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				<title>Diplomatique royale du Moyen Âge XIII<hi rend="sup">e</hi>-XIV<hi rend="sup"
						>e</hi> siècles</title>
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				<publisher>École nationale des chartes</publisher>
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				<date>2014</date>
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				<title>Éditions en ligne de l'École des chartes</title>
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					<title>Diplomatique royale du Moyen Âge XIII<hi rend="sup">e</hi>-XIV<hi
							rend="sup">e</hi> siècles</title>, éd. José Marques, Porto, Faculdade de
					letras, <date>1996</date></bibl>
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			<head><hi rend="i">Diplomatique royale du Moyen Âge XIII<hi rend="sup">e</hi>-XIV<hi
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				<front>
					<head><pb n="25"/>Typologie diplomatique des actes royaux français (XIII<hi
							rend="sup">e</hi>-XV<hi rend="sup">e</hi> siècles)</head>
					<byline><docAuthor>Robert-Henri Bautier</docAuthor></byline>
				</front>
				<body>
					<div>
						<head type="h1">Actes de la chancellerie royale et actes commandés par le
							roi hors chancellerie</head>
						<p>Avant de dresser une typologie générale des actes royaux français, il
							convient de procéder à un très bref rappel de l’historique de la
							chancellerie elle-même, dont l’évolution conditionne évidemment les
							caractères des actes par elle expédiés. Il sera, d’autre part, tenu
							compte ici, non seulement des actes expédiés par la chancellerie ou
							scellés par le sceau tenu par le chancelier ou le garde des sceaux, mais
							aussi des actes, de plus en plus nombreux et diversifiés commandés
							directement par le roi (ou éventuellement par son entourage) en dehors
							de la procédure de la chancellerie et scellés par des petits sceaux à la
							disposition personnelle du roi. On laissera de côté, en revanche, les
							actes de caractère administratif, financier ou judiciaire, expédiés sous
							leurs sceaux propres par les diverses institutions centrales (Conseil du
							roi, Parlement, Chambre des comptes, Trésor royal, Cour des monnaies,
							Requêtes du Palais etc.) ou par des officiers royaux (trésoriers des
							guerres, connétable, etc.).</p>
						<div>
							<head type="h2"><pb n="26"/>La chancellerie royale</head>
							<p>La chancellerie royale française, sous la dynastie des Capétiens
								directs (987-1328) comme sous celle des Valois qui leur ont succédé
								(1328-1498), est issue directement de la chancellerie carolingienne.
								Mais celle-ci s’était dégradée progressivement dès la fin du IX<hi
									rend="sup">e</hi> siècle ou le début du X<hi rend="sup">e</hi>
								siècle à mesure que se restreignait l’autorité royale et qu’avec
								l’amoindrissement des services du Palais, on recourait de plus en
								plus aux destinataires eux-mêmes pour la préparation de leurs
								actes&#160;: le chancelier se contentait dès lors, le plus souvent,
								de valider les diplômes royaux par la simple apposition du sceau et
								par la formule de la souscription royale accompagnée du monogramme
								et d’une récognition de chancellerie. N’oublions pas que la dignité
								d’archichancelier s’est trouvée confondue, d’une manière d’ailleurs
								purement fictive, avec la fonction d’archevêque de Reims jusqu’au
								début de la seconde moitié du XI<hi rend="sup">e</hi> siècle, la
								chancellerie elle-même étant confiée à un fidèle de l’entourage
								royal, et ceux des actes qui étaient écrits sous son autorité,
								l’étaient par un chapelain du roi ou par quelque clerc occasionnel.
								Un redressement s’opéra sous le règne de Louis VI, quand le
								cancellariat fut confié à Etienne de Garlande, mais la place,
								désormais tenue par le chancelier royal qui devient rapidement la
								véritable cheville ouvrière du gouvernement, devint vite si
								importante que Louis VII décida de se passer d’un chancelier et de
								contrôler par lui-même le scellement des actes. La situation devait
								se renouveler sous Philippe Auguste qui laissa définitivement
								vacante la charge de chancelier&#160;: la direction de la
								chancellerie et du petit groupe des clercs qui, depuis le règne de
								Louis VI, lui étaient affectés fut dès lors confiée à un
								«&#160;garde des sceaux&#160;» <hi rend="i">vacante
								cancellaria</hi>. Cette situation allait durer jusqu’à ce que la
								charge de chancelier fut de nouveau pourvue sous Philippe V en 1316.
								L’organisation qui fut dès lors donnée à la chancellerie devait se
								maintenir par la suite jusqu’à ce qu’au milieu du XV<hi rend="sup"
									>e</hi> siècle des petites chancelleries fussent instituées,
								comme nous le verrons dans diverses institutions habilitées à
								délivrer des actes royaux, les Parlements créés dans les provinces.
								Quant aux notaires affectés aux écritures royales, leur nombre crût
								vite&#160;: d’une dizaine au début du règne de Philippe le Bel,
								Philippe VI en 1342 dut réduire leur nombre à 30. Peu après, leur
								nombre dépassait la centaine et on dut à nouveau les réduire, en
								1350, <pb n="27"/>au nombre de 60, affectés les uns à la
								chancellerie elle-même, les autres aux divers greffes ou services
								centraux et certains, en outre, en qualité de
								«&#160;secrétaires&#160;», au service personnel du roi. Tous,
								d’ailleurs, prirent alors la qualification de «&#160;notaires et
								secrétaires du roi&#160;». Au milieu du XV<hi rend="sup">e</hi>
								siècle on distingua deux modes de rétribution, les uns recevant des
								gages, les autres des rétributions sur les «&#160;bourses&#160;»
								résultant du travail accompli, cela amena en 1482 le doublement
								officiel du corps des notaires et secrétaires du roi, les VI<hi
									rend="sup">XX</hi>, qui reçurent alors leur charte définitive.
								C’est que le travail n’avait cessé de croire&#160;: de la centaine
								d’actes par an qui pouvaient être expédiés par la chancellerie au
								temps de Philippe Auguste, on en était venu à une soixantaine de
								mille au milieu du XIV<hi rend="sup">e</hi> siècle, à la centaine de
								milliers sous Louis XI.</p>
						</div>
						<div>
							<head type="h2">Évolution générale des actes royaux du XI<hi rend="sup"
									>e</hi> au XV<hi rend="sup">e</hi> siècle</head>
							<p>Les actes royaux, qu’ils soient préparés en chancellerie ou par le
								destinataire, présentent, dès la fin du X<hi rend="sup">e</hi>
								siècle et spécialement sous le règne de <hi rend="i">Henri I<hi
										rend="sup">er</hi></hi> (1031-1060), un polymorphisme
								général qui en rend parfois difficile la critique. Le seul type
								d’actes qui se soit conservé est alors le <hi rend="i">diplôme</hi>,
								écrit sur parchemin et validé du grand sceau de cire brune, au type
								du roi en majesté, plaqué au bas de la pièce. L’acte commence
								généralement, comme à l’époque carolingienne, par une invocation en
								caractères allongés, suivie de la suscription royale. A la fin, le
									<hi rend="i">signum</hi> royal, accompagné ou non du monogramme
								(ou bien même celui-ci seul), est parfois remplacé par une croix
								autographe du roi et le chancelier y appose soit une formule, soit
								une souscription, voire son nom seul. S’y ajoutent souvent les <hi
									rend="i">signa</hi> ou les croix des témoins ou encore une liste
								de ceux-ci&#160;: membres de la famille royale, officiers de la Cour
								ou personnages divers (évêques, vassaux, abbés, châtelains et,
								parfois, des gens de l’entourage du destinataire) dont les noms sont
								disposés à longues lignes ou en colonnes. Quant à la date (quand
								elle figure dans l’acte), elle est exprimée avec la plus grande
								fantaisie&#160;: le jour de la semaine sans quantième ni mois,
								l’année du règne ou bien de l’Incarnation etc. Quand il s’agissait
								de confirmer un acte privé, plutôt que de préparer un acte nouveau,
								on se contentait souvent de porter simplement au bas de la pièce une
								phrase de confirmation ou même simplement d’écrire la souscription
								royale et d’y plaquer le sceau du roi.</p>
							<p><pb n="28"/>Après un siècle d’anarchie où l’on peut discerner
								seulement un petit nombre d’actes préparés par des notaires qui
								étaient en même temps chapelains du roi — et cela dans des
								conditions tout à fait comparable à l’usage suivi dans les
								chancelleries des princes territoriaux de l’époque — un redressement
								s’opère au temps de <hi rend="i">Philippe I<hi rend="sup"
									>er</hi></hi> (1060-1108), plus précisément vers la fin de ce
								règne, dans les premières années du XII<hi rend="sup">e</hi> siècle.
