Cartulaire des Vaux-de-Cernay.

à l'ordre de Citeaux, au diocèse de Paris

Financement : Ecole des chartes
édition par : Olivier Guyotjeannin
avec Clotilde Angeleys et Vanessa Szollosi

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Autres contributions
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Cartulaire des Vaux-de-Cernay. à l'ordre de Citeaux, au diocèse de Paris, dir. Olivier Guyotjeannin, 2009 (Éditions en ligne de l'École des Chartes, volume11), http://elec.enc.sorbonne.fr/cartulaires/vauxcernay/.

Source : Cartulaire de l'abbaye de Notre-Dame des Vaux de Cernay publié par Luc Merlet et Auguste Moutié, Paris:Plon,, 3 vol

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Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, composé d’après les chartes originales conservées aux archives de Seine-et-Oise, enrichi de notes, d’index et d’un dictionnaire géographique par Lucien Merlet et Auguste Moutié, sous les auspices et aux dépens de M. H. d’Albert, duc de Luynes, [par la Société archéologique de Rambouillet], Paris : Imprimerie H. Plon, 1857-1858, 2 t. en 3 vol. (Documents pour servir à l’histoire du département de Seine-et-Oise).

Établissement : Notre-Dame des Vaux-de-Cernay (Yvelines, cant. Chevreuse, comm. Cernay-la-Ville ; ancien diocèse de Paris). – Abbaye masculine fondée en 1118 et rattachée à Savigny, intégrée avec celle-ci à l’ordre cistercien en 1147 (filiation de Clairvaux).

Carte de situation (Atlas de Cassini)

Type d’édition : édition des actes du chartrier (cartulaire factice), donnés dans l’ordre chronologique de façon exhaustive de 1118 à 1300, sélective de 1301 à 1625.

Total des actes édités : 1095 actes (117 du XIIe siècle, 886 du XIIIe siècle, 79 du XIVe siècle, 4 du XVe siècle, 7 du XVIe siècle, 2 du XVIIe siècle).

L’établissement

Historique

L’abbaye des Vaux-de-Cernay fut fondée en 1118 par Simon, seigneur de Neauphle, et sa femme Ève, qui donnèrent la terre du Val du Bric-Essart aux moines de Savigny (Manche) pour y construire une abbaye dédiée à la Vierge et à saint Jean-Baptiste. L’abbaye fut fondée à la limite entre les diocèses de Paris et de Chartres, ce qui lui apporta des donateurs très variés mais la plaça aussi dans une zone très conflictuelle.

La première attestation de l’appelation Vaux-de-Cernay se trouve dans un acte de Louis VII daté de 1142 et seule la dédicace à Notre-Dame semble avoir survécu, du moins dans les textes. En 1147, Savigny, avec toute sa congrégation, est intégrée à l’ordre cistercien, dans la filiation de Clairvaux ; les Vaux-de-Cernay deviennent donc la première abbaye cistercienne de l’actuel département des Yvelines. Le sixième abbé fut le fameux Guy des Vaux-de-Cernay, prédicateur enflammé de la croisade des Albigeois, proche de Simon de Montfort qu’il suivra dans le sud, et qui deviendra évêque de Carcassonne. Son neveu, Pierre, qui l’a accompagné dans certaines de ses descentes vers le sud, est l’auteur de l’Historia albigensis, témoignage important sur la croisade des Albigeois et sur les croisés eux-mêmes. L’abbatiat de saint Thibaud de Marly (1235-1247), entré aux Vaux-de-Cernay en 1226 et membre de la branche cadette de la puissante famille des Montmorency, est généralement considéré comme l’âge d’or de l’abbaye, après des temps difficiles à la fin du XIIe siècle, liés aux conflits entre les rois de France et d’Angleterre, qui d’ailleurs cherchèrent tous deux à prendre l’abbaye sous leur protection.

Les abbés des Vaux-de-Cernay ont eu la charge de deux abbayes : le Breuil-Benoît (comm. Marcilly-sur-Eure, Eure, dioc. Évreux), abbaye masculine fondée en 1137, et le Trésor (comm. Bus-Saint-Rémy, Eure, dioc. Rouen), abbaye féminine mise sous la responsabilité de l’abbé des Vaux-de-Cernay en 1237. Par ailleurs, ils étaient aussi en charge de la direction spirituelle des moniales de Port-Royal, fille directe de Cîteaux mais située à proximité de l’abbaye, à Magny-les-Hameaux. L’abbaye disposait encore, comme quasiment toutes les grandes abbayes franciliennes, d’une maison à Paris, rue du Foin (anciennement rue des Moines-de-Cernay), près de la place des Vosges.

Comme nombre d’autres, l’abbaye eut à subir les ravages liés à la guerre de Cent Ans puis aux guerres de Religion. Le XVIe siècle vit l’arrivée du premier abbé commendataire ; à cette époque, le monastère comptait vingt-deux moines. Se succédèrent à la tête de l’abbaye quelques personnages prestigieux, tels Henri de Bourbon de Verneuil, bâtard d’Henri IV, ou encore le roi Casimir de Pologne. En 1791, les douze derniers moines quittèrent l’abbaye, qui devint bien national l’année suivante et qui, comme beaucoup d’autres, fut en partie démolie et servit de carrière, jusqu’en 1873, date à laquelle le parc et les bâtiments furent rachetés par la baronne Nathaniel de Rothschild, qui s’installa dans l’ancien bâtiment des convers et restaura une partie du domaine. Racheté à nouveau à la fin des années 1980, l’abbaye est aujourd’hui un hôtel-restaurant de luxe, réparti sur trois sites : l’abbaye, l’hôtel des haras et la ferme des vallées, à Auffargis. De nombreuses photographies du site actuel sont disponibles sur le site internet de l’hôtel. Les bâtiments de l’abbaye ont été inscrits aux Monuments historiques en 1926 et le site lui-même en 1941 ; on peut consulter un dossier très complet sur les différentes bases du ministère de la Culture, notamment Mérimée.

Localisation du patrimoine à grands traits

Le patrimoine des Vaux-de-Cernay se concentre autour de deux pôles : l’abbaye elle-même (dons en Ile-de-France, surtout dans les Yvelines, mais pas seulement, car on trouve des biens dans un arc de cercle allant par l’ouest du Val-d’Oise à la Seine-et-Marne) et l’actuel département de l’Eure-et-Loir, proche de l’abbaye.

D’après Simone Lefèvre, l’abbaye disposa, dans le premier siècle de son existence, de pas moins de quinze granges, granges dîmières ou cellier dans les actuels départements des Yvelines, de l’Essonne, de la Seine-et-Marne : Saint-Robert (comm. Cernay-la-Ville), Grange-aux-Moines (comm. Saint-Jean-de-Beauregard), cellier de Bruyères-le-Châtel, Les Ébisoirs (comm. Plaisir), Saint-Nom-la-Bretêche, Bouligneau (comm. Saint-Fargeau-Ponthierry), Le Planet (comm. Saint-Léger-en-Yvelines, issue d’un ancien ermitage), Le Val-Saint-Germain, Longchêne (comm. Bullion), Saint-Benoît (comm. Auffargis), La Loge-Hodebert (comm. Le Perray), Le Grand-Crache (entre Les Molières et Limours), Blaru (au sud de la forêt de Bizy), Ithe (comm. Le Tremblay-sur-Mauldre), Provelu (comm. Ablis).

On peut se reporter pour plus de détails au Guide en ligne des archives des Yvelines () où l’on trouvera aussi quelques cartes anciennes numérisées (45 H 34 : carte de la seigneurie à la fin du XVIIIe siècle, A 356 : carte du fonds Cernay).

Réseaux de bienfaiteurs

Les premiers et les plus importants donateurs de l’abbaye sont les membres des grandes familles des actuelles Yvelines : Montfort, Marly (et leurs parents Montmorency), Chevreuse…, par ailleurs toutes liées entre elles par des liens de parenté, d’amitié ou encore par une même aspiration spirituelle vers les nouveaux ordres religieux, tels les Cisterciens (Port-Royal a été fondée par Mathieu de Marly). Nombre des membres de ces familles ont participé à la quatrième croisade puis à celle des Albigeois, et ont été de grands bienfaiteurs des abbayes cisterciennes franciliennes, à la tête desquelles se trouvaient certains de leurs proches, amis comme Guy des Vaux-de-Cernay ou parents comme Thibaud de Marly. C’est d’ailleurs ce réseau serré de grands seigneurs des Yvelines qui contribuent à la formation d’un temporel centré sur un grand ouest parisien, puisque leurs possessions y sont basées.

Mais on trouve aussi au fil des pages les différents rois de France ainsi que de grands personnages du royaume : Suger (acte n° IV), Thibaud comte de Blois, sénéchal de France (n° XLIX) ou Robert comte de Dreux (n° LXXII)… À leurs côtés, on trouve tout l’éventail, classique, des donateurs aux établissements ecclésiastiques, du plus ou moins grand chevalier au plus humble, simplement désigné par l’endroit où il vit et qui donne quelques sous de rente.

Orientation archivistique

Sources
Le chartrier
Confisqué sous la Révolution, le chartrier passa aux Archives départementales de Seine-et-Oise, aujourd’hui des Yvelines. Il y occupe aujourd’hui les cotes 45 H 1-39.
Les cartulaires
On ne connaît pas de cartulaire de l’abbaye. La notice Stein 2061 est exclusivement attribuée à la présente édition. Mais il exista au moins un cartulaire du XIIIe siècle, dont les éditeurs (t. I-1, p. I) disent avoir vu un fragment de table (localisation actuelle inconnue).
Documents nécrologiques
Les nécrologes et obituaires de l’abbaye semblent avoir subi le même sort que les cartulaires : un obituaire aujourd’hui non retrouvé est cité par le Gallia christiana (Lemaitre, Répertoire, t. I, n° 1358).
Sources extérieures
Les Archives départementales des Yvelines conservent d’autres documents plus épars dans diverses autres séries, en particulier :
  • B 3192-3198 : bailliage, châtellenie et gruerie des Vaux-de-Cernay, 1591-1790 ;
  • 3Q12 : dossier du séquestre révolutionnaire ;
  • 2 F 53 : fonds de la Commission des Antiquités et des Arts, La société archéologique de Rambouillet aux Vaux-de-Cernay ;
  • 60 J 419 : duché de Rambouillet, fief des bois de La Grande Bréche, de La Maregabart, tenu par bail emphitéotique des religieux de l’abbaye des Vaux-de-Cernay, 1737-1738 ; 60 J 429 : titres concernant les droits d’usage que les habitants d’Orphin avaient dans les bois de l’abbaye des Vaux-de-Cernay, 1471-1490 ;
  • 92 J 53 : chartrier de Bonnelles, procédures contre les religieux des Vaux-de-Cernay, 1568-1634 ; 92 J 61 : seigneurie de la Celle, déclarations des Vaux-de-Cernay, 1672.
  • Par ailleurs, on trouve des archives de l’abbaye aux Archives communales de Cernay-la-Ville (Registre des morts et sépultures de l’abbaye des Vaux-de-Cernay, 1685-1791) ; un plan aux Archives nationales (NIII, Seine-et-Oise, 554/1-7) ; quelques titres et un plan à la Bibliothèque nationale de France (Baluze 51, Clairambault 991 ; Ge D14254 : « Plan général des bâtiments, jardins et parc de l’abbaye royalle des Vaux-de-Cernay », 1750).

Orientation bibliographique

Il n’y a pas eu, depuis la parution du recueil, de travail d’ampleur sur l’abbaye. Seules peuvent être citées quelques études archéologiques ou sur l’occupation et l’exploitation du sol :

  • Aubert (Marcel), L’Abbaye des Vaux-de-Cernay , Paris, 1931 ; sous le même titre, Paris, 1934 (Petites monographies des grands édifices de la France).
  • George (Alain), L’abbaye des Vaux-de-Cernay,dans Pays d’Yvelines, de Hurepoix et de Beauce, n° 14, 1969, p. 17-24 ; Les vignobles de l’abbaye des Vaux-de-Cernay , dans Mémoires de Paris et d’Ile-de-France, t. 35, 1984, p. 37-68.
  • Lefèvre (Simone), Une grange de l’abbaye des Vaux-de-Cernay : Mautfaucon ou la Grange-aux-Moines, dans Bulletin de la Société historique et archéologique de Corbeil, d’Étampes et du Hurepoix, t. 89, 1979, p. 17-33 ; Les granges de l’abbaye des Vaux-de-Cernay dans les Yvelines, dans Pays dYvelines, de Hurepoix et de Beauce, n° 28, 1985, p. 25-30 ; L’aménagement du sud de l’Ile-de-France par les établissements religieux, XIe-XIIIe siècles, Corbeil-Essonne, 1993, passim (Mémoires et documents de la Société historique et archéologique de Corbeil, d’Etampes et du Hurepoix, 16).

L’édition

Les éditeurs : éléments biographiques

Auguste Moutié (1812-1886) est issu d’une famille de la bourgeoisie de Rambouillet, ville dont il fut maire et où il fut le fondateur et l’inlassable animateur d’une société savante qui connut, de son vivant même, des heures plus ou moins fastes. La Société archéologique de l’arrondissement de Rambouillet, dont il fut secrétaire puis président, parvint sous son impulsion à publier plusieurs volumes de Mémoires et documents, accueillant de fortes monographies, mais encore, grâce au mécénat du duc de Luynes, quelques éditions de sources, réunies en une éphémère série de Documents pour servir à l’histoire du département de Seine-et-Oise. Dans les Mémoires (t. 3, 1875-1876), Auguste Moutié publia ses longues Recherches sur Chevreuse ; dans les Documents…, il publia dès 1846 le Recueil de chartes et pièces relatives au prieuré des Moulineaux et à la châtellenie de Poigny, en 1857-1858, le cartulaire des Vaux-de-Cernay, cinq ans plus tard l’édition du cartulaire de Notre-Dame de La Roche. Collectionneur passionné de géologie, correspondant d’Arcisse de Caumont, influencé par Benjamin Guérard, rédacteur de guides d’excursions archéologiques et historiques le long des voies de chemin de fer, Auguste Moutié est un bon représentant de l’érudition « totale » du XIXe siècle, assidue à exhumer et éditer les vestiges de tout genre.

Sources : notice nécrologique par Adolphe de Dion, dans Mémoires et documents publiés par la Société archéologique de Rambouillet, t. 8, 1887-1888, p. 5-15. — Les papiers d’érudition d’Auguste Moutié sont conservés aux Archives départementales des Yvelines, 13 F 1-12 [13 F 7 pour la préparation des éditions des Vaux-de-Cernay et de Notre-Dame de la Roche.]

Le second auteur du volume, Lucien Merlet (1827-1898), est originaire de Vannes. Il est nommé en 1852 archiviste d’Eure-et-Loir à l’issue de sa scolarité à l’École des chartes, et fait toute sa carrière dans le département. Secrétaire et membre fondateur de la Société archéologique d’Eure-et-Loir, il consacra son activité au classement et à la réalisation de nombreux inventaires des fonds des archives départementales (sept volumes), comme des archives municipales et hospitalières de Chartres et de Châteaudun. Il mena également des travaux d’histoire locale, dictionnaire topographique d’Eure-et-Loir, publication de sources (dont le cartulaire de Tiron et, en collaboration, celui de Notre-Dame de Chartres, mais aussi de nombreux documents du XVIIIe siècle) ou de catalogues, mais encore biographies et monographies, se passionnant pour l’histoire de son département d’adoption.

Source : nécrologie et bibliographie dans Bibliothèque de l’École des chartes, t. 60 (1899), p. 267-280.

Conception et contenu de l’édition

Les éditeurs, dominé par le poids de l’édition des cartulaires médiévaux chez leurs contemporains, plaident en introduction pour l’organisation de leur travail, qui les amène, de façon très moderne, à passer au peigne fin les fonds conservés (à Versailles, mais aussi à Paris, Chartres et Alençon, à l’origine avec l’aide d’un autre archiviste paléographe, André Borel d’Hauterive) pour produire une édition intégrale du chartrier, qu’ils appelleront tout de même « Cartulaire » et qu’ils ont d’abord été tenté d’organiser sur un plan topographique… Ils ont aussi voulu donner une riche gamme d’outils et de documents complémentaires, dont on détaille ci-dessous le contenu.

(a) Le recueil s’ouvre par une substantielle introduction (t. I-1, p. I-XXVII).

Les éditeurs justifient ici leur choix. Ils passent également en revue les divers types de renseignements qu’apportent les documents : topographiques tout d’abord, mais également généalogiques, et sigillographiques grâce au très grand nombre de sceaux que conserve le fonds. Cette édition est également l’occasion d’un travail de critique des faux du fonds, ainsi que d’une étude linguistique. Les éditeurs reconstituent ensuite la succession des abbés (p. XVIII-XXVI).

(b) Suit le corpus des actes (voir le décompte chronologique plus bas) : jusqu’en 1250 au t. I-1, de 1251 à 1300 au t. I-2 (qui donne aussi quatre additions XIIe-XIIIe siècles), une sélection d’actes de 1301 à 1625 au début du t. II.

(c) Une série d’appendices, dans la suite du t. II, fournissent l’édition de documents, essentiellement modernes, qui apportent des informations supplémentaires pour la reconstitution des possessions de l’abbaye (pages extrêmes entre parenthèses) :

Appendices
  • État des biens de l’abbaye de Vaux de Cernay, datant de 1511 (113-138).
  • Récapitulatif des aliénations de biens de l’abbaye, XVIe siècle (139-142).
  • Partage des terres et biens de l’abbaye, XVIIIe siècle (143-145).
  • « Estat de la cire, vaisselle, toile et argent deuz aux religieux de l’abbaye des Vaux de Cernay par les fermiers particuliers de ladicte abbaye, outre ce qui leur est deub par leur reglement chaque an », 1621 (146-147).
  • Note sur l’état de l’abbaye de Vaux-de-Cernay, XVe siècle (148-149).
  • Information contre Laurent Pommeraye, chanoine de Chartres, accusé d’avoir fait brûler le moulin de Berchères-la-Maingot, juillet 1517 (150-153).
  • Prise de possession de l’abbaye par Michel Buffereau, 24 janvier 1494 (154-157).
  • Nomination de Louis Guillard comme abbé, 26 novembre 1559 (158).
  • Nomination de Nicolas Brissonet comme aumônier de Port-Royal, 23 septembre 1599 (159-160).
  • Prise de possession de l’abbaye au nom de Casimir, roi de Pologne, 26 juin 1669 (161-165).
  • Ordonnance et règlement des vicaires délégués par le général de l’ordre, 23 août 1606 (166-173).
  • Procès-verbal constatant l’état des lieux réguliers au temps de l’installation de Charles Louvet en la charge de prieur des Vaux, 21 février 1680 (174-178).
  • Journal de ce qui s’est fait et passé de considérable en la communauté des Vaux depuisque frère Charles Louvet, religieux profès de ladite abbaye, y est entré en qualité de prieur, 23 février 1680-11 janvier 1689 (179-181).
  • Tableau des religieux de l’abbaye, contenant leurs noms de baptême, famille et religion, leur âge et l’année de leur profession, dressé par les administrateurs du directoire, 19 janvier 1791 (182-184).

(d) Une section suivante est consacrée à l’épigraphie tumulaire (t. II, p. 185-210).

L’abbaye passe pour avoir accueilli nombre de sépultures, ce qui implique une riche épigraphie tumulaire, mais la perte du nécrologe de l’abbaye ainsi que les destructions subies par l’abbaye au moment de sa nationalisation ont beaucoup réduit cette richesse. L’édition présente les inscriptions en deux groupes : tout d’abord les abbés et ecclésiastiques (16 inscriptions), puis les fondateurs et bienfaiteurs (10 inscriptions), reproduisant parfois un dessin de l’inscription. Chacune fait l’objet d’une description minutieuse, voire d’une restitution graphique.

(e) Vient ensuite un répertoire sigillographique (t. II, p. 211-222).

L’étude s’appuie sur la riche collection de sceaux apposés sur les actes utilisés pour constituer ce cartulaire : trois cent quarante sceaux sont relevés, et une centaine de contre-sceaux (un certain nombre de sceaux sont reproduits en dessin au trait dans l’album de planches). On y trouve notamment un index général par noms de lieu ou de famille des sceaux décrits, gravés, mentionnés ou cités dans le cartulaire de l’abbaye. Les dessins des sceaux ne sont pas donnés ici, mais au volume d’Album.

(f) Les tables des noms (t. II, p. 223-407) sont au nombre de quatre : index des noms de personne (formes anciennes, p. 223-286), index des noms de lieu (formes anciennes, p. 287-307), index matière (p. 309-311), « Dictionnaire topographique » (avec identification des formes anciennes, p. 329-407) ; en introduction au dictionnaire, les éditeurs publient un document de 1511 intitulé « Circonscriptions et limites du domaine et seigneurie des Vaux-de-Cernay » (p. 313-328) servant d’explication au plan topographique (donné dans l’album de planches).

(g) Le recueil se clôt sur des errata (t. II, p. 409-410) et une table des matières (p. 411-412).

Les trois volumes de ce recueil monumental étaient complétés d’un album de planches in-folio (formant le t. III, 1858), et non numérisé ; celui-ci comprend un fac-similé de l’acte de fondation de 1118 (planche 1), onze planches de dessins de sceaux (planches 2-12), la reproduction d’un plan des environs de l’abbaye de 1785 (planche 13).

Le corps de l’édition donne 1095 actes, ainsi répartis :

Tableau de répartition chronologique des actes
 
XIIe siècle 117
Première moitié XIIe siècle 8
1111-1120 1
1141-1150 7
Seconde moitié XIIe siècle 109
1151-1160 12
1161-1170 19
1171-1180 22
1181-1190 29
1191-1200 27
 
XIIIe siècle 886
Première moitié XIIIe siècle 406
1201-1210 57
1211-1220 54
1221-1230 85
1231-1240 96
1241-1250 114
Seconde moitié XIIIe siècle 479
1251-1260 97
1261-1270 106
1271-1280 106
1281-1290 88
1291-1300 82
S.d. XIIIe siècle 1
 
XIVe siècle 79
Première moitié XIVe siècle 69
1301-1310 35
1311-1320 16
1321-1330 7
1331-1340 6
1341-1350 5
Seconde moitié XIVe siècle 10
1351-1360 3
1361-1370 4
1371-1380 2
1381-1390 1
 
XVe siècle 4
 
XVIe siècle 7
 
XVIIe siècle 2

Qualité de l’édition

L’édition est de bonne venue et accompagnée d’un riche ensemble d’outils d’interprétation et d’accès. Dans quelques cas, les formulaires sont abrégés et quelques actes tardifs sont seulement résumés ; il est du reste évident que, passé 1300, les éditeurs n’ont plus recherché l’exhaustivité. On peut regretter la minceur des regestes initiaux, qui ignorent souvent le lieu concerné par l’acte, et l’approximation contrainte des références (le fonds n’était pas encore coté et renvoi est fait à un ancien inventaire).

Vaux-de-Cernay

Tome premier 1118-1250

Première moitié XIIe siècle

Carta Simonis de Nielfa de fundamento, — de Valle Bric-Essart et de Sarto-Roberti ; — et carta Simonis de Gometh 2

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 26, nº 1.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, Lucien Merlet et Auguste Moutié (éds.). Paris : Imprimerie H. Plon, 1857-1858.
D'après a.

Symon. † Milo. † Gaufridus. † Eva. † Amauricus. † Sanscelina.

In nomine sancte et individue Trinitatis. Notum sit omnibus fidelibus, tam presentibus quam futuris, quod Symon de Nielfa2 donavit Deo et monachis de Savigneio1 terram de Valle Bric-Essart, in abbatiam construendam in honore sancte Dei genitricis Marie sanctique Johannis Baptiste, concedente uxore sua Eva, ad cujus dotalicium pertinebat locus ille, filiisque ipsius Symonis, Milone videlicet primogenito, Gaufrido et Amaurico, et Sancelina sorore eorum, huic donationi, cum multa benivolentia et alacri corde, assensum prebentibus. Addidit etiam ut monachi de nemoribus, quecumque in vicinia illius loci habebat, sufficienter acciperent ad calefaciendum, domos edificandum et ad cetera opera sua quibus indigent, herbamque et pastionem eorumdem nemorum in alimentum armentorum et pecorum. Quin etiam totam terram de Essarto Roberti dedit eis perpetuo jure ad colendum, retenta sibi campiparte. Hoc quoque concessit ut quicumque de hominibus suis aliquid huic monasterio in elemosina conferre voluerit, sive sit terra,sive pratum, sive vinea, sive quodlibet aliud, quod sit de potestate et feodo illius, sine omni contradictione et calumpnia faciat. Testes sunt : Arnulfus de Arsit et Symon filius ejus ; Hilduinus Pilet ; Hugo et Nicholaus filius ejus ; Renaldus de Clois ; Theo frater ejus ; Symon filius ejus ; Willelmus Helmere ; Willelmus de Apelgart ; Gauterius Rufus ; Gaucherius de Buisson ; Gaufridus de Cabrosa ; et ego Gaufridus, qui scripsi1.

† Signum Symonis de Gomez. † Signum Hersendis uxoris ejus.

Hujus cartule monimentis tam posterorum quam presentium noticie demonstramus quod Symon de Gomez, Sancti Spiritus munere compunctus, de quadam terra sua, quam habebat aput Huaneriam, in feodo Symonis de Nielfa, Christum fecit heredem, donans eam in elemosina totam, sicut tenebat, monachis sancte Marie de Valle Sarnei, uxore sua Hersende non solum assentiente, sed ut hoc faceret adnitente et admonente. Hujus donationis testes existunt : Rogerius de Sancto Remigio ; Evrardus de Trenbleio ; Teonius de Auteil et Barlholomeus frater ejus ; Rogerius de Buxeria ; Paganus de Pisis2.


1 Les titres que nous plaçons entre guillemets se trouvent au dos des originaux, et sont de la même époque que la pièce à laquelle ils se rapportent.
2 Ce Simon de Neauphle-le-Château passe pour avoir été connétable sous Louis VII ; mais aucun acte du règne de ce prince ne lui donne ce titre : la seule autorité qu'on invoque pour le lui accorder est l'inscription qui se trouvait sur sa tombe, aujourd'hui détruite. Or, d'après la teneur de cette inscription rapportée dans le Gallia christiana, elle ne paraît pas remonter au delà de la seconde moitié du quinzième siècle ; c'est donc là une autorité bien suspecte. Nous voyons d'ailleurs que Raoul succède immédiatement comme connétable à Mathieu de Montmorency, qui occupait cette charge dès le commencement du règne de Louis VII. On peut donc en toute assurance effacer le nom de Simon de Neauphle de la liste des connétables. A. M.
1 Anno Domini Mº Cº XIIº, fuit exordium Savigneiacensis abbatie ; item anno Domini Mº Cº XLº VIIº, dominus Serlo, abbas Savigneii, se dedit ordini Cisterciensi, cum omnibus abbaciis ad se pertinentibus ; et hoc fecit in manu patris nostri Bernardi, abbatis Clarevallis, in presentia venerabilis pape Eugenii et omnium abbatum capituli Cisterciensis. Hec sunt nomina abbaciarum que egresse sunt de Savigneio, et que de egressis sunt egresse.Savigniacum, mater abbatia. — Proprie filie. Anno Domini Mº Cº XVIIIº, XV kal. octobris, abbatia de Bello Becco in Normannia (Bolbec). Eodem anno et eodem die, abbatia de Vallibus Sarneii in Gallia (Vaux de Cernay). ................................................Neptes. ................................................ Abbatia de Thesauro Beate Marie, filia Vallium Sarnaii (Trésor). Abbatia de Brolio in Normannia, filia Vallium Sarnaii (Breuil-Benoît). ................................................ Ce précieux document, suivant M. l'abbé Desroches, qui l'a publié intégralement dans le vingtième volume des Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie, p. 269, se trouve « sur une grande feuille de vélin dont l'écriture est du commencement du treizième siècle, " annexée à un beau manuscrit déposé à la mairie de Mortain, " et qui est un inventaire des titres, chartes et bulles » de l'abbaye de Savigny. Devant ce titre, dont l'authenticité nous parait incontestable, nous n'avons pas hésité à adopter la date précise qu'il nous offre pour la fondation de l'abbaye des Vaux de Cernay, contrairement à celle de 1128 donnée par le Gallia christiana, date que les savants auteurs de ce recueil n'appuient du reste sur aucune autorité. A.M.
1 Cette charte a été publiée par extraits dans le Gallia christiana (tome VII, Instr. col. 52).
2 Cette seconde charte est écrite au bas de la précédente. Le fait de deux chartes sur le même parchemin n'est pas très-rare ; mais ce qui l'est tout à fait, c'est de trouver les signatures des donateurs placées en tête des actes comme elles le sont ici. Ces signatures au reste sont autographes, comme on peut s'en convaincre par le fac-simile que nous donnons de ces deux pièces, planche Ire. Au dos du parchemin est tracée une croix cantonnée de ces mots : Non — est hic — aliud — sigillum, ajoutés postérieurement, au plus tôt dans la première moitié du treizième siècle. L. M.

Carta Ludovici regis, de dono Symonis de Nealpha, — et de Parva Haya, — et de pluribus aliis.

  • A Original en parchemin — Inv., p. 27, l. O.
  • B Copie. — Déclaration de 1511, fº 12 vº.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

In nomine sancte et individue Trinitatis. Ego Lugdovicus, Dei gratia, Francorum rex et dux Aquitanorum, notum fieri volo cunctis fidelibus, tam futuris quam et instantibus, quod Symon de Nielpha donavit Deo et monachis de Savigneio terram de Valle Sarnaii1, in abbatiam construendam in honore sancte Dei genitricis Marie sanctique Johannis Baptiste ; quin etiam Parvam Hayam et totam terram de Exarto Roberti, concedente uxore sua Eva, ad cujus dotalicium hec omnia pertinebant, filiisque ipsius Symonis, Milone videlicet primogenito, Gaufrido et Amaurico ; addidit etiam ut monachi de nemoribus, quecumque in vicinia eorum habebat, suficienter ad omnia sua necessaria acciperent ; herbam quoque et pasturam eorumdem nemorum in alimentum jumentorum suorum et peccorum. Hoc quoque concessit, ut quicumque de hominibus suis eidem ecclesie aliquid in elemosinam dare voluerit, quod de potestate et pheodo ipsius sit, sine omni contradictione faciat. Hoc etiam notum sit quod Gauterius de Rambullet et Hamo Tyribos et Hamo de Soligneio2, concedentibus uxoribus suis et liberis, dederunt Deo et predicte ecclesie decimam quam in prefata valle possidebant. Milo de Forgiis et Eremburgis, uxor ejus, rogatu Guidonis de Boolon, proanimabus suis suorumque predecessorum, dederunt pretaxate ecclesie decimam de Essarto Roberti, de primiciis, jure perpetuo, solidam et quietam ; de frugibus autem retinuit in usus suos duos modios per singulos annos, unum videlicet tritici et alterum avene. Et, quia ad feodum predicti Guidonis supradicta decima pertinebat, et ipse concessit et propria manu firmavit. Hugo Bibens1 dedit partem nemoris sui quod habebat in monte Faucone, cum quadam terre cultura que est juxta viam Gomez, pro sua parentumque suorum salute, Maria uxore sua, filioque suo Hugone assentientibus. [Nanterius de Orceio2 dedit predicte ecclesie IX arpenta terre. Symon de Monjai dedit duo arpenta terre. Guido de Lucentibus dedit in elemosinam collem supra terram de Molleipen, concedente uxore sua Helena et filiabus suis, Regeia et Hodelina. Petrus, balistarius, de Monte Leterico concessit terram de Molleipen pro campiparte perpetuo possidendam, et, pro remedio anime sue, dedit sepedicte ecclesie ipsius terre decimam. Concessum est etiam quod si idem Petrus absque herede moritur3. Hujus rei datores, laudatores atque testes sunt Symon de Spinci, Bovo et Hugo fratres ejus, et Guido filius ipsius Symonis, de quorum pheodo terra consistit. Rainaudus Cornet dedit duo arpenta prati juxta predictam terram, concedente uxore sua Hodelina, filioque suo Ansoldo nomine. Gulermus Chosit dedit terram de Biviliis, pro remedio anime sue. Symon de Gomez dedit terram de Huaneria, concedente uxore sua Hersenda. Fulcherius decanus dedit III arpenta et dimidium vinee apud Atheias, et Johannes Rufus dedit censum II arpentorum et pressoragium que ad se pertinebant ; et Bartholomeus, censum arpenti et dimidii. Predictus etiam Johannes dedit II modios vini, pro anima matris sue. Renaudus dedit ibidem arpentum vinee, concedente uxore sua Milesenda, filioque suo Luca nomine. Bertrannus, frater suus, et uxor ejus Roscha, filiusque suus Nicholaus, dedit dimidium modium vini in predicta vinea, et alium dimidium de vinea Rainaudi fratris sui. Petrus de Atheis dedit arpentum vinee de Anseis, concedente matre sua, fratre suo Barlholomeo. Hi omnes, pro salute sua suorumque predecessorum, hec omnia Domino obtulerunt. Nos autem eorum dona et volumus et approbamus, et de nostro superaddimus de nemoribus nostris de Heliline, de vivo ad edificia abbatie ac de mortuo ad comburendum], pasnagium quoque porcorum suorum, pastionem etiam jumentorum et peccorum, excepto quod porci non intrent forestam a calendis . Hanc igitur ecclesiam et omnia que possidet et quecumque deinceps ei data fuerint, in manu et tuitione nostra suscipimus, et quantum ad regiam pertinet majestatem auctoritate nostra in perpetuum confirmamus. Quod, ne valeat oblivione deleri, scripto commendavimus, et, ne possit a posteris infirmari, sigilli nostri auctoritate et nominis nostri karactere subter firmavimus. Auctum Parisius publice,  ; astantibus in palatio nostro, quorum nomina subtitulata sunt et signa. Signum Radulfi, Viromandorum comitis, dapiferi nostri. S. Guilermi buticularii. S. Mathei chamerarii. S. Mathei constabularii. Data per manum Cadurci (1) cancellarii.

Variantes de la Déclaration de 1511.

Nanterius de Orceio dedit prædictæ ecclesiæ novem arpenta terræ et decimam cujusdam terræ, quam monachi ab ipso Nanterio pro sola campiparte excolendam in perpetuo receperunt. Guido de Lucente dedit in elemosinam collem qui est supra terram de Molleypen et terram quam habebat ex altera parte nemoris villæ Januariæ, concedente uxore sua et fratribus suis. Petrus, balistarius, de Monte Letherico, dedit ipsis monachis terram de Molleypen quiete possidendam, astantibus et concedentibus Simone de Spinci, et Bovone, et Hugone, et Guidone, filio ipsius Simonis, de quorum terra feodo erat. Hujus rei testes sunt : Ansoldus de Challi ; Hugo, filius Tebalt ; Simon de Muntgai ; Milo de Mortuo Mari ; Stephanus. Rainaldus Cornet dedit duo arpenta prati juxta prædictam terram, concedente uxore sua Hodelina, filioque suo, Ansoldo nomine. Guillelmus Choset dedit terram de Biviles, pro remedio animæ suæ. Simon de Gomez dedit terram de Huaneria, concedente uxore sua Hersenda. Fulgerius decanus dedit tria arpenta et dimidium vineæ apud Atheias ; et Johannes Rufus dedit censum duorum arpentorum et pressoragium, quæ ad eum pertinebant ; et Bartholomeus, censum arpenti et dimidii. Prædictus etiam Johannes dedit duos modios vini, pro anima matris suæ. Renauldus de Atheiis dedit eis arpentum vineæ, concedente uxore sua Milesenda ; Bertranus, frater suus, et uxor ejus Rescha dederunt dimidium modium vini in predicta vinea et alium dimidium de vinea Rainaldi, fratris sui. Sancelina et Petrus, filius ejus, dederunt ipsis monachis duos arpentos vineæ de Anseis, concedente Bartholomeo. Paganus de Stambis, cognomine Rainguardus, dedit monachis sanctæ Mariæ Sarnaiiquatuor arpentos vineæ juxta Stripiniacum1. Hi omnes, pro salute sua suorumque predecessorum, hæc omnia Domino obtulerunt. Nos autem eorum dona et volumus et approbamus, et de nostro superaddimus, decimam videlicet vinearum quas Theobaldus, canonicus de Stambis, eis dederat. Silvam vero Acquilinæ in usus suos concedimus, vivum videlicet ad ædificia abbatiæ, mortuum vero ad comburendum ; pasnagium quoque, etc.


1 Le val Bric-Essart prend pour la première fois le nom de val de Cernay.
2 Gautier de Rambouillet, Hamon Tirebois et Hamon de Soligneio sont évidemment de ces hommes dont Simon de Neauphle parle dans l'acte de fondation. Ils sont désignés par le nom du pays qu'ils habitent, et non dont ils sont seigneurs. A cette époque, la terre de Rambouillet faisait encore partie du domaine des seigneurs de Montfort, dont elle ne fut distraite qu'en 1239 par le mariage de Perronnelle, dame de Rambouillet, fille de Simon IV de Montfort, avec Raoul, seigneur de la Roche-Tesson, en Normandie. A. M.
1 L'inventaire des titres des Vaux de Cernay indique comme existant encore l'original de l'acte de donation (page 148, l. I, nº 1). En 1168, Hugues Bibens, fils du donateur, confirma cette libéralité par une charte inscrite aussi dans l'inventaire (p. 148, l. 1, nº 2). On n'a pas pu retrouver ces deux pièces dans les archives de Seine-et-Oise.
2 M. Aug. Moutié, notre collaborateur, possède une déclaration du temporel de l'abbaye des Vaux de Cernay, rendue en 1511 à la cour des comptes de Paris. Ce précieux manuscrit contient un assez grand nombre de chartes, dont beaucoup n'existent plus en original aux archives de Seine-et-Oise : il nous a ainsi servi souvent à combler des lacunes regrettables ou à offrir des variantes importantes. Pour cette charte, par exemple, la copie de la déclaration présente avec l'original, à partir des mots Nanterius de Orceis jusqu'à ceux pasnagium quoque, assez de différences pour que nous ayons cru devoir publier cette seconde leçon.
3 Il y a ici une lacune évidente ; la phrase est incomplète.
1 Sic, pro Estrecheium. Voir la mention de ce don dans une confirmation du pape Alexandre III (nºXXVI, p. 40.)

1 monogramma

De donatione cujusdam alneti a Sugerio, sancti Dionysii abbate. 1

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 123, l. I, nº 1.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Notum fieri volumus tam presentibus quam posteris, quod ego Suggerius, Dei gratia, ecclesie beatorum Christi martyrum Dyonisii, Rustici et Eleutherii abbas, communi consensu capituli nostri, pauperibus monachis de Sarneio quoddam alnetum stagno contiguum, pro remedio anime nostre, in perpetuum possidendum concessimus ; ita tamen, ut unoquoque anno sex denarios census habeamus. Quod, ut ratum existat, scripto mandari et sigillo nostro confirmari fecimus.


1 Suger fut nommé abbé de Saint-Denis en 1123 ; mais cette charte n'étant pas rappelée dans les lettres de confirmation du roi Louis le Jeune de l'an 1142, sa date doit être placée entre cette année et celle de la mort de Suger, en 1151. Par le même motif, nous datons la charte suivante de 1142 à 1154, époque où le roi cessa de prendre le titre de dux Aquitanorum.

De decima vinearum apud Stampas.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 138, l. 5, nº 1.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ludovicus ego, Dei gratia, rex Francorum et dux Aquitanorum, notum facimus universis, presentibus atque futuris, quoniam nos abbatie sancte Marie de Sarnei et monachis ibidem Deo famulantibus decimam trium arpentorum vinearum, quas eisdem Teobaudus, canonicus sancte Marie Stanpensis, in elemosinam contulerat, in perpetuum habendam donavimus. Quod, ut ratum habeatur, scripto commendari, sigilli nostri auctoritate muniri precipimus.

Carta Ebroicensis episcopi, de Premonte, de dono Philippi de Blarru 1.

  • A1 et A2 Double original en parchemin. — Inv., p. 41, l. A, nos 5 et 6.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Rotrodus, Ebroicensis episcopus, omnibus fidelibus salutem et gratiam a Domino : Notum vobis facimus et auctoritate nostri sigilli roboramus donum, quod, coram episcopis Theobaldo Parisiensi et Arnulfo Lexoviensi, dedit Philippus de Blarru monachis de Sarnaio, ponens illud in manu nostra. Dedit autem predictus Philippus de Blarru, coram predictis personis, assensu filiorum suorum Petri et Ivonis, sancte Marie et monachis de Sarnaio in elemosinam perpetuam quater XX jornalia terre et locum ad grangiam constituendam, et preter hoc quatuor carrucatas terre, de quibus sibi retinuit in redditum unum modium avene et alterum ibernagii, sicut carruce lucrari poterunt ; eo pacto ut duos modios predictos alii ecclesie dare non posset. Dedit etiam eis et concessit in perpetuum usum nemorum suorum, scilicet Chebreie et Gasum, ad edificia sua et necessitatem foci et ad pastionem animalium suorum liberam, porcorumque pasnagium.


1 Cette charte a été donnée en présence de Thibaut, qui a gouverné l'Église de Paris de 1143 à 1157. Les deux autres évêques mentionnés dans l'acte donnent des limites chronologiques encore moins restreintes.

Carta de vineis Ablonis.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 64, l. 7, nº 4.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

In nomine sancte ac individue Trinitatis. Ego Ludovicus, Dei gratia, rex Francorum et dux Aquitanorum, notum facimus omnibus, tam futuris quam presentibus, Philipum, avunculum nostrum1, ecclesie sancte Marie de Sernaio et fratribus ibidem Deo famulantibus, quatuor arpennos vinearum in clauso Ablonis, in perpetuum possidendos, assensu nostro, karitative donasse. Cujus donum, ut in posterum stabile permaneret, rogatu abbatis et monachorum prenominate ecclesie, scripto commendari, sigilli nostri auctoritate muniri, nostrique nominis subterinscripto karactere coroborari precepimus. Actum publice Parisius,  ; astantibus in palatio nostro, quorum nomina subtitulata sunt et signa. Signum Radulphi, Viromandorum comitis, dapiferi nostri. S. Guillelmi buticularii. S. Mathei camerarii. S. Mathei constabularii. Data per manum Cadurci (1) cancellarii.


1 Philippe, comte de Mantes et de Mehun-sur-Yèvre, était fils de Philippe Ier et de Bertrade de Montfort. Il est appelé Philippus de Montibus dans les lettres de confirmation de Thibaut, évêque de Paris, et dans celles d'Albert de Soisy, de l'an 1166. [Voyez nos XIII et XXIX.)

1 monogramma

De domo et vinea Burcardi de Atheiis.

  • B Copie1sur papier, de l'an1524. — Inv., p. 23, l. B.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Auxiliante divina misericordia, que omnibus recte viventibus semper presto est, sub equitatis dilectione debemus a cunctis nostris actionibus expellere falsitatem et veritatem diligere ; ipsa enim veritas diligentes se liberat a lingua dolosa et a verbo mendacii. Ideoque, ut evitetur falsitas et veritas conservetur, tradere memorie proposuimus qualiter Burcardus, miles de Atheiis, monachis in ecclesia beate Marie Vallis Sarneii Deo militantibus domum suam, cum terra eidem domui adjacente et omni superlectili, et arpentum terre donaverit ; duo quoque arpenta vinee que in virgulto habebat vendiderit, et in elemosinam, quieta ab omni censu, decima et omni exactione, dederit : eo videlicet tenore, quod Burcardus, iturus Jerosolimam, si aliquando redierit, eisdem monachis duodecim libras nummorum persolvet, ac deinde fructum vinee in vita sua habebit ; mortuo vero ipso Burcardo, vinea cum fructu suo ad eosdem monachos remeabit. Testes hujus rei sunt : Galfridus sacerdos ; Salomon ; Burcardus de Mathi ; Hugo de Mathi ; Johannes Rufus ; Harpinus et Hugo frater ejus ; Albertus Penecan et Teobaldus frater ejus ; Herleboldus ; Bartholomeus ; Andreas famulus ; Petrus clericus.


1 Cette charte est confirmée dans les lettres de Thibaud, évêque de Paris, antérieures à 1158. Il existe dans le carton 17 un débris de l'original (Inv., p. 65, l. 7), dont la partie supérieure est rongée par l'humidité jusqu'à ces mots : qualiter Burcardus, miles de Atheiis.

Seconde moitié XIIe siècle

Carta Carnotensis episcopi, de Essarto Roberti et Magna Haia.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 26, nº 2.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

In nomine summe et individue Trinitatis. Ego Goslenus, Dei gratia, Carnotensis episcopus, presentibus et futuris notum fieri volo quod ea, que Sarniensis abbatia ex largitione Symonis, Nidelfensis domini, et uxoris ejus Eve, aliquandiu quiete possederat, videlicet totam vallem in qua constructa est, et Parvam Haiam, duo eorum filii, Milo et Amauricus1, liberrime, pro Dei amore, per manum nostram concesserunt, et preterea totam terram suam de Essarto Roberti, montes, valles, nemus, planitiem et Magnam Haiam, sicut ab eorum genitore Symone possessa sunt, eidem abbatie in eternum possidenda libere liberaliter contulerunt, ea videlicet determinatione, ut monachi annuatim, in grangia sua de Essarto Roberti, Amaurico, ad quem ista pertinebant, VI modios, III de frumento et III de avena, , persolvant. Sciendum quoque est quod monachi pretaxatis fratribus presentialiter ex caritate sua LX libras proinde donaverunt, et duobus filiis Milonis, Symoni et Miloni, duos equos pro sua concessione. Ac ne ista futuris temporibus fiant incognita vel irrita, scripto ea mandavimus fidei et memorie, et inpressione sygilli nostri fecimus corroborari, quatinus episcopali deinceps coherceatur censura, quicumque pro his memoratam abbatiam infestare presumpserit. Actum publice, apud Coldreium, quod est juxta Manliam,  ; attestantibus : Tebaldo, abbate S. Carauni ; Roberto, priore Josaphat ; Gilleberto, priore Daviron ; Milone capellano nostro ; Guillelmo de Nogento ; magistro Pagano ; et militibus, Symone Sine Habere, Bartholomeo Piloso.


