faite en novembre 1787 par Lambert de Barive, est bien meilleure. Nous la suivons. Elle est intitulée : « Preceptum Philippi regis de territorio Aurelianensi ad pontem Ossantie. « Pub. Recueil des Charles de l'abbaye de Cluny, t. IV, p. 591.)

« In nomine sancte et in livi lue Trinitatis. Ego Philippus, Dei gratia, Francorum rex, notum fieri volumus cunctis fidelibus sancte matris ecclesie tam presentibus quam futuris quod quidam fratres et monachi Cluniasensis monasterii adiere serenitatem nostram humiliter postulantes quod in territorio Aurelianensi quandam terram de dominio nostro ad pontem Ossantie Cluniasensi ecclesie concederemus, et terram illam cum ea terra quam Ingelbaldus miles cognomine Mansellus eisdem fratribus concesserat et terras illas quas fideles illis largiti fuerant vel largituri erant aut ilii fratres pretio redempturi erant in supradicto Aurelianensi territorio, ab omni consuetudine et exactione nisi que fratribus redderentur, de cetero liberas et absolutas et quietas esse pro redemptione anime nostre et predecessorum nostrorum in futurum clamaremus. Quorum petitioni annuendo prout ipsi fratres postulaverant concessimus, et ut in perpetuum firmum et inconcussum permaneret nostri nominis karactere et sigillo nostro inde scriptam kartulam istam firmari et corroborari manu nostra signando precepimus.

S. Hugonis, fratris regis
S. Frederici dapiferi. S. Hervæi magistri pincernarum
S. Hugonis constabularii.
S. Hugonis (1) camerarii.
S. Hugonis de Pusiaco. S. Warini de Belismo.
S. Wiberti de Soisiaco.

Actum publice † Aurelianis anno incarnati Verbi Mº LXXV, regnante Philippo rege anno XVIº.

Godfridus Parisiorum episcopus, regis concellarius, relegendo laudavit. ».

1 « L'Osance est la petite rivière qui forme une partie du canal d'Orléans. Elle prend sa source dans la forêt, passe près le village d'Ingranne, Combreux, forme le canal qui est près le prieuré de Saint. Jérosme, appellé le Pont-aux-Moines, et se jette dans la Loire auprès du village de Combleux ». C'est le Cens.

1 Monogramme

Jean, évêque d'Orléans, affranchit Saint-Laurent de la nomination d'un vicaire et confirme son immunité sauf les droits de Sainte-Croix et les siens y stipulés.

  • B Bib. nat. de France, lat. 12739, fol. 433. Copie de D. Estiennot: Ex cartulario S. Crucis Aurelianensis et Cluniacensis.
  • a Recueil des Chartes de l'abbaye de Cluny, (Documents inédits), tome V, p. 10.
  • b Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après b.

Ego Joannes, Dei gratia Aurelianorum humilis episcopus, notum fieri volumus cunctis fidelibus quod ob amorem Dei et honorem beate Dei genitricis Marie et sancti Laurentii levite et martyris, petitioni monachorum sancte Marie de Karitate et celle sancti Laurentii que est juxta Aurelianum consentiens, pro remedio anime mee et pro utilitate animarum episcoporum sancte Aurelianensis sedis futurorum, ex communi consensu fidelium nostrorum tam clericorum quam laicorum, ipsum altare beati Laurentii quietum concedimus, dum tamen in eorum potestate permanserit et monachi sancte Marie et sancti Laurentii ibidem Deo servierint, ita ut vicarius ecclesie qui a predecessoribus nostris exigebatur a nullo posterorum nostrorum amplius exigatur et neque nobis neque posteris nostris infractura ejusdem ecclesie et cimiterii, si forte contigerit, neque claustri monachorum cum officinis et appenditiis earum aliquo modo amplius emendetur, et si forte evenerit ut aliqua infractura ibi fiat homicidii, sacrilegii, adulterii, furti, sanguinis effusionis vel alicujus offensionis ubi reconciliatio conveniat, Dei gratia juvante, a monachis ibidem Deo famulantibus eadem reconciliatio celebretur. Si vero oportuerit ut altaria ibidem de novo ædificentur et vetera aliquando deleantur nihil inde omnino ab eis exigatur. Hec supradicta eidem concedimus, salvis ceteris consuetudinibus et subjectione quam debet eadem ecclesia matri sue Sancte Crucis ecclesie et nobis, videlicet refectione in vigilia S. Laurentii et synodo et palmarum, et de reddendis duobus pellibus caprinis nostro cantori, et revestitu sacerdotis et justicia de ipso sacerdote. Hec vero que eis concedimus nostre authoritatis testamento confirmari volumus.

1S. Joannis episcopi Aurelianensis.

S. Radulphi archiepiscopi Turonensis.

S. Attonis decani.

S. Mauritii cantoris.

S. Hugonis sacriste.

S. Odonis cancellarii.

S. Mauritii archipresbyteri.

S. Gauffredi subdecani.

S. Hugonis archidiaconi.

S. Joannis archidiaconi.

S. Ildegarii succentoris.

S. Odobrici.

Actum Aurelianis publice in capitulo Sancte Crucis . .


1 « His autem adduntur in cartulario Cluniacensi » : Les noms suivent sur une colonne. Ces noms ne figuraient donc pas au cartulaire de Sainte-Croix.

Convention entre Sainte-Croix et Saint-Père-de-Chartres au sujet de la dîme de Nids.

  • a Cartulaire de Saint-Père-de-Chartres, Guérard (éd.), tome II, p. 445.
  • b Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après b.

Quoniam rerum gestarum memoria litteris veracius et sine errore recolitur, utile duximus nos, scilicet capitulum Sancte Crucis, et abbas sancti Petri Carnotensis, pactum societatis, que inter nos in capitulo nostro ab omnibus concessa est, litterarum memorie commendare. Notum sit igitur successoribus utriusque partis, quod abbas sancti Petri Carnotensis Willelmus sepius nos adierit, negans ut medietatem decimarum terre, quam terram ecclesie sue dederat rex apud Niz, quas decimas juris ecclesie nostre manifestum est esse, ipsi ecclesie sue concederemus. Cujus petitioni non statim adquievimus ; sed tandem considerantes quod multis expensis et magno labore terram illam, que deserta fuerat, excoluissent, et quod pluribus donis potentes vicinorum castellorum eis parcare conveniat ; et insuper intelligentes quod per eos ipse decime fidelius exigentur et servabuntur, peticioni eorum tali pacto adquievimus, ut ipsi ecclesiam que ibi facienda erat de suo facerent, et nos medietatem reddituum haberemus ; et si sacerdos ibi ponendus esset, per prepositum nostrum et per monachum obedientiarium, prius nobis, deinde illis presentaretur, neque absque utrorumque consensu ibi constitueretur. Similiter et graneam in qua decima colligenda fuerit ipsi de suo facerent ; decimarius vero, qui decimam ad graneam deferre deberet, a nobis et ab illis ponendus esset, et utrisque fidelitatem faceret. Quod si duo ponendi essent, ipsi unum et nos alterum poneremus ; et suus nobis et noster illis fidelitatem faceret, quod fideliter decimam conservaret. Cum autem custodiende granee custodes ponentur, nos nostrum ponemus et de nostra parte conducemus, et ipsis monachis fidelitatem faciet ; et si ipsi monachi servientem posuerint ad custodiam ipsius granee, nobis fidelitatem faciet. Si autem ipsi monachum ponere voluerint ad custodiam granee, faciant ; nobis tamen per servientem unum fidelitatem faciat. Et si nos canonicum nostrum ad custodiam granee ponere voluerimus, similiter per unum servientem monachis fidelitatem faciat. Postquam vero decima excussa fuerit, cum mina dividatur, et farragium similiter equaliter. Hoc pactum factum est in capitulo Sancte Crucis in presentia domni Ludovici regis , presente Johanne Aurelianensi episcopo. Affuerunt etiam testes, ex parte canonicorum : Stephanus decanus, Archembaldus subdecanus, Seguinus precentor, Buchardus archidiaconus, Gislebertus archidiaconus ; ex parte vero ecclesie Sancti Petri Carnotensis : Willelmus abbas, Willelmus prepositus ecclesie Carnotensis, Hugo prepositus, Hugo archidiaconus Blesensis, Philippus subdecanus sancti Aniani, Warinus capicerius, Salomon canonicus sancte Marie. In conducendo presbitero canonici sancte Crucis nichil dabunt.

Composition entre le chapitre et Simon Mauger au sujet de la dîme d'Olivet.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 358.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Stephanus Sancte Crucis decanus et totum ejusdem ecclesie capitulum omnibus tam clericis quam laicis notum esse volumus quod inter nos et Simonem filium Malgerii singulis annis lis et contentio nascebatur de decima scilicet nostra, quam apud sanctum Martinum super Ligerulum habebamus et sua quam ibidem juxta nostram habebat, quod vicissim servientes nostri et sui eam sicut eis ad animum veniebat occupabant. Quam contentionem penitus auferre cupientes, communi consilio totam nostram decimam quam in predicto territorio habebamus cum ipsius Simonis decima communicavimus, tam de annonna quam de vino, eo siquidem pacto, quod ante messes nos canonici sive prepositus noster decimatorem ad messium decimam congregandam ponemus et inde fidelitatem et nobis et Simoni faciet, et si inde forisfecerit, communi consilio nostro scilicet et Simonis aut expelletur aut remanebit, et si emendatio inde accepta fuerit, nos inde duas partes Simon vero terciam habebit. Post excussionem messium primum presbiter mestivam suam recipiet, totum reliquum inter nos et Simonem ita dividetur quod duas partes ipsius habebimus, Simon terciam ; de farragio similiter. Quod si nos aut Simon de predictis decimis olim deperditum aliquid recuperare poterimus, in commune totum ponetur et ad prioris modum dividetur ; de vino quoque serviens noster qui illud colliget et nobis et Simoni fidelitatem faciet sicut de annona dictum est, et habebimus inde duas partes, Simon autem terciam, preter clausum nostrum capiceriæ quod nullam decimam dabit. Factum est hoc pactum in capitulo Sancte Crucis, concedente hoc Bartholomeo capicerio, de cujus feodo pars illa est que ad Simonem pertinet, ita quoque quod quicquid ei forisfecerit Simon capicerio capicerius nullam habebit potestatem ibi aliquid sasiendi donec divisa pars Simonis a nostra fuerit ; postquam autem divisa a nostra fuerit ipsius pars inter Simonem et capicerium inde conveniat, nos inde non intromittemus...


1 Le bas de cette charte a été coupé,

Manassé, évêque d'Orléans, reconnaît avoir donné, sans droit et sans l'aveu du chapitre à l'abbaye de la Cour-Dieu, les terres d'Ingrannes et les bois appartenant au chapitre, sauf 120 arpents de bois, pour 16 livres de cire par an.

  • B Bib. nat. de France, lat. 12739, fol. 496. Copie de Dom Estiennot. Ex Libro Rubeo ecclesie S. Crucis Aurelianensis.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Manasses, Dei patientia ecclesie Aurelianensis minister humilis, omnibus in Christo fidelibus salutem. Sciant omnes quicunque verba hujus scripture legerint vel audierint quoniam nos, tam pretio quam precibus abbatis et monachorum Curie Dei circumventi, quidquid ipsi habent tam in terra apud Ingraniam quam in nemoribus ipsis que pertinent ad jus et dominium ecclesie Sancte Crucis, preter sexcies viginti arpennos nemorum, injuste et sine conscientia capituli eisdem monachis donavimus, tali tamen conditione quod singulis annis redderent ecclesie Sancte Crucis XVI libras cere ; quod ideo confitemur et testificamur ne concessio talis a nobis facta in damnum et prejudicium ecclesie veniat in futurum.

Manassé, évêque d'Orléans, confesse avoir donné au monastère de Marmoutiers, sans le consentement du chapitre, l'église de Josnes, à laquelle ce monastère n'a aucun droit.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 333.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego M[anasses], Dei gratia Aurelianensis ecclesie minister humilis, omnibus notum fieri volo quod sine conveniencia et assensu capituli ejusdem ecclesie, concessi monachis Majoris monasterii ecclesiam de Jaona, et occasione concessionis mee eam sibi vendicare nituntur. Nichil enim juris unquam ante concessionem meam in eadem habuerunt, nec nunc habent, nisi quod de sola concessione mea videntur habere. Ego enim eripui eam de manibus duorum laicorum, Garnerii videlicet Bisol et Imbaldi Rufi, per sententiam excommunicationis a bone memorie Eugenio papa in laicos ecclesiarum detentores generaliter latam. Quorum filiis clericis, Hugoni scilicet Bisol et Gaufredo, quod illi percipere consueverunt in ecclesia illa in elemosinam concessi. Sciant etiam universi quod monachi corporalem predicte ecclesie possessionem nunquam habuerunt, quia nec ego nec alius nomine meo monachis corporalem illius ecclesie possessionem, vel alicujus beneficii seu poss[ess]ionis alicujus ad eam pertinentis assignavi.

Les évêques d'Orléans et de Tours portent leur sentence arbitrale au sujet des coutumes des hommes de Saint-Martin de Tours à Suèvres1.

  • B Bib. nat. de France, Moreau 66: 132. Tiré du cartulaire de l'église de Sainte-Croix d'Orléans. Copie envoyée par D. G., Bénédictin de S.-B. sur-Loire, le 4 août 1765.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

In nomine sancte et individue Trinitatis. Nihil eque magnum ac gloriosum operari creditur liberalis prelatorum magnificentia quam ut ecclesiarum libertatem studio pietatis semper augere intendat et inobitas consuetudines, quas ad earum gravamen usus in tenorem juris adduxit, rationabili providentia relavare et ab occupantium manibus retrahere. Cujus rei notitia ego Manasses, Aurelianensis ecclesie minister humilis, dilectorum fratrum nostrorum canonicorum Beati Martini Turonensis gratiam et ejusdem ecclesie utilitatem diligenter attendens, controversiam inter Lancelinum et quosdam antecessores ejus cum prenominatis canonicis diu ventilatam pro posse meo studui pacificare et composite modum pacis scripto et memorie commendare duxi necessarium. Simone autem fratre Lancelini adhuc superstite, inter canonicos Beati Martini et ipsum Simonem de quibusdam pravis consuetudinibus quas apud Sodobrium usurpabat fuit contentio, scilicet hospitalitio, expeditione vel justitia super homines Beati Martini. Eodem vero Simone in articulo mortis posito1, ubi non habet locum mendacium, Deo et mihi ejus ministro, qui vocatus a Simone ut venirem illi affui morituro, confessus est et non negavit prefatas consuetudines se injuste requisisse, quas satisfaciens in manu nostra penitendo dimisit. Simone vero viam universe carnis ingresso, successit Lancelinus, frater ejus, et quas Simon consuetudines dimiserat et injuste accepisse cognoverat iterum requisivit et canonicos inquietatos capere presumpsit, unde a nobis datum et a domino papa confirmatam anathematis subivit sentetiam. Tandem domini regis Ludovici commonitione et date metu sententie, archiepiscopi Turonensis Engebaldi et meo consilio terminandam hanc commisit contentionem. Dominus itaque archiepiscopus et ego et nobiscum alii prudentes viri ad consulendum super hoc convenimus presente Lancelino sollicite de jure suo unicuique assignando. Provida itaque consideratione decrevimus quatenus quas Simon, frater ejus, consuetudines dimiserat, scilicet hospitalitium, et expedicionem et justitiam quam ex consuetudine ipse Lancelinus super homines Beati Martini exigebat, omnino dimitteret nisi prepositus Beati Martini requisitus vel impotenter vel negligenter ab ea deficeret. Addidimus etiam quod pro his que dimiserat censamentum quod in singulis domibus de Sodobrio habebat, uno constans sextario ad mensuram justam et rasuram, vendendi et emendi in villa ei in duplo redderetur, exceptis domibus cimeterio adjacentibus suum pristina consuetudine censamentum reddentibus. Amplius si Vindocinensis comes vel quilibet alii dominum Belgenciaci ad guerram procuraverint, homines Beati Martini de Sodobrio illi et preposito et hominibus ejus, in quantum terra Beati Martini censamentaria extenditur, impendent auxilium, iis tamen exceptis comite Theobaudo, canonicis et preposito Beati Martini. Sic dispositum placuit Lancelino et dimisit in manu Bartholomei, prepositi Beati Martini, cum cutello satisfaciens que dimitenda decrevimus. Quod ne queat oblivione deleri sigilli nostri attestatione firmavimus.

Actum publice in pratis Herbelliaci , ordinatis in ecclesia S. Crucis majoribus personis Simone decano, Girardo cantore, Zacharia subdecano, Radulfo capicerio. Hujus rei testes affuerunt dominus Engebaldus, Turonensis archiepiscopus, Bartholomeus prepositus, Ernaldus hospitalarius, Georgius granitarius, Hugo succinctor, Hugo de Sodobrio, Johannes Senebaudi, Durannus de Sodobrio ; de hominibus vero illius terre Henricus major, Robertus major, Hugo de Alodo major, Obertus de Capella, Aubertus de Alodo, Hugo Gueinare, Andreas Kerrechat, Gilo filius Gauterii Asini, Bartolomeus de Ponte.


1 Ce document ne semble intéresser en rien le chapitre de Sainte-Croix. Comme, cependant, il était copié en un des cartulaires, nous le reproduisons ici.

1 Manassé, évêque d'Orléans, communique au chapitre de Saint-Martin de Tours l'abandon fait, par Simon de Beaugency mourant, d'injustes coutumes à Suèvres. [Après 1149], Cf. Gallia Christiana, VIII, col. 509.

« In nomine sancte et individue Trinitatis, ego Manasses, Dei gratia Aurelianensis episcopus, dilectis fratribus meis canonicis Beati Martini Turonensis et universis ecclesie filiis tam presentibus quam futuris notifico sed et obtestor quod Simon de Balgentiaco, digne vir memorie, fide devotus, honestate preclarus, prinsquam humane fragilitatis iniret exitum et nature solveret debitum iu infirmitate corporis sui laborans, corde compunctus, ore autem, ut credimus, confessus est ad salutem. Qui cum in presentia mea testamentum ordinaret (Cf. Ch. V), ecclesiis et pauperibus erogaret, inter cetera confessionis sue eloquia de quibusdam pravis consuetudinibus quas ipse et quidam sui predecessores apud Sodobrium injuste tenerant mihi innotuit ; eas autem pro sua predecessorumque salute per manum meam sponte deseruit, confessus se in predicta villa tres solummodo consuetudines habere, que sibi jure hereditario contingebant, scilicet biennium, censamentum et justitiam super homines ; tamen prepositus Beati Martini prius a justitia defecerit. Quod ut illibatum permaneat sigilli nostri authoritate confirmari postulavit. Quam institutionem si quis infringere aut ausu temerario annulare seu attenuare presumpserit, ego et successores mei plene rigorem justitie super eum exercebimus. " - Bib. Nat. Moreau 61 : 159. " Tiré des Archives de l'église cathédrale d'Orléans ». Envoyé par Dom Gérou le 27 mai 1765. Il date par erreur cet acte de 1145.

Don par le chapitre de Sainte-Croix aux chanoines de La Ferté-Avrain de l'église de Neung-sur-Beuvron pour 30 sous de cens annuel.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 353.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

In nomine sancte et individue Trinitatis. Ego Simon, Dei permissione victoriosissime Crucis Aurelianensis decanus, totumque ejusdem ecclesie conventus. Notum facimus universis tam instantibus quam venturis quod canonicorum de Firmitate Abreni petitioni adquiescentes gratum impertientes assensum eis dedimus et in perpetuum habendam concessimus ecclesiam de Naim sine sinodo et circada et absque aliqua exactione episcopi, archidiaconi, archipresbiteri, in eadem vero libertate et quiete qua et alie ecclesie que proprie ad nostrum capitulum spectare videntur consistunt. Eo siquidem tenore concessimus eis prefatam ecclesiam ut singulis annis octavo die ante ascensionem Domini triginta sofidos Aurelianensis monete capitulo Sancte Crucis persolvant, qui die ascensionis inter clericos ad processionem euntes dividantur. Si vero casu aliquo contingeret quod canonici censum ad predictum non redderent terminum, utramque ecclesiam, videlicet de Firmitate et de Naim, ex pacto tamdiu a divino interdiceremus officio, donec census cum condigna satisfactione integre redderetur. Preterea libram cere persolvant singulis annis ad anni novi illuminationem. Actum in capitulo Sancte Crucis, astantibus majoribus personis Simone decano, Girardo cantore, Zacharia subdecano, Radulpho capicerio, Burchardo archidiacono, Algrino archidiacono, Johanne archidiacono, Hugone archidiacono. Quod ne queat oblivione deleri a[u]ctoritate sigilli nostri subterfirmavimus.

Confirmation par l'évêque d'Orléans de l'acte précédent, joignant à la donation la partie que lui-même possède et celle d'Arraud.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 353 ; mention Scriptum.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

In nomine sancte et individue Trinitatis. Ego Manasses, Dei permissione victoriosissime Crucis ecclesie minister humilis, notum fieri volumus fidelibus universis tam futuris quam presentibus, quod canonicorum de Firmitate Abreni peticioni adquiescentes, gratum impertientes assensum, ecclesiam de Naim quam a manu capituli Sancte Crucis censualem receperunt eisdem canonicis et ecclesie beati Bartholomei confirmavimus et in perpetuum integre possidendam concessimus. Partem etiam illam prefate donavimus ecclesie quam nobis retinueramus et Arraudo, qui eam jure hereditario reclamabat, ad censum decem solidorum, nobis et quibuscumque nostra voluntas fuisset, singulis annis reddendorum, quamdiu viveret donaveramus ; videlicet ut hoc modo a manu laicali eam rethrahere et redimere possemus. Quamdiu autem Arraudus vixerit, partem istam prout ei concessimus possideat, atque ecclesie Beati Bartholomei et canonicis annuatim censum reddat prenominatum, et post ejus decessum totum absque aliqua heredum ipsius reclamatione et calumpnia ad prefatos redeat canonicos, in eadem libertate et quiete qua et alie ecclesie que proprie ad Sancte Crucis capitulum spectare videntur consistunt. Eo siquidem tenore prefatam eis concessimus ecclesiam ut singulis annis octavo die triginta solidos Aurelianensis monete capitulo Sancte Crucis persolvant, qui die inter clericos ad processionem euntes dividantur. Ecclesia vero libera et quieta permaneat absque circada et sinodo et aliqua exactione episcopi, archidiaconi, archipresbiteri. Si vero casu aliquo contigerit quod census ad predictum non reddatur terminum, utramque ecclesiam videlicet de Firmitate et de Naim tam diu ex pacto a divino interdicimus officio, donec census cum condigna satifatione reddatur. Preterea singulis annis libram cere persolvant ad anni novi illuminationem. Quod ne queat latere posteros ut ecclesia de Firmitate hoc donum et universa quibus dotata est liberius et firmius possideat, scripto commendavimus et sigilli nostri actoritate corroborari precepimus. Actum publice in capitulo Sancte Crucis, astantibus majoribus personis Simone decano, Girardo cantore, Zacharia subdecano, Radulfo capicerio, Buccardo archidiacono. Datum per manum Algrini cancellarii. .