								C’est alors qu’on voit apparaître, à la fin du texte, les premières
								listes des grands officiers, ce qui deviendra un des caractères
								distinctifs du diplôme. Mais c’est alors que, pour la première fois,
								surgit également à ce moment un acte d’un type nouveau, sous la
								forme d’un <hi rend="i">mandement royal</hi>. Il s’agit, en
								l’espèce, d’un ordre du roi adressé au doyen et au chapitre de Paris
								pour interdire qu’un certain particulier ose construire une maison
								dominant le cloître, avec injonction d’excommunier les contrevenants
								: c’est un billet de très petite dimension, large de 14 cm et haut
								de 45 cm, qui, par conséquent, ne pouvait être validé par le grand
								sceau&#160;: celui-ci était donc, par une innovation singulière,
								attaché à la pièce par une mince double queue de parchemin, large de
								4 mm. Ce type d’acte demeura cependant très rare jusque sous le
								règne de Louis VII, au milieu du XII<hi rend="sup">e</hi>
								siècle.</p>
							<p>Sous <hi rend="i">Louis VI</hi> (1108-1137), une modification
								fondamentale intervient dans le scellage des actes royaux&#160;: au
								sceau plaqué est substitué un <hi rend="i">sceau pendant</hi>, et
								cela a été considéré comme assez important par la chancellerie
								elle-même pour qu’elle fasse resceller en 1113 sous la nouvelle
								forme le très solennel diplôme de la fondation de l’abbaye de
								Saint-Victor de Paris qui avait été scellé d’un sceau plaqué l’année
								précédente. D’autre part, cette même année 1113, un acte portant
								donation de deux serfs royaux à Saint-Denis et leur affranchissement
								prend une forme moins solennelle que le diplôme classique&#160;:
								l’acte ne comporte pas le monogramme devenu normal pour un diplôme,
								mais un <hi rend="i">signum</hi> du roi. Vers le même temps, la
								lettre patente fait son apparition à la chancellerie de Louis VI,
								sous la forme d’une petit parchemin de 165 mm sur 91 mm, scellé de
								cire sur une mince double queue de parchemin&#160;: il s’agit de la
								confirmation par le roi de la donation que le doyen de Melun avait
								faite de sa propre personne à l’abbaye de Saint-Victor.</p>
							<p>Enfin vers le milieu du XII<hi rend="sup">e</hi> siècle, la
								chancellerie allait pouvoir disposer des trois types d’actes qui
								vont devenir classiques pendant plus d’un siècle et demi. On trouve,
								en effet, sous le règne de <hi rend="i">Louis VII</hi> (1137-1180),
								à une époque où la chancellerie est désormais parfaitement <pb
									n="29"/>organisée, trois sortes d’actes&#160;: 1° le <hi
									rend="i">diplôme</hi> traditionnel, scellé du sceau de cire
								pendant, la cire étant d’abord de couleur indifférente, brune ou
								rouge, et finalement vers la fin du règne, verte&#160;; 2° la <hi
									rend="i">lettre patente</hi>, scellée de cire jaune sur double
								queue, où le texte commence directement par la suscription royale
								suivie d’un salut&#160;; 3° le <hi rend="i">mandement</hi>, scellé
								sur simple queue de parchemin, et qui transmet à des officiers
								royaux l’expression de la volonté royale. La différenciation de
								l’emploi de ces types d’actes apparaît nettement dans le cas
								suivant&#160;: simultanément le roi octroie par un acte en forme de
								diplôme solennel une foire à l’abbaye de Saint-Victor de Paris, et
								c’est par un simple mandement qu’il enjoint à ses prévôts de faire
								crier en tous lieux le sauf-conduit royal pour tous ceux qui se
								rendront à cette foire.</p>
							<p>Avec <hi rend="i">Philippe Auguste</hi> (1180-1214), la chancellerie
								s’organise sous l’autorité du garde de sceaux, Frère Guérin, qui
								fait établir les fameux «&#160;registres de Philippe Auguste&#160;»,
								formés de la copie ou de l’enregistrement d’actes importants pour la
								politique et l’administration du domaine et du royaume, et surtout
								des éléments de travail pour son propre service. Simultanément la
								typologie des actes royaux se précise&#160;: dès avant le milieu du
								règne, les diplômes seront définitivement scellés de cire verte sur
								lacs de soie rouge et verte, tandis que les lettres patentes sur
								double queue le seront désormais de cire jaune, d’abord apposée sur
								des lanières de cuir blanc (comme le plus souvent sous ses
								prédécesseurs), puis sur une double queue de parchemin.</p>
							<p>Sous <hi rend="i">saint Louis</hi> enfin (1223-1270), les lettres
								patentes seront à leur tour scellées à la façon des diplômes.
								D’autre part, des <hi rend="i">missives</hi> du roi ont été,
								semble-t-il, expédiées sous son petit signet personnel. Le
								Parlement, organe judiciaire central, est organisé vers 1255 et est
								évidemment amené à commander des actes au nom du roi, mais sans
								l’intervention personnelle de celui-ci, et il en este de même des
								gens des Comptes. Ainsi l’administration du Moyen Âge classique
								prend forme et la chancellerie, en enregistrant les actes royaux
								dans des registres qui malheureusement ne se sont point conservés
								jusqu’à nous, contribue à donner plus de rigueur à la forme des
								actes.</p>
							<p>Sous <hi rend="i">Philippe le Bel</hi> (1285-1314), l’emploi du
								diplôme se raréfie et finit pratiquement par disparaître, ce qui se
								produira effectivement sous ses fils, avec une très éphémère
								résurgence dans l’année 1330 sous le règne de Philippe VI. D’autre
								part, le roi use dans certaines circonstances d’un petit sceau,
								ainsi que d’un signet personnel. Dans les <pb n="30"/>registres de
								la chancellerie, désormais conservés depuis 1300, seules sont
								enregistrées les lettres patentes scellées de cire verte sur lacs de
								soie rouge et verte qui ont l’exclusivité de la valeur perpétuelle.
								La forme des actes obéit maintenant à des règles strictes, ce que
								vient sans doute renforcer, au début du XIV<hi rend="sup">e</hi>
								siècle, le premier formulaire de la chancellerie royale dont nous
								avons malheureusement connaissance seulement par sa table. Si le
								garde du sceau est absent, ou bien si le roi voyage loin du
								chancelier et de la capitale, se met en place tout un système de <hi
									rend="i">sceaux de substitution</hi>, tant pour le roi lui-même
								qui scelle alors de son sceau du secret que pour les cours
								installées à Paris qui usent du sceau de la juridiction parisienne,
								le Châtelet.</p>
							<p>Cette organisation prend définitivement forme sous <hi rend="i"
									>Philippe VI</hi> (1328-1350). En effet, avec les débuts de la
								guerre de Cent ans et les déplacements distincts et permanents du
								roi ou du chancelier, on en arrive à parler d’une <hi rend="i"
									>chancellerie du sceau privé</hi> du roi, tandis que s’établit
								près des cours parisiennes une véritable <hi rend="i">petite
									chancellerie</hi> sous le sceau de substitution «&#160;en
								l’absence du grand&#160;».</p>
							<p><hi rend="i">Charles V</hi> (1364-1380) redresse la situation&#160;:
								il limite l’usage de son sceau privé et l’ensemble des actes royaux
								sont durant son règne expédiés sous la forme la plus classique.
								Toutefois, pour les actes les plus solennels, s’instaure une forme
								particulièrement élaborée et même luxueuse de <hi rend="i">chartes
									ad perpétuant rei memoriam</hi>, tandis qu’un sceau de
								substitution, dit <hi rend="i">sceau ordonné</hi> est régulièrement
								installé auprès du Parlement à Paris pour sceller les actes royaux
								commandés par les institutions centrales parisiennes en l’absence du
								grand sceau.</p>
							<p>La situation persiste dans l’ensemble sous <hi rend="i"
									>Charles VI</hi> (1380-1422), mais elle se complique, d’abord,
								du fait de la régence au début du règne quand le duc d’Anjou, oncle
								du roi, est amené à apposer son signet personnel sur certains actes.
								Elle devient ensuite extrêmement complexe avec la crise générale du
								royaume lorsque, le roi fou ayant confié des pouvoirs de régence à
								la reine Isabeau de Bavière, celle-ci est pourvue d’un sceau pour
								les actes expédiés sous son autorité, et que, à la mort du roi, le
								duc de Bourgogne, prend partie pour le roi d’Angleterre et de France
								dont la chancellerie fonctionne à Paris. De son côté, le jeune <hi
									rend="i">dauphin Charles</hi>, qui a fui Paris, organise, en
								tant que lieutenant général du roi, avec d’autres officiers royaux
								qui l’ont rejoint, une nouvelle chancellerie et bientôt d’autres
								cours, à Poitiers (1418) et en Languedoc (1420), lesquelles
								disposent d’un sceau ordonné pour l’expédition des <pb n="31"/>actes
								qu’elles commandent&#160;: de là la création de «&#160;<hi rend="i"
									>petites chancelleries</hi>&#160;». En 1435, après le retour de
								Charles VII à Paris déserté par l’administration
								anglo-bourguignonne, se reconstitue à Paris, auprès du Parlement,
								une «&#160;petite chancellerie&#160;» qui expédie des actes
								exactement dans les mêmes formes que la « Grande
								chancellerie&#160;», mais sous un autre sceau, le «&#160;sceau
								ordonné&#160;». Elle procède de même à l’enregistrement des actes
								ainsi commandés, dans des cahiers identiques à ceux de la Grande
								chancellerie, si bien qu’ultérieurement on en viendra à relier
								ensemble, d’ailleurs dans le désordre, dans les mêmes registres
								factices, dits du Trésor des chartes (la série JJ des Archives
								nationales), des cahiers d’actes — notamment des lettres de
								rémission — expédiés les uns par la chancellerie royale et les
								autres par la petite chancellerie du Parlement. Progressivement,
								dans la seconde partie du XV<hi rend="sup">e</hi> siècle, d’autres
								petites chancelleries furent instituées auprès des autres
								Parlements, à Toulouse (1443), à Bordeaux (1462), en Bourgogne
								(Dijon, Beaune ou Dole en 1482 et définitivement à Dijon en 1494),
								Rennes (1494), à Rouen (1499), à Aix (1501) et à Grenoble&#160;:
								toutes expédiant des actes royaux d’une forme analogue mais sous un
								autre sceau ordonné, et au moyen d’une procédure d’expédition et de
								contrôle différente. Ce bref rappel de l’évolution de la
								chancellerie royale française devait être fait pour comprendre la
								typologie des actes qui furent expédiés au cours de la période
								considérée.</p>
							<p>Nous examinerons successivement, en nous plaçant principalement à
								l’époque classique de leur usage&#160;:</p>
							<list n="1">
								<item><p>les <hi rend="i">actes de chancellerie</hi>&#160;: le
										diplôme, acte solennel par excellence, traditionnel, mais
										qui disparaît pratiquement dès les premières années du
											XIV<hi rend="sup">e</hi> siècle&#160;; la
										«&#160;charte&#160;», lettre patente scellée de cire verte
										sur lacs de soie, acte de valeur perpétuelle, et la charte
										solennelle <hi rend="i">ad perpétuant memoriam</hi>, qui en
										est issue&#160;; la lettre patente, scellée de cire jaune
										sur double queue de parchemin ; le mandement patent, scellé
										de cire jaune sur simple queue, et le mandement
										clos&#160;;</p></item>
								<item><p>les <hi rend="i">actes issus directement du roi</hi> ou de
										son entourage propre, scellés du sceau du secret de cire
										rouge&#160;: les lettres closes dites «&#160;de par le
										roy&#160;»&#160;; les lettres dites de sceau plaqué&#160;;
										les missives et autres pièces scellées du sceau du secret
										ou, éventuellement, du signet royal.</p></item>
							</list>
						</div>
					</div>
					<div>
						<head type="h1"><pb n="32"/>I. Les actes de chancellerie</head>
						<div>
							<head type="h2">Le diplôme (Fig. 1)</head>
							<p>Issu originellement du précepte royal carolingien, mais
								progressivement déstructuré, le diplôme capétien a vu sa forme se
								fixer au cours du règne de Louis VII. Il présente toujours un
								caractère de solennité. Son écriture est tantôt de gros module,
								tantôt plus fine, mais toujours à main posée et avec des éléments
								ornementaux. On y note des influences de la chancellerie
								pontificale, notamment dans l’emploi des tildes d’abréviation et
								dans l’écartement des lettres <hi rend="i">c-t</hi> et <hi rend="i"
									>s-t</hi>. Le première ligne ou tout au moins l’invocation
								initiale est normalement écrite en lettres allongées ou grasses, de
								même que la mention de chancellerie.</p>
							<p>La couleur verte du sceau est apparue avec une certaine fréquence
								dans la dernière partie du règne de Louis VII et elle s’impose sous
								celui de Philippe Auguste. Les derniers diplômes dont le sceau soit
								appendu à une courroie de cuir blanchi — système fréquent sous
								Louis VI et Louis VII — sont de 1191-1192. Les attaches seront dès
								lors des écheveaux ou lacs de soie, passés par deux trous percés
								dans le parchemin&#160;; elles sont normalement de couleur rouge et
								verte, bien que saint Louis ait aussi utilisé des lacs pourpres ou
								rouges brique, surtout pour les diplômes un peu solennels.</p>
							<p>Le texte est, sans exception, toujours en latin.</p>
							<p>Si l’invocation cruciforme ou monogrammatique a disparu au cours du
									XII<hi rend="sup">e</hi> siècle, l’invocation verbale est de
								règle&#160;: <hi rend="i">In nomine sanctae et individuae
									Trinitatis</hi>. Après la suscription royale, il n’y a point
								d’adresse. La formule de corroboration fait état de la finalité
								perpétuelle (souvent&#160;: <hi rend="i">Quod ut perpetuum robur
									obtineat</hi> ou une formule analogue) et elle annonce
								l’apposition du sceau et du monogramme, appelé <hi rend="i"
									>karacter</hi>. De plus, fréquemment liée à cette clause est, à
								partir du règne de Philippe Auguste, une formule générale de réserve
								: <hi rend="i">salvo jure nostro</hi> ou <hi rend="i">salvo jure
									alieno</hi>, ou les deux.</p>
							<figure>
								<graphic url="cid1991_fig1.jpg"/>
								<head>Fig. 1 - Diplôme royal scellé de cire verte, sur lacs de soie.