1 Milon et Amaury sont, on se le rappelle, nommés dans la charte de fondation octroyée par leur père, Simon, en 1118. Il est à remarquer que celui-ci avait aussi donné sa terre de l'Essart-Robert, retenta sibi campiparte. La donation de la Petite-Forêt (Parva Haya) est également relatée dans la confirmation de Louis VII comme ayant déjà été faite par le père, quoiqu'elle ne soit pas désignée dans l'acte de fondation. A. M.

Carta de Essarto Roberti et de Magna Haya.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 58, nº1.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

In nomine sancte et individue Trinitatis, amen. Ego Ludovicus, Dei gratia, Francorum rex et dux Aquitanorum1, locis Deo mancipatis opitulari et providere decet regiam benignitatem : idcirco notum facimus universis, presentibus et futuris, quod fratribus de Sarnaio, Milo de Nialpha et frater ejus Amauricus Magnam Hayam et totam terram de Exarto Roberti, montes et valles, boscum et planiciem, dederunt in elemosinam et in liberam et quietam possessionem, concedentibus uxore Amaurici Adelicia, et filiis Milonis Symone et Milone. Milo predictus de Nialpha, in cujus feodo res constabat, hanc elemosinam et hoc donum in manu nostra posuit, ut eam regie potestatis brachio fratribus predicti loci deinceps conservemus et auctoritate nostra confirmemus. Sed istud etiam notum esse volumus, quod monachi de Sarnaco, in grangia de Essarto Roberti, Amaurico dabunt tres frumenti et tres avene modios. Actum publice Parisius,  ; astantibus in palatio nostro, quorum subtytulatasunt nomina et signa. S. Guidonis buticularii. S. Mathei constabularii1. S. Mathei camerarii. Data per manum Hugonis (1) cancellarii.


1 Louis le Jeune avait répudié Éléonore de Guienne dès l'an 1152 ; mais il conserva encore pendant deux ans dans ses suscriptions le titre de dux Aquitanorum, comme le fait remarquer M. de Wailly, qui n'en cite qu'un exemple pour l'année 1154 (Éléments de paléographie, tome I, page 335). Cette charte fournit une seconde preuve à l'appui de l'opinion de notre savant maître.
1 La présence de Mathieu de Montmorency comme connétable, dans cette charte, prouve péremptoirement que Simon de Neauphle, qui paraît bien mort à cette époque, n'a pu être revêtu de cette dignité. Voir, à propos de la date du décès de Simon de Neauphle, la note 2, p. 45. A. M.

1 monogramma

Rex omnibus prepositis suis, " ut custodiant res abbatiæ.

  • A Original en parchemin scellé du sceau royal. — Inv., p. 26, l. f.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ludovicus, Dei gratia, Francorum rex, omnibus prepositis et servientibus suis, salutem : Domum de Sarnaco et fratres multum diligimus, quorum res omnes in regia protectione retinemus, et pacem habere et in tuto esse volumus. Iccirco vobis omnibus ad quos hee littere venerint mandamus et auctoritate regia precipimus ut res predicte domus, que in vestris potestatibus sunt, custodiatis et protegatis sicut nostras proprias. Actum Parisius. Data per manum Hugonis2, cancellarii.


2 Hugues de Champfleury exerça, sous Louis VII, les fonctions de chancelier de 1151 à 1175, et Hugues de Puiseaux de 1175 à 1180. Mais le titre de dux Aquitanorum ne se trouvant pas dans la suscription, il faut sans doute placer cette charte entre les années 1154 et 1180.

De quadam domo apud Bruerias.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 130, 1. I, nº9.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

, ego Wido de Brueriis dedi Deo et sancte Marie de Sarnaio et monachis ibi Deo servientibus domum unam, cum atrio suo, id est omnem plateam circa domum illam, pro salute anime mee, acceptis XL solidis de caritate monachorum, concedente Inega, uxore mea, et filio Petro ; concedente etiam Henrico de Brueriis, coram domino Bernardo, Parisiensi archidiacono. Hoc donum testantur : Hamo sacerdos ; Theobaldus de Repenti ; Petrus Machini. Denique prefatus Henricus de Brueriis, ad cujus feodum pertinet data domus, cum Nantero et Radulfo de Dullavilla, Gauterio Disnez, promisit se tueri donum hoc et manutenere in eternum.

Theobaldus, Parisiensis episcopus, plurima dona monachis Vallium Sarnaii collata confirmat.

  • A Expédition en parchemin. — Inv., p. 23, nº 5.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

In nomine sancte et individue Trinitatis. Ego Theobaldus, divina permissione, Parisiensis episcopus, in perpetuum confirmo atque sigillo nostro corroboro dona que facta sunt ecclesie de Sarnayo. Ex quibus est illud, quod Simon de Nielpha donavit Deo et monachis de Sarnaio terram de Valle Sarnaii, in abbatiam construendam in honore sancte Dei genitricis Marie sanctique Johannis Baptiste ; quin etiam Parvam Hayam et totam terram de Exarto Roberti, concedente uxore sua Eva, ad cujus dotalicium hec omnia pertinebant, filiisque ipsius Simonis, Milone videlicet primogenito, Gaufrido et Amaurico ; addidit etiam ut monachi de nemoribus, quecumque in vicinio eorum habebat, sufficienter ad omnia sua necessaria acciperent, herbam quoque et pasturam eorumdem nemorum in alimentum jumentorum suorum et pecorum ; hoc quoque concessit ut quicumque de hominibus suis eidem ecclesie aliquid in elemosinam dare voluerit, quod de potestate et feodo ipsius sit, sine omni contradictione faciat. Hoc etiam notum sit quod Gaulterus de Rambullet et Hamo Tyribos et Hamo de Soligneio, concedentibus uxoribus suis et liberis, dederunt Deo et predicte ecclesie decimam quam in prefata valle possidebant. Milo de Forgiis et Eremburgis, uxor ejus, rogatu Guidonis de Boolon, pro animabus suis suorumque predecessorum, dederunt pretaxate ecclesie decimam de Exarto Roberti, de animalibus, jure perpetuo, solidam et quietam ; de frugibus autem retinuit in usus suos duos modios per singulos annos, unum videlicet tritici et alterum avene, quos tamen nulli alii ecclesie se daturum esse promisit ; et quia ad pheodum predicti Guidonis supradicta decima pertinebat, et ipse concessit et propria manu firmavit. Sciendum est etiam quod Suggerius, venerabilis abbas beati Dionisii, dedit ejusdem ecclesie monachis alnetum juxta eos positum usque ad prata Sarneti, pro quo reddunt sex denarios census. Ludovicus etiam, rex Francorum et dux Aquitanorum, dedit eisdem in foresta Acquiline usibus suis necessaria, quod vivum scilicet fuerit ad edificia, quod vero mortuum ad comburendum, pasnagium quoque pecorum suorum, pasturamque jumentorum et pecorum, excepto quod porci non intrent forestam a jullii. Hugo vero Bibens dedit partem nemoris sui, quod habebat in Monte Falcone, cum quadam terre cultura que est juxta viam Gomez, pro sua parentumque suorum salute, Maria uxore sua filioque suo Hugone assentientibus. Nanterius de Orceio dedit predicte ecclesie novem arpenta terre ; superaddidit etiam terram illam liberam et absolutam que sita est inter vineam monachorum et viam que ducit ad Montem Lethericum, uxore sua concedente ; ex altera vero parte ejusdem vie concessit quamdam culturam cum decima, retenta tantummodo campiparte. Symon de Monjay dedit duo arpenta terre. Guido de Lucentibus dedit in elemosinam collem supra terram de Molleypam et terram juxta nemus de Latenchon, concedente uxore sua Helena et filiabus suis Regeia et Odelina. Petrus, balistarius, de Monte Letherico concessit terrain de Molleypam sepedicte ecclesie perpetuo possidendam, liberam et quietam, et ipsius terre decimam ; hujus rei datores, laudatores atque testes sunt : Symon de Spinci, Bovo et Hugo fratres ejus, et Guido filius ipsius Symonis, de quorum pheodo terra consistit. Rainaldus Cornet dedit duo arpenta prati juxta predictam terram, concedente uxore sua Odelina, filioque suo Ansoldo nomine. Arnoldus Aries dedit eisdem septem quarteria prati subtus Pulchrum Videre. Paganus dedit eisdem totam terram suam de Creches, concedente Guillelmo Bisheron, de cujus pheodo erat1 ; ita tamen quod annuatim idem Guillelmus recipiet, in grangia monachorum, dimidium modium frumenti et dimidium avene. Robertus de Chaumonte et filii ejus dederunt eisdem totam terram suam supradicte contiguam, liberam et quietam, cum decima et campiparte, retento sibi tantummodo modio, dimidio frumenti, dimidio avene, quem recipiet in eadem grangia. Guillelmus Coysith2 dedit eisdem terram de Bivilos, cum decima et campiparte, liberam et quietam. Gauterius Cummeren dedit eisdem totam terram suam de Aenviller, concedente fratre suo Guillelmo. Guido Parvus3, Thome filius, dedit eisdem apud Bruerias plateam, liberam et quietam, ad domum construendam ; Thomas pater ejus, arpentum vinee et dimidium ; Hubertus presbiter, quatuor arpenta et dimidium et unum prati ; Fulco de Lers duo arpenta vinee et modium frumenti, pro amita sua Roscia4, quam in sororem monachi receperunt, et in molendino suo dimidium pro se ipso cum Jerosolimam proficisceretur. Paganus de Alneto dedit eisdem modium vini in torculari suo ; Odo Durdos, alium in vinea Curte Vacce, quicumque eam possederit ; Garinus de Guillervilla, alium in perpetuum in vinea que sita est inter duas aquas ; Ursio, clericus, de Marcociis arpentum vinee in Lucente, post obitum suum ; Herveius presbiter, apud Sauth, dimidium arpentum vinee ; Guido Andegavensis, dimidium ibidem. Mabilia, uxor Gilleberti vicecomitis Corboliensis, et Ansellus, ejusdem Mabilie filius, octodecim denarios concesserunt eisdem, quos ipsis pro censu vinee de Sufflet debebant, et modium vini in torculari de Sufflet perpetuo habendum donaverunt. Guido Boreth septem denarios et obolum de censu vinee de Guessere remisit. Hugo Esquirel sex denarios de vinea de Bachelfonte remisit ; Hamo Thiribos, sex alios de eadem vinea. Raginaldus de Dolenvilla quatuor denarios de vinea Rogi dedit. Thomas de Brueriis duos denarios de censu prati Huberti sacerdotis dedit. Radulphus de Grandi Campo custodiam vinearum de Barchelfonte remisit in perpetuum. Burcardus miles dedit eisdem, apud Atheias, domum suam cum terra eidem domui adjacente et omni supellectili et arpentum terre, duo quoque arpenta vinee in virgulto. Fulcherius decanus dedit tria arpenta et dimidium vinee apud Atheyas. Et Johannes Rufus dedit censum duorum arpentorum et pressoragium, que ad se pertinebant ; et Bartholomeus, censum arpenti et dimidii : predictus etiam Johannes dedit dimidium arpentum vinee. Rainaldus dedit arpentum vinee. Bertrannus frater suus et uxor ejus dederunt dimidium modium vini in predicta vinea, et alium dimidium de vinea Rainaldi fratris sui. Petrus de Atheys et Sancelina mater ejus dederunt duo arpenta vinee de Anseis, Bartholomeo fratre suo et Philippo eisdem concedentibus. Philippus de Montibus dedit dao arpenta vinearum et dimidium in clauso Ablonis, assensu Ludovici regis. Hugo de Ordeis dedit unum quarterium vinee. Nicholaus dedit tria quarteria vinee ; Rainaldus Aculeus, unum sextarium annone in molendino de Blarru. Gauterius Beloth et Guido, frater ejus, dederunt duo sextaria annone Herboviller. Hosmundus dedit domum suam de Marli, cum appendiciis et arpentum vinee. Gacho de Torotho1, duo arpenta vinee apud Maruil, concedentibus filiis suis. Hubertus, presbiter, dedit plateam unius domus apud Bruerias, quam Ludovicus rex et Thomas, dominus ejusdem ville, concesserunt esse liberam et quietam in perpetuum. Radulphus de Dolenvilla dedit modium vini per annum. Ansoudus de Garenceriis dedit totam terram suam de Plaisir, que erat de pheodo Symonis de Nielfa ; hujus doni testes sunt ipse Symon et Milo, filius ejus, et Nivardus presbiter. Huldiardus et Rainaldus, nepos ejus, dederunt totam terram, quam apud Pontem Carnotensem habebant, predicte ecclesie jure hereditario possidendam ; hujus doni testes sunt : Paganus, Carnotensis archidiaconus ; Nivardus presbiter ; Odo de Plaisir et Stephanus de Mathe1, ad cujus feodum ipsa terra pertinet. Hermentrudis de Plaisir dedit predicte ecclesie omne quod habebat in terra de Ponte Carnotensi, concedentibus filiis suis Odone et Petro, coram Pagano, Carnotensi archidiacono, et Nivardo presbitero. Sciendum etiam quod Villana et Richeldis, filia ejus, dederunt predicte ecclesie totam terram suam de Ponte Carnotensi, in perpetuam elemosinam, absolute et libere possidendam ; hujus doni testes sunt : Paganus archidiaconus et Nivardus presbiter. Hec autem omnia dona, que in presenti carta fideliter inscribuntur, juste et canonice prefate ecclesie monachis a fidelibus superius memoratis, data et concessa esse fideli relatione cognovimus. Ea propter, Dei auctoritate et nostra, interdicimus, prohibemus ne quis dictos fratres de hiis inquietare presumat. Amen.

Collatio prescripte copie ad requestam magistri Johannis Bodin, procuratoris religiosorum abbatis et conventus beate Marie Vallium de Cernayo, facta est cum originali minime signato, attamen sigillato cera alba cum duplici cauda, in absentia magistrorum Antonii de Loynes et Jacobi Hodoyn, Johanne de Graville de Marcoussis, domini Johannis d'O scutiferi et Helene d'Illiers, domicelle, ejus uxoris, ad causam ipsius, heredis simplicis defuncti Renali d'Illiers, sui avunculi, dum viveret, militis, dicti loci de Marcoussis domini, respective procuratorum ad hoc, jussu curie, debite vocatorum. Actum in Parlamento, .


1 Voir à ce sujet les chartes XXIII et XXIII bis, et la note qui les accompagne.
2 Il est nommé Choisit dans l'acte de confirmation royale de 1142. C'est probablement pour Choisel, nom de la commune dans laquelle est encore le château de Bévilliers, aujourd'hui nommé Breteuil, du nom de son propriétaire actuel, M. le comte de Breteuil. A. M.
3 Le même qui est appelé Wido de Brueriis dans la charte précédente.
4 Roscia est appelée de Escirco dans la notice de 1162 (voyez ch. XXIV), où ses donations et celles de son neveu sont beaucoup plus détaillées.
1 Dans la confirmation d'Alexandre III en 1163 (voyez ch. XXVI), le même individu est appelé Gatho de Torota, et sa terre Marolium. Ce Gaston est sans doute le père d'un autre Gaston, qui paraît comme témoin dans les chartes XL, LXXII et CXII. L. M.
1 Dans la même confirmation d'Alexandre III. Stephanus de Mathe est appelé Stephanus Palmarii, ailleurs Stephanus Palmarius de Mathiaco.

Ludovicus VII, Francorum rex, dat triginta arpenta terræ inter viam Offergiarum et rivum qui terram Sancti Dionysii terminat.

  • B Copie2. — Inv., p. 27, l. M.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

In nomine sanctæ et individuæ Trinitatis, amen. Ego Ludovicus, Dei gratia, Francorum rex, ad nostræ sublimitatis moderamen scimuspertinere, ut servis Dei liberalem porrigamus manum, et religiosorum domos studeamus ampliare. Qua consideratione, notum facimus universis, presentibus et futuris, nos1, pro nostra et antecessorum nostrorum regum Franciæ animabus, domui de Sarnaco et fratribus inibi servientibus Deo, ejusdem loci abbatis Andreæ, amici et noti nostri, interventu, dedisse, in guttulis Fontis-Joannis, XXXta arpennos terre, inter viam Offergiarum et rivum, qui a nostra ibidem terram Sancti Dionisii disterminat. Quod donum et quam eleemosinam in perpetuum firmam esse volumus, sigillo nostro muniri et nominis nostri charactere consignari precepimus. Actum publice Parisius,  ; astantibus in palatio nostro, quorum apposita sunt nomina et signa. S. comitis Theobaudi dapiferi. S. Guidonis buticularii. S. Mathei camerarii. S. Mathei constabularii. Data per manum (1) cancellarii.


1 Ce passage, à partir du mot nos jusqu'à la fin de la phrase, a été cité textuellement dans le Gallia christiana, tome VII, page 887.

2 L'original est porté comme encore existant, dans l'Inventaire, page 23, l. I, nº 1 ; mais on n'a pu retrouver que cette copie, au bas de laquelle on lit : Collation a esté faicte par moy, commis du tabellionné des Vaulx de Cernay, certifie avoir veu la présente en original. Faict ce dix-neufviesme mars mil six cens quarentte et ung, en présence de Louis de la Garde, marchant, demeurant auxditz Vaulx ; Pierre Fleuri, marchant, demeurant à Chevreuse, tesmoings, qui ont singné la présente collation, de faire interpellés suivant l'ordonnance.

Signé :P. Fleury, Louis de la Garde, Renou.


1 monogramma

Henricus II, rex Angliæ, custodiam et protectionem monasterii Sarnaiensis in manu sua suscipit.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 26, l. g.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

H[enricus], Dei gratia, rex Anglie et dux Normannie et Aquitanie et comes Andegavie, justiciariis, vicecomitibus, senescallis, prepositis et omnibus baillivis suis totius terre sue et portuum maris, salutem : Sciatis quod suscepi in manum et custodiam et protectionem meam abbatem de Sarnaio et abbatiam suam et monachos ibidem Deo servientes et homines et omnes res eorum et possessiones ; et ideo vobis precipio quod ipsos et homines suos et omnes res eorum custodiatis, manuteneatis et protegatis sicut meas proprias, ita quod nullam injuriam vel contumeliam aut gravamen eis in aliquo faciatis vel fieri permittatis. Precipio etiam quod ipsi per totam terram meam quietantiam habeant, tam per aquam quam per terram, de theloneo et paagio et passagio et pontagio et de omnibus consuetudinibus ad me pertinentibus, de omnibus rebus suis quas homines sui affidare poterunt suas esse proprias ; et prohibeo ne quis eis in aliquo forisfacere presumat super hoc, super forisfacturam meam. Testibus : Gaufrido, cancellario, filio meo ; comite Willelmo de Mandevilla ; Willelmo filio Radulphi, senescallo Normannie ; Hugone de Cressi ; Seherio de Quenei ; Alvredo de Sancto Martino ; Thoma Bardet ; apud Gisorcium1.


1 Henri II a régné jusqu'en 1189 ; mais son fils Geoffroy, duc de Bretagne, qui lui sert de chancelier dans l'acte, mourut en 1186. Dès l'an 1158, Simon de Montfort, comte d'Évreux, avait remis entre les mains du roi d'Angleterre ses forteresses de Rochefort, d'Épernon, de Montfort et même d'Évreux. A. M.

De donatione terræ Campi Roberti a Thoma Gorchardo.

  • A Original en parchemin. — Cart. 2, suppl. nº 18.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Notum sit cunctis fidelibus, tam presentibus quam futuris, quod Thomas Gorchardus dedit Deo et sancte Marie et monachis de Sarnaio, in elemosina perpetua, totam terram suam de Campo Roberti, acceptis quatuor libris de karitate monachorum ; concedente fratre suo Troset, qui et propter hoc X habuit solidos de karitate monachorum ; quoniam quippe ad ejus pertinebat hereditatem, commutationem dedit ei prefatus Thomas, in terra sua de Mortuo Mari. Hoc quoque donum concessit et confirmavit Garinus Ferrum Asini1, ad cujus feodum terra jamdicta pertinebat, concedente uxore sua Aaliz, et filiis et filiabus ; acceptis proinde quinquaginta solidis de karitate monachorum. Hujus rei testes sunt : Paganus de Ogciniis ; Willelmus nepos ejus ; Petrus Liveal ; Garinus Ferum Asini et Evanus frater ejus ; Matheus de Montigneio ; Stephanus de Busco ; Petrus de Orceio ; Gellanus Porgarius ; Willelmus Pingus ; Stephanus de Moudun ; Petrus Grandis de Mosterolio ; Guido de Sancto Ciriaco ; Gesbertus de Viler ; Drogo de Moudun. Terra data est Parisius, in aula regis, coram .


1 Le nom de ce personnage, dont la traduction littérale en français serait Fer d'Ane, donne l'explication d'un passage du cartulaire de Notre-Dame de la Roche, qui a embarrassé plusieurs érudits. Le recueil commence par des lettres de Maurice de Sully, évêque de Paris, lesquelles confèrent au cure de Maincourt la saisine des biens que Gui de Lévis, maréchal de la foi, lui avait donnés pour la fondation d'un établissement religieux, et parmi ces biens on remarque, « unam carrucam de terra quam emit des Fers d'Asnois, et de decima duas partes quas ab hiisdem emit. « Dubois, Hist. eccl. Par., tome II, page 386, et le Gall. christ., tome VII, col. 77, en publiant ce texte, remplacent les mots des Fers d'Asnois par ceux-ci : dominus Ferricus de Alveio. L'abbé Lebeuf (Hist. du dioc. de Paris, tome VIII, page 42) propose de lire dominus Ferricus de Alneio, en s'empressant toutefois de reconnaître que le passage est dénué de sens. M. Guérard (Notices des MSS., tome XIII, page 3) rétablit la leçon du cartulaire ; mais, pour l'expliquer, il dit que par les mots des Fers d'Asnois il faut entendre les frères du prieuré de Saint-Paul-lès-Aunois. Ne vaudrait-il pas mieux y voir la traduction française du nom Ferrum Asini ?

Ludovicus VII, Francorum rex, dat terram quamdam in Aquilina sitam.

  • B Copie1. — Déclaration de 1511, fº 14 vº.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

In nomine sanctæ et individuæ Trinitatis, amen. Ego Ludovicus, Dei gratia, Francorum rex : quoniam sæcularium administratio nos præpedit aspiritualibus, illis, quorum est professio in Dei servicio, nos communicare [debemus] terrena nostra, ut in spiritalibus eorum participes nos recipiat Dominus. Qua consideratione notum facimus universis, tam futuris quam præsentibus, quod novæ et sanctæ domui de Sarnaio, fratribusque inibi Deo servientibus, in Acquilina terram quamdam ad excolendum, pro sustentatione fratrum, in elemosinam donavimus, sicut disterminatur, incipiens a fossa Sancti Dionisii usque ad marchesium de Muterna, et sicut distenditur a Folioso versus Hayam de Nialpha. Quod donum facientes, pro redemptione animarum antecessorum nostrorum regum Franciæ et pro salute animæ nostræ, scripturæ contradi et sigilli nostri authoritate confirmari præcipimus, addito caractere nostri nominis. Actum publice Parisiis,  ; astantibus in palacio nostro, quorum ascripta sunt nomina et signa. Signum comitis Theobaldi dapiferi nostri. Signum Guidonis buticularii. Signum Mathei camerarii. Constabulario nullo. Data per manum Hugonis, cancellarii et episcopi Suessionensis.


1 L'original, mentionné dans l'Inventaire, page 23, l. I, comme existant en double sous les nos 2 et 4, ne se retrouve plus dans les archives de Seine-et-Oise.

De elemosina Buchardi de Monte-Morenciaco. 1

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 7, l. 3, nº 7.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Bucardus de Monte Morenciaco, omnibus hominibus suis, salutem : Sciatis me dedisse, pro salute anime mee, Deo ac monachis sancte Marie de Sarnaio, in perpetuam elemosinam, XX solidos, quos singulis annisaccipient, dominica prima , ex censu meo, qui mihi et heredibus meis, apud Montem Morenciacum, persolvitur. Ne ergo hec elemosina ab aliquo diminuatur, eam sigilli mei auctoritate confirmo. Teste : Teobaldo fratre meo ; Matheo fratre meo ; Johanne canonico ; Hugone Trenchebise ; Gerardo coco et aliis.


1 Bouchard IV, frère de Thibaud et de Matthieu, fut seigneur de Montmorency de 1160 à 1189 ; mais Thibaut ayant embrassé la vie monastique vers 1177, l'acte ci-dessus, s'il était d'une date plus récente, lui donnerait la qualification de monachus.

De annona quam dedit Petrus de Alneto in molendino de Buisum.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 2, l. 2, nº 5.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Mauricius, Dei gratia, Parisiensis episcopus, notum fieri volumus universis, tam presentibus quam futuris, quod Petrus de Alneto, pro remedio anime sue et patris et matris et avunculi sui Milonis de Linaies, dedit Deo et ecclesie de Sarnaio, in perpetuam elemosinam, unum modium annone in parte sua molendini de Buison, concedente fratre suo Milone de Alneto, de cujus feodo ipsum molendinum est, hoc tenore quod in presenti recipiet ecclesia de Sarnaio dimidium modium, receptura postmodum alterum dimidium modium, quando ipsi Petro placuerit, vel, nisi antea receperit, in obitu ipsius Petri. Placuit insuper ipsi Petro ut pro hac elemosina nichil omnino in expensas molendini, pro quolibet infortunio, conferat ecclesia de Sarnaio. Ad autem tribuetur clavis famulo abbatis de Sarnaio, qui tamdiu tenebit eam, donec prefatam elemosinam receperit. Quod si forte, accidente incendio vel alio infortunio, ipsum molendinum uno anno vel duobus sive pluribus vacaverit, postquam restaurabitur, famulus abbatis de Sarnaio tamdiu clavem tenebit, donec pro singulis annis quibus nichil receperat singulos recipiat modios. Hujus elemosine, facte in ecclesia de Sarnaio, testis est Walterus heremita ; Henricus de Doleinvilla ; Paganus frater Petri ; Godefridus armiger Henrici ; Giraldus mareschallus ; Johannes cementarius de Meollent et filius ejus Johannes ; Willermus de Nielfa ; Garinus sutor des Essarz. Sane hujus elemosine recordatio, coram nobis, Parisius facta est a predicto Petro et Milone fratre suo ; presentibus clericis : Reginaldo, clerico nostro, Parisiensi canonico, et Roberto ; laicis : Hugone Bardul milite ; Enjorrando, buticulario nostro ; Hunaldo, camerario nostro. Quod, ne oblivione deleatur aut a posteris infirmetur, autoritate nostra et sigilli nostri impressione confirmamus1.


1 Voyez une autre donation du même Pierre d'Aunay, confirmée par Maurice de Sully (ch. XXXV).

De compositione inter nos et Helenam de Atyes.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 64, l. 7, nº 7.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

M[auricius], Dei gratia, Parisiensis episcopus, universis, ad quos presens pagina pervenerit, perpetuam in Domino salutem : Cum ad nostrum spectet officium domesticis fidei et nostris precipue subditis pacem providere et conservare, universitati vestre notificare decrevimus monachos Sarnaii et Helenam, cognomento de Campania, composuisse in hunc modum, super controversia que mutuo versabatur inter eos, occasione terre, supra quam fundatus est murus grangie monachorum jam dictorum, apud Athies site. Predicta H[elena], cum assensu filiorum, quicquid antea, et in terra illa et in ipso niuro, ad se pertinere asserebat, monachis predictis in perpetuum concessit, acceptis de caritate ipsorum XL solidis ; ita etiam quod stillicidia grangie illius liberum habebunt casum in curiam ipsius Helene, et vice versa stillicidia domus H[elene] in curiam monachorum. Et, si voluerit sepefata H[elena] domum edificare justa murum monachorum, poterit libere, tamen absque omnimodo muri detrimento. Hujusmodi compositioni presentes fuerunt : Leonius, tunc temporis prior de Athies ; Galterius de Chateron ; Guido de Trosoil ; Guido, clericus, de Trosoil ; Simon, miles, de Grangi ; Laurentius de Montibus ; Landricus de Noisi ; Guillelmus frater Augardi Borgois.

Ludovicus VII, Francorum rex, donationem Buxeriæ a Nanterio de Orceis collatam, confirmat.

  • B Copie. — Déclaration de 1511, fº 2311.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

In nomine sanctæ et individuæ Trinitatis, amen. Ego Ludovicus, Dei gratia, Francorum rex ; quoniam professores religionis opus habent summa pace, potestalibus et prælatis incumbit de eorum tranquillitate providere : Unde notum facimus universis presentibus et futuris quod Nanterius de Orceis, assentiente filia sua, totam terram suam de Buxeria abbatiæ de Sarnaio donavit in elemosinam ; scilicet annuatim dabunt ei monachi duos modios annonæ, unum de ivernagio et alterum de avena. In presentia nostra istud factum est ; et hoc ipsum concessit et laudavit Gaufridus de Orceio, de cujus feodo terra extat, assentiente filio ejus Guillelmo, et Bucardo, et Gaudefrido, Gilberto, et filiabus ejus. Nos quoque istud laudavimus et concessimus, et pro immutabili firmitate sigillo nostro communiri fecimus. Actum Parisiis,  ; astantibus in palatio nostro, quorum apposita sunt nomina et signa. Signum comitis Theobaldi, dapiferi nostri. Signum Guidonis buticularii. Signum Mathei camerarii. Constabulario nullo. Data per manum Hugonis, cancellarii.


1 Cette charte, inscrite dans l'inventaire des titres des Vaux de Cernay, page 148, l. 1, nº 6, ne se retrouve plus dans les archives de Seine-et-Oise.

Cirografum cujusdam terre Blasruti.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 41, l. A, nº 3.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Tam presentibus quam futuris notum esse volumus quod controversia, que inter monachos [Sarnaienses1 et Columbenses vertebatur, super] decima cujusdam terre, quam Sarneienses in decimaria Blasruti excolebant [et quam Columbenses tene]bant, sic terminata est : Monachi Sarneienses uno quoque anno reddent [monachis Columbensibus] apud Blasrutum manentibus, dimidium modium frumenti et dimidium modium avene [annuatim] semper,  ; et non reddent plus pro decima, donec habeant terram quatuor carrucis suflicientem et LXXX jugera. Si autem ultra predictam mensuram aliquo modo adquisierint, de superadjecto decimam reddent. Pro terra vero illa, que propria monachorum Blasruti erat et quam prior Blasruti marlaverat, quam concessit Sarneiensibus Columbensis abbas Rogerius, uno quoque anno reddent unum sextarium messis, que in ea provenerit, et unum sextarium avene, eo anno quo messis ibi non fuerit. Hec autem compositio facta est tempore Rogerii, Columbensis abbatis, et Andree, Sarneiensis, .


1 Le parchemin de cette charte est déchiré dans sa partie supérieure ; mais nous avons rétabli le texte à l'aide du sens par les passages placés entre crochets.

De donatione Crechiarum et aliarum terrarum et nemorum, a Pagano et Joscelino de Lymoiis1

  • B Copie. — Déclaration de 1511, fº 171 vº.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Mauricius, Dei gratia, Parisiensis episcopus, ecclesiæ sanctæ fidelibus, salutem : Notum fieri volumus universis, tam presentibus quam futuris, quod Paganus, miles, dedit in puram et perpetuam elemosinam ecclesiæ Sarnaii et monachis ibidem Deo servientibus totam terram suam quæ dicitur feodum de Crechiis, liberam ab omni censu, decima et campiparte, ad granchiam construendam, continentem circiter centum sex arpenta terræ, contiguam ex una parte cheminio tendenti de Bonnella ad Mollerias, et ex alia parte terris de Pommereto, et ex alia cheminio tendenti de Sarnaio ad Mollerias et terris dictarum Moleriarum, cum sex arpentis prati vel eo circa sitis in eodem loco, contiguis terræ supradictæ de Crechiis, ex una parte, et ex aliis partibus terris de Pommereto. Presente et hoc donum confirmante Guillermo Bisheron, ad cujus feodum terra illa et prata pertinebant, Hodone filio suo et Heremburge filia concedentibus. Et Goscelinus de Lymoiis, miles, dedit præfalæ ecclesiæ totam terram suam sitam in eodem loco, etiam liberam ab omni censu, decima et campiparte, continentem circiter centum octoginta quinque arpenta teræ, contiguam ex una parte supradictæ terræ de Crechiis quam dedit præfatus Paganus, et ex alia parte terris et jardinis de Pommereto, et ex alia viæ quæ ducit de Sarnaio a Chaumucon, cum frechiis in eodem loco sitis super lapricia, contiguis terræ supradictæ ex una parte, et ex alia bosco et terræ dicti Goscelini de Lymoiis militis. Et etiam præfatus Goscelinus dedit prædictæ ecclesiæ nemora sua sita in eodem territorio, in montibus et vallibus, continentia triginta et quatuor arpenta vel eo circa, sicut distenduntur in longitudine, secundum viam quæ ducit de Chaumucon apud Sarnaium, contigua ex una parte in latitudine prædiclis frechiis, et ex alia parte terris granchiæ Sancti Clari. Hoc autem, ut firmius teneretur, Gaufridus de Vallegrainosa et Buchardus de Coldreio, milites, de quorum feodo supradictæ terræ, nemora et frechia erant, omnia prædicta, cum omni jure, dominio et omnimoda justicia quæ in eis habebant, tanquam domini capitales, libera et quieta monachis dimiserunt, concesserunt et quietaverunt, nichil sibi nec hæredibus suis juris, justitiæ seu dominii in præmissis retinentes, Aia uxore dicti Gaufridi de Vallegrainosa assensum præbente in omnibus. Fratres etiam dicti Buchardi de Coudreio Guido, Herveus, Fromundus ; Maheius Gruel et uxor ejus et filiæ Helvisa, Agnes, Eremburgis laudaverunt et sacramento fidei firmaverunt. Quod inconcussum teneatur in futuris temporibus, sigilli nostri auctoritate roboravimus. Hujus rei testes sunt : Galterus capellanus, Ascelinus Parisiensis canonicus, Arnulfus decanus, Orricus presbiter, Guillermus de Fabricis, Symon de Braye et Herardus frater ejus, Adam de Braye, Thomas marescalus, Rambouth et Ebroinus nummularii. Actum publice Victoricii, .


1 Cette copie a été faite d'après une charte fausse dont l'original a été perdu ; mais il existe une seconde charte originale, également fausse, relative à cette prétendue donation, dont nous donnerons les variantes à la suite de celle-ci. Les moines de Cernay firent ainsi composer, vers la fin du quinzième siècle, une série de chartes en doubles originaux et d'écritures différentes, dont la plupart existent encore, et que nous publierons successivement (voy. nosXXVII, XXX bis, CXI et CXXVI). Toutes avaient pour but d'établir de prétendues limites, dans des termes tout à fait incompatibles avec l'époque où les moines voulaient faire supposer que ces chartes leur avaient été accordées. L'écriture d'ailleurs ne ressemble en rien à celle du douzième siècle, et à première vue l'œil le moins exercé peut facilement affirmer la supercherie.

Voir, au sujet des chartes falsifiées par les moines, un Examen de treize chartes de l'ordre de Grammont, publié par M. L. Delisle dans le vingtième volume des Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie, et une notice faite par moi sur les chartes fausses de l'abbaye de la Trinité de Tiron, notice qui a paru dans le tome V de la troisième série de la Bibliothèque de l'école des chartes. L. M.

De donatione Crechiarum et aliarum terrarum et nemorum, a Pagano et Joscelino de Lymoiis

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 141, l. 1, nº 1.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Mauricius, Dei gratia, Parisiensis episcopus, sancte ecclesie fidelibus, salutem : Notum fieri volumus universis, tam presentibus quam futuris, quod Paganus de Pisis1, miles, dedit in puram et perpetuam elemosinam ecclesie Sarnaii et monachis ibidem Deo servientibus, totam terram suam que dicitur de Crechiis, liberam ab omni censu, decima et campi parte, ad granchiam construendam, continentem circiter centum Lta VI arpenta terre, contiguam ex una parte chemino tendenti de Bonnella ad Molerias, et ex alia parte terris de Molleriis et chemino tendenti de Sarnayo ad dictas Mollerias, et ex aliis partibus terris de Pommereto ; cum sex arpentis prati vel eo circa sitis inter terras de Pommereto, contiguis ex una parte terre supradicte de Crechiis et ex omnibus aliis partibus terris de Pommereto. Et Joscelinus de Lymoiis, miles. 1 Hoc autem ut firmius teneretur, Buchardus de Couldreio, miles, de cujus feodo supradicte terre, nemora et frechia erant, omnia predicta, cum omni jure, dominio et omni justicia, que in eis habebat, libera et quieta monachis dimisit, concessit et quittavit, nichil retinens in premissis sibi ipsi nec heredibus suis. [Fratres] eciam predicti Joscelini, Guido, Herveus, Fromundus ; Maheius Gruel et uxor ejus et filie, Helvisa, Agnes et Eramburgis, laudaverunt et sacramento fidei firmaverunt. Quod in futuris temporibus teneatur inconcussum, sigilli nostri, etc............................................. Actum publice Victoricii, in presentia nostra, .


1 Paganus de Pisis peut bien être le véritable donateur de la terre de Crèches ; mais la donation doit être antérieure à 1162 ; car nous trouvons Paganus de Pisis témoin en 1118 (nº II), et il est fait mention de la terre de Crèches dans les confirmations de 1142 et 1156 (nos III et XIII). A. M.

1 (ut in precedenti carta usque ad Sancti Clari)....................................................

Notitia multarum donationum.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 23, l. A.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ludovicus, rex Francorum et dux Aquitanorum, dedit monachis de Sarnaio, in foresta Æquiline, usibus suis necessaria, quod vivum scilicet fuerit ad edificia, quod vero mortuum ad comburendum ; pasnagium quoque porcorum suorum, pasturamque jumentorum et peccorum, excepto quod porci non intrent forestam a . Donavit etiam terram quandam ad excolendum pro sustemtatione fratrum, sicut disterminatur, incipiens a fossa Sancti Dionisii usque ad marchesium de Muterna, et sicut distenditur a Folioso versus Haiam de Nialpha. Dedit etiam in guetillis Fontis Johannis XXX arpennos terre inter [viam Of]ferg[iarum] et rivum, qui a nostra ibidem terram Sancti Dionisii disterminat. Petrus quoque de Sarnaio, cum Pagano fratre suo de Offergiis, et filiis suis Hurtaudo, Fulgerio, Girardo, Wuidone, Rainaldo, Radulfo et Simone, cum eorum matre et sororibus, quicquid in Aquilina habebant, quod super usuarium monachorum clamabant, in elemosinam ecclesie imperpetuum concesserunt, et hoc in presentia Ludovici regis ; Ligerius etiam, filius Radulphi de Germunviler, quicquid in Aquilina habuit, unde calumpniarum materia oriri potuisset, predicte ecclesie concessit. Simili modo Huldreus et Garinus, frater ejus, de Rambuillet, fecerunt. Sciendum quoque est quod ea, que Sarnaiensis abbatia ex largitione Symonis, Nidelfensis domini et uxoris ejus Eve, aliquandiu quiete possiderat, videlicet totam vallem, in qua constructa est, et Parvam Haiam, duo eorum filii, Milo et Amauricus, concedentibus cunctis liberis eorum, liberrime, pro Dei amore, per manum Golleni, Carnotensis episcopi, concesserunt, et preter ea totam terram suam de Essarto Roberti, montes, valles, nemus, planiciem et [Magnam Haiam,sicut] ab eorum genitore Symone possessa sunt, eidem abbatie in eternum possidenda, libere liberaliter contulerunt ; ea videlicet determinatione, ut monachi annuatim, in grangia sua de Essarto Roberti, Amaurico, ad quem ista pertinebant, VI modios, III de frumento et tres de avena, , persolvant. Notum etiam facimus Philippum Britonem dedisse monachis de Vallibus, pro aniversario suo faciendo, modium frumenti, in granchia sua de Galardone, annuatim habendum ; quam donationem concessit uxor ejus, Matildis, filiusque suus Galeranus et filia Ermenjardis. [Philippus] de Blarru dedit, coram episcopis Theobaldo Parisiensi et Arnulfo Luxoviensi, per manum Rotrodi, Ebroensis episcopi, monachis de Sarnaio, assensu filiorum suorum Petri, Ivonis, Philippi, Gauterii, Rainaldi, concessu etiam liberorum Petri primogeniti, quater viginti jornalia terre et locum ad granchiam constituendam, et preter hoc quatuor carrucatas terre, de quibus sibi retinuit in redditu unum modium avene et alterum ibernagii, sicut carruce lucrari poterunt, eo pacto, ut duos modios predictos alii ecclesie dare non possit. Dedit etiam eis et concessit in perpetuum usum nemorum suorum, scilicet Chebreie et Gasum, ad edificia sua et foci necessitatem et ad pastionem animalium suorum liberam, porcorumque pasnagium. Nanterius similiter de Orceo, assentiente filia sua, totam terram suam de Buxeria abbatie de Sarnaio donavit in elemosinam ; set annuatim dabunt ei monachi duos modios annone, unum de ivernagio et alterum de avena, annuente Gaufrido de Orceio, filiis ejus et filiabus, et in presencia Ludovici regis. Andreas de Nielpha et uxor ejus dederunt Sarnaiensi ecclesie dimidium arpenti terre, in territorio Ayte, liberum et quietum, sicut antiquitus illud tenuerant, concedentibus ipsius Andree fratribus et sorore, Teodorico sacerdote, Petro dapifero, et filio ejusdem Petri primogenito. Wuido de Argal et Hersendis, uxor ejus, concedentibus filiis suis Garino, Hugone, Ernoldo, Ricardo et Richelde eorum sorore, dederunt duos arpennos et dimidium terre ad grangiam de Ayte, annuentibus Raynaldo et Roberto de Argal, ad quorum pheodum respicit illa terra. Gauterius de Alneto et uxor ejus, concedentibus filiis suis, dederunt tres arpennos terre ad Aytam, permittente Aschone de Sancto Remigio, de quorum feodo erat. Gaufridus quoque de Trempleto dedit unum arpennum terre, ad grangiam de Ayte, concedentibus filiis suis, Gauterio, Evrardo, Ernaudo, Arroudo, Herberto, Gilleberto, annuente etiam Evrardo et filio ejus, de quorum feodo erat terra. Hurricus de Nielpha et Evrardus frater ejus, concedentibus uxoribus suis, dederunt semi-arpennum terre, ad grangiam de Ayte. Guido de Argal et Hersendis uxor ejus et Arnulphus eorum filius, Garinusque ipsorum nepos dederunt unum arpennum terre, libere et quiete possidendum, juxta grangiam Ayte, concedente Avelina et Roberto, filio ejus, de quorum feodo erat. Robertus de Argal dedit VI arpennos terre ad Aytam ; quod donum Rainaudus frater ejus plevivit manutenere et defendere ; quod si non posset, daret de sua propria terra tantumdem valente ad Aytam, prout laudarent tres fratres de Sarnaio et tres probi homines de vicinis ; Alzo quoque eorum frater et Eustachius sororius eorum promiserunt se idipsum defendere, et se fidejussores dederunt, Robertus de Argal et uxor ejus Leburgis, cum filio suo Roberto, dederunt unum arpennum terre, quod situm est inter Caneverias et Jorre, concedente Rainaldo fratre Roberti. Similiter Rainaldus dedit duos arpennos terre, quod predicti fratres sui et sororius illorum promiserunt manutenere et se fidejussores dederunt..... uxor Hugonis de Montigneio, et utriusque primogenitus filius et heres, per manum Golleni, episcopi Carnotensis, dederunt decimam quam isdem Hugo exegerat a servis Dei monachis de Vallibus ; set positus in extremis, quod injuxte exigebat juxte dimisit. Stephanus Palmarius de Mathiaco dedit feodum quod tenuit a patre suo Paganus de Buxeria, terram videlicet que est in territorio juxta Plesil ad Pontem Carnotensem, concedentibus matre ejus et fratre. Nivardus de Mesniliis et uxor ejus, concedentibus filiis suis, Simone primogenito, Amaurico, Nivardo, Milone, dederunt XII arpennos terre, in perpetuam et liberam possessionem ; ita tamen quod monachi, , XII nummos de censu singulis annis persolvent. Philippus Securis dedit quatuor arpennos terre, concedente Pagano de Thorota et uxore ejus Matilde, de quorum feodo erat. Similiter Hodo de Plesiaco dedit terram suam que erat retro grangiam monachorum et uxta terram Adam de Croceio, concedentibus filiis suis Hugone, Petro,Willelmo. Elisabeth de Busco et Wuido filius ejus, cum fratribus suis Hugone1, Herberto, dederunt totam terram illam quam juxta Pratellam possidebant, pro XII nummis ex censu, , vel infra octabas ejusdem sancti, dabuntur sine lege. Helisabeth de Busco et filius ejus dederunt novem arpennos terre, ita ut census eis duorum solidorum annuatim redderetur, concedente Petro de Thorota ad cujus feodum pertinebat. De Creches :Gaufridus de Vallegrainosa et Aia uxor ejus dederunt totum feodum de Creches, quod Vuillelmus Bisherum tenet ab eis, Hodone filio suo et Heremburge filia concedentibus. Isembardus, filius Petri panetarii, dedit terram suam, que est justa Molerias, liberam et quietam, cum decima et campiparte, presente et hoc donum confirmante Raginaldo, ad cujus feodum terra illa pertinebat ; ita tamen quod per annum habiturus est duos sextarios frumenti et unum avene : sciendum est etiam quod de illo censu elemosinam nonnisi prefate ecclesie facere poterunt ; si quis eorum ad religionem venire voluerit in eadem ecclesia, pro eodem censu recipietur. Gaufridus de Limois et Goscelinus, filius ejus, dederunt quemdam campum qui situs est juxta granchiam de Creches, concessu uxorum suarum Elisabeth et Sanceline, filiorumque suorum assensu, Wuidonis, Hervei, Fromundi, Mathei, Godefridi et sororum eorumdem. Preter hoc predictus Gaufridus et uxor ejus et filii dederunt terram quam adversus monachos clamabant, que continetur intra clostra granchie de Creches et duorum marches que ibi continentur ; et si affuerint pisces eorum. Thomas Gorchardus dedit totam terram suam de Campo Roberti, concedente fratre suo Troseto ; que quum ad ejus fratris pertinebat hereditatem, commutationem dedit ei prefatus Thomas in terra sua de Mortuo Mari, concedentibus Garino et Aaliz ejus uxore et filiis et filiabus ad quorum feodum pertinebat. Guido, filius Auberti de Stampiis, concedente filia sua Adeliza et genero, dedit vineas quas habebat apud Estrecheium sicut eas libere possidebat, et hoc per manum Ludovici regis Francorum. Paganus Quinquenellus dedit totam terram suam et vineam, ortumque suum de Fonte, concedente Emelina sorore ejus, et Clemente cum Johanne nepotibus ejusdem Pagani, Odelina quoque nepte sua. Heuderius, filius Constantii, et filii ejus, Stephanus et Rainardus, dederunt se cum omnibus suis Deo et monachis de Sarnaio, per manum sacerdotis sui Bernardi. Johannes Carentum dedit plateam unam masure, concedentibus uxore ejus et filiis Secardo, Clemente, Garino. Roscia de Escirco dedit se Deo et monachis de Sarnaio et unum modium ibernagii ad Eschercum ; quod ibi reperietur capiendum ; quod autem deerit ad Charquois annuatim perficietur, concedente Fulcone ejus nepote : qui Fulco, dum iret in Jerusalem, dedit prefatis monachis dimidium modii ibernagii in molendino suo annuatim. Aalina, uxor Willelmi Regis, in fine vite sue temporalis, dedit partem suam hereditatis et aquisite precio et hereditario jure possesse libere optinenda : set Willelmus Rex recepit eamdem hereditatem, a monachis tenendam, per redditum unius modii vini, et si aliquis faceret se proximum de hereditate daret monachis X libras parisiorum et eamdem hereditatem haberet. Herenburgis et Sainfredus, frater ejus, concedente Brunoldo, eorum avunculo, dederunt Deo et fratribus de Sarneio unum arpennum terre ad Aitam, annuente Rainaldo et Roberto, de quorum feodo erat. Adelais, uxor Hugonis Lupelli, de Vernum, seipsam cum filio suo Ricardo dedit, cum omnibus que ad se pertinebant, domo.... justa pontem sancte Marie de Vernone, et in vineis ad domum Garini de Claromonte dimidium arpentum, et in clauso de Folarva dimidium arpentum et dimidium quarterium, et in platea de Claromonte quarterium et dimidium ; quod si puer monachilem habitum suscipere renuerit...... ecclesie remanebit, scilicet vinea de Claromonte et in clauso de Folarva solidi LXV et dimidia domus. Mabilia, uxor Gilleberti, Curboliensis vicecomitis, et Anselinus filius ejus, dederunt XVIII denarios, quos ipsis pro censu vinee deSofleth debebamus...... etiam unum modium vini in torgulari de Sofleth perpetuo habendum. Guido Bore VII denarios et obolum, quos ipsi de censu vinee de Guesserrei debebamus, concessit. Hugo Escurel VI denarios de vinea de Baschelfonte concessit. Hamo Tirebois VI alios de eademvinea concessit. Reginaldus de Doleinvilla IIII denarios de vinea Rogi concessit. Thomas de Brueriis II denarios de censu prati quod Hubertus sacerdos nobis dedit, perpetuo concessit. Guido, filius ipsius Thome, dedit plateam domus que est ad Crucem, ab omni censu liberam. Hodo Durdos de Castris vini modium I in vinea sua, quisquis eam teneat, donavit. Paganus de Alneto vini modium I dedit perpetuo. Fulco de Lœrs, II modios vini in vita sua, et post obitum suum duo arpenta vinee .... Galterius de Cabrosa dedit unum sexiarium annone in molendino Germerville. Raginaldus Aculeus dedit I sextarium annone in molendino de Bl[aru] ... Guillelmus Chosi dedit campipartem de terra [de Biviliis]. Apud Ateias, Wlguerinus Dives dedit II modios vini in suo..... in vinea sua dum viveret, et post obitum suum ipsam vineam. Wlgrinus infans dedit IX denarios ... censu domus Buchardi .... ugniaco dedit I modium vini in vinea sua. Gaufridus de Villa Moison dedit I modium vini in prelo...... modium vini dedit. Hungerius Icosteret vini, et si vinum defecerit I minam annone ... Frohardus de Villa....... apud Manliam, Machania, uxor Milonis Nielfe, dedit duos modios vini................................................................... sextarios frumenti et unum avene et decimam Mansionille Sancti Dionisii1......