Composition entre le chapitre et Herbert Le Vallet, par laquelle ce dernier abandonne au chapitre, pour y bâtir une villa, ses droits sur une partie de forêt située entre le Bois Herpin et Puiselet, et son oubliage sur Ormoy, « Musnetum » et Ezerville, moyennant 40 sous de rente.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Pulcherrime consuetudinis usus apud nos inolevit ut pactiones quas cum aliquibus facimus scripto et memorie commendemus, quatinus quod fragili perire poterat in memoria, vivaci conservaretur in littera. Ideo ego Johannes, Sancte Crucis decanus, tolusque ejusdem ecclesie conventus presenti pagina notum fieri volumus tam presentibus quam futuris contencionem quandam diu fuisse inter Herbertum Vasletum et nos de parte nemoris quod situm est inter Nemus Arpini et Puteolum, quam partem idem Herbertus et predecessores sui diu a nobis censualem habuerant, de quibusdam quoque exactionibus quas ipse reclamabat tam in nemore quam in minimis fructibus sive terra, causa grierie et causa advocationis. Sed quia ecclesie nostre utile videbatur in nemore pretaxato novam villam1 editicare, ne ipse aut heredes sui aliquid in ea reclamare possent composicionem cum eo ordinavimus talem quod ipse quicquid censuale sive consuetudinarium in nemore sive in terra reclamabat, quietum et liberum nobis dimisit. Legitime quoque nobis in communi capitulo pepigit et per manum regiam se scrvaturum concessit quod si aliquis de hospitibus suis, sive de servis sive de liberis, aliquid in terra vel in nemore reclamaverit, nullo modo eum contra nos manutenebit ni quandiu rationi et juditio nostro adquiescere voluerint, neque aliquam servorum suorum pest eorum decessum in terra vel in nemore requiret successionem. Quasdam vero consuetudines, que vulgo oblite vocantur, quas prenominatus Herbertus et predecessores sui feodales a decano Sancte Crucis ab antiquo tenuerant in villis que Hurmetum, Musnetum, Aerisvilla vocantur, absque heredum suorum reclamatione et calumpnia nobis omnino quietas dimisit et totum feodum istum in manu decani refutavit tali tenore, uti singulis annis de censu Sancte Crucis majori, sibi aut certo nuncio suo quem mittere debet, quadraginta solidos redditus, quos ipse tenebit feodales a decano, sicut tenebat prefatas debitas, et sicuti de alio feodo totam justiciam decano exhibet. Si vero per negligentiam majoris contigerit quod, statuto termino, quadraginta solidos non babuerit de proprio Sancte Crucis capiat et usque ad nodes recredat et deinceps capitale suum corn lege plane accipiat, nisi contigerit majorem prefatos nummos retinuisse jussu decani per defectum justicie. Actum in capitulo Sancte Crucis publice, auno  ; astantibu et annuentibus hoc in fato capitulo Johanne decano, Girardo cantore, Zacharia subdecano, Radulfo capicerio. Testes etiam adluerunt ex parte nostra : Hugo de Ruppibus miles, Rainaldus de Suncta Columba, Johannes de Resta, Gofridus de Saram ; ex parte Herberti Vasleti : Guillelmus fitius Lisiardi, Menerius, Guillelmus, Godefridus major, Gofridus Corrasse, Girelmus et Johannes, Bartholomeus, Rotbertus de Cathena, Girelmus et Guillelmus famuli, Nicholaus de Nemore Harpini.


1 Sans doute la Forêt Sainte-Croix, qui est mentionnée dès 1194 (Ch. CXIII).

Louis VII exempte de diverses redevances la maison du four de la Chaîne construite par son chapelain, André de Saint-Hilaire d'Orléans, et l'étal bâti pour les besoins dudit four ; il décide que les hôtes de cette maison ne seront justiciables que du roi, du sénéchal ou du chancelier.

  • A Original. Arch. dép. Loiret, G 421.
  • B Bib. nat. de France, Moreau, t. 68: 182; d'après le cartulaire fol. 23rº.
  • a Luchaire, Et. sur les actes de Louis VII, nº 394.
  • b Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après b.

In nomine sancte et individue Trinitatis, amen. Ego Ludovicus, Dei gracia Francorum rex. Decet regiam benignitatem nostram ut fidelium nostrorum postulationibus aurem facilem prebeamus. Qua consideratione capellani nostri Andree de Sancto Hilario Aurelianensi, qui nobis, ultra et citra mare, servierat ad graciam, preces suscepimus et effectu mancipavimus. Sciant itaque universi, et presentes et futuri, quod pro amore jamdicti Andree, per consilium eorum qui nobis adsistebant fidelium nostrorum, domum furni de Cathena, quam edificavit, eidem liberavimus. De culcitra penitus et de omni excubia predictam domum liberavimus, nisi forte rex per litteras suas aut per hominem de domo sua requisierit excubiam, quociens ipse evenerit. Ejusdem domus hospites, si quidam in querelam venerint, solummodo per nos, aut per dapiferum nostrum, aut per cancellarium nostrum, justiciam facient. Et pro justicie exsecutione ultra Castrumnovum, sive ultra septem leugas foras Aurelianis, non venient ad aliquam submonicionem nostram ; que submonicio fiat per litteras nostras, aut per hominem de domo nostra. Preterea stallium, quod ipse Andreas ad opus furni super craandum edificavit, eidem liberavimus. Et hoc donum libertatis, tam de domo furnili et hospitibus quam de stallio, omnibus post Andream ea possidentibus intemerate concessimus. Et ut ratum sit in posterum sigilli nostri auctoritate muniri et nominis nostri karactere consignari precipimus.

Auctum publice Stampis , astantibus in palatio nostro quorum apposita sunt nomina et signa. S. comitis Theobaudi, dapiferi nostri, S. Guidonis buticularii. S. Mathei camerarii. S. Mathei constabularii.

Data per manum Hugonis 1 cancellarii.


1 (monogramme)

Don par Adam Harens à Sainte-Croix de la partie de la dîme des Juifs2, levée sur les possessions du chapitre en ce lieu.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 376.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Dilectis in Christo fratribus et amicis Hugoni decano totique capitulo Sancte Crucis Aurelianensis G[aufridus] decanus et universum Carnotensis ecclesie capitulum, salutem in Domino. Noverit fraternitas vestra quod cum Adam Harens magistro Bertero, concanonico nostro et vestro quicquid habebat in decima do Juis, scilicet medietatem ipsius decime vendidisset, candem decimam ad mandatum ipsius magistri Berteri super altare ecclesie nostre, de assensu uxoris sue et liberorum, fratrum quoque et eorum quorum interesse credebatur, obtulit, et dimisit vobis quidem et ecclesie vestre ad opus pauperum qui die cene dominice mandato1 intererunt illam prefate decime partem que de territorio quod in memorata villa habetis proveniet, totum vero reliquum, in cujuscunque terra sit, nobis ad simile pietatis opus conferens et assignans, domino Ebrardo, vicecomite Carnotensi, de cujus feodo ipsa decima erat feodum, nobis et vobis in elemosinam concedente, et tam venditionem quam oblationem ejus scripto suo autentico confirmante.


2 Les Juifs, commune de Prasville, canton de Voves (Eure-et-Loir).
1 Le Mandé.

Concession par Martin Billard au chanoine Foulques de l'usage d'une des maisons qu'il a données à Sainte-Croix.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 268.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

H[ugo], Dei gratia Sancte Crucis decanus, totumque ejusdem ecclesie capitulum omnibus in Domino salutem. Ut ea que nostris temporibus in conspectu nostro sollempniter celebrantur constanter maneant illibata, congruum est eadem signatis apicibus commendari. Ad universatem vestram presentis scripti testimonio volumus pervenire quod Martinus Billardus, Beati Aniani subdecanus, magistri Fulconis liberalitatem attendens et interventu precium quas pro eodem Fulcone Odo, nepos predicti M., ei fecerat, in domibus quas nostre ecclesie contulit elemosinam habendam concessit mansionem quamdiu predictus F., Sancte Crucis canonicus vixerit, asserens quod in collatione domorum hanc sibi retinuit facultatem quod si alterum nepotum suorum, quos indomorum collatione assensu nostro constituit vicarios, suum obitum contingeret prevenire, liberam haberet facultatem loco defuncti alium subrogare. Nos vero autenticum quod similiter hoc a nobis habebat attendentes sibi commissam fuisse prelibatam cognovimus facultatem. Eapropter magistro Fulconi predicti Martini et Pascasii nepotis ejus concessionem factam volumus, approbamus et nostri sigilli munimine roboramus. Hoc etiam addendum esse censuimus quod prefatus Fulco Pascasio, predicti M. nepoti, singulis annis XXti solidos concessit pro eisdem domibus hiemalis persolvendos, hoc addendo quod in domibus predictis loco sui vel secum sine assensu Pascasii alium non admittet. In disposicione vero Pascasii erit de orreis, cellariis, domus utensilibus ordinare, et mansionem suam habebit in domibus si in eis manere voluerit, salvo magistri Fulconis usu et salvis utensilibus que nostre ecclesie cum domibus eisdem fuisse collata dinoscuntur.

Composition entre Sainte-Croix et l'abbaye de Bonneval au sujet de l'achat de Vaudran et entente pour Gaubert.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 377; mention Scriptum.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

In nomine sancte et individue Trinitatis. Ego Herbertus Bonevall[ensis] ecclesie humilis minister totumque ejusdem ecclesie capitulum notum fieri volumus tam futuris quam presentibus unde contentio inter ecclesiam Sancte Crucis Aurelianensis et ecclesiam Sancti Florentini Bonevall[ensis] orta sit et qualiter eadem contentio sit sopita et utraque ecclesia ad pacis concordiam revocata. Contigit aliquando ut nos monachi scilicet Bonevallenses medietatem terre Stephani Berruarii, que dicitur de villa Valdr[en]a et de feodo Sancte Crucis erat, canonicis ejusdem Sancte Crucis nescientibus emeremus. Quo audito prohibuerunt, asserentes feodum suum absque assensu suo non licere nobis emere vel possidere. Sub hac vero prohibicione alteram medietatem a prefato Stephano Berruario inconsultis predictis clericis emimus sicut et primam. Quod cum audissent, egre ferentes convenerunt nos ante presentiam domini nostri Guillelmi Senonensis archiepiscopi, ubi, dum pariter convenissemus, audita idem vir venerabilis utriusque ecclesie causa, ipso providente atque disponente in hanc amicabilem devenimus pacis concordiam. Precium igitur ultime partis empte clerici persolverunt, et sic tota illa terra Stephani Berruarii quam supradiximus, inter nos et ipsos communis est facta. Rursus totam terram suam de villa Gauberti, extra corpus ipsius ville et arpennos hospitum qui semper ut antea in eorum proprietate permanebunt, reliquam totam inter nos et ipsos concesserunt esse communem. Nos vero quicquid decime in predicta villa vel territorio habebamus et quicquid in terra de Nosemento et in terra que fuit Herberti de Boscato tam in terragio quam in decima inter nos et prefatos clericos commune esse concessimus. Has omnes predictas terras tam ex nostræ quam ex clericorum parte ita communes fecimus ut totum terragium, decima, justicia, totus omnino earum protectus quoquo modo proveniat inter nos et clericos equaliter atque fideliter per medium dividatur : sciendum quoque quia IIIIor osclue que vicine culture nostre erant in nostra proprietate semper remanebunt, quia pro ipsis convenientem clericis fecimus permutationem. Hoc etiam addimus quia quicquid pro terris istis communibus sive pro mestiva presbiterorum sive pro modiatione militum usque ad diem pacis hujus a nobis solvebatur de communi tam nostra quam clericorum annona deinceps reddetur. De predictis territoriis istisque communia deinceps erunt, terras quas homines Sancte Crucis coluerant colent et homines sancti Florentini similiter suas. Graneam communem communibus expensis tam nos quam clerici pariter construemus. Tempore messium ad congregandas et custodiendas messes servientem nostrum ponemus elericique suum qui fidelitatem nobis faciet, nostro similiter idem eis faciente. Reliquo tempore unum vel duos servientes communiter eligemus, qui facta tam nobis quam clericis fidelitate de forisfactis et justicia et redditibus ad predictam terram communem pertinentibus curam habebunt et nobis et clericis pariter respondebunt. Sciendum quoque quod minuta decima de villa Gausberti nostra tantum est, ita quod in ea clerici nichil habebunt. Quod si dixerimus homines non fideliter minutam decimam solvere, in nostro erit arbitrio vel ecclesiasticam justiciam requirere vel decano Sancte Crucis denuntiare, qui vel minutam decimam plene reddi faciet, vel sacramento firmari quod fideliter reddita sit. Si forte in terris supranominatis aliquid venale proponetur communiter a duabus ecclesiis emetur. Quod si alia pars postquam summonita fuerit ab emptione cessabit, pars alia sibi emet et proprium habebit. Addendum quoque quod si calumpnia aliqua super predictis terris alterutri ecclesie mota fuerit, communiter tam nos quam clerici labore et sumptu utriusque ecclesie causam prosequemur. Quod ut ratum et inconcussum in posterum permaneat, predictas conventio[n]es sigillo nostro fecimus confirmari. Actum publice Carnotis , in presentia predicti archiepiscopi Senonensis, astantibus majoribus Carnotensis ecclesie personis Gaufredo decano, Almaurico cantore, Gisleberto subdecano, Galterio archidiacono Dunensi. Ex parte Aurelianensis ecclesie : Stephano abbate Sancti Evurcii, Hugone decano, Guillelmo cantore, Letoldo subdecano. Ex parle monasterii Bonevall[ensis] : ipso abbate Herberto, Adam priore de Pathaio, Rainardo priore de Colomevilla, Roberto preposito monasterii.


1 Cf. Ch. XIV du Cartulaire ci-dessus. Bien que conçue presque dans des termes identiques à cette dernière, notre charte LXXIX est publiée intégralement parce qu'elle corrobore, après la charte XIV, l'existence de l'abbé de Bonneval Herbert, révoquée en doute par le Gallia (t. VIII, col. 1243) et par Dom Thiroux et Dom Lambert, dans leur Histoire abrégée de l'abbaye de Saint-Florentin de Bonneval (éd. Bigot, Châteaudun, 1876). p. 74. Herbert prend certainement place entre Hugues et Chrétien.

Le chapitre de Sainte-Croix menace d'excommunication les évêques qui se feraient pensionner sur les bénéfices du chapitre.

  • B Bib. nat. de France, Moreau 78: 53. Pris sur le cartulaire de l'église de Sainte-Croix d'Orléans, fol. 27vº.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

H[ugo] decanus universumque Aurelianense capitulum omnibus in Domino salutem. Cum ecclesie nostre immunitatem illibatam, quatenus possumus et debemus, teneamus conservare ne dampnum ecclesie nostre in futurum possit contingere, previdentes si quisquam episcoporum vel in episcopum electorum possessiones a capitulo nostro pertinentes sive precario sive sub aliqua pensione detineat, sub pena excommunicationis statuimus ne quisquam nostrum aliquem episcopum vel in episcopum electum possessiones nostras precario sive sub aliquacumque pensione detinere aut conferre imposterum patiamur. Qui contra hoc nostrum statutum possessiones nostras detinere cogitabit, quantum in nobis est, eidem pene supponimus ; hoc etiam adjiciendum censemus quod instituendi canonici se hanc nostram constitutionem servaturos interposito juramento firmabunt. Alioquin cum eisdem communionem in choro aut in capitulo nequaquam habebimus donec hoc emiserint juramentum, ex quo in etate fuerint aut ad etatem pervenerint in qua statutum est aliquem emittere juramentum2.


2 Notes de Dom Gérou : « Ce titre paraît curieux en ce qu'un chapitre d'une église particulière menace d'excommunication un évêque qui aurait quelque pension sur les bénéfices dépendant de l'église d'Orléans.

Il y avait donc un âge fixé auquel on pouvait être admis à prêter serment. Mais on pouvait posséder une prébende avant ce temps-là, ainsi que le titre l'annonce. »

V. à ce sujet la charte XCII, qui prévoit le cas d'un chanoine n'ayant pas l'âge de puberté.

Accensement à Pierre d'Orgemont d'un arpent de terre à Orgemont.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 377.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Hugo, Sancte Crucis decanus, et universum ejusdem ecclesie capitulum. Omnibus notificandum duximus, tam futuris quam presentibus, quia unum arpentum terre quod est apud Hordei montem, quod etiam prebende Adam Brevin, et prébende Hirgoti canonicorum spectat nostrorum, Petro de Hordeimonte et ipsius heredibus, ad peticionem et voluntatem prenominatorum Ade et Hyrgoti, in perpetuum concessimus, ita quod ipsi et successores canonici qui eorum prebendas obtinebunt annuatim in tres solidos pro censu et decima, et vendiciones et revelationes, quando accident, inde habebunt. Ut autem hoc in posterum ratum et inconcussum permaneat, presens scriptum inde fecimus et sigilli nostri actoritate confirmavimus. Actum . Ordinatis in ecclesia nostra majoribus personis Hugone decano, Andrea cantore, Letoldo subdecano, Manasse capicerio. Cancellario nullo.

Don par Louis VII du fief de Sennely au comte de Blois, réservant la justice des seigneurs ecclésiastiques, dont est Sainte-Croix.

  • B Bib. nat. de France, Moreau 78: 181. D'après le cartulaire de l'église de Sainte-Croix d'Orléans, fol. 181rº.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

In nomine sancte et individue Trinitatis. Amen. Ego Ludovicus, Dei gratia Francorum rex, notum facimus presentibus et futuris quod fideli et dilecto nostro Theobaldo, dapifero nostro, et heredibus suis donamus in augmentum feodi sui quidquid habebamus apud Seneliacum in feodum et hereditario jure tenendum, ea conditione quod sine consensu et voluntate nostra tempore nostro, et post decessum nostrum sine consensu et voluntate filii nostri Philippi nullam sibi possit facere firmitatem. Nos igitur ecclesiis nostris providere volentes, ne occasione doni in aliquo detrimentum patiantur, statuimus quod nullatenus comiti Theobaldo aut heredibus ejus in posterum homines sive hospites nostros sive episcopi Aurelianensis, et ecclesie Sancte Crucis, et Sancti Aniani, et Sancti Dionysii, et Sancti Benedicti, et ceterarum ecclesiarum ad episcopatum Aurelianensem pertinentium recipere aut aliquo modo retinere licebit, sed tam episcopus quam unaqueque predictarum ecclesiarum universam justitiam in homines et in hospites terre sue, et in homines etiam suos qui jam in villa et parochia Seneliaci morantur et eorum heredes, quicquid tempore nostro habuerint memoratus episcopus et jamdicte ecclesie deinceps obtinebunt. Si que autem contentiones exorte fuerint de aliqua re inter servientes episcopi et supradictarum ecclesiarum et servientes comitis apud plantham de Luneriis [ ] et ibi justitia mediante terminabuntur ; quod si forte ibidem terminari non potuerint in nostra presentia finientur. Quod ut ratum sit et nulla possit deinceps oblivione deleri presens scriptum nominis nostri caractere signavimus et sigilli nostri authoritate corroboramus. Actum publice Aurelianis Astantibus in palatio nostro quorum supposita sunt nomina et signa. S. comitis Theobaldi dapiferi nostri. S. Guidonis buticularii. S. Mathei camerarii. [S. Mathei] constabularii. Data cancellario nullo.

Transaction entre Sainte-Croix et Hubert de Péronville réglant plusieurs coutumes de Villequoy.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 377.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Hugo Aurelianensis ecclesie decanus totumque ejusdem ecclesie capitulum. Notum facimus omnibus tam presentibus quam futuris, quod cum inter nos et Hubertum de Spesumvilla contentio diu versaretur super hominibus de villa Galli quos in curia sua justiciare extra predictam villam ad mansiones suas de jure sibi contingente diceret, et medietatem aque et piscature quantum territorium de villa Galli extenditur sui juris esse assereret, nobis in contrarium proponentibus, consilio bonorum virorum inter nos et ipsum sic compositum est. Recognovit igitur medietatem supradicte piscationis et aque nostri juris fuisse et esse debere, et ea cum sua medietate communicari voluit. Si vero quum aqua communis esse disnoscitur, aliquod nobis emolumentum inde comparatum fuerit, de utriusque partis consensu nobis et ipsi equaliter dividetur. Servientem nostre partis custodem ponemus, Hubertus vero et heres suus similiter suum ponent. Quorum uterque tam nobis quam ipsi Huberto et heredi ejus fidelitatem exhibebit tantum pro consuetudinibus sibi proprie pertinentibus. Arundinetum quoque quod hospites ejusdem ville ad usus suos dinoscuntur habuisse libere possidebunt, ita tamen quod ipsum nec vendere nec dare poterunt alicui. Si quid autem residuum forte supererit, commune erit. Concessit etiam Hubertus quod memoratos hospites extra villam Galli in jus de cetero minime traheret, sed infra villam congruis temporibus et competenti die eos placitaret. Quia vero ne predictus Hubertus et ejus heredes in nostrum jus manus extend[er]ent precavere nos oportuit, consuetudines in eadem villa sibi proprie pertinentes, ne contentio in posterum oriretur, subscripsimus. Oblatas igitur pro singulis masuris habet  : duos panes, duas gallinas, duos denarios, duas minas ordei ad magnam mensuram que valet tres minas justas, ordei videlicet melioris illius territorii, quod si forte defecerit, competentis ordei. Si autem de panibus forte contentio em[er]serit, juxta consuetudinem terre Sancte Crucis reddetur. Corveias habebit pro singulis masuris, unam scilicet minam frumenti ad seminandum, frumenti scilicet melioris illius territorii, quod si forte defecerit, competentis frumenti. Ad omnem autem sacionem frumenti hospites corveias laborabunt, ita tamen quod ordinatim ab omnibus corveias accipiet in masuris eorum, et in terra non arata exceptis arpentis ipsorum, et tempore competenti. Verumptamen in accipiendis corveis contra rationem ipsorum neminem molestabit. Singule carruce corveiarum pro procuratione unum denarium habebunt. Tempore autumpni garbas corveiarum pro volunt[at]e Huberti ad villam Galli sive ad Spesumvillam homines deferent ; ubi vero trite et parate fuerint, hospites de villa Galli usque Aurelianis, ad Castrum Dunum, aut ad Firmitatem Villenoli portabunt. Singule quadrige singulos denarios pro procuratione habebunt ; in pascha in duabus masuris sex denarios pro agno [habebit] ; tempore rogationum de singulis masuris singulos panes. In decimis minutis nichil reclamamus. Custos autem corveiarum fidem omnibus faciet quod ultra totam summam corveiarum frumenti, plus quam sextarium hominibus scienter ad deferendum non tradet. Preter has consuetudines nullas alias habet proprias in villa Hubertus vel heres ejus nec habebunt. Verumptamen si quis hospitum de consuetudinibus istis injuriam Huberto vel heredi suo forte contulerit, Hubertus vel heres ejus ad diem rationabilem submonebit eum et infra villam Galli eum justiciabit. Tota autem alia justicia ad ecclesiam Sancte Crucis spectat. Decime annonarum et campi partes illius terre communes erunt, et cum mina equaliter dividentur, et farragines similiter dividentur. Nos vero et Hubertus grangiam racionabilem de culmo vel arundineto tectam faciemus. Si vero preter submonitionem nostram Hubertus sumptus in grangia sibi contingentes ponere noluerit, nos et grangiam faciemus et farraginem totam propriam habebimus, Hubertus vero si nos defecerimus similiter grangiam cum farragine habebit. Compositionem autem et consuetudines predictas Hubertus juravit et heredem hujus terre possessorem Archambaudum jurare fecit. Uxor ejus Aales idipsum concessit. Hujus pactionis testes sunt ex parte nostra : Hugo de Ruia nova, Manasses filius ejus, Archambaudus de Comblos, Albertus major, Odo de Bestisi, Herveus de Cyconia, Rotbertus Polenus et frater ejus Girrardus, Symon de Rupibus, Teobaldus de Faverolis. Ex parte vero Huberti : Vaslinno de Firmitate, Gauffridus de Basochiis, Rainaldus de Choe, Odo de Sivri, Jodoinus de Chive, Brisellus de Cheudri, Tesricus de Geminiaco, Rotbertus Beneventus. Actum publice in capitulo Sancte Crucis , astantibus in ecclesia nostra majoribus personis Hugone decano, Andrea cantore, Letoldo subdecano, Manasse capicerio.