									Philippe III le Hardi, 1273 (Arch. nat., AE II 280)</head>
							</figure>
							<p>A la formule de date, comportant l’indication du lieu du commandement
								de l’acte, l’année de l’Incarnation (en style de Pâques) et le mois
								(sans le quantième), se rattache la présence fictive des grands
								officiers, <pb n="34"/>dont la mention a fait son apparition à
								l’aube du XII<hi rend="sup">e</hi> siècle, au moins épisodiquement.
								Elle est annoncée par les mots <hi rend="i">Astantibus de palatio
									nostro quorum nomina subtitulata sunt et signa</hi>. La liste
								comporte&#160;: le sénéchal (<hi rend="i">dapifer</hi>), le
								bouteiller, le chambrier et le connétable, la vacance d’une charge
								étant rappelée par une formule telle que <hi rend="i">dapifero
									nullo</hi> ; chaque nom est précédé du mot <hi rend="i"
									>Signum</hi>. La présence personnelle de ces officiers étant
								exceptionnelle, il s’agit là, en fait, d’un élément qu’on peut
								assimiler à un élément de datation.</p>
							<p>Au pied de l’acte est la mention de chancellerie, précédée de <hi
									rend="i">Data per manus</hi> et le nom du chancelier, formule
								visiblement empruntée à la chancellerie pontificale. En cas de
								vacance de la charge de chancelier, situation fréquente, sinon
								normale depuis le règne de Louis VII, la formule devient <hi
									rend="i">Data vacante cancellaria</hi>, le monogramme royal
								(souvent fort orné) prenant place, au milieu de la ligne, entre les
								mots <hi rend="i">vacante</hi> et <hi rend="i">cancellaria</hi>. Ce
								seul élément permet, au premier coup d’œil, de reconnaître qu’on est
								en présence d’un diplôme.</p>
						</div>
						<div>
							<head type="h2">La charte&#160;: lettre patente scellée de cire verte
								sur lacs de soie (Fig. 2)</head>
							<p>Sous Louis VII étaient apparus — un peu comme le privilège mineur de
								la chancellerie pontificale — quelques diplômes simplifiés, sans
								invocation, sans monogramme, sans liste de grands officiers, mais
								avec la mention de chancellerie et le scellement sur double queue.
								D’autre part, vers le même temps, apparaissaient des lettres
								patentes, les unes pourvues d’une adresse générale et plus
								solennelles, et d’autres avec une adresse particulière, cela
								rappelant un peu sous Philippe Auguste la distinction qui s’est
								établie à la chancellerie pontificale entre les lettres scellées <hi
									rend="i">cum filo serico</hi> et d’autres <hi rend="i">cum filo
									canapis</hi>. Ce polymorphisme des débuts se prolongea jusque
								vers le milieu du XIII<hi rend="sup">e</hi> siècle, quand une
								différence formelle s’établit entre des lettres patentes de valeur
								perpétuelle, scellées sur lacs de soie d’un sceau de cire verte, et
								d’autres scellées sur double queue de parchemin. Aux premières on
								donne le nom de «&#160;lettres patentes en forme de charte&#160;»
								ou, plus simplement de «&#160;charte&#160;», dont les caractères
								sont définitivement établis de façon rigide sous le règne de
								Philippe le Bel.</p>
							<figure>
								<graphic url="cid1991_fig2.jpg"/>
								<head>Fig. 2 - Lettre patente scellée de cire verte sur lacs de soie
									rouge et verte, avec trace du sceau du secret du roi plaqué sur
									le repli. - Philippe IV le Bel, 1299. (Arch. nat., J 178, n°
									56)</head>
							</figure>
							<p><pb n="36"/>La présentation matérielle de la charte est soignée.
								L’écriture, à main posée, tend à se rapprocher, au cours du XIV<hi
									rend="sup">e</hi> siècle, de la <hi rend="i">libraria</hi> et de
								ce qu’on appellera la «&#160;lettre de forme&#160;», non sans de
								fréquents éléments décoratifs dans la suscription royale. De part et
								d’autre du texte, les marges sont marquées verticalement à la mine
								de plomb, ainsi que la réglure horizontale. Le repli inférieur,
								d’assez grande dimension (et qui tendra encore à s’agrandir au XV<hi
									rend="sup">e</hi> siècle) vient affleurer la dernière ligne du
								texte.</p>
							<p>Le latin l’emporte très nettement, au moins jusqu’au milieu du XIV<hi
									rend="sup">e</hi> siècle, et il se maintiendra, au moins dans
								certains types d’actes (anoblissements, légitimations, concessions
								ou confirmations de privilèges notamment) jusqu’à l’ordonnance de
								Villers-Cotterêts de 1539.</p>
							<p>Normalement la charte ne comporte pas d’invocation. Elle commence
								donc par la suscription royale. Adresse et salut, toujours rares,
								disparaissent définitivement dès la première moitié du XIV<hi
									rend="sup">e</hi> siècle. La charte présente toujours une
								notification universelle et perpétuelle&#160;: <hi rend="i">Notum
									facimus universis, presentibus et futuris</hi> et, en français,
								«&#160;Savoir faisons à tous, presens et a venir&#160;». Le
								préambule n’existe que dans certains type d’actes, notamment dans
								des ordonnances et des traités et dans des sauvegardes accordées à
								des établissements ecclésiastiques.</p>
							<p>Le dispositif comporte généralement un verbe de volonté qui, à partir
								du XIV<hi rend="sup">e</hi> siècle, est le plus souvent renouvelé au
								passé et au présent&#160;: «&#160;avons voulu, ordonné et déclaré et
								par les présentes voulons, ordonnons et déclarons&#160;». Dès le
								milieu ou le dernier quart du XIII<hi rend="sup">e</hi> siècle, ce
								verbe est le plus souvent accompagné de la clausule <hi rend="i"
									>auctoritate nostra regia</hi> et, dans les lettres de grâce,
								des mots <hi rend="i">de gratia speciali</hi>, «&#160;de nostre
								grâce especiale&#160;», ou bien <hi rend="i">ex certa scientia,
									gratia speciali et auctoritate regia</hi>. Quelques chartes
								offrent aussi une mention <hi rend="i">de motu proprio</hi>.</p>
							<p>Une clause de réserve est à peu près constante&#160;: <hi rend="i"
									>salvo in aliis jure nostro et in omnibus alieno</hi>,
								«&#160;sauf en autres choses nostre droit et l’autrui en
								toutes&#160;».</p>
							<p>Une clause dérogative se rencontre fréquemment&#160;: <hi rend="i"
									>non obstantibus quibuscumque ordinationibus</hi>, qui peut même
								être développée.</p>
							<p>Enfin devient de règle au cours du XIV<hi rend="sup">e</hi> siècle
								une formule exécutoire, sous forme de clause injonctive&#160;:
								«&#160;Si donnons en mandement…&#160;», que complète l’indication
								des autorités chargées de l’exécution et, <pb n="37"
								/>éventuellement, une invitation à vérifier, publier ou enregistrer
								la décision royale.</p>
							<p>Le trait le plus apparent de la charte, celui qui permet de
								reconnaître à coup sûr ce type d’acte — tout au moins à partir du
								règne de saint Louis et surtout de Philippe III le Hardi — est la
								formule de corroboration. Celle-ci est, en effet, toujours
								perpétuelle, la notion de perpétuité étant attachée en France à la
								couleur verte de la cire du sceau&#160;: <hi rend="i">Quod ut firmum
									et stabile perpetuo permaneat</hi>, ou plus rarement <hi
									rend="i">perseveret in futurum</hi>, «&#160;Et pour que ce soit
								ferme et estable…&#160;», cette proposition est suivie de l’annonce
								du sceau&#160;: <hi rend="i">nostrum presentibus litteris fecimus
									apponi sigilum</hi> ou bien <hi rend="i">sigillum nostrum…
									duximus apponendum</hi>.</p>
							<p>L’acte s’achève par la formule de datation, normalement introduite
								par <hi rend="i">Datum</hi>, «&#160;Donné&#160;», et comportant
								l’année de l’Incarnation (<hi rend="i">anno Domini</hi>) et le mois
								sans indication du quantième, cette dernière absence constituant un
								des caractères constants de la charte (sauf, exceptionnellement,
								dans quelques chartes de Philippe VI). La mention de l’année du
								règne s’y ajoute en 1366, comme dans les autres types d’actes
								royaux.</p>
							<p>Sur le repli, à droite, figure depuis le milieu du XIV<hi rend="sup"
									>e</hi> siècle, le mot <hi rend="i">Visa</hi> apposé sur les
								chartes par le chancelier au cours de l’audience du sceau.</p>
						</div>
						<div>
							<head type="h2">La charte solennelle <hi rend="i">ad perpetuam memoriam
								</hi>(Fig. 3)</head>
							<p>Sans doute à l’imitation de la chancellerie pontificale se détache du
								type commun de la charte un rameau de chartes solennelles qui
								tendent à prendre la place du diplôme disparu.</p>
							<p>Les premières apparaissent sous Philippe le Bel. La plus ancienne, à
								ma connaissance, est celle par laquelle, <hi rend="i">ad perpetuam
									rei geste memoriam</hi>, le roi fait un don votif à Notre-Dame
								de Paris en commémoration de sa victoire de Mons-en-Pévèle en
								septembre 1304 (Arch. nat. JJ 49, n° 74), puis en mars 1305 ce fut
								la déclaration solennelle par laquelle le roi, après d’amples
								conflits, soumettait le vicomte de Narbonne à faire hommage et aveu
								à l’archevêque de cette cité (Bibl. nat., Mél. Colbert, 105). Nous
								connaissons aussi plusieurs actes de cette même nature de
								Philippe V, mais seulement par leur enregistrement et non par des
								originaux. Cet ainsi qu’en février 1321 le roi faisait délivrer <pb
									n="39"/>plusieurs châteaux à son conseiller Henri de Sully,
								après délibération du Conseil dont — fait exceptionnel — les noms
								sont indiqués, et le clerc a ajouté&#160;: «&#160;Seigniee dou petit
								signet le roy au griffon et de sa propre main subscrite&#160;: <hi
									rend="i">Ph. C’est passée par nostre commandement</hi>&#160;».