1 La chapelle Saint-Jean-Baptiste de Buc fut fondée vers 1140 par Hugues, seigneur de ce lieu, et dotée par lui d'un arpent de terre, d'une vigne et d'un jardin près du cimetière. Cette fondation fut confirmée, en 1153, par Goslein, évêque de Chartres, et par Milon de Neauphle, seigneur dominant. L. M.
1 Le parchemin de cet acte est de plus en plus endommagé par l'humidité, et l'écriture des cinq à six dernières lignes devient illisible.

Carta Hugonis de Plesiz et Simonis Furrer.1

  • A Original en parchemin scellé1. — Inv., p. 147, l. 2, nº 17.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Simon, Neelphensis dominus2, tam presentibus quam futuris notificari volo quod Hugo de Plesiz, concedente uxore sua Isabele ac filia ....... (sic), necnon Guillelmo fratre suo, monachis sancte Marie de Sarnaio terram, que sita est juxta Brueriam apud Plesiz, in perpetuam elemosinam dedit, acceptis ex caritate eorum XX libris denariorum. Concessit etiam hanc elemosinam Simon de Villaperosa, cum Odone, fratre suo, qui habuerunt partem predicte terre. Testes hujus rei fuerunt : Nivardus, presbiter de Neelpha ; Ernulfus presbiter ; Amauricus de Neelpha ; Milo de Neelpha3 ; Gaufridus vicecomes ; Petrus frater ejus ; Hugo de Aupuntel ; Hugo de Plesiz ; Simon Furrer ; Renoldus dapifer : Galterius Rex ; Godefridus de Baali ; Robertus Gueis ; Renaldus Palart et Gaufridus frater ejus ; Philippus de Bordis ; Renaldus Esrachevesce ; Galerannus filius Guinemer de Bania ; Galerannus de Cresci. Quando Hudebergis et Istemburgis, uxores supradictorum, scilicet Simonis et Odonis, cum filiis suis Roberto, Guillelmo, et Emelina, sorore sua, hanc elemosinam concesserunt, affuerunt isti testes : Simon Furrer ; Guillelmus monachus et Berengerius. Eodem vero anno quo hec facta sunt, Simon Furrer, concedente uxore sua cum filiis, predictis monachis, in perpetuam elemosinam, terram de Haia de Conrei dedit, acceptis XV libris ex caritate eorum. Teste : Nivardo presbitero ; Ernulfo presbitero ; Amaurico de Neelpha ; Petro de Chaterun ; Renoldo dapifero ; Alardo ; Martino Palart, cum filiis suis Renaldo et Gaufrido. Annuit etiam hanc elemosinam Hugo clericus, frater predicti Simonis, et Philippus nepos ejus.


2 Ce Simon est le fils de Milon, fils aîné de Simon, fondateur de l'abbaye : nous l'avons déjà vu mentionné dans les chartes IX et X. Le P. Anselme a consacré seulement quelques lignes remplies d'erreurs aux seigneurs de Neauphle : le cartulaire que nous publions pourra servir à établir d'une manière certaine leur généalogie, et à faire connaître leurs armoiries jusqu'ici ignorées. L. M.
3 D'après la charte IX, Amaury paraît être l'oncle et Milon le frère de Simon. A. M.
1 Sceau en partie brisé, rond, de cire jaune et pendant sur queue de parchemin, laissant voir un cavalier sur un cheval au repos, casqué, l'épée haute, et recouvert d'un écu triangulaire sur lequel on reconnaît le lion de Neauphle-le-Château rampant à dextre. Légende très-fruste : ...gillvms..... (Gravé.) A. M.

1 Dans la notice de 1162 (ch. XXIV) cette donation n'est pas mentionnée ; d'un autre côté, le prêtre Arnoul, qui figure ici comme témoin, est doyen de Châtres en 1173 ; c'est donc entre ces deux limites qu'on doit placer la charte qui nous occupe. L. M.

Alexander, papa III, quamplurimas donationes confirmat et abbatiam Vallium Sarnaii sub sua protectione suscipit.

  • B Copie. — Déclaration de 1511, fº 15.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Alexander episcopus, servus servorum Dei, dilectis filiis Andreæ, abbati monasterii sanctæ Mariæ de Sarnaio, ejusque fratribus, tam præsentibus quam futuris, regularem vitam professis, in perpetuum : Desiderium, quod ad religionis propositum et animarum salutem pertinere monstratur, sine aliqua est dilatione complendum : ea propter, dilecti in Domino filii, vestris postulationibus clementer annuimus, et præfatum monasterium, in quo divino mancipati estis obsequio, sub beati Petri et nostra protectione suscipimus et præsentis scripti patrocinio communimus. In primis siquidem statuentes, ut ordo monasticus, qui secundum Deum et beati Benedicti regulam atque instituta Cisterciensium fratrum in vestro monasterio noscitur institutus, perpetuis ibidem temporibus conservetur. Præterea quascumque possessiones, quæcumque bona idem monasterium in præsentiarum juste et canonice possidet, aut in futurum, concessione pontificum, largitione regum vel principum,oblatione fidelium seu aliis justis modis, præstante Domino, poterit adipisci, firma vobis et illibata permaneant ; in quibus hæc propriis duximus exprimenda vocabulis : Ex dono illustris Francorum regis, usum in foresta Acquilinæ necessarium, tam ad ædificandum quam ad comburendum, pasnagium et pasturam jumentorum et pecorum in eadem foresta. Ex dono ejusdem regis, terram excolendam, pro sustentatione fratrum, sicut distenditur a fossa Sancti Dionisii usque ad marchesium de Muterna, et a Folioso usque Hayam de Nialpha. Ex dono prædicti regis, triginta arpenta terræ in guttulis Fontis Johannis. Ex dono Petri de Sarnaio, quicquid in Aquilina habuit, Pagana sua uxore et filiis consentientibus. Ex dono Ligerii, filii Radulphi, quicquid habuit in eadem Aquilina et quicquid Huldreus et Garinus, frater ejus, ibidem habuerunt. Ex dono Milonis de Nialpha et Amaurici, fratris ejus, totam terram suam de Essarto Roberti et quicquid habuerunt in Valle Sarnaii, sub annuo censu trium modiorum frumenti et trium avenæ Amaurico solvendo. Ex dono Philippi Britonis, unum modium frumenti annuatim habendum. Ex dono Philippi de Blarru, quater viginti jornalia terræ ad grangiam construendam et quatuor carrucatas terræ, unum modium avenæ et unum ibernagii annuatim sibi solvendo ; usumque nemorum suorum, scilicet Chebreie et Gasum, ad fabricandum et comburendum, pastionemque animalium porcorumque pasnagium. Ex dono Nanterii, totam terram suam de Buxeria, sub annuo censu duos modios avenæ sibi solvendo. Ex dono Andreæ de Nielpha, dimidium arpentum terræ. Ex dono Guidonis de Argal, duo arpenta terræ et dimidium. Ex dono Gauterii de Alneto, tria arpenta terræ. Ex dono Gaufridi de Trembleto, unum arpentum terræ. Ex dono Hurrici, dimidium arpentum. Ex dono Guidonis de Argal, unum arpentum. Ex dono Roberti de Argal, septem arpenta. Ex dono Rainaldi, duo arpenta. Ex dono Stephani Palmarii, terram sitam juxta Pontem Carnotensem. Ex dono Nivardi de Mesnilliis, duodecim arpenta terræ, sub annuo censu duodecim nummorum sibi solvendo. Ex dono Philippi Securis, quatuor arpenta. Ex dono Odonis de Plesaco, terram sitam juxta grangiam monachorum. Ex dono Elizabeth de Busco, totam terram quam juxta Pratellam habuit, sub annuo censu duodecimnummorum sibi solvendo. Ex dono ejusdem, alibi octo arpenta terræ, sub annuo censu duorum solidorum sibi solvendo. Ex dono Gaufridi de Vallegrainosa, totum feodum de Creches, et terram quæ in eadem grangia continetur. Ex dono Thomæ Gorjardi, terram quam habuit in Campo-Roberti. Ex dono Guidonis filii, ambas vineas, quas habuit apud Estrecheum. Ex dono Pagani Quinquenelli, totam terram suam, vineam et hortum de Fonte. Ex dono Heuderii, filiorumque ejus, omnia quæ in monasterium secum contulerunt. Ex dono Rosciæ de Escire, modium ibernagii. Ex dono Eremburgis et Sanfredi fratris ejus, unum arpentum. Ex dono Mabiliæ, octodecim denarios, quos sibi debebant nomine census pro vinea de Soflet, et unum modium vini in torculari suo vobis singulis annis habendum. Ex dono Suggerii abbatis et fratrum Sancti Dionisii, alnetum continuum usque ad prata Sarneti, sub annuo censu sex denariorum. Ex dono Nanterii, terram quæ sita est inter vineam monachorum et viam quæ ducit ad Montem Lethericum, et quandam culturam ex altera parte viæ, campiparte sibi retenta. Ex dono Simonis de Monjai, duo arpenta terræ. Ex dono Arnoldi Arietis, septem quarteria prati. Ex dono Pagani, totam terram suam de Creches. Ex dono Roberti Calmont, totam terram suam supradictæ contiguam. Ex dono Gualterii Cummeren, totam terram suam de Aenviller. Ex dono Guidonis Parvi, plateam ad domum construendam. Ex dono Ursionis clerici, unum arpentum vineæ. Ex dono Hervei presbiteri, dimidium arpentum vineæ. Ex dono Guidonis Andegavensis, dimidium ibidem. Ex dono Buccardi militis, unum arpentum terræ et duo arpenta vineæ in virgultis. Ex dono Johannis Rufi, dimidium arpentum vineæ. Ex dono Philippi de Montibus, duo arpenta vinearum et dimidium. Ex dono Hugonis de Ordeis, unum quarterium vineæ. Ex dono Nicolai, duo quarteria vineæ. Ex dono Gathonis de Torota, dua arpenta vineæ apud Marolium. Ex dono Pagani Rainguardi, quatuor arpenta vineæ apud Estrichi. Ex dono Henrici Bataille, duo arpenta terræ ad grangiam construendam et alia quatuor ibidem. Ex dono Gaufridi de Trembleto, duo arpenta terræ. Ex dono Hel...., unum arpentum terræ. Ex dono Pagani de Torot, unum pratum. Ex dono Milonis de Cabrosa, pratum et quarterium arpenti. Ex dono Rainaldi de Chaneveriis1, unum arpentum prati. Ex dono Hermenais de Cravill.., totam terram suam de Rorz..., sub annuo censu viginti quinque solidorum. Ex dono Mariæ de Monte Forti, unam domum apud Fontem Burg..., cum adjacenti terra. Ex dono Rainaldi de Coyneri[is], duo arpenta terræ ante portam Aitiæ. Ex dono Amaurici, dimidium arpentum ibidem. Ex dono Oddonis et Petri fratris ejus, tria arpenta terræ. Ex dono uxoris prædicti Oddonis, arpentum terræ ibidem. Ex dono Ildiardi et Rainaldi nepotis ejus, totam terram quam apud Pontem Carnotensem jure hereditario possederunt. Ex dono Ansoudi de Garanceriis, totam terram suam de Plaisir. Ex dono Godefridi, domum et dimidium arpentum prati. Ex dono Hugonis de Porta, plateam ad domum construendam. Ex dono Godefridi, filii Norbondi, domum et modium vini annuum et arpentum prati dimidium. Ex dono Aales, dimidium arpentum vineæ apud Clarum Montem. Ex dono Norbondi, tria quarteria vineæ et dimidium modium vini in vinea Godardi. Ex dono Godardi, dimidium arpentum ibidem et dimidium juxta vicum Parisiensem. Ex dono Augustini, dimidium arpentum vineæ. Ex dono Riccardi, filii Hilduini, dimidium arpentum. Ex dono Durandi prepositi, arpentum. Ex dono Rainardi, arpenti dimidium ; et ex dono ......, unum arpentum et dimidium quarterium. Ex dono Droconis, dimidium modium frumenti in molendino suo. Sane laborum vestrorum quos propriis manibus aut sumptibus colitis, sive de nutrimentis vestrorum animalium, nullus a vobis decimas exigere præsumat : prohibemus autem ne quis fratres vestros laicos sive clericos, post factam in vestro monasterio professionem, absque literarum vestrarum cautione suscipere audeat vel retinere. Paci quoque et tranquillitati vestræ paterna sollicitudine providentes, auctoritate apostolica interdicimus, ut, infra clausuras locorum seu grangiarum vestrarum, nullus violentiam vel rapinam sive furtum committere, aut combustionem facere seu hominem capere vel interficere audeat ; et si quis hoc temerario ausu præsumpserit, tanquam sacrilegus judicetur. Decernimus ergo, ut nulli omnino hominum liceat præfatum monasterium temere perturbare, aut ejus possessiones aufferre vel ablatas retinere, minuere seu quibuslibet vexationibus fatigare : sed illibata omnia et integra conserventur, eorum, pro quorum gubernatione ac sustentatione concessa sunt, usibus omnimodis profutura, salva nimirum apostolicæ sedis auctoritate. Si qua igitur in futurum ecclesiastica sæcularisve persona hanc nostræ constitutionis paginam sciens, contra eam temere venire tentaverit, secundo tertiove commonita, nisi præsumptionem suam congrua satisfactione correxerit, potestatis honorisque sui careat dignitate, reumque se divino judicio existere de perpetrata iniquitate cognoscat, et a sacratissimo corpore et sanguine Dei ac domini redemptoris nostri Jesu Christi aliena fiat, atque in extremo examine districtæ subjaceat ultioni. Cunctis autem eidem loco sua jura servantibus, sit pax domini nostri Jesu Christi, quatenus et hic fructum bonæ actionis percipiant et apud districtum judicem præmia æternæ pacis inveniant, amen, amen, amen.

Ego Alexander, catholicæ ecclesiæ episcopus. Ego Hubaldus, Hostiensis episcopus. Ego Bernardus, Portuensis et Sanctæ Rufinæ episcopus. Ego Gualterius, Albanensis episcopus. Ego Hubaldus, presbiter cardinalis tituli Sanctæ Crucis in Jerusalem. Ego Henricus, presbiter cardinalis tituli Sanctorum Neret et Achillet. Ego Joannes, presbiter cardinalis tituli Sanctæ Anastasiæ. Ego Albertus, presbiter cardinalis tituli Sancti Laurentii in Lucina. Ego Guillelmus, presbiter cardinalis tituli Sancti Petri ad Vincula. Ego Hiacintus, diaconus cardinalis Sanctæ Mariæ in Cosmydyn. Ego Oddo, diaconus cardinalis Sancti Nicolai in carcere Tulliano. Ego Ardicio, diaconus cardinalis Sancti Theodori. Ego Boso, diaconus cardinalis Sanctorum Cosmæ et Damiani. Ego Cinthius, diaconus cardinalis Sancti Adriani. Ego Joannes, diaconus cardinalis Sanctæ Mariæ in Porticu. Ego Manfredus, diaconus cardinalis Sancti Georgii ad Velum aureum.

Datum Parisiis1, per manum Hermani, sanctæ romanæ ecclesiæ subdiaconi et notarii, septimo1 .


1 En 1180, on trouve parmi les bienfaiteurs de l'abbaye de Belhomer, Simon, chevalier, de Chenneverres, et Pierre, son frère, fils de Renaud.
1 Alexandre III, après avoir été élu le 7 septembre 1159, se trouvant persécuté en Italie par l'empereur Frédéric, qui avait reconnu Victor, son compétiteur, se réfugia en France. Il arriva à Maguelonne le 11 avril 1162, célébra la fête de Pâques à Paris le 24 mars 1163, se rendit à Sens le 30 septembre suivant, et y séjourna un an et demi. Ayant appris la mort de l'anti-pape arrivée le 22 avril 1164, il partit de Montpellier vers la fin d'août 1165, et arriva à Rome le 24 novembre suivant. A. M.
1 Il y a évidemment ici une erreur du copiste, qui aura lu : VIIº au lieu de VIº ou de IIIº, car il n'a jamais été en usage de dater du sept des nones de mars, jour qui aurait coïncidé avec celui des calendes

Simon, Nielfensis castellanus, donum terræ dictæ Esbiseors et plurimas alias largitiones confirmat.

  • A Original en parchemin scellé. — Inv., p. 145, l. 1, nº 7.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Quoniam rerum gestarum veritas, tum per hominum, tum per temporum successionem, a communi hominum laberetur noticia, nisi fido litterarum munimine juvaretur, res caduca et labilis, humana memoria ; rebus enim gestis tacito pede supervenit vetustatis et negligentie filia comesque oblivio : Ego Symon, Neophilensis castellanus et dominus, notum esse volo, tam futuris quam presentibus, quoniam Ansouldus de Garenceriis, Odo de Plaisir et Petrus frater ejus dederunt monasterio Vallium Sarnaii et monachis ibidem Deo degentibus totam terram suam de Plaisir, que dicitur Ebiseors, sitam in uno tenenti, ad grangiam construendam, continentem circiter CCta et XXXta arpenta terre, contiguam ex una parte in longitudine rivulo de Pratella et chemino de Grignon, et ex alia chemino de Pissiaco, et ex alia parte in latitudine vie Sancti Germani in Laya, et ex alia vie Parisiensi ; cum sex arpentis prati sitis in Pratella, contiguis ex una parte dicto rivulo de Pratella, decurrenti inter dicta prata et terram predictam de Ebiseors, et ex alia parte territorio de Pratella, et ex parte inferiori contiguam prato Pagani de Croceio : tamen sibi retentis in redditibus quatuor modiis cum dimidio, medietatem videlicet bladi et medietatem avene. Et Hermentrudis de Plaisir dedit eidem monasterio, concedentibus filiis suis Odone et Petro de Plaisir, terram suam, sitam in eodem loco, in uno tenenti, ex a[lia parte dic]ti chemini de Pissiaco, continentem circiter octoginta sex arpenta terre, contiguam ex una parte dicto chemino de Pissiaco, et ex alia parte terris de Marneriis, et ex alia vie Parisiensi, similiter sibi retentis tribus modiis tam bladi quam avene. Et Stephanus de Mathei, et Hildiardus, et Rainaldus nepos ejus, dederunt eisdem monachis terrain suam, sitam in territorio de Merderel, continentem vel eo circa XXX et octo arpenta terre, contiguam ex una parte rivulo de Merderel, et ex alia parte prefate vie Sancti Germani in Laya ; cum undecim arpentis terre sitis in territorio de Ulmeculis, contiguis ex una parte chemino de Plaisir et predicte vie Sancti Germani in Laya : qui etiam de redditu sibi retinuerunt XVIII sextaria tam bladi quam avene. Et Hugo de Plaisir, concedente Ysabelle uxore sua, et Guillelmo fratre suo, dedit eisdem monachis campum de Bruyeria, continentem XX et octo arpenta terre, acceptis ex caritate monachorum XX libris denariorum. Eodem vero anno quo hec facta sunt, Symon Furrer, concedente uxore sua cum filiis, predictis monachis, in perpetuam elemosinam, terram de Haya de Conray dedit, acceptis XV libris ex caritate eorum1. [Ego autem Symon Neophilensis predictus prefatas donationes et elemosinas laudo, approbo et confirmo], volens et concedens, tanquam feodalis et capitalis dominus, quod prefati monachi omnia supradicta de feodo et dominio meo moventia teneant in perpetuum in manu mortua, cum omni jure, dominio et omnimoda justicia, que in omnibus predictis habebam vel habere poteram, quocumque modo seu quacumque racione ; nichil juris, justitie seu dominii michi nec heredibus meis retinens in premissis ; salvis tamen redditibus granorum predictis. Hujus rei testes sunt : Nivardus, presbiter de Nealpha ; Amaurricus de Nealpha, Gaufredus vicecomes ; Petrus, frater ejus ; Hugo de Aupuntel ; Petrus de Chatteron ; Renouldus dappiffer ; Guillelmus monachus ; Symon de Villaperosa ; Odo, frater ejus ; Godefridus de Baali ; Philippus de Bordis ; Gallerannus filius Guynemer de Bayna ; Renardus Esrachevesce et Gallerannus de Crecey. Hec autem omnia facta sunt in castello meo Neophilensi1 ; concedente Eva uxore mea, filiisque meis Milone et Symone presentibus ac etiam in omnibus predictis assensum prebentibus.


1 Dans un second acte qui, sauf quelques variantes légères, est textuellement semblable à celui-ci, au lieu des mots renfermés ici entre crochets on lit : « Et ego dictus Symon Neophilensis, pietatis intuitu, dedi eidem ecclesie octo arpenta prati, sita in eodem loco, contigua ex una parte predicto rivulo de Pratella, decurrenti inter dicta prata et predictam terram de Esbiseors et vie tendenti de Nealpha apud Sanctum Germanum in Laya, « etc.
1 Il ne reste plus aucune trace du château de Neauphle. Châtillon en a donné une gravure qui le présente dans un état de ruine complète, et ne laisse voir qu'un gros donjon de forme circulaire très-affaissé. On sait que Châtillon faisait ses dessins vers la fin du seizième et au commencement du dix-septième siècle. A. M.
2 Cette charte pourrait servir à fixer la date de celle nº XXV ; malheureusement elle est d'une fausseté évidente, comme nous l'avons fait remarquer page 28 : c'est une pièce fabriquée à plaisir au quinzième siècle pour les besoins d'un procès, ce que témoignent au reste les inscriptions placées au dos. Le sceau qui l'accompagne est le sceau parti dont se servait en 1206 (voyez nº CXXXVIII) Simon IV, l'arrière-petit-fils du Simon Ier qui est censé donner cette charte ; et la cire, l'empreinte, les lacs, tout prouve l'inexpérience sigillographique du faussaire. D'ailleurs Simon Ier, le mari d'Ève, était mort avant 1154, ainsi que nous l'enseignent les pièces publiées dans ce cartulaire. (Voyez nos IX et X.) Un titre du chartrier de l'abbaye de Josaphat nous apprend même que Simon Ier était mort avant 1153 ; car en cette année Milon Nidelfensis dominus confirme le don fait à cette abbaye par Hugues de Buc, le même que nous avons déjà vu figurer parmi les bienfaiteurs des Vaux de Cernay (nº XXIV, p. 34). La confirmation de Milon est donnée à Davron, et les témoins sont, entre autres : Milon, chapelain de l'évêque Goslein ; Guillaume de Nogent, sous-diacre, chanoine de Chartres (voyezIX, p. 13) ; Gautier le Roux de Mareuil et Eudes de Plaisir, chevaliers dudit seigneur de Neauphle. L. M. »

Johannes Musca dat viginti arpenta terræ sitæ juxta grangiam dictam Creiches.

  • B Copie1 ; Déclaration de 1511, fº 173.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Mauricius, Dei gratia, Parisiensis episcopus, notum fieri volumus universis, tam præsentibus quam futuris, quod Joannes Musca de Limoiis ecclesiæ sanctæ Mariæ de Sarnaio viginti arpenta terræ, in territorio prædictæ villæ, juxta granchiam de Creiches, in elemosinam dedit, uxore sua Cecilia, et filiis, Garino, Gaufrido, Thoma, filiaque ejus Maria simul assentientibus. Hoc etiam Joscelinus de Limoiis et fratres ejus Guido, Herveus, Fromundus, Godefridus, uxorque ejus et filiæ, et Bucardus de Couldreio, de quo prædictus Joscelinus terram illam tenebat, laudaverunt et sacramento fidei firmaverunt. Quod ut in futuris temporibus teneatur inconcussum, sigilli nostri auctoritate roboravimus. Hujus rei testes sunt : Galterus cappellanus ; Ascelinus, Parisiensis canonicus ; Arnulfus decanus ; Orricus presbiter ; Guillelmus de Fabricis ; Michael de Agenvillier ; Thomas marescallus. Actum publice Victoricii, in præsentia nostra, .


1 L'original porté à l'inventaire, p. 141, l. I, nº 2, n'a pu être retrouvé dans les archives de Seine-et Oise.

Carta Alberti Soisiaci de vineis Ablonis.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 64, l. 7, nº 6.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Mauricius, Dei gratia, Parisiensis episcopus, notum fieri volumus universis, tam presentibus quam futuris, quod Albertus de Soisiaco et uxor ejus Bertreda, filiique ejus Adam, Philippus, Petrus, Guido, Willelmus et filie ejus Mathildis et Adelina, IIIIor arpenna vinearum in clauso Ablonis, que dominus Philippus de Montibus ecclesie sancte Marie de Sarnaio dederat, eidem ecclesie tenenda in perpetuum concesseruntet in presentia nostra firmaverunt. Quod ne oblivione deleri posset in perpetuum sigilli nostri auctoritate dignum duximus premunire. Hujus rei testes sunt : Galterus capellanus ; Teobaldus de Silvanecti ; Renardus decanus ; Gosbertus frater ejusdem Alberti ; Guillelmus de Ponte ; Brunellus major ; Astho Liber. Actum publice in presentia nostra, .

Carta de domo quadam et vineis Bulchardi apud Athias.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 64, l. 7, nº 5.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Mauricius, Dei gratia, Parisiensis episcopus, notum fieri volumus universis, tam presentibus quam futuris, quod Beroldus de Mathiaco domum quandam et vineas Bucardi, quas monachi de Sarneio apud Athias possidebant, super quibus idem Beroldus calumpniam moverat, eisdem monachis quietas clamaverit in presentia nostra, et jure perpetuo possidendas concessit, et eas garantire sub fidei vinculo promisit. Hoc autem concesserunt Maria, uxor ejusdem Beroldi, et filii eorum Fromundus et Teobaldus. Quod ut inrefragabiliter teneretur in posterum, presenti scripto et sigilli nostri auctoritate corroboravimus. Huic autem concessioni coram nobis facte interfuerunt quamplures : Galterus capellanus noster ; Hugo monachus ; Radulphus monachus ; laici : Guillelmus coquus ; Ricardus camerarius ; Thomas marescallus ; Matheus panetarius ; Bernardus de Atiis, et quamplures alii. Actum Victoricii, .

Carta Joscelini de Alneolo, ex dono de Proveirlu Ade de Capella.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 84, l. 1.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Quante sit utilitatis priscorum gesta memorie futurorum litteris intimare, omni racione pollenti, dinoscitur elucere : Eapropter ego Joscelinus de Alneolo, scriptis presentibus universis notificari volo, quod Adam de Capella et Florya, uxor ejus, ac Ermengard filia eorum, uxor scilicet Hugonis de Stampis, filiique eorum videlicet Adam, Amarricus et Hemericus, Deo ac monachis sancte Marie de Sarnaio, in perpetuam elemosinam, totam terram suam de Proveirleu, ad grangiam construendam, dederunt. Concessit etiam hanc elemosinam Guiburc1, soror Adam, cum filiis ac filiabus suis, scilicet Roberto, Joscelino, Millesende, Isabel, Ascelina et Florya. Uxor vero supradicti Roberti, qui hec concessit cum filia sua Isabel, vocatur Gila : filii Milessendis, uxoris Guarini, Renaldus monachus, Adam, Guiburc, Florya, Belya et Bretta : filii Isabel, uxoris Radulfi de Bretonvilla, Stephanus et Arnulfus : filii Asceline, uxoris Guarini d'Escure, Willelmus, Nevelonus, Robertus, Eustacia et Berta. Omnes isti, cum supradictis patribus suis, prescriptam elemosinam concesserunt. Quando Robertus, cum uxore sua et filia predicta, concessit, affuerunt isti testes : Syvinus Gorloen, Adam de Capella, Girbertus Froeline, Stephanus Ruffus, Jebertus de Offergiis. Quando Milessendis, cum filiis suis : Herveus sacerdos de Recleinvilla, Ascelinus de Hoevilla et Radulfus filius ejus, ac Johannes de Charmereia. Quando Isabel, cum liberis suis : Adam de Capella, Girbertus Froeline, Jebertus de Offergiis. Testes Asceline ac liberorum ejus : Isnardus de Guarenceriis, Manerius de Crechis, Odo famulus Adam, Johannes de Abluies, Herbertus d'Escure, Reinerius de Saucei et Guarinus frater ejus. Concedo et ego Joscelinus de Alneolo hanc elemosinam, de cujus feodo est, cum filiis meis Guidone, Joscelino, Gaufrido, Johanne. Et ut eam predicti monachi inconcusse teneant, sigilli mei auctoritate confirmo. Ex karitate vero monachorum, pro hac elemosina, recepit predictus Adam cum uxore sua C libras parisienses minus centum solidis. Testes : Poelinus de Livesvilla1, Radulfus de Veisins, Radulfus Vitulus, Hemericus de Tuvilla, Rogerius clericus, Girbertus Froeline.


1 Dans l'acte suivant, Guiburc est appelée de La Baata, sans doute du nom de son mari. En 1232, nous trouvons Philippus de La Baata, fils de Robert, dont il est question dans cette charte. L. M.
1 En 1175, Poolin de Levescilla donne à l'abbaye de Saint-Cheron deux arpents de terre à Saint-Cheron-du-Chemin.

Carta Joscelini de Alneolo, ex dono de Proveirlu Ade de Capella.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 84, l. 1, nº 1.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Quante sit utilitatis priscorum gesta memorie futurorum litteris intimare, omni racione pollenti, dinoscitur elucere : Ea propter ego Joscelinus, dominus de Alneolo, scriptis presentibus, universis notificari volo, quod Adam de Capella et Florya, uxor ejus, ac Ermengard filia eorum, uxor scilicet Hugonis de Stampis, filiique eorum videlicet Adam, Amarricus et Hemericus, Deo ac monachis sancte Marie de Sarnaio, imperpetuam elemosinam, totam terram suam de Proveirlu, ad grangiam construendam, dederunt, continentem circiter CCta arpenta terre, contiguam ex una parte vie Carnotensi et ex alia parte terris de Bretonvilla et Sancti Remigii de Landis, et ex alia chemino tendenti de Bouenvilla nemori Percarum, et ex alia territorio de Abluys. Concessit hanc elemosinam Guiburg de La-Baata, soror predicti Ade, cum filiis ac filiabus suis, scilicet Roberto, Joscelino, Millesende, Isabel, Ascelina et Florya ; et quicquid predicta Guiburg in eadem terra de Proveirlu habebat, et decimam quam in eadem terra possidebat cum decima de Machini eisdem monachis dedit, concedente predicto Roberto, filio ejus, cum uxore sua Gila ac filia Isabel, cum fratre suo Joscelino. Et Sivinus Gorloiens etiam dedit prefate ecclesie totam terram suam, liberam ab omni censu, decima et campiparte, sitam juxta predictam terram de Proveirlu, continentem vel eo circa centum LXXta arpenta terre ; contiguam ex una parte vie Carnotensi, et ex alia parte bosco sive nemori Percarum, et ex alia chemino tendenti de Bouenvilla predicto nemori vel bosco Percarum et chemino tendenti a dicto nemore Percarum apud Bertaudi Curiam, et ex alia parte territorio sive terris de Dimenchevilla ; concedente uxore sua Eramburg ac filiis Philippo, Guidone, Michaele, et filiabus suis Cecilia, Eustachia et Hermengard. Et cum hoc prefatus Sivinus dedit eidem ecclesie totam terram de Machini1, uxore sua predicta annuente, ac predictis filiis et filiabus suis concedentibus. Concedo et ego Joscelinus has elemosinas, de cujus feodo erant, volens, tanquam feodalis et capitalis dominus, quod prefati monachi omnia supradicta teneant imperpetuum in manu mortua, cum omni jure, dominio et omnimoda justicia, nichil juris, justicie seu dominii michi nec heredibus meis retinens in premissis, ita quod ego nec heredes mei aliquid in predictis poterimus reclamare. Sed sicut habeo omnem justiciam in terra mea de Alneolo, similiter habeant prefati monachi in omnibus predictis et gaudeant libere et quiete, sine aliqua contradicione. Concessit hec omnia uxor mea Thescelina, et eciam filii mei Guido, Joscelinus, Gaufridus et Johannes concesserunt2. Ex karitate vero monachorum pro hiis elemosinis recepit predictus Adam cum uxore sua Floria centum LXXXta libras parisienses ; et predicta Guiburg cum filiis suis centum libras parisienses ; et Sivinus predictus centum Lta libras parisienses. Testes sunt : Poelinus de Livesvilla ; Radulphus de Veisins ; Hemericus de Tuvilla, Gibertus Froeline ; Johannes, sacerdos de Bouenvilla ; Nivardus de Nealpha ; Guarinus d'Escure ; Robertus Sen Nappe1 ; Amarricas de Crechis ; Giroardus des Chastelers ; Guarinus de Sancto Hylarione ; et Theobaldus de Boelon. Actum .


1 Dans une confirmation d'Alexandre III, de 1173 à 1180 (voyez ch. XLI), nous voyons mentionnée la même donation : le bienfaiteur est appelé Sevin Gorloanus et sa terre Marcinneium.
2 Dans une charte originale des archives de Rambouillet, donnée en 1195 par Guy d'Auneau, fils de ce même Joscelin, et publiée dans notre Recueil de chartes relative au prieuré des Moulineaux, page 4, nous lisons (c'est Guy qui parle) : « ... Concedentibus Ysabella, uxore mea, et Thescelina, matre mea, et fratribus meis Gaufrido, Johanne, Guillelmo, Theobaldo... » Guillaume et Thibaut ne sont pas mentionnés ici, et il n'est pas question de Joscelin fils dans la charte des Moulineaux. A. M.
1 Dans la liste des feudataires de la châtellenie de Montlhéry, sous Philippe-Auguste, on trouve : Robertus Sine Mappis. (Bibl. Imp., Mss. Coll. Dupuy. vol. 635.)
2 Ces secondes lettres de confirmation, copiées, comme l'on voit, en partie sur les premières, sont du nombre de celles que nous avons déjà signalées comme fabriquées au quinzième siècle (page 28). Il est assez bizarre que les moines n'aient pas détruit l'acte authentique qui pouvait servir à constater leur supercherie : ils ont aussi laissé subsister une charte de Jean de Salisbury, confirmative de la pièce originale (voyez nº XLVI). L. M.

Carta Garini de Curberosa de prato de Molendino.

  • A Original en parchemin scellé4. — Inv., p. 138, l. 4, nº 9.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Willelmus, Dei gratia, Senonensis archiepiscopus, apostolice sedis legatus, omnibus ad quos littere iste pervenerint, in Domino salutem : Noverit universitas vestra quod Guarinas de Curberosa coram nobis recognovit se ecclesie de Sarneio et fratribus ibidem Deo deservientibus pratum, quod appellatur de Molendino, in perpetuam dedisse elemosinam. Quam donationem uxor sua3.... et filius ejus.... et Johannes Rufus, de cujus feodo erat, et filii ejus in presentia nostra laudaverunt. Quod, ut ratum et inconcussum permaneat in posterum, presentis scripti attestatione et sigilli nostri auctoritate confirmari et corroborari precepimus.


3 Les deux noms sont laissés en blanc dans l'original.
4 Sceau ogival de cire jaune, pendant sur queue de parchemin. L'archevêque assis, coiffé d'une mitre cornue et crossé, avec cette légende : † Sigillvm Willelmi S[enonensis] archiepiscopi. Le contre-sceau elliptique, fait avec une pierre antique et parfaitement conservé, offre un buste de femme et cette légende : † Secretvm mevm michi.

Carta Willelmi, Senonensis archiepiscopi, de Planeio.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 26, l. C.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

G[uillelmus], Dei gratia, Senonensis archiepiscopus, dilecto in Domino filio Guinardo, salutem : Justis petencium desideriis equum est nos facilem prebere consensum et bonorum quieti paterno providere assensu. Hinc est quod, pro amore Dei, dilecte in Domino fili Guinarde, terrain illam quam apud Poliempont et Planeium habet domus in qua Deo deservis, ex beneficio regis Francorum, liberam a campiparte tibi et omnibus heremitis1 in eodem loco tibi successuris liberamque ab omni decimatione concedimus et nostra auctoritate confirmamus2.


1 Depuis longtemps déjà il y avait des religieux ou des ermites dans la forêt Yveline, aux environs de Planet et de Saint-Léger. « Vers l'an 1097, Raoul, fils d'Albert, seigneur de Cravent, attaque un beau jour dans le Val-Guyon le moine Guimond, jette à bas le pauvre religieux, lui vole sa mule, la lui rend à la prière d'Albérade, sa mère, et meurt quelque temps après. » (Statistique de l'arrondissement de Mantes, par A. Cassan, p. 239.) Le poteau du chène Vaudion, qui a retenu évidemment le nom de Val-Guyon ou Vauguion, est situé très-près de Planet ; et non loin existe aussi, sur la rivière de Vesgre, qui prend sa source à Saint-Léger, le passage de Gué-Guimond.

Au commencement de l'année 1130 (N. S.), le pape Innocent II ayant fait une visite inattendue à l'abbaye de Maurigny, trouva l'abbé et le prieur absents ; ils étaient allés visiter des ermites au delà de Saint-Léger : « In Aquilina sylva, ultra Sanctum Leodegarium, ad loculum quorumdam heremitarum.... » (D. Mabillon, De re diplomatica, p. 292.) A. M.

2 Dans la suite, Guinard donna le lieu de Planet à l'abbaye des Vaux, comme on le voit dans les chartes de confirmation de Louis VII en 1179, et de Pierre de Celles, évêque de Chartres, en 1181 (voyez ch. LII et LXIII). Bien que dans ces confirmations il ne soit pas question de la terre de Poliempont, il est à croire qu'elle fut abandonnée en même temps aux moines de Cernay, car nous trouvons qu'en 1212 ils en étaient propriétaires. (Voyez ch. CLXXVII et CCVII.) L. M.

Alexander, papa III, plurima dona confirmat.

  • A Original en parchemin avec bulle de plomb sur lacs de soie jaune. — Inv., p. 87, l. I, nº29.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Alexander episcopus, servus servorum Dei, dilectis filiis... abbati et fratribus de Sarneio, salutem et apostolicam benedictionem : Justis petentium desideriis dignum est nos facilem prebere consensum, [cu]ncta1 que a rationis tramite non discordant effectu sunt prosequente complenda. [Ea propter], dilecti in Domino filii, vestris justis postulationibus grato concurrentes assensu, ex dono Wiburgis2 et filiorum ejus, grangiam que vocatur Proveirlocus ; ex dono Ade de Capella, unam carrucatam terre ; ex dono Gualteri de Piseio, grangiam que dicitur... ey, cum duabus carrucatis terre, grangiam que dicitur Zapeta, cum duabus carrucatis terre, et cum aliis terris et vineis, sicut carte episcoporum et donatorum testantur, [et, sicut] ea rationabiliter possidetis, auctoritate vobis apostolica confirmamus et presentis scripti [patroci]nio communimus. Prohibemus insuper ne quis in monachos vel conversos vestros violentas manus [jact]are audeat, nec in locis vestris rapinam vel violenciam exercere presumat. Quod si quis in monachos vel conversos vestros manus violentas injecerit, tam diu excommunicationi subjaceat, donec vobis congrue satisfaciat de illata injuria, et cum litteris diocesani episcopi vestro conspectui representet. Decernimus ergo ut nulli omnino hominum liceat hanc cartam nostre confirmationis vel constitutionis infringere vel ei aliquatenus contraire. Si quis autem hoc attemptare presumpserit, indignationem omnipotentis [Dei et beatorum] Petri et Pauli apostolorum ejus se noverit incursurum. Datum Anagnie, .