Adam Bréon, prévôt et chanoine de Sainte-Croix, donne un arpent de vigne de sa prébende à six hôtes pour y construire leurs habitations, moyennant 2 sous de cens annuel chacun.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 268.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Quum ex oblivione nonnunquam nascitur dissensio, labilem hominum memoriam vivaci litterarum testimonio fulciri omnemque dissensionis occasionem amputari oportet. Eapropter ego Hugo, Sancte Crucis decanus, totumque ejusdem ecclesie capitulum presentium et futurorum presenti scripto noticie transmittimus quod Adam Breon, prepositus et canonicus noster, arpentum vince quod ad prebendam suam spectabat consilio et assensu nostro ad edificia et habitacula sua construenda sex hospitibus concessit, ita quod liceat eis et heredibus suis dare, vendere, tali conditione quod singuli singulis annis II solidos census in persolvant, relevationes etiam quotienscumque evenerint. Justiciam et alias consuetudines que in terra aliorum canonicorum Sancte Crucis esse noscuntur predictus Adam in eadem terra habebit. Quod ut ratum firmumque permaneat sigilli nostri auctoritate fecimus roborari. Adstantibus in ecclesia nostra majoribus personis Hugone decano, Andrea cantore, Letoldo subdecano, Manasse capicerio. Actum in capitulo nostro .

Règlement de l'évêque Manassé concernant les droits du chantre aux oblations des fidèles.

  • B Bibl. nat. de France, Moreau 80: 15. Extrait du cartulaire de l'église d'Orléans, fol. 95 rº.1
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Pontificalis dignitas nulli debet onerosa existere, nec damnum vel incommodum alicui ingerere ; equo namque moderamine universa librare nos condecet, et sic nostros profectus firma discretione pensare, ut nulli vertatur in dampnum quod nostre possit utilitati ascribi. Cum igitur quod a nobis in nostra diocesi est secundum universalem fere consuetudinem gallicane ecclesie temporibus nostris statutum, videlicet quod circunpositi parrochiani episcopali et matrici ecclesie annis singulis munus oblationis impendant ; quibus ecclesie nostre filiis, qui personatus honore in ecclesia nobis commissa funguntur, nolumus esse dampnosum recompensationis beneficium, rationis intuitu et consideratione sincera ipsis volumus providere ut de nobis in nullo conqueri debeant, vel a debitis officiis retardari. Eapropter ego Manasses, Dei gratia Aurelianensis ecclesie minister humilis, sicut officio et personatui capicerie pro damnis que occasione supradicte consuetudinis meminimus providisse, ita officio et personatui cantorie dignum duximus inantea providere. Volumus ergo et literis statuimus presentibus ut in omnibus solempnitatibus in quibus ab hora tertia usque ad sextam beneficium altari delatum suscipere cantor consueverat, in eisdem, ex quo officium inceptum fuerit matutinale usque ad completorium, excepto tamen in , in quo tamen ab aurora donec peracto completorio sicut in aliis solemnitatibus predictis quidquid muneris altari deferatur a fidelibus preter incensum debitum et ceram censualem cantor suique successores suscipiant et habeant. Ne autem presens scriptum aliqua possit occasione deleri, illud sigilli nostri munimine corroboravimus. Actum presente , ordinatis in ecclesia sancte Crucis majoribus personis H[ugone] decano, A[ndrea] cantore, Le[toldo] subdecano, Ma[nasse] capicerio. Cancellario nullo.


1 Note de D. Gérou : « Les évêques de France réglèrent dans le xiie siècle que les habitans des paroisses voisines des églises cathédrales feroient des presens ou oblations à cette église soit en argent, en cire, en encens ou en fruits. »

Lettres de l'évêque de Chartres relatives à l'accord de 1173, entre Sainte-Croix et Hubert de Péronville, précisant les conditions de la pêche.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 377 ; mention Scriptum.1
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

In Domine Domini et salvatoris nostri. Ego Johannes, Dei gratia Carnotensis ecclesie minister humilis, omnibus in perpetuum. Universis tam futuris quam presentibus notum fieri volumus quod cum inter can nicos Sancte Crucis Aurelianensis et Hubertum de Spesunvilla contentio diu versaretur super hominibus de villa Galli, quos idem Hubertus in curia sua justiciare extra predictam villam ad mansiones suos de jure sibi contingente se dice[re]t et medietatem aque et piscature quantum territorium de villa Galli extenditur sui juris esse assereret, canonicis in contrarium proponentibus, consilio bonorum virorum in presentia nostra Deo volente sic inter eos compositum est. Recognovit predictus Hubertus medietatem surpradicte piscationis et aque juris canonicorum fuisse et esse debere, et tam predictam aquam quam piscaturam cum sua medietate communicari voluit. Si vero, quum aqua communis esse dinoscitur, aliquid canonicis et Huberto emolumentum inde comparatum fuerit, de utriusque partis consensu ipsis equaliter dividetur. Servientem sue partis custodem canonici ponent, Hubertus vero et heres suus similiter suum. Quorum uterque [tam] canonicis quam ipsi Huberto et heredi ejus fidelitatem exhibebit tantum pro consuetudinibus sibi proprie pertinentibus. Harundinetum quoque quod hospites ejusdem ville ad usus suos dinoscuntur habuisse libere possidebunt, ita tamen quod ipsum nec vendere nec dare poterunt alicui. Hoc quoque quod de eo residuum forte supererit, commune erit. Id etiam consensu utriusque partis superadditum est quod, finito termino venditionis piscature aque, pars partem conveniet et infra quindecim dies præ conventionem ad locum certum et diem ministerialis capituli et Huberti vel aliquis loco ejus in eadem villa Galli convenientes, scriptoribus piscature hinc inde adductis tam ab scriptoribus quam a venditoribus fide data quod in dampnum partis alterutrius nichil sit promissum vel datum, piscatura emptori plus offerenti, salvo utriusque partis commodo, concedetur. Hanc autem compositionem sub periculo fidei sue et juramenti quod tam seipsum quam filium suum Ar[chembaldum] in presentia Aurelianensis capituli prestitisse nobis confessus est, tam se quam filium suum fideliter observaturum promisit, et omisso sigillo comitis The[obaldi], quod canonicos carte sue imposituros ex promisso asserebat, nostro id et capituli Aurelianensis sigillo confirmari postulavit. Concessit etiam Hu[bertus] quod memoratos hospites extra villam Galli in jus de cetero minime traheret, sed infra villam congruis temporibus et competenti die eos placitaret. Quia vero ne predictus Hu[bertus] vel ejus heredes in jus ecclesie manus extenderet precavere nos oportuit, consuetudines in eadem villa sibi proprie pertinentes subscripsimus. Oblatas igitur pro singulis masuris habet II panes, II gallinas, II denarios, II eminas ordei ad magnam mensuram que valent IIIs minas justas ordei videlicet melioris illius territorii, quod si forte defecerit, competentis ordei. Si autem de panibus forte contentio em[er]serit, juxta consuetudinem terre Sancte Crucis reddentur. Corveias habebit, pro singulis masuris unam scilicet ad seminandum frumenti eminam melioris illius territorii, vel si defecerit, competentis. Ad omnem autem sationem frumenti hospites corveias laborabunt, ita tamen quod ordinatim ab omnibus corveias accipiat in masuris eorum et in terra non arata exceptis arpentis ipsorum et tempore competenti. Verum in accipiendis corveiis contra rationem ipsorum neminem molestabit. Singule carruce corveiarum pro procuratione unum denarium habebunt. Tempore autunni garbas corveiarum pro voluntate Hu[berti] ad villam Galli sive ad Spesunvillam homines deferent ; ubi vero trite et parate fuerint, a villa Galli usque Aurel[ianis], aut ad Castrum Dunum aut ad Firmitatem Villenoli portabunt. Singule quadrige singulos denarios pro procuratione habebunt ; in pascha in duabus masuris VI denarios pro agno habebit ; tempore rogationum de singulis masuris singulos panes. In decimis minutis nichil reclamant canonici. Custos vero corveiarum fidem omnibus faciet quod ultra totam summam corveiarum frumenti plus quam sextarium hominibus scienter ad deferendum non tradet. Preter has consuetudines nullas alias habet in villa Galli Hu[bertus] vel heres ejus nec habebunt. Si quis autem hospitum de consuetudinibus istis ei vel heredi suo injuriam fecerit Hubertus vel heres ejus ad diem rationabilem eum submonebit et infra villam Galli justiciabit. Tota vero alia justicia ad ecclesiam Sancte Crucis spectat. Decime et campipartes illius terre communes erunt, et cum emina equaliter dividentur et farragines similiter dividentur. Canonici autem et Hu[bertus] grangiam rationabilem de culmo vel harundineto tectam facient. Si vero preter submonitionem canonicorum Hu[bertus] sumptus in grangia sibi contingentes ponere noluerit, canonici et grangiam facient et farraginem totam propriam habebunt. Hubertus vero si defecerint similiter grangiam cum farragine habebit. Hec autem omnia tam se quam filium suum fideliter observaturos jurasse et uxorem suam concessisse, in presentia nostra confessus est et sub fidei sue et juramenti canonicis prestiti periculo fideliter observaturos promisit nobis. Quod ut ratum permaneret scripto commen lavimus et sigillo nostro roboravimus. Ex parte canonicorum testes affuerunt canonici et clerici Aurelianensis ecclesie Vincentius et Roginaldus, et Ernaldus Blesensis ; servientes quoque ejusdem ecclesie Albertus major, Theobaldus et Girardus. Ex parte Huberti : Gaufridus sacerdos, Hugo de Jalant, Paganus, Guido Briders, Therricus. Actum publice Carnoti, astantibus in presentia nostra Gaufredo decano, Gis[leberto] subdecano, Burc[ardo] concellario, Galterio Dunensi archiliacono. .


1 Cf. Ch. LXXXIII.

Don par l'évêque Manassé à Sainte-Croix de l'église de Chilleurs, libérée de plusieurs redevances.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 321 ; mention Scriptum.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego M[anasses], Dei gratia Aurelianensis episcopus, universis ad quos littere iste devenerint, in Domino salutem. Licet universorum fidelium devotio Ecclesie commodis incessanter eterne remunerationis intuitu invigilare debeat, id tamen sollicitudini eorum specialius incombit qui ecclesiasticis honoribus promoventur, et ampliora ecclesie percipientes stipendia, ab uberibus ejus benignius confoventur. Universis igitur tam futuris quam presentibus plenius innotescat, quod ecclesiam de Chilleriis, quam cum summa difficultate de manu laica vix tandem Deo juvante retraximus, domui de Gervasia totique terre quam capitulum Sancte Crucis ibidem possidere dinoscitur perutilem et maxime necessariam esse considerantes, pro remedio anime nostre et Stephani de Garlanda et Johannis decani bone memorie, qui predictam domum de Gervasia edificavit, pro cujus edificatione et justicie conservatione sanguinem ejus in terris effusum credimus, ecclesie Sancte Crucis liberam et absolutam ab sinodo et circada et omni episcopi et archidiaconi consuetudine et exactione et justicia tam sacerdotis quam parrochianorum, volente et consentiente Herberto archidiacono, in perpetuum possidendam concedimus, et quicquid juris tam ego quam archidiaconus vel archipresbiter in ea habebamus, pia dispensatione in proprietatem et jus capituli transfundimus. A nummo etiam quem sacerdos illius ecclesie debet episcopo et ab obolis qui episcopo et capicerio a parrochianis persolvuntur volente et concedente capicerio et capitulo, eam inmunem esse statuimus, qui tamen decano et capicerio quamdiu vixerint, vel aliis qui prefatam ecclesiam nomine capituli tenebunt, communiter tam ab hospitibus episcopi quam ab aliis persolventur. Decanus et capicerius vel alter eorum sacerdoti pretaxate ecclesie crisma dabunt, vel canonici qui a capitulo ecclesiam tenebunt. Sacerdos illius ecclesie ad sinodos episcopi veniet ut ibi decreta et mandata ab episcopo promulgata audiat. Quod si eum non venire contigerit, tantum illi qui ecclesiam a capitulo habebit super hoc satisfaciet. Sciendum vero quod capitulum sepedictam ecclesiam Hugoni Sancte Crucis decano et Manasse fratri ejus, ecclesie ejusdem capicerio, qui prefatam terram de Gervasia sub annua pensione a capitulo tenebant, ipsis quamdiu vixerint vel alteri corum si alter decesserit vel canonicus noster esse desierit, in predicta libertate et immunitate habendam concessit, tali conditione ut, post obitum Sellonis sacerdotis, cui communi totius capituli consensu ecclesia ista assignata est, vel si eam quoquo modo dimiserit, XX solidos Aurelianensis monete annuatim capitulo persolvant, et quemcumque voluerint sacerdotem in ecclesia illa instituant, vel capellanum ponant qui eis de omnibus tam spiritualibus quam temporalibus respondeat, et annuam pensionem quantamcumque constituerint eisdem persolvat. Post utriusque vero decessum prenominata ecclesia in prefate libertatis et immunitatis plenitudine ad ecclesiam Sancte Crucis revertetur, quod licebit capitulo de ecclesia illa sub eadem pensione quam prefati Hugo et Manasses perceperint, vel sub majori, ad beneplacitum et voluntatem suam disponere. Nos autem donationem a capitulo de supradicta ecclesia Hugoni decano et Manasse capicerio factam volumus, approbamus, et concedimus. Quod ne valeat dissensionis scandalo perturbari, vel oblivionis incommodo deleri, sigilli nostri munimine roboramus, omnes illos anathematis vinculo innodantes, qui huic nostre donationi vel constitutioni contraire presumpserint. Actum publice Aurelianis .

Manassé, évêque d'Orléans, ayant donné l'église de Chilleurs à la maison de la Gervaise, possession du chapitre, décide que cette église ne pourra appartenir qu'à ceux qui tiendront du chapitre ladite maison.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 321.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Licet universorum fidelium devotio ecclesie commodis incessanter eterne remunerationis intuitu invigilare debeat, id tamen sollicitudini eorum specialius incumbit qui ecclesiasticis honoribus promoventur et ampliora ecclesie percipientes stipendia ab uberibus ejus benignius confoventur. Hac igitur consideratione inductus, ego M[anasses] Dei gratia Aurelianensis episcopus, tam futuris quam presentibus notum fieri desideramus quod ecclesiam de Chilleriis, quam de manu laica cum summa difficultate tandem Deo juvante retraximus, quam etiam Alexander, Sacrosante Romane Ecclesie summus et universalis pontifex, benigne nobis habendam concessit litterisque suis inde nobis indultis actoritate apostolica confirmavit,1 capitulo sancte Crucis pia dispensatione in perpetuum possidendam donavimus, et per predictas domni pape litteras capitulum [in]vestivimus. Nos enim eam domui quam apud Gervasiam Johannes bone memorie Sancte Crucis decanus edificavit, pro cujus edificatione et justicie conservatione sanguinem ejus in terris effusum credimus, totique terre quam capitulum inibi possidere dinoscitur, perutilem et maxime necessariam attendentes, pro remedio anime nostre et Stephani de Gallanda, et pretaxati Johannis decani, ad preces universitatis capituli carissimis nepotibus nostris Hugon Sancte Crucis decano, et Manasse ejusdem ecclesie capicerio, qui prefatam terram de Gervasia sub annua pensione in vita sua possidebant, ipsis quamdiu vixerint vel alteri eorum si alter decesserit habendam concessimus ita quod singulis annis, post obitum archipresbiteri qui eam tenet, XX solidos Aurelianensis monete capitulo in anniversario die matris sue et tres libras cere in nobis reddant. Statuimus et ut ipsis decedentibus memoratam ecclesiam non liceat alicui possidere nisi eis tantum qui domum Gervasie a capitulo tenebunt, et ipsi vel prenominatam vel aliam pro voluntate capituli pensionem de ecclesia annuatim capitulo persolvent. Quod ne valeat dissensione turbari, vel oblivione deleri, sigilli nostri munimine firmavimus, omnes illos anathemathis vinculo innodantes qui huic nostre donationi vel constitutioni ausu temerario contraire presumpserint. Actum publice .


1 Voici la bulle qui confirme à l'évêque d'Orléans la possession de l'église de Chilleurs : — Ferentino, 11 (5 des ides) juillet [1175]. — « Alexander episcopus servus servorum Dei, venerabili fratri M[anasse] Aurelianensi episcopo, salutem el apostolicam benedictionem. Justis petentium desideriis dignum est nos facilem prebere consensum, et vota que a rationis tramite non discordant, effectu sunt prosequente complenda. Eapropter, venerabilis in Christo frater, tuis justis postulationibus grato concurrentes assensu, ecclesiam de Chilleriis, quam de manu laica nosceris eripuisse, sicut eam rationabiliter possides, tibi et successoribus tuis auctoritate apostolica confirmamus, et presentis scripti patrocinio communimus, statuentes ut nulli omnino hominum liceat hanc paginam nostre confirmationis infringere, vel ei aliquatenus contraire. Si quis autem hoc attemptare presumpserit, indignationem omnipotentis Dei et beatorum Petri et Pauli apostolorum ejus se noverit incursurum. Datum Ferentini, V idus julii. « — (Arch. du Loiret, G. 321. Orig. parch.).

Confirmation par Alexandre III de la donation de l'église de Chilleurs faite au chapitre par l'évêque d'Orléans.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 321.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Alexander episcopus servus servorum Dei, dilectis filiis Hugoni decano et capitulo Aurelianensis ecclesie, salutem et apostolicam benedictionem. Justis petentium desideriis dignum est nos facilem prebere consensum, et vota que a rationis tramite non discordant effectu sunt prosequente complenda. Eapropter, dilecti in Domino filii, vestris justis postulationibus grato concurrentes assensu, ecclesiam de Chilleriis cum omnibus pertinentiis suis a venerabili fratre nostro M[anasse] episcopo vestro canonice vobis concessam, sicut eam rationabiliter possidetis et in autentico scripto exinde facto continetur, devotioni vestre auctoritate apostolica confirmamus, et presentis scripti patrocinio communimus, statuentes ut nulli omnino hominum liceat hanc paginam nostre confirmationis infringere, vel ei aliquatenus contraire. Si quis autem hoc attemptare presumpserit, indignationem omnipotentis Dei et beatorum Petri et Pauli apostolorum ejus se noverit incursurum. Datum Anagnie .

Renonciation de Geoffroy Luminard à la mairie de Bou en faveur de Regnaud, moyennant compensation.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 376.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

M[anasses], Dei gratia Aurelianensis episcopus, omnibus fidelibus qui litteras presentes visuri vel audituri sunt, in Domino salutem. Noverint universi tam presentes quam futuri quod compositio et pax firma facta fuit inter Gaufridum Luminardum et Reinaldum, majorem de Bullo, in presentia nostra, et uxores eorum Agnetem et Aremburgim super majoria de Bullo, tali scilicet pactione et conventione interveniente quod predictus Reinaldus, consilio nostro et amicorum suorum, triginta libras Parisiensis monete pretaxato Gaufrido et uxori ejus Agneti donavit, terram etiam VI arpentorum que ad majoriam pertinet, tres arpennos vinearum qui debebant majori tres libras cere, modo vero tam terra quam vinee annuatim tres solidos censuales in persolvendos, jamdicto Gaufrido et uxori sue quietos clamavit. Gaufridus vero majoriam in presentia nostra publice abjuravit, et tam ipse quam uxor ejus eandem majoriam et ea que ad majoriam pertinent sepedicto Reinaldo et heredibus suis libere et quiete in perpetuum possidenda quieta clamaverunt. Agnes vero, uxor Gaufridi, pactionem et conventionem istam laudavit et voluit et ex parte sua hominem appellavit Robertum Suavem. Nos vero, de cujus feudo majoria erat et est, pactionem istam laudavimus et laudamus, confirmavimus et confirmamus salvis consuetudinibus ecclesie Sancte Crucis et sub anathemate posuimus et ponimus omnes qui eidem Reinaldo vel heredibus suis in hac parte in dampnum extiterint. Huic autem pactioni interfuerunt multi tam clerici quam laici quorum nomina subscripta continentur : Andreas cantor Sancte Crucis, Marascotus archidiaconus, Radulfus succentor, Everardus prepositus, Hugo viator, Guillelmus Billardi et Johannes frater ejus, Johannes Phariseus, Herbertus Porcellus, Thomas de Marziaco, Paganus de Maceriis, Paganus Canis, Petrus de Colle, Bartholomeus de Colle, Petrus Lenters, Girardus Burnarz, Alardus Augarz, Petrus Bartholomei, Hugo Camelus, Philippus de Gubri, Bernardus Burneus, Martinus de Clari, Johannes Chains, Petrus de Monteburri et Johannes frater ejus, Laurentius Coqus, Robertus major de Petra, Odo Morellus, Robertus Frogers, Galterius Li clers, Girardus Foacerius, Hugo de Marziaco, Benedictus de Colle, Adam de Colle. Quod ut firmum posteris et inconcussum maneat, sigilli nostri auctoritate presens scriptum communivimus.

L'archidiacre d'Orléans Herbert confirme la donation de l'église de Chilleurs à la maison de la Gervaise et l'exemption de synode et de gîte.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 321.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Licet universorum fidelium devotio Ecclesie commodis incessanter eterne remunerationis intuitu invigilare debeat, id tamen sollicitudini eorum specialius incumbit qui ecclesiasticis honoribus promoventur, et ampliora ecclesie percipientes stipendia, ab uberibus ejus benignius confoventur. Hac igitur consideratione inductus, Ego Herbertus Aurelianensis archidiaconus noticie presentium et futurorum presenti scripto transmittimus quod ecclesiam de Chilleriis, quam venerabilis Aurelianensis episcopus M[anasses] de manu laica cum summa difficultate retraxit, et capitulo Sancte Crucis donavit, capitulum vero eam Hugoni decano et Ma[nasse] capicerio fratri ejus in vita sua quamdiu uterque vel alter eorum vixerit possidendam concessit, nos eamdem ecclesiam domui de Gervasia perutilem esse considerantes pro anime nostre et Johannis decani bone memorie cognati nostri remedio in perpetuum ecclesie Sancte Crucis babendam concedimus, et donationem ab episcopo factam volumus et approbamus, et eamdem ecclesiam liberam et absolutam a sinodo et circada et tam parrochianorum quam sacerdotis justicia et omni archidiaconi consuetudine et exactione inmunem statuimus et sigillo nostro roboramus. Actum .

Maintien de l'église de la Ferté-Avrain comme collégiale en échange de ses droits sur l'église de Neung-sur-Beuvron.

  • B Bibl. de l'Arsenal, ms. 1007: 61. Copie de Dom Estiennot.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

In nomine sancte et individue Trinitatis. Amen. Ea que ad pacem sunt in conspectu legitimarum et honestarum personarum litterarum tradi decent vivacitati ne in posterum valeat super iis calumnia suscitari. Cujus rei gratia ego Manasses, Dei gratia Aurelianensis episcopus, notum fieri volumus omnibus presentibus et futuris quod controversia que inter nos et capitulum nostrum et Malbertum decanum S. Bartholomei de Firmitate Avreni, quam capitulo S. Crucis dederamus, diutius agitata fuerat in hunc modum amicabili compositione fuit terminata. Nos quidem et capitulum nostrum voluimus et promisimus ut ecclesia de Firmitate Avreni et Malbertus, ejusdem ecclesie decanus, in pristina libertate et statu, sub ordine videlicet monachorum qui ibidem hactenus extitisse dignoscitur, consistat. Predictus vero Malbertus decanus et canonici de predicta Firmitate in presentia nostra et capituli nostri juramento corporaliter prestito firmaverunt quod ejusdem ecclesie de Firmitate statum per aliam immutari religionem, vel ipsam ecclesiam quoquo modo ab ecclesia Aurelianensi absque consensu et authoritate nostra et capituli nostri nullatenus consentient aut quantum in eis fuerit patientur ; hi porro quicunque canonici in eadem ecclesia de-Firmitate de novo instituentur, ejusdem forme juramentum in capitulo Sancte Crucis infra quindecim dies a sua institutione prestabunt, quod si facere contempserint neque ecclesia nostra neque ecclesia de Firmitate eos tanquam fratres vel canonicos donec juraverint habebit. Si quis infra annos pubertatis factus fuerit canonicus, infra quindecimum annum predicta necessitate jurandi tenebitur. Adhoc ecclesia de Firmitate Avreni nostro concessit et dedit capitulo quicquid juris vel redituum in ecclesia de Naim habebat vel erat habitura. Ut autem hoc perpetue stabilitatis obtineret munimentum, ad removendam etiam omnem super hac compositione in posterum calumniam, ad petitionem et voluntatem et nostri capituli et canonicorum de Firmitate Avreni et Malberti, eorum decani, eidem ecclesie et canonicis de Firmitate presentem inde donavimus cartham sigilli nostri authoritate communitam. Actum publice Aurelianis, in domibus nostris , in presentia domini et patris nostri Widenis, venerabilis Senonensis archiepiscopi, et nostra, ordinatis in ecclesia S. Crucis majoribus personis Hugone decano, Andrea cantore, Letoldo subdecano, Manasse capicerio. Cancellario nullo.