								Si l’apposition du signet privé du roi est classique dans un acte de
								donation de cette nature pour attester de l’expresse volonté du roi,
								cette charte est la plus ancienne que je connaisse pour avoir
								comporté la signature royale.</p>
							<figure>
								<graphic url="cid1991_fig3.jpg"/>
								<head>Fig. 3 - Charte solennelle «&#160;ad perpetuam rei
									memoriam&#160;» - Charles V, 1374. (Arch. nat., AE II, n° 396<hi
										rend="sup">c</hi>)</head>
							</figure>
							<p>Ces chartes atteignirent leur maximum de solennité sous Charles V et
								Charles VI. Leur présentation devient alors somptueuse, rappelant
								les «&#160;Prunkurkunden&#160;» de la chancellerie impériale. Non
								seulement le parchemin est de très grande dimension et l’écriture
								extrêmement soignée, mais le nom du roi ou la formule de perpétuité,
								ainsi que le mot <hi rend="i">Universis</hi> de la notification,
								sont écrits en caractères éminemment ornementaux, avec des
								fioritures, des jours, des réseaux, des mascarons, des grotesques,
								et les grandes initiales sont dessinées en grisaille ou à l’encre
								rouge. Certaines prennent la forme d’une grande vignette ou s’ornent
								d’une miniature, devenant ainsi de véritables œuvres d’art. A titre
								d’exemple, on peut signaler les trois exemplaires de l’ordonnance
								par laquelle Charles V fixait à 14 ans l’âge de la majorité des rois
								de France&#160;: chacun d’eux présente un décor différent et tout à
								fait remarquable.</p>
							<p>Ces chartes, toujours rédigées en latin, comportent, après la
								suscription, une formule de perpétuité&#160;: <hi rend="i">in
									perpetuam</hi> (ou <hi rend="i">futuram</hi>) <hi rend="i">rei
									memoriam</hi>.</p>
							<p>Dans ce type d’acte, se retrouve le préambule, désormais absent de
								tous les autres. Parfois assez long, il est rédigé dans un style
								très étudié, voire ampoulé, et le verbe du dispositif s’accompagne
								généralement d’une formule qui souligne que la mesure a été prise
									<hi rend="i">ex certa scientia, de gratta speciali et cum
									plenitudine regiae auctoritatis</hi>. La formule de datation est
								introduite par <hi rend="i">Datum et actum</hi> ou bien par <hi
									rend="i">Acta fuerunt haec</hi>. Certaines comportent la
								signature du roi ou bien la souscription autographe du
								chancelier.</p>

						</div>
						<div>
							<head type="h2"><pb n="41"/>La lettre patente, scellée de cire jaune sur
								double queue (Fig. 4)</head>
							<figure>
								<graphic url="cid1991_fig4.jpg"/>
								<head>Fig. 4 - Lettres patentes, scellées sur double queue du grand
									sceau de cire jaune. - Charles VI, 1388 (Arch. nat., J 603, n°
									66)</head>
							</figure>
							<p>Le type de la lettre patente s’est progressivement détachée de la
								charte sous Philippe Auguste. Elle en a gardé l’allure épistolaire,
								avec une adresse universelle, suivie d’un salut, mais sans jamais
								l’expression d’une notion de perpétuité&#160;: <hi rend="i"
									>Universis présentes litteras inspecturis, salutem</hi>,
								«&#160;A tous ceus qui ces présentes lettres verront, salut&#160;».
								Toutefois dans certaines lettres, comme celles de non-préjudice, se
								rencontre une adresse particulière, le souverain notifiant à
								l’intéressé qu’une mesure donnée ne saurait constituer un précédent
								et faire naître un droit.</p>
							<p>Dans ces lettres se retrouvent des clauses analogues à celles des
								chartes, notamment la clause injonctive relative à
								l’exécution&#160;: « Si donnons en mandement…&#160;», mais rarement
								la clause de réserve.</p>
							<p>Deux éléments, fort apparents, permettent de les distinguer de la
								charte. D’abord, la formule de corroboration, constamment de forme
								simplement probatoire&#160;: <hi rend="i">In cujus rei testimonium
									presentibus litteris nostrum fecimus apponi sigillum</hi>,
								«&#160;En tesmoin de ce…&#160;», sans mention de perpétuité. D’autre
								part, la date comporte — outre le lieu, l’an du Seigneur et le mois
								— le quantième qui n’apparaît qu’exceptionnellement dans les
								chartes.</p>
						</div>
						<div>
							<head type="h2"> Le mandement&#160;: lettre scellée de cire jaune sur
								simple queue (Figs. 5 et 6)</head>
							<p>Le mandement dérive de la lettre missive. Le type en remonte au règne
								de Philippe I<hi rend="sup">er</hi>, à l’extrême fin du XI<hi
									rend="sup">e</hi> siècle, et les plus anciens présentent encore
								le salut final, habituel aux missives (<hi rend="i">Vale,
									Valete</hi>), qui disparaît un milieu du XII<hi rend="sup"
									>e</hi> siècle, mais à cette époque encore le mandement ne
								comportait ni formule de corroboration, ni date. Il prend sa forme
								définitive au milieu du XIII<hi rend="sup">e</hi> siècle. Dès le
								règne de Philippe le Bel, le mandement est devenu l’acte le plus
								communément expédié par la chancellerie&#160;: c’est, en effet, sous
								cette forme que le roi et tous les organes du gouvernement royal
								communiquent avec les officiers. La très grande majorité en est
								rédigée en français.</p>
							<figure>
								<graphic url="cid1991_fig5.jpg"/>
								<head>Fig. 5 - Mandement, scellé sur simple queue du sceau du secret
									en l'absence du grand sceau. - Philippe VI, 1328 (Arch. nat., J
									476, n° 2-17)</head>
							</figure>
							<figure>
								<graphic url="cid1991_fig6.jpg"/>
								<head>Fig. 6 - Mandement sur simple queue, «&#160;scellé de l'exprès
									commandement du roi&#160;». - Charles VI, 1396 (Arch. nat., K
									54, n° 35)</head>
							</figure>
							<p><pb n="44"/>Il s’agit, en général, d’un morceau de parchemin de
								dimension restreinte, au bas duquel on a détaché d’un coup de
								ciseaux, aux deux tiers de sa longueur, une mince languette destinée
								à recevoir le sceau royal. L’écriture est relativement cursive et
								elle est poussée à droite jusqu’au bord du parchemin, sans laisser
								de marge verticale.</p>
							<p>L’adresse en est particulière («&#160;A nostre amé et féal X&#160;»)
								ou bien collective (<hi rend="i">Baillivo Trecensi omnibusque
									justiciariis nostris</hi>), et elle est suivie d’un salut (<hi
									rend="i">Salutem</hi>, «&#160;Salut et dilection&#160;»). Il n’y
								a pas de notification. L’exposé, souvent très long, rappelle les
								précédents ou les circonstances de l’affaire, ce qui rend cette
								sorte de document fort intéressante au point de vue historique. En
								revanche, le dispositif, très concis, se borne à notifier en
								conséquence l’ordre du roi&#160;: il comporte généralement le mot
									<hi rend="i">mandamus</hi>, «&#160;mandons&#160;», souvent
								complété par un redoublement de l’injonction&#160;: <hi rend="i"
									>mandamus tibi et injungendoprecipimus</hi>, «&#160;te mandons,
								commandons et espressement enjoingnons…&#160;», l’emploi du <hi
									rend="i">tu</hi> ou du <hi rend="i">vos</hi> selon la qualité du
								destinataire.</p>
							<p>Le mandement ne comporte jamais de formule de corroboration, et c’est
								là un des caractères qui permet d’en identifier immédiatement le
								type. Le sceau n’est éventuellement annoncé que si l’acte a été
								scellé d’un sceau de substitution et cette mention suit alors la
								date&#160;: «&#160;Donné… soubs le seel de nostre secret en
								l’absence de nostre grant&#160;».</p>
							<p>La formule de datation comprend&#160;: le lieu, l’année, le mois et
								le quantième&#160;; ce dernier est régulièrement exprimé en fonction
								des fêtes religieuses jusqu’à la fin du XIII<hi rend="sup">e</hi>
								siècle, mais il se laïcise ensuite en adoptant sous le règne de
								Philippe le Bel notre mode actuel du compte progressif des jours du
								mois.</p>
						</div>
						<div>
							<head type="h2">Le mandement clos</head>
							<p>Pour certaines lettres de caractère politique ou diplomatique, la
								chancellerie a adopté une forme très proche du mandement, à cette
								réserve que le verbe <hi rend="i">mandamus</hi> est remplacé par un
								autre&#160;: <hi rend="i">requirimus, exhortamus, obsecramus</hi> et
								qu’il était (ou pouvait être) expédié clos.</p>
							<p>Adresse et salut, répondant à des préoccupations protocolaires, le
								destinataire était désigné par ses titres et qualités et
								éventuellement par ses liens de parenté avec le roi (<hi rend="i"
									>consanguineo nostro</hi>), et le salut était alors remplacé par
								une protestation de «&#160;bonne amour&#160;». De même, à <pb n="45"
								/>la fin, pouvait se rencontrer une formule de souhait, ce qui
								pourrait amener une confusion avec le type de la lettre missive
								normalement scellée de cire rouge.</p>
							<p>La clôture pouvait s’opérer selon deux procédés&#160;: ou bien,
								au-dessous de la queue on détachait une très mince bande qui servait
								à entourer la pièce une fois pliée&#160;; ou bien une bandelette
								extérieure était passée dans des incisions pratiquées après pliage
								dans l’épaisseur du support, le sceau étant plaqué à cheval sur
								cette bandelette et sur le parchemin. C’est ainsi, par exemple, que
								des lettres de Philippe Auguste au justicier d’Angleterre Hugues du
								Bourg furent expédiées closes du grand sceau de cire jaune plaqué au
								dos.</p>
							<p>Au cours du XIV<hi rend="sup">e</hi> siècle, plus précisément —
								semble-t-il — au cours du deuxième quart de ce siècle, ce type
								d’acte disparaît, éliminé par la lettre missive scellée hors
								chancellerie du sceau du secret.</p>
						</div>
						<div>
							<head type="h2">La décision royale</head>
							<p>Du mandement on peut rapprocher des actes relatifs à certaines
								décisions royales découlant de la pure volonté du roi, et en
								particulier des nominations d’officiers. Leur forme est analogue à