1 Le parchemin de cette bulle offre des déchirures ; les passages mis entre crochets ont été suppléés à l'aide du sens.
2 Guiburgis de Capella, sœur d'Adam de Capella, mentionné une ligne plus loin. (Voyez ch. XXXI bis, où elle est appelée Guibure de La-Baata.)

Carta Petri de Alneto, de uno modio annone in molendino de Buison.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 2, l. 2, nº 5 bis.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Mauricius, etc. 1 Sed et elemosinam subtus annotatam dedit prefatus Petrus, quando peregrinationem agressus est Jherosolimitanam, ecclesie de Sarnaio in perpetuum possidendam, scilicet XII denarios de censu, quos reddebat Gualterius de Buison de terra sua ; insuper et XII solidos et VIII denarios de censu, de quibus Gualterez del Marche reddebat XI solidos, et Ascio filius ejus XX denarios. Testis : Daniel1, capellanus noster ; Nicholaus, Johannes de Sancto Arnulpho et Petrus, clerici nostri ; Albertus tunc temporis camerarius noster ; Theobaldus2 marescallus ; Guarinus de Malpertois ; Hugo de Cochet ; Girardus, frater ejus ; Gualterez et Ascio filius ejus ; Reginaldus carnifex. Quod, ne oblivione deleatur aut a posteris infirmetur, auctoritate nostra et sigilli nostri impressione confirmamus.


1 En 1168 nous voyons que le chapelain de Maurice est Gautier, puis nous trouvons Daniel en 1173 et 1181, et Pierre en 1184. L. M.
2 Nous trouvons comme maréchal Thomas en 1162, 1166, 1168, puis en 1194 et jusque sous le pontificat d'Eudes de Sully, successeur de Maurice. N'y aurait-il point ici une faute du scribe, et ne doit-on pas lire Thomas au lieu de Theobaldus ? à moins de supposer deux individus du même nom de Thomas. L. M.

1 (ut supra, ch. XIX, p. 24, usque ad verba quod ne oblivione deleatur).

Pactum inter Sarnaienses et Burgulienses monachos de decimis Plesiaci.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 145, l. 1, nº 10.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

In nomine sancte et individue Trinitatis, ego Mainerius, divina gratia, dictus abbas de Sarnaio, et omnis ejusdem loci conventus, omnibus ad quorum aures presens pervenerit carta, salutem : Manifestum volumus fieri universis et sigillo nostre parvitatis muniri pactum quod habemus cum domino Hamerico, sancti Petri Berguliensis abbate, et cum ejusdem loci conventu. Statuimus enim et in perpetuum confirmamus ut earum terrarum decimas, que sue decimationis esse noscuntur apud Plesiacum, quas nos in presenti colimus vel amodo excolendas susceperimus, in duabus equis partibus in campis dividantur, quarum pars una nobis et alia illis donetur. Hujus rei invicem cartas contradidimus observandas. Actum publice apud Sarnaium, .

Carta de terra Roberti de Sarnaio et de marneria.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 44, nº 5.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Mauricius, Dei gratia, Parisiensis episcopus, universis, tam presentibus quam futuris, notificari volo quod Ermensend, mater Roberti, militis, de Sarnaio, ad religionem veniens, quartam partem ville Sarnaii quam possidebat, monachis ecclesie Sarnaiensis, quandiu viveret, dedit. Monachi vero eandem partem Roberto filio ejus dederunt, idemque Robertus pro hac datione, in presentia nostra, omnem terram que est a marneria de fossa, que dicitur Monturenge, usque ad terram predictorum monachorum, versus nemus ipsorum, in perpetuum possidendam donavit. [Set1 quia eandem terram domino Guidoni Cabrosiensi ipse Robertus invadiaverat, infra culturam de Russet circiter V arpennos terre monachis dedit tenendos, quousque ipse vel heres ejus terram de fossa Monturenge a Guidone redimat et liberam ac quietam monachis tribuat.] Preterea prefatus Robertus marnam in terra sua, ubicumque eam reperire potuerint, monachis ad terras suas meliorandas in perpetuum dedit. Concessit hoc uxor Roberti Petronilla, et filius ejus Odo, et filia sua Maria. Teste : Gualterio heremita ; Henrico de Doleinvilla ; Gualterio de Igni ; Buchardo del Coudrei.


1 Ce passage mis entre crochets a été barré dans l'original par un trait de plume.

Litteræ Theobaldi, Marliensis domini, de variis donationibus et immunitatibus.

  • B Copie. — Déclaration de 1511, fº 235 vº.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Quoniam vitæ hujus prosperitas labilis existit, nec aliqua homini, deposito corpore, prodesse poterunt, nisi bona quæ hic studiose peregerit : Idcirco ego Theobaldus, Marliensis dominus, omnibus hanc scripturam legentibus, notificari volo quod, pro salute animæ meæ et omnium amicorum meorum, Deo et monachis sanctæ Mariæ de Sarnaio dedi in elemosina omne quod Ebroinus Groetel de me tenebat apud Marly, libere et quiete possidendum. Concedo etiam eis mansuram, quam Osmundus Mercerius eis dedit, annuente patre meo, supradicta libertate. Si autem monachi in supradicta elemosina aliquos hospites introducere voluerint, sint ita liberi et quieti ab foro et omni exactione terrena, ut nulli nisi ipsis monachis respondeant de censu vel forisfacto aut aliqua re altera. In omni namque terra mea, quicumque hominum meorum aliquid, pro salute animæ suæ, eis in elemosina dare voluerit vel vendiderit, liberam habeat facultatem. Ut autem hæc elemosina ab eis firmius ac liberius possideatur, auctoritate sigilli mei in præsenti eam confirmo, et ne ulterius de ea molestentus ab aliquo terribiliter prohibeo. Acta sunt autem hæc , in capitulo Sarnaiensis ecclesiæ, presente conventu. Teste : Nivardo, presbitero de Nielfa ; Hugone, cappellano de Marly ; Petro Butemica ; Simone de Marolio ; Guazone de Maubuisson ac multis aliis. Dedit etiam eis, eodem die, Petrus Butemica, pro salute animæ suæ ac amicorum suorum, dimidium arpennum vineæ apud Marly, coram prædictis testibus.

Carta de vineis Radulfi Magni de Marleio.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 7, l. 3, nº 9.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Scriptis presentibus ego Mauricius, Parisiensis episcopus, omnibus notificari volo Radulfum Magnum de Marleio dedisse Deo ac monachis Marie de Sarnaio in elemosina vineam de Fontinellis, quam tenebat de Petro Butemica, et magnas vineas de Nefflers, et dimidium arpennum quod tenebat de Martino Lupicinarum et supradicto Petro, et unum arpennum quod tenebat de Theobaldo, Marliensi domino, ac vineam quam tenebat de Adam Basseth, liberas ab omni decima vel pressuratione et omni alia consuetudine ; concedente uxore sua Odelina cum Petro filio suo, ac annuentibus supradictis dominis suis, ex quibus vineas tenebat, salvo censu eorum ; acceptis ex caritate monachorum quinquaginta libris. Si autem ex predicta elemosina aliqua calumnia exorta fuerit, Petrus Butemica et Willelmus Tachain eam liberam et quietam facient, quia hujus rei testes et fidejussores existunt. Ego vero hanc elemosinam sigilli mei auctoritate ratam esse decerno, et ne ab aliquo diminuatur virtute episcopali prohibeo. Teste : Nivardo de Neelpha ; Daniele capellano ; Osmundo Pissiacensi ; Martino presbitero ; Marcello ; Willelmo de Ponte ; Hugone pincerna ; Guiberto panetario ; Willelmo coco. Actum coram nobis, .

Carta Bulcardi de Monte Morenciaco de vineis Radulfi Magni.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 7, l. 3, nº 11.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Omnibus hanc scripturam legentibus, ego Bulcardus de Monte Morenciaco notificari volo, quod Radulfus Magnus de Marleio dedit Deo ac monachis sancte Marie de Sarnaio vineam de Fontinellis, quam 1 Si autem ex predicta elemosina aliqua calumnia exorta fuerit, ego cum domino Teobaldo, fratre meo, et Petro Buthemica ac Willelmo Tachain eam liberam et quietam faciemus ; nam hujus rei testes et fidejussores existimus. Teste : Ernulfo, decano de Castris ; ac Nivardo de Neelfa ; ac Gualterio, presbitero Lupicinarum ; Hugone, capellano de Marleio ; Stephano de Marolio ; Guazone de Torota ; Adam de Croceio ; Gerardo Chothart ; Petro Malle ; Guazone de Malo Buxonio ; Willelmo medico. Pro vinea de Fontinellis debent monachi XII denarios census,  ; pro magnis vineis IIII solidos, eodem die ; pro vinea domni Theobaldi XII denarios, .


1 (ut in prœcedentibus litteris usque ad voces si autem).

Confirmatio aliquarum granchiarum vel locorum nostrorum.

  • A Original en parchemin avec lacs de soie jaune et rouge. — Inv., p. 50, nº 1.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Alexander episcopus, servus servorum Dei, dilectis filiis abbati et fratribus de Sarnaio, salutem et apostolicam benedictionem : Quos in servitio Dei sacrosancta romana ecclesia ferventiores esse cognoscit, artiori eos caritatis vinculo consuevit semper diligere et eorum justas petitiones benignius et celerius exaudire. Ea propter, dilecti in Domino filii, vestris justis postulationibus gratum impertientes assensum, ea que in presentiarum juste et pacifice possidetis, vel in futurum, prestante Domino, rationabiliter poteritis adipisci, vobis et per vos monasterio vestro auctoritate apostolica confirmamus, et presentis scripti patrocinio communimus ; specialiter autem grangiam de Sancto Nunno et alias helemosinas, quas Gualterius, canonicus de Pisceio, vobis dicitur pietatis intuitu contulisse ; ex dono Sevin Gorloani, duas carrucatas terre in territorio de Marcinneio ; ex dono Theobaldi de Marleio, mansuram unam cum appendiciis suis ; vineas quoque quas in eodem oppido habetis ex dono Rodulfi de Marleio1. Ut igitur hec et alia, que monasterio vestro pietatis intuitu conferuntur, perpetuam habeant firmitatem, auctoritate apostolica prohibemus ne aliqua secularis vel ecclesiastica persona compellat vos helemosinas dare, vendere vel quolibet modo alienare, illis causis exceptis, in quibus canones res ecclesiasticas alienandi facultatem indulgent. Nulli ergo hominum liceat, etc.......................... Datum Anagnie, .


1 Le même personnage est appelé Radulfus Magnus de Marleio dans les deux chartes précédentes.

Litteræ de terra Sancti Nonni quam dedit Petrus, miles, de Sancto Clodoaldo.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 32, l. I, nº 4.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Mauricius, Dei gratia, Parisiensis episcopus, notum fieri volumus universis, tam presentibus quam futuris, quod Petrus, miles, de Sancto Clodoaldo, dedit Deo ac monachis Sarnaii in elemosinam circa VIII arpennos terre in perpetuum possidendos, Roberto de Resnemolin, de cujus feodo terra erat, concedente et fidem de ferenda garantia prestante ; qui etiam Robertus partem suam, quam habebat in campiparte terre illius, prefatis monachis in elemosinam donavit et fidem ferende garantie interposuit. Testes interfuerunt : Robertus de Resnemolin ; Galterus de Bello Fonte ; Guarnerius, prepositus de Sancto Clodoaldo1 ; Guibertus panetarius2 ; Ricardus capicerius ; Peregrinus presbiter. Quod, ut ratum et inconcussum permaneat, scripto commendari et sigilli nostri sub impressione digne duximus confirmari.


1 En janvier 1191, Hamelin est prévôt de Saint-Cloud.
2 Nous trouvons en 1168 Matheus panetarius et Ricardus camerarius, et nous voyons en 1173 que Guibert a succédé à Mathieu dans l'office de panetier. L. M.

Galterus, canonicus Pissiacensis, dat quicquid habebat apud Chappette et Maruil.

  • B Copie. — Déclaration de 1511, fº 168 vº.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Willelmus, Dei gratia, Senonensis archiepiscopus, apostolice sedis legatus, omnibus ad quos littere iste pervenerint, in perpetuum : Noverit universitas vestra quod Galterus, canonicus de Pissiaco, quicquid habebat apud Chappette, videlicet octo arpennos vinearum et unam charrucatam terre cum omnibus suis edificiis, nec non et tres arpennos vinearum quos pariter habebat apud Maruil, per manum nostram, ecclesie de Sarneio assignavit, et libere et quiete perpetuo obtinenda concessit et donavit. Ne ergo jamdicta donatio aliquo tempore fraude malignantium in irritum possit revocari ; sed, ut firma et stabilis in posterum permaneat, presentem paginam in testimonium scribi precepimus et sigilli nostri auctoritate roborari. Actum , apud Mellentum ; astantibus nobis : Rorico, archidiacono Meldensi ; magistro Stephano de Pruvino ; magistro Alexandro et Garino canonicis Senonensibus ; magistro Roberto Limib1..., Radulfo et Rogerio, capellanis nostris.


1 Il y a ici une abréviation que le copiste a mal reproduite.

Simon de Pensiaco dat quicquid Sancti Nonni possidet, et domum Parisius et vineam Ablone sitam.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 33, l. 2, nº 4.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Mauricius, Dei gratia, Parisiensis episcopus, notum fieri volumus universis, tam presentibus quam futuris, quod Simon de Pensiaco ecclesie de Sarnaio donavit in perpetuam elemosinam quicquid jure hereditario apud Sanctum Nonnum possidebat, et decimam ejusdem loci, et domum quamdam Parisius, ab omni consuetudine et censu liberam, juxta ecclesiam Sancti Boniti sitam, cum quadam vinea apud Ablonem ; concedente Maltide, uxore sua, cum filiis suis et Nivardo, fratre ejusdem Simonis. Hanc autem elemosinam testificati sunt coram nobis se manutenere, fide interposita. Ipse vero Simon quicquid apud Marolium et apud Loanz, cum sex arpennis vinearum apud Ablonem et censu XXti librarum parisiensium ad proprios usus sibi retinuit, assensu uxoris sue et predicti Nivardi. Testes hujus rei fuerunt : Odo, abbas quondam de Monte ; Petrus, Daniel et Andreas, canonici Sancti Victoris. Ut autem futuris temporibus predicta rata habeantur, presenti scripto et sigilli nostri auctoritate confirmamus. Actum apud Sanctum Victorem, .

Cirographum de Longo-Ponte, de vinea que dicitur Peletart.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 5, l. 1re, nº 3.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Cum misera sit hominis conditio, ut que viderit ignoret, que audierit non intelligat, que didicerit non retineat, vel si aliquandiu retinuerit, tandem tamen oblivioni tradat, ideo conventionem factam inter monachos de Sarneio et monachos de Longo Ponte et monachos de Monte Letherico, ab eisdem requisiti, scripto volumus commendare. Sciant igitur presentes et futuri, quod monachi de Sarneio monachis de Longo Ponte et monachis de Monte Letherico II solidos censuales et etiam justiciam in quadam vinea, que dicitur Peletart, concedunt et assignant, pro XII denariis censualibus, quos in quadam sua vinea monachis de Monte Letherico debebant, et pro decima ejusdem vinee sue, quam monachis de Longo Ponte debebant. Hoc tam hi quam illi, sapienti freti consilio, concedunt. Et, ut ratum permaneat, decernunt, cyrographo mediante, scribendum.

Carta Adam de Capella et Guiburgis sororis ejus1

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 84, l. 1, nº 3.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Johannes, divina dignatione, Carnotensis ecclesie minister humilis, omnibus in perpetuum : Quoniam paterna sollicitudine filiorum utilitati incessanter nos prospicere convenit, iccirco scriptis presentibus universis notificari volumus quod Adam de Capella et Guiburc soror ejus dederunt Deo ac monachis sancte Marie de Sarnaio, in perpetuam elemosinam, quicquid in terra de Proverleu possidebant, et decimam ejusdem loci, et decimam de Machisni, concedente Joscelino de Alneolo, de cujus feodo predicta elemosina extat. Concessit etiam hanc elemosinam Florya uxor predicti Adam, et filia eorum Ermengard cum viro suo Hugone de Stampis, filiique eorum Adam, Amarrico et Hemerico. Teste : Guarino d'Escure et Hemerico de Alneto. Item concessit hanc elemosinam Robertus, filius predicte Guiburc, cum fratre suo Joscelino, uxorque Roberti Gila ac filia eorum Isabel. His testibus : Willelmo de Auton, Baldawino de Auton. Annuit quoque pretaxatam elemosinam Milessent, filia Guiburc, cum viro suo Guarino et filiis ac filiabus, scilicet Reinaldo monacho, Adam, Guiburc, Florya, Belya, Bretta. His testibus : Guarino Alexandro, Roberto Sen-Nappe, Guarino d'Escure et Hermoino. Hoc namque concessit Isabel cum viro suo Radulfo de Bretonvilla filiisque suis Stephano et Arnulfo. Teste : Sivino Gorloen, Radulfo Vitulo, Adam de Capella. Ascelina vero cum viro suo Guarino d'Escure hoc concessit et filiis ac filiabus Willelmo, Nevelone, Roberto, Eustacia et Berta. Insuper et soror Asceline Florya nomine. Teste : Hemerico de Tuvilla, Renaldo de Vilerei et Hugone de Tuvilla. Ut autem predicta elemosina inconcusse teneatur, sigilli nostriauctoritate eam communimus ; et ne ab aliquo diminuatur modis omnibus prohibemus. Pro hac autem elemosina recepit predictus Adam cnm uxore et filia, ex karitate monachorum, C libras parisienses minus C solidis, et Guiburc soror ejus cum liberis suis C libras ejusdem monete. Testes, ex parte monachorum : Johannes sacerdos de Bounvilla, Nivardus sacerdos de Neelpha, Willelmus Doie, Girbertus Froeline, Hai de Sancto Arnulfo, Radulfus de Veisins, Sivinus Gorloens ; ex parte Adam et Guiburc : Guarinus d'Escure, Robertus Sen-Nape, Poelinus de Livesvile, Radulfus Vitulus, Hemericus de Tuvilla, Rogerius clericus.


1 Voyeznos XXXI et XXXIbis.

Carta de domo Sancti Hernulfi.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 140, I. 7, nº 6.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Universis fidelibus sancte ecclesie, Simon Rupis Fortis1, salutem : Noveritis quod Guerri de Rupe Forti dedit Deo et monachis sancte Marie de Sarnaio in perpetuam clemosinam domum quam Girbertus Froeline tenebat de eo apud Sanctum Ernulfum2, liberam et quietam ab omni censu et consuetudine, et hospitem in ea manentem ; concedente uxore sua Odelina, filiisque suis Roberto et Basilia. Concedo etiam et ego hanc elemosinam, de cujus feodo constat, predictis monachis, quatinus eam, sicut dictum est, liberam et quietam habeant et maxime hospilem in eadegentem. Teste : Simone de Crechis ; Gualterio de Bendevilla ; Hermoin de Alenvilla ; Roberto de Sarnaio ; Alveredo canonico ; Radulfo Ranguillun ; Girberto Froeline ; Galterio de Caudri ; Johanne Raer ; Simon Duinnel.


1 Il s'agit ici d'une noble famille de Rochefort en Yveline, qui n'a aucun rapport avec les illustres maisons de Montlhéry, de Garlande et de Montfort, seigneurs dominants de ce lieu. Nous retrouvons souvent ce nom de Rochefort, soit dans ce cartulaire, soit dans des chartes, originales, notamment dans celles de l'abbaye de Clairefontaine. Nos planches représentent un sceau aux armes de cette maison, armes qui sont également gravées sur une tombe de l'église de Clairefontaine, et qui étaient burelées de 12 pièces. A. M.
2 Voir le dictionnaire topographique au mot Sanctus Ernulfus.

Carta de domo Guerri de Rupeforti, que est apud Sanctura Hernulfum.

  • A Original en parchemin scellé2. — Inv., p. 140, l. 7, nº 7.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Johannes, divina dignatione et meritis sancti Thome1, Carnotensis ecclesie minister humilis, omnibus ad quos littere iste pervenerint, in Domino salutem : Universis, tam presentibus quam futuris, notum fieri volumus quod, fidem litterarum Simonis de Rupe Forti secuti, donationem et concessionem quam Guerri de Rupe Forti monachis de Sarneio dedit et concessit, scilicet domum quam Girebertus Froeline de eo tenebat apud Sanctum Ernulfum et hospitem in ea manentem, libere et quiete tenendam et habendam, tam scripti quam sigilli nostri munimine confirmavimus, et sub anathemate prohibemus ne quis eos super hoc aut vexare aut molestare presumat. Testibus his : Radulfo de Claro Fonte ; Briencio, canonico Carnotensi ; Hai de Sancto Ernulfo ; Renoldo Alardi et aliis quampluribus. .


1 Saint Thomas de Cantorbéry avait été pendant sa vie le protecteur de Jean de Salisbury, évêque de Chartres ; et par reconnaissance ce prélat se servit toujours dans ses suscriptions des mots : Meritis sancti Thome. A. M.
2 Grand sceau de cire jaune sur double queue de cuir blanc. L'évêque debout, mitré, crossé et bénissant. Légende : Sigillvm Iohis Dei Gracia Carnotensis epicopi(sic). (Gravé.)

Theobaldus, Blesensis comes, unum de burgensibus suis Carnotensibus servientem liberum monachis Vallium Sarnaii concedit.

  • B Vidimus en parchemin — Inv., p. 136, I. 2, nº 18.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Omnibus presentes litteras inspecturis, officialis Carnotensis, salutem in Domino : Noveritis nos, , quasdam litteras vidisse et legisse in hec verba :

Ego Theobaldus, Blesensis comes et Francie senescallus, tam futuris quam presentibus notum facio quod ecclesie beate Marie de Vallibus, pro remedio animarum patris et matris mee et pro anima mea, concessi in perpetuum, in civitate mea Carnoti, habere servientem omnino liberum unum de burgensibus meis1, quem voluero, et nunc presencialiter dedi eis Guiardum Corbini cum predicta libertate. Cum autem Guiardus morietur vel pro voluntate monachorum removebitur, ego si, volente Deo, superstes ero, eis alium dabo, et sic quociens eorum serviens vel morietur vel removebitur ; quod similiter in perpetuum facient omnes heredes mei qui domini erunt predicte civitatis ; quod, ne oblivione deleri possit aut a posteris infirmari, litteris commendo et sigilli mei impressione confirmo. Testes inde sunt : Philippus de Caprosa ; Herbertus marescallus ; Fulco camerarius ; Gaufridus scriptor meus ; Theobaldus de Sancto Karauno. Actum Carnoti, . Datum per manum Huldrici cancellarii.

Quod autem vidimus verbo ad verbum testificamur.


1 L'an 1128, Thibaut IV, comte de Blois, père de Thibaut V qui donne la charte dont nous nous occupons en ce moment, avait cédé à l'abbaye de Thiron six serviteurs et six pêcheurs de la ville de Chartres, en se servant de termes absolument semblables à ceux que son fils emploie en 1178. L'une et l'autre donation furent confirmées en 1202 par Louis, comte de Blois. L. M.

Littere Mathei de Marleio de masura Hemerici.1

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 8, I. D, nº 6.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Noverint omnes, tam presentes quam futuri, quod ego Matheus2, dominus Marleii, concedo in perpetuam elemosynam monachis sancte Marie de Sarneio masuram Hemerici carpentarii possidendam, unde nec a me nec ab aliquo herede meo cogentur prefati monachi eam vendere, nec alio modo a se alienare. Testibus : Milone de Nielpha ; Amaurico de Chateron ; Petro de Chateron ; Symone monacho ; Odone de Plesseio ; Theobaldo de Vilers.


2 Mathieu de Montmorency, premier du nom comme seigneur de Marly, était fils puîné de Mathieu Ier, seigneur de Montmorency. Son frère Thibaut, seigneur de Marly, s'étant fait religieux à l'abbaye du Val vers 1177, Mathieu lui succéda dans cette terre, dont sa postérité prit le surnom. Sa femme, que nous verrons mentionnée ch. CXIII, était Mahaut, fille de Guillaume de Garlande, seigneur de Livry, et veuve de Hugues, seigneur en partie de Gallardon ; ce fut elle qui fonda en 1204 l'abbaye de Port-Royal. Mathieu de Montmorency mourut en 1205. A. M.

1 Pierre de Chateron et Eudes de Plaisir se trouvent mentionnés en 1163 ; Miles de Neauphle doit être le petit-fils de Simon, le fondateur de l'abbaye, le même dont il est question en 1154 ; nous pensons donc devoir rapporter cette charte aux premières années de Mathieu comme seigneur de Marly, c'est-à-dire vers 1177. L. M.

Carta de decima Proveirleu.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 84, I. 1, nº 5.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Milo, Carnotensis ecclesie archidiaconus, universis in Christo fidelibus salutem : Quoniam sapientis est periculi previdere jacturam, et antiquitas hebetat memoriam ; iccirco presenti scripto omnibus, tam futuris quam presentibus, notificari volumus querelam quandam, que inter Manerium, Sarnaiensem abbatem, et Godefridum, priorem sancti Arnulfi de Equelina, ecclesiasque eorum de decima terre quam monachi sancti Arnulfi possident apud Proveirleu exorta est, in presentia nostra ita terminatam fuisse : quod videlicet eadem decima a Theobaldo, Fossatensi abbate, et capitulo suo, Godefrido etiam priore sancti Arnulfi, eidem Manerio Sarnaiensis ecclesie abbati libere et quiete dimissa sit. Actum est hoc apud Carnotum, . Testes inde sunt, ex parte Manerii abbatis : Robertus, abbas sancti Johannis de Valeia ; Theobaldus, clericus de Sancto Carauno ; Adam de Capella ; Symon de Specula ; Gaufridus Ballobe ; Goscelinus de Specula ; Robertus de Poncellis ; Guiardus Corbin ; Gisbertus de Praella ; Guarinus Paacherius ; Willelmus Rubeus Nasus ; ex parte Godefridi prioris, testes : Albertus, canonicus Sancti Carauni ; et Sivinus Gorloen.

Carta regis de Planeto.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 26, l. C.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

In nomine sancte et individue Trinitatis, amen. Ludovicus, Dei gratia, Francorum rex : Noverint universi presentes pariter ac futuri quod frater Guinardus, ad nos veniens, indicavit nobis se velle quod locus suus, quem in foresta nostra, que Equiligna dicitur, labore suo edificaverat, qui vocatur Planaium, in potestatem monasterii et fratrum de Sarnaio post suum traderetur decessum1 ; eo tenore, quod semper duo fratres predicti monasterii, sacerdotes, ibi, videlicet in loco sibi tradito, divina celebrabunt, et pro salute anime nostre et karissimi filii nostri Philippi et edificatoris ipsius loci missas cantabunt. Nos autem, ad petitionem ejusdem fratris Guinardi, concessimus ut jus tantummodo et usuarium quod frater Guinardus ibi habebat, fratres Sarnaii habeant post ejus decessum. Quod ut perpetuam optineat firmitatem, cartam presentem sigilli nostri auctoritate ac regii nominis karactere subtus annotato fecimus communiri. Actum Parisius,  ; astantibus in palacio nostro quorum nomina supposita sunt et signa. Signum comitis Theobaudi dapiferi nostri. Signum Guidonis buticularii. Signum Reginaudi camerarii. Signum Radulphi constabularii. Data vacante (1) cancellaria.


1 V. nos XXXIII et LXIII.

1 monogramma

Carta Beati Dionisii de stanno nostro et alneto.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 123, l. 1, nº 2.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Quoniam vita hominum brevis est, eorumque labilis memoria, res gestas custodie litterarum commendare consuevit antiquitas, ne ipsarum aliquid in posterum sibi vendicet oblivio. Noverit igitur universitas fidelium presentium et futurorum, quod de discordia que erat inter nos et monachos de Sarnaio talis facta est compositio : videlicet, quod ego Willelmus, ecclesie Beati Dyonisii humilis minister, et totus noster conventus concessimus eis totam terram nostram quam tenebant, a terris Sarnai usque ad Motam que fuit domini de Neaufla, inter montem et riveriam, in perpetuum possidendam, pro qua reddent nobis duodecim denarios annuatim. Et quando abbas Sancti Dyonisii ad illas partes ierit, piscari faciet in stagno, quod continetur infra predictos terminos. Similiter concedimus eis alnetum excolendum, quod est ultra Motam inter prefatam riveriam et montem in perpetuum possidendum, ita ut de unoquoque arpenno reddent nobis duos denarios annuatim. Actum est hoc in communi capitulo Beati Dyonisii, prefato Willelmo, abbate presidente ; teste : Willelmo priore ; Hugone infirmario ; Girardo cantore, Balduino thessaurario ; Galtero capellano ; Roberto scriptore ; Hugone notario. Et, ne ab aliquo ullo modo in posterum violari vel inmutari possit, Beati Dyonisii sigilli impressione [est] confirmatum. .

Littera de domo nostra de Sparnone.

  • B Vidimus en parchemin — Inv., p. 137, l. 2, nº 8.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

A touz ceulx qui ces lettres verront, Jehan de Montigni, garde de la prévosté de Paris, salut : Nous fesons assavoir que nous, , veismes unes lettres en la fourme qui s'ensuit :

Symon, comes Ebroicarum et dominus Montis Fortis1, omnibus in perpetuum notum esse volo, tam futuris quam presentibus, quod ego in perpetuam elemosinam, pro remedio anime mee, necnon et patris etmatris mee, dedi Deo ac monachis sancte Marie de Sarnaio quamdam domum apud Sparnonem, ab omni consuetudine liberam et inmunem, necnon et hospitem in eadem domo manentem, eadem libertate quietum, sicut et Bonis Hominibus de Molinello feci1. Quod, ne oblivione deleatur aut a posteris infirmetur, scripto mandavi et sigilli mei impressione confirmavi. Actum apud Gambeis, . Testis : Radulphus Galopins ; Fulco capellanus ; Radulphus del Rochei.

Et nous le transcript de ces lettres avons seellé du seel de la prévosté de Paris, sauf le droit de chascun. Ce fut faict l'an et le jour dessus diz.


1 Simon III, seigneur de Montfort, succéda en 1140 dans le comté d'Evreux à son frère Amaury V de Montfort et II comme comte d'Evreux. Il mourut vers l'an 1181.

Tout ce qui se rapporte à l'histoire de la famille de Montfort offre un tel intérêt qu'on nous pardonnera sans doute de reproduire en partie une charte octroyée en février 1199 à la léproserie du Grand-Beaulieu près Chartres, par Simon IV, seigneur de Montfort, et où se trouve reproduite toute la généalogie de cette maison. Cette pièce est d'autant plus curieuse qu'elle donne le nom d'Eva à la femme de Simon IV, que tous les généalogistes s'accordent à nommer Alix de Montmorency.

« Quoniam rerum gestarum veritas cicius sepelitur, in presenti carta ad futurorum memoriam ego Simon de Monteforti annotari volui quod Amauricus de Monteforti, vir prepotens, dedit infirmis de Belloloco Carnoti in elemosina unum modium salis apud Sparnonem annuatim per secula recipiendum : concessit etiam eisdem infirmis apud Rupemfortem Vque solidatas ferri quas dederat eis prius Guido comes ejusdem oppidi (Guy le Rouge) ; donis adjungens supradictis unum cervum tempore pinguedinis et unum aprum in tempore refectionis, ita quod cervus cum corio et aper integer ad prefatos infirmos afferretur. Hec concessit Amauricus parvus filius ejusdem Amaurici, qui erat sub custodia Amaurici de Mestenon. Quo defuncto, Simon, frater ejus et successor, hoc donum patris et fratris sui confirmavit in capitulo Belliloci et concessit. Evolutis autem annis aliquot, Simon iste, comes Ebroicensis, et Mahaudis uxor ejus dederunt eisdem infirmis in elemosinam unam carrucatam terre de proprio suo apud Rambolletum et unum hospitamentum ad Loveriam....... Preterea dedit jamdictis infirmis idem Simon, comes Ebroicensis et dominus de Hosdenc, domum cum virgulto, que fuit Fulcherii capellani in vita sua, apud Hosdenc, et hospitem in eadem domo qui hoc custodiat............ Preterea dedit eisdem quod porcos suos pasci mittere possent in defenssa Equiline, sine consuetudine omni et pasnagio. Ego autem Simon de Monteforti, predictorum successor virorum et heres, dona omnia que dederunt antecessores mei concessi et confirmavi, concedentibus et laudantibus uxore mea Eva et filiis meis Amaurico et Guidone, et fratre meo Guidone........... Actum publice anno incarnati Verbi millesimo centesimo nonagesimo octavo, mense februario. « (Original en parchemin — Archiv. du dép. d'Eure-et-Loir ; fonds du grand séminaire.)

1 Voir Recueil de Chartes des Moulineaux, nos I et IX.

Simon de Monte Forti dat decem libras de redditibus Rupis Fortis.

  • B Vidimus en parchemin — Inv., p. 140, l. 7.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Tam posteris quam presentibus notum fieri volo, quod ego Simon de Monte Forti dedi, pro salute anime mee necnon et predecessorum meorum, ecclesie sancte Marie de Sarnio monachisque ibidem Deo servientibus, in perpetuam elemosinam, decem libras monete parisiensium in redditibus de Rochefort, concedente Amicia, uxore mea, idque tenendum manu propria in manu Roberti de Urfino confirmante. Testis : Hugo de Castro Novo ; Simon de Aneth ; Guinardus de Planeio ; Fulco cappellanus ; Philippus de Caprosia ; Robertus de Urfino ; Philippus Drocensis ; Nevelo de Urfino.

Carta de modiatione Thionii de Forgiis.1

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 27, l. 0.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Universis tam presentibus qnam futuris, ego, Symon de Rochefort, notificari volo quod Theonius de Forgiis, Deo et monachis sancte Marie de Sarnaio, in perpetuam elemosinam, dedit duos modios, unum scilicet annone et alterum avene, quos annuatim recipiebat in grangia de Essarto-Roberti, concedente Hugone, fratre suo, cum uxore Eremburg et filiabus eorum, Odelina et Eremburg. Teste : Syvino de Rochefort ; Odone, majore de Baeneriis ; Guarino, nepote predicti Odonis ; Stephano de Sunchamp, Adam de Pruneio. Item concessit hanc elemosinam frater predicti Theonii Berardus ; teste : Henrico de Doleinvilla ; Syvino de Rochefort ; Stephano de la Brosce et Theobaldo de Briis. Concessit etiam hanc elemosinam Martha, soror ejus, cum filiis suis Philippo, Thoma et Hugone, presentibus supradictis testibus. Preterea annuit hoc Bretta, soror ejus, cum viro suo Manasserio et filiis ac filiabus, Lisiardo, Willelmo, Thoma, Petro, Luciana, Odelina, Isabel ; teste : Guidone des Loges ; Gualterio Charbonel ; Drocone de Paris ; Thoma Bevant. Denique pretaxatam elemosinam concessit Floria, soror ejusdem, cum viro suo Therrico et filiabus eorum Eremburg, Petronilla, Richelde ; teste : Symone de Burgo Novo ; Hugone de Chastris ; Therrico, filio Auburc ; Gesberto cordubanario. Pro hac vero elemosina accepit predictus Theonius ex karitate monachorum XXX libras parisienses ; et in presentia mea, fide data, promisit se, cum fratribus suis Hugone et Berardo, prefatam elemosinamguarandire. Ne ergo secuture generationi oblivioni tradatur, litteris presentibus commendari et sigilli mei auctoritate prescriptam elemosinam communiri precepi. Cyrographum vero, quod de hac modiatione, antequam in elemosinam largiretur, habebant inter se monachi et Theonius, amodo evacuatur.


1 Simon de Rochefort a déjà donné, le 10 mars 1177, des lettres de confirmation pour une donation faite par Guerri de Rochefort, no XLVIII ; — Henri de Doleinville figure comme témoin dans trois lettres de Maurice (nos XIX, XXXVII et LVII) ; — Étienne de la Brosse est indiqué comme mort en 1206. L. M.

De libertate domus nostre de Brueriis.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 131, 1. 2, nº 5.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Mauricius, Dei gratia, Parisiensis episcopus, tam posteris quam presentibus notum fieri volumus quod Guarinus, filius Reinaldi de Grangiis, dedit monachis Sarnaii, in perpetuam elemosinam, dominium et justiciam totius teneture Guiardi, filii Johannis carnificis, libere et quiete possidendum, salvo sibi censu suo XVIII denariorum, quos jam dicto Guarino reddent prefati monachi Sarnaii, . Insuper et in presencia nostra fidem dedit, quod anno, quo miles fiet, hanc elemosinam concedet. Concessit hanc elemosinam uxor ejusdem Guarini, Gersendis nomine, et Matildis de Ruol, ad cujus feodum pertinet prescripta tenetura. Plegii vero concessionis faciende, anno quo miles fiet sepedictus Guarinus, sunt hii : Radulfus de Faberiis ; Matildis de Ruol et Hugo filius ejus ; Simon Poleta ; Robertus de Fusci. Hujus rei testes : Bartholomeus, decanus de Sarcleiis ; Willelmus, clericus de Paleisol ; Clemens, presbiter de Brueriis ; Robertus de Repenti ; Henricus de Doleinvilla ; Letoudus Eremberti ; Simon Tibboudi ; Anxellus de Boissi et Willelmus frater ejus ; Guiardus custurerius.

Symonis de Nielfa, de X solidis, ex dono Guidonis fratris ejus.

  • A Original en parchemin scellé1. — Inv., p. 7, I. 4, nº 3.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Simon, dominus Nielfe, notum facio universis quod Guido, frater meus, dedit hospicio pauperum Vallium in perpetuam helemosinam X solidos parisienses, annuatim, , in villa sua de Stagno reddendos. Quod ego et fratres mei concessimus, et presentibus litteris sigillo meo signatis in perpetuum duraturum stabilire curavi.


1 Fragment d'un sceau rond en cire verte, sur lequel on reconnaît très distinctement un écu triangulaire au lion de Neauphle. La présence de ce sceau, différent de celui dont se sert Simon de Neauphle (nº XXV), et de celui qu'emploie un autre Simon de Neauphle en 1206 (nos CXXXIII et suiv.), nous autorise à regarder l'auteur de cette pièce comme le fils de l'un et le père de l'autre. Les frères de Simon sont nommés ici et dans la charte suivante Guido et Gaufridus, tandis que ceux du Simon qui scelle en 1206 sont appelés Gaufridus, Galerannus et Gervasius (nº CXXXIX). A. M.

De pressuragio de Stagno.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 7, I. D, nº 4.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Simon, dominus Nielfe, omnibus presentem cartulam inspecturis vel audituris, notum facio et sigilli mei impressione attestor, aprobo et confirmo quod Guido de Nielfa, frater meus, plenarie quitavit monachis Sarnaii quicquid ei debebant pressuragii apud villam, que dicitur Stagnum. Concessit hoc etiam Gaufridus, frater noster.

De clauso quod dedit pater Petri Magni.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 8, I. D, nº 7.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Matheus, dominus Marleii, universis paginam presentem inspecturis notum esse volo me, pro certo, a personis legitimis que rei veritatem bene noverant, inquisisse Petrum, scilicet Radulphi Magni filium, nichil omnino census habere in clauso vinee, quod pater ejus monachis Sarnaii vendiderat. Quod, ut robustius in posterum perseveret, sigillo meo confirmavi.

Littera de terra de Montlinon, " de grangia de Boillunel et de pluribus aliis.

  • B Vidimus en parchemin — Inv., p. 121, I. 1, nº 3.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Omnibus presentes litteras inspecturis, officialis curie Parisiensis, salutem in Domino : Noveritis quod nos litteras pie recordacionis Mauricii, quondam Parisiensis episcopi, sigillo ipsius sigillatas, inspeximus in hec verba :

Ego Mauricius, Dei gratia, Parisiensis episcopus, notum fieri volumus omnibus, tam presentibus quam futuris, quod Andreas de Urmeia dedit, in presencia nostra, pro salute anime sue et uxoris sue Aeleis atque predecessorum suorum, Deo et monachis sancte Marie de Sarnaio, grangiam de Boillunel, in perpetuam elemosinam ; concedente Johanne de Corbolio, ad cujus feodum locus ille pertinet ; eo tenore liberam et quietam quo eam tenebat, cum terris et pascuis adjunctis et toto nemore ;et clausum de Chesnei ; et, post decessum Gaufridi, arpennum quem idem Gaufridus in eodem clauso possidebat ; et IX arpennos prati apud Roissi ; molituram quoque liberam et quietam habitatoribus grangie de Boillunel, in molendinis suis de Urmeia, post eum quem molentem invenerint ; totam insuper terram suam de Lavarvilla1, si absque liberis decesserit ; et totam censivam omnium vinearum de territorio suo de et pressorium cum tota pressura, exceptis duobus modiis vini, quos habebunt annuatim leprosi de Chesnei. Andreas quoque, nepos predicti Andree, dedit jam dictis monachis XX solidos annuatim, in furno suo de Corbolio ; et domum Roberti de Urmeia, ab omni consuetudine liberam et quietam. Mater quoque ejusdem Andree, dicta Sanctissima, dedit, pro remedio anime filii sui et sue, dimidium pressure pressorii sui et dimidium decime vini apud Maigneium, concessu fratris sui Willelmi Pastie atque viri sui Rerrici et filii sui Rerrici. Robertus eciam de Urmeia dedit predictis monachis VI arpennos vinearum apud Urmeiam, et VI solidos census in arpenno terre, quem tenebat, apud Essoniam, de monachis sancte Marie de Campis Corbolii, per censum XII nummorum. Concessit etiam eis domum suam cum omnibus vasis suis vinariis, ubicumque sint. Has elemosinas, et omnes alias que de cetero in feodo suo fient, concesserunt prefatis monachis quiete possidendas Andreas de Urmeia et Willelmus de Guillervilla, nepos ejus. Recordationi hujus rei interfuit Guido, abbas Sarnaii ; Petrus cellerarius ; Bernardus monachus ; Johannes, nepos sepedicti Andree ; Guinardus de Planeio ; Daniel, capellanus noster ; Reinaldus, Gualfridus de Guiri, Petrus de Campellis, Philippus de Gravia, canonici Parisienses ; Bartholomeus, decanus de Sarcleia ; Andreas de Urmeia ; Gilo Senglarius ; Hugo de Acheiis ; Simon Cadaver ; Adam de Orengi ; Philipus de Ver ; Philipus de Montleignun ; Robertus de Urmeia ; Draco cambitor ; Robertus de Gloriette. Actum in inferiori aula Parisiensi, .

In cujus rei testimonium nos officialis predictus, ad petitionemabbatis et conventus Vallium Sarnaii, dictas litteras episcopi, verbo ad verbum transcriptas, sigillo curie Parisiensis fecimus roborari. Actum .

Chesnei,


1 V. nº CIV.

Johannis de Corbolo, de dono Andree de Ulmeto.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 38, I. B, nº 4.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Johannes de Corbolio notum fieri volo, tam posteris quam presentibus, quod, pro remedio anime mee et uxoris mee Carcassone, necnon predecessorum et filiorum meorum, dedi ecclesie sancte Marie de Sarnaio, in perpetuam elemosinam, XII denarios de censu, quos habebam in domo, quam Willelmus de Firmitate, in perpetuam elemosinam, me concedente, dedit prefate ecclesie de Sarnaio. Preterea concedo et laudo elemosinas omnes quas Andreas de Ulmeto1 prefate ecclesie de Sarnaio dedit in feodo meo. Insuper dedi et concessi jam dicte ecclesie de Sarnaio, in perpetuam elemosinam, quicquid in feodo meo deinceps acquirere poterint monachi de Sarnaio. Hec omnia, ut prescripta sunt, concessit uxor mea Carcassona et filii mei Johannes, Balduinus et Hugo. Testes : Bernardus monachus, Willelmus conversus ; Gaufridus de Viniparereia ; Hugo de Aguernoil ; Hugo de Dravel.


1 Voyez la charte précédente.

Fratres prioratus de Planeto se et domum suam ecclesiæ de Sarnaio submittunt1

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 27, l. M.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Petrus, Dei gratia, Carnotensis episcopus, tam presentibus quam posteris notum fieri volo, quod frater Guinardus et ceteri fratres de Planeto, in presentia nostra constituti, se et domum suam ecclesie de Sarnaco summiserunt atque donaverunt ; hoc videlicet modo ut, cum per decessum fratrum ad numerum duorum redierint, abbas plenam habeat potestatem tam domus quam facultatem ejus, et in arbitrio ejus sit, si voluerit, fratres sui ordinis ibidem instituere et quot voluerit, servata tamen duobus residuis fratribus libertate vivendi in ordine quem modo habent, tam in cibis quam in vestitu et aliis vivendi modis. Antequam autem ad hanc paucitatem fratres devenerint, ipsi dominium domus habebunt ; et non erit abbati potestas bona eorum vendendi, donandi seu alio modo minuendi, aut ordinem mutandi in cibis, in vestitu vel in aliis vivendi modis. Si tamen hoc medio tempore inter eos orta fuerit dissensio, consilio abbatis predicti componetur ; aut si prior decesserit vel cesserit, alius, ejus similiter consilio, substituetur de numero eorumdem fratrum. Item hoc medio tempore prior et fratres, pro necessitatibus suis et ecclesie, de mobilibus vendere poterunt vel donare, de immobilibus nequaquam. Si autem ab hac pactione pars altera aliquando recedere voluerit, in presentia nostra vel successoris nostri lis terminabitur. Ut autem donatio ista nulla, supervenientibus annis, oblivione fulcetur, eam scripto commendari et sigilli nostri auctoritate fecimus communiri. Data .