Confirmation par Alexandre III du don de l'église de Chilleurs à Sainte-Croix.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 321.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Alexander episcopus servus servorum Dei... 1 Ea propter, dilecti in Domino filii, vestris justis postulationibus grato concurrentes assensu, ecclesiam de Chilleris quam venerabilis frater noster Manas[ses] episcopus vester de manu laica extraxit, et vobis una cum Herberto archidiacono ecclesie vestre concessit, sicut eam rationabiliter possidetis et auctentico scripto ejusdem episcopi exinde facto continetur, vobis et ecclesie vestre autorictate apostolica confirmamus, etc... Datum Veste .


1 (etc., comme en la charte LXXXIX).

Confirmation par Sainte-Croix de la donation faite à Saint-Euverte par Louis VII de l'église de Saint Donatien.

  • A Original sur parchemin endommagé. Arch. dép. Loiret, G 376.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Licet universorum devotio fidelium ecclesiarum utilitatibus debeat intendere, eos in q..... ...cipiunt stipendia propensiori sollicitudine adhuc condecet anhelare ; eapropter [ego Hugo, ecclesie Sancte] Crucis Aurelianensis decanus, totumque ejusdem ecclesie capitulum ecclesiam Beati Evurtii, que ecclesie ..... dinoscitur, singulari prerogativa dilectionis amplectentes et ejus incrementum nostrum reputantes..... [do]nationem ecclesie Sancti Donatiani, quam piissimus et christianissimus rex Francorum Ludovicus predicte..... contulit, que specialiter ad domum ejus pertinebat, salva ea justicia episcopi, decani et archipresbiteri, quam usque ad tempora donationis hujus in predicte ecclesie sacerdotibus dinoscuntur habuisse, salvis eciam consuetudinaria refectione quam in prescripta ecclesia in sollempnitate beatorum martyrum Donatiani et Rogatiani percipimus, et servitio quod prenominate parrochie sacerdos ecclesie..... consuevit exhibere, ratam esse in perpetuum voluimus, et eidem donationi auctoritatis nostre assensum conferimus et prebemus, et sigilli nostri munimine roborantes perpetue robur stabilitatis obtinere sanctimus. Auctum publice , ordinatis in ecclesia nostra majoribus personis Hugone decano, Andrea cantore, Letoldo subdecano, Manasse capicerio.

Henri, archidiacre d'Orléans, confirme la donation de l'église de Chilleurs.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 321 ; mention Scriptum.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Henricus, Remensis thesaurarius et Aurelianensis archidiaconus, universis ad quos presentes littere devenerint, notum fieri volo quod donationem ecclesie de Chilleriis, dilectissimis consanguineis et amicis meis Hugoni decano et Manasse capicerio Aurelianensis ecclesie factam, libenter et liberaliter concessi, et in ea libertate in qua eam Manasses Aurelianensis episcopus et predecessor meus Herbertus archidiaconus eis possidendam concesserunt, sicut in autentico eorum scripto continetur. Ego quoque, amore eorum et precibus inductus, ut eam pacifice et inconcusse quamdiu vixerint possideant volui, concessi et approbavi, et concessionem meam sigilli mei karactere roboravi. Actum .

Lettre semblable de Bouchad, archidiacre d'Orléans.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 321.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Burchardus, ecclesie Carnotensis cancellarius et Aurelianensis archidiaconus, universis ad quos presentes littere devenerint nolum fieri volo quod donationem ecclesie de Chilleriis, dilectissimis consanguineis et amicis meis Hugoni decano et Manasse capicerio Aurelianensis ecclesie factam, libenter et liberaliter concessi, et in ea libertate in qua eam Ma[nasses] Aurelianensis episcopus et predecessor meus Herbertus archidiaconus eis possidendam concesserunt sicut in autentico eorum scripto continetur. Ego quoque, amore eorum et precibus inductus, ut eam pacifice et incuncusse quamdiu viverint possideant volui, concessi et approbavi et concessionem meam sigilli mei karactere roboravi. Actum .

Abandon par l'archiprêtre de Chilleurs de tous ses droits d'archiprêtre sur l'église et sur la paroisse.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 321 ; mention Scriptum.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego M[anasses], Aurelianensis ecclesie minister humilis, omnibus ad quos presentes littere devenerint notum fieri volumus quod G. archipresbiter de Chilleriis quicquid in ecclesia de Chilleriis et in tota parrochia ex jure archipresbiteratus habebat, in presentia nostra capitulo Sancte Crucis et nepotibus meis Hu[goni] decano et M[anasse] capicerio Aurelianensis ecclesie dimisit et donationem prescripte ecclesie cum omni libertate a nobis concessa, quam tam ego quam Herbertus archidiaconus capitulo fecimus, liberaliter concessit. Testes qui hoc audierunt Martinus episcopi capellarius, magister Landricus, magister Rainaldus, Cadurcus junior, Goffridus matricularius.

Don par l'évêque Manassé au chanoine Cadurcus de la tour romaine située devant la porte septentrionale de Sainte-Croix, et de la porte contiguë à cette tour et à sa maison.

  • B Copie. Bib. nat. de France, Moreau 83: 22. Extrait du cartulaire de Sainte-Croix, fol. XLII 1º. Envoyé par D. G. G. Benédictin, le 27 mars 1765.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Bonum est ecclesiasticas persone illi committi possessiones, cujus possunt fieri diligentia meliores. Ego igitur Manasses, Dei gracia Aurelianensis episcopus, presentium et futurorum noticie transmittimus quod dilectus noster Cadurcus, canonicus ecclesie Sancte Crucis, nostram adiit presentiam suppliciter exorans quod turrem illam1 factam opere Gentilium que ante portam ecclesie Sancte Crucis, a parte septentrionali sita est, et portam ipsam que turrem domui sue continuat ei concederemus, eo quod domui ejus contigue [] videbantur ; ipse vero vetustatem earum pro modulo suo, Deo volente, repararet in melius, tam sibi in vita sua quam posterorum usibus postmodum profuturas. Nos vero petitioni ejus digno contuentes assensu, prefatam turrem cum porta ei in vita sua et successoribus domus personis ecclesiasticis in perpetuum concessimus, ut amota omni calumpnia et contradictione domus et turris cum porta a possessoribus inseparabiliter habeantur. Quod ut firmum perenni memoria teneretur, donum istud a presentibus et sigilli nostri fecimus impressione muniri. Actum Aurelianis Assistentibus Andrea cantore Sancte Crucis, Radulfo succentore, Fulcone magistro scolarum, Gaufrido de Graciaco.


1 Note de Dom Gérou : « Cette tour et cette porte étoient dans l'ancienne enceinte de la ville bâtie ou réparée par les Romains. Elles n'étoient point éloignées du puis que l'on voit dans le cloistre qui conduit au cimetière ».

Affranchissement en vue du sacerdoce par le chapitre de Sainte-Croix et l'abbaye de Saint-Mesmin, et partage de serfs.

  • B Copie. Bibl. de l'Arsenal, ms. 1008, fol. 280. Ex Cartulario S. Crucis Aurelianensis.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Laurentius, Dei gratia Beati Maximini abbas, et totus meus conventus ejusdem ecclesiæ, omnibus ad quos litteræ istæ devenerint, notum fieri volumus quod nos Stephanum, filium Radulphi Auterii, hominis sancti Maximini, et Agnetis, ancillæ Sanctæ Crucis, communiter cum Hugone decano totoque capitulo ecclesiæ Aurelianensis manumisimus, ita quod in clericatus ordine Deo deserviat, sub tali etiam conditione quod de reliqua prole prædictorum Radulphi scilicet et Agnetis inter nos et ecclesiam Sanctæ Crucis æqualis fiat secundum jus territorii partitio. Et ne in posterum super hoc oriatur dissensio, decanus et capitulum S. Crucis præsentes litteras nostras habuerunt et nos similiter eorum litteras suscepimus prædictam pactionem continentes. Actum publice .

Règlement par les délégués du Saint-Siège du différend survenu entre Sainte-Croix et Marmoutiers au sujet de l'église de Josnes.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 333.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Stephanus, Sancte Genovefe Parisiensis dictus abbas, et Petrus, decanus Sancti Germani Parisiensis, ex delegatione domni pape Lucii tercii cognitores cause que vertebatur inter ecclesiam Sancte Crucis Aurelianensis et monachos Majoris monasterii super ecclesiam de Geona, auditis utrinque rationibus et allegationibus susceptis et diligenter examinatis, et tandem publicatis attestationibus utriusque partis, consilio prudentium et religiosorum virorum, canonicos Sancte Crucis absolvimus a petitione monachorum super jure presentationis et institutionis presbiteri in ecclesia predicta. Et quum testes monachorum dixerunt Archambaldum presbiterum de Geona per multos annos terciam partem, aut quotam volebat, oblationum panum et candelarum servientibus monachorum dedisse in quinque festis, nec addiderunt cujus auctoritate sive episcopi sive capituli hoc fecisset, testes autem canonicorum dixerunt quia duo milites qui prius duas tercias partes quadam antiqua consuetudine, que hodie abolita est sententia excommunicationis cogente, in manu episcopi de cujus feodo id habebant dimiserint, et ipse episcopus et capitulum Sancte Crucis duobus filiis predictorum militum clericis illas duas tercias partes, sub annua pensione unius libre cere quam patres eorum episcopo solvere consueverant, habere concesserint, nos attendentes privatum factum presbiteri non debere prejudic[i]are ecclesie Sancte Crucis, simili sententia absolvimus canonicos sive eos qui per ipsos in ecclesia de Geona sunt aut futuri sunt, a prestatione illius tercie partis oblationum panum et candelarum quam monachi Majoris monasterii in ecclesia de Geona requirebant. Actum .

Satisfaction imposée à Regnaud de Nevers pour dommages causés à une terre de Sainte-Croix.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 310.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego T[heobaldus] Dei patienta Nivernensis ecclesie minister humilis. Notum facimus omnibus ad quos littere iste pervenerint quod dominus R[ainaldus] de Niverno debet decano et capitulo Sancte Crucis Aurelianensis C libras et C et X s. giem[enses] in recompensationem dampnorum sibi illatorum in terra sua. Et quia consuetudinem erberiagii in terra Sancte Crucis que est ultra Ligerim apud Chauteium vel alibi dominus R[ainaldus] dicebat se habere, quod decanus et capitulum Aurelianense negabat, nichil de cetero in terra illa ipse vel heredes sui capient, donec predictas C libras et C et X sol. giem. Dominus R[ainaldus] vel heredes sui decano et capitulo reddiderint. Postquam vero pretaxatam pecuniam ipse vel heredes sui reddiderint decano et capitulo Aurelianensi, res erit in eo statu in quo erat XL diebus ante motam controversiam. Juravit etiam predictus R[ainaldus] quod terram memoratam et homines a suis et ab omnibus pro posse suo bona fide defenderet, quod si forte ipse vel sui in jamdicta terra aliquid forisfacerent in posterum, ad submonitionem ecclesie Aurelianensis infra XL dies hoc faceret emendari. Si vero guerra esset inter eum et comitem Nivernensem, et in terra Sancte Crucis que est inter Ligerim et Nivernum ipse vel sui malum facerent, ad ea emendanda sub ipso juramento non teneretur, sed decanus et ecclesia Aurelianensis dampna sibi illata sicut vellent et ubi deberent, requirerent. Si vero a predictis resiliret dominus R[ainaldus], nos de eo justiciam faceremus requisiti ab ecclesia Aurelianensi, quia nos dominus R[ainaldus] super hoc rogavit. In cujus rei memoriam et firmitatem, ad preces et mandatum domini R[ainaldi], presenti pagine sigillum nostrum fecimus apponi. Eamdem quoque justiciam de terra ipsius et heredibus faceremus. Actum .

Don par le comte et la comtesse de Nevers de leurs droits sur 23 hôtes ou hommes de Sainte-Croix en la paroisse de Marzy.

  • B Copie. Bib. nat. de France, Moreau 89, fol. 44. Extrait du cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans, fol. 241rº.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Noverint universi presentes pariter et futuri quod ego Petrus, comes Nivernensis, et ego Agnes comitissa, uxor ejusdem comitis, donavimus ecclesie Sancte Crucis Aurel[ianensis] pro remedio animarum nostrarum et ad preces domini Henrici, venerabilis ejusdem ecclesie episcopi, omnes consuetudines quas habebamus in parrochia de Marzeio supra viginti et tres tam hospites quam homines quos ecclesia habet ibidem, salvo gisto nostro et justitia retentis. Hujus rei sunt testes Hugo, Senonensis archidiaconus major, Mathildis comitissa Tornodori, Odo de Exolduno, Johannes vicecomes Comniaci, Josselinus de Sancta Maura, Gualterius Besardi, Petrus le Cortin. Quod ut ratum et inconcussum habeatur presentem cartam ecclesie Sancte Crucis sigillorum nostrorum authoritate munitum donavimus. Actum Clamiciaci .

Fondation par le roi Philippe Auguste de son anniversaire à Sainte-Croix en échange de ses droits sur Saint-Pierre Ensentelée.

  • B Bib. nat. de France, Moreau 90, fol. 46. Extrait du cartulaire de Sainte-Croix, fol. 36.
  • C Copie d'Estiennot. Bibl. nat. de France, lat. 12739, fol. 5.
  • D Copie d'Hubert. Bibl. nat. de France, coll. Jarry2.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

In nomine sancte et individuæ Trinitatis. Amen. Philippus, Dei gratia Francorum rex. Noverint universi presentes pariter et futuri quod ad preces et instanciam venerabilium virorum Hugonis decani, Manasse capicerii et totius capituli Aurelianensis, intuitu Dei et ob remedium anime nostre et patris nostri bone memorie regis Ludovici et predecessorum nostrorum, dedimus et concessimus quidquid juris habebamus in donacione Sancti Petri in Semita lata et in ejus pertinentiis sub hac conditione quod ipsi de cetero in ecclesia Sancte Crucis anniversarium patris nostri regis Ludovici solenniter facient et post dies nostros nostrum similiter celebrabunt. Hoc autem super pericula animarum suarum se facturos promiserunt. Que ut in perpetuum rata et illibata permaneant, presentem cartam sigilli nostri auctoritate inferius annotato precepimus confirmari. Actum Aurelian[is] . Astantibus in palatio nostro quorum nomina supposita sunt et signa.

S. comitis Theobaldi, dapiferi nostri.

S. Guidonis buticularii.

S. Mathei camerarii.

S. Radulfi constabularii.

Data vacante cancellaria.


2 Cette copie est suivie d'une mention de copie collationnée du même acte d'après le Livre Rouge ; elle contient des détails intéressants sur ce dernier : « Collation a esté faite de cette présente copie a l'original d'icelle extraite d'un livre escrit en parchemin, en lettre de forme, relié entre deux ais, couvert de cuir rouge, nommé et appelé le Livre Rouge, estant au thresor et chapitre de ladite église d'Orléans, commençant ledit livre au I feuillet escrit en la première ligne : litteræ eugenii pape iii, et finissant en la penultième ligne l'an de grâce MCCCC ; icelle copie estant inscrite en iceluy livre en la seconde colonne du LXe feuillet, et au-dessus d'icelle estoit escrit en teste en lettre rouge litteræ philippi regis de jure quod habebat in ecclesia Sancti petri in semita lata quod dedit capitulo, par nous, Pierre de Vaudetar et Anjorran Ra, conseillers du roy nostre sire en sa cour de Parlement et es requestes du Palais, etc..... 1497 ».

Regnaud de Nevers se reconnaît débiteur envers le chapitre pour dégâts commis sur une terre de Sainte-Croix1.

  • A Original sur parchemin. Arch. dep.du Loiret, G 316
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Rainaldus de Niverno notum fieri volo omnibus ad quos littere iste pervenerint quod debeo decano et ecclesie Aurelianensi C libras et CX sol. giemenses pro damnis in terra sua sibi illatis. Et quia consuetudinem erbergagii in terra Sancte Crucis que est ultra Ligerim ex parte Cufi, scilicet apud Chauteium vel alibi me habere dicebam quod decanus et capitulum negabant, donec C libras et CX solidos giemenses ego vel heredes mei ecclesie et decano reddiderimus nichil in terra illa nec ego nec heredes mei capiemus. Postquam vero pretaxatam pecuniam ego vel heredes mei ecclesie vel decano reddiderimus, res erit in eo statu in quo erat XLª diebus ante motam controversiam. Juravi eciam quod predictam terram et homines et a meis et ab omnibus bona fide pro posse meo defendam. Verum si mei vel ego in terra illa aliquid forisfacerimus, ad submonitionem ecclesie Aurelianensis infra XL dies hoc faciam emendari. Rogavi etiam dominum Nivernensem, ut si forte contra tenorem hujus scripti agerem vel heredes mei, tam in me quam in terram meam et heredes meos ad submonicionem ecclesie Aurelianensis excommunicationis sentenciam promulgaret. Et ut hoc ratum et inconcussum perseveret huic carte sigillum nostrum impressimus. Actum est hoc .


1 Cf. Ch. CI.

Don par Hervé Morin de la maison d'André Breton et de 3 arpents de vignes à Orgemont.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 376.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Hugo decanus totumqne Aurelianensis ecclesie capitulum notum fieri volumus tam futuris quam presentibus, quod dilectus concanonicus noster Herveus Morini, pro remedio anime sue et suorum, domum que fuit Andree Britonis, quondam sacerdotis et concanonici nostri, et tria arpenta vinearum que sunt apud Ordeacum montem, ecclesie Sancte Crucis contulit ita quod Odo diaconus, clericus ejus, tam domum predictam quam vineas in vita sua possideat, et exinde singulis annis quinque solidos Aurelianensis monete capitulo persolvat, et in presbiterum ordinatus ad altare prothomartiris Stephani pro remedio anime predicti Hervei divina celebret, ita etiam quod post obitum ipsius Odonis alius sacerdos a capitulo ibidem successive in perpetuurn instituatur pro anima prefati Hervei divina ibidem celebraturus, et pro prescripta domo et tribus arpentis in recognitionem sibi collati beneficii annuam quinque solidorum capitulo redditurus pensionem. Nos autem ad preces sepedicti Hervei de predicta domo et vineis prefatum Odonem sub predicte conditionis adjectione investivimus. Et ne hoc oblivionis incommodo vel dissentionis scandalo deleri valeat vel perturbari litteris annotari et sigilli nostri munimine fecimus roborari. Actum publice , ordinatis in ecclesia nostra majoribus personis Hugone decano, Andrea cantore, Letoldo subdecano, Manasse capicerio.

L'évêque d'Orléans déclare avoir en gage la mairie de Bou, pour 30 livres que Régnaud, maire décédé, lui devait, et accorde certains secours à sa veuve et à ses enfants.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 385.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Henricus, Dei gratia Aurelianensis episcopus, omnibus qui presens scriptum inspexerint notum fieri volumus nos majoriam de Bullo in vadium habere pro XXXta libris, quas Reginaudus, quondam major de Bullo, nobis debebat de redditibus nostris et pro reemptione majorie. Ceterum nos, defuncti Reginaudi uxori et filiis ejus paupertati et inopie compatientes, IIIIor modios siliginis ad mensuram Aurelianensem dedimus annuatim usque ad Ve annos. Peractis autem Ve annis, singulis annis sequentibus tres tantum modios recipient, donec prefatas XXXta libras habuerimus et donec de reemptione majorie ad voluntatem nostram nobis fuerit satisfactum. Prefatam autem annonam apud Bullum, si tantum habuerimus, recipient  ; sin autem id quod residuum fuerit apud Jargogilum sicut diximus ad mensuram Aurelianensem persolvetur. .

Le chapitre de Sainte-Croix homologue l'acte précédent.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 385.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Hugo, Aurelianensis ecclesie decanus, totumque ejusdem ecclesie capitulum ad quoscumque littere iste pervenerint. Notum facimus universis quod relicta Reginaudi, quondam majoris de Bullo, invadiavit majoriam domino Henrico episcopo pro XXXta libris quas Reginaudus de redditibus episcopi solvere tenebatur. Domnus autem episcopus, uxoris et filiorum ejus paupertati compatiens, IIIIor modios silliginis annuatim dedit eis usque ad quinquennium persolvendos. Peracto vero quinquennio, tres modios dedit singulis annis sequentibus donec prefatas XXXta libras perceperit et de reemptione majorie ad voluntatem suam fuerit satisfactum. Quod ut ratum in posterum permaneret, nos ad preces domni episcopi testimonio litterarum et sigilli nostri karactere dignum duximus roborare. .

Résignation par Imbaud le Roux entre les mains de l'évêque de tous ses droits sur l'église de Josnes, que l'évêque confère à Vincent, chanoine de Sainte-Croix.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 333 ; mention Scriptum.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Henricus, Dei gratia Aurelianensis episcopus, omnibus in perpetuum. Noverit universitas vestra quod Umbaudus miles cognomine Rufus in nostra presentia constitutus quicquid juris habebat in ecclesia de Jeona, tam in altaris oblationibus quas hinc usque perceperat, quam in minutis etiam decimis, quam in donatione ipsius ecclesie, in manu nostra multis astantibus pleniter resignavit, et nos omnia supradicta karissimo socio et commensali nostro Vincentio, Aurelianensi canonico et sacerdoti, contulimus, statuentes et scriptis presentibus decernentes ut quamdiu vixerit vel in seculo fuerit ea sine calumpnia et contradictione percipiat. Ad hec nichilominus supradictis duximus adjungendum quod idem miles fructus majoris decime, quam in villa predicta dinoscitur possidere, predicto presbitero usque ad triennii tempus titulo venditionis in presentia nostra contracte concessit. Quia autem conventiones iste coram nobis celebrate sunt et laudate, eas quia de nostro sunt feodo ne oblivione depereant vel, quod absit, cujuslibet malignitate mutentur, manucapere scriptique atque sigilli presentis patrocinio necessarium duximus confirmare. Actum publice Aurelianis .