								celle du mandement, mais le dispositif commence par les mots <hi
									rend="i">Placet nobis et volumus quod</hi>… Nous connaissons le
								texte de tels actes remontant à la seconde décennie du XIV<hi
									rend="sup">e</hi> siècle, mais aucun ne nous a été conservé en
								original, ce type d’acte ne nous étant parvenu que par leur
								enregistrements par la Chambre des comptes.</p>
							<metamark rend="*"/>
							<p>Bien que tous ces actes — qu’ils fussent patents ou clos, scellés de
								cire verte ou de cire jaune, sur lacs ou sur double ou simple queue
								— fussent intitulés au nom du roi, il est évident que cette
								expression écrite de la volonté royale répondait dans bien des cas à
								une fiction. La majorité d’entre eux était, en fait, commandée par
								des autorités qui agissaient ainsi, soit en raison de leur
								compétence, soit par délégation du roi. Pour assurer l’indispensable
								contrôle au moment du scellement, l’usage s’établit peu à peu
								d’indiquer expressément le nom de l’institution <pb n="46"/>ou de la
								personne qui avait donné la <hi rend="i">jussio</hi> et qui prenait
								donc la responsabilité de l’expédition. Cette mention prenait place,
								soit sur le repli en ce qui concerne les actes scellés d’un sceau
								pendant, soit au pied de la pièce pour les autres. Cette <hi
									rend="i">mention</hi> dite <hi rend="i">hors teneur</hi> était
								signée du notaire qui avait écrit l’acte.</p>
							<p>La première mention hors teneur apparaît, à notre connaissance, sur
								une lettre sur simple queue de saint Louis en 1269, annonçant un
								envoi de reliques&#160;: sur la queue est écrit <hi rend="i">per
									fratrem G. de Carnoto</hi>, ce chapelain qui écrira la Vie du
								saint roi. En 1282, un autre original porte, de même, la mention <hi
									rend="i">per Joh. Poussin et prepositum Parisiensem</hi>. Sous
								le règne de Philippe le Bel, de telles mentions se font plus
								fréquentes à partir de 1300 et on peut les considérer comme à peu
								près régulières après 1309. En effet, des 1303 actes, presque tous
								de cire verte, enregistrés de 1309 à la mort du roi en novembre
								1314, 778 portent une mention du service d’origine, dont 320 émanant
								du roi, 104 du garde des sceaux, 40 de la Chambre des comptes, mais
								on relève encore la trace de 30 autres services ou personnes ayant
								ainsi commandé des actes (conseillers du roi, maîtres des Requêtes,
								aumônier etc.) On constate par ailleurs que la très grande masse des
								lettres patentes et des mandements, de nature administrative,
								judiciaire ou financière portent évidemment la mention d’origine des
								différents services concernés. Même pour les actes de cire verte, la
								proportion des pièces portant la mention du commandement royal va en
								s’affaiblissant. Des ordonnances de Philippe V en 1320 et 1321
								rendirent obligatoires la mention de qui a commandé l’acte afin
								d’assurer les contrôles appropriés.</p>
							<p>L’ordre royal <hi rend="i">per dominum regem</hi> pouvait être donné
								verbalement au secrétaire royal qui écrivait l’acte ou bien à un
								maître des Requêtes de l’Hôtel du roi ou encore au garde des sceaux.
								Elle pouvait aussi être donnée sous forme d’un billet adressé au
								garde des sceaux et scellé du sceau du secret ou du signet royal. La
								décision d’expédition pouvait être prise par le roi en son Conseil
								ou en une séance des Requêtes&#160;: <hi rend="i">Per regem in
									Consilio, Per regem in Consilio in quo erant N, N et N.</hi>
								«&#160;Par le roi en son Conseil ouquel vous estiez&#160;», <hi
									rend="i">Per regem presentibus N et N, Per regem in
									Requestis</hi>. La formule <hi rend="i">Per Consilium</hi>
								indique un commandement hors de la présence du roi, <hi rend="i">Per
									Consilium existens Parisius</hi>, un commandement par l’échelon
								du Conseil se tenant à Paris quand le roi ou le chancelier étaient
								hors de la ville. <hi rend="i">Per Curiam, Per Cameram Parlamenti,
									Per presidentes in Camera</hi> etc. répondent à des <pb n="47"
								/>actes commandés en Parlement&#160;; <hi rend="i">Per Cameram
									compotorum, Per gentes Compotorum</hi> etc., à des actes de la
								Chambre des comptes&#160;; <hi rend="i">Per regem ad relationem N,
									Per regem a vostre relation</hi> s’appliquent à des actes
								commandés par simple délégation conférée à une personne donnée ou
								bien au chancelier.</p>
							<p>Le commandement des actes par telle ou telle autorité ou personne
								n’influe pas sur la nature diplomatique de la pièce, autrement dit
								sur ses caractères diplomatiques. C’est ainsi que, par exemple, les
								innombrables lettres de rémission, amnistiant un coupable ou un
								condamné, sont dressées exactement dans les mêmes formes, qu’il
								s’agisse d’une lettre de pure grâce octroyée par le roi en personne
								ou bien par lui sur le conseil d’un maître des Requêtes ou encore
								par le Parlement après reconsidération de la personne du condamné ou
								des circonstances dans lesquelles le crime avait été commis.</p>
							<p>N’influe pas davantage sur les caractères diplomatiques de l’acte le
								fait que celui-ci s’est trouvé scellé d’un sceau de substitution en
								l’absence du grand sceau. L’acte aura donc la même forme si, en
								l’absence du chancelier et du grand sceau qu’il détenait, il a été
								scellé du sceau secret du roi ou de son signet <hi rend="i">in
									absentia magni</hi>, ou bien s’il a été validé du sceau dont se
								servaient alors les autorités fixées à Paris — notamment Parlement
								et Chambre des comptes — c’est-à-dire, selon les époques, le sceau
								du Châtelet de Paris ou bien, quand il fut créé, le <hi rend="i"
									>sigillum ordinatum in absentia magni</hi>, géré par le
								Parlement. Il en fut de même lorsque les Parlements de province
								furent pourvus de leur propre sceau ordonné.</p>
						</div>
					</div>
					<div>
						<head type="h1">II. les actes dits «&#160;émanés directement du roi&#160;»
							ou expédiés «&#160;hors chancellerie&#160;»</head>
						<p>A côté des actes passant au contrôle de la chancellerie, le roi
							commandait aussi des actes et des lettres qui n’étaient point destinés à
							être soumis à l’audience du sceau pour y être scellés du grand sceau
							tenu par le chancelier ou le garde des sceaux. Ces actes sont dits «
							émanés directement du roi&#160;» ou bien «&#160;expédiés hors
							chancellerie&#160;». Ils peuvent se répartir en cinq types diplomatiques
							distincts, dont le seul caractère commun est d’être validé par le sceau
							du secret. Ce sont&#160;: — les lettres <pb n="48"/>closes dites
							«&#160;de par le roy&#160;»&#160;; — certains mandements&#160;; — les
							lettres de sceau plaqué&#160;; — des règlements et les instructions
							diplomatiques&#160;; — des lettres missives. Mais quand ces dernières
							étaient de caractère strictement privé, elles pouvaient également être
							expédiées sous le signet personnel du roi.</p>
						<p>Toutes ces pièces étaient, en principe, rédigées et écrites par un «
							clerc du secret&#160;», appelé par la suite «&#160;secrétaire du
							roi&#160;», mais le roi pouvait également faire appel, en cas de besoin,
							à un autre notaire. De fait, tous les notaires prirent au cours du
								XIV<hi rend="sup">e</hi> siècle le titre de «&#160;notaire et
							secrétaire du roi&#160;», et tous, quelle que fut leur spécialisation,
							formèrent une unique communauté, bien que certains d’entre eux fussent
							affectés au service personnel du roi, et aussi de la reine.</p>
						<p>Il n’est pas impossible que dès le temps de saint Louis, le roi ait usé
							d’un sceau secret ou d’un signet pour l’expédition de certaines
							pièces&#160;: on conserve au Musée du Louvre un anneau portant les
							lettres S.L. (= <hi rend="i">secretum Ludovici</hi>), qui fut toujours
							considéré comme une relique du roi, et cette attestation a été gravée
							dans l’anneau lui-même au temps de Charles V. Cela serait d’ailleurs
							confirmé par le fait qu’on a signalé dans les archives anglaises des
							lettres de saint Louis à Henri III et au chancelier d’Angleterre, où se
							verrait la trace d’une petit sceau de cire rouge. De plus un tarif de la
							chancellerie de février 1255 prévoit un tarif différent pour l’écriture
							des lettres patentes et pour celle des lettres closes, ce qui pourrait
							signifier que dès cette époque le roi a pu utiliser ce mode de
							validation pour des mesures en faveur de particuliers. Mais ce n’est que
							sous Philippe le Bel que prit vraiment naissance une catégorie d’actes
							passés hors chancellerie, sous le sceau du secret, pratique qui se
							développa sous Philippe VI et plus encore sous Charles V.</p>
						<p>Ce «&#160;petit seel&#160;» était porté par un chambellan du roi, soit le
								<hi rend="i">principalis cambellanus</hi>, soit beaucoup plus
							vraisemblablement le chambellan de service. Le fait est attesté par la
							chronique de Bardin, lorsqu’elle affirme que l’acte de la suppression du
							Parlement de Toulouse en 1312 était scellé à la fois par le grand sceau,
							le signet royal et le <hi rend="i">sigillum secretum cujus custodiam
								habebat cambellanus</hi>. D’autre part, l’ordonnance de
							Saint-Germain-en-Laye de juillet 1316, réglant les conditions d’exercice
							de la régence de Philippe V et énumérant les trois chambellans,
							précisait «&#160;li quai porteront le petit seel&#160;». Ainsi le roi
							avait la possibilité d’avoir constamment ce sceau à sa disposition
							puisque les <pb n="49"/>ordonnances de l’Hôtel prévoyaient que chaque
							fois que le roi ne ferait pas chambre commune avec la reine, l’un des
							trois chambellans «&#160;gerra aus piez du lit le roy&#160;».</p>
						<div>
							<head type="h2">1. Les lettres closes «&#160;de par le roy&#160;» (Figs.