1 V. nos XXXIII et LII.

De domo Wiardi Corbini.

  • A Original en parchemin scellé2. — Inv., p. 136, l. 2, nº 19.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Petrus, divina dignatione, Carnotensis ecclesie minister humilis, omnibus tam presentibus quam futuris, ad quos littere iste pervenerint, in Domino salutem : Noverit universitas vestra quod Guiardus Corbini et uxor ejus, in presentia nostra constituti, domum quamdam quam habebant in civitate Carnotensi, ad Cuneum-Raherii1, ante puteum, cum virgulto ipsi domui adjacente, abbati et fratribus de Sarnaio, pro remedio anime sue, donaverunt. In cujus rei testimonium prefatam paginam subscribi fecimus, statuentes et sub anathemate prohibentes ne quis predictos fratres super eadem domo in posterum per injuriam molestare presumat. Actum est hoc . Hujus autem rei testes sunt : Willelmus saccentor ; Arenbertus, Robertus, Radulfus, clerici succentoris ; Theobaudus Patras ; Gaufridus Boniot.


1 Le nom du Coin-Rahier ne se trouve que dans les titres des douzième et treizième siècles, et paraît avoir complètement disparu au quatorzième. Le puits, ordinairement appelé puits du chapitre, était situé au coin de la partie méridionale du cloître, non loin de la rue aux Herbes, mais il ne fut construit qu'en 1328 ; ce ne peut donc être de celui-là qu'il est question ici : toutes les probabilités d'ailleurs tendent à établir que le Coin-Rahier était situé dans la rue Percheronne, presque en face de la rue de l'Hôtel-Dieu, à l'endroit occupé depuis par les maisons du chanoine Nicolas de Maison-Maugis, maisons louées le 23 février 1582 par Henri III, qui y fit sa demeure pendant ses fréquents voyages à Chartres. L. M.
2 Sceau ogival en cire jaune, un peu brisé dans sa partie supérieure. L'évêque debout, mitré, crossé et bénissant. Légende : [† Si]gillvm Petri Carnotensis episco[pi]. Cette empreinte a été faite à deux reprises. Contre-sceau, formé d'une pierre antique, représentant un animal accroupi, sertie dans un encadrement circulaire, sur lequel on lit : † S. Petri Carnotensis epicopi (sic). (Gravés.) A. M.

De decima de Balliaco, que vendita fuit domino P. de Marliaco.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 7, l. C, nº 6.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Petrus, divina dignatione, Carnotensis ecclesie minister humilis, omnibus, tam presentibus quam futuris, ad quos littere iste pervenerint presentes, salutem in Domino : Noverit universitas vestra quod, assistens nobis Emelina, uxor Gazonis de Malbussom, decimam quam habebat apud Baalliacum in manu nostra resignavit, concedente et approbante hoc ipsum filio ejus Petro clerico, puero in potestate ipsius existente. Et nos, ad peticionem ipsius, abbati et fratribus de Sarnaio, ob meritum religionis, eam perpetuo possidendam donavimus ; eo nimirum tenore, ut predicta ecclesia semper proprietatis dominium habeat ; filius autem predictus usumfructum, quoad vixerit, possideat : de quo tamen ipsa ecclesia eidem clerico, donec sibi previdere poterit, necessaria providebit ; et si quid extra procurationem pueri superfuerit ecclesie erit. Post modum vero, usufructu integre percepto, ipsi puero de eo ad libitum disponere licebit. Grangiam quoque et pratum, que in eadem villa juxta ecclesiam habebat, prefata Emelina, pro salute anime sue, eidem ecclesie concessit. Ut autem donationes iste, intuitu pietatis facte, contra calumpnias impiorum suo robore subsistant, eas scripti nostri testimonio subnixas predicte ecclesie confirmavimus et sigilli nostri auctoritate munivimus, statuentes et sub anathemate prohibentes, ne qua in posterum ecclesiastica vel secularis persona super his rebus jamdicte ecclesie molestiam inferre presumat. Huic autem donationi interfuerunt : Willelmus succentor ; Gauterius, Pissiacensis archidiaconus ; Gauterius capicerios ; Lambertus presbiter. Actum est hoc .

Compositio inter monachos Vallium Sarnaii et canonicos Pissiacensis eeclesiæ.

  • B Copie. — Déclaration de 1511, fº 168.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Satis composite, tam fugaci existente humana memoria, scripturæ fuit credita factorum executio : Quocirca in hac cartula breviter subnotatur compositio, habita inter monachos de Sarnaio et canonicos Pissiacensis ecclesiæ, super elemosinis, quæ in censivis beatæ Mariæ Pissiacensis habentur, quas prædictorum monachorum contulit conventui Gualterius1, Pissiacensis ecclesiæ canonicus. Orta ergo inter eos controversia, superposito pacis pacto, hoc modo sopita est : Salvi sunt prædictis canonicis census sui et redditus in eisdem elemosinis ; in vineis de Chappet quindecim denarii et obolus ; in vinea de Maruil decima, scilicet de singulis modiis singuli sextarii, sextarius avenæ reddendus , duo nummi, duæ oblatæ, duo cappones. Et ut ejusdem vineæ pressuragium monachis quietum remaneat, unum vini modium canonicis dabunt ; dimidium de cuppa, dimidium de pressorio. In curte quoque domus quam præfatus Gualterius sæpedictis monachis dimisit, quæ videlicet curtis habetur in cimeterio Beatæ Mariæ, omnes consuetudines habebunt canonici. Ut autem pacis hujus convenienciæ tenorem habeant perseverantem, tres solidos censuales annuatim reddent monachi canonicis, , præter omnes redditus enumeratos ; duodecim scilicet denarios super curtem domus, quæ est in atrio ecclesiæ, et II solidos super præfatam vineam de Maruil. Unum insuper hospitem apud Chappet, sex denarios persolventem, de quo inter monachos et canonicos orta est controversia, quietum canonicis dimiserunt. Quod, ut ratum illibatumque permaneat, sigillorum utriusque capituli impressioneet chirographi interpositione confirmatum est. Actum Pissiaci,  ; præsente ex parte monachorum : Guidone, tunc temporis abbate1 ; Petro cellerario ; Sansone monacho ; Hugone monacho ; ex parte canonicorum : Gaufrido, tunc temporis abbate ; magistro Amarrico ; magistro Guillelmo de Villeniis ; magistro Guillelmo de Saumarcheis ; Rogerio presbitero ; Radulpho presbitero ; Guillelmo presbitero de Manlia ; Renoudo canonico ; Durando presbitero de Acheriis.


1 Voyez l'acte de donation de 1174, nº XLIII.
1 Cet abbé, dont il sera souvent question dans ce cartulaire, succéda à Mainier en 1181. Il s'est rendu fameux par la part qu'il prit à la croisade que Simon de Montfort dirigea contre les Albigeois. Ce fut en 1206 que, sous la conduite d'Arnaud, général de l'ordre de Citeaux, il se livra dans le Midi à ces prédications fougueuses dont l'insuccès amena la guerre fatale qui ensanglanta tout le Languedoc. Pour prix de son dévouement à Simon de Montfort, il reçut l'évêché de Carcassonne, et mourut en 1223. Le célèbre historien de la guerre contre les Albigeois, Pierre des Vaux de Cernay, moine de cette abbaye, était le neveu de l'abbé Guy. A. M.

Carta de Provellu, Roberti de Specula et Joscelini fratris ejus.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 84, l. 1, nº 3.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego R[eginaldus]2, Dei gratia, Carnotensis electus, tam posteris quam presentibus notificari volo, quod Robertus, miles de Specula, fraterque ejus Joscelinus concesserunt Deo et monachis de Sarnaio elemosinam quam mater sua Guiburgis de Specula, tempore predecessoris nostri Johannis episcopi, prefatis monachis contulit, liberam et quietam ab omni consuetudine in perpetuum possidendam, Proveirleu scilicet, totamque terram, quam pater et mater eorum ibidem possederunt, decimasque ejusdem loci, terram quoque que dicitur Hasta ; de qua contentione coram nobis facta pacificavimus eos. Pepigerunt insuper prefatus Robertus fraterque suus Joscelinus et, fide data in manu nostra, firmaverunt se dictam elemosinam prefatis monachis guarantire, concedente Egidia, uxore Roberti, et duabus filiabus eorum Isabele et Ascelina. Preterea concesserunt sepedicti fratres Robertus et Joscelinus terram, quam juxta Proveirleu avunculus suus, Adam de Capella1, pretaxatis monachis cum decima de Machigni in elemosinam contulit. Quod, ut firmum illibatumque monachis de Sarnaio perseveret, scripto traditum sigilli nostri impressione communimus. Recordationi hujus rei interfuerunt : Gaufridus decanus ; Richerius cantor ; Willelmus succentor ; Gualterius archidiaconus ; Raherius prepositus ; Henricus de Sancto Dionisio ; Johannes, presbiter de Boienvilla ; Theobaldus, clericus de Sancto Carauno ; Guarinus de Escure ; Hugo de Bercheriis.


2 Renaud de Mouçon fut évêque de Chartres de 1182 à 1217 ; mais pendant les cinq premières années de son épiscopat, il eut un compétiteur nommé Philippe, et il ne porta jusqu'en 1187 que le nom d'élu, electus.
1 V. nos XXXI et XXXI bis.

Carta Guidonis de Cabrosia de alneto.

  • A Original en parchemin scellé1. — Inv., p. 28, l. AA.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego, Guido de Caprosia, dedi Deo ac monachis de Sarnaio alnetum, a stagno eorum usque ad terras Sarnaii, ad extirpandum, in plenario capitulo, presente Philippo, fratre meo, et Amarrico Chalmont et Odone, majore de Meencuria ; concedentibus filiis meis, Milone et Simone. Et, ut hoc ratum habeatur, sigillo meo confirmo.


1 Sceau équestre en cire jaune, de forme ronde, avec cette légende : † Sigillvm Widonis de Caprosia.

De dono nemoris Brullardi et clausi Plastreriarum ecclesiæ de Voto.

  • B Copie. — Déclaration de 1511, fº 166 vº.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Notum sit presentibus et futuris quod ego R[obertus], comes Mellenti, dedi et concessi Deo et ecclesiæ sanctæ Mariæ de Votoin, perpetuam elemosinam, pro salute animæ meæ et prædecessorum meorum et hæredum meorum, terram et nemus Brullardi et clausum Plastreriarum et terram juxta forestam de Vuillebod2. Hanc siquidem donationem concessit Galerannus filius meus3 primogenitus. Testes : Durandus prior Bellomontis, Rogerius de Pratellis, Hugo de Varepunt, Rogerius filius ejus, Joannes de Joe, Hugo de Monteforti, Simon de Grolaio, Thomas de Bernevilla.


2 V. nº XCVI.
3 Galeran, fils de Robert IV, est mentionné pour la première fois en 1183, et il mourut avant son père, en 1190, à la croisade.

De testamento Galterii, presbiteri de Lupicenis.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 63, l. 7, nº 3.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Mauricius, Dei gratia, Parisiensis episcopus, notum fieri volumus universis, quod dominus Galterius, presbiter de Lupicenis, in presentia nostra constitutus, in testamento reliquit medietatem omnium rerum suarum mobilium ecclesie de Sarneio, alteram medietatem locis religiosis reliquit, arbitrio abbatis ejusdem ecclesie et eorum quorum consilia sibi asciverit disponendam ; rerum autem immobilium quas hereditario jure possidet, has ab eodem monasterio de Sarneio jure perpetuo possidendas reliquit ; videlicet, vineam de Aquoso, vineam de Tribus Domibus, vineam de Guerriet, octo sextarios avene perpetui redditus super vineam Aalodi. Si vero, aliquo contradicente, hec dispositio firma aut stabilis esse non potuerit, illi ad quos res ille hereditario jure devenerint prefato monasterio LXta libras parisiensis monete persolvent. Libros quoque scolasticos ecclesie Sarneii, libros vero ecclesiasticos ecclesie sue dimisit. Huic dispositioni, nomine testamenti facte, interfuerunt testes : dominus Guido abbas ; frater Willelmus ; frater Gaufridus, presbiter ; magister Petrus, capellanus noster ; frater Daniel ; frater Girardus de Herivalle ; Nicholaus ; Natalis de Roquencort ; Stephanus de Marolio, presbiteri. Actum apud Sanctum Victorem, in domo episcopali, . Quod, ut ratum et inconcussum permaneat, scripto commendari et sigillo nostro dignum duximus confirmari.

Carta regis Francorum de donationibus Andreæ de Ulmeto.

  • B Copie mod. — Inv., p. 39, l. D. — Déclaration de l'an 1511, fº 146.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

In nomine sanctæ et individuæ Trinitatis, amen. Philippus, Dei gratia, Francorum rex : Noverint universi, præsentes pariter et futuri, quoniam Andreas de Ulmeto ecclesiæ beatæ Mariæ de Valle Sarnaii in elemosinam dedit grangiam de Boillonnello et quicquid ibidem habebat, tam in bosco quam in plano, et pascua et boscum quæ fuerunt Theobaldi Canis, et totum id quod emit a Jocelino, et totam terram de Lavarvilla, et omnia quæ emit apud Fontenetum, tam in terris quam in pratis, præter illud quod dedit Philippo de Ber1 ; et terram de Monteboscheti, et clausum suum de Chesneto, et pressorium et censivam totius illius territorii ; et novem arpennos pratorum apud Roissiacum ; et molendinum fullericum apud Ulmetum, et in mollendinis de Ulmeto molituram eorum liberam ad grangiam de Boillonnello ; et domum suam, sitam apud Corbolium, in claustro Sancti Exuperii. Præterea, cum Andræas, nepos ejus, præfatæ dedisset ecclesiæ, in obitu suo, viginti solidos de redditu percipiendos annuatim in furno suo de Corbolio ; et, cum Robertus, homo de corpore memorati Andrææ de Ulmeto, dedisset sepedictæ ecclesiæ, in elemosinam, domum suam de Corbolio, liberam ab omni consuetudine, et vineas, et vasa sua vinaria, et sex solidos de censu, quos tenebat a monachis Beatæ Mariæ de Campis ad duodecim denarios de censu, ita dico, si eum sine herede mori contingeret, idem Andræas de Ulmeto hæc omnia benigne laudavit et concessit. Nos vero dictæ elemosinæ manum nostram apponentes, hæc omnia intuitu Dei concedimus, salvo alieno jure, et observanda manu capimus ; et ut perpetuam obtineantstabilitatem, præsentem paginam sigilli nostri auctoritate ac regii nominis caractere subter annotato præcipimus confirmari. Actum apud Fontem-Blaaudi,  ; astantibus in palatio nostro quorum nomina supposita sunt et signa. Signum comitis Theobaldi dapiferi nostri. Signum Guidonis buticularii. Signum Mathei camerarii. Signum Radulphi constabularii. Data per manum Hugonis cancellarii.


1 V. nº LXI.

Comitis Drocensis, de uno modio bladi apud Rupem Fortem.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 134, l. 1, nº 7.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Robertus, comes, dominus Drocarum1, cartam presentem annotari feci, qua videlicet tam presentibus quam futuris notum fieri volo quod, assensu et voluntate uxoris mee Yolendis2, ecclesie beate Marie de Vallibus et monachis ibidem degentibus et Deo servientibus, in perpetuam elemosinam, dedi annuatim in redditibus I modium annone in campiparte Rupis Fortis3. Si autem, aliqua de causa vel ex aliquodefectu, contigerit quod ad persolvendum illum modium annone tota illa campipars sufficere non possit, quod exinde deficiet in campiparte Bertecurtis perficietur et ad mensuram Rupis Fortis. Dedi etiam prefati loci monachis alium modium annone apud Bertecurtem, ad mensuram ejusdem loci ; utrumque scilicet modium persolvendum, cum requirentur, . Ut autem donatio ista stabilis perseveret et in posterum cassari non possit, ego et Yolendis, uxor mea, presenti scripto et sigillorum nostrorum1 patrociniis eam confirmavimus. Testes hujus rei extiterunt : Gascio de Torota ; Raherius de Musi ; Odo de Vallegrignosa.


1 Robert II, fils aîné de Robert Ier, lui succéda dans la seigneurie de Dreux en 1184 et mourut le 20 décembre 1218.
2 Yolande, fille de Raoul Ier, sire de Coucy, mariée à Robert II en 1184 et morte le 18 mars 1224.
3 L'ancien comté de Rochefort en Yveline et la châtellenie de Bretheucourt qui en dépendait étaient passés dans la maison de Montfort par le second mariage d'Amaury IV avec Agnès, fille d'Anseau de Garlande. Le célèbre Simon IV prenait le titre de seigneur de Rochefort et possédait aussi Bretheucourt. Dans la suite, cette terre fut donnée ou échut en partage à Guy de Montfort, son frère, auquel il donna plus tard celle de Castres en Albigeois : Guy fut la tige des seigneurs de Bretheucourt, de Castres et des comtes de Squilace en Italie. Mais Robert Ier de Dreux avait eu pour première femme cette même Agnès de Garlande, veuve d'Amaury IV, morte en 1145 ; et c'est par suite de cette union, dont il ne resta pourtant pas d'enfants, que Robert II avait conservé quelque droit sur les terres de Rochefort et de Bretheucourt. A. M.
1 Les deux sceaux manquent. Un hasard heureux nous a fait découvrir, parmi des sceaux détachés, celui de Yolande, dont la queue de parchemin coupée par le haut s'adapte parfaitement au fragment resté dans la coupure de la charte originale. Il est de cire jaune, de forme ogivale et de grande dimension. Il représente une dame, tête nue, les deux mains posées sur la poitrine, avec cette légende : † [S]IGILL. YOLES. COMITI[SSE DOM]INE DROCAR. ET BRANE. Le contre-sceau rond offre un écu triangulaire, échiqueté et bordé ; la légende bien conservée est ainsi conçue : † CONFIRMA HOC DEVS. C'est le contre-sceau habituel de Robert II : Yolande portait fascé de vair et de gueules de six pièces. A. M.

Chirographum de possessionibus nostris apud Sanctum Nonnum.

  • A Original en parchemin. — Inv. p. 32, l. 1, nº 10.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Herveus, Majoris Monasterii humilis magister, et Guido, abbas de Sarnaio, notum fieri volumus, tam presentibus quam futuris, nos amicabiliter transegisse de causa, que inter nos vertebatur super terra, in parrochia Sancti Nonni sita, quam Galterius2, canonicus Pinsiacensis, monachis de Sarnaio dederat in elemosinam. Forma transactionis talis est : predicta terra monachorum de Sarnaio erit ; ipsi vero unum modiumad mensuram de Villaperor, de meliori hibernagio post sementem, quod fuerit in propria grangia eorum, que in parrochia Sancti Nonni sita est, monachis de Villaperor annuatim reddent ; omnis decima et omnis campipars quam in eadem terra sive alibi utriusque monasterii monachi communiter possident, ad communem grangiam ducetur et ibi triturabitur, et tam decime quam campipartis due partes, postquam presbiter de communi acceperit mestivam suam, in proprietatem monachorum Majoris Monasterii cedent ; tercia pars monachorum de Sarnaio erit ; omnia etiam stramina et forragia excussa monachorum de Sarnaio erunt1. Sciendum quoque est quod, sive ob terre sterilitatem, sive tempestatis, vel alicujus eventum infortunii, sementem vel omnes fruges in illis regionibus, quod absit, contigerit deficere, non minus monachi de Sarnaio predictam modii pensionem monachis de Villaperor tenebuntur annuatim reddere. In reparatione communis grangie monachi Majoris Monasterii duas partes, monachi de Sarnaio terciam ponent. Facta est autem transactio ista communi assensu fratrum nostrorum, communicato consilio cum discretis et sapientibus viris, et a judicibus, quibus a domino papa causa commissa erat, approbata et confirmata. Nos etiam, ut transactio ista valeat in perpetuum, paginam istam sigillis nostris muniri et apposito cyrographo fecimus roborari. Actum publice in aula episcopi Carnotensis,  ; presentibus istis : Gaufredo, decano Carnotensis ecclesie ; Raherio preposito ; Bernardo, priore Majoris Monasterii : Willelmo, priore sancti Martini Carnotensis ; Willelmo de Corsot. Terminus autem predicte pensionis reddende est .


2 V. nos XLIII et LXVI.
1 Dans la ratification de cet accord par les arbitres (voyez l'acte suivant), on lit ici cette phrase de plus : grana cujuscumque generis secundum dictam rationem dividentur.

Cirographum de granchia communi de Sancto Nunno.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 33, l. 1, nº 11.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Stephanus, Dei gratia, sancti Petri Carnotensis humilis minister et Richerius, Carnotensis ecclesie precentor, universitati fidelium salutem in Domino : Noverit universitas vestra quatenus causam que inter monachos Majoris Monasterii et monachos de Sarnei, super terram, in parrochia Sancti Nonni sitam, quam Galterius, canonicus Pinsiacensis, predictis monachis de Sarneio dederat in elemosinam, emerserat, dominus papa nobis commisit pace vel judicio terminandam. Nos autem inter ejusdem professionis viros paci reformande operam dantes, tandem, Deo volente, inter utrumque monasterium pacem reformavimus hoc modo : supradicta terra monachorum de Sarneio erit ; ipsi vero unum, etc. 1 Actum est hoc , in aula episcopi Carnotensis ; presente : Gaufredo, ejusdem ecclesie decano ; Raherio preposito ; Herveo, abbate Majoris Monasterii ; Guidone, abbate de Sarneio ; Bernardo, priore Majoris Monasterii ; Fulberto, priore de Brolio ; Willelmo, priore sancti Martini de Valle ; Rotgerio, priore de Villaperor ; Willelmo de Corsot ; Gaufredo et Symone monachis de Sarneio et aliis multis. Quod ut ratum permaneat, hanc paginam sigillis nostris muniri et apposito cyrographo fecimus corroborari. Terminus autem pensionis reddende est . ».


1 (Vide litteras prœcedentes).

Carta Ricardi de Vernone de libertate terre de Sarnaio.

  • A Original en parchemin scellé.2 — Inv., p. 71, l. 1, nº 1.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Sciant presentes et futuri quod ego, Ricardus de Vernone1, pro Dei amore et antecessorum meorum et mea salute, monachis sancte Marie de Sarnaio, in perpetuam elemosinam, dedi plenariam libertatem in omni terra mea vendendi et emendi et transeundi, per terram et per aquam, quecumque usui eorum proprio fuerint necessaria ; et in omnibus nemoribus meis, clamato pasnagio, porcorum suorum libertatem. Preterea dedi eis VII barilz de vino, quos michi de modiatione debebant ; scilicet I modium in vinea que fuit Durandi pretoris in Perrosel, et in vinea de Angulo baril, et dimidium ad Pointel, et in planta de Loisdart X poz, et in clauso de HurelXI poz. Hugone, decano de Vernone ; Willelmo de Goi ; Matheo de Crevecor, dapifero ; Willelmo de Porta ; Roberto, fratre suo ; Radulfo de Oriol, et pluribus aliis testibus.


1 Richard de Vernon succéda, en 1160, à Guillaume, son père. En 1195, Philippe-Auguste, l'an dix-septième de son règne, donna, en échange de Vernon et de Longueville, à ce même Richard et à son fils, qui portait le même nom, Montem-Meliandi, Plailiacum, Govilz, Auvers, Robervallem, ses droits apud Lovras et 15 l. 15 s. de rente sur la prévôté de Pontoise (D. Martène, Ampl. coll., t. I, c. 1008). Un autre acte de la même année nous apprend que les deux Richard cédèrent Vernon et Longueville à Philippe-Auguste en échange de 80 livres de rente, équivalant sans doute au revenu des terres et seigneuries que nous venons de nommer. L'acte original et scellé de cet échange est conservé au Trésor des chartes (Vernon, nº I, cart. T, 216) ; il a été imprimé dans les Historiens de France, t. XVII, p. 43. (V. le Cartulaire Normand, publié par M. L. Delisle, nos XXXIII et XXXIV, p. 9.) — On ne sait précisément à quelle époque mourut Richard de Vernon père, mais il est certain qu'il fut enterré dans l'abbaye des Vaux de Cernay. A. M.
2 Sceau équestre en cire jaune. Cavalier casqué, l'épée haute, tenant du bras gauche un écu dont on ne distingue plus les armoiries. Légende : † Sigillvm Ricabdi de V[ernone]. Ces armoiries étaient de..... au sautoir de....... C'est ainsi du moins que nous les retrouvons sur le sceau équestre et sur le contre-sceau pendant à une charte donnée en 1254 à l'abbaye d'Hérivaux par Guillaume de Vernon, châtelain de Mont-Meillant, fils de Jean de Vernon, aussi châtelain de Mont-Meillant, qui donna une charte à la même abbaye en 1228. Jean nous parait être le fils du dernier Richard de Vernon. A. M.

De rebus abbatiæ Vallium Sarnaii apud Vernonem.

  • B Copie. — Déclaration de 1511, fº 288 vº.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Sciant præsentes et futuri quod ego Ricardus, dominus de Vernone, pro salute animæ meæ et antecessorum meorum, monachis beatæ Mariæ de Sarnaio in perpetuam elemosinam dedi domum meam sitam intra muros Vernonenses, liberam ab omni censu et omni alia exactione terrena ; et etiam præfatis monachis et hominibus eorum subditis, super terram eorum manentibus, dedi usuarium suum in omnibus nemoribus meis1, videlicet nemus mortuum ad comburendum et carbones faciendum, et vivum ad ædificia ; pasnagium quoque porcorum suorum, pastionem animalium atque pecorum suorum. Et etiam eisdem monachis et dictis hominibus eorum subditis dedi plenariam libertatem in omni terra mea vendendi res suas, et emendi alienas, et transeundi per terram et per aquam, quæcumque usui eorum fuerint necessaria, cum quadrigis, equitibus, harnesiis et omnibus aliis suis rebus, sine transverso et pedagio ; nec propter hoc in foris et nundinibus meis in omni terra mea tenebuntur michi solvere nec hæredibus meis stallagium, minagium, pedagium, coustumam nec aliam quamcumque reddibitionem. Præterea cum quæstio verteretur inter dictos monachos ex una parte et capitulumet canonicos beatæ Mariæ Vernonensis ex altera, super decimis vinearum quas possident dicti monachi infra metas parrochiæ dictorum canonicorum, videlicet vineæ masuræ suæ, vineæ Guillermi Regis, vineæ de Genestat, vineæ Magistri, vineæ Præpositi, vineæ de Taquet, vineæ Renardi, vineæ de Erable, vineæ Caillouel, vineæ masuræ Radulphi de Crevecuer, vineæ Estrangletruye, vineæ de Coueillart, vineæ de Loisdart, vineæ Huberti Godart, vineæ clausi Hurel, vineæ de Perosel, vineæ domini Hugonis, vineæ de Doariis, tandem sopita est in hunc modum : quod prædicti monachi de Sarnaio liberi remanserunt ab solutione prædictarum decimarum. Ego Ricardus de Vernone prædictus, pro pace reformanda inter dictas ecclesias, et in recompensationem prædictarum decimarum, dedi prædictis canonicis de Vernone decimas omnium vinearum mearum ubicumque existentium. Et ut stabile permaneat, præsentem cartam sigilli mei munimine roboravi. Actum in domo Yvonis de Crevecor.


1 En 1182, le 3 des ides d'avril, Richard de Vernon confirma les concessions que Mathieu, son aïeul, avait faites aux moines de Thiron ; quatre ans après, il confirma également aux chanoines de la collégiale la donation de la quatrième partie de la forêt, et leur permit en outre de prendre dans le reste, ainsi que ses vassaux et les chevaliers qui gardaient son château, tout ce qui serait nécessaire à leurs besoins. (Ch. de confirmation, tirée du cartulaire du monastère de Lire, en Normandie.) A. M.

De rebus abbatiæ Vallium Sarnaii apud Vernonem.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 74, l. 4.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego, Ricardus, dominus de Vernone, notum facio universis quod, pro Dei amore et antecessorum meorum et mea salute, monachis [Vallium Sarnaii, in puram] elemosinam, dedi domum meam, prout se comportat in longitudine et latitudine, sitam intra muros Vernonis, contiguam [ex una parte vico porte] Medunte, et ex alia vico qui dicitur au Harenc, et ex alia vico de Gloriette, liberam ab omni censu et exactione terrena ; [et etiam dedi eisdem] monachis et hominibus eorum subditis usuarium suum in omnibus nemoribus meis, sicut canonici Nostre Domine de Vernone habent, videlicet [lignum] mortuum ad comburendum et carbones faciendum, et vivum ad edificia ; panagium quoque porcorum suorum, pastionem atque pecorum suorum. [Preterea eisdem] monachis et eorum hominibus subditis dedi plenariam libertatem, in omni terra mea, portandi et transeundi, per terram et aquam, omnia bona sua cum quadrigis, equitibus et omnibus suis aliis rebus, sine transverso et pedagio ; et etiam vendendi res suas et emendi alienas in foris et nundinibus meis, in omni terra mea ; nec propter hoc tenebuntur michi solvere nec heredibus meis stallagium, minagium, coustumam, nec aliam quamcumque redibicionem. Huic autem operi Hugo, decanus de Vernone ; Guiardus, Vernonensis canonicus ; Guillelmus de Goy ; Matheus de Crevecor, dappifer ; Johannes de Sancto Carauno ; Ivo de Crevecor ; Rogerius de Porta ; Ricardus de Florio ; Hugo de Fresne ; magister Willelmus de Porta ; Robertus, frater suus ; Radulfus de Oriol et Girelmus, filius Anserii, testes affuerunt. Actum Vernone, in domo Yvonis de Crevecor1.


1 Cette charte a été évidemment fabriquée au quinzième siècle, et l'on y a intercalé les tenants et aboutissants de la maison, qui se trouvent être exactement les mêmes que ceux mentionnés dans la déclaration de 1511. (Voir le Dict. géogr. au mot Vernon). Cette pièce a certainement été faite à l'aide de l'original, perdu ou supprimé depuis, dont nous avons donné précédemment le texte d'après la Déclaration.

Carta Willelmi de Horrevilla de XL solidis carnotensibus in prepositura de Galardone et uno modio annone in decima de Othonvilla.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 138, l. 3, nº 18.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Raginaldus, Dei gratia, Carnotensis electus, omnibus ad quos littere iste pervenerint, in Domino salutem : Cum religiosorum quieti et indempnitati pro posse nostro nos con[veniat] pia sollicitudine providere, et supremas decedentium voluntates etiam positivi juris institutio debita jubeat stabilitate gaudere, presentibus litteris volumus memorie commendari, quod Willelmus de Horrevilla, agens in extremis, dilectum filium nostrum Goslenum, Vindocinensem archidiaconum, et Raginaldum, fratres suos, in extrema voluntate testamenti sui procuratores instituit, precipiens, ad eorum arbitrium et dispositionem, monachis beate Marie de Sarnaio, apud quos sepeliri disponebat, in remissione peccatorum suorum, aliquid in perpetuam elemosinam in suis redditibus assignari. Igitur cum prenominatus Willelmus, cujus anima requiescat in pace, presentis vite diem clausisset extremum, et secundum quod desideraverat, inter religiosos, in cimiterio beate Marie de Sarnaio, fuisset humatus, prenominati Goslenus et Raginaldus, accedentes ad altare, presentibus monachis, eis de redditibus pretaxati Willelmi, in perpetuam elemosiuam, XL solidos carnotensium annuatim, in prepositura de Galardone, percipiendos assignarunt, per librum altari superpositum investituram donationis hujus monachis facientes. Hec ita facta fuisse prenominati Goslenus et Raginaldus, apud Josaphat, in nostra presentia constituti, pluribus religiosis et prudentibus viris astantibus, confessi sunt ; quorum dictis et facto Ermengardis uxor presignificati Willelmi, cum liberis suis Raginaldo scilicet et Matildi, in nostra presentia constituta, pie et liberaliter assentiens, abbatem de Sarneio, qui presens aderat, per baculum, predictis liberis suis concedentibus, de libera et quieta eorumdem XL solidorum perceptione perpetua investivit, domino Galerando de Galardone, ad cujus feodum predictorum XL solidorum redditus pertinebat, presente et hec omnia benigne et liberaliter concedente. Goslenus preterea, Vindocinensis archidiaconus, presignificatis monachis in decima de Othunvilla1, quam ipse, a predicto Willelmo fratre suo, pro LX marcis argenti habebat pignori obligatam, pro anima predicti fratris sui Willelmi, et assensu Raginaldi fratris sui, donavit annone modium unum annuatim percipiendum, quousque predictus frater ejus, Raginaldus scilicet, vel alius Reginaldi vel defuncti Willelmi successor, eam ab eodem Gosleno vel ab eo cui idem Goslenus decimam illam legaverit, LX marcarum argenti solutione redemisset, Gosleno vel eo cui idem Goslenus decimam illam legaverit, quinquaginta marcas sibi retinente et predictis monachis X marcas persolvente. Raginaldus etiam de Horrevilla, pro anima pretaxati fratris sui Willelmi, eisdem monachis, in perpetuam elemosinam, decimam de duabus bovatis terre quas habent Hospitalarii apud Ansonvillam donavit, Beatrice uxore sua et filiis ejus Willelmo et Raginaldo concedentibus. Set et Raginaldus Cholet, pro anima ejusdem Willelmi de Horrevilla, sepedictis monachis donavit, in perpetuam elemosinam, V solidos censuales et dimidium, annuatim in claustro beate Marie percipiendos, de domo quidem domini Hugonis de Galardone, Carnotensis ecclesie canonici, IIII solidos, et de domo domini Hugonis de Sancto Leobino, XVIII denarios. Quam fratris sui donationem Rambertus Cholet, ad cujus feodum census ille pertinebat, concessit. Hec omnia, ut inconcussa et illibata permaneant, impressione sigilli nostri presentem jussimus paginam communiri.  ; hiis presentibus : Willelmo succentore ; Ugone, Carnotensi archidiacono ; magistro Petro, Drocensi archidiacono ; magistro Willelmo, Carnotensi canonico et presbitero ; domino Hugone de Castello Novo ; Roberto de Galardone, Pontiniacensi monacho ; Gaufrido de Ver.


1 En 1225, le même Gosselin, alors chantre de l'église de Chartres, donne au prieuré d'Ouarville, membre de Saint-Jean en Valée près Chartres, minutam decimam Othunville et Ansonville, quam de jure hereditario possidebat. L. M.

Carta Philippi, regis Francorum, de libertate rerum abbatiæ.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 26, l. D.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

In nomine sancte et individue Trinitatis, amen. Philippus, Dei gratia, Francorum rex : Noverint universi, presentes pariter et futuri, quoniam, ob anime nostre et anime patris nostri remedium, concessimus in perpetuum monacis de Sarnaco, ut de bladis et vinis suis, que labore suo de suis terris et vineis provenisse per legittimos testes constiterit, nullam nobis per terram et aquam nostram donent consuetudinem, quocumque illa duxerint. Quod ut ratum et inconvulsum perpetuo maneat, presentem cartam sigilli nostri auctoritate et regii nominis karactere inferius annotato communimus. Actum apud Sanctum Germanum> in Loya,  ; astantibus in palatio nostro, quorum nomina supposita sunt et signa : S. comitis Theobaldi dapiferi nostri. S. Guidonis buticularii. S. Mathei camerarii. S. Radulfi constabularii. Data vacante (monogramma) cancellaria.

Theobaldus, comes Blesensis, dat quadraginta solidos, annis singulis e censu suo de Castelleto reddendos.

  • B Copie. — Déclaration de 1511 ; fº 187.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Theobaldus, comes Blesensis, Franciæ senescallus, omnibus, tam futuris quam presentibus, notum facio quod, pro remedio animæ meæ et animarum patris mei et matris meæ, amore Dei et caritatis intuitu, abbatiæ de Sarnaiaco et monachis ibidem Deo servientibus dedi in perpetuum et concessi quadraginta solidos in censu meo de Castelleto, singulis annis reddendos , laudante et concedente Adelicia comitissa, et filiis meis Theobaldo1, Ludovico, Philippo, et filiabus Margarita, Isabella2 ; et quicumque censum prædictum recipiet eos sine dilatione solvet. Quod, ut ratum semper maneat nec oblivione deleri possit aut a posteris infirmari, literis commendo et sigilli mei impressione confirmo. Hujus rei testes sunt : Lambertus Saccus ; Robertus de Carnoto ; Gaufridus de Bero ; Bartholomæus de Roia ; Nicolaus marescallus; Sanctio Bellelus ; Raginaldus Crispini3 ; Fulco ;Odo, decanus. Actum Carnoti, . Datum vacante cancellaria.


1 Le P. Anselme (tome II, page 845) dit que Thibaut mourut peu de temps après l'an 1182.
2 Le P. Anselme en citant Isabelle parmi les enfants de Thibaut, comte de Blois, la nomme Élisabeth, et dit qu'elle épousa Sulpice, seigneur d'Amboise.
3 Ce Renaud Crespin appartenait à une famille illustre de Chartres. Vers l'année 1180, étant sur le point de partir pour Jérusalem, il donna à la léproserie du Grand-Beaulieu, du consentement de sa femme Gillette, un des étaux qu'il possédait dans la rue de Bourc à Chartres. Plus tard, en 1196, nous le retrouvons maréchal de Louis, successeur du comte Thibaut (v. nº CVII). L. M.

Carta regis Francie de Aquilina1

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 27, l. O.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

In nomine sancte et individue Trinitatis, amen. Philippus, Dei gratia, Francorum rex : Noverint universi, presentes pariter et futuri, quoniam silvam nostram Aquilinam Deo et monachis abbatie Sarnaci ad usus suos concedimus, a patre nostro rege Ludovico similiter eis concessam, vivum scilicet nemus ad edificia abbatie et mortuum ad comburendum ; pasnagium quoque porcorum suorum ; pastionem etiam jumentorum et pecorum suorum, excepto quod porci non intrent forestam a . Hanc igitur ecclesiam et universa que possidet et quecumque deinceps ei data fuerint in protectione et tuitione nostra suscipimus, et quantum ad regiam pertinet magestatem auctoritate nostra im perpetuum confirmamus. Quod, ut in posterum ratum et inconcussum permaneat, presentem paginam sigilli nostri auctoritate ac regii nominis karactere inferius annotato precepimus confirmari. Actum apud Fontem-Blaaldi,  ; astantibus in palatio nostro quorum nomina supposita sunt et signa : S. comitis Theobaldi dapiferi nostri. S. Guidonis buticularii. S. Mathei camerarii. S. Radulphi constabularii. Data vacante (1) cancellaria.


1 Voyez les lettres de Louis le Jeune, de l'an 1142, nº III.

1 monogramma

De dono Mathildis de Pissiaco.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 63, l. 1, nº 2.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

In nomine sanctæ et individue Trinitatis, amen. Philippus, Dei gratia, Francorum rex : Notum facimus universis, presentibus pariter et futuris, quod Mathildis, quondam uxor Simonis de Pissiaco, fratribus de Sarnaio, assensu Simonis filii sui, in perpetuum donavit terras quas habebat apud Atheias, que vocantur terre Regine, salvo jure alieno. Sacerdos autem de Ablum singulis annis habebit ad mensuram parisiensem decem et octo sextarios frumenti in granchia de Athiis. Nos autem donationem illam ratam et firmam habentes ipsam confirmamus, et sigilli nostri auctoritate ac regii nominis karactere muniri jussimus. Actum Parisius, in palacio nostro,  ; astantibus in palacio nostro quorum nomina supposita sunt et signa S. comitis Theobaldi dapiferi nostri. S. Guidonis buticularii. S. Mathei camerarii. S. Radulphi constabularii. Data vacante (1) cancellaria.


1 monogramma

Robertus, comes Leicestriæ, liberam molturam in molendinis suis de Pasci concedit.

  • B Copie3. — Déclaration, fº 271 vº.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Universis sanctæ matris ecclesiæ filiis, præsentibus et futuris, Robertus, comes Leigrecestriæ1, salutem : Noverit universitas vestrame, pro animabus patris et matris meæ et antecessorum meorum, et pro salute animæ meæ et pro sponsæ meæ et liberorum meorum, dedisse et concessisse, et hac carta mea confirmasse Deo et sanctæ Mariæ de Sarnaio et monachis, ibidem Deo servientibus, suam liberam moltam in molendinis meis de Pasci1, per medietatem moltura reddenda, scilicet ad proprios usus suæ granciæ de Premont competenter, salva molta de Pasci. Et istud dono et confirmo in liberam et puram et perpetuam elemosinam, sicut prædictum est, libere et quiete ab omni sæculari servicio de me et meis hæredibus tenendum ; ita quod pro datione duntaxat de molta sua non vexentur neque prolongentur. His testibus : Cotard de Britol Petronilla (sic)2, Joanne Constabulario ; Joanne de Chambine ; Guillelmo Brustesaut ; magistro Hugone ; magistro Guillelmo ; Ricardo de Colingbina, et multis aliis.


1 Robert III, dit aux Blanches-Mains, était petit-fils de Robert de Beaumont-le-Roger, comte de Meulan, mort en 1118, auquel Guillaume le Conquérant avait donné le comté de Leycester. Il était fils de Robert II, dit le Bossu, et d'Amicie. Il succéda dès 1152 à son père, qui avait à cette époque embrassé la vie monastique, et il mourut en Crète l'an 1190. De son mariage avec Pétronille ou Péronnelle, fille de Hugues de Grandmesnil, il eut cinq enfants, savoir : Robert IV, comte de Leycester, mort sans postérité l'an 1204, et dit fils de Péronnelle ; Guillaume le Lépreux ; Roger, évêque de Saint-André en Écosse ; Amicie, mariée vers 1165 à Simon, comte d'Evreux, héritière de son frère Robert dans le comté de Leycester, qu'elle laissa à son fils le célèbre Simon IV de Montfort ; enfin Marguerite, femme de Sohier de Quenci. A. M.
1 Le château et la châtellenie de Pacy-sur-Eure furent cédés à Philippe-Auguste, en 1195, par Robert IV, comte de Leycester. Pacy et Breteuil, dont il est question à la fin de cette charte, étaient échus à Robert le Bossu, comte de Leycester, comme héritier en partie des biens de Guillaume de Breteuil, mort en 1102, par suite de son mariage avec la fille de ce seigneur. (V. le Cartulaire normand, publié par M. Léopold Delisle, nº VII, notes 1 et 2.) A. M.
2 C'est évidemment la comtesse Pétronille, femme de Robert de Leycester. Cette dame figure quelquefois au nombre des témoins dans les chartes données par son mari : nous citerons par exemple une donation faite par Robert à la léproserie du Grand-Beaulieu, où l'on voit : His testibus : Petronilla comitissa, Roberto de Britoil, filio meo..... Le copiste de la Déclaration de 1511 a mal lu et mal copié ce passage. L. M.
3 Cette copie avait été faite sur un vidimus, comme on le voit par les termes de la déclaration : « Collation faicte de cette présente copie, qui a été extraicte d'un vidimus soubz le scel de la prévosté de Vernon par Jehan Le Bos, tabellion dudit Vernon, datté de l'an mil trois cent quatre-vingt-sept, le vingt-unième décembre, par nous notaires soubzcritps. » Signé : Dupré et Davy.

Rex Francie ballivis suis, " de custodia et protectione abbatiæ.

  • A Original en parchemin1 — Inv., p. 26, l. F.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Philippus, Dei gratia, Francorum rex, prepositis et ballivis suis omnibus, ad quos littere presentes pervenerint, salutem : Quamvis universos qui de ordine Cisterciensi sunt, quodam speciali privilegio, pre ceteris qui religionis habitum assumpserunt, fovere debeamus, inter eos tamen quosdam familiarius diligentes, precipimus vobis universis et singulis, quatinus abbatem de Sarneio, virum religiosum, dilectum et familiarem nostrum, et monachos et fratres ejusdem loci, cum universis rebus ad monasterium pertinentibus, in nostra custodia et protectione susceptis, in pace et quiete liberatos ab incursu malignantium manere faciatis. Hoc autem dicimus de rebus que in nostro dominio constitute sunt. Si quis vero de rebus fratrum predicti monasterii, in potestatibus vestris constitutus, aliquid sine clamore ceperit, tantum de rebus malefactoris capiatis ex precepto nostro, quod res eisdem sine mora restituatur et forefactum emendetur. Si quis autem de baronibus nostris vel aliquis de terris eorum aliquid injurie jamdictis fratribus vel rebus eorum inferre presumpserit, volumus ut ipsi vel eorum justiciarii super emendatione injurie vel forefacti quantocius conveniantur, et ut eisdem res que ablate sunt restituantur, et forefactum emendetur. Attendentes quod, si quis vestrum, quod non credimus, precepti nostri transgressor extiterit, tociens nobis centum solidos parisienses pro emendatione dabit, quotiens ab hujus precepti exequtione ab abbate vel fratribus predictis requisitus defecerit. Quod, ut perpetuum robur obtineat, sigillo nostro confirmamus. Actum Parisius, .


1 Le roi Philippe le Bel a donné un vidimus de cet acte, avec confirmation, en mars 1293. (Voyez plus loin à cette date.)