Abandon au chapitre par Gilles de Loury et ses frères de leurs droits sur l'église de Chilleurs.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 321 ; mention Scriptum.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

H[enricus], Dei gratia Aurelianensis episcopus, omnibus in perpetuum. Ut in nostris gesta temporibus robur perpetue stabilitatis optineant et memoriam nasciture posteritatis attingant, consilio maturiore provisum est res sollempniter celebratas sigillatis apicibus perhennari. Eapropter ad universitatis vestre noticiam volumus pervenire, quod in nostra presentia constituti Gylo de Loriaco clericus et Johannes miles et Adam et Henricus fratres dicti clerici, multis opinionis honeste personis astantibus, quicquid in ecclesia de Chileriis se habere dicebant karissimis consanguineis nostris Hugoni venerabili sancte Crucis decano et M[anasse] capicerio et post ipsorum decessum ecclesie Sancte Crucis perpetuo absolute et libere quitaverunt, et quod nichil umquam de cetero in eadem ecclesia reclamarent, interposita christiane fidei religione firmarunt. A supradictis igitur G[ylone] et J[ohanne] et A[damo] et H[enrico] tamquam a nostris fidelibus exorati, quitationem illam decano et capicerio et post ipsos ecclesie Sancte Crucis et ab illis et ab eorum heredibus manucapimus firmiter et fideliter observandam et eam ad preces et postulationem ipsorum carte et sigilli presentis auctoritate in perpetuum confirmamus. Actum Aurelianis .

Don à Sainte-Croix des maisons d'Hugues Jaccoud, situées devant la porte du cloître, en échange d'un anniversaire.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 268 ; mention Scriptum.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Hugo, Aurelianensis ecclesie decanus, totumque ejusdem ecclesie capitulum. Omnibus tam instantibus quam futuris duximus declarandum quia Hugo Jagud, in nostra presentia constitutus, domos suas ante portam claustri sitas nobis in perpetuum habendas donavit, et nos de eisdem domibus investivit. Nos vero, de benevolentia et misericordia nostra, domos illas eidem concessimus in vita sua quamdiu voluerit obtinendas. Postquam autem idem Hugo jamdictas domos [habitare] desierit, eas concanonico nostro Petro de Caprosia hoc modo concessimus obtinendas, quod nobis annis singulis X solidos persolvet, in anniversario supradicti Hugonis dividendos. Cum vero predictum Petrum viam universe carnis ingressum esse contigerit, quicquid ex domibus illis adquiri poterit in sepedicti Hugonis anniversario dividetur. Hoc autem fecimus, astante domino Henrico, episcopo nostro, et Johanne Imperatoris et Rainaldo de Sancto Johanne, qui tunc temporis prepositi erant Aurelianis. .

Demande de pardon de Pierre de Graçay, malade, pour les torts qu'il a pu causer aux terres de Sainte-Croix.

  • A Original. Arch. dép. Loiret, G.
  • B Copie de Dom Estiennot. Bibl. de l'Arsenal, 1008: p. 605. Ex cartulario ecclesiæ S. Crucis Aurelianensis.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Venerabilibus domnis et amicis carissimis H[ugoni] decano et universo Aurelianensis ecclesie canonicorum capitulo, Petrus de Crasseio, salutem in eo qui est salutis author. Veniens ad me venerabilis dominus meus et consanguineus carissimus Henricus, Aurelianensis episcopus, in lecto egritudinis meam dignatus est parvitatem visitare, ubi, divina inspirente clementia, recolens et in memoriam revocans injurias quas ego vel servientes mei terre et hominibus Sancte Crucis aliquoties irrogavimus, vestre sublimitalis genibus provolutus veniam peto, rogans et supplicans ut si quid injuste egi, si vos in aliquo offendi, mihi prestare indulgentiam dignemini. Ego autem jurare feci Stephanum, filium meum, et uxorem meam, et ego etiam juravi super sancta Evangelii verba quod de omnibus contentionibus que sunt inter ecclesiam Sancte Crucis et nos quidquid memoratus episcopus dixerit ego, si vixero, si vero me decedere contigerit filius meus et uxor mea, quando per ipsum fuerimus requisiti, tenebimur observare. De consuetudine autem vini, quam in terra Sancte Crucis nos habemus, et qui de nobis eam tenuerit, precipimus ne tempore vindemiarum requiratur ab hominibus nec ipsi homines ultra vendemiarum tempora vinum reservare aliquatenus compellantur. Actum .

Application du loyer des maisons réparées de l'archidiacre Jean et d'Anseau, son frère, à la célébration de leur anniversaire.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 268.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego H[ugo], Aurelianensis ecclesie decanus, universumque ejusdem ecclesie capitulum, omnibus presentem paginam videntibus in Domino salutem. Tam presentium quam futurorum noverit universitas, quia nos attendentes emendationem a Johanne, archidiacono nostro, et ab Ansello, fratre ejus, in ipsorum domibus factam, considerantes preterea integritatem devotionis quam erga ecclesiam nostram impendere dinoscuntur, ad preces utriusque concessimus ut, post decessum eorum, quicquid pensionis ex domibus illis proveniet in amborum anniversariis dividatur. Et ut hec nostra concessio firmior permaneret, sigilli nostri munimine fecimus roborari. Actum in capitulo nostro, .

Philippe-Auguste place hors de la commune d'Etampes les hommes de corps et le domaine de Sainte-Croix.

  • B Bibl. nat. de France, Moreau 96: 80 ; d'après l'original aux archives de Sainte-Croix.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Philippus, Dei gratia Francorum rex. Noverint universi ad quos littere presentes pervenerint quod nos volumus et inhibemus ne homines de corpore ecclesie Sancte Crucis Aurelianensis sint de communia Stampensi, et volumus ut tota terra ejusdem ecclesie sit extra prefatam communiam Stampensem. Quod ut perpetuum et inconcussum robur obtineat, sigilli nostri auctoritate presentem paginam precepimus confirmari. Actum Parisius .

Application à l'anniversaire d'Eudes de Chanteleu des loyers de ses maisons claustrales.

  • A Original. Arch. dép. Loiret, G 268.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

H[ugo] decanus Sancte Crucis et universum capitulum omnibus in perpetuum. Ut in nostris gesta temporibus robur perpetue stabilitatis obtineant et memoriam nosciture posteritatis attingant, consilio provisum est res sollempniter gestas sigillatis apicibus perhennari. Eapropter ad universitatis vestre noticiam volumus pervenire, quod cum dilecto in Christo fratri et concanonico nostro Odoni de Chanteleu domos nostras claustrales, que fuerunt Giraudi de Lueniaco, dedissemus, insuper ut idem Odo ad refectionem domorum illarum, que manum meliorationis inevitabiliter requirebant, strenue laboraret, ipsi unanimi et concordi voluntate concessimus atque promisimus quod quicquid, ipso cedente vel decedente, de eisdem domibus habere poterimus pensionis, recurrente vocationis ejus die canonicis qui anniversario ejus intererunt fideliter distribuere satagemus. Ne ergo series hujus nostre concessionis oblivione depereat, vel, quod absit, malignitate mutetur, eam, ut perpetua stabilitate perduret, litterarum sigilli presentis patrocinio confirmamus. Actum .

Philippe-Auguste confirme, après enquête, le droit de Sainte-Croix sur les hommes de corps du domaine du chapitre en Etampois.

  • B Bibl. nat. de France, Moreau 96: 203; du cartulaire de Sainte-Croix, fol. 203.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

In nomine sancte et individue Trinitatis, amen. Philippus, Dei gratia Francorum rex. Noverint universi presentes pariter et futuri quod Manerius de Stampis et Hugo de Gravella et Ansellus de Buissiaco et Milo de Amorvilla per sacramentum suum testificati sunt, ex mandato nostro, quod homines in territorio Sancte Crucis Aurelianensis in Stampesio manentes sunt homines Sancte Crucis de corpore, singuli reddentes annuatim quatuor denarios de capite suo, exceptis quatuor, quorum duo manent apud Forestam, Philippus et Bernardus, et apud Mesnil Giraudi, item et in riparia de Ulmeto Basconis. Quia vero cognovimus, per sacramentum et testimonium predictorum militum, rei veritatem se ita habere, nolentes quod calumpnia deinceps aliqua oriatur super illis hominibus Sancte Crucis, volumus ut ecclesia habeat eos firmiter sicut homines suos de corpore sine contradictione, sine placito et sine campo et sine duello. Quod ut perpetuam et inconcussam obtineat stabilitatem, sigilli nostri authoritate et regii nominis caractere inferius annotato presentem paginam precepimus confirmari. Actum Aneti . Astantibus in palatio nostro quorum nomina supposita sunt et signa.

Dapifero nullo.

S. Guidonis buticularii.

S. Mathei camerarii.

S. Droconis constabularii.

Data vacante cancellaria.

Arbitrage fixant à 200 livres le rachat des maisons claustrales et des vignes dépendant de la succession de l'archidiacre Bouchard et à 60 sous la distribution à faire en son anniversaire et en celui de son oncle, Hugues du Puiset1, évêque de Durham.

  • A Original. Arch. dép. Loiret, G 268.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Odo, Dei gratia Parisiensis electus, omnibus in perpetuum. Cum dilectus in Christo Buchardus, Aurelianensis archidiaconus, bone memorie consanguineus noster, in extreme egretudinis lectulum decidisset, nos et dilectos in Christo Hugonem de Feritate et Radulphum Harench testamenti sui executores constituit, ita quod si omnes non possemus adesse, duo nostrum, absentia tercii non obstante, in exequenda extrema procederent voluntate. Cum igitur propter hoc Aurelianis nos et Radulfus Harens in Sancte Crucis capitulo convenissemus, idem Radulfus domos claustrales et quatuor vinearum arpenta, apud Vilers sita, sibi in elemosinam collata fuisse ab ipso Buchardo, que idem Buchardus titulo emptionis habuerat, proponebat ; decanus autem et capitulum Sancte Crucis in contrarium allegabant domos easdem et vineas sibi de voluntate ipsius Buchardi obligatas pro quadraginta libris parisiensium quas dictus Buchardus eis pro firma Maziaci solvere tenebatur, addentes quod sepefatus Buchardus pro venerabili consanguineo nostro H[ugone], quondam episcopo Dunelm[ensi], patruo suo, se constituisset in summa octoginta marcarum argenti Sancte Crucis capitulo debitorem, sicut coram venerabili domino et fratre nostro H[enrico], Bituricensi archiepiscopo, et coram nobis per testes, omni exceptione majores, fuit cercius approbatum. Sed et vir nobilis comes Barri et de Puteaco dominus, dicti Buchardi nepos, domos ipsas et vineas ad se jure hereditario devolutas e diverso constancius asserebat. Ne ergo Radulfus Harens, testamenti nobiscum sicut dictum est executor, actoris personam et judicis gerere videretur, tam ipse Radulfus quam comes in nos super hoc compromiserunt, et quod nostrum in parte hac firmiter observaretur arbitrium, interposita christiane fidei religione, firmarunt. Intelligentes igitur ex publico instrumento Buchardi quod idem Buchardus pro firma Maziaci capitulo Sancte Crucis XL libras parisiensis monete deberet, et quinque idoneis testibus, omnique exceptione majoribus, juramento prestito perhibentibus quod octoginta marcarum pro patruo suo se constituisset predicto capitulo debitorem, de prudentum virorum consilio ipsum B[uchardum] capitulo Sancte Crucis in summa ducentarum librarum monete parisiensis teneri fuimus arbitrati, et cum aliter eis satisfacere non possemus, decano et capitulo Sancte Crucis domos et vineas sepefatas tradidimus in solutum, statuentes et scriptis presentibus in perpetuum confirmantes ut, nisi comes vel Radulphus Harens de summa ducentarum librarum a capitulo Sancte Crucis domos et vineas antedictas redemerit, penes capitulum ipsum perpetuo absque calumpnia aliqua vel contradiccione resideant ; tempora redemptionis infra annum et diem dictis Radulpho et comiti concludentes. Capitulum autem concessit quod de domorum et vinearum proventibus Dunelm [ensis] episcopi et B[uchardi] archidiaconi anniversaria faciet et canonicis qui intererunt usque ad solidos LX pro anniversariis faciendis distribuet. Actum .


1 Et non de Puisac, comme l'écrit Gams, p. 187. Il était mort le 3 mars 1195, après avoir occupé le siège de Durham plus de quarante ans.

Henri, évêque d'Orléans, affecte à son anniversaire une distribution de 20 livres sur les rentes de Bou et les terres du Trépoy.

  • A Original. Arch. dép. Loiret, G 385 ; mention Scriptum.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

In nomine sancte et individue Trinitatis, amen. Henricus, Dei gratia Aurelianensis episcopus, omnibus in perpetuum. Quum ea que geruntur annorum inveterata curriculis evanescunt, consulte agitur si que sollempniter aguntur litterarum memorie commendentur, ne quorum memoriam humana fragilitas diutius exstare non patitur, tractu temporis in recidive contentionis scrupulum relabantur. Eapropter a cognitione presentium volumus pervenire ad notitiam futurorum quod, in remedium anime nostre, ecclesie victoriosissime et salutifere Crucis XX libras singulis annis in die anniversarii nostri distribuendas concessimus, ita quod C solidi nutritiis, reliqui canonicis qui obsequio intererunt dividentur. Has autem XXti libras super redditus illos quos ab Odone milite de Ruppe et Petro milite de Bullo emimus apud Bullum, et super terras arabiles, quas a majore Strepeti similiter emimus, assignavimus ea conditione ut, si successor episcopus predicta que propriis sumptibus acquisivimus habere voluerit, predictas XXti libras ad denarios obolarum qui solvuntur et in calice ecclesie assignabit. Sin autem, ecclesia omnia predicta habebit, omnes obventiones que ex eis provenient eis qui anniversario nostro intererunt, sicut pretaxatum est, distributura. Ut autem hoc inconcussum permaneat et perpetuam obtineat stabilitatem, presentem paginam sigilli nostri fecimus munimine roborari. Actum .

Philippe-Auguste consent que la terre et la maison de la Gervaise fassent retour au chapitre, à la mort de l'évêque Henri.

  • A Original. Arch. dép. Loiret, G 321.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Philippus, Dei gratia Francorum rex, universis ad quos presentes littere pervenerint salutem. Noveritis quia volumus quod terra de Gervasia et domus ejusdem loci, post decessum karissimi consanguinei nostri Henrici, venerabilis Aurelianensis episcopi, ad capitulum Sancte Crucis redeant, sicut in litteris eorumdem episcopi et capituli continetur, cum ipsum capitulum eidem episcopo hec ad vitam suam tantum habenda concesserit, sicut ex assertione ejusdem episcopi didicimus. Actum Parisius .

Assignation au chapitre des maisons et des vignes de Bouchard du Puiset pour paiement de cent marcs dus.

  • A Original. Arch. dép. Loiret, G 377; mention Scriptum.
  • b Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après b.

O[do], Dei gratia Parisiensis episcopus, omnibus ad quos presens scriptum pervenerit, salutem in Domino. Cum dilectus in Christo B[ucardus] de Puteaco, consanguineus noster, quondam archidiaconus Sancte Crucis Aurelianensis, in extremis agens, nos et Radulfum Harenc extreme voluntatis sue executores constituisset, sicut ex publico instrumento ipsius manifestius apparebat, et dictus R[adulfus] domos in claustro Aurelianensi sitas et quatuor arpenta vinearum apud Vilers sita, que Bucardus tenuerat relicti titulo, [reclamaret], propter hoc una cum venerabili domino ac patre nostro Bituricensi archiepiscopo ad ecclesiam Aurelianensem accessimus. Cujus cum intrassemus capitulum et R. Harens intentionem suam sicut premissum est fundavisset, canonici responderunt nos et R. Harenc, sicut testationis littere proponebant, ad hoc executores positos testamenti, ut ipsi B. debita petere et ab eo debita solvere deberemus, et ob hoc XL libras monete Parisiensis a nobis instantius repetebant quas sepefactus B. de firma Maziaci Sancte Crucis capitulo, interposita jurisjurandi religione, solvere tenebatur, sicut in ejus autentico comparebat. Asserebant etiam se Radulfo debere preferri, quia, sicut cavetur in jure, creditores legatariis preferuntur, addentes quod venerabilis consanguineus noster H[ugo], quondam Dunelmensis episcopus, per eandem ecclesiam transitum faciens, eis imperpetuum honorifice celebrandum et ad suum anniversarium faciendum LXXX marcas argenti firmiter promisisset, quarum se B[ucardus] pro patruo suo principalem constituit in capitulo debitorem, sicut plurimi testes et omni exceptione majores coram Domino Bituricensi et nobis, juramentis prestitis, probaverunt. E diverso, vir nobilis comes Barri1, de Puteaco dominus, dicti B[ucardi] nepos, domos easdem et vineas vendicabat, ad se eas jure hereditario devolutas proponens, contra quem capitulum Sancte Crucis suprafatis exceptionibus utebatur. Post morosas igitur concertationes et varias, ne Radulfus Harens actoris et judicis vicem tenere et gerere videretur, tam ipse quam comes quam ipsum capitulum in nos solos super hoc firmiter compromiserunt, factam compromissionem christiane fidei religione et legitima pene adjectione vallantes. Nos ergo, bonorum virorum assertionibus et idoneis depositionibus sufficienter instructi, de consilio venerabilium personarum domini Bituricensis et domini Aurelianensis et aliorum prudentium, C marcas ab ipso B[ucardo] Sancte Crucis deberi capitulo fuimus arbitrati, et cum eis aliunde satisfacere non possemus, domos eis et vineas dedimus atque assignavimus in solutum ita quod si Radulfo vel comiti domos et vineas redimere forte placuerit, de C marcis a capitulo redimant, infra annum et diem redemptionis ipsius tempora concludentes. Porro decanus et capitulum Sancte Crucis, ad preces domini Bituricensis et nostras, domos sepefatas et vineas domino I[voni], Sancte Crucis cantori, sub annua pensione XI sol[idorum] anno quolibet Sancte Crucis capitulo solvendarum quoad vixerit concesserunt, quarum medietas in anniversario Dunelmensis episcopi, reliqua in anniversario dicti B[ucardi] canonicis qui interfuerint dividetur. Cujus rei series ut firmior habeatur eam litterarum et sigilli nostri testimonio communimus. Actum .


1 Milon, comte de Bar-sur-Seine.

Exemption de gîte pour le curé de Neung-sur-Beuvron, pour 10 sous payables au chapitre, et don de 30 sous sur l'église de Semblecy.

  • A Original. Arch. dép. Loiret, G 353; mention Scriptum.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Cadulcus, archidiaconus Sancte Crucis, omnibus in perpetuum. Ut ea que devotione fidelium sancte matri Ecclesie conferuntur perpetua stabilitate penes eam permaneant et ad future posteritatis attingant memoriam ad perpetue pacis stabilitatem, cautum est ut sigillatis appicibus commendentur. Eapropter notum facio universis quod inter me et presbiterum de Naim super procuratione quam michi jure archidiaconatus deberi asserebam contentio vertebatur. Predicte etenim presbiter ecclesie se vel aliquem antecessorum suorum michi vel alicui antecessorum meorum nonquam reddidisse procurationem constanter asserebat, unde et prescriptione longissimi temporis se a prestatione procurationis absolvi postulabat. Tandem inter me et predictum presbiterum amicabilis compositio intervenit quod presbiter, qui in predicta ecclesia pro tempore ministrabit, singulis annis decem solidos capitulo Sancte Crucis persolvet martirum, canonicis qui intererunt matutinis dividendos. Sicque nullus archidiaconus a presbitero prefate ecclesie procurationem vel aliquid nomine procurationis de cetero poterit postulare. Illud etiam nequaquam censui reticendum, quod trigenta solidos, quos in ecclesia de Sambleci adquisiveram, capitulo Sancte Crucis contuli, sub hac specie dividendos quod viginti solidi in anniversario Philipi, fratris regis Francorum, canonicis qui anniversario intererunt, et decem solidi in missa predictorum martirum prefata specie dividentur. Actum in capitulo nostro .

Don au chapitre par l'abbé de Vierzon des oblations de l'église de Nouan.

  • A Original. Arch. dép. Loiret, G 356.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Willelmus, abbas de Virsione, totusque conventus tam presentibus quam futuris notum fieri volumus quod venerabili amico nostro Johanni, Aurelianensi archidiacono, obtinere in perpetuum concedimus et ipsius successoribus omnes oblationes quas in altari de Noem capiebamus, quas ex dono Gimonis, quondam nostri redditi et apud nos sepulti, et ex dono Petri de Oliveto, fratris ejus, obtinebamus. Ut autem hec nostra concessio perpetuam sortiatur stabilitatem, præsens scriptum inde fieri et sigilli nostri munimine voluimus roborari. Actum .

Approbation par l'archidiacre Jean du don fait par Hugues, évêque d'Orléans, à l'église de Jargeau du droit de patronage de l'église de Nouan.

  • A Original. Arch. dép. Loiret, G 356.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Johannes, ecclesie Sancte Crucis Aurelianensis archidiaconus, notum fieri volo tam presentibus quam futuris quod cum venerabilis pater Hugo, Aurelianensis episcopus, assenciente et concedente capitulo Sancte Crucis, ecclesie Gargogilensi jus patronatus ecclesie de Noemio liberaliter concessit, et benigne nos, quantum in nobis est, provide liberalitati sue nostram impercientes assensum, donationem illam approbamus, et eam in perpetuum ratam habentes sigilli nostri attestatione confirmamus. Actum .

Don par l'évêque d'Orléans au chapitre du cens de la maison de l'archidiacre Cadulcus.

  • A Original. Arch. dép. Loiret, G 268.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Hugo, Dei gratia Aurelianensis episcopus, omnibus ad quos presentes littere pervenerint in perpetuum. Notum facimus universis presentibus pariter et futuris quod totum censum qui nobis de domo defuncti Cadulci, quondam Aurelianensis archidiaconi, annuatim debebatur, Deo et ecclesie Sancte Crucis in elemosinam contulimus perpetuo possidendum. Quod ut ratum teneatur et notum permaneat, presentem paginam litteris annotatam sigilli nostri caractere fecimus roborari. Actum .

Le chapitre accorde, en échange de sa renonciation à une portion de l'église de Neung, au clerc Guillaume, fils de P. « Meselli », une pension de 10 sous parisis, jusqu'à ce qu'il ait obtenu un bénéfice.

  • A Original. Arch. dép. Loiret, G 353, mention Scriptum.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

E[rnaldus], Dei gratia Sancti Launomari Blesensis, et S[eincellus], Beate Marie Pontilevii abbates, omnibus presentes litteras inpecturis salutem in vero salutari. Cum inter capitulum Sancte Crucis Aurelianensis, ex una parte, et W[illelmum], clericum filium P. Meselli, ex alia, super quadam portione quam in ecclesia de Naim jure hereditario exigebat, auctoritate apostolica controversia verteretur coram nobis, post multas litigationes dictus W[illelmus], bonorum virorum usus consilio, illi portioni abrenuantiavit et penitus abjuravit, et pater ejus similiter. Dictum vero capitulum, intuitu pietatis et consideratione paupertatis sue, decem solidos parisiensium annuatim percipiendos apostoli jamdicto clerico concesserunt, quousque per ipsum aliquid ecclesiasticum beneficium fuerit assecutum, unde valeat congrue sustentari. Quod ut ratum permaneat presentes litteras sigillorum nostrorum munimine duximus roborari. Actum Blesis .

Le chapitre notifie l'ordonnance royale qui n'autorise les opérations de change, dans la banlieue d'Orléans, que dans le cloître de Sainte-Croix devant la cathédrale1, sauf lors des foires royales2.

  • A Original sur parchemin. Arch. nat., J 170: 2.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

F[ulco] decanus et universum capitulum Aurelianense, omnibus in Domino salutem. Noverint universi presentes pariter et futuri quod rex voluit et in perpetuun concessit quod nullus campsor cambiat infra banlivam civitatis Aurelianis, nisi campsor qui cambiet in mensa nommulariorum in claustro Sancte Crucis Aurelianis (sic) ante majorem ecclesiam, nec etiam campsor aliquis cambiat aperta mensa nisi in claustro Sancte Crucis ante majorem ecclesiam, preterquam in nundinis domini regis, in quibus licebit eis aperta mensa cambire. Hanc autem consuetudinem in perpetuum tenendam concessit sub hac forma quod campsores reddent, et singulis annis, propter hoc X libras in nundinis suis Aurelianis proximis , et preter hoc C solidos pro monetagio ei reddent singulis annis , et hoc ipsi campsores concesserunt quod singulis annis pro pauctionibus istis reddent et illas decem libras in predictis nundinis et C solidos pro monetagio  ; et nisi predicto termino predictas X libras persolverent, nec ecclesia Sancte Crucis Aurelianensis nec campsores eum de cetero possent convenire quin eos traheret ad cambiendum ubicumque vellet. Actum apud Capellan . Quod ut perpetuum robur obtineat, sigilli nostri munimine fecimus roborari.