								7 et 7 bis)</head>
							<p>La simple expression de «&#160;lettres closes&#160;» en usage pour
								désigner les «&#160;lettres de par le roy&#160;» est amphibologique,
								car des lettres expédiées par la chancellerie pouvaient aussi être
								expédiées fermées, de même que les missives, pour empêcher que des
								tiers prissent connaissance de leur contenu. Techniquement nous
								désignerons du terme «&#160;lettres closes de par le roy&#160;», une
								lettre du roi exprimant un ordre, expédiée fermée du sceau du secret
								de cire rouge et présentant certains caractères diplomatiques
								nettement caractérisés.</p>
							<p>Il s’agit d’une petite feuille de parchemin, de format généralement
								allongé et de faible hauteur — le papier n’apparaissant que dans la
								seconde moitié du XIV<hi rend="sup">e</hi> siècle — destinée à être
								repliée plusieurs fois sur elle-même, portant l’adresse soit au dos,
								soit sur une bandelette de fermeture passant à travers des incisions
								percées, après pliage, dans toute l’épaisseur du support. Le sceau y
								est plaqué au dos de façon à assurer la clôture de la pièce,
								l’adhésion étant facilitée par un frottis de cire rouge tracé en
								croix.</p>
							<p>Si, à l’origine, certaines furent en latin, le français l’emporta
								très rapidement. Sous Philippe le Bel et parfois encore sous
								Philippe VI, certaines comportent encore une suscription royale et
								une forme assez analogue à celle du mandement dont elles sont
								issues. A partir du règne de Louis X, les lettres closes portent en
								vedette, au-dessus de la première ligne du texte, la formule
								«&#160;De par le roy&#160;». Le texte lui-même commence par une
								apostrophe&#160;: «&#160;Genz de nostre Parlement…&#160;»,
								«&#160;Maistre Pierre Julien…&#160;». S’il y a parfois un exposé
								extrêmement bref, le plus souvent le roi se contente des mots&#160;:
								«&#160;Nous vous mandons…&#160;». La pièce s’achève très fréquemment
								par une clause comminatoire&#160;: «&#160;Et ce ne lessiez
								pas&#160;», «&#160;Et ce faites de telle manière que par vous n’y
								ait faulte…&#160;» etc., sans souhait final (à la différence des
								missives).</p>
							<figure>
								<graphic url="cid1991_fig7.jpg"/>
								<head>Fig. 7 - Lettre close «&#160;De par le roy&#160;», cachetée au
									dos du sceau du secret. - Charles V, 1375 (Arch. nat., J 458, n°
									1 bis)</head>
							</figure>
							<figure>
								<graphic url="cid1991_fig7bis.jpg"/>
								<head>Fig. 7 bis - Verso de la lettre close (ci-dessus) avec adresse
									et sceau de clôture</head>
							</figure>
							<p>La date s’exprime sous la forme «&#160;Donné à…, le…&#160;»,
								comportant donc le lieu, le mois et le quantième, et même au temps
								de Charles VIII, spécialement dans les lettres de nature militaire,
								l’heure, mais <hi rend="i">jamais</hi>
								<pb n="52"/><hi rend="i">l'année</hi>, ce qui rend parfois délicate
								la datation de ces documents. Point non plus de formule de
								corroboration, ni d’annonce de sceau.</p>
							<p>Ces lettres constituent le mode normal d’expression des ordres du
								roi. Le premier exemple rencontré, avec la vedette «&#160;De par le
								roy de France et de Navarre&#160;», date du règne de Louis X en
								1315&#160;; mais il comporte encore adresse et salut et pas encore
								l’apostrophe initiale, qui n’apparut que sous le règne de
								Philippe V. Avec Philippe VI qui, déjà avant son avènement, usait de
								lettres «&#160;De par le conte de Valois&#160;», ces lettres prirent
								un très net essor pour exprimer la volonté royale dans les domaines
								politique, militaire et administratif.</p>
							<p>L’origine pourrait sans doute être cherchée dans une pratique en
								usage dans le comté d’Artois, laquelle serait elle-même dérivée du «
								writ&#160;», le bref anglais sous le «&#160;privy seal&#160;». Elle
								se répandit très vite parmi les hauts officiers du roi, dont les
								lettres de ce type abondent à partir de 1330 environ&#160;;
								«&#160;De par le connétable&#160;», « De par les maréchaux&#160;»,
								et même — ce qui est aberrant — «&#160;De par le chancellier&#160;».
								L’usage se répandit vite dans la grande noblesse, puis se diffusa
								rapidement de la France vers les différentes cours d’Europe, à
								commencer par le Luxembourg et la région rhénane, et on pourrait
								aisément en suivre sur la carte la progression.</p>
							<p>La signature d’un secrétaire du roi apparaît au pied de ces lettres
								au cours du règne de Philippe VI. Bien que censées émanées du roi
								lui-même, elles étaient souvent, en fait, commandées par un
								chambellan (ce qui est normal), mais aussi par des conseillers du
								roi (ainsi Miles de Noyers) et même exceptionnellement — ce qui
								semble ahurissant — par le chancelier. Les mentions de commandement
								se multiplient donc au pied de ces lettres censées émanées «&#160;de
								par le roy&#160;», au point que dès la fin du règne de Philippe VI
								on en vint à indiquer (comme pour les lettres passées sous le grand
								sceau) que la lettre a été commandée «&#160;Par le roy&#160;» et à
								mentionner les personnes présentes au commandement.</p>
							<p>La signature du roi fait son apparition, à titre exceptionnel, sous
								Jean le Bon&#160;; elle est plus fréquente sous Charles V qui y
								ajoute parfois de sa propre main une apostille en vue de renforcer
								la crédibilité de l’ordre donné. Cette signature devient
								pratiquement de règle sous Charles VII, avec le contre-seing d’un
								secrétaire. Sous Louis XI, dans bien des cas, cette signature semble
								bien être l’œuvre d’un «&#160;secrétaire de la main&#160;» signant
								pour le roi.</p>
						</div>
						<div>
							<head type="h2"><pb n="53"/>2. Les lettres de sceau plaqué «&#160;De par
								le roy&#160;» (Fig. 8)</head>
							<p>Parallèlement aux lettres closes «&#160;De par le roy&#160;», s’est
								développée une autre espèce diplomatique, formée de lettres
								patentes, destinées à faire connaître à quiconque la volonté du roi,
								celle-ci étant attestée par l’apposition de son <hi rend="i">sceau
									du secret plaqué au recto de la pièce</hi>. Cela a été une grave
								erreur du point de vue de la diplomatique que la complète
								méconnaissance de ces différents types d’actes royaux, qui s’est
								manifestée dans l’édition qu’à donnée Raymond Gazelles de ces
								diverses lettres de Philippe VI.</p>
							<p>Ces lettres patentes sont toujours en parchemin&#160;; généralement
								deux petite incisions horizontales pratiquées dans le support
								retiennent la cire et facilitent son adhérence. Elles sont
								normalement rédigées en français et, comme les lettres closes,
								présentent en vedette au-dessus de la première ligne, les mots
								«&#160;De par le roy&#160;». Le texte commence, de même, par une
								apostrophe, mais parfois aussi par une adresse. A la différence des
								lettres closes, leur date comporte, outre le lieu, le quantième et
								le mois, l’indication de l’année. Le texte se limite pratiquement à
								l’expression sèche de l’ordre du roi, telle que celle-ci&#160;:
								«&#160;De par le roy&#160;». — Jean du Change, Nous vous mandons et
								commandons estroitement que…&#160;»</p>
							<p>Sous cette forme diplomatique se présentent deux types de lettres
								:</p>
							<list n="1">
								<item><p>des <hi rend="i">mandats de paiement</hi>, le plus souvent
										concernant l’Hôtel du roi. L’acte est adressé, soit à un
										comptable du Trésor pour qu’il paie comptant la somme
										indiquée dans l’acte, soit aux gens des Comptes pour qu’ils
										rabattent cette somme du compte du comptable qui en a fait
										l’avance. C’est l’origine des «&#160;ordonnances de
										comptant&#160;» qui fleuriront à partir du XVI<hi rend="sup"
											>e</hi> siècle.</p></item>
								<item><p>des <hi rend="i">sauf-conduits et passeports</hi>, ainsi