Quitancia in transitu de Mesoniis per aquam et per Meduntam.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 27, l. N.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Gacho de Pissiaco omnibus notum fieri volo, tam futuris quam presentibus, quod, de assensu Roberti, Almarrici et Galteri fratrum meorum1, pro salute anime mee et omnium predecessorum meorum, dedi et in perpetuam elemosinam concessi ecclesie sancte Marie de Sarneio transitum de Mesoniis de omnibus rebus ad ecclesiam ipsam pertinentibus, ab omni redditu et consuetudine liberum et quietum. Robertus quoque frater meus, pro anime sue salute, eamdem libertatem jam dicte ecclesie, in transitu de Medonta ad se pertinente, et per totam terram suam, misericorditer contulit et in perpetuam similiter elemosinam concessit. Quod ut ratum et inconcussum permaneat, presentem cartam conscribi et sigillorum nostrorum munimine fecimus roborari. Actum publice, .


1 En 1192, Robert et Amaury de Poissy confirment la donation faite par leur frère Gautier, à son lit de mort, domui de Belomer dexx solidis super reditum de portu Mansionum persolvendis annis singulis ad Pascha ; confirmation renouvelée le 28 mars 1207 par Robert de Poissy seul. L. M.

Philippus II, rex Francorum, dat quatuor arpenta vinearum Balneolis sita.

  • B Copie3 en parchemin — Inv.p. 135, l. 1, nº 22.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

In nomine sancte et individue Trinitatis, amen. Philippus, Dei gratia, Francorum rex : Noverint universi, presentes pariter et futuri, quod monachis beate Marie de Valle Sarnaii, intuitu Dei et ob remediumanime nostre et uxoris nostre Elisabeth1, regine bone recordacionis, et pro anima patris nostri venerande memorie regis Ludovici et predecessorum nostrorum, dedimus in elemosinam quatuor arpennos vinearum sitos apud Balneolos, qui scilicet contigui sunt vineis illis in quibus cum Adam de Castro Forti participare solebamus. Prefatos itaque quatuor arpennos vinearum eis dedimus, in ea libertate in qua eos tenebamus, et tenendos in perpetuum, salvo alieno jure, concessimus ; et precepimus ut et torcular nostrum et cuppas et alia instrumenta habeant, que necessaria erunt ad promendam vindemiam vinearum illarum. Quod ut in perpetuum ratum illibatumque permaneat, presentem paginam sigilli nostri auctoritate ac regii nominis caractere subtus annotato precepimus confirmari. Actum apud Drocas,  ; astantibus in palacio nostro quorum nomina supposita sunt et signa. † comitis Theobaldi, dapiferi nostri. † Guidonis buticularii. † Mathei camerarii. † Radulphi constabularii. Data vacante (1) cancellaria.


1 Élisabeth ou Isabelle de Hainaut, première femme de Philippe-Auguste, était morte le 15 mars 1190.
2 Ce millésime est tronqué ; le copiste aura oublié un X, car la onzième année du règne de Philippe-Auguste correspond à l'an 1190. D'ailleurs, l'époque de la mort de la reine Élisabeth ne laisse aucune incertitude, et limite la date de la charte entre le 15 mars 1190 et le 4 juillet suivant, jour où Philippe-Auguste partit de Vezelai pour la terre sainte. Thibaut, comte de Blois, qui figure au nombre des témoins comme sénéchal de France, mourut au siège d'Acre pendant cette croisade.

3 C'est un vidimus délivré en mars 1248 aux moines de Cernay par le prieur de Sainte-Catherine du Val des Écoliers de Paris. Il est ainsi conçu : « Universis presentes litteras inspecturis, frater Guinardus, humilis prior Sancte Katerine de Ordine Vallium Scolarum Parisiensium, totusque ejusdem loci conventus, eternam in Domino salutem : Noverint universi quod nos, anno Domini millesimo ducentesimo quadragesimo octavo, mense martio, litteras bone memorie Philippi, quondam Francorum regis, sub sigillo ejusdem domini Philippi regis, non rasas et non aliqua sui parte viciatas, vidimus et recipimus, de verbo ad verbum, in hec verba, a religiosis viris abbate et conventu beate Marie de Valle Sernaii : »

Suivent le texte de la charte ci-dessus et ceux de divers autres actes de 1221, 1223 et 1231, qui sont relatifs à Bagneux, et qui seront publiés plus loin chacun à sa date. Puis vient la formule finale ainsi conçue :

« Nos prior et conventus predicti promittimus bono fine quod prelibatis abbati et conventui, salvo jure nostro, faciemus copiam omnium instrumentorum superius expressorum, quandocumque opus fuerit ad deffendendum jus nostrum contra molestationes rerum de quibus fit mentio in litteris superius expressis. In cujus rei testimonium, presenti litterarum transcripto sigillum nostrum duximus apponendum. »


1 monogramma

De duobus modiis in grangia Sancti Cirici, ex dono Milesentis et Asceline sororum.

  • A Original en parchemin scellé1. — Inv., p. 124, l. C, nº 2.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Notum sit omnibus qui presentem paginam viderint, quod domina Milesentis de Sancto Cirico, Deo et beate Marie de Sarneio et monachis ibidem viventibus, contulit in elemosinam unum modium bladi, medietatem hibernagii et medietatem marceschii, Acelina, filia ejus, hoc concedente. Preterea notandum quod eadem Acelina predictis monachis Sarneii, pro remedio anime sue, contulit unum modium, medietatem hibernagii et medietatem marcheschii ; ipsa Acelina sic instituente, ut hii duo modii prenominatis dabuntur monachis, singulis annis in granchia Sancti Cirici persolvendi, . Hanc autem elemosinam et institutionem domine Aceline benigne concessit vir ejus, dominus Droco Cardonel. Hujus rei testes sunt : idem Droco ; Philippus de Ver ; Erveius Marchius ; Radulphus de Soseio ; Hugo Nachardus ; Philippus Aniani. Quod, ne posterorum infirmaret improbitas, sigilli beate Marie de Stampis premunit auctoritas.


1 Sceau de cire jaune et en forme d'ogive : la Vierge assise et tenant de la droite une fleur de lis. Légende : † Sigillvm beate Marie Stampensis. (Gravé.)

Testamentum Adæ de Castro Forti1

  • B Copie. — Déclaration de 1511, fº 245 vº.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

In nomine sanctæ et individuæ Trinitatis. Ego Adam lego monachis Sarnaii septem quadrantes vinearum Mundevillæ et modium annonæ singulis annis in granchia ejusdem villæ. Monialibus Bellomeri lego viginti solidos annuos in redditu carnificum apud Gallardonem ; Domui pauperum ecclesiæ Parisiensis duos sextarios annonæ annuatim, in granchia Mundevillæ ; monachis Castri Fortis unum arpennum vineæ similiter apud Fontanetum extra clausos ; presbitero ejusdem ecclesiæ unum arpennum vineæ similiter apud Fontanetum, extra clausos, ad missas cantandas in ecclesia Castri Fortis ; duos modios vini in clausis Fontaneti annuatim, ad opus fabricarum ejusdem ; ecclesiæ Beati Christophori viginti solidos annuatim in censibus Castri Fortis,  ; quinque solidos annuatim similiter in censibus Castri Fortis monachis ejusdem Castri et tribus presbiteris communiter distribuendos ; domum Odonis de Toisus presbitero, si potest ad hunc vinum acquiri, ad duodecim vel sex denarios censuales ; pro servicio lampadis Trium Regum quinque solidos annuos in censibus ; presbitero Sanctæ Trinitatis duos sextarios annonæ annuatim in granchia Castri Fortis ; ad fabricas ecclesiæ beati Thomæ quinque solidos annuos in censibus ; ad fabricas ecclesiæ Manneii quinque solidos annuatim in censibus Manneii ; presbitero Maneii duos sextarios annonæ annuatim in grangia Maneii. Garino de Buissum viginti solidos censuales in Plano Bosco ; duodecim solidos censuales, quos debebat monachis Castri Fortis, assigno eis a censuariis, scilicet Hugone de Guimberti Villa..... ; monialibus de Gif1 duos sextarios annonæ annuatim apud Castrum Forte ; presbitero Capellæ unum modium annonæ annuatim in mollendino de Mascenciis ; presbitero Mundevillæ in ipsa villa unum modium annonæ annuatim, et unum modium vini annuatim ; ad fabricam ecclesiæ ejusdem villæ unum sextarium annonæ annuatim ; ad Templum loricam et caligas ferreas ; leprosis Castri Fortis cooperturas ferreas. Hugoni Bordel reddantur sexaginta solidi ; Ricardo Demon reddatur terra sua pro octo libris ; restitutionem faciendam hominibus Mundevillæ procurent mei legatarii. Ita de majore ejusdem villæ defuncto terram Adæ de Copperia reddo sororibus ejus ; Theobaldo de Villa Faveroli reddat feodum ad probationem suam ; cæteras armaturas a supradictis committo dispositioni legatariorum, scilicet quoniam in hac dispositione testamenti mei ego et qui mihi assidebant forte in aliquo erravimus, aut minus discrete fecimus, legatariis meis, videlicet matri meæ, avunculo meo Roberto, fratribus meis Galleranno et Philippo ultimam stili mei libertatem committo et plenariam in omnibus addendi vel subtrahendi ; vel immutandi potestatem. Totum autem hoc, etiam conditionem hanc ultimo dictam, uxor mea fide firmavit sibi pro posse suo inviolabiliter observandam. Hujus rei testes sunt, qui presentes affuerunt : abbas Sarnaii, cum quibusdam monachis suis ; Salomon presbiter ; Hugo de Loges et Garnerius de Buissun et multi alii.


1 Hugues, second fils de Guy le Rouge, comte de Rochefort, possédait les seigneuries de Crécy-en-Brie, de Gometz et de Châteaufort, et était sénéchal de France en 1107 : il n'eut pas de postérité de son mariage avec Luciane de Montfort et se retira dans un monastère vers 1118. (Duchesne, Hist. de Montmorency, p. 695.) Nous ignorons quelle fut la famille qui posséda après lui la seigneurie de Châteaufort ; mais nous trouvons Adam, qui fait ici son testament, mentionné dans la charte de Philippe-Auguste (nº LXXXV), et Philippe, frère d'Adam, et que celui-ci établit un de ses légataires, apparaît comme témoin en 1170 dans une donation à l'abbaye de Saint-Jean en Valée près Chartres.
1 L'abbaye de Gif fut fondée en 1180.

Carta Ricardi de Harecuria de quodam tenemento apud Magnam-Coronam.

  • A Original en parchemin scellé3. — Inv., p. 41, c. A, nº 3.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Sciant omnes presentes et futuri quod ego Ricardus de Harecuria2, assensu et voluntate Johannis, fratris mei, concessi et tradidi Philippo de Valle-Racherii, pro servitio suo, totum illud tenementum quod Villelmus de Revilli tenebat de feodo meo apud Magnam-Coronam, scilicet in masuris, in terris lucrabilibus, in pratis et in aliis rebus, tenendum eidem Philippo hereditarie, quiete, libere et absolute de omni tallagio, auxilio, relevatione et omnibus serviciis, pro dimidio.........., reddendo mihi, , apud Rothomagum.......... Ut autem hoc stabile permaneat, scripto meo et presenti carta confirmavi, testibus hiis : domino Petro le Brun, milite ; domino Roberto de Rommeis, milite ; Johanne Luca ; Nicholao de Diepa ; Rogero Grosso ; Johanne Grongnet ; Hugone, preposito ; Willelmo de Renouvilla ; Philipo, filio Salomonis Parvi, et multis aliis.


2 Fils aîné de Robert II d'Harcourt et de Jeanne de Meulent, dont Jean était le cinquième enfant.
3 Petit sceau de cire verte, sur cordons de soie verte. Écu triangulaire aux armes d'Harcourt,qui sont de gueules à deux fasces d'or. Légende : † Sigillum R.......... Harc.

Carta de domo Willelmi de Hanesiis.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 74, l. 4, nº 1.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Notum sit omnibus, tam presentibus quam futuris, quod ego Guido, dictus abbas Sarnaii, et totum ejusdem loci capitulum, locavimus domum nostram, quam habemus apud Vernonem1 de dono Willelmi de Hanisees, Margarite filie Odonis, filii Andree, tenendam sibi tota vita sua, pro XXXIII solidis parisiensium denariorum et C permainz2 nobis a predicta Margarita annuatim reddendis ; ita scilicet quod medietas predictorum denariorum et C permainz reddentur et altera medietas  : tali scilicet conditione, quod post mortem predicte Margarite jam predicta domus ad nos libere et quiete et absque alicujus contradictione et reclamatione revertetur. Hec autem sepe dicte domus nostre locatio facta fuit coram capitulo Vernonensis ecclesie, de cujus feodo domus est, et ejusdem capituli sigilli munimine confirmata ; in presentia scilicet domini Willelmi, tunc abbatis Brolii3 et Rogeri, tunc prioris Sarnaii4, et fratris Hugonis de Blarru et fratris Simonis tunc cellararii. Testibus his : Ricardo le Machon ; Lamberto sacerdote ; Johanne, filio Auberti ; magistro Ricardo de Blarru ; Godefrido Albo ; Harduino de Garenna ; Ernulfo de Beveron ; Hugone, filio Bartolomei, et multis aliis.


1 V. nº LXXVI.
2 La permein ou parmein est une poire, d'après le Dictionnaire de Trévoux. M. Léopold Delisle, dans ses Études sur la condition des classes agricoles en Normandie, page 500, dit qu'on appelle ainsi une espèce de pomme. On peut consulter aussi les Anciennes Coutumes de Vernon, par M. Lebeurier, qui affirme que la pomme de parmeine est encore cultivée aujourd'hui dans les Iles de la Manche. (Bibl. de l'École des Chartes, 4e série, tome Ier, page 530.)
3 Guillaume fut abbé du Breuil-Benoît de 1190 à 1200.
4 Jean avait succédé à Roger, comme prieur des Vaux de Cernay, en 1192.

De elemosina domine Haosie in territorio Corbelii1

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 37, l. B, nº 2.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Mauricius, Dei gratia, Parisiensis episcopus, notum facimus universis, tam presentibus quam futuris, quod domina Havisa de Urmeio2, ob remedium anime sue, monachis de Sarneio domum suam, quam ipsa habebat apud Corboilum, cum tota porprisia, in perpetuum concessit habendam et possidendam, et preterea decem arpennos pratorum apud Ruissi que sunt juxta prata monachorum et quinque arpennos terre in Chesneio, omnino liberos et quietos, et molturam in molendinis suis de Urmeio post primum quem ibi molentem invenerint de omnibus granchiis quas habent prefati monachi in castellaria de Corboilo et quas habituri sunt ; et etiam unum arpennum vinee, quam tenet Gaufridus, post decessum ipsius Gaufridi. Quod ut ratum in posterum et inconcussum haberetur, sigilli nostri munimine voluimus roborari. Actum publice Parisius, in aula nostra ; astantibus : Reginaldo, Johanne, canonicis Parisiensibus ; Engerberto, cognato domini Reginaldi ; Roberto, canonico Sancti Clodoaldi ; Guiberto de Sancto Clodoaldo ; Hamelino preposito ; Auberto camerario ; Johanne portitore ; Andrea, serviente domini Reginaldi ; .


1 Voyez l'acte de confirmation d'Adèle, reine de France, nº XC ; celui de Philippe-Auguste. nº XCIV, et ceux de Ferry de Moulignon et de Simon de la Glesère, nos CI et CIII.
2 Les plus anciens seigneurs d'Ormoy cités par l'abbé Lebeuf (tome XI, page 138) sont Guillaume Paniers en 1218, et Jean d'Ormoy, vivant vers 1250.

Carta, Adele Francorum, regine de elemosinis Havise de Ulmeto"1

  • A Original En parchemin — Inv., p. 37, l. B, nº 2.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Adela, Dei gratia, Francorum regina : Notum facimus universis, presentibus pariter et futuris, quod Havisa de Urmeio, ob remedium anime sue, monachis de Vallibus domum suam cum tota porprisia, quam ipsa habebat apud Corboilum, in perpetuum concessit habendam et possidendam. Istud autem donum, ad preces dicte Havise, laudamus et manucepimus. Quod, ut ratum perseveret et inconcussum, vivaci scripto et sigilli nostri auctoritate fecimus confirmari. Actum .


1 Voyez l'acte précédent, et la confirmation du roi Philippe-Auguste, en mars 1192, nº XCIV.

Monachi Vallium Sarnaii solvent annuatim septem sextarios vini ecclesiæ Beatæ Genofevæ in vineis de Ablum percipiendos.

  • A Archives nationales. S. 1541. — Original en parchemin
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Mauricius, Dei gratia, Parisiensis ecclesie humilis minister : Notum fieri volumus omnibus, tam futuris quam presentibus, quia cum Petrus de Parvo Ponte, miles, donasset in elemosinam ecclesie Beate Genovefe, pro anima sua et parentum suorum, duos modios vini singulis annis percipiendos in vineis suis de Ablun, post mortem ipsius, qui ex ejus dono vineas ipsas possidebant, scilicet Philippus, miles, nepos ejusdem Petri, et Ascelina, uxor Hugonis de Bello Monte, soror predicti Philippi, et ecclesia Sancti Victoris et monachi de Sar[naio, qui]1 bus partem illarum vinearum supradictus Petrus in elemosinam donaverat, ita coram nobis statuerunt et promiserunt sese soluturos ecclesie Beate Genovefe singulis annis duos predictos modios vini ex eisdem vineis, secundum portiones quas singuli possidebant ; quod Philippus, pro se et pro ecclesia Sancti Victoris, solvet annuatim XXIIII sextarios, scilicet pro se decem et VII, et pro Sancto Victore septem ; prenominata vero soror ejus Ascelina solvet pro portione sua V ; monachi autem de Sarnaio pro parte sua VII. Quicumque autem vineas illas in posterum possidebunt duos predictos modios vini, secundum portiones suas, [ecclesie B]eate Genovefe solvere tenebuntur. Quod, ne valeat oblivione2...... vel maliciose perverti, sigillo nostro fecimus id confirmari. Actum .


1 Le parchemin est lacéré en cet endroit.
2 Le parchemin est ici lacéré.

Compositio inter monachos Vallium Sarnaii et canonicos Sancti Victoris de decimatione vinearum et terrarum Athiis sitarum.

  • A Arch. de l'Empire. — Original en parchemin L, nº 1477.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego G[uido], Sarnaiensis ecclesie dictus abbas, et ejusdem loci conventus, notum fieri volumus, tam futuris quam presentibus, quod de querela, quam habebant canonici Sancti Victoris adversus nos pro decimatione sua que est in territorio de Athiis, facta est compositio in hunc modum. Concesserunt prefati canonici ecclesie nostre in elemosinam quicquid tempore bone memorie Gilduini abbatis in eadem decimatione habebamus, scilicet : de vinea de Ponte, quam habemus ex dono Reinaldi, militis ; de vinea de Burcardo et uno arpenno terre arabilis deeodem Burcardo ; de vinea Anseis, de dono Sanceline ; de vinea quam Fulcherius dedit nobis apud Gevisiacum ; de vinea Johannis Ruffi, sita juxta vineam predicti Fulcherii ; de vinea ad Bimorant, de predicto Fulcherio ; de uno quadrante ad Molendinum-Regis ; de vinea de Bossere, de dono Bertranni militis ; de vinea quam dedit nobis Philippus de Montibus in clauso de Ablun. Preterea dederunt nobis jamdicti canonici in elemosinam partem suam decime quam habebant in vinea que dicitur Peilecoc ; eo tenore quod, si de vinea illa alii ecclesie solverimus decimam, sibi suam solvemus ; hanc vineam dedit nobis Symon de Pissiaco. De omnibus vero aliis vineis et terris, quas in decimatione sua habemus, et deinceps emptione vel alio modo apud Athias sive alibi in decimatione eorum acquisierimus, de omnibus acquisitis, exceptis solis novalibus, sibi integre et fideliter decimam reddemus. Ad majorem etiam pacis firmitatem, institutum est quod litteras capituli Sancti Victoris de supradicta compositione habebimus, et nos eis similiter litteras nostras dabimus. S. Johannis, prioris ; S. Archenoudi ; S. Rogerii ; S. Willelmi, sacerdotum. S. Gaufridi ; S. Guarini, diaconorum ; S. Huberti ; S. Odonis, subdiaconorum.

Carta abbatis Sancti Victoris de vinea de Atheis.

  • A Original en parchemin Scellé1. — Inv., p. 65, l. 7, suppl.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego G[uarinus], ecclesie Sancti Victoris dictus abbas, et ejusdem loci conventus, notum fieri volumus, tam futuris quam presentibus, quod de querela quadam quam habebamus adversus ecclesiam de Sarnai pro decimatione nostra, que est in territorio de Athiis, facta est compositio in hunc modum. Concessimus ecclesie predicte in elemosinam, etc. 1 S. Roberti prioris. S. Henrici hospitalarii. S. Stephani ; S. Lamberti, sacerdotum. S. Ricardi ; S. Petri, diaconorum. S. Alelmi ; S. Johannis, subdiaconorum.


1 Sceau concave et ogival en cire rouge brique. S. Victor debout, coiffé d'un casque pointu, tient de la main droite une épée nue et de la gauche un bouclier long. Légende : † Sigillvm sancti [Victoris Paris]iensis. Ce sceau a été gravé et décrit dans les Éléments de paléographie de M. de Wailly, et dans le Trésor de glyptique et de numismatique. A. M.

1 (Vide superius litteras abbatis Vallium Sarnaii).

Carta regis Francorum de elemosinis Havisæ de Urmeio.

  • B Copie. — Déclaration de 1511, p. 147.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

In nomine sanctæ et individuæ Trinitatis, amen. Philippus, Dei gratia, Francorum rex : Noverint universi, præsentes pariter et futuri, quod domina Havisa de Hurmeio, ob remedium animæ suæ, monachis de Sarnaio domum suam, quam ipsa habebat apud Corbolium, cum tota porprisia, concessit in elemosina, in perpetuum possidendam ; et preterea decem arpennos pratorum apud Ruissi, juxta prata monachorum ; et quinque arpennos terræ : Chesneio omnino liberos et quietos ; et molituram in molendinis suis de Urmeio, post primum quem ibi molentem invenerint, de omnibus granchiis, quas habent præfati monachi in castellaria de Corbolio et quas habituri sunt ; et etiam quemdam arpennum vineæ, quem tenet Gaufridus, post decessum ipsius Gaufridi. Facta quidem fuit ista concessio in præsentia Ebroini, Rembodi et Nicolai, clerici ; et Johannis Ebroini. Quod, ut ratam et inconcussam sortiatur stabilitatem, sigilli nostri auctoritate confirmatur. Inde est quod baillivis et præpositis nostris districte præcipimus, quatenus ipsi istam elemosinam et omnes conventiones legitimas sigillo nostro confirmatas illibate faciant observari, belli et placiti omni occasione relegata ; quod nisi fecerint, tam corpore quam possessione, nostram merciam noverint incurisse. Actum Parisiis, .


1 Il faut ajouter ici nonagesimo. Le copiste qui a transcrit la Déclaration aura lu XI au lieu de XCI ; l'année 1191, ancien style, ayant commencé à Pâques, le 14 avril 1191, et fini le 5 avril de l'année suivante, cet acte doit être du mois de mars 1192. Le roi Philippe-Auguste partit de Vezelai pour la terre sainte le 4 juillet 1190, et ne revint en France que vers la fin de l'année 1191. Ce serait donc quelques mois après son retour qu'il aurait confirmé de nouveau la donation d'Avise d'Ormoy, déjà approuvée pendant son absence par les lettres d'Adèle, reine régente de France. (Voyez les nos LXXXIX, XC, CI et CIII.)

Compositio inter abbatias Voti et Vallium Sarnaii de terris et nemoribus Brollardi.

  • B Copie1. — Suppl. Cart. 2.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Universis fidelibus ad quos presens scriptum pervenerit, frater G[uido] de Ursicampo, et frater G[uido] de Valle Sancte Marie, et frater Willelmus de Fresmont2, abbates, salutem in Domino : Notum sit quod querela, que inter abbatias de Sarnaio et de Voto vertebatur, et nobis auctoritate generalis capituli commissa fuerat decidenda, assensu utriusque ecclesie, hoc modo terminata est : ecclesia de Sarnaio nonaginta libras parisiensis monete ecclesie de Voto persolvet ; ecclesia autem de Voto concessit dicte ecclesie de Sarnaio, ut totum Brollardum, in terra et nemore, deinceps perpetua cum pace possideat3. Statutum est eciam, pro bono pacis, quod neutra dictarum ecclesiarum transibit rivulum de Fresnes, qui venit Mellentum, ad edificandum vel ad pecora pascendum. Testes : Willelmus de Brollio et Willelmus de Mortuo Mari4, abbates ; Johannes prior et Willelmus supprior de Sarnaio ; Richardus prior et Johannes cellararius de Voto ; Robertus presbiter de Vallibus ; Rainaldus canonicus Parisiensis ; Rainaldus et Willardus, monachi Ursicampi. Actum .


2 Guillaume fut abbé de Froidmont de 1182 à 1193 ; il avait été d'abord prieur d'Ourscamp.
3 V. nº LXIX.
4 Guillaume, Anglais d'origine, gouverna l'abbaye de Mortemer de l'an 1179 à l'an 1200 ; le Gallia Christiana dit qu'il avait été d'abord abbé de la Valasse ou Sainte-Marie du Vœu.

1 On lit au bas de cette copie :

« Scellé sur double queue d'un grand scel de cire blanche. Entre Me Nicole Faulchet, procureur des religieux, abbé et couvent des Vaulx de Cernay, d'une part, et Me Fleurant Picot, procureur Me Estienne d'O, d'aultre part, dict a esté que ceste présente coppie, qui collationnée a esté par les mains de la court en la présence des procureurs desdites partyes, vauldra, et s'en pourront lesdits religieulx, abbé et couvent servir et ayder ou procès pendant devant nous entre lesdites parties, comme des originaulx sur lesquels a esté prinse ceste présente coppie, sauf à icelles partyes leurs contredictz et salvacions. Faict l'an mil cinq cens quarente quatre, le mercredy vingtiesme jour de janvier mil cinq cens quarante quatre. »

Cirographum de terra prioris de Limoes.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 141, l. 1, nº 3.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Sciant qui hec legerint vel audierint quod ego Hylarius, Dei gratia, Burgulii abbas, et ejusdem loci conventus, cum Petro priore de Limoes et vicinis suis prioribus, concessimus Guidoni abbati Sarnaii et ejusdem loci monachis in perpetuum excolendam terram, quam habebat prefatus prior de Limoes ante grangiam de Creches, tali condicione quod monachi Sarnaii dabunt annuatim ipsi priori de Limoes et successoribus ejus duos modios, unum melioris hibernagii post sementem et alium avene, persolvendos, ad minam de Monte Letherici. Terram quoque prefatam, cum campiparte sua et decima, ab omni consuetudine liberam et quietam tenebunt, sicut et prior de Limoes tenebat. Preterea acceperunt predicti monachi de Sarnaio a nobis ad modiationem pro duobus modiis et dimidio, medium hibernarii et medium avene, decimam illam que erat in decimatione, que pertinebat ad terras de Crechis, de meliori hibernagio post sementem in suprascripto termino reddendum. Actum est hoc autem et confirmatumin utroque capitulo,  ; Ferrico existente priore Burgulii ; Johanne subpriore ; Oliverio bajulo ; Willelmo elemosinario ; Willelmo preposito ; Luca sacrista ; Willelmo cellarario ; Durando armario ; Guidone existente abbate Sarnaii ; Johanne priore ; Sansone subpriore1 ; Rogerio cantore ; Roberto succentore ; Simone cellarario ; Gaufrido de Noerio.


1 Nous avons vu, dans la charte précédente, Guillaume sous-prieur de l'abbaye des Vaux : Samson lui succéda dans cette charge.

Cirographum inter nos et Burgulienses, de vineis apud Bruerias.

  • A Original en parchemin scellé de deux sceaux de cire jaune et en ogive1. — Inv., p. 130, l. 1, nº 2.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, Lucien Merlet et Auguste Moutié (éds.). Paris : Imprimerie H. Plon, 1857-1858.
D'après a.

Ego Hylarius, dictus abbas Burgulii, et omnis ejusdem loci conventus presentibus et futuris carta presenti notum fieri dignum ducimus, quod Bartholomeus de Cabrosia, nostro communi assensu, monachis Sarnaii dedit in elemosinam omnia que tenebat sub nostro dominio et censiva, tam in pratis quam in terra, in granchia Vallis-Giem, pro quatuor solidis reddendis a prefatis monachis Sarnaii, annis singulis, fratribus nostris apud Cabrosiam demorantibus. Preterea idem Bartholomeus apud Bruerias acquisivit IX arpennos vinearum, quas nobis dedit in elemosinam, pro quibus debemus predictis monachis Sarnaii, a quibus eas tenemus, quatuor solidos censuales, , singulis annis reddendos. Inter nos autem et prefatos monachos talis pactio firmata est, utriusque capituli assensu, atestantibus etiam sigillorum utriusque partis impressionibus, quatinus ipsi monachi pro factura vinearum extra partem habebunt arpennum et dimidium, vineam scilicet que dicitur de Judeo integram omnino et quietam. Nos vero in cultura vinearum ceterarum, vel in vasis vindemie necessariis, nisi tantum indoliis ad partem nostram reponendam, nichil amplius missuri, preter dimidium precii vindemiationum, dimidium vini recipiemus, et in cellario suo Brueriis, quoadusque voluerimus, in doliis a nobis solum modo preparandis reponemus. Si autem viva voce testium comprobatum fuerit quod prefati monachi circa culturam vinearum istarum minus plene egerint, quod absit, in censiva quam a nobis tenent ipsi in granchia Vallis-Giem, plenariam habebimus saisinam, donec, ad consilium vicinorum sapientium, quod minus plene actum fuerit emendetur. Nos vero nullo modo poterimus alicui, nisi solis predictis monachis, hanc medietariam vendere vel quoquo modo alienare. Actum est hoc et confirmatum in utroque capitulo,  ; Ferrico existente priore Burgulii ; Johanne subpriore ; Oliverio bajulo ; Willelmo elemosinario ; Willelmo preposito ; Luca sacrista ; Willelmo cellarario ; Durando armario ; Guidone existente abbate Sarnaii ; Johanne priore ; Sansone subpriore ; Rogerio cantore ; Roberto succentore ; Simone cellarario ; Gaufrido de Noerio.


1 Sceau de l'abbé des Vaux : — L'abbé, debout, coiffé d'une mitre, la main gauche ramenée sur la poitrine, tenant sa crosse de la main droite, le crosseron en dedans. Légende : † Sigillvm abbatis Sarnaii.

Sceau de l'abbé de Bourgueil : — L'abbé, debout, coiffé de la mitre, tient un livre de la main gauche et de la main droite sa crosse, tournée en dedans. Légende : † Sigillvm [abba]tis Bvrgvlii. — Contre-sceau formé d'une pierre gravée du Bas-Empire, représentant une Victoire marchant, avec cette légende : † verbvm secretvm. (Gravés tous trois.)

Nous retrouvons plusieurs empreintes de ces mêmes sceaux. A. M.

Cirographum de decima que debetur monachis de Brueriis.

  • A1 et A2 Double original en parchemin scellé de deux sceaux de cire jaune et en ogive1. — Inv., p. 130, l. 1, nº 3.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Mainerius, Dei gratia, humilis minister Sancti Florentii, et Guido, divina permissione, abbas de Sarnaio, omnibus ad quos littere iste pervenerint, in perpetuum : Sciant universi fideles quod, cum controversia diutius verteretur inter abbatiam Sancti Florentii et fratres de Sarnaio super quibusdam decimis, que in parrochia de Brueriis continebantur, tamdem consilio bonorum virorum, et precipue domini Bartholomei de Chevrose, in hanc formam facta est compositio. Pro unoquoque siquidem arpenno vinearum singulis annis persolvent predicti fratres de Sarnaio monachis sancti Desiderii de Brueriis unum costeret, continens quatuor sextaria vini et dimidium ; quod vinum non de torculari, sed ad cubam accipietur. De terris vero quas sepedicti fratres in decimatione Sancti Desiderii adquisierunt vel adquirent, et propriis laboribus vel expensis ab eisdem excolentur, habebunt monachi Sancti Desiderii pro unoquoque arpenno bladato dimidiam minam annone, mediam partem de mexteil et mediam partem avene. Sciendum vero quod hec pactio solummodo in decimationibus monachorum Sancti Desiderii tenebitur. De proprio enim feodo eorumdem a Monachis Albis nichil accipietur. Et ut hoc futuris temporibus ratum perseveret et illibatum, domini Mainerii abbatis et capituli Sancti Florentii, et Guidonis, abbatis de Sarnaio, sigillis est communitum. Actum est autem hoc in plenario capitulo Sancti Florentii,  ; presente : domino Mainerio abbate, et Aimerico priore ; Raimundo suppriore ; Michaele sacrista ; Guienocho, preposito Sancti Laurentii ; Johanne, cellarario Sancti Florencii Veteris ; Salomone elemosinario ; et fratre Gaufredo de Noerio, monacho de Sarnaio, qui cum supradicto Bartholomeo, pro capitulo de Sarnaio, huic compositioni interfuit, et multi alii.


1 Le sceau de l'abbé des Vaux a été décrit à la page précédente.

Sceau de l'abbé de Saint-Florent : — L'abbé, debout, coiffé d'une mitre très-basse, tient un livre de la main gauche, et de la main droite sa crosse tournée en dedans. Légende : † Sigillvm Maineri[i] ab[bis] Sancti Florencii. Contre-sceau rond, représentant un buste de face, probablement saint Florent. Légende : ....... (Le sceau seulement gravé.) A. M.

Adele regine, de XIII sextariis bladi.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 91, l. 2, nº 7.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Adela, Dei gratia, Francorum regina : Noverint universi, presentes pariter et futuri, quod Guido, abbas de Sarnaio, et Johannes, prior ejusdem domus, admodiaverunt Odoni de Malo Nido et Jamenvie, uxori sue, quandam decimam, quam habebant apud Fonteniacum, pro tredecim sextariis bladi, quos dicta domus de Sarnaio singulis annis in perpetuum capiet, , in granchia de Fonteniaco, de decima dictorum Odonis et Jamenvie, uxoris ipsius, ita videlicet quod medietas illius bladi erit de frumento, et alia medietas de ordeo. Quod, ut inconcussam obtineat stabilitatem, ad preces dicti abbatis de Sarnaio et Odonis de Malo Nido et Jamenvie, uxoris sue, vivaci scripto sigillique nostri auctoritate fecimus confirmari. Actum . Datum per manum Roberti, capellani nostri.

Cirographum cum Burguliensibus de vineis Brueriarum.

  • A1 et A2 Double original en parchemin scellé2. — Inv., p. 130, l. 1, nos 2 bis et 2 ter.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Hilarius, dictus abbas Burgulii, et omnis ejusdem loci conventus notum facimus universis quod habemus cum monachis Sarnaii quandam medietariam vinearum apud Bruerias, de acquisitione Bartholomei de Cabrosia, scilicet VII arpennos et dimidium ; quas vineas a prefatis monachis tenemus ad tres solidos et V denarios censuales, , singulis annis reddendos. Hec autem pactio, inter nos et jamdictos monachos, utriusque capituli assensu firmata est, attestantibus etiam sigillorum, etc. 1. Actum est hoc et confirmatum in utroque capitulo,  ; Ferrico existente priore Burgulii ; Hugone subpriore ; Willelmo elemosinario ; Willelmo preposito ; Luca sacrista ; Willelmo cellarario ; Guidone existente abbate Sarnaii ; Johanne priore ; Andrea subpriore ; Rogerio cantore ; Roberto succentore ; Simone cellarario et Garino.


1 Voyez le nº XCVII, dont le texte se trouve reproduit ici à partir des mots : attestantibus etiam sigillorum jusqu'à ceux : actum est, etc.
2 Ce sont les deux parties du chirographe. A l'un et à l'autre pend encore le sceau de l'abbé de Bourgueil, décrit plus haut.

De concessione Ferrici de Monligum, in elemosinis domine Haois.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 37, l. B, nº 3.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

In nomine Domini, amen. Ego Mauricius, Dei gratia, Parisiensis episcopus, notum fieri curamus universis, presentibus et futuris, quod Federicus3 de Molignum, in presencia nostra constitutus, elemosinam quam domina Havisa, matertera ejus, monachis de Sarneio fecerat4, liberaliter concessit et laudavit, et rectam garantiam in manu nostra fiduciavit. Que autem ad illam elemosinam spectant, propriis duximus exprimenda vocabulis ; quandam videlicet domum apud Corboilum, cum omni porprisia ; plantas de Chesnoe liberas et ab omni pensione absolutas ; IX arpennos pratorum apud Roissi, contiguorum aliis pratis que ibi habebant ; et in molendinis suis de Ulmeto, molturam omnium granchiarum quas monachi in presentiarum habent, vel in futurum habebunt in territorio Corboili. Quod, ut perpetuam optineat firmitatem, presentis pagine sigilli nostri auctoritate testimonio commendamus. Actum Parisius, in aula nostra ; astantibus : Johanne priore ; Symone cellarario ; Herveo archipresbitero ; Thoma marescallo et aliis quamplurimis. .


3 V. nos CXXV et CCVIII.
4 Voyez l'acte de donation, en janvier 1191, nºLXXXIX

De hiis que empta sunt a Simone de Sancto Ferreolo et Roberto filio ejus.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 121, l. 1, nº 1.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

In nomine Domini, amen. Adela, Dei gratia, Francorum regina : Noverint presentes pariter et futuri quod Robertus, filius Simonis de Sancto Ferreolo, vendidit abbatie de Vallibus omne nemus quod habebat apud Bollonel, quod ei pater suus in partem terre concesserat et dederat. Et domus de Vallibus dabit eidem Roberto annuatim II denarios censuales, pro singulis arpennis, . Hanc venditionem voluit et concessit Simon, pater predicti Roberti, et Maria, neptis ejusdem Simonis, de cujus feodo venditum nemus erat. Et etiam Haicia, uxor prenominati Roberti, et mater ejusdem, frater ejus Petrus, et uxor fratris ejus Heremburgis, sorores nichilominus ipsius, Helysabez et Juliana, hoc similiter laudaverunt et concesserunt. Quod etiam garentire fiduciaverunt Philippus de Ver, Radulfus de Valle, Willelmus de Ver, Hugo de Merrolis, milites. Si vero dicta domus de Vallibus aliquatenus super hoc vexaretur, vel ab aliquo impediretur, predicti Radulfus, Willelmus, Hugo tenerent captionem apud Montem Leterici, infra quindenam in qua a monachis de Vallibus super hoc citarentur. Preterea jamdictus Simon, lausu Roberti filii sui, vendidit predicte domui de Vallibus terram quam habebat apud Lavarvillam ; quod fiduciaverunt garentiendum Robertus, filius sepedicti Simonis, et Petrus, frater Roberti. Et hoc ipsum Willelmus de Willervilla et Philippus de Ver garantire creantaverunt. Quod totum, ut in posterum perseveret, vivaci litterarum monimento, sigillique nostri impresso caractere fecimus confirmari. Actum Corbolii, . Datum per manum Roberti, capellani nostri.

De concessione Simonis de la Glesiria, in elemosinis domine Haois.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 38.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

In nomine Domini, amen. Adela, Dei gratia, Francorum regina : Noverint universi presentes pariter et futuri quod Haoisa de Ulmeio, uxor Simonis de la Gleiserei, dum idem Simon in transmarinis partibus peregre profectus fuisset, domui de Vallibus quandam domum, quam habebat Corboili, quæ erat de hereditate sua, dedit in elemosinam et commutationem alterius domus1, quam monachi de Vallibus habebant in claustro Sancti Exuperii, in ea pace et libertate qua eam possidebat. Cum autem dictus S[imon] de peregrinatione sua reversus fuisset, elemosinam et commutationem illam quam uxor sua fecerat, in presentia nostra constitutus voluit et laudavit. Nos vero, ad preces et petitiones supradicti Simonis, de dono et commutatione ista presentes litteras sigilli nostri impressione munitas scribi præcipimus. Actum Corbolii, . Datum per manum Roberti, capellani nostri.


1 Voyez l'acte de donation de janvier 1191, nº LXXXIX.

De uno modio frumenti et medietate cujusdam hostisiæ fratribus hospitalis Jerosolimitani de Corbolio a monachis Vallium Sarnaii datis.

  • A Original en parchemin. — Archives nationales. S. 5147, nº 331.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego G[uido], dictus abbas Sernaii, presentibus et futuris notum facimus quod nos, de communi assensu fratrum nostrorum, fratribus hospitalis Jerosolimitani de Corboliounum modium melioris frumenti, quod creverit in terris nostris de Lavarville, post semen, in perpetuum donavimus, reddendum singulis annis . Quod si forte predictus modius frumenti in predictis terris de Larvarville non posset inveniri, nichilominus tamen de frumento nostro sepedictus modius presignato termino redderetur. Preterea donavimus imperpetuum prefatis fratribus hospitalis medietatem cujusdam ostissie, quam Auberga tunc temporis apud Fontinetum possidebat, et quicquid aliud de domo nostra tenebat. Quod totum nostri sigilli inpressione et subnotatis testibus inconcussum volumus permanere. Nomina autem testium hec sunt : Rogerius prior ; Johannes celerarius ; Gaufridus et Bartholomeus monachi. Actum .


1 L'original de cette pièce n'existe plus aux archives de Seine-et-Oise, mais elle a été recopiée, comme la suivante, dans un accord de 1536. La seule variante qu'offre la copie moderne est Laverville au lieu de Lavarville.

Litteræ Mauricii, episcopi Parisiensis, de donatione præcedenti.

  • B Copie en parchemin ; extraite d'un accord de1536. — Inv., p. 56, l. B, nº 2.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

In nomine Domini, amen. Ego Mauricius, Dei gracia, Parisiensis episcopus, notum facimus universis presentibus et futuris quod G[uido], abbas de Sarneio, et totus ejusdem loci conventus fratribus hospitalis Jerosolimitani de Corboliounum modium melioris frumenti, etc. 1 Actum .


1 (Ut supra, in prœcedentibus litteris.)

Adelicia, Blesensis comitissa, dat quadraginta solidos in molendinis suis fullatoriis Carnotensibus annuatim percipiendos.

  • B Copie. — Déclaration de 1511, fº 187 vº.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Adelicia, Blesensis comitissa, omnibus, tam præsentibus quam futuris, notum facio quod ego, amore Dei et pro remedio animæ boni viri mei Theobaldi, Blesensis comitis et Franciæ senescalli, et mei et puerorum et parentum et amicorum meorum, ecclesiæ monachorum de Sarnay, ad luminare ante corpus Domini, quadraginta solidos carnotensis monetæ ; , in molendinis meis fullatoriis, singulis annis percipiendos dedi et in perpetuum habendos concessi. Quod, ut ratum maneat et firmum, literis commendavi et sigilli mei impressione munivi. Testes sunt : Raginaldus de Orrevilla ; Petrus de Villebeton ; Raginaldus de Sohiis ; Polanus de Blesis ; Gauterius de Carnoto ; Henricus Gastellus. Actum Sohiis, . Datum per manum Bertini cappellani.


1 Il manque évidemment ici le mot nonagesimo. Les copistes auront lu MCXVI au lieu de MCXCVI. Alix, comtesse de Blois, fille puînée de Louis le Jeune, roi de France, devint en 1191 veuve du comte Thibaut, qui prit part à la troisième croisade, et mourut au siége d'Acre.

Ludovicus, Blesensis comes, dat quadraginta solidos in molendinis suis fullatoriis Carnotensibus annuatim percipiendos.

  • B Copie. — Déclaration de 1511, fº 188.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Ludovicus, Blesensis et Carnotensis comes, omnibus tam futuris quam præsentibus, notum facio quod ego, amore Dei et pro remedio animæ patris et matris meæ et parentum et amicorum meorum, ad preces et petitionem Adelinæ, Blesensis comitissæ, dominæ et matris meæ, monachis de Sarnaio, ad luminare ante corpus Domini, quadraginta solidos carnotenses, hyemalis, in mollendinis meis fulatoriis Carnotensibus, singulis annis percipiendos dedi, et in perpetuum habendos concessi. Quod, ut ratum sit et firmum, literis commendo et sigilli mei impressione confirmo. Testes sunt : Petrus de Villebeton ; Robertus de Veteri Ponte ; Garinus de Friasia ; Raginaldus Crispini, marescallus meus ; Raginaldus de Milliaco ; Hugo camerarius. Actum Sohiis, . Datum per manum Theobaudi, cancellarii mei.

Abbatis Gandregisili " de censiva apud Demunval.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 6, l. B, nº 8.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Notum sit presentibus et futuris quod ego Reginaldus, abbas Sancti Wandregisili, et ejusdem loci conventus, concedimus et presens scriptum attestatione sigilli nostri confirmamus monachis de Sarnaio, quicquid tenent de censiva nostra apud Demunval, de nobis tenendum in perpetuum per duplicem censum, ita tamen quod de omnibus vineis, que de censiva nostra sunt, ad pressorium nostrum de Demunval singulis annis pressorare ex consuetudine venient. Pactum vero est inter nos et predictos monachos de Sarnaio, quod in prefato dominio nostro de Demunval a modo nunc transeunte nec vineam emere poterint, nisi assensu abbatis et conventus nostri. Hec autem convencio facta et confirmata est in capitulo Sancti Wandregisili,  ; teste ipso conventu.