1 Devant la tour septentrionale, appelée pour cette raison Tour des Changes. Elle datait du xiie siècle et fut démolie au xviiie.
2 Lettre semblable de l'évêque Hugues, dans les mêmes termes et à la même date. (Teulet, Layettes du Trésor des chartes, t. 1, p. 223.)

Hugues, évêque d'Orléans, accorde au chapitre les oblations et menues dîmes de Nouan-le-Fuzelier possédées actuellement ou dans l'avenir par Jean, archidiacre de Sully, en échange des services religieux que ce dernier ordonnera.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 356.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Hugo, Dei gratia Aurelianensis episcopus, omnibus ad quos presentes littere pervenerint in perpetuum. Notum facimus presentibus et futuris quod quicquid oblacionum et minutarum decimarum dilectus consanguineus noster Johannes, Aurelianensis ecclesie Soliacensis archidiaconus, in parrochia de Noemio, in archidiaconatu suo, constitutum acquisivit et quicquid ibidem acquisierit in futurum, ad preces et peticionem ipsius Johannis ecclesie salutifere Crucis Aurelienensis concedimus irrevocabiliter et pacifice perpetuo possidendum ad divina ibidem celebranda prout ipse Johannes duxerit ordinandum. Quod ut ratum teneatur et stabile perseveret, presentem paginam litteris annotatam sigilli nostri munimine fecimus confirmari. Actum .

Philippe-Auguste précise les droits d'usage des chapitres de Sainte-Croix et des gens de Traînou, Cléchy et autres lieux, et de la maison de la Gervaise.

  • B Copie défectueuse. Bibl. d'Orléans, ms. 552: 389.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Philippus, Dei gracia Francorum rex. Noverint universi presentes pariter et futuri quod Willelmus de Capella, serviens noster, de mandato nostro fecit inquisitionem, per bonos et legitimos viros, quid juris capitulum Sancte Crucis Aurelianensis et homines sui haberent in nemoribus suis, qui dicuntur nemora Sancte Crucis, in quibus solent capere nemus. Capiant hoc modo quod canonicus Sancte Crucis, qui residens erit in ecclesia Sancte Crucis, singulis annis in nemoribus predictis capiet tantummodo XX quadrigatas lignorum ; persona vero ejusdem ecclesie que in ecclesia residens erit singulis annis in nemoribus predictis capiet tantummodo XXX quadrigatas lignorum, excepta quadriga decani, etc... Homines de Trino, de Clychi, de Barbero, de Maso, de Bessi et de Assartis sument nemus mortuum ad ardendum in bosco capituli, et non possint vendere neque dare, et in nemore Camaut furca et festa et le chevron charperes (sic), et palum pugillarem et vimen ad claudendum ; et tres forestarii de Trieno de nemoribus capituli dare poterunt nemus mortuum ad censum cui voluerint ; et homines de villis predictis non poterunt capere nemus sine forestario de Trilo, Renaudo Limaux. Domus de Gervasia et manentes in ea capient quidquid necessarium erit ad ardendum et hospitandum in corpore domus et hospitum nemus mortuum. Quod ut perpetuum robur obtineat presentem paginam sigilli nostri auctoritate et regii nominis caractère inferius annotato precepimus confirmari. [Actum] apud Montem Argi . Astantibus..... (sic) 1 Data vacante cancellaria.


1 (Monogramme)

Hugues, évêque d'Orléans, donne à Sainte-Croix les maisons et le verger qu'il a achetés à Eudes des Roches, à condition qu'ils seront baillés à ses neveux pour une pension de 20 sous, payable seulement après sa mort.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 268 ; mention Scriptum.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

In nomine sancte et individue Trinitatis, Hugo, Dei gratia Aurelianensis episcopus, omnibus in perpetuum. A cognitione presentium volumus ad notitiam pervenire singulorum quod eas domos quas ab Odone de Rupibus emimus cum virgulto et appenditiis capitulo Aurelianensi concessimus. Ipsum quoque capitulum karissimis nepotibus nostris Manasse et Hugoni fratribus domos et appenditia cum virgulto ad preces nostras benigne concessit sub annua pensione XX solidorum a predictis Manasse et Hugone post decessum nostrum annuatim capitulo solvendorum. Ipsi tamen quamdiu nos vixerimus pensionem illam solvere non tenebuntur. Quod ut perpetua stabilitate perseveret, presens scriptum nostri fecimus sigilli munimine roborari. Actum .

Hugues, évêque d'Orléans, choisit les revenus de Bou et du Trépoy, laissant au chapitre pour l'anniversaire de son prédécesseur la jouissance de 20 livres sur les oboles de Pentecôte.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 385 ; mention Scriptum.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Hugo, Dei gratia Aurelianensis episcopus, omnibus presentem paginam videntibus salutem in Domino. Cum pie recordationis venerabilis pater ac domnus Henricus, Aurelianensis episcopus, in remedium anime sue ecclesie Aurelianensi XX libras parisiensium concessisset, annis singulis in anniversario suo distribuendas super illos redditus quos ab Odone, milite de Ruppe, et Petro, milite de Bullo, emerat apud Bullum, et super terras arabiles quas similiter emerat a majore Strepeti, ipsis viginti libras assignans ; suo tamen successori reliquit optionem quod, si mallet ipsos redditus apud Bullum, et predictas terras arabiles habere, eidem qui pro tempore succederet liceret episcopo XX libras supradictas Aurelianensi capilulo assignare. Nos itaque, qui memorato bone memorie H[enrico] episcopo, licet indigni, in ministerio pontificali successimus, sepedictos redditus apud Bullum et terras apud Strepetum arabiles habere preeligentes, Aurelianensi ecclesie XX libras in jamdicto anniversario distribuendas super denarios obolorum qui solvuntur assignavimus, sine contradictione et dilatione annuatim a capitulo recipiendas. Quod ut perpetua stabilitate perseveret, presens scriptum nostri fecimus sigilli munimine roborari. Actum .

Hugues, évêque d'Orléans, donne au chapitre la rivière de Pithiviers-le-Vieil, à posséder après sa mort.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 377.
  • B Copie. Bibl. nat. de France, Moreau CII: 103, d'après le cartulaire, fol. 124vº.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

In nomine sancte et individue Trinitatis, Hugo, Dei gratia Aurelianensis episcopus, omnibus in perpetuum. Notum fieri volumus tam presentibus quam futuris quod aquam Piveris Veteris, que fuit quondam majoris Piverensis, cujus videlicet aque medietatem emptionis titulo possidemus, alteram vero medietatem pro XX libris pignore nobis tenemus obligatam, Aurelianensi capitulo post decessum nostrum habendam concedimus in perpetuum et donamus, ita quod quicquid de redditibus ejusdem aque vel proventibus dictum capitulum singulis annis percipiet, hiis qui nostro intererunt anniversario integre distribuet annuatim. Quod ut perpetua stabilitate perseveret, presens scriptum nostri fecimus sigilli munimine roborari. Actum .

Hugues, évêque d'Orléans, donne à Sainte-Croix 7 arpents de vigne avec maison et pressoir situés sur la grande route à Saint-Mesmin, à condition qu'ils seront baillés, leur vie durant, à ses petits-neveux, qui en paieront 20 sous de pension annuelle, mais seulement après sa mort.

  • A Original sur parchemin, scellé de cire verte sur lacs de cuir blanc.
  • B Arch. dép. Loiret, G 263 ; mention Scriptum.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

In nomine sancte et individue Trinitatis. Hugo, Dei gracia Aurelianensis episcopus, omnibus in perpetuum. Notum fieri volumus presenti scripto quod VII arpenta vinearum cum domo et torculari que sita sunt juxta stratam publicam apud Sanctum Mauximinum, Aurelianensi donavimus ecclesie liberaliter in perpetuum habenda. Verum ad preces nostras Aurelianense capitulum domum illam cum torculari et vineis Johanni et Manasse, fratribus, filiis karissime neptis mee Eustachie de Nantolio, quamdiu vixerint concessit, ita quod eidem capitulo XX solidos pro pensione et decima post decessum nostrum prefati fratres annuatim persolvent. Ipsi tamen in tota vita nostra ab eisdem XX solidis absoluti existent et immunes. Quod ut perpetua stabilitate perseveret presens scriptum nostri fecimus sigilli munimine roborari. Actum .

Accord entre Sainte-Croix d'Orléans et Saint-Père de Chartres au sujet de l'église de Nids : elle leur sera commune, et ils en nommeront à tour de rôle le curé.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Guido, divina miseratione Sancti Petri Carnotensis abbas et universitas fratrum ejusdem monasterii, omnibus presentibus pariter et futuris notum facimus quod cum inter nos, ex una parte, et capitulum Aurelianense, ex altera, super donatione ecclesie de Niz contentio verteretur, tandem hinc inde super eadem contentione amicabiliter composuimus ; donationem ejusdem ecclesie, communi utriusque partis asensu, nobis et ipsis communem esse de cetero concedentes. Verum, quia de institutione sacerdotis posset dissensio suboriri, hinc inde censuimus statuendum quod una vice in dicta ecclesia instituemus sacerdotem, et ipsi vice alia ibidem sacerdotem instituent, et semper in illa ecclesia per successiones temporum a nobis et ab ipsis instituetur presbiter hoc tenore. Cum autem ibidem presbiterum instituent, fidelitatem in ipsorum capitulo primum eis faciet et fidelitatem nostram facturus postmodum ad nos ab ipsis in nostrum capitulum, cum patentibus eorum litteris continentibus quod eum instituerint, transmittetur. Similiter et nos, cum instituerimus presbiterum, nostram nobis primam fidelitatem in nostro faciet capitulo, et pro ipsorum fidelitate sibi postmodum facienda ipsum ad eos in ipsorum capitulum remittemus, nostras patentes deferentem litteras quod ipsum instituerimus continentes. Quod ne possit processu temporis oblivione deleri aut in irritum duci, presentem paginam sigillorum nostrorum appositione partitoque cyrographo fecimus communiri. Actum .

Don par l'évêque Hugues de la dîme de Saint-Ay1 au chapitre.

  • B Bibl. nat. de France, Moreau 103: 106. Tiré du Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans, fol. 199 vº.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Hugo, Dei gratia Aurelianensis episcopus, omnibus ad quos presentes littere pervenerint salutem in Domino. Noverint universi presentes pariter et futuri quod decimam in parochia Sancti Agili constitutam, quam nobis titulo pignoris obligavit pro quinquaginta libris parisiensibus (sic) Herveus de Porta, miles, capitulo Sancte Crucis contulimus, tali tenore quod eam recepimus admodiacionem ab eodem capitulo, quamdiu vixerimus si tantum duraverit obligatio, pro duobus modiis hybernagii et duobus avene annuatim reddendis Aurelianis nobis idem capitulum pro anniversario patris nostri faceret in quo dictos quatuor modios grani distribueret et de proprio viginti solidos apponeret. Post decessum vero nostrum si tantum duraverit obligatio, tota decima cum omni integritate ad capitulum devolvetur, et inde fiet distributio canonicis qui anniversario intererunt, et tunc remanebunt viginti solidi quos de suo apponere promiserunt. Quicumque autem memoratam decimam redimi contingerit vel in vita nostra vel post decessum nostrum, capituli erit tota redemptio ad emendos inde redditus qui anniversario distribuentur supradicto. Quod ut firmum et stabile perseveret presentem paginam sigilli nostri appensione fecimus roborari. Actum .


1 Autre acte relatif à la dîme de Saint-Ay. — « Manasses, Dei gratia Aurelianensis episcopus, omnibus ad quos littere presentes pervenerint in Domino salutem. Noverint universi presentes pariter et futuri quod Johannes, filius Baudrici de Campiniaco, in nostra constitutus presentia, pignori obligavit pro septem libris et quatuor solidos parisiensium magistro Hamerico, capellano nostro, totam decimam quam habebat apud Sanctum Agilum, que movet de feodo capellanie nostre, salvo servicio suo quod dictus Johannes eidem ratione feodi debebat, quia ad eum decima devenerat memorata. Quod ut ratum permaneat, nos ad peticionem dictorum magistri Hamerici et Johannis presentem paginam fecimus annotari et sigilli nostri munimine roborari. Actum anno incarnationis Dominice millesimo ducentesimo octavo. » — Orig. Arch. du Loiret, G. 376.

L'archidiacre Henri homologue la donation au chapitre effectuée entre les mains de l'évêque Manassé, par Archambaud Pirequeloup et sa femme, du patronage et des menues dîmes de Baccon.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 376 ; mention Scriptum.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Henricus, Aurelianensis ecclesie archidiaconus, notum facio presentibus et futuris quod cum vir quondam nobilis Erchembaldus, qui Pejorlupo cognomine dicebatur, et uxor Maria nomine jus patronatus ecclesie ville illius que Beccons dicitur et minutam decimam ad eandem ecclesiam pertinentem jure hereditario possiderent, tandem in manu bone memorie Manasse, quondam Aurelianensis episcopi, eadem resignantes, tam jus patronatus memorate ecclesie quam dictam decimam Deo et capitulo Sancte Crucis Aurelianensis de assensu et voluntate ejusdem episcopi in elemosinam contulerunt integre et libere jure perpetuo possidenda. Ego etiam, in cujus archidiaconatu predicta consistere noscebantur, hanc eorum donationem pretaxato factam capitulo volui et concessi et eam salvo jure archidiaconi in omnibus aliis approbavi. Quod ut ratum teneatur et notum permaneat presentem paginam sigilli mei caractere roboravi. Actum .

Pour quandocumque.

Fondation par Jean Payen, d'Orléans, de la chapelle Saint Jean-Baptiste en l'église d'Orléans, dont il nomme chapelain Regnaud de la Cour.

  • A Original. Arch. dép. Loiret, G 244.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Johannes Paganus, de Aurelianis vocitatus, notum facio presentibus et futuris quod in ecclesia Sancte Crucis Aurelianensis, in altari videlicet sancti Johannis Baptiste quæ in eadem est ecclesia, perpetuum instituens capellanum tam pro mea quam pro predecessorum et successorum meorum salute in eodem altari missarum celebraturum sollempnia, furnum meum situm Aurelianis in vico qui Fabrateria nuncupatur cum pertinenciis, de assensu uxoris mee necnon et liberorum et heredum meorum omnium, Deo et ecclesie Sancte Crucis in elemosinam contuli capellano dicti altaris, salva annua trium solidorum elemosina ecclesie Sancti Sansonis in eodem furno a meis predecessoribus assignata, libere et pacifice perpetuo possidendum. Quicquid autem libertatis in dicto furno habueram habebit in eo similiter capellanus, lagenam vini videlicet, quod hospes furni de vineis suis propriis vendi faciet infra furnum, et preterea justiciam, sanguinem et latronem. Post decessum vero vel cessionem Renaudi de Curia quem institui, capitulum Sancte Crucis in prefato altari semper instituet capellanum, eo tamen tenore quod idem altare conferre tenebitur sacerdoti. Si vero aliquis non presbiter occasione aliqua fuerit institutus, manu propria prestabit in capitulo juramentum quatinus infra annum ordinari in presbiterum se faciet, missas per alium interim faciens celebrari. Si autem in presbiterum infra annum ordinari recusaverit, dictum capitulum ipsum amovens loco ejus alium subrogabit. Verum si in dicto altari missam non celebrari contigerit eo quod predictum furnum in usus suos convertat capitulum, mihi meisque successoribus erit licitum ipsum furnum in nostris resumere manibus, et proventus ejus in usus nostros convertere, donec missa sicut statutum est iterum celebretur. Hoc etiam adjunctum est quod ecclesie Sancte Crucis capellanus altaris servitium prestabit assiduum, ita quod alii ecclesie non poterit deservire. Illud quoque sciendum est quod supradictus Renaudus, accepti non ingratus beneficii, arpentum unum vinee situm ad locum qui Pratella dicitur, in censu Stephani Picaut et Hugonis Iver, pretaxato altari ob anime sue et suorum remedium contulit habendum perpetuo, quod comparasse suis propriis denariis noscebatur. Quod ut ratum teneatur et notum permaneat, presentem paginam litteris annotatam sigilli mei caractere roboravi. Actum .

Homologation par Hugues, évêque d'Orléans, de la fondation précédente.

  • A Original. Arch. dép. Loiret, G 439 ; mention Scriptum.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Hugo, Dei gracia Aurelianensis episcopus, omnibus ad quos littere iste pervenerint in perpetuum. Notum facimus presentibus et futuris quod vir nobilis Johannes Paganus, de Aurelianis vocitatus, in ecclesia Sancte Crucis Aurelianensis, etc... 1


1 (comme le précédent acte de Jean Payen d'Orléans, mutatit mutandis).

L'abbé de Vierzon témoigne qu'Hubert Boissier abandonne ses prétentions sur le sixième des oblations et menues dîmes de Nouan-le-Fuzelier, pour 14 livres.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 356.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Universis presentem paginam inspecturis, ego W., abbas de Virsione, salutem in Domino. Tam presencium quam futurorum noverit universitas quod cum Herbertus Bofferius, eo quod sextam partem oblationum et minutarum decimarum in parrochia de Noem capiebat, excommunicationis sentencie subjaceret, idem Herbertus in nostra presencia constitutus, receptis a dilecto nostro Johanne, Aurelianensi archidiacono, quatuor libris parisiensium, quicquid tam in oblationibus quam in minutis decimis capiebat eidem Johanni archidiacono in perpetuo quitavit, fide prestita quod erga omnes homines pro posse suo hujus rei faceret guarenciam. Et quia frater jamdicti Herberti captus tenebatur, sepedictus Herbertus, fide interposita et plegio prestito, scilicet Stephano Berruer, avunculo suo, concessit et pepigit quod infra mensem ex quo frater ejus a captione illa exiret, eumdem fratrem suum huic rei assensum suum faceret adhibere. Et quia in nostra factum fuit hoc presencia, ad peticionem utriusque, sigilli nostri testimonium adhibuimus. Actum apud Petramfictam .

Hugues, évêque d'Orléans, affecte a l'anniversaire de Jovin, maître des écoles d'Orléans, 40 s. de rente sur la rivière de Pithiviers-le-Vieil et 10 s. sur une maison désignée.

  • A Original. Arch. dép. Loiret, G 244 ; mention Scriptum.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Hugo, Dei gratia Aurelianensis episcopus, omnibus ad quos presentes littere pervenerint in perpetuum. Perfecte dilectionis reddit judicium, qui post vite presentis terminum, illis quos sibi dum viverent honesta dilectio copulavit misericorditer suffragatur. Unde tam presentibus quam futuris notum esse volumus quod cum virum quondam venerabilem Jovinum, magistrum scolarum Aurelianensium, dilectione plenissima curaremus dum viveret amplexari, volentes etiam amicicia quam viventi exhibuimus circa mortuum habundare, quadraginta solidos annui redditus possidendos in perpetuum tam super terram quam super aquam quas a Galtero majore, apud villam que Vetus Piveris appellatur, noscimur comparasse, ob ipsius Jovini remedium et salutem capitulo Sancte Crucis liberaliter assignamus, canonicis qui celebrando ipsius anniversario intererunt dividendos ; statuentes quod annis singulis, , XLª solidi persolvantur, et de eis dicto solvendis termino tam terre quam aque serviens memorato fidelitatem capitulo facere teneatur. Illud etiam silere nolumus, quod post decessum Guidonis de Castellione, canonici Sancte Crucis, de proventu domus que defuncti magistri Gaufridi de Craceio fuerat, X solidi in anniversario supradicti Jovini annis singulis sunt solvendi. Quod ut ratum teneatur et notum permaneat, presentem paginam litteris annotatam sigilli nostri caractere fecimus roborari. Actum .

Gautier, chambrier du roi, ayant transféré l'église d'Aschères hors de l'enceinte, avec l'autorisation de l'évêque et du chapitre, accorde au curé 2 muids d'hivernage sur ses moulins et un muids de vin sur ses vignes chaque année.

  • A Original. Arch. dép. Loiret, G 376.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Geste rei noticia ne processu temporis evanescat litterarum indiciis eternatur. Sciant ergo presentes et futuri quod ego Galterius, domini regis camerarius, per licenciam domini Huonis, Aurelianensis episcopi, et per assensum tocius capituli ejusdem ecclesie, ecclesiam de Acheris, que sita erat infra ambitum murorum et pro eo nimis difficilis parrochianis omnibus et capellano introire volenti nullatenus oportuna, in alium locum extra muros transtuli, ubi presbiter et parrochiani liberum habeant introitum, et jura parrochialia valeant adipisci. Fuit et stabilitum quod partem primam veteris ecclesie mihi in capellam retineam, et partem alteram diruere liceat, sed locum illum a laicis usibus immunem et cum omni mondicia debeam custodire. Omnes vero obvenciones que in capella provenient ad manum presbiteri majoris ecclesie devolventur. Ceterum, ne per translacionem ecclesie detrimentum aliquod sacerdos incurrat, concessi et dedi eidem et successori ejus in perpetuum duos modios ibernagii boni in molendinis meis ad mensuram Acheriarum, et unum modium vini legitimi in vinea mea de Acheris et ad mensuram ejusdem loci omnibus annis et singulis percipiendos. Rem hanc voluit et concessit uxor mea Persoisa, meique heredes Galterius et Guido, eorumque uxores Margarita et Isabella voluntatem adibuerunt et assensum. Quod ut ratum permaneat et semper stabile factum, feci mandari litteris et sigilli mei robore confirmavi et testes apposui qui rei cum fieret astiterunt, quorum nomina sunt hec : Jobannes de Merevilla, Guido de Acheris, Raginaldus de Triciovilla, Milo de Genoli. Actum publice Acheris in aula mea, incarnati Verbi .

Le doyen et le chapitre homologuent l'acte précédent.

  • A Original. Arch. dép. Loiret, G 376 ; mention Scriptum
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Fulco decanus et universum Sancte Crucis Aurelianensis capitulum notum facimus presentibus et futuris virum nobilem Galterium, domini regis camerarium, de licentia venerabilis patris ac domini Hugonis Aurelianensis episcopi, necnon et de voluntate nostra pariter et assensu, ecclesiam de Acheriis, que infra murorum ambitum sita tam parrochianis omnibus gravis existere noscebatur, quam sacerdoti introire volenti omnimodis importuna in locum alium extra muros videlicet transtulisse, ubi presbiter et parrochiani liberum habeant introitum, et accessum et jura parrochialia facile valeant adipisci. Concessum autem fuit eidem Galterio ut primam partem ecclesie veteris sibi retineat in capellam partemque sibi diruere liceat alteram, eam tamen a laicis immunem usibus cum omni mundicia servaturo. Quicquid autem obventionum proveniet in capella semper ad presbiterum majoris ecclesie devolvetur. Verum ne per translationem ecclesie detrimentum incurrat sacerdos aliquid, dictus Galterius duos boni hibernagii ad mensuram Acheriarum modios annis percipiendos singulis et unum modium vini legitimi in vinea sua de Acheriis ad mensuram ejusdem loci habendum similiter annuatim et annis singulis ipsi presbitero suisque successoribus in elemosinam contulit perpetuo possidendos. Nobilis autem mulier uxor ejus, Persoys nomine, rem istam voluit et concessit, et idipsum heredes ipsius Galterius et Guido, et ipsorum uxores scilicet Margarita et Isabella voluerunt et assensum unanimiter prestiterunt. Quod ut ratum teneatur et notum permaneat ad preces ipsius sigilli nostri karactere fecimus roborari. Actum Aurelianis, in capitulo nostro .