										que des <hi rend="i">sauvegardes</hi> pour des personnes
										morales, établissements ecclésiastiques ou communautés
										d’habitants. D’autres concernent des interdictions de
										réquisitions militaires, des convocations etc. A la
										différence des précédentes, leur adresse est collective ou
										universelle.</p></item>
							</list>
							<p>Sans doute pourrait-on voir l’origine des «&#160;lettres a seel
								plaqué&#160;» ou <hi rend="i">sigilla placata</hi> dans une pratique
								déjà répandue dans la seconde moitié <pb n="55"/>du XIII<hi
									rend="sup">e</hi> siècle dans les chancelleries d’Aragon et de
								Castille, les <hi rend="i">mandata</hi> munis du <hi rend="i">sello
									de plaça</hi>. Peut-être la diffusion s’en est-elle faite par
								l’intermédiaire du royaume franco-navarrais. En tout cas nous les
								voyons apparaître à la Cour de Philippe VI vers 1335. Mais leur
								emploi était certainement antérieur, puisque dès 1339 un faussaire
								du Limousin était condamné pour avoir forgé de fausses lettres de ce
								type, l’une pour convoquer au Parlement des parties en litige, et
								une autre accordant une sauvegarde à un particulier.</p>
							<figure>
								<graphic url="cid1991_fig8.jpg"/>
								<head>Fig. 8 - Lettre de sceau plaqué (au recto). - Jean II de Bon,
									1363 (Arch. nat., J 641, n° 13, 9)</head>
							</figure>
						</div>
						<div>
							<head type="h2">3. Les mandements scellés du sceau du secret sur simple
								queue (Fig. 9)</head>
							<p>A côté des mandements classiques scellés du grand sceau de cire jaune
								sur simple queue, le roi et son entourage ont également expédiés,
								dans des formes pratiquement identiques, des mandements scellés du
								sceau du secret. Certes ils en ont usé, comme il était normal, à
								titre de substituts en l’absence du grand sceau, mais, sous le
								couvert de cette absence ou en raison de l’urgence, bien des actes
								furent ainsi expédiées hors de tout contrôle de la chancellerie, ce
								qui n’est point sans rappeler la pratique anglaise de l’emploi du «
								privy seal&#160;». Parfois le notaire a précisé l’intention royale
								que ce petit sceau soit tenu pour l’équivalent du grand&#160;:
									«&#160;<hi rend="i">sub signo nostri secreti, cui in bac parte
									tanquam majori fidem volumus adhiberi</hi>, mais le plus souvent
								on ne relève dans les actes aucune mention particulière.</p>
							<p>Les abus durent, très tôt, être fréquents puisque dès 1316, en
								organisant la régence, Philippe V interdisait à ses chambellans de
								signer «&#160;lettres de justice, d’office ou de bénéfice&#160;», en
								leur réservant la seule signature des «&#160;lettres de
								prières&#160;», et des « lettres d’état, de répit, de convocation et
								de chasse&#160;». Mais sous Philippe VI, l’abus en vint au point
								qu’on a pu parler, dans des documents financiers de l’époque, d’une
								«&#160;chancellerie du scel du secret du roi&#160;», parallèle à la
								grande chancellerie&#160;: l’imitation du «&#160;Privy seal&#160;»
								anglais est dès lors visible, et — comme je l’ai étudié ailleurs —
								il fallut la grande remise en ordre de 1349 pour mettre fin à un
								véritable abus.</p>
							<figure>
								<graphic url="cid1991_fig9.jpg"/>
								<head>Fig. 9 - Mandement sous le sceau du secret sur simple queue. -
									Philippe VI, 1343 (Arch. nat., AE II, n° 353)</head>
							</figure>
						</div>
						<div>
							<head type="h2"><pb n="57"/>4. Les règlements et les instructions
								diplomatiques (Fig. 10)</head>
							<p>On a conservé un certain nombre de règlements, d’instructions remises
								à des ambassadeurs et autres envoyés du roi auprès du pape ou de
								princes, et quelques rares procès-verbaux du Conseil du roi. Ces
								documents se présentent généralement, aux XIV<hi rend="sup">e</hi>
								et XV<hi rend="sup">e</hi> siècles, sous un titre indiquant la
								nature de la pièce (ainsi «&#160;Instructions pour N envoyé de par
								le roy…&#160;»), souvent suivi de la liste des personnes présentes
								au Conseil, et le texte se divise en articles.</p>
							<p>Au pied, sans aucune formule de corroboration, on remarque soit le
								sceau du secret de cire rouge posé en placard, soit la signature
								autographe du roi (ou exceptionnellement du régent le duc d’Anjou
								pendant la minorité de Charles VI), soit encore ces deux signes de
								validation.</p>
							<figure>
								<graphic url="cid1991_fig10.jpg"/>
								<head>Fig. 10 - Acte du Conseil du roi&#160;: instruction
									diplomatique. Scellé au recto du sceau de cire et signé par le
									roi Charles VI, 1387 (Arch. nat., J 603, n° 65)</head>
							</figure>
						</div>
						<div>
							<head type="h2">5. Les lettres missives du roi (Fig. 11)</head>
							<p>Si on laisse de côté les lettres missives de caractère strictement
								personnel, on rencontre à toutes les époques des lettres missives de
								caractère officiel, notamment les correspondances échangées avec les
								souverains étrangers. Ainsi pour le seul règne de Philippe VI
								(1328-1350), 39 de ses missives adressées au roi d’Aragon sont
								conservées à Barcelone&#160;: aucune n’est signée ni du roi ni d’un
								secrétaire.</p>
							<p>Ces lettres étaient évidemment expédiées pliées et closes du sceau du
								secret, placé au dos et brisé lors de l’ouverture de la pièce. Elles
								sont normalement écrites sur papier, avec l’adresse au dos. Rédigées
								soit en latin, soit en français selon le destinataire, elles ne
								portent pas la vedette «&#160;De par le roy&#160;» qui, dans les
								autres lettres closes, évoquent un ordre royal&#160;; mais elles
								commencent, directement, soit par l’adresse exprimée en termes
								protocolaires, soit par une apostrophe, et elles s’achèvent par un
								souhait, tel que «&#160;Nostre Seigneur vous ait en sa garde&#160;»
								ou «&#160;Li Saint Esperiz soit garde de l’ame de vous&#160;». Elles
								sont datées du lieu, du quantième et du mois, mais point de l’année,
								ce en quoi elles rappellent les lettres «&#160;De par le roy&#160;»
								avec lesquelles R. Cazelles les a confondues.</p>
							<figure>
								<graphic url="cid1991_fig11.jpg"/>
								<head>Fig. 11 - Missive autographe du roi, signée. - Charles V,
									[1367&#160;?] (Arch. nat., AE II, n° 386)</head>
							</figure>
							<p><pb n="60"/>La plus ancienne mention de signature royale remonte au
								règne de Philippe V, de même que pour ses chartes solennelles. Le
								pape Jean XXII lui écrit, en effet, qu’il a reçu ses lettres
								rédigées en français et souscrites à la fin de sa propre main&#160;:
									<hi rend="i">propria manu tua in fine subscriptas</hi>. A partir
								du règne de Charles V, la signature du roi — et parfois un
								post-scriptum autographe — ainsi que le contre-seing d’un
								secrétaire, figurent plus ou moins fréquemment au pied de ses
								missives. Certaines des lettres de ce roi sont, d’ailleurs,
								entièrement autographes.</p>
							<p>Par la suite, elles purent être écrites ou, en tout cas signées, de
								la plume du «&#160;secrétaire de la main&#160;». On en a la preuve
								pour Louis XI, quand dans la fameuse lettre de ce roi à son
								chambellan, Imbert de Batarnay sieur du Bouchage, on lit&#160;:
								«&#160;Escripvez la lettre de ma main, ainsi que vous avez
								accoustumé de faire&#160;».</p>
						</div>
					</div>
					<div>
						<head type="h1">III. Actes et lettres sous le signet royal</head>
						<p>Plus personnel encore que le sceau du secret, confié à un chambellan et
							devenu sceau de gouvernement, était le signet royal que le roi ne
							confiait, en principe, à personne.</p>
						<p>Sous ce signet furent expédiés&#160;:</p>
						<list n="1">
							<item><p><hi rend="i">des missives de caractère personnel</hi>,
									notamment des lettres familiales et, sur le plan diplomatique,
									des missives d’une nature plus confidentielle que les autres.