Littere de torculari Stamparum et de quadam vinea in territorio de Belcort.

  • A Original en parchemin scellé1. — Inv., p. 139, l. 5, nº 6.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

R[eginaldus], Dei gratia, Carnotensis episcopus, omnibus ad quos littere iste pervenerint, salutem in Domino : Ad omnium perveniat noticiam, quod, cum inter venerabiles dominos G[uidonem] abbatem et monachos beate Marie de Sarnaio ex una parte, et Johannem, militem de Botevillari, et uxorem ejus ex alia, contentio versaretur super quadam elemosina, quam sibi dicti monachi ex dono bone memorie Ade, militis, et concessione Sidille, uxoris ejus, vendicabant, pars utraque in nostrum pari assensu se contulit judicium, quod scilicet dictaremus secundum testimonia que super dono et concessione dicte elemosine proferrentur. Cum igitur prefati abbas et monachi testes super hoc produxissent, ipsi omnino concordes inventi sunt et solide veritatis. Et memoratam elemosinam, scilicet dimidium modium annone in molendino de Becellis, et quoddam torcular, quod prefatus Adam quondam Stampis habebat, cum justicia et omnibus ad ipsum pertinentibus, sepedictis monachis in perpetuum diffinitiva adjudicavimus sententia. Qua edita sententia, supradictus Johannes, nostra in presentia, ipsum abbatem et domum de Sarnaio de sepedicta elemosina investivit. Quod, ut memoriter teneatur et stabile perseveret, sigilli nostri fecimus impressione muniri. .


1 Sceau ogival en cire jaune, dont il ne reste plus que des débris.

Carta de emptione vinearum apud Mollent.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 80, l. 9, nº 10.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Notum sit universis, tam presentibus quam futuris, quod Johannes de Gisorz vendidit monachis de Sarnaio tres quarterios vinee, in tempore Guilelmi Monachi, majoris de communia de Mellent ; Nicolaus Pichon, Gervasius de Templo, Joscelinus de Cingula, tunc pares et hujus rei testes. Robertus de Glateigni et uxor ejus vendidit monachis de Sarnaio quinque quarterios vinee ; Gauterius de Gargenvilla, pater uxoris est pleges ; tempore Gervasii de Templo tunc majoris ; Ernulfus de Leevilla ; Gervasius Gualeri ; Nicolaus Pichon, tunc pares et testes. Robertus Rabote monachis de Sarnaio vendidit arpentum unum vinee ; Ermengardis et Joscet filius concesserunt ; et hoc tempore Gervasii de Templo tunc majoris ; Bertrannus de Sagi, Nivardus, filius Hungeri, Guillelmus Galterius tunc pares. Guilelmus Anschetin et uxor ejus vendiderunt monachis de Sarnaio dimidium arpentum vinee, tempore Bernardi de Chaumonte tunc majoris ; Guilelmus filius Ermentru, Symon de Obergenvilla, Herveus de Guadencort, tunc pares. Actum est in presentia Symonis d'Obergenvilla, tunc majoris de Mellent ; Garinus Le Chaucier ; Odo Faber ; Herbert del Mareis pares erant communie. Actum .

De donatione terræ du Fay et quatuor arpentorum prati, a Roberto Chalmont et Amaurico filio ejus.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 141, l. 1, nº 4.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Universis ecclesie Christi fidelibus, Odo, Parisiensis episcopus, salutem : Propter pacis caritatisque custodiam quam nos inter fideles curiose oportet observare et eos in bonis pro viribus adjuvare, notificamus et sigillo auctoritatis nostre corroboramus, quod Robertus Chalmont et filius ejus Amaurricus dederunt ecclesie Sarnaii et monachis ibidem Deo servientibus totam terram suam de Fay, sitam juxta terram de Creches, liberam et quietam ab omni censu, decima et campiparte, continentem circiter centum LXX arpenta, contigua ex una parte chemino tendenti de Bonnella ad Molerias, et ex alia pratis du Fay et terris de Grignon ; et ex una alia parte terris, jardinis et muris clausure du Fay ; et ex alia chemino tendenti de Sarnayo ad Chaubuisson. Et etiam dicti Robertus et Amaurricus dederunt prefatis monachis IIIIer arpenta pratorum, sita et contigua ex una parte predicte terre et ex aliis partibus dictis terris et jardinis du Fay. Et sciendum quod Robertus et filius ejus, heredesque eorum terram illam deservire debent, et jure ab omni calumpnia etinquietatione liberam monachis conservabunt ; et hoc manu tenere sub fide sua, in presentia nostra, juraverunt. Gauterius quoque Rochart, de cujus feodo terra illa est, coram nobis hoc se manu tenere promisit, et dominium quod in eadem terra habebat eidem ecclesie quittavit. Notum sit etiam quod Symon, dominus de Gomet, miles, capitalis dominus, omnem justiciam qaam habebat in eadem terra eisdem monachis dedit, nichil sibi retinens nec heredibus suis ; uxore sua Hersende non solum assentiente, set ut hoc faceret adnitente et admonente. Habuit autem predictus Robertus pro hac donacione a dictis monachis LXta libras ; et dictus Amauricus XXXta libras. Hec autem donacio facta est per manum nostram, communi assensu omnium supradictorum. Hujus rei testes sunt : Marcellus, clericus noster ; Thomas marescalus ; Guillelmus, sacerdos de Gomet ; Herembertus, sacerdos de Caprosia ; Hugo Bibens ; Herveus, clericus de Lymoiis, et Fromundus, frater ejus ; Guarinus de Germonvilla ; Ramnerius ejusdem ville et Ricardus de Molleriis. Actum .


1 Encore une des pièces fausses signalées par nous, p. 28.

Carta regis Francorum de sex bladi sextariis juxta granchiam nostram.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 97, l. 3, nº 8.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Philippus, Dei gratia, Francorum rex : Noverint universi ad quos littere iste pervenerint, quod, cum abbatia beate Marie de Haubecort, de donatione Gachonis de Torote, quamdam terram haberet juxta quamdam granchiam monachorum beate Marie de Valle Sarnaii, consilio prudentum virorum facta cum predictis monachis commutatione, ipsi monachi pro predicta terra dederunt abbatie de Haubecort in molendino de Vileta sexsextarios bladi, scilicet tres unius et tres alterius, que de jure spectabant ad predictos monachos ; abbatia autem de Haubecort diu tenuit predictum bladum libere et quiete ; propinquiorem vero et utiliorem redditum sive aliam quandocumque cupientes comparare hereditatem, predictos sex bladi sextarios, communi assensu sui capituli, domui elemosinarie Medunte pro duodecim libris vendidit ; fratre Daniele, predicte domus tunc temporis priore. Quia vero predictum molendinum erat Odonis de Vilarceaus, ad petitionem ejusdem Odonis, id confirmamus ; ita quod si ipse vel heres ejus qui molendinum tenuerit, impediret bladum hoc reddi predicte elemosinarie Medunte, ille qui habuerit domum predictam in custodia, poterit super hoc conqueri in curia christianitatis. Si vero per censuram ecclesiasticam non posset cogi ad solutionem predicti bladi, custos predicte domus tunc nobis posset hoc dicere, et nos faceremus id reddi. Actum apud Meduntam, .

Matheus de Marleio de libertate domus de Marleio.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 7, l. D, nº 5.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Noverint omnes, tam posteri quam presentes, quod ego Matheus de Montmorenci, dominus de Malli, de assensu M[athildis] uxoris mee, et heredum meorum, pro salute animarum nostrarum, mei videlicet et uxoris mee, necnon liberorum nostrorum et antecessorum nostrorum, concessi et donavi confratribus et amicis meis monachis Vallium Sarnaii plenariam libertatem in domo sua, quam possident in castro meo de Malli, in omnibus ad ipsos pertinentibus ; ita videlicet quod eis licebit habere proprias mensuras, et quando et quomodo voluerint res suas vendere et possidere libere et quiete. De rebus vero aliorum, si que penes ipsos reposite veldeposite fuerint in domo illa, redditum meum retinui ; et, ut hoc donum nullatenus posset infirmari, sigilli mei auctoritate confirmavi. Actum .

De nemore dicto Broillat et mansione eidem nemori contigua.

  • B Copie. — Déclaration de 1511, fº 167.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Philippus de Alneto, universis presentem paginam inspecturis, notum esse volo quod, pro salute animæ meæ et patris mei et matris meæ et uxoris meæ Luciæ, assensu et voluntate hæredum meorum, jus omne quod habebam in nemore, cui nomen est Broillat, abbati et monachis Vallium Sarnaii concessi, et omnem calumniam, quam in eodem nemore faciebam, dimisi in pace. Sciendum autem quod prædicti monachi, quando memoratum nemus emerunt a monachis de Galacia, ut illud libere, et quiete et absque omni exactione in perpetuum possideant, dederunt michi pro venditionibus novem libras parisiensis monetæ. Hoc ipsum Simon, frater meus, et omnes liberi mei concesserunt. Insuper eisdem monachis dedi et concessi sedem mansionis eorum juxta præfatum nemus, libere et quiete ab omni consuetudine in perpetuum possidendam. Præterea sæpedictis monachis in perpetuam elemosinam dedi septem solidos et sex denarios census quindecim arpennorum terræ, quæ est ad portam prædictæ mansionis, concedentibus filiis meis Goherio, videlicet, Guidone, Rogerio et Philippo. Ut autem prædicta inviolabiliter in perpetuum perseverent, scripto exarata sigilli mei munimine confirmavi.

Première moitié XIIIe siècle

De suspensione Carnotensis episcopi a collatione beneficiorum1

  • A Original en parchemin. — Arch. dép. Eure-et-Loir ; fonds de N.-D. de Chartres ; caisse XI, liasse IV, nº 11 bis.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Innocentius, episcopus, servus servorum Dei, dilectis filiis capitulo Carnotensi, salutem et apostolicam benedictionem : Olim dilectus filius noster P., tituli sancti Marcelli presbiter cardinalis, tunc apostolice sedis legatus, venerabilem fratrem nostrum Carnotensem episcopum a beneficiorum collatione suspendit. Nos autem, providere volentes ne beneficia, que pertinebant ad donationem ipsius, diutius vacare contingeret, venerabili fratri nostro Parisiensi episcopo et dilecto filio abbati de Sarnai dedimus in mandatis ut, post recessum venerabilis fratris nostri O[ctaviani] Hostiensis episcopi, tunc apostolice sedis legati, prebendas et beneficia, que tam in ecclesia, quam in diocesi Carnotensi vacarent, dum tamen ad donationem episcopi pertinerent, omni contradictione et appellatione postposita, idoneis personis conferrent ; et quia idem episcopus, postquam in eum fuit hujusmodi suspensio promulgata, dicebatur de facto quia de jure non poterat quedam beneficia contulisse, eisdem episcopo Parisiensi et abbati de Sarnai per scripta nostra mandavimus ut collationem hujusmodi ab eodem Carnotensi episcopo factam auctoritate apostolica, sublato appellationis obstaculo, nuntiarent irritam et vanam, et, illis qui ea per collationem seu concessionem dicti episcopi detinerent ab illorum detentione prorsus amotis, ea idoneis personis conferrent. Postmodum etiam pro dilecto filio magistro P. Tornodorensi, quem idem etiam Parisiensis episcopus de honestate ac litteratura per suas nobis litteras commendarat, ipsi meminimus nos scripsisse, ut ei prebendam, si qua in ecclesia Carnotensi vacaret, apostolica curaret auctoritate conferre, alioquin donationi nostre reservatam denuntiaret proximo vacaturam, persone idonee conferendam. Cum ergo nuper, ex obitu cujusdam canonici Carnotensis, qui predictum sequebatur episcopum ad sedem apostolicam venientem, prebenda quedam in ecclesia Carnotensi vacasset, nos illam magistro concedentes eidem, ipsum de ea, presente prefato Carnotensi episcopo, manu propria curavimus investire. Eundem autem episcopum, in nostra presentia constitutum, laboribus ejus pio compatientes affectu, de solita sedis apostolice mansuetudine benigne recepimus, et recepto ab eo publice juramento quod mandatis nostris, tam super offensa interdicti ab initio non servati quam causa suspensionis predicte, parebit, ei gratiam nostram restituimus et favorem, et eum post cautionem hujusmodi ab utraque sententia qua tenebatur duximus absolvendum ; mandantes ei sub debito juramenti ut, quoniam in collatione beneficiorum duobus modis excedere diu publice dicebatur, quia videlicet minus digne et minus dignis beneficia conferebat, gratis beneficia conferat, sine pretio scilicet convento, pollicito vel recepto ; et, ut dignis conferat, dilectos filios decanum et magistrum scolarum Aurelianensium ei ad consilium duximus deputandos, ut de utriusque vel alterius saltem consilio, quamdiu nobis placuerit, personas beneficiandas assumat ; quibus damus per nostras litteras in mandatis ut ei sanum et honestum consilium studeant exhibere, nullam tamen difficultatem penitus adhibentes cum dignis ecclesiastica beneficia voluerit elargiri, cum, ex eo quod ipsos ejus consilio deputamus, potestatem ipsius ledi nolimus in aliquo, sed potius adjuvari. Predicto etiam Parisiensi episcopo per apostolica scripta mandamus ut, si qua beneficia, que ad donationem ejusdem Carnotensis episcopi pertinerent, cum prefato abbate de Sarnai, ante susceptionem litterarum nostrarum, concessit, ea faciat ab hiis quibus concessa sunt pacifice possideri ; contradictores, si qui fuerint, vel rebelles ecclesiastica censura compescens. De cetero vero, cum idem sit episcopus restitutus, sepedictus episcopus Parisiensis et abbas nulla penitus in ejus ecclesia et diocesi Carnotensi concedant ; sed si qua forsan, ante susceptionem litterarum nostrarum, vacaverint, que per eos nonfuerint assignata, ea donationi nostre volumus et precipimus reservari. Datum Anagnie, .


1 La cause de cette suspension, qui n'est pas indiquée dans cette bulle, mais qu'il est facile de pressentir, était la simonie dont Renaud de Monçon était accusé dans la collation des prébendes. L. M.

Carta Odonis, Parisiensis episcopi, de dimidio modio bladi in molendino de Alneto.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 140, l. 7, nº 11
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Odo, Dei gratia, Parisiensis episcopus, omnibus ad quos presens scriptum pervenerit, salutem in Domino : Notum facimus quod, constitutus in nostra presentia, Burcardus Li Veautres, miles, publice recognovit se dedisse et concessisse, antequam duxisset uxorem, fratribus et ecclesie de Vallibus Sarnaii in perpetuam elemosinam in molendino de Alneto juxta Joiacum, dimid[ium modium bladi] annuatim percipiendum. Si vero vel molendinum ipsum caderet, vel aliquo casu a molitura cessaret, postquam reparatum esset, dictus Burcardus vel heredes sui nichil in redditibus seu proventibus ejusdem molendini nichil perciperet, donec predicti fratres de Vallibus, quod super prefato dimidio modio bladi de temporibus preteritis solvendum superesset, integre recepissent. In hujus autem rei noticiam, quam predictus Burcardus se servaturum, interposita fide, concessit, ad petitionem ipsius, presentem cartam fieri et sigilli nostri fecimus impressione muniri. Actum .

Ludovicus, Blesensis comes, unum servientem monachis Vallium Sarnaii concedit1.

  • B Vidimus 3en parchemin — Inv., p. 136, l. 2, nº 18.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Ludovicus, comes Blesis et Clari Montis, omnibus presentibus pariter et futuris notum facio quod, pro amore Dei et anime mee remedio et antecessorum meorum remedio animarum, laudantibus et concedentibus Katerina2 uxore mea, Theobaldo filio meo, Johanna filia mea, fratre meo Philippo, sororibus meis Margarita, Isabella, ecclesie beate Marie de Vallibus Sarneii dedi et in perpetuum habere concessi, in civitate mea Carnoti, unum servientem omnino liberum, unum scilicet de burgensibus meis quem voluero. Et nunc presencialiter eis dono Nicholaum, filium Ale de Riveria, cum predicta libertate ; dum tamen in servicio monachorum solicitus ac fidelis extiterit. Cum autem idem morietur vel voluntate monachorum removebitur, alium eis assignabo. Et sic fiet quociens serviens eorum morietur vel mutabitur ; quod similiter facient omnes heredes mei, qui domini erunt predicte civitatis. Quod, ut ratum semper sit et firmum, litteris commendavi et sigillo meo confirmavi. Testes sunt : frater Gaufridus de Bruslon ; frater Guillelmus de Carnoto ; Goherius de Lenneriaco ; Petrus de Villabeton ; Gauterus de Gandonvilla ; Odo Bechart ; Raginarius ; Raginaldus Cortesius ; Ivonetus de Curvavilla ; Haucherus de Bonavalle ; Odo, decanus ; Matheus de Parisius. Actum Blesis, . Datum per manum Theobaldi, cancellarii mei, .


1 Thibaut, comte de Blois, avait déjà donné des lettres de même nature en 1178. (V. nº XLIX.)
2 C'est Catherine, comtesse de Clermont, fille du connétable Raoul de Clermont et d'Alix de Breteuil.
3 C'est un vidimus collectif pour cette charte et celle de 1178 ; nous avons donné sa formule nº XLIX.

De libertate per terram Ludovici comitis Carnotensis.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 27, l. N.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego, Ludovicus, comes Blesensis et Clarimontensis, omnibus notum facio quod ego, Hierosolimam proficiscens1, pro amore Dei et anime mee remedio et antecessorum meorum, in perpetuam elemosinam, dedi et concessi abbatie Sarnaii, ut eis liceat per totam terram meam, sine omni consuetudine, vendere sua et emere aliena mercimonia ad proprios usus et extra portare. Quod, ut ratum semper sit et firmum, litteris commendavi et sigillo meo confirmavi. Actum apud Cistercium, . Datum per manum Theobaldi, cancellarii mei, .


1 Louis de Blois fut tué à la bataille d'Andrinople, le 14 août 1205. Il avait reçu le comté de Nicée en partage après la conquête de Constantinople.

Matheus de Monte Morenciaco dat centum solidos annuatim de redditu suo apud Mellentum percipiendos.

  • B Copie. — Déclaration de 1511, fº 239 vº.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Noverint universi præsentem paginam inspecturi quod ego Mathæus de Monte Morenciaco, de assensu uxoris meæ et filiorum meorum, dedi monachis Vallium Sarnaii centum solidos, in redditu meo de Mollent, annuatim recipiendos  ; quinquaginta solidos ad pictancias conventui emendas tempore messionis, et alios quinquaginta . Hanc elemosinam perpetuofratribus meis prædictis bene et fideliter reddendam decrevi, et sigilli mei munimine roboravi. Actum anno gratiæ millesimo ducentesimo secundo.

De pace inter nos et presbiterum de Valle Sancti Germani1

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 133, l. 1, nº 6.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Nos Reginaldus, decanus sancti Marcelli Parisiensis, et Bartholomeus, clericus de Brueriis, notum fieri volumus omnibus hominibus, cum esset quedam causa, que vertebatur inter abbatem et monachos de Vallibus Sarnaii ex una parte, et Gualterum, sacerdotem de Valle Sancti Germani, Carnotensis diocesis, ex altera, auctoritate apostolica commissa judicibus delegatis, [scilicet]2 magistro Girardo de Duaco, nunc [Catalaunensi3] electo, et Mauricio archidiacono, et Petro, cancellario Parisiensi, super quibusdam certis articulis, tercia parte tractus decime et straminis et tota......... et tota decima pisorum et fabarum de quarteriis, et tota decima novalium, tam suorum quam aliorum hominum dicte parrochie Sancti Germani ; et super fidelitate, quam sibi dicebat debere fieri a triturantibus messem in area et custodibus grangie, in qua reponitur decima dicte ville, et de blado deferendo ex consuetudine ad domum presbiteri per manus triturantium ; cumque delegati judices supradicti cognovissent, auctoritate apostolici rescripti, de causa omnium supradictorum et jam producti essent testes et publicate attestationes, cum non restaret, nisi ultimus diffinitivus calculus, [placuit] prenominatispartibus, de communi consensu, litteris domini Pape abrenunciare et in nos duos et magistrum Simonem, decanum Sancti Clodoaldi, super omnibus querelis prefatis compromittere, fide data hinc et inde, et statuta pena XXX librarum, si pena committeretur, datis fidejussoribus ex utraque parte pro dicta pena reddenda [ei parti que victrix] existeret, in causa ab [ea] parte con[tra quam] arbitri pronunciarent. Nos igitur diem prefiximus partibus prefatis ad prestandum arbitrium, inspectis diligenter attestationibus et plenius cognitis de consilio jurisperitorum, cum tercius arbiter, videlicet magister Simon, decanus Sancti Clodoaldi, non [veniret], de communi consensu parcium, de absentia prefati decani nichil conquerentium [nec causantium], nichil omittentes de sollempnitate arbitrii, pronunciamus pro abbate et monachis supradictis contra nominatum presbiterum, in his specificandis : [de tractu] et stramine decime prefate nichil debet habere [sacerdos prenominatus] ; decima pisorum et fabarum de quarteriis et omnium novalium, tam suorum quam aliorum [hominum] ad communem grangiam deferetur, et ibi tertiam partem grani tantum percipiet ; vini similiter tertiam partem tantum. De fidelitate, diximus quod facienda est a triturantibus et custodibus grangie tam ipsi quam monachis ; set [conversus] monachorum, sine prestatione corporalis sacramenti adjuratus per religionem suam et per reverentiam quam debet suo abbati, fidelitatem faciet sacerdoti. De blado vero deferendo ad domum sacerdotis, diximus quod non deferre debent triturantes ex consuetudine ; tota vero minuta decima ad presbiterum pertinet. Testes hujus rei qui interfuerunt presentes, ex parte abbatis et monachorum sunt hii : Johannes prior ; Rogerius de Ibreio ; Gaufridus de Norreio, Hugo de Blarru ; ex parte sacerdotis : Gaufridus, quondam sacerdos dicte ville ; Bartholomeus, presbiter de Ruppe Forti ; Martinus de V..... viler. Actum publice, .


1 V. des lettres de l'évêque d'Évreux relatives au même différend (nºCLIII).
2 L'écriture de l'acte est illisible dans beaucoup de passages. Nous avons été obligés d'en laisser en blanc quelques-uns. Le sens des phrases et les lettres de l'évêque d'Évreux de l'an 1208 nous ont permis de rétablir les autres par les mots placés entre crochets.
3 Ce mot est effacé, mais il ne peut y avoir de doute sur sa lecture, car Gérard de Douai fut élu évêque de Châlons en 1202. (Voyez le Gallia Christiana, tome IX, col. 884.)

Littera de pace inter nos et Simonem de Pissiaco.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 32, I. A, nº 7.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Odo, Dei gratia, Parisiensis episcopus, omnibus ad quos presens scriptum pervenerit, eternam in Domino salutem : Notum facimus quod, cum Simon de Pissiaco, miles, abbati et fratribus Vallium Sarnaii calumpniam movisset super omnibus, que ex dono1 Galterii, Pissiacensis canonici, patrui patris predicti Simonis, habent apud Chapetum et apud Sanctum Nunnum, et super vineis de Maroil2, et clauso de Meden, et clauso de Muinels, et domo quadam sita apud Pissiacum, que omnia predictus Galterus monachis Sarnaii contulerat ; et preterea super quadam domo sita Parisius, juxta Sanctum Bonitum ; vinea quoque de Peilecoc, que Simon3, pater predicti Simonis, jamdictis monachis dederat ; super terra etiam des Escloz de excambio de Loanz, et terra Regine apud Athias, quas Matildis, mater predicti Simonis, assensu ipsius, memoratis monachis dederat in elemosinam4 : partibus tandem in nostra presentia constitutis, in venerabiles viros H[ugonem] decanum Parisiensis ecclesie, R[eginaldum] decanum Sancti Marcelli et Odonem de Sancto Mederico, fuit hinc inde super his compromissum, compromissione predicta, ex parte abbatis et monachorum in verbo veritatis, et ex parte sepedicti Simonis fidei interpositione firmata, quod quicquid, post inquisitam veritatem, a testibus ex utraque parte productis de predictis querelis, arbitri memorati judicio vel compositionevel simplici dicto statuerent, firmiter a partibus servaretur. Predicti vero arbitri, examinatis testibus et inquisita diligentius veritate, pronunciaverunt eundem Simonem in possessionibus supradictis nichil juris habere, prescriptos abbatem et monachos et eorum ecclesiam ab ipsius inpetitione penitus absolventes, et prescriptas possessiones quiete et libere possidendas adjudicaverunt eisdem. Postmodum autem idem Simon, in nostra presentia, arbitrium ipsum benigne recipiens, illud se servaturum sub date fidei religione promisit. Nos igitur presens scriptum, ad petitionem supradicti Simonis, fieri fecimus et sigilli nostri impressione muniri. Actum .


1 V. l'acte de donation de l'an 1174, nº XLIII.
2 Simon de Poissy fit son testament en 1243, et légua, entre autres biens, à l'abbaye de Neauphle-le-Vieux vineam suam de Merroles. Nous publierons cette pièce dans le cartulaire de l'abbaye de Neauphle. L. M.
3 V. l'acte de donation de l'an 1175, nº XLIV.
4 V. l'acte de donation de l'an 1189, nº LXXXI.

De domo apud Sparnonem.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 137, l. 3, nº 6.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Simon, dominus Montis Fortis, notum facio universis, quod G[uido], abbas Vallium, et conventus ipsius tradiderunt Alburgi, filie Hosmundi, pellificis de Sparnone, domum suam, quam habent in eadem villa1, tantum ad habitandum et dum vixerit tantum. Contra Alburgis, pro inhabitatione predicte domus, redditura est singulis annis X solidos parisienses prefatis monachis. Post mortem jamdicte Alburgis, sepedicta domus libera revertetur ad monachos, sine reclamatione cujuscumque heredis femine prenominate. Quia igitur memorata Alburgis totum hujus rei tenorem, me presente, concessit, ut res eadem firma in posterum perseveret, litteris sigilli mei impressione signatis eum stabilire curavi.


1 V. l'acte de donation par Simon III de Montfort, père de Simon IV qui donne cette charte, nº LIV.

Littere Raginaldi, Carnotensis episcopi de decima de Balli.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 7, l. C, nº 5.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

R[eginaldus], Dei gratia, Carnotensis ecclesie minister humilis, omnibus, tam presentibus quam futuris, ad quos littere presentes pervenerint, salutem in Domino : Noverit universitas vestra quod nos donationem1 decime, grangie et prati, consistentium apud Balliacum, factam ab Emelina, quondam uxore Gazonis de Malbuison, abbati et fratribus de Sarnaio, sicut in litteris pie recordationis Petri, antecessoris nostri, continetur, ratam et gratam habemus ; et, ut in perpetuum firma permaneat, eam auctoritate presentium et sigilli nostri munimine confirmamus. Actum .


1 Voyez l'acte de donation du 20 décembre 1181, nº LXV.

Clausula bullæ, qua Innocentius, papa III, omnes sententias suspensionis, excommunicationis vel interdicti, contra monachos Valliam Sarnaii promulgatas, irritas declarat.

  • B Vidimus en parchemin — Inv., p. 29, l. MM.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Universis presentes litteras inspecturis, officialis curie Parisiensis, salutem in Domino : Notum facimus nos, , vidisse et diligenter inspexisse quamdam clausulam, contentam in quibusdam litteris seu privilegiis monasterio de Vallibus Sarnaii, ordinis Cysterciensis, concessis, sanctissimi in Christo patris ac domini nostri, domini Innocencii, divina Providencia pape tercii ; ipsius vera balla plumbea, cum filis crocei et rubei more Romane curie bullatis, sanis et integris et omni suscipione carentibus, ut prima facie apparebat. Cujus bulle principium taie est1 :

Innocencius, episcopus ; servus servorum Dei, dilectis filiis Guidoni, abbati Vallium Sarnaii et ejus fratribus, tam presentibus quam futuris, regularem vitam professis, in perpetuum : Religiosam eligentibus vitam apostolicum convenit adesse presidium, ne forte cujuslibet temeritatis incursus, aut eos a proposito revocet, aut robur, quod absit, sacre religionis infragat, etc.

« Et sic finit :

Cunctis autem eidem loco sua jura servantibus sit pax domini nostri Jesu Christi, quatenus hic fructum bone actionis percipiant et apud districtum judicem premia eterne pacis inveniant. Amen, amen, amen. Datum Anagnie, per manum Johannis sancte Romane ecclesie subdiaconi et notarii, .

« Tenor vero clause de qua supra fit mencio talis est :

Porro si episcopi vel alii ecclesiarum rectores, in monasterium vestrum vel personas inhibi constitutas, suspencionis, excommunicacionis vel interdicti sentenciam promulgaverint, sive eciam in mercenarios vestros, pro eo quod decimas non solvitis, sive aliqua occasione eorum que ab apostolica benignitate vobis indulta sunt, seu benefactores vestros pro eo quod aliqua beneficia vel obsequia ex caritate prestiterint vel ad laborandum adjuverint, in illis diebus, in quibus vos laboratis et alii feriantur, eandem sentenciam protulerint, ipsam tanquam contra sedis apostoliceindulta prolatam duximus irritandam ; nec littere ille firmitatem habeant, quas tacito nomine Cysterciensis ordinis et contra tenorem apostolicorum privilegioram constiterit impetrari, etc.

Que autem vidimus bec testamur. In cujus visionis testimonium, sigillum carie Parisiensis predicte litteris presentibus duximus apponendum. supradictis.

Signé :St de Pareto.


1 Cette bulle fut obtenue par l'abbé Guy, à son retour de Zara, où il avait suivi Simon de Montfort, et où il fut chargé par le pape Innocent III de signifier, sous peine d'excommunication, défense aux croisés de continuer cette expédition entreprise au profit des Vénitiens. A cette époque se multiplient les exemples de ces exemptions de la juridiction des ordinaires. A. M.

Carta de terra de Montlinon.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 121, l. 1, nº 2.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Odo, Dei gratia, Parisiensis episcopus, omnibus ad quos presens scriptum pervenerit, salutem in Domino : Notum facimus quod, cum essemus apud abbatiam Vallium Sarnaii, constitutus ibidem in presencia nostra Ferricus de Molignon, miles, dedit et concessit, pro remedio anime sue, in perpetuam elemosinam, fratribus et ecclesie Vallium quatuordecim arpennos terre, sitos in dominio ipsius F[errici], quod est inter grangiam de Bolognel et Molignon, perpetuo possidendos. Accepimus autem, ex testimonio prefati Ferrici, et Johannis prioris, et fratris Rogeri de Ivri, monachi Vallium, quod uxor ejusdem F[errici] et [Willelmus], filius ejus, elemosinam ipsam concesserant. In hujus itaque rei testimonium, de voluntate predicti Ferrici, presentem cartam fieri fecimus et sigilli nostri impressione muniri. Actum .

De donatione terræ in Valle Pecosa.

  • B Copie. — Déclaration de 1511, fº 175 vº.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Odo, Dei gratia, Parisiensis episcopus, omnibus ad quos presens scriptum pervenerit, salutem in Domino : Notum facimus quod Gauterius de Lymoiis, dictus Rochard1, dedit fratribus et ecclesie Vallium terram suam sitam in Valle Pecosa, tenentem ex una parte viæ quæ ducit de Bonnella ad Mollerias, et ex alia parte rivullo de Pecosa, et a parte inferiori tenentem pratis Longi Pontis, et a parte superiori jardinis Pecosæ. Et etiam prædictus Gauterius eisdem fratribus dedit terram quamdam, ex alia parte supradicti rivuli sitam, secus rivullum prædictum Pecosæ, usque ad rivullum Vernoellæ, ad admodiationem dimidii modii, id est triam sextariorum frumenti et trium avenæ reddendorum . Notum sit etiam quod Manerius, abbas prædictæ ecclesiæ Vallium, cum omni conventu sao, commutaverunt totam terram suam de Hermenon prædicto Gauterio Rochart pro alia terra tantidem valente numero et quantitate, sita juxta territorium de Pecosa, terræ superius nominatæ contigua. Bertaudus vero de Couldræio, de quo prædictus Gauterius terras illas tenebat, laudavit et omnem justitiam prædictis fratribus quietavit. In cujus rei testimonium auctoritate sigilli nostri roboravimus. Actum in inferiori aula Parisiensi, .


1 Nous n'avons plus l'original de cette pièce ; mais, d'après son texte, on peut hardiment déclarer qu'elle sort de la même fabrique que celles déjà signalées par nous (nos XXIII, XXVII, XXXI bis et CXI). L. M.

Capituli Rothomagensis " de bonis apud Sanctum Martinum de Ripa.

  • A Original en parchemin scellé. — Inv., p. 137, C. 3.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Universis sancte matris Ecclesie filiis ad quos presens scriptum pervenerit, R. ecclesie Rothomagensis decanus totumque ejusdem ecclesie capitulum, salutem in Domino : Adeo temporibus nostris detestanda malignantium invaluit protervitas quod conventiones legitime facte vix possunt firmitatem obtinere nisi scriptis auctenticis fuerint roborate. Ad reprimendam igitur eorum maliciam, ad omnium volumus pervenire noticiam nos, communi assensu totius capituli nostri, concessisse et jure hereditario tradidisse Ermeline, que fuit uxor Remigii de Valle Rodolii, totum illud tenementum quod Willelmus Malasnon et Helvisa uxor ejus nobis in liberam et puram et perpetuam elemosinam dederunt, sicut illud situm est et se proportat per longitudinem et latitudinem inter vicum qui descendit a vico Sancti Martini ad Secanam et atrium Sancti Martini de Ripa, juxta feodum quod fuit Symonis Danet, cum omni edificio lapideo et ligneo et porprisio ibi pertinenti, reddendo inde nobis singulis annis quatuor libras et duodecim solidos monete currentis in Rothomago in , ab obitum pretaxate Helvise. Licet autem predicte Ermeline et ejus heredibus de predicto tenemento facere omnem voluntatem suam, sicut de suo proprio, salvo jure nostro et redditu supradicto. Nos vero predictum tenementum contra omnes gentes garantizare tenemur eidem Ermeline et ejus heredibus, per redditum sepedictum absque nostro mittere ; ipsa vero Ermelina, tactis sacrosanctis evangeliis, nobis fidem super predicto tenemento observaturam juravit. Et ne id possit de cetero in irritum revocari, sed firmum et inconvulsum futuris temporibus permaneat, illud presenti scripto et sigilli nostri munimine dignum duximus confirmandum. .

De decima de Longa Quercu et platea ibidem ad grangiam construendam.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 128, l. 1, nº 5.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Raginaldus, Dei gratia, Carnotensis episcopus, universis, ad quos presens pagina pervenerit, notum esse volumus quod Alexander, miles, de Longa Quercu, in presentia nostra constitutus, totam decimam de Longa Quercu, insuper et decimam de propria agricultura sua in manus nostras resignavit. Nosque decimam ipsam, ad ejusdem Alexandri peticionem, monachis Sarnaii in perpetuum possidendam donavimus. Excipitur tamen inde decima XIX arpennorum, quos predictus Alexander ab Hemerico de Rosai et Matilde, uxore ejus, emit. Deditque idem Alexander eisdem monachis plateam liberam et quitam ad granchiam faciendam, in quam ducetur decima predicta et campipars totius ville, tam de agricultura ipsius Alexandri quam ceterorum hominum ; campipars etiam de XIX arpennis emptis. Et tam dictus A[lexander] quam ceteri cultores campipartem et decimam de terra sua in granchiam ducent. Qui tamen arpennos ad censum habent decimam ducere non tenentur, sed monachi. Si vero contigerit quod terra inculta redigatur in novalia, decima tota inde proveniens monachorum erit, et campipars ad communem granchiam ducetur. Bladum tam decime quam campipartis, sed et stramina per medium partientur monachi et miles. Dominium et custodia granchie monachorum erit, conversusque, granchie custos, eidem A[lexandro] fidelitatem super ordinem suum pollicebitur ; ipseque cum campipartitore ad decimam campipartemque numerandum ibit ; campipartitorque monachis fidelitatem faciet. Poteritque sepedictus A[lexander], si voluerit, custodem suum ponere, tempore autumpnali, in ipsa grangia ; qui scilicet custos monachis fidelitatem faciet. Concessit autem hanc donationem Villana, mater ipsius A[lexandri] ; et Ysabel, uxor ejus ; et Robertus et Thionius, fratres A[lexandri] ; Eufemina de Maldestor et Berta, sorores A[lexandri]. Concessit hoc etiam Robertus de Mostiers ; et Andreas de Estauz ; Nicholaus de Boolon et Guido de Boolon, ad quorum feodum tam decima quam campipars pertinere dignoscitur ; qui et plegios garanthie super hoc se constituerunt. De caritate vero monachorum, sepedictus Alexander C libras habuit. Ut autem pagina presens robur obtineat perpetuum, eam sigilli nostri auctoritate communimus, districte sub anathemate prohibentes ne quis contra eam venire presumat. Actum .

De diversis decimis in episcopatu Carnotensi ; — ex dono Hugonis de Sarcuese apud Orfin ; — ex dono Rogerii Chamberlanc ; — ex dono Guillelmi de Chapitii apud Gasonvillam.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 90, nº 1.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Reginaldus, Dei gratia, Carnotensis episcopus, universis Ecclesie filiis, in Domino salutem : Cum sit sacrilegii genus res ecclesie, videlicet decimas, a laicis in suam ipsorum dampnationem injuste detineri ; Deo tamen quorundam corda tangente, decime quedam, quas in presenti pagina dignum duximus annotari, familiaribus et amicis nostris monachis de Vallibus Sarnaii a laicis quibusdam in elemosinam perpetuam sunt collate : ex dono Hugonis militis de Sarcosia et Columbe, uxoris ejus, et Simonis filii eorum, quicquid ipsi habebant in decima de Orfin ; et ex dono Rogerii Chamberlanc, quod habebat in eadem decima1 ; ex dono Gualterii, militis, de Valle, quicquid idem monachi possident in decima de Valle Sancti Germani2, videlicet tertiam partem grani et vini, medietatemque tractus ejusdem decime et straminis, et custodiam grangie ; ex dono Willelmi Champelin1, decimam de Gasconvilla ; ex dono Alberede, decimam de Bulgnevilla ; decimam vero de Anxonvilla2, ex dono Reginaldi de Orrevilla ; ex dono quoque Willelmi de Malerepasto, decimam quam habebat in campis eorumdem monachorum, apud grangiam eorum, que dicitur Aita3. Nos igitur quieti pacique religiosorum pie providere cupientes, predictas decimas, in manus nostras resignatas, monachis pretaxatis habendas donavimus, ac in perpetuum possidendas sigilli nostri patrocinio corroboravimus, sub anathematis interdicto districtius inhibentes ne quis deinceps contra presentem paginam quoquomodo temerarie venire presumat. Actum .


1 Nous retrouvons en 1214 une donation de la dîme d'Orfin faite par Roger Chamberlanc et confirmée par l'évêque Renaud de Mouçon. (V. nº CLXXXVII.)
2 C'est pour cette même dîme que les moines de Cernay eurent de si longs différends avec Gautier, prêtre du Val-Saint-Germain. (V. nos CXX, CLIII et CLXVII.)
1 Dans le titre, qui est un peu postérieur à la pièce elle-même, ce personnage est appelé Guillelmus de Chapitii ; mais son vrai nom est bien Guillaume Champelin ; nous trouvons en effet, en 1195, Guillelmus dictus Champelin qui donne à la léproserie du Grand Beaulieu dix sous de cens à Auneau. L. M.
2 V. la donation confirmée par l'évêque de Chartres, en juillet 1186 (nº LXXVII).
3 Nous voyons, dans la charte suivante, Guillaume de Maurepas amortir tout ce que l'abbaye de Cernay possédait dans son domaine.

De donis Guillelmi de Malrepast.

  • B Copie. — Déclaration de 1511, fº 103 vº.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Guillermus de Malrepast, miles : Notum sit omnibus quod ego volo et concedo, quod viri religiosi abbas et conventus beatæ Mariæ Vallium Sarnaii domum et granchiam suam de Aita et circiter trecenta arpenta terræ, sita in diversis locis et pluribus peciis, in territoriis videlicet de Aita, de Trembleto, de Couldreio, des Festes, de Ponte Carnotensi, de Lapendie, de Moncellis, de Chamborz, de Villa Nova, et duodecim arpenta pratorum, sita in praeria de Aita, in locis pluribus inter Moncellos et Coldreium, et generaliter omnia alia de dominio meo moventia, quæcumque acquisierunt in tota terra et castellania mea de Malrepast, sive in feodis et retrofeodis meis, ubicumque existunt, teneant in perpetuum et in manu mortua, cum omni jure, dominio, et justitia alta et bassa, quæ in omnibus supradictis habebam vel habere poteram, quocumque modo seu quacumque ratione ; nihil juris, justitiæ seu dominii, michi nec hæredibus meis retinens in præmissis ; sed omnia maneant libera et quieta præfatis religiosis et eorum monasterio. Et quantum ad hæc omnia firmiter observanda me obligo, et hæredes meos relinquo in futurum obligatos. In cujus rei testimonium et munimen, præsentibus literis sigillum meum duxi apponendum. Actum .

Guido, dominus Caprosiæ, dat tertiam partem magnæ decimæ territorii Sarnaiensis et decimam camporum Josberti de Sarnaio.

  • B Copie. — Déclaration de 1511, fº 70 vº.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Guido1, dominus Cabrosiæ, universis paginam sequentem inspecturis notum esse volo, quod ego, concedente Avellina uxore mea, dedi, pro remedio animæ meæ, Deo et ecclesiæ beatæ Mariæ Vallium, in perpetuam elemosinam, tertiam partem magnæ decimæ, quam habebam in territorio Sarnaii, et quicquid juris in eadem decima possidebam ; insuper et decimam quam habebam in campis Josberti de Sarnaio. Quod, ut robustius in posterum perseveret, literis traditum, sigilli mei titulo confirmavi.


1 A la demande de Gui de Chevreuse, cette donation fut confirmée par Eudes, évêque de Paris, aux mois de décembre 1206 et 1207. (V. nos CXXXV et CXLII.) Ce Gui de Chevreuse, mari d'Aveline, est celui dont nous avons déjà parlé en décrivant son sceau. (V. nº LXVIII.)

Carta de Vernone Radulphi de Crevecor.

  • A Original en parchemin scellé2. — Inv., p. 71, l. 1, nº 3.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Noverint presentes et futuri quod ego, Radulfus de Creivecuer, assensu et voluntate Elisabeth uxoris mee et amicorum et heredum meorum, tradidi et concessi abbati et conventui beate Marie de Vallibus apud Sarnaium vineam quam habebam apud Gamille, sitam ante torcular eorumdem monachorum, ex alia parte vie, tenendam dicte ecclesie, jure perpetuo, de me et heredibus meis, libere et quiete, ab omni servitio et exactione, per triginta solidos parisienses annuatim reddendos . Et si aliquis dictos monachos super prefata vinea in penam mittere presumpserit, ego vel heres meus debeo eisdem monachis eamdem vineam garantizare ad meum costum. Et propter hoc prefati monachi dederunt michi decem libras parisienses. Et ut hoc ratum et inconcussum perduret, presentem paginam sigilli mei appositione roboravi. Testibus : Willelmo de Chambina1 ; Johanne de Sancta Genovefa, presbiteris ; fratre Waltero de Blarruto ; Godefrido Albo ; Girelmo de Bosco ; Ricardo Malo Vicino ; Philipo de Blarru ; Hardoino de Warena ; Radulpho de Warena ; Waltero, fratre ejus ; Waremberto de Torne, et pluribus aliis. Actum apud Vernonem, .


1 La famille de Chambine était une des plus considérables de la Beauce. En 1363, Simon de Chambine est un des principaux légataires de Mathieu, vidame de Chartres. L. M.
2 Sceau équestre en cire verte. Légende : † Sigil. Radvlfi de Crevec[or], (Gravé.) Nous rencontrerons encore divers sceaux appartenant à la famille de Crèvecœur.

Litteræ Odonis, Parisiensis episcopi, de decima terræ Demenchuel et de decima de Cortebue.

  • B Vidimus en parchemin — Inv., p. 28, l. V.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

« Universis presentes litteras inspecturis, Guillelmus, permissione divina, Parisiensis ecclesie minister indignus, salutem in Domino : Universitati vestre notum facimus nos litteras, sigillo bone memorie Odonis predecessoris nostri sigillatas, inspexisse, sub hac forma: 

Odo, Dei gratia, Parisiensis episcopus, omnibus presentes litteras inspecturis, in Domino salutem : Notum facimus quod, cum Stephanus de Brocia, miles, dedisset in perpetuam elemosinam monachis Vallium Sarnaii medietatem decime, quam habebat in terra que appellatur de Demenchuel, tandem constitutus in presencia nostra, Odo, filius ejus, eamdem elemosinam ratam habuit et concessit, et, fide interposita, se servaturum promisit. Preterea, constitutus in presentia nostra, Johannes de Briis dedit eisdem monachis in perpetuam elemosinam, pro anima patris sui et matris sue et sua, unum modium bladi1 in decima sua de Cortebue, percipiendum in granchia sua, quam habet ibidem, scilicet medietatem hybernagii et medietatem martiagii. Preterea idem Johannes ratam habuit et concessit elemosinam, quam pater suus Odo fecerat eisdem monachis, scilicet qui dederat eis in elemosinam duos hospites apud Montem Lethericum et duos arpennos prati quos habebat en Lachaite. Hanc autem elemosinam idem Johannes, fide data, se servaturum promisit et garenziam laturum. In cujus rei testimonium, presentem cartam sigilli nostri fecimus impressione muniri. Actum .