Hugues, évêque d'Orléans, donne à Sainte-Croix 20 sous de rente sur la grange de Cravant, pour célébrer l'anniversaire de sa cousine Agnès, comtesse de Braine.

  • B Copie. Bibl. d'Orléans, ms. 552: 397.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Hugo, Dei gracia Aurelianensis episcopus, omnibus ad quos presentes littere pervenerint in perpetuum. Notum facimus universis presentibus pariter et futuris quod cum nobilem quondam dominam Agnetem, Brane comitissam, consanguineam nostram, sincera dum viveret [nobis] copularet dilectio, volentes etiam ut post vite presentis hominum (?)ex nostra fructum amicitia reportaret, XX solidos annui redditus ob sue remedium anime capitulo Sancte Crucis contulimus possidendos perpetuo, in ipsius anniversario dividendos ; quos XX solidos en grangia de Creventiis, scilicet in tribus decime tractibus et in una straminis quadrigata, necnon et in posicione excussorum in decima, et in uno pastu quem solvit presbyter qui a Stephano, qui Boellus cognomine dicebatur, de assensu tam uxoris sue quam heredum suorum comparasse noscimur duximus assignandos ; in opcione tamen successoris episcopi relinquentes quod aut predicta omnia subi detineat et ab ipso suisque successoribus episcopis memorati XX solidi dicto capitulo annis singulis in prefacto anniversario persolvantur, aut ipsi capitulo relinquat easdem integre et quiete perpetuo possidenda. Quod ut ratum teneatur et notum permaneat presentem paginam sigilli nostri karactere tecimus roborari. Actum .

Philippe-Auguste autorise le chapitre de Sainte-Croix à affranchir ses serfs et serves, même résidant hors des terres du chapitre et qui, en cas de contestation, seront déclarés tels par serment de prudhommes. Ceux qui refuseront l'affranchissement pourront être soumis à la taille suivant leurs facultés.

  • B Bibl. nat. de France, Moreau CVI: 58; d'après le cartulaire, fol. 10 vº.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Philippus, Dei gratia Francorum rex. Noverint universi presentes pariter et futuri, quod nos, ad petitionem decani et capituli Aurelianensis, volumus et concedimus ut ipsi servos suos et ancilas suas, extra terram capituli commorantes, ubique inventi fuerint, auctoritate sua et nostra manumictant tali modo quod, si de servitute eorumdem hominum inter capitulum et eos quos de servitute impetent oriatur contentio, per juramenta legitimorum hominum, sine duello, idem capitulum eos servos approbet, et manumictantur. Si autem idem homines noluerint manumicti, pro modo facultatum suarum taillientur. Actum .

Le doyen Foulques homologue l'abandon fait à Sainte-Croix par l'archidiacre Adam, doyen de Saint-Pierre-Empont, de 35 sous qu'il perçoit chaque année sur la bourse commune du chapitre de Saint-Pierre et dont quinze seront distribués à son anniversaire : 10 sous aux chanoines, 5 aux nourriers.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Fulco decanus et universum Sancte Crucis Aurelianensis capitulum. Notum facimus presentibus et futuris quod dilectus frater et concanonicus Adam archidiaconus, Sancti Petri Virorum decanus, triginta quinque solidos quos de communi bursa capituli Sancti Petri annis percipiebat singulis eidem capitulo donavit et quitavit penitus perpetuo possidendos, ita quod factum istud nulli penitus liceat aliquatenus revocare. Hoc tamen addito quod quindecim solidi in ipsius anniversario, decem canonicis, quinque vero nutriciis annis singulis dividentur. Nos autem ut hec ipsius donatio laudabilis et honesta rata teneatur et stabilis perseveret, eam approbamus et volumus et presentem paginam in hujus rei testimonium sigilli nostri karactere roboramus. Actum .

Entre les mains des délégués du Saint-Siège, Hugues Bisol et ses frères abandonnent la part du droit qu'ils possèdent au patronage de l'église de Josnes, reconnaissant que patronage et présentation appartiennent à Sainte-Croix.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 333.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

E[rnaldus], Beati Launomari abbas humilis, M., prior Sancti Honorati, B., decanus Blesensis, omnibus in perpetuum. Noverint|universi presentes litteras inspecturi, quod contentio vertebatur coram nobis auctoritate apostolica inter capitulum Sancte Crucis Aurelianensis, ex una parte, et Hugonem Bisol militem et fratres ejus, ex altera, super patronatum ecclesie de Geona et presentatione persone in eadem. Tandem dicti Hugo Bisol et fratres ejus coram nobis recognoverunt se penitus nichil juris habere in ejusdem ecclesie patronatu et presentatione persone in eadem, et patronatum ejusdem et presentationem persone in eadem ad ecclesiam Sancte Crucis Aurelianensis pertinere, et si quid juris habebant in patronatu et presentatione persone in eadem, in manu nostra resignarunt. Nos autem, qui super predicta causa a domino Innocentio, Romane Sedis pontifice, fueramus judices delegati, in hujus recognitionis et resignationis testimonium ex assensu et voluntate sepedictorum H[ugonis] et fratrum ejus presentes litteras sigillorum nostrorum impressionibus duximus consignandas. Actum Blesis apud sanctum Launomarum .

Donation de l'archidiacre Henri en faveur du chapelain de Saint-Benoît, par lui créé en l'église d'Orléans, et fondation d'anniversaires.

  • A Original. Arch. dép. Loiret, G 376 ; mention Scriptum.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Henricus, Aurelianensis ecclesie archidiaconus, notum facio presentibus et futuris me tria arpenta vinearum et dimidium ad locum sita qui Archenaux nuncupatur, et quinque aliarum vinearum quarteria ad locum sita qui Boyaus dicitur, necnon et cameras meas versus Sanctum Victorem sitas altari beati Benedicti, quod est in ecclesia Sancte Crucis, ad usum cappellani quem ibidem institui et successorum ipsius in perpetuam elemosinam contulisse, ita quod, hujus institutionem capellani michi quamdiu vixero retinens, ordinavi et volui ut post obitum meum capitulum Sancte Crucis semper ibidem libere instituat capellanum. Ortum autem meum de Floriaco cum domo ipsius orti capitulo Sancte Crucis contuli perpetuo possidendum, eo tenore videlicet quod de proventibus eorundem partitis equaliter in anniversario defuncti Hugonis, avunculi mei, quondam Aurelianensis archidiaconi, et meo una medietas, in anniversario vero patris mei et matris mee medietas reliqua dividetur. Quia vero hec omnia de patrimonio conparaveram crucifixi, eadem dignum duxi in elemosinam conferenda ne ipsum offenderem crucifixum si quod suum erat ad usus indebitos transferretur. Quod ut ratum teneatur et notum permaneat presentem paginam sigilli mei caractere confirmavi. Actum .

Echange de la foresterie des bois de Planquine, abandonnée par Etienne Huret et sa femme au chapitre, qui lui donne ses vignes du lieu dit « Lepus », où il sera sergent de Sainte-Croix, tout en restant serf : il paiera seulement 18 deniers de cens par an, et pourra vendre ces vignes, le chapitre ayant la préférence.

  • A Original. Arch. dép. Loiret G ; mention Scriptum.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Manasses, Dei gratia Aurelianensis episcopus, omnibus presentes litteras inspecturis imperpetuum. Noverit universitas vestra quod Stephanus Huret et uxor ipsius, in nostra presencia constituti, forestariam nemoris capituli Sancte Crucis, quod Planquenia muncupatur, ipsi capitulo penitus quitaverunt, eam nobis audientibus et videntibus resignantes. Idem autem capitulum vineas suas, sitas ad locum qui Lepus dicitur, eis et eorum heredibus in excanbium ejusdem forestarie contulit perpetuo possidendas, eodem Stephano in pristina servitute capituli remanente, nullum tamen capitulo capitagium vel consuetudinem aliam soluturo, set decem et octo denarios census pro vineis, annis singulis, reddituro. Adjunctum est etiam quod cum pro forestaria noscatur capituli serviens extitisse, erit pro vineis ejusdem serviens, dum vineas possidebit. Concessit autem ei capitulum ut de vendendis vineis liberam, si voluerit, habeat facultatem, eas tamen alii quam capitulo nullatenus venditurus, dum ipsas justo precio quod alius inde obtulerit capitulum voluerit comparare. Hoc igitur excambium ipse Stephanus et uxor sua se firmiter servaturos, fide corporaliter prestita, promiserunt, nichil penitus in prefata forestaria de cetero petituri. Quod in nostra factum presencia ut notum et stabile perseveret, presentem paginam litteris annotatam ad petitionem partium sigilli nostri testimonio fecimus communiri. Actum .

Isabeau, femme de Jean d'Alonne, abandonne à Sainte-Croix la menue dîme et les oblations de l'église de Nouan, longtemps disputées.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 355.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Archambaudus dictus abbas de Oliveto, omnibus presentes litteras inspecturis in Domino salutem. Ad universitatis vestre noticiam volumus devenire quod, ad preces dilecti nostri Johannis, archidiaconi Aurelianensis, coram ipso venimus apud Noem, ubi domina Isabel, uxor Johannis de Alona, in nostra constituta presentia, quitavit eidem archidiacono et ecclesie Sancte Crucis Aurelianensis in perpetuum minutam decimam de parrochia de Noem et oblationes ejusdem ecclesie et ejusdem ville, super quibus diu versata fuerat contentio inter dictum archidiaconum et J. de Alona, virum ejus. Fide etiam mediate et corporaliter prestita in manu sepedicti archidiaconi, firmavit quod numquam ipsa vel alius per eam aut pro ea in predicta decima seu oblationibus aliquid reclamaret. In cujus rei testimonium et memoriam tam ad dicti archidiaconi quam dicte domine petitionem presentem paginam scribi et sigilli nostri fecimus muniri .

Ernaud Portier et sa femme engagent au chapitre pour 30 livres parisis les grandes et menues dîmes de Donnery.

  • A Original. Arch. dép. Loiret, G 324.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Manasses, Dei gratia Aurelianensis episcopus, omnibus ad quos presentes littere pervenerint salutem in Domino. Universitati vestre notum facimus Ernaudum Porterium et uxorem ipsius nomine Beatricem quicquid decime magne scilicet et minute in parrochia de Donisiaco possident capitulo Sancte Crucis pro triginta libris parisiensium integre titulo pignoris obligasse, ita quod in nostra constitutus uterque presentia super garantienda capitulo decima corporaliter fidem dedit. Gaufridus etiam de Suliniaco miles, de cujus feodo ipsa movet decima, hanc obligationem decime approbavit, promitens firmiter coram nobis quod eandem decimam bona fide capitulo garantiret. Quod ut ratum et notum maneat, sigilli nostri caractere ad petitionem partium fecimus confirmari. Actum .

Accord entre le prieur de Vannes et le curé d'Isdes au sujet des oblations des cinq grandes fêtes : le prieur aura 12 sous giennois par an.

  • A Original. Arch. dép. Loiret, G 377.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Johanes, archidiaconus Sancte Crucis Aurelianensis, universis presentes litteras inspecturis notum fieri volumus quia contencio erat inter priorem de Vannis et presbiterum de Ida super oblationibus V festivitatum annalium in quibus prefatus prior quartam partem debebat habere. Sed ut contencio de cetero penitus sopiretur, prescripti prior et presbiter ita inter se composuerunt, scilicet quod prior pro illis oblacionibus predictarum festivitatum XII solidos giemenses singulis annis habebit in tribus terminis persolvendos : IIII solidos, IIII solidos, IIII solidos. Quod ut ratum permaneat presentem paginam sigilli nostri munimine decrevimus roborari. Actum .

Donation par l'archidiacre Etienne de 40 livres, dont les revenus se distribueront aux anniversaires de ses parents durant sa vie, puis au sien.

  • A Original. Arch. dép. Loiret, G 440.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Fulco decanus totumque Sancte Crucis Aurelianensis capitulum omnibus presentes litteras inspecturis notum facimus dilectum fratrem et concanonicum nostrum Stephanum, Aurelianensem archidiaconum, nobis quadraginta libras parisiensium in elemosinam contulisse, eo tenore scilicet quod omnes proventus earundem quamdiu vixerit in patris sui et matris sue anniversario distribui faciemus Post ipsius vero decessum quicquid inde provenerit in proprio ipsius anniversario integre dividetur. Quod ut ratum et notum habeatur sigilli nostri testimonio fecimus communiri. Actum .

Composition entre le chapitre et Milesende des Juifs et ses héritiers relativement au past et au charoi ; ils construiront avant la Saint-Jean une hostise et paieront 7 sous parisis par an.

  • A Original. Arch. dép. Loiret, G 376 : mention Scriptum.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Raginaldus, Dei gratia Carnotensis episcopus, omnibus ad quos presentes littere pervenerint salutem in Domino. Noverint universi quod cum inter capitulum Sancte Crucis Aurelianensis, ex una parte, et Milesendem de Juis et heredes suos, ex alia, super redditibus terre sue de Juis qui pastus et charreium nuncupantur, quos cultores illius terre tenentur annuatim solvere, questio verteretur, post longuas altercationes sub hac forma compositionem amicabilem inierunt, quod Milesendis et predicti heredes in terra jamdicti capituli infra instans hostisiam construent, et pro predictis pastu et charreio septem solidos Parisiensis monete in crastino festi sancte Crucis mense septembri annuatim persolvent ; et si forte prescripto termino illi septem solidos non redderent, memorato capitulo vel procuratori capituli emendarent. Preterea memorati Milesendis et heredes sui, qui terram predictam excolent, justiciabiles erunt capituli vel procuratoris ipsius capituli tam de hostisia quam de terra, sicut alii hospites. Insuper fructus illius terre non extra domum capituli trahentur, immo Milesendis et heredes sui in hostisia sua, in terra capituli sicut dictum est fabricata, reponere tenebuntur. Gerbas vero terre supradicte ad locum illum adducent ad quem alii hospites suas garbas adducent. Predicti vero Milesendis et Hugo, filius ejus, in presentia nostra constituti, istam compositionem tenendam fide interposita firmaverunt. Quod ut ratum et inconcussum permaneat, ad peticionem utriusque partis presentem paginam sigilli nostri munimine fecimus roborari. Actum .

Accord entre Philippe-Auguste et les chanoines de Sainte-Croix1 : le roi percevra dans leur Bourg-Neuf la taille annuelle du pain et du vin et y aura droit de prise, mais la haute justice sera commune.

  • B Bib. nat. de France, Moreau 112: 220; d'après le cartulaire fol. 36vº. Copie de Dom Gérou, 27 mars 1765.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Philippus, Dei gratia Francorum rex. Noverint universi presentes pariter et futuri quod cum inter nos, ex una parte, et Fulconem decanum et capitulum Sancte Crucis Aurelianensis, ex altera, super vico eorum qui Burgus novus dicitur contentio verteretur super hoc quod annis singulis talliam panis et vini necnon et omnem aliam prisiam, sicut eam habemus in Aurelianensi civitate, magnam quoque justitiam in eodem vico propriam reclamaremus, predictis decano et capitulo contrarium asserentibus, tandem in hunc modum fuit ipsa contentio terminata. Nos panis et vini talliam in eodem vico singulis annis percipiemus, omnemque prisiam sicut in Aurel[ianensi] civitate eam habemus in ipso vico similiter sumus habituri. De magna vero illius vici justitia, sic est compositum quod nobis et dicto capitulo communiter et equaliter remanebit, ita quod ab assisiariis nostris qui pro tempore Aurelianenses tenebunt assisias et ab ipso capitulo serviens quidam annis singulis eligetur qui nobis et dicto capitulo eamdem fidelitatem faciet, et tam nobis quam ipsi capitulo eodem modo per omnia super magna justitia exhibebit, ita tamen quod ad illam justitiam manum non apponet aliquis alius, et preter ipsum de ea nemo se penitus intromittet. Sciendum preterea omnes redditus dicti vici et universam justitiam preter magnam predicto capitulo integre et libere perpetuo remansisse, ita quod a nobis prorsus inde [nil] poterit reclamari. Quod ut perpetuum robur obtineat, sigilli nostri authoritate presentem paginam confirmamus.

Actum Aurelianis .


1 Arch. nat., J. 170 : 3. Lettres originales de la même date, du doyen Foulques et du chapitre, relatives à cet accord.

Aubert, chevalier, échange avec le chapitre sa mairie de Sainte Croix en Beauce et l'hébergement de Rouvray, pour certains droits à Villepion et Trinay, 20 sous de cens sur Echelles, 100 livres parisis et l'affranchissement de toute la descendance de son père Aubert.

  • A Original. Arch. dép. Loiret, G 385 ; mention Scriptum.
  • B Copie du xviie siècle. «Extrait du Livre Rouge, fol. CXIvij, vº ».
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Manasses, Dei gratia Aurelianensis episcopus, omnibus in perpetuum. Notum facimus universis, presentibus pariter et futuris, Aubertum militem, quondam majorem Belsie Sancte Crucis, majoriam suam quam habebat in eadem Belsia et omnia que ad eandem majoriam tam in redditibus quam proventibus, et terra, et hospitibus, et rebus aliis omnibus pertinebant, necnon et herbergagium de Rovreto cum rebus aliis quibuslibet quas Rovreti, excepto feodo Petri de Meso militis, possidebat, capitulo Sancte Crucis Aurelianensis integre et libere possidenda perpetuo quitavisse ; ita quod in terra Sancte Crucis vel in ipsa majoria vel predictis rebus aliis, ipse vel heredum suorum aliquis nichil omnino poterit de cetero reclamare, hoc tamen excepto quod, in nemoribus capituli Sarcotis proximis, usuarium suum hoc tenore sibi detinuit, quod nunquam hoc usuarium dividetur, sed semper de possessore unico ad unicum deveniet successorem. Si vero eadem nemora vendere capitulo placuerit, nunquam ab Auberto vel ejus successoribus horum venditio nemorum poterit contradici, sed, transacto post peractam venditionem quinquennio, ad usuarium suum sicut antea libere revertetur. Nullo tamen die possessor usuarii amplius quam unam in illis nemoribus capiet quadrigatam. Si etiam ad agriculturam ipsa nemora redigere capitulum voluerit, nec id ipsum possessor usuarii prohibere poterit, nec in terra cultui vel edificiis dedita aliquid vendicare. Preter hec autem viginti solidos censuales, qui pro terra arabili sita Echeliis annis singulis capitulo reddebantur, et quicquid in eadem terra, excepta minuta decima et justicia christianitatis, habebat capitulum Auberto quitavit penitus sibi semper suisque successoribus obtinendum. Villam etiam capituli que Vilerpions gallice nuncupatur, et omnia que ibidem vel in ejusdem ville territorio tam in redditibus quam in hospitibus et rebus aliis habebat capitulum, excepta tamen minuta decima et justicia christianitatis cum altaris panibus, necnon et terram suam arabilem a defuncto Roberto de Mardeio collatam ecclesie Sancte Crucis cum herbergagio ad villam suam que Tryenayum appellatur, Auberto suisque successoribus in perpetuum habenda eo modo dedit capitulum quod hec eadem cum censu et terra de Echeliis prenotata, et prefatorum nemorum usuario, in ligio successive tenebunt feodo, et nomine capituli decano Sancte Crucis hominium inde facient sicut ligeitas noscitur postulare. Ad hec notum facimus cum predictis, quod ipsum Aubertum et uxorem ejus cum filiis et filiabus eorumdem natis et nascituris, et tam omnem utriusque sexus progeniem que de patre suo defuncto Auberto noscitur descendisse, quam universos eisdem lege matrimonii copulatos, in rerum compensationem predictarum capitulum manumisit, et eosdem a jugo totius servitutis absolvens, concessit irrevocabiliter ipsos in perpetuum liberos permanere. Pretereundum etiam non duximus Aubertum a capitulo pro quitatione predicta centum libras parisiensium cum pretaxatis rebus aliis recepisse. Quod in nostra factum presentia ut notum permaneat et perpetuam obtineat firmitatem, presentem paginam ad petitionem partium sigilli nostri caractere fecimus roborari. Actum , in generali capitulo.

Philippe-Auguste, après enquête, confirme au chapitre le droit de tailler les serfs de ses terres d'Etampois : pour le service du roi, pour la défense de leurs biens et des terres du chapitre, quand ils font un achat et pour le Pape.

  • B Bib. nat. de France, Moreau 114: 43. Extrait du cartulaire de Sainte-Croix, fol. 203 rº.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

In nomine sancte et individue Trinitatis. Amen. Philippus, Dei gracia Francorum rex. Noverint universi presentes pariter et futuri quod cum homines de terra Sancte Crucis Aurelianensis de Stampasio (sic) a capitulo ejusdem ecclesie talliati ad nos querimoniam deportassent quod canonici non possent eos talliare, nisi nos ab eisdem canonicis exigamus sacramentum, super hoc inquisitionem fieri fecimus, et per juramenta legitimorum hominum tam militum quam servientium nobis plene constitit quod capitulum predictum homines de terra sua predicta potest talliare pro servicio nostro, et pro expensis quas faciunt pro deffensione honorum suorum et terre ejusdem ecclesie, et quando faciunt emptionem, et pro domino papa. Quia vero per juramenta legitimorum hominum super hoc plenius veritatem cognovimus, volumus et concedimus ut predicto capitulo homines de terra sua prefata liceat supradictis de causis sine contradictione aliqua talliare. Et ut perpetue stabilitatis robur obtineat, sigilli nostri aucthoritate et regii nominis caractere inferius annotato presentem paginam salvo servicio nostro confirmamus. Actum Parisius Astantibus in palatio nostro quorum nomina supposita sunt et signa. Dapifero nullo. S. Guidonis buticularii. S. Bartholomei camerarii. S. Droconis constabularii. Data vacante cancellaria.

Le doyen et le chapitre lèvent l'interdit par eux jeté sur la ville d'Orléans, à cause de la capture d'un de leurs hôtes par les prévôts du roi, moyennant une amende de 20 livres.

  • B Bib. nat. de France, Moreau 78: 114. Tiré du Cartulaire de l'église de Sainte-Croix d'Orléans, fol. 50 vº.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Fulco decanus et universum Aurelianense capitulum, omnibus presentes litteras inspecturis notum facimus quod pro quodam hospite nostro, Auberto nomine, a prepositis domini regis capto et ab ipsis semel nobis reddito, qui nec confessus nec [ ], nec in presenti captus fuit forisfacto, in Aurelianensi civitate tulimus interdictum eo quod ipsum nobis secundo reddere vel recredere noluerunt. Cum autem interdictum largo tempore durasset, alter prepositorum, nomine Rainaldus, qui super reddendo vel recredendo hospite memorato requisitus fuerat, ballivis domini regis scilicet Guilelmo Manerii et Guilelmo de Capella presentibus, emendam pro interdicto nobis in capitulo nostro faciens, fideijussores usque ad quadraginta libras interposuit pro emenda. Nos igitur, ob honorem et graciam regie majestatis, prefato quantum potuimus peperimus Reinaldo, viginti libras a prenotata emenda capientes, de quibus a nobis est ordinatum prout ad honorem Sancte Crucis ecclesie credidimus expedire1.


1 Note de dom Gérou : « On peut remarquer que le doyen et le chapitre de l'église d'Orléans lancent un interdit du vivant de l'evêque, de l'autorité duquel ils ne font aucune mention, ce qui paroit surprenant. »

Le chapitre de Nevers fait don au chapitre de Sainte-Croix d'une place située derrière la maison de Sainte-Croix à Nevers, moyennant une pension annuelle de 3 sous nivernais.