. Postmodum vero viri religiosi abbas et conventus Vallium Sarnaii quitaverunt, coram nobis, capellanie de Monte Falconis, ad opus capellani qui pro tempore inibi fuerit, predictum modium bladi, quod debet percipi in decima dicti Johannis de Corterbue, quitantes et absolventes dictum Johannem et heredes suos super solutione dicti modii bladi eisdem de cetero facienda, dummodo illum reddant cappellano cappellanie antedicte. In cujus rei testimonium, presentes litteras sigillo nostro fecimus sigillari. .


1 Au mois de mai de l'an 1238, l'abbaye des Vaux de Cernay céda ce muid de blé à la chapelle de Montfaucon, comme on le voit par la notice du vidimus que nous imprimons à la suite de cette charte.

De decima Sancti Germani de Morrevilla.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 132, l. 1, nº 2.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Raginaldus, Dei gratia, Carnotensis episcopus, omnibus ad quos presentes littere pervenerint, in Domino salutem : Ad universorum noticiam volumus pervenire, quod dilectus filius, Gervasius de Neelpha, clericus, in nostra presentia constitutus, decimam quamdam bladi, quam in parrochia Sancti Germani de Morrevilla, jure hereditario, in anime sue periculum, detinebat, in nostris manibus spontaneus resignavit1. Nos vero, assensu et voluntate dicti G[ervasii] clerici, et dilectorum nostrorum Symonis, castellani Neelphe, Gaufridi et Galeranni, fratrum ipsius, dictam decimam abbatie Vallium Sarneii et dilectis nostris in Christo G[uidoni] abbati et monachis ibidem Deo famulantibus in perpetuam dedimus elemosinam, et dictum abbatem, nomine elemosine, de prefata decima curavimus investire. Et ut hec nostra donatio perpetuam habeat firmitatem, prefatam decimam memoratis abbati et monachis Vallium confirmamus, et tam presenti scripto quam sigilli nostri karactere roboramus. Datum Carnoti, .


1 Voyez la confirmation de cette libéralité par Simon de Neauphle, nº CXXXIX.

Donationem1 decimarum Sarnaii, factam a Guidone, domino Caprosiæ, Odo, Parisiensis episcopus, confirmat.

  • B Copie. — Déclaration de 1511, fº 71 vº.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Odo, Dei gratia, Parisiensis episcopus, omnibus ad quos istæ literæ pervenerint, salutem in Domino : Noverint universi quod, cum Guido, dominus Cabrosiæ, totam decimam, quam habebat in territorio Sarnaii, monachis Vallium Sarnaii, in perpetuam elemosinam, contulisset, nos, ad preces ejus, quas porrexit per literas suas nobis, ipsam decimam monachis confirmavimus ; et inde literas præsentes fieri fecimus, sigilli nostri testimonio roboratas. Actum .


1 Voyez l'acte de donation nº CXXXI.

De modiatione terre Milonis de Voisins apud Sanctum Nunnum.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 32, l. 1, nº 8.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

O[do], Dei gratia, Parisiensis episcopus, omnibus ad quos iste littere pervenerint, in Domino salutem : Notum facimus quod Milo de Voisins, miles, monachis Vallium Sarnaii admodiavit in perpetuum, pro duobus modiis bladi, uno avene et altero sufficientis mixtalli, persolvendis, totam terram suam arabilem constitutam in parrochia Sancti Nonni, salva terra alia, quam jam dederat ad certum redditum. Si autem acciderit quod aliquis dominorum Milonisvel heredum ejus violentam manum miserit in terre admodiate partem, que de ipsius domini feodo sit, monachi de dicta modiatione retinebunt juxta quantitatem et qualitatem terre sesite, donec, per Milonem vel heredes ejus, terre illius libera fiat restitutio. Et super hoc tenendo fidem dedit in manu nostra sepedictus Milo. In cujus rei testimonium, de voluntate partium, presenti carte nostrum fecimus adhiberi sigillum. Actum .

Guido, dominus Caprosiæ, dat duos hospites et tres mansuras in villa Sarnaii sitas.

  • A Original en parchemin. — Inv., suppl. cart. 2.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Notum sit omnibus presentem paginam inspecturis quod ego Guido, dominus Cabrosie, assensu Aveline, uxoris mee, et Guidonis, primogeniti mei, dedi monachis Vallium in perpetuam elemosinam duos hospites cum tribus mansuris sitis in villa Sarnaii, Garinum Divitem scilicet et Gualterum, generum ejus, ab omni servicio, exactione et consuetudine liberos et quietos, tam ipsos quam omnes heredes eorum et successores in eisdem mansuris ; ita quod ego et heredes mei nichil omnino in ipsis hominibus et mansuris de cetero poterimus reclamare. Sciendum etiam quod ego et heredes mei omni tempore garentizare tenebimur predictos hospites et mansuras contra omnes. Actum .

Carta de Plesiz de terra Bruerie.

  • A Original en parchemin scellé2. — Inv., p. 147, l. 2, nº 16.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Simon1, dominus Nielfe : Noverint universi quod Hugo, filius Renoldi de Plesiz, et uxor ejus, vendiderunt monachis Vallium campum de Brueria, continentem VI arpennos, proposita prius et oblata emptione debitis hereditariis et ab eis postposita ; concedentibus prefatam venditionem fratribus jam dicti Hugonis, scilicet Gaufrido presbitero, et Philippo, de cujus feodo terra erat ; cui Philippo monachi prenominati dabunt singulis annis XII denarios censuales, . Superior autem hujus feodi dominus, Philippus Furrer, hoc concessit ; factumque est totum istud coram me, terre ipsius domino capitali, hoc ipsum laudante et in mea tuitione in posterum suscipiente, et in memoriam mei assensus adhibiti C inde solidos recipiente, et presentis pagine testimonio sigillique mei munimine adversus omnes calumpnias in perpetuum confirmante. .


1 Comme nous l'avons déjà dit, ce Simon de Neauphle nous paraît être le fils de celui qui, avec son frère Geoffroy, confirma le don fait à l'abbaye des Vaux par Guy de Neauphle, son frère. (V. nos LVIII et LIX.) A. M.
2 Cet acte et plusieurs autres émanés du même seigneur sont scellés du même sceau, rond et en cire jaune, à l'écu parti au premier du lion de Neauphle, et au second de deux fasces, orlé de merlettes. Légende : † Sigillvm Simonis de Nialfa. (Gravé.) Ce sceau nous offre un des plus anciens exemples de la partition de l'écu du mari et de la femme. La femme de Simon de Neauphle est appelée Fenia (nº CCIX) et Euphemia (nº CCXXII). Nous ignorons à quelle maison elle appartenait, mais ses armoiries sont, du moins pour les pièces, semblables à celles de la famille de Mello, qui donna un connétable de France, et à celles de la maison de Meslay, qui posséda le vidamé de Chartres. A. M.

De decima Sancti Germani prope Nielfam.

  • A Original en parchemin scellé1. — Inv., p. 132, l. 1, nº 3.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Simon, dominus Nialphe, universis paginam presentem inspecturis notum esse volo, quod ego et Gaufridus et Galeranus, fratres mei, concessimus donum quod fecit Gervasius, frater noster, de decima Sancti Germani, quam ecclesie Vallium in perpetuam elemosinam contulit possidendam. Quod, ut perpetuam obtineat firmitatem, scripto traditum sigilli mei impressione confirmavi, .


1 Fragment en cire verte du sceau décrit à la pièce précédente.

Carta castellani de Nielfa hospicio nostro pauperum.

  • A Original en parchemin scellé2. — Inv., p. 99, l. 1, nº 6.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Symon, dominus Nielfe, omnibus notum facio quod dedi in perpetuam helemosinam annuatim viginti solidos parisienses pauperibus degentibus in hospicio Sarnaii, reddendos. Si vero infra hunc terminum non reddantur, prepositus Nielfe per quinque solidos multetur. Hoc, ut ratum habeatur, sigilli mei presentia munitur. Hii autem solidi in emendis vestibus predictorum pauperum expendantur.


2 Même sceau en cire jaune et dans un bon état de conservation.

Littera Pagani de IIbus arpennis prati.

  • A Original en parchemin scellé, comme dessus. — Inv., p. 145, l. 1, nº 4.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Simon, dominus Nialphe, universis paginam presentem inspecturis notum esse volo, quod Paganus de Croceio duos arpennos prati, qui sunt in Pratella, vendidit monachis Sernaii in perpetuum possidendos, concedente Roberto, fratre predicti Pagani, et Ascelina sorore ipsorum. Hanc venditionem concessit Simon des Meisnilz, de quo predictus Paganus ipsum pratum tenebat, ita quod monachi prefato Simoni duos denarios censuales inde annuatim solvent, . Hanc etiam venditionem ego approbavi et volui, et sigillo meo confirmavi.

Littera Odonis, Parisiensis episcopi, et Guidonis, domini Caprosie, de decima de Sarnaio, de Barra et de Feritate.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 30, l. A.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Odo, Dei gratia, Parisiensis episcopus, omnibus ad quos presens scriptum pervenerit, salutem in Domino : Notum facimus quod, constitutus in nostra presencia, Guido1, dominus Cabrosie, miles, de consensu Aveline, uxoris sue, dedit, pro remedio anime sue, Deo et ecclesie beate Marie Vallium, im perpetuam elemosinam, tertiam partem magnedecime totius territorii parrochie Sarnaii ; et eciam totam magnam decimam de Barra, sicut distenditur a molendino d'Auton, dicto de Sarnaio, et a nemore de Moranval, ascendendo ad Barram, continuando magnum iter Carnotense, per quod itur Parisius, usque ad crucem de Feritate, et a dicta cruce sequendo iter Cabrosie, quod tendit ad Ulmum Granatum et a dicto ulmo itineri de Ronqueux, per quod itur ad crucem de Malo Passu. Insuper [dedit prefate ecclesie decimam totius territorii de Feritate, siti juxta predictam crucem de Feritate, inter predictum iter de Cabrosia et viam que ducit de Feritate ad Prez de Celles1.] Nos autem, ad preces dicti Guidonis et Aveline, ejusdem uxoris, ipsas decimas predicte ecclesie confirmavimus et inde litteras presentes fieri fecimus, sigilli nostri, una cum sigillo dicti Guidonis, testimonio roboratas. Actum .


1 Voyez l'acte de donation nº CXXXI et les lettres de confirmation déjà délivrées par l'évêque de Paris au mois de décembre 1206 (nº CXXXV).
1 La phrase que nous avons placée entre parenthèses a certainement été ajoutée, après coup, à la place d'autres mots qui ont été grattés. L'écriture et l'encre nous font croire que cette substitution est l'œuvre du faussaire du quinzième siècle dont nous avons déjà plus d'une fois parlé. L. M.

De X solidis in censu de Baalle.

  • A Original en parchemin scellé1 — Inv., p. 99, l. 1, nº 7.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Simon, dominus Nialphe, universis paginam presentem inspecturis notum esse volo, quod Willermus, dominus de Baalle, pro remedio anime sue, contulit abbatie Vallium Sarnaii, in perpetuam elemosinam, X solidos in censu de Baalle annuatim reddendos, . Hanc autem elemosinam benigne concesserunt Gualterius, filius predicti W[illelmi], et Adelina, uxor ejusdem Gualterii. Igitur, ne per generationem successivam aliqua perturbatio vel dilatio fiat abbatiepredicte vel inde proveniat, ego, ad cujus feodum census ille pertinet, dictam elemosinam concessi et sigilli mei impressione roboravi. Actum .


1 L'acte est scellé en cire jaune, du même sceau que celui de la pièce nº CXXXVIII ; l'empreinte est bien conservée.

Cirographum Guidonis, domini Alneoli, de commutatione terre.

  • A Original en parchemin scellé1. — Inv., p. 11, l. 1, nº 5.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Guido, dominus Alneoli, universis paginam presentem inspecturis notum esse volo, quod ego commutavi cum monachis Vallium Sarnaii tria frusta terre, que sita erant inter terras eorundem monachorum, juxta viam Carnotensem, pro mansura una et octo frustis terre, que ipsi habebant apud Longam Ulmum, conditione tali quod, si quis ex hominibus illis, qui, priusquam commutatio ista facta fuisset, coluerant terram prescriptam, quam in commutationem a me predicti monachi acceperunt, eisdem monachis aliquam calumpniam sive querelam inde moverit, ego facerem illum tacere et monachos de calumpnia et querela illa in pace remanere. Hanc commutationem concessit et voluit Thescelina, mater mea ; et fratres mei Johannes, Gaufridus, Theobaldus et Willelmus ; uxor quoque mea Isabel nomine, filieque mee Adelaidis, Aaliza et Margarita. Commutationem hanc etiam concesserunt, in domo de Proveirleu, homines, qui terram illam coluerant prius, videlicet : Radulphus de Malassis et familia ejus ; Andreas, major de Longa Ulmo, et Guiburgis, uxor ejus ; Caraunus, et uxor ejus ; Fillons, et filii ejus, Arnulphus, Gualterius et Renoldus ; Landricus, et Berta, uxor ejus ; Hersendis et Simon, filius ejus, et Burge, filia ejus ; Radulphus, filius Godefridi ; Gualterius Giroudi ; Radulphus Renaud et Eremburgis, uxor ejus. Quod, ut in posterum robur obtineat perpetuum, litteris traditum, cirographo interposito, impressione sigilli mei confirmavi. Actum .


1 Sceau équestre, dont il ne reste plus que des fragments, et qui pendait à des lacs de soie verte et rouge. Nous retrouverons plus tard les armoiries des seigneurs d'Auneau.

Simon, comes Leecestriæ et dominus Montis Fortis, venditionem cujusdam terræ ab Hugone Brethecol, et excambium a Guidone, domino Alneoli, facta confirmat.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 85, l. 1, nº 6.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Simon, comes Leecestrie et dominus Montis Fortis : Noverint universi quod Hugo Brethecol de Abluies, vendidit monachis de Vallibus, de voluntate et assensu Sedilie, uxoris sue, et filiorum suorum Guillelmi et Houdeez, et Hermengardis filie sue, et Stephani clerici, fratris sui, et Guineburgis, sororis sue, et Gibelini, filii dicte Guineburgis, et Johannis, fratris ipsius, terram suam quam habebat ad fossam Germundi, continentem circiter XXXta V arpenta terre, pro Lta libris parisiensibus. Hanc autem vendicionem concesserunt Stephanus de Groceio, de cujus feodo terra erat supradicta, et uxor ejus, et Arnulphus de Glaervilla, cum uxore sua, de quo predictus Stephanus feodum tenebat ; pro concessione vero sua, accepit uterque, Stephanus scilicet et Arnulphus, C solidos parisienses a predicto Hugone, et sic venditionem illam contra omnes garantire concesserunt. Notum esse volo eciam quod Guido, dominus Alneoli, commutavit2 cum monachis predictis tria frustra terre, in uno tenenti, continentia vel eocirca XXIIIIor arpenta terre, sita subtus cheminum Sancti Arnulphi, tenentia chemino tendenti de Bouenvilla nemori sive bosco Percarum, abutancia vie sive chemino tendenti deAbluies apud Sanctum Arnulphum, pro mansura una et octo frustris terre, que prefati monachi habebant apud Longam Ulmum. Ego autem Simon, comes predictus, venditionem et commutacionem predictas, de me moventes, causa et ratione terre mee de Bertaudi Curia, laudo, approbo et eciam confirmo. Volens et concedens quod predicti monachi omnia supradicta, prout superius sunt declarata, et eciam omnia alia quecumque acquisierunt in omni predicta terra mea de Bertaudi Curia, et in confinio ejusdem, sive in omnibus aliis locis, feodis et retrofeodis meis, ubicumque existentibus, teneant in manu mortua cum omni jure, dominio et omni justicia ; nichil omnino juris, justicie seu dominii, michi nec heredibus meis retinens in premissis. Quod, ut in posterum robur obtineat perpetuum, litteris traditum impressione sigilli mei confirmavi. Actum .


2 Voyez la charte précédente, nº CXLIV.
1 Charte fausse. En comparant avec la charte précédente le passage relatif à l'échange de Guy, seigneur d'Auneau, on reconnaît les termes employés par les moines dans tous leurs faux. L'écriture est d'ailleurs toujours la même que celle des actes nos XXIII, XXVII et XXXI bis. L. M.

De venditione totius decimæ terræ de Hermenon.

  • A Original en parchemin. — Inv. p. 90, l. 2, nº 2.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Odo, Dei gratia, Parisiensis episcopus, notum facimus omnibus, presentibus pariter et futuris, quod Bernardus de Curia Bertini, miles, in nostra presentia constitutus, recognovit se vendidisse monachis de Vallibus Sarneii totam decimam de tota terra sua de Hermenon, pro viginti quatuor libris parisiensibus, ad elemosinam porte abbatie de Vallibus ampliandam. Hoc etiam, fide data in manu nostra, promisit idem B[ernardus] firmiter servaturum et garantiam laturum. Hoc idem laudaverunt coram nobis frater ejus, Bartholomeus de Curia Bertini, miles, de quo ipse tenet terram supradictam, et Hugo Bevanz, miles, de cujus feodo est eadem terra ; et, fide data in manu nostra, se laturos garantiam super hoc promiserunt ; et Sevinus Heraudi similiter. In cujus rei testimonium, presentem paginam fieri fecimus et sigilli nostri appositione communiri. Actum .

De domo apud Corbolium, que fuit Judeorum.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 38.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego J. de Perrucheo et G. de Mepincie, ballivi domini regis tunc temporis, notum facimus omnibus presentem paginam inspecturis, quod vendidimus pro XV libris, ex precepto domini regis, monachis de Valle Sarneii quandam domum apud Corbolium, que fuit antiquitus Judeorum. Quod, ut ratum permaneat, sigillorum nostrorum munimine roboramus. Actum , apud Corbolium.

De X libris per monachos Vallium distribuendis.

  • B Copie de 1495. — Inv., p. 58, C. B.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego R[obertus] Malvesinus omnibus notum facio quod Cecilia, uxor mea, me consenciente, in elemosina delegavit decem libras parisiensis monete distribuendas per manum monachorum Vallium de Sarneiaco, XL solidos conventui Karoliloci ad pitancias , et quadraginta solidos conventui Sarquencelli ad pitancias et augusto, et viginti solidos conventui de Haulte-Bruyère ad pitancias, et viginti solidos conventui de Belomer similiter ad pitancias ; monachi etiam de Vallibus quatuor libras sibi ad pitancias et augusto sibi retinebunt. Sciendum vero est quod, assensu Guidonis de Chevreose, de quo, ex parte uxoris mee, XXVIII libras tenebam in feodo, quarum medietas a preposito de Chevreose singulis annis et medietas integre solvebatur, instituimus ex eisdem XXVIII libris ut ad ipsos terminos sicut nobis ab eodem preposito debebantur decem libre monachis de Vallibus redderentur ; ita quod, sicut prepositus de nostrorum denariorum solucione nobis securitatem facere tenebatur, talem de decem libris monachis de Vallibus facere teneatur ; si vero per casum aliquem monachi de Vallibus dictas decem libras habere non potuerunt, donec reddantur eisdem, nullo modo dictas elemosinas dictis cenobiis reddere compellantur. Quod ut ratum sit, sigilli mei munimine roboramus.

De X libris apud Caprosiam, in prepositura.

  • A Original en parchemin scellé.1 — Inv., p. 58, l. B, nº 3.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Guido, dominus Cabrosie, universis presens scriptum inspecturis notum esse volo, quod Cecilia, soror mea, de voluntate Roberti Malveisin, viri sui, me concedente, et Avelina, uxor mea, in perpetuam elemosinam delegavit decem libras parisiensis monete, distribuendas per manum monachorum Vallium de Sarnaio, XL solidos annuatim persolvendos conventui Karoli Loci, etc. 1 Quod, ut ratum in posterum perseveret, litteris traditum sigilli mei impressione communivi. Actum .


1 Sceau rond en cire jaune offrant une croix, cantonnée de quatre alérions, et occupant tout le champ compris entre la légende ainsi conçue : † Sigill. Gvidon........ osia. Ce sceau est le premier sur lequel nous retrouvions d'une manière bien distincte les armoiries des anciens sires de Chevreuse. Ces armoiries sont, du moins pour les pièces, conformes à celles des plus anciens seigneurs de Montmorency ; ce qui a fait soupçonner à M. le duc de Luynes une communauté d'origine entre ces deux grandes familles. André Duchesne, le P. Anselme et tous les autres généalogistes sont muets à cet égard. A. M.

1 (ut supra, in prœcedentibus litteris).

De commutatione inter Guidonem, dominum Cabrosie et Robertum Malvoisin.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 30, C. A, nº 2.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Guido, dominus Cabrosie, notum facio universis presentem paginam inspecturis quod, concedente Avelina uxore mea, commutavi Roberto Malvoisin et Sedilie sue uxori et mee sorori quicquid habebam apud Barram, excepta decima, et meam domum de Sarnaio cum proprisia et unum hospitem apud Sarnaium, et viginti et octo libras parisiensis monete in prepositura Cabrosie, quatuordecim libras et quatuordecim annuatim reddendas ; de quibus monachi Vallium Sarnaii percipient decem libras annuatim in eisdem terminis, distribuendas in elemosinis, sicut predicti Robertus et Sedilia ordinarunt1. Et notandum quod quociens novus superveniet prepositus, sicut facere debet Robertum Malvoisin vel Sediliam vel heredes eorum securos de decem et octo libris, ita faciet monacos securos de decem libris solvendis ad terminos prenominatos. Pro illa autem commutatione Robertus et Sedilia jamdicti quitaverunt mihi et meis heredibus et guirpiverunt quadraginta libras parisiensis monete, quas donaveram Sedilie mee sorori in maritagio in pedagio de Francorvilla. Et ut hec commutatio sit rata et inconcussa in perpetuum, munimine sigilli mei decrevi corroborari. Actum .


1 V. les deux chartes précédentes.

De contentione inter Guidonem, dominum Caprosiæ, et monachos Vallium Sarnaii orta, super quodam alneto et calceata quæ duo stagna dividit.

  • B Copie du XVIe siècle. — Inv., p. 123, l. A.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Noverint universi quod ego Guido, dominus Caprosie, et Amarricus, patruus meus, ad pacificandam contentionem illam, que erat inter nos et monachos Vallium de quodam alneto, assensu et voluntate uxorum nostrarum Aveline et Aales, concessimus eisdem monachis ad libitum suum exaltare, dilatare et prolongare in antiquo suo situ calciatam illam, que solet duo stagna eorumdem dividere, et operta area, quam stagni plenitudo potuerit occupare infra annum impletionis, fiet meta in superiori capite stagni. Quod autem supra metam fuerit nostrum est ; quod vero inferius monachorum. Quod, ut ratum in posterum perseveret, presentem cartam sigillorum nostrorum appositione munivimus. Actum .

Guido, dominus Caprosiæ, dat centum arpenta nemoris juxta Sarnaii stagna1.

  • B Copie du XVI siècle. — Inv., p. 123, l. A.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Notum sit omnibus presentem paginam inspecturis, quod ego Guido, dominus Cabrosie, cum assensu conjugis mee, Aveline, do abbatie Vallium Sarnaii centum arpenta nemoris mei juxta eorum stagna in perpetuam elemosinam possidenda, si me contigerit in hac infirmitate mori1. Ut autem hec mea elemosina rata et inviolata conservetur, presens scriptum sigilli mei impressione confirmo. Actum .


1 L'exécution de cette donation fut placée sous la protection du roi de France par des lettres d'Aveline, veuve de Gui de Chevreuse, qui seront données plus loin (1208-1210 ; nº CLXI). Voyez aussi la confirmation de ce don faite par Henri, abbé de Saint-Denis, au mois d'août 1210 (nº CLXV), et l'acte par lequel, en décembre 1238, Perrin du Val abandonne ses droits sur les cent arpents de bois, objet de la présente donation.
1 Gui de Chevreuse est mentionné comme défunt dans une charte de l'abbé des Vaux de Cernay du mois d'août de l'an 1210, rapportée plus loin à sa date, et relative aux cent arpents de bois qu'il donne ici (voyez nº CLXX). Le Nécrologe de Port-Royal, tome Ier, page 34, dit que ce seigneur mourut le 17 janvier, vers 1215 ; mais en présence de l'acte très-explicite de 1210, on doit faire remonter le jour de son décès au 17 janvier 1209 ou 1210. La première de ces dates est la plus probable, puisque Gui était malade et en danger sans doute, quand il fit la donation ci-dessus, en 1208.

Compositio de Valle Sancti Germani2

  • A1 et A2 Double original en parchemin. — Inv., p. 133, l. 1, nº 5.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Universis sancte matris Ecclesie filiis ad quos presens scriptum pervenerit, L[ucas], Dei gratia, Ebroicensis ecclesie minister humilis, et Radulfus, ejusdem ecclesie decanus, salutem et sinceram in Domino caritatem : Que pro bono pacis fideliter ordinantur a viris fidelibus, ne qua possint in posterum attemptari calumpnia, litterarum solent memorie commendari ; inde utique fuit quod, cum causa, que vertebatur inter venerabilem virum Guidonem abbatem et monachos sancte Marie de Valle Sarnaii, et Gauterum, presbiterum de Valle Sancti Germani, auctoritate apostolica, nobis duobus et Willelmo, archidiacono nostro, commissa fuisset, partibus tandem in nostra presentia constitutis, et de tercio judice3, tunc graviter egrotante, nichil causantibus vel reclamantibus, in negocio ipso eo usque processum est, quod idem presbiter Sancti Germani, coram nobis et pluribus, in jure confessus est se jurasse quod omnino ratum haberet quicquid dictus abbas de Valle Sarnaii super tota querela diceret, et quod, absque ulla reclamatione, in posterum staret firmiter simplici dicto ejusdem. Hoc autem fuit dictum abbatis : In magna decima predicte ville Vallis Sancti Germani habebunt semper annuatim monachi sancte Marie de Valle Sarnaii terciam partem grani et vini, medietatem quoque tractus ejusdem decime et straminis, sicut continetur expressum in carta domini Carnotensis, quam super hoc ipsi habent. Decima vero pisorum et fabarum de quarteriis, et omnium novalium tam presbiteri quam aliorum hominum ejusdem ville, ad communem granchiam deferetur, et ibi terciam partem grani tantum percipiet sacerdos jam dictus ; et vini similiter tertiam partem percipiet tantum. De facienda vero fidelitate a triturantibus et custodibus granchie, dixit abbas quod tam ipsi presbitero quam monachis pariter fiet ; set conversus monachorum, sine prestatione corporalis sacramenti, adjuratus per religionem suam et per reverentiam quam debet abbati suo, fidelitatem faciet sacerdoti. Addidit etiam abbas, de blado deferendo ad domum sacerdotis, quod ad hoc non tenebuntur triturantes ex consuetudine et quod minuta decima tota erit presbiteri, sicut continetur in litteris arbitrorum R[eginaldi] videlicet, tunc decani Sancti Marcelli, et Bartholomei, clerici de Brueriis, quas monachi dicti penes se habent. Ultimo dixit abbas quod pratum quoddam et quedam domus ejusdem ville, de quibus presbiter fecerat mentionem, remanebunt eisdem monachis, sicut hactenus eadem habuerunt. Huic quoque dicto abbatis assensum prebuimus, et idem presbiter. Et tam ipse quam ipsi monachi super hoc pecierunt a nobis testimoniales litteras nostras. Nos igitur, ad piam instanciam et preces ipsorum, testimonium nostrum veritati fideliter impendentes, ad robur firmius in posterum obtinendum, cartam istam fecimus annotari et sigillorum nostrorum munimine roborari. Actum Ebroicis, .


2 Un premier différend avait déjà été pacifié, en 1202, par les arbitres Renaud, doyen de Saint-Marcel, et Barthélemi, clerc. (Voyez le nº CXX.)
3 Dans l'arbitrage du premier différend, le troisième arbitre, élu évêque de Châlons, n'avait pu assister au jugement de la cause.

Willelmus de Vicinis dat dimidium modium hibernagii de decima Manliæ.

  • B Copie en papier1. — Inv., p. 128, l. 2, lettre G.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Reginaldus, Dei gratia, Carnotensis episcopus, universis Ecclesie filiis, in Domino salutem : Cum laici ad suam ipsorum dampnationem res ecclesie, videlicet decimas, nullatenus debeant detinere, motus divina inspiratione, dominus Willelmus de Vicinis contulit monachis de Vallibus Sarnaii medietatem modii hibernagii in decima de Manlia, assensu et voluntate uxoris sue, Margarite, et filiorum suorum, Petri videlicet et Willelmi. Ut autem pretaxati monachi familiaris nostri predictam decimam juste et canonice retinerent, eam in manus nostras resignatam ipsis donavimus, sine contradictione aliqua perpetuo possidendam. Quod, ut ratum in posterum perseveret, presens scriptum sigilli nostri patrocinio fecimus premuniri. Actum .


1 Il en existe deux copies, dont l'une est précédée de la charte du mois d'août 1225 (voyez à cette date), et a été collationnée en présence du procureur des Vaux de Cernay et de celui du prieuré de Maule, en juillet 1485.

Simon, comes Lecestriæ, dominus Montis Fortis, donationem decem librarum in prepositura Rupis Fortis, a patre suo factam confirmat.

  • B Vidimus en parchemin — Inv., p. 140, l. 7.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Noverint universi quod ego, Simon, comes Leercestrie, dominus Montis Fortis, concessi et confirmavi elemosinam quam dedit2 pater meus, Simon, monachis Vallium Sarnaii, videlicet decem libras parisiensium, percipiendas singulis annis in prepositura Rupis Fortis. Itaque centum solidi recipientur et centum . Quod si prepositus dicti loci, videlicet Rupis Fortis, dictam summam pecunie reddere distulerit terminis assignatis, singulis diebus dilacionis XII denarios de proprio redditu tenebitur. Quod, ut ratum et firmum in posterum habeatur, sigilli mei feci munimine roborari. Actum .


2 Voyez l'acte de donation de Simon de Montfort, nº LV.

Herveus, dominus Galardonis, elemosinam XX solidorum ab Hermengilde de Escrignoles factam confirmat.

  • A Original en parchemin scellé1. — Inv., p. 137, l. 3, nº 2.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Herveus, dominus Galardonis, universis presentem paginam visuris, notum fieri volo quod Hermengildis de Escrignoles, uxor Arnulfi de Duyson, pro remedio anime filie sue, Matildis de Huaneria, contulit abbatie Vallium Sarnaii, in perpetuam elemosinam, XX solidos singulis annis recipiendos in prepositura de Galardone, . Hanc helemosinam benigne concesserunt predictus A[rnulfus], vir predicte Hermengildis, et Philippus, filius eorum. Igitur ne in posterum aliqua dilatio seu turbatio dicte abbatie inde proveniat, ego Herveus, dominus Galardonis, dictam helemosinam concessi et sigilli mei munimine roboravi. Actum .


1 Sceau rond, de cire jaune, pendant sur lacs de soie. Cavalier galopant à droite, tenant suspendu sur sa poitrine un écu triangulaire de..... au chef de...... Légende : † Sigillvm [Hervei de Ga]rlardone (sic). Le P. Anselme (t. III, p. 375) attribue à tort les mêmes armoiries à la famille des vicomtes de Châteaudun, issus des comtes du Perche, et dont cet Hervé avait épousé une fille. Le sceau de Jeanne de Châteaudun, comtesse de Montfort, que nous décrirons bientôt dans ce cartulaire, donne un démenti formel à ce généalogiste, démenti également confirmé par un sceau de la vicomté de Châteaudun, conservé aux archives d'Eure-et-Loir. A. M.

Carta Gaufridi, domini Leugarum, de decima Bercheriarum Maingoti et de censu.

  • A Original en parchemin scellé2. — Inv., p. 12, l. 2, nº 11.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Gaufridus, dominus Leugarum, notum facio universis quod, assensu et voluntate Margarite uxoris mee, et filiorum meorum Gosleni et Johannis, et filie mee Agnetis, pro remedio animarum nostrarum et antecessorum nostrorum, dedi in perpetuam elemosinam abbatie Vallium Sarneii illam decimam totam quam habebam in ibernagio et marceschia apud Bercherias Maingoti1, cum tractu, exceptis tribus modiis ibernagii, quos michi afferri facient apud Leugas, de eadem decima sine deterioratione, monachi predicte abbatie, reddendos per manum meam vel heredum meorum, dominorum Leugarum, presbiteris sancti Mauricii Carnotensis annuatim, pro servicio in capella Leugarum faciendo ; et excepto dimidio modio ibernagii Elemosine de Leugis annuatim reddendo ; XX quoque solidis conventui de Josaphat similiter annuatim persolvendis, ad pitanciam, in anniversario filii mei Philippi ; exceptis nichilominus LX solidis carnotensibus qui michi vel uxori mee de prefata decima, si voluero, per quinque annos sunt reddendi. Preter hoc etiam excipitur unus modius ibernagii Nicholao, clerico meo, de jam dicta decima, quamdiu vixerit vel habere eum voluerit, per monachorum manus solvendus, et ad dictam abbatiam post ejusdem Nicholai obitum, vel ante, si ipse voluerit, libere rediturus. Quicquid vero superfuerit de sepedicta decima in perpetuum usum et dominium prefate abbatie transibit. Quod, ut firmum in posterum perseveret, presenti testimonio, sigilli mei appositione munito, rei prescripte tenorem volai roborari. Actum .


1 Cette libéralité fut confirmée par les fils du donateur en 1215 (nº XCVI).

2 Sceau rond en cire verte, pendant sur lacs de soie rouge et verte, et représentant un chevalier dont l'écu triangulaire est à seize points d'échiquier. Légende : Sigillvm Gavfridi de Levgis.

Par un autre acte de la même année, Godefroi de Lèves avait résigné entre les mains de l'évêque de Chartres sa dîme de Berchères-la-Maingot. Cette seconde pièce, dont le parchemin a beaucoup souffert de l'humidité, est en grande partie illisible. (Inv., p. 12, l. 2, nº 16.)

Carta Willelmi, domini Feritatis, de terra apud Sanctum Nonnum.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 33, l. 2, nº 3.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Willermus, dominus Firmitatis1, universis presentem paginam inspecturis, notum esse volo quod, assensu et voluntate uxoris mee Constancie2, dedi in perpetuam elemosinam domui de Vallibus Sarnaii, pro remedio animarum nostrarum, terram illam quam habebam aput Sanctum Nunnum, quam fratres domus predicte antea colebant, liberam et ab omni exactione quietam. Hanc autem elemosinam benigne concesserunt Symon, gener meus, et Aaliz, filia mea, uxor predicti Symonis3. Igitur, ne in posterum aliqua perturbatio vel dilatio domui predicte inde proveniat, ego sigilli mei impressione roboravi. .


1 Ce Guillaume appartenait à la famille de Ferrières. Il était à la fois seigneur de la Ferté-Arnaud et de Villepreux. Son grand-père, Guillaume de Ferrières, avait possédé le vidamé de Chartres, par son mariage avec Élisabeth, fille de Hugues II. Plus tard la seigneurie de la Ferté fut de nouveau réunie au vidamé, et prit alors le nom de la Ferté-Vidame. L. M.
2 Constance était le dixième enfant d'Élisabeth de Courtenay, femme de Pierre de France, dernier fils de Louis le Gros et d'Adélaïde de Savoie (P. Anselme, t. I, p. 474). Selon Albéric de Trois-Fontaines, elle était veuve du seigneur de Châteaufort, dont elle eut deux filles : Mathilde, qui épousa Bouchard I de Montmorency, et fut la mère de saint Thibaut, abbé des Vaux de Cernay (1235-1247); et Mabille, mariée à Mathieu, seigneur de Lay, frère de Bouchard, tous deux fils de Mathieu de Montmorency, seigneur de Marly, et de Mahaut de Garlande. A. M.
3 C'est sans doute par erreur que le P. Anselme (t. I, p. 474) donne Hervé de Châteauneuf pour mari à cette même Alix.

Carta Willelmi, domini Feritatis, de XX solidis apud Vileperor.

  • A Original en parchemin scellé1. — Inv., p. 32, l. 1, nº 2.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Ego Willermus, dominus Firmitatis, universis presentem paginam inspecturis notum esse volo quod, voluntate et precibus uxoris mee Constancie, dedi in perpetuam elemosinam, pro salute animarum nostrarum, domui de Vallibus Sarnaii, XX solidos, post obitum meum vel post obitum predicte uxoris mee Con[stancie], annuatim reddendos in granchia de Villeperor, , de blado granchie. Hanc autem elemosinam recipient monachi domus predicte post obitum illius qui prius obierit. Igitur ne per generationem successivam, vel per manus procuratoris granchie, aliqua fraus vel dilatio inde proveniat, ego sigilli mei impressione firmiter roboravi. .


1 Sceau en cire jaune, dont les débris laissent apercevoir les traces d'un écu triangulaire chargé de trois tourteaux ou besants. On pourrait croire que ce sont les armes des Courtenay, qui étaient : d'or, à trois tourteaux de gueules, et que Guillaume aurait prises par suite de son mariage avec Constance ; mais on retrouve, en 1245, un Jean de Ferrières, écuyer, qui porte également trois tourteaux sur son écu. L. M.

Cirographum de Montefalcone et de terra Buxerie2

  • A Original en parchemin scellé1. — Inv., p. 28, l. V.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Noverint universi qui presens scriptum viderint, quod ego Willelmus, prior Longi Pontis, et ejusdem loci conventus, terram de Buxeria,quam domus de Orceaco habebat apud grangiam monachorum Sarnaii, que Mons Falconis dicitur, commutavimus cum eisdem monachis Sarnaii, pro duobus frustis terre illius, quam domina Rancia de Palaisol ipsis in elemosinam contulit apud Vivers, pro eadem quantitate terre videlicet utriusque commutationis ; ita tamen quod Sarnaienses nobis dimidium arpennum superaddunt pro decima quam monachi de Orceaco in terra utriusque commutationis habebant. Debet autem pars utraque terram quam commutat invicem sibi guarantire. Quod si forte nos Sarnaiensibus terram de Buxeria non potuerimus guarantire, ipsi terram suam in pace recipient. Si vero Sarnaienses terram sue commutationis nobis guarantire non potuerint, de reliqua terra Rancie equipollenter commutabunt. Quod, ut robur obtineat perpetuum, convenit inter utramque partem ut, interposito cyrographo, litteras sigillatas super hac pactione mutuo daremus et acciperemus. Actum . Ex parte Sarnaiensium horum subscripta sunt nomina : Bertranni tunc prioris ; Petri supprioris ; Symonis cellerarii ; Amarrici Moreher ; Roberti de Doldinco ; Bartholomei de Caprosia : ex parte Longipontensium : Ancherii supprioris ; Ascelini ; Mathei, prioris Orceaci ; Odonis Poot ; Guidonis de Maciaco ; Symonis Paste.


2 Voyez la transaction entre les moines des Vaux de Cernay et le prieuré de Longpont (nºXLV), la donation de la terre de la Bussière, confirmée en 1162 par le roi Louis le Jeune (nº XXI), et le Dict. géogr. au mot Buxeria.
1 Scellé, sur lacs de soie rouge et verte, d'un sceau en cire brune, de forme ogivale, représentant la Vierge nimbée, assise et tenant l'enfant Jésus. La légende porte : † Sigill. [Beate Marie] Longipontis. Le contre-sceau, aussi de forme ogivale, représente une branche de lis naturel entre deux épines, avec ces mots : † Sicvt liliv[m] int. spinas. (Gravés.) A. M.

Carta domine Aveline, relicte Guidonis, domini Caprosie 2

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 123, l. 1, nº 7.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Reverendo in regum domino Philippo, Dei gratia, regi Francorum, et omnibus ejus ballivis, A[velina], domina Caprosie, salutem in Salutari : Discretioni vestre notum facio quod, cum maritus meus bone memorie Guido, dominus Kaprosie, monachis Vallium, in perpetuam elemosinam, C arpenta sub testamento delegasset, in nemore quod commune erat tunc ipsi et domino A[marrico]1 patruo suo ; ego et dictus A[marricus], communi assensu, predicta C arpenta, in loco in testamento designato, fecimus mensurari, ipso A[marrico] cum famulis meis presente et mensurante C alia arpenta ad opus suum juxta predicta, ipso tunc in nullo reclamante, ut famuli mei testantur. Nunc autem non sine admiratione audio quod contra id quod fecerat, tumultum faciat vel moveat questionem : precor igitur et obsecro quatenus sollicitudo vestra vigilet pro defuncto, ne ejus voluntas ultima in aliquo per aliquem infirmetur. Valete.


2 Gui de Chevreuse avait succombé à la maladie dont il était atteint quand il avait fait, en 1208, cette donation à cause de mort. (V. nº CLII.)
1 Amaury de Chevreuse a déjà été mentionné dans un acte de donation de Gui de Chevreuse. (V. nº CLI.)

Carta archiepiscopi Rotomagensis de decima de Heubecort.

  • A Original en parchemin scellé2. — Inv., p. 97, l. 3, nº 12.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Omnibus Christi fidelibus ad quos presens scriptum pervenerit, Robertus, Dei gratia, Rothomagensis archiepiscopus, salutem in Domino : Attendens dilectus filius noster Godefridus Li Blans2, miles, quod quandam decimam apud Heubecort, in anime sue periculum, jure hereditario tenuisset, eam in manu nostra, ad opus abbatie Vallium Sarnaii, liberaliter et karitatis intuitu, resignavit, assensu Aales, uxoris sue, et Godefridi1 et Stephani filiorum eorumdem, concedens eam predicte abbatie in perpetuam elemosinam possidendam. Nos si quidem resignationem illam et concessionem pariter, sicut benefacte sunt, ratam et gratam habentes, eandem decimam jam dicte abbatie fratribus donavimus, libere et quiete in perpetuum possidendam ; et eam eisdem scripto presenti et sigilli nostri patrocinio confirmavimus. Actum , apud Rothomagum.


2 Ce personnage figure comme témoin, sous le nom de Godefridus Albus, dans l'acte de donation de Raoul de Crèvecœur en mai 1206. (V. nº CXXXII.) Nous le retrouverons ainsi désigné dans des lettres du mois d'avril 1216, par lesquelles Roger de la Porte, chevalier, amortit la donation ci-dessus. (V. nº CXCVIII.)
1 Ce Godefroi est appelé Godefridus Albus dans une donation qu'il fit lui-même en juin 1218, et qu'il scella de son sceau. (V. nº CCXII.)
2 Grand sceau en cire verte et de forme ogivale, sur queue de parchemin, représentant un prélat assis. Légende : [Rob]ertvs Dei gratia [Rothom]agensis [archiepiscopus]. Le contre-sceau, en forme d'ogive, représente un prélat en aube et en chape, avec cette légende : ....bertvs Polein. Robert Poulain ou le Bobe occupa le siége archiépiscopal de Rouen depuis le 23 août 1208 jusqu'au 4 mars 1221.

Philippus, Francorum rex, pastionem centum porcorum in nemore Britolii, ab omni consuetudine et pasnagio liberam, concedit.

  • A Original en parchemin. — Inv., p. 86, l. 1, nº 25.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Philippus, Dei gratia, Francorum rex : Noverint universi presentes pariter et futuri quod nos, pro salute anime nostre, abbati et fratribus de Vallibus de Sarneio in perpetuum concedimus, ut , usque ad , singulis annis, in foresta Britolii, centum porcos possint habere, absque omni consuetudine et pasnagio. Quod, ut ratum sit, presentem paginam sigilli nostri munimine confirmamus. Actum Parisius, .

De domo Henrici, " in vico Scriptorum.

  • A Original en parchemin2. — Inv., p. 53, l. B, nº 1.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

Petrus, Dei gratia, Parisiensis episcopus, omnibus presentes litteras inspecturis, salutem in Domino : Notum facimus quod Henricus, canonicus Sancti Marcelli Parisiensis, in nostra presencia constitutus, dedit et concessit monachis de Vallibus Sarnei domum suam, sitam in vico Scriptorum1, juxta domum que fuit Girodi defuncti, que ipsorum monachorum est, in perpetuum possidendam. Monachi vero de Vallibus Sarnei concesserunt predicto Henrico domum predictam et etiam domum illam, que fuit defuncti Girodi prefate domui contigua, quamdiu vixerit, pacifice possidendas ; ita quidem quod, post obitum prefati Henrici, utraque domus ad abbatiam predictam, sine difficultate aliqua, libere revertetur. In cujus rei memoriam, has litteras fieri fecimus et sigilli nostri impressione muniri. Actum .


1 Cette maison était située rue de la Parcheminerie, alors nommée rue des Écrivains. A. M. V. le Dict. géogr. au mot Paris.)
2 V. plus loin le vidimus de cette pièce par Guillaume, évêque de Paris, au mois d'avril 1233.

Carta archidiaconi Pissiacensis, de terra Agnetis de Buxeria apud Ursimontem.

  • A Original en parchemin scellé1. — Inv., p. 90.
  • a Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l’ordre de Cîteaux, au diocèse de Paris, éd. Lucien Merlet et Auguste Moutié, Paris, 1857-1858.
D'après a.

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