  • A Original. Arch. dép. Loiret, G 268.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego H. decanus et universum capitulum Nivernense notum facimus presentibus et futuris nos, ad preces virorum venerabilium Fulconis decani et Ade, archidiaconi Aurelianens[ium], aream quandam, domui Sancte Crucis site Nivernis a parte posteriori contiguam, ab E. muliere in perpetuam elemosinam nostre collatam ecclesie, sub trium solidorum monete Nivernensis annua pensione vigilia dominice annis solvendorum singulis et in dicte mulieris distribuendorum anniversario, Aurelianensi capitulo pacifice possidendam in perpetuum concessisse. In cujus rei testimonium presentes litteras sigilli nostri caractere fecimus confirmari. Actum .

Philippe-Auguste, pour une rente de 60 livres parisis payable au prévôt d'Orléans, fait remise à l'évêque de son droit de gîte à Meung et à Pithiviers1.

  • B Bib. nat. de France, Moreau 117: 23. Tiré du Cartul. de l'église cathédrale de Sainte-Croix d'Orléans, fol. XIIIvº, cartª XIIIIª. Envoyé par D. G. le 18 avril 1765.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

In nomine sancte et individue Trinitatis amen. Philippus, Dei gratia Francorum rex. Noverint universi presentes pariter et futuri quod nos dilecto et fideli nostro Manasserio, Aurelianensi episcopo, ejusque successoribus quittamus in perpetuum procurationes quas singulis annis habebamus apud Magdunum et apud Pithiveris pro sexaginta libris monete parisiensis usualis quas ipse reddere tenetur preposito nostro Aurelianensi singulis annis . Et ut hoc permaneat inconcussum, presentem paginam sigilli nostri authoritate et regii nominis karactere inferius annotato precepimus roborari. Actum Meleduni Astantibus in palatio nostro quorum supposita sunt nomina et signa. Dapifero nullo. S. Guidonis buticularii. S. Bartholomei camerarii. S. Droconis constabularii. Data vacante cancellaria.


1 Arch. nat., J. 170 : 4. Orig. s. parch. — Manassé reconnaît devoir ces 60 livres parisis (Melun, août 1212).

Payen, sous-doyen d'Orléans, jure d'observer l'ordonnance de transaction rendue par l'évêque relativement aux biens du sous-décanat, pendant la vacance duquel ledit évêque avait donné ces biens au chapitre1.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 441.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Paganus, Aurelianensis subdecanus, omnibus ad quos presentes littere pervenerint imperpetuum. Universitati vestre notum facio quod cum, super eo quod de Aurelianensi subdecanatu a felicis memorie Hugone, quondam Aurelianensi episcopo, factum et statutum fuerat, inter venerabilem patrem Manassem, Aurelianensem episcopum, ex una parte, et decanum et Aurelianense capitulum, ex altera, contentio verteretur, ipse decanus et capitulum super ipsa contentione ejusdem episcopi se supposuerunt per omnia voluntati. Cum autem ipsum subdecanatum in manu sua vacantem et liberum ipse teneret episcopus, et tempore vacationis juxta bonorum virorum consilium ordinasset taliter de eodem, quod prebendam, que subdecanatui annexa semper extitit, manutergii feodum in cena Domini, vineam que dicitur Petrosellum, pratorum arpenta duo ad villam sita que Marolium nominatur, Vallem cum universis ad grangiam pertinentibus ab antiquo et nihil aliud retinuisset subdecanatui, et universas res alias, ubicunque positas, que ad subdecanatum modis spectaverant quibuscunque, integre capitulo contulisset, ego nunc Aurelianensis subdecanus, cui post ordinationem istam subdecanatum ipsum noscitur contulisse, huic ordinationi non consentiens, super subdecanatu contra capitulum movi postmodum questionem cujus questionis contentio per transactionem coram episcopo prenotato taliter est sopita. Prebendam quam subdecanatui dixi semper annexum extitisse, predictum in cena Domini manutergii feodum, prefatam vineam quam dixi Petrosellum nuncupari, memorata pratorum arpenta duo, jus patronatus in ecclesia sancti Martini de Area et quidquid in ea ad jus pertinet patronatus necnon magnam in claustro ejusdem ecclesie justitiam, salva tamen illa justitia capitulo que pertinet ad censivam, Vallem cum universis ad grangiam pertinentibus ab antiquo, et preterea universa que tam apud Vallem quam apud Capellam, excepta tantummodo vini decima, capitulum propria possidebat, sive in fundo terre, sive in decimis et terragio, et in omni justicia, et in censu, et in relevationibus, et in omni re, et in omni jure, excepta quoque tam bladi quam vini decima ad prebendam Johannis archidiaconi Belsie pertinente, subdecanatus integre et quiete perpentualiter obtinebit : ita tamen quod de propria vinea, infra porprisiam suam ab antiquo sita, decimam aliquam non persolvet ; ita etiam quod circa dignitatem nichil est penitus immutatum, sed illesa prorsus et integra dignitas permanebit, et ratione dignitatis, in rebus per hanc transactionem subtractis subdecanatui, nichil prorsus poterit vendicare. Universa vero jura alia seu emolumenta, ubicumque posita, que ad subdecanatum modis quibuslibet spectaverunt, vel etiam excogitari possunt aut poterunt spectavisse, capitulo remanserunt integra et irrevocabiliter perpetua possidenda, ita quod nullus de cetero subdecanus jus in eis aliquod reclamabit. Ego igitur hanc transactionem, in supradicti episcopi factam presentia, juramento corporaliter prestito me promisi bona fide firmiter servaturum, hoc statuto quod simile prestare tenebitur juramentum quisquis in ecclesia Sancte Crucis instituetur de cetero subdecanus. Eandem etiam transactionem sepefatus approbavit episcopus, et eam tam ad meam quam ad capituli voluntatem et petitionem sigilli sui karactere confirmavit. Ego quoque, ut ipsa transactio rata maneat et penitus inconcussa, presentes litteras sìgilli mei feci karactere roborari. Actum terciodecimo.


1 Le doyen Foulques, à la même date, confirma cette ordonnance de transaction, dans les mêmes termes. — Copie authentique (xviiie s.). Arch. du Loiret. G. 485.

Jean Lemire, chanoine de Jargeau, confirme la donation faite par son oncle Paschase, chanoine de Saint-Aignan, à Bartholomée, chanoine de Sainte-Croix, de ses droits sur les maisons du cloître, édifiées par Martin, sous-doyen de Saint-Aignan ; il en règle la dévolution.

  • A Original. Arch. dép. Loiret, G 268 ; mention Scriptum.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Manasses, Dei gratia episcopus, et Robertus cantor Aurelianensis et Beati Verani Jargogilensis decanus, omnibus presentes litteras inspecturis salutem in Domino. Ad universitatis vestre noticiam volumus pervenire quod dilectus in Christo filius Johannes, filius Johannis Medici, Beati Verani Jargogilensis canonicus, in nostra presentia constitutus, laudavit, ratam habuit et concessit donationem et concessionem quam magister Paschasius, Beati Aniani Aurelianensis canonicus, ejusdem Johannis avunculus, fecerat Bartholomeo, Aurelianensi canonico, de jure suo quod habebat in domibus quas bone memorie Martinus, quondam Beati Aniani Aurelianensis subdecanus, ejusdem Paschasii patruus, in claustro Sancte Crucis Aurelianensis edificavit. Voluit etiam idem Johannes et in presentia nostra concessit ut dictus Bartholomeus dictas domos quamdiu viveret pacifice possideret. Preterea idem Johannes jus succedendi quod habebat in ipsis domibus et jus possidendi easdem in vita sua post decessum dicti Bartholomei, loco magistri Paschasii, ut dictum est, positi, quod jus ex donatione supradicti Martini, Beati Aniani subdecani, ei conpetebat, Ade, ejusdem Bartholomei fratri, ad preces dilecti filii Fulconis, Aurelianensis decani, eorumdem Bartholomei et Ade avunculi, coram nobis donavit et concessit, promittens se in eisdem domibus per se vel per quemcumque alium nichil de cetero reclamaturum. In hujus igitur rei memoriam et confirmationem presentes litteras ad peticionem sepedicti Johannis annotari fecimus et sigillorum nostrorum munimine roborari. Actum Aurelianis .

Même charte homologuée par le chapitre de Sainte-Croix, qui maintien le loyer de ces maisons à 10 sous par an.

  • A Original. Arch. dép. Loiret, G 268.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Fulco, decanus Sancte Crucis Aurelianensis, totumque ejusdem ecclesie capitulum, universis presentibus pariter et futuris salutem in Domino. Ad universitatis vestre, etc... 1 in claustro nostro edificavit ; super qua donatione et concessione a dicto Paschasio facta eidem Bartholomeo litteras nostras contulimus factum ipsum approbantes. Voluit etiam idem Johannes, etc... 2 coram nobis in capitulo nostro donavit et concessit et se de eodem jure devestivit, promittens se in eisdem domibus per se vel per quemcumque alium nichil de cetero reclamaturum. Nos autem donationem illam approbantes eidem Ade concessimus dictas domos ad vitam suam obtinendas et eumdem de eisdem domibus in capitulo nostro duximus investire, salva tamen decem solidorum que in ipsis domibus nobis debetur annua pensione. In hujus igitur rei memoriam et confirmationem presentes litteras ad petitionem sepedicti Johannis annotari fecimus et sigilli nostri munimine roborari. Actum in capitulo nostro .


1 Comme la précédente, jusqu'à:
2 comme la précédente jusqu'à:

Aceline de Châteauneuf, son frère Ebrard ayant légué à Sainte-Croix, à la Cour-Dieu et à Flotin et autres églises le cinquième de sa terre, assigne auxdites églises 60 sous de rente pour le cinquième de la moitié qui lui est échue, l'autre moitié appartenant à Rose, veuve d'Ebrard, devant fournir son cinquième après son décès.

  • B Copie. Bibl. d'Orléans, ms. 552: 396.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Manasses, Dei gracia Aurelianensis episcopus, omnibus presentes litteras inspecturis salutem in Domino. Noverint universi quod Acelina de Castro Novo, in nostra presencia constituta, recognovit quod Ebrardus, frater ejus, laborans in extremis, sine herede decedens, legavit ecclesie Sancte Crucis Aurelianensis, de Curia Dei et de Flotano et quibusdam aliis ecclesiis quintam partem tocius terre sue, ubicumque eam habebit. Cujus medietatem cum dicta Acelina ex caduco fratris sui haberet, assignavit predictis ecclesiis LX solidos reddituum pro quinta parte ejusdem medietatis, volens et concedens quod in alia medietate quam Rosa, relicta predicti Ebrardi, nomine dotalicii possidebat, quintam partem post decessum ejus percipiant ecclesie supradicte. In cujus rei memoriam et testimonium presentes litteras ad petitionem predicte Aceline fieri fecimus et sigilli nostri munimine roborari. Auctum .

Compromis en la personne de Manassé, évêque d'Orléans, consenti par le chapitre de Saint-Aignan pour juger certains différends pendants entre l'évêque, Saint-Aignan et Sainte-Croix.

  • B Copie. Bibl. d'Orléans, ms. 552: p. 308. «Extractum ex cartulari seu registro rubeo ecclesiæ Sanctæ Crucis, fol. 112».
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Venerabili patri et domino carissimo Manassi, Aurelianensi episcopo, Sancti Aniani decanus et universum ejusdem ecclesie capitulum, salutem [et] sinceram in Domino dilectionem. Quantum personam vestram necnon honorem vestrum semper sincera in Domino caritate fuerimus complexati novit omnium conscius secretorum. Inde est quod, de discretione vestra, cujus jucunda opinio non solum apud nos sed etiam apud alios per Dei gratiam innotuit, specialiter presumentes, salvis privilegiis nostris et libertate ecclesie nostre, sub pena sexaginta librarum in vos compromittimus, ratum habituri quidquid vestra discretio, compositione vel judicio mediante, duxerit disponendum super articulis qui inferius annotantur videlicet : super receptione interdictorum vestrorum quam nobis imponitis1 ; super controversia ecclesie de cappella, que vertitur inter nos et decanum Aurelianensem ; super succursu ecclesie nostre de Herbiliaco ; super cerei benedictione et fontium ; hoc etiam specialiter offerentes quod unus vel duo in aram capituli, vel singuli, si libuerit, super sacrosancta evangelia sumu jurare parati quod nos in odium vestri vel ecclesie vestre prejudicium nil unquam in predictis fuimus attemptati. Volumus autem ut vestri arbitrii sententia supra predictis articulis usque ad . In hujus autem rei testimonium presentes litteras scribi et sigilli nostri caracthere fecimus communiri. Actum in capitulo nostro .


1 Allusion à l'interdit de 1210 (v. notre supplément).

Sentence arbitrale de l'évêque Manassé, absolvant le doyen de Sainte-Croix de la poursuite du chapitre de Saint-Aignan, parce qu'il avait excommunié le chapelain de la chapelle Saint-Aignan pour désobéissance ; c'était son droit d'archidiacre, comme de nommer le desservant de la succursale d'Herbilly.

  • B Copie. Bibl. d'Orléans, ms. 552, p. 310 ; probablement du Livre Rouge, fol. 112.
  • C Bibl. nat. de France, Moreau 117: 147. Extrait du Cartul. de Sainte-Croix d'Orléans fol. 112vº.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

In nomine Patris et Filii et Spiritus Sancti. Ego Manasses, Dei gracia Aurelianensis episcopus, arbiter electus sub pena sexaginta librarum super contencione que vertebatur inter decanum et capitulum ecclesie Beati Aniani, ex una parte, et dilectum filium Fulconem, decanum Aurelianensem, super eo videlicet quod decanus et capitulum Beati Aniani decanum Aurelianensem coram judicibus a domino papa delegatis traxerant in causam puta super eo quod idem decanus capellanum capelle Sancti Aniani excommunicaverat, et eidem parochianos suos substraxerat quia inobediens ei extiterat. Receptis testibus utriusque parte examinatis et attestationibus diligenter inspectis et privilegiis eorumdem, decanum ab impetitione ipsorum absolvimus, judicantes eum esse in possessione justiciandi sacerdotem et parochianos jure archidiaconali. De succursu vero pronunciamus quod ille qui mittitur ad succurrendum presentandus est archidiacono, si capitulum est in possessione ponendi succursum in ecclesia de Herbiliaco. Et ut arbitrium nostrum memorie commendetur presentem paginam sigilli nostri munimine fecimus roborari. Actum .

Le chanoine Jean de Laon baille à vie à Pierre de Villier un arpent de terre à Orgemont, pour y planter de la vigne, et règle minutieusement les conditions de cette culture.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 277.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Fulco, decanus Aurelianensis, omnibus presentes litteras inspecturis notum facio quod Johannes de Lauduno, canonicus Sancte Crucis, in mea presentia constitutus, quoddam arpentum terre ad locum situm qui Orgemonz gallice nuncupatur, cujus medietatem prebende sue nomine, medietatem vero reliquam tenebat de confratria Sancte Crucis, Petro de Villari tradidit et concessit quoad eorum uterque vixerit possidendum, eo modo videlicet quod, proximum, in toto eodem arpento Petrus cum expensis propriis plantare tenetur vineam, tempore vinearum plantationibus congruenti, usque ad illud festum, et ab ipso festo usque in duorum explectionem annorum culturas omnimodas que plantatis ex novo competunt vineis, eidem vinee de proprio temporibus impensurus debitis, et fructus et proventus ipsius vinee sine participio canonici per primum triennium integre percepturus. Ad plantandam autem eandem vineam et ad eam colendam anno primo quadraginta solidos Petrum juvit canonicus eumdem anno secundo quindecim solidos anno quoque tercio solidos quindecim similiter adjuturus. Hoc tamen conditionis interposito quod, si Petrus ante festum decesserit memoratum, tum de facultatibus suis relinquet liberum quod ad plantandam dictam vineam et ad eam anno primo sufficiet modis omnibus excolendam anno secundo et anno tercio similiter ad omnimodam culturarum illius vinee sufficienciam, si culturis debitis ipsi vinee non impensis decesserit, relicturus. Si vero canonicus decesserit, ipsa vinea libere ad confratriam deveniat prenotatam. Elapsis autem pretaxati triennii curriculis, canonicus ad colendam vineam Petro quinque solidorum auxilium faciet, annuatim annis singulis solvendorum, omnium fructuum et proventuum ejusdem vinee medietatem integre annorum quolibet habiturus, ita scilicet quod expensas omnes Petrus annis persolvet singulis ad vindemiendam illam vineam donec in cuppam delati racemi fuerint pertinentes, solutione tamen census et decime necnon et calciatarum honere super canonicum remanente. Hoc etiam adjuncto quod circa vineam sepedictam Petrus tenetur plantare frutitem (sic) et ei sufficienter impendere de proprio quicquid pertinet ad clausuram. Has igitur pactiones Petrus se promisit fide prestita corporaliter servaturum et similiter eisdem bona fide firmiter observandis fidejussores interposuit fide interposita singulorum in presenti pagina propriis nominibus designatos, scilicet Robertum Pelliparium, ejusdem Petri avunculum, Johannem de Montrosset, Tilbaldum Paumer, eo tenore videlicet quod si P[etrus] eosdem fideliter non observaverit pactiones, quicquid dampni super hoc provenerit integre ei restituere tenebuntur. Quod in mea factum presentia ut notum et stabile perseveret, sigilli mei testimonio ad petitionem parcium communivi. Actum .

L'évêque Manassé renonce à réclamer au chapitre quatre arpents de pré à Mareau, qu'on disait lui appartenir, et abandonne au chapitre ses droits pour l'anniversaire de feu Robert, chantre d'Orléans.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 348
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Manasses, Dei gracia Aurelianensis episcopus, universis presentibus pariter et futuris salutem in Domino. Noverint universi quod cum dilectus filius bone memorie Robertus, quondam cantor Aurelianensis, quatuor arpenta pratorum apud Marolium sitorum possedisset, eaque ecclesie Sancte Crucis Aurelianensis pro anniversario suo in eadem ecclesia annis singulis celebrando in perpetuam ellemosinam contulisset, nos, intuictu quorumdam nobis asserentium prata illa de corpore episcopatus Aurelianensis extitisse, jus in eisdem cepimus reclamare. Verum ad petitionem quorumdam dilectorum nostrorum a reclamatione illa destitimus, si quid juris in eisdem habebamus, dilectis filiis decano et capitulo Aurelianensibus ob remedium anime prenominati cantoris liberaliter et imperpetuum concedentes. Quod ut firmum permaneret et cognitum presentes litteras sigilli nostri munimine fecimus roborari. Actum .

P. de « Rusco », suzerain, approuve le don fait au chapitre par Ebrard de Châteauneuf de 16 sous, dont 9 à revenir après le décès de sa veuve Rose, qui les a en douaire.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

G., cantor Aurelianensis, omnibus presentes litteras inspecturis salutem in Domino. Universitati vestre notum facimus quod, cum vices venerabilis patris Manasse Aurelianensis episcopi gereremus pro tempore, Petrus de Rusco, miles, in nostra presentia constitutus, elemosinam sexdecim solidorum, qui de suo erant feodo, a defuncto Ebrardo de Castro-Novo factam capitulo Sancte Crucis, quos eidem capitulo dictus Ebrardus imperpetuum habendos contulerat, quorum sexdecim solidorum jam septem solidos ipsum capitulum possidebat expectans novem reliquos, post decessum relicte prefati Ebrardi que Rosa dicitur, quos ipsa Rosa dotalicii titulo possidet, ad idem devolvendos capitulum approbavit et elemosinam illam ipsi capitulo quitavit penitus quiete et libere perpetuo possidendam. Quod nostra factum presentia ut ratum et notum permaneat, presentem paginam ad petitionem partium sigilli nostri karactere fecimus communiri. Actum .

Jean, archidiacre de Beauce, choisi comme arbitre, trace les limites entre les bois de Planquine1 et ceux de Gilles de Bricy vers Cercottes.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G ; mention Scriptum.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

Ego Johannes, archidiaconus Belsie, notum facio presentibus et futuris quod cum inter Aurelianense capitulum, ex una parte, et Gilonem de Brissiaco militem, ex altera, super finibus nemorum capituli quibus, secundum linguam gallicam, vocabulum est Planquena, que nemoribus ipsius militis versus Sarcotas sunt contigua, contentio verteretur, tandem in me supra eadem contentione, tam a milite quam a capitulo fuit taliter compromissum quod hincinde miles et capitulum, sub pena centum marcharum, meum se promiserunt arbitrium servaturos, hoc tenore videlicet quod a bonis viris quibuscumque vellem, et etiam ubicumque, per confessionem eorum inquirerem tam super jure capituli quam jure militis veritatem, et capitulo sive militi testes producere non liceret, et in hunc modum de contentione premissa juxta meum beneplacitum ordinarem, a nemoribus militis nemora capituli pro mea separans voluntate, metasque divisuras utraque nemora quocumque vellem collocari faciens, suam assignarem secundum metas easdem utrique partium portionem, et sic divisis per me nemoribus et metatis, nichil prorsus in portione partis alterius posset pars altera de cetero reclamare. Hanc autem compromissionem et arbitrium meum miles, fide corporaliter prestita, servaturum bona fide firmiter se promisit, Hugonem de Brissiaco, Ranerium de Brissiaco, Gaufridum de Codreto, Gaufridum Bonum Amicum, milites, inde fidejussores a singulis fide data taliter interponens, quod si stare compromissioni vel observare nollet arbitrium, captionem1 Aurelianis tenerent fidejussores assiduam, donec super centum marchis integre satisfactum esset capitulo, vel arbitrium servaret. Capitulum etiam eodem modo dilectos frates et concanonicos suos super observando similiter arbitrio meo fidejussores interposuit, fide prestita singulorum, scilicet Henricum archidiaconum, Hamericum magistrum scolarum, Garinum Pithverensem archipresbiterum, Gervasium sacerdotem. Ego igitur bona fide secundum compromissionis formam in ipso negotio procedens, per omnia rei cognita veritate, locis metas collocavi debitis, lapides figens et cruces ligneas a nemoribus militis nemora capituli dividentes, et in partem suam de dictis nemoribus utrique partium secundum metas positas assignavi. Ut hoc autem notum maneat et stabile perseveret, presentes litteras de consensu partium sigilli mei caractere communivi. Actum .


1 Ces bois de Planquine contenaient, d'après un arpentage du 28 mars 1566 (Arch. du Loiret. Fonds de Sainte-Croix), 1178 arpents de cent perches de six pieds ; le pied de douze pouces. Il y est dit que ces bois sont situés « en la garde de Neufville, forest d'Orléans, le long du chemin de la chaussée à aller d'Orléans à Saint-Lyé, treffondz de ladite église de Sainte-Croix d'Orléans, tenant d un long à ladite chaussée de Saint-Lyé, d'autre long du costé de Sercottes aux bois taillis de Saint-Denis en France, de la commanderie de Saint-Marc, aux tailles Gillette, de Villepyon et de la Maison-Dieu d'Orléans, d'un bout du costé de ladicte ville d'Orléans aux vignes de la Cirarderye, et d'autre bout devers Saint-Lyé aux bois taillis d'Arbelay et de Saint-Euverte d'Orléans ».
1 Prison.

Règlement destiné à sauvegarder au chapitre la propriété de 7 quartiers de vigne à Bou outre Loire1, donnés par feu Herbert de Vitry, nourrier de Sainte-Croix, avec 2 sous de cens, la dîme sur des vignes à Combleux et ses maisons du cloître.

  • A Original sur parchemin. Arch. dép. Loiret, G 244 ; mention Scriptum.
  • a Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300), éd. Eugène Jarry et Joseph Thillier, Paris, 1906.
D'après a.

M[anasses], Dei gratia Aurelianensis episcopus, omnibus presentes litteras inspecturis salutem in Domino. Noverit universitas vestra quod cum Herbertus de Vitriaco bone memorie, Aurelianensis ecclesie quondam nutricius, ob remedium anime Benedicti quondam avunculi sui, et su