									Par l’inventaire du Trésor de Charles V, nous savons que ce roi
									disposait de plusieurs signets ou «&#160;annels&#160;» dont il
									entendait sans doute se servir dans ses correspondances avec des
									destinataires différents&#160;;</p></item>
							<item><p><hi rend="i">des lettres de sceau plaqué</hi> «&#160;<hi
										rend="i">De par le roy</hi>&#160;», qui faisaient une
									dérogation exceptionnelle aux règles en vigueur en matière
									financière. Elles comportent également la signature royale, et
									leur validation est ainsi annoncée&#160;: «&#160;Et afin que
									vous sachez que ce part de nostre conscience, nous avons signé
									ces lettres de nostre main et seellees de nostre annel&#160;»
									(ou «&#160;de nostre seigniet&#160;»).</p></item>
						</list>
						<p><pb n="61"/>En outre, des <hi rend="i">lettres de don ou de paiement</hi>
							pouvaient, à titre de certification de la volonté expresse du roi,
							recevoir le signet royal, outre le grand sceau ou le sceau du secret. La
							pratique en remontait au règne de Philippe le Bel où le quittus général
							donné par le roi à son frère Charles de Valois pour toutes les sommes
							qu’il pouvait lui devoir, porte deux fois le signet royal&#160;: l’un
							est appendu sur double queue (ce qui est un cas unique), avec la formule
							de corroboration&#160;: «&#160;En tesmoing de ce, avons fait mettre
							nostre plus secret seignet en ces lettres, auquel nous voulons que foi
							soit adjoustee en ce cas comme a nostre plus grant seel&#160;»&#160;; et
							l’autre est plaqué au pied du texte. Dans des cas analogues, Philippe V
							usa aussi de signets dits «&#160;au griffon&#160;» ou «&#160;au
							lion&#160;».</p>
						<p>Quant à Philippe V, son ordonnance du 16 juin 1349, lors de la remise en
							ordre de l’administration financière, dénie toute valeur à des lettres
							qui pourraient être délivrées par dérogation aux nouvelles mesures
							«&#160;se nostre petit signet que nous portons n’y estoit plaquié et
							apparent&#160;», et on a, d’ailleurs, conservé les traces du signet
							royal plaqué en ce cas. Cette prescription fut reprise par Jean le Bon
							et encore par Charles V qui par son ordonnance du 13 novembre 1372
							exigeait définitivement que toutes lettres de don fussent «&#160;signées
							d’aucun des secrétaires et aussy du signet du roy&#160;».</p>
						<p>Allant plus loin encore, le roi prescrivit le 28 février 1379 l’emploi
							d’un <hi rend="i">signet royal spécial pour toutes lettres de don</hi>,
							aliénation de terre, vente et échange, paiement de rentes ou de gages à
							des gens des Comptes. Dès lors, l’apposition du signet fut tenue pour
							une garantie nécessaire «&#160;sans lequel nul denier de nostre domaine
							ne sera payé&#160;». Ce signet destiné aux lettres écrites par les
							«&#160;secrétaires aux finances&#160;» et qualifié de «&#160;signet
							duquel le roy signoit les lettres de generaulx&#160;» [des finances]
							était donc désormais distinct du signet du roi «&#160;de quoy le roy
							seelle les lettres qu’il escript de sa main&#160;».</p>
						<p>A la différence des royaumes méridionaux, la cour de France ne recourut
							qu’exceptionnellement à la forme de <hi rend="i">l’instrument
								public</hi>. Quelquefois cependant il en fut dressé en présence du
							roi. Établi par un notaire du roi agissant en sa qualité de notaire
							apostolique et sous son seing manuel, un tel instrument se borne à
							dresser éventuellement le procès-verbal d’une Assemblée, d’un Conseil,
							ou encore, fait exceptionnel, le serment prononcé par le roi à son
							entrée solennelle dans la Cité. Un bon exemple est donné par le
							procès-verbal de l’assemblée <pb n="62"/>tenue au Louvre le 12 mars 1303
							en présence de Philippe le Bel pour entendre le réquisitoire de Philippe
							de Nogaret contre Boniface VIII. Ces actes aberrants dans la
							diplomatique royale française pouvaient être validés du grand sceau.</p>
						<div>
							<head type="h2">Actes conjoints du roi et d'autres personnages</head>
							<p>Le principe général était que les actes du roi n’étaient validés que
								par l’apposition de son propre sceau. Il est toutefois arrivé que
								certains actes furent pourvus, outre le sien, de sceaux d’une ou de
								plusieurs personnes. Ce sont quelques ordonnances et des actes
								privés du roi.</p>
							<div>
								<head type="h3">Ordonnances</head>
								<p>Au XIII<hi rend="sup">e</hi> siècle, et encore sous Philippe le
									Bel, en un temps où le pouvoir royal n’était point encore assez
									fort pour contraindre tous les barons et prélats à respecter une
									ordonnance du roi et à en étendre les effets dans toutes les
									limites du royaume, il est arrivé que des mesures de caractère
									général, après avoir fait l’objet d’une délibération des grands
									avec le roi et d’un serment par eux prêté de les respecter et de
									les faire appliquer par leurs sujets, donnèrent lieu à un acte
									solennel qui reçut non seulement le grand sceau royal, mais
									aussi les sceaux des princes, barons et prélats présents.</p>
								<p>Un bon exemple est fournit par l’ordonnance de Louis VIII sur les
									Juifs du royaume, dont l’original se conserve au Trésor des
									chartes et qui porte encore les sceaux intacts d’une vingtaine
									de ducs et évêques. De même, la célèbre ordonnance «&#160;prise
									en commun conseil&#160;» à Château-Thierry le 5 octobre 1303 et
									décidant la levée générale d’un subside pour l’ost de Flandre
									après la défaire de Courtrai, est scellée du grand sceau de
									Philippe le Bel et des sceaux de neuf de ses barons, sans
									compter que le texte mentionne encore le consentement du grand
									bouteiller de France Gui de Saint-Pol et de Mahaut d’Artois
									comtesse de Bourgogne.</p>
							</div>
							<div>
								<head type="h3">Actes privés du roi</head>
								<p>Les actes privés du roi, c’est-à-dire les contrats de mariage des
									princes, les conventions successorales, des pièces relatives aux
									remises de don ou de constitution de douaire, furent le <pb
										n="63"/>plus souvent scellés aux XIII<hi rend="sup">e</hi>
									et XIV<hi rend="sup">e</hi> siècles conjointement par le roi et
									les membres de sa famille ainsi que par l’autre partie
									intéressée. Nous disposons ainsi d’un certain nombre d’actes
									scellés, d’une part, par le roi et, de l’autre, par Charles de
									Valois, par le duc de Bourgogne et autres grands. Un bon exemple
									est fourni par l’accord conclu entre Philippe V et sa
									belle-sœur, la reine Clémence de Hongrie, veuve de son frère et
									prédécesseur Louis X, cet acte comportant l’échange entre le
									château de Vincennes et le Temple de Paris et un complément
									d’assiette du douaire. L’acte est intitulé au nom des deux
									contractants et scellé de leurs grands sceaux respectifs sur
									lacs de soie rouges et verts, le 15 août 1317, et il porte, en
									outre — ce qui est en tout autre cas totalement inhabituel — une
									liste des témoins.</p>
								<p>En revanche s’il existe des traités portant les sceaux des deux
									souverains contractants, le fait semble exceptionnel&#160;: les
									traités entre souverains faisaient normalement l’objet de deux
									actes distincts, d’une même teneur, expédiés par chacun des
									contractants, ou bien d’une lettre et d’une contre-lettre,
									chacune scellée par l’auteur de l’acte.</p>
							</div>
						</div>
						<metamark rend="*"/>
						<div>
							<p>Il ne faudrait pas exagérer l’importance de ces derniers cas
								particuliers&#160;: actes scellés du signet, instruments publics,
								actes co-scellés par le roi ne constituent qu’une infime minorité
								dans la masse des écritures royales. Les deux catégories
								essentielles sont bien les actes de chancellerie scellés du grand
								sceau et les actes émanés du roi sous le sceau du secret, qui
								répondent les uns et les autres à des finalités particulières.</p>
							<p>Il faut, d’autre part, souligner que, si le plus grand nombre d’actes
								conservés aujourd’hui dans nos archives sont des pièces scellées du
								grand sceau (ou de son substitut en l’absence), c’est que, en raison
								de leur objet, le actes scellés du sceau du secret n’ont guère été
								conservés par les destinataires. En fait, le plus grand nombre
								d’actes expédiés l’étaient sous la forme de mandements, lettres
								scellées de cire jaune sur simple queue, instrument classique de
								l’administration&#160;; mais aujourd’hui nous connaissons surtout
								les chartes scellées de cire verte parce qu’elles étaient de valeur
								perpétuelle et qu’elles formaient un titre entre les mains des
								destinataires qui entendaient les conserver avec grand soin. De
								plus, ces actes faisaient seuls l’objet d’un enregistrement
								systématique dans les <pb n="64"/>registres de la chancellerie, nos
								registres dits du Trésor des chartes. N’oublions pas qu’en dépit de
								cette circonstance, ces «&#160;chartes&#160;» ne constituaient
								qu’une très petite minorité des actes royaux et, il faut bien le
								reconnaître, pas toujours la plus intéressante du point de vue
								historique.</p>
							<p>Nous avons fait des recherches dans les comptes conservés de la
								chancellerie. Le nombre des actes expédiés sous un sceau apposé par
								le chancelier est demeuré à peu près fixe au long du XIV<hi
									rend="sup">e</hi> et du XV<hi rend="sup">e</hi> siècles. D’après
								le poids de la cire achetée pendant six années du règne de
								Philippe VI — soit de 972 à 1293 kg par an (avec une chute à 730 kg
								en 1332-3), on obtient un total de 20 à 30 000 actes par an. D’après
								un compte de taxes perçues pendant un semestre de 1305, soit 16 500,
								on obtient un total de 33 000 dans l’année, et en 1440 d’environ
								35 000. Or le poids de la cire pour le sceau du secret ou le signet
								royal de cire rouge pour un semestre de 1337 correspond à environ de
								12 à 18 000 lettres émanées du roi expédiées annuellement hors
								chancellerie, soit environ la moitié de ce qui l’était par la
								chancellerie, ce qui apparaît considérable et que ne reflète
								absolument pas la masse des archives aujourd’hui conservées&#160;:
								moins de 250 lettres pour tout le règne de Philippe VI&#160;!</p>
							<p>D’autre part, une répartition de l’activité de la chancellerie royale
								faite par nature d’actes pour un semestre de 1395 nous donne les
								chiffres suivants&#160;: 14 000 pièces ont été scellées sur simple
								queue, contre 730 lettres patentes sur double queue et seulement 426
								chartes scellées de cire verte, celles qui précisément étaient
								normalement enregistrées dans le registres du Trésor des chartes.
								D’après d’autres relevés, nous constatons de même que la proportion
								des chartes de cire verte en 1395, 1440, 1468 et 1512 a varié entre
								1,7 %, 2 % et 2,4 % de l’ensemble des pièces scellées par la
								chancellerie, et les lettres patentes scellées sur double queue
								n’étaient pas beaucoup plus nombreuses.</p>
							<p>Enfin, il ne faut pas oublier qu’à partir du milieu du XIV<hi
									rend="sup">e</hi> siècle, un nombre toujours de plus en plus
								considérable d’actes de nature administrative, judiciaire ou
								financière était établi par les cours, les conseils, les officiers
								responsables de chacun des services de la royauté&#160;: même le
								Conseil du roi, après la Chambre du Parlement et les Requêtes du
								Palais, se donna dès le règne de Philippe VI un petit sceau
								particulier pour l’expédition de ses propres actes.</p>
							<p><pb n="65"/>Dès lors il est évident que la notion de
								«&#160;diplomatique royale&#160;», comme celle même d’«&#160;actes
								royaux&#160;», doit s’élargir. On ne peut plus se limiter à la seule
								catégorie des pièces que la tradition juridique voulait qu’elles
								fussent scellées des sceaux d’un roi dont, le plus souvent, par
								suite de délégations d’attributions ou de responsabilités, l’ordre
								donné en son nom n’était plus guère qu’une fiction.</p>
							<p>Il serait enfin une autre typologie des actes royaux que le
								diplomatiste se devrait d’étudier, celle des très nombreuses
								catégories de pièces expédiées, autrement dit&#160;: une typologie
								juridique des actes qui tiendrait compte de leur contenu intrinsèque
								et des clauses s’y rapportant. Les formulaires, depuis le XIV<hi
									rend="sup">e</hi> siècle, distinguaient parfaitement les «
								lettres de grâce&#160;», les «&#160;lettres de justice&#160;», les
								«&#160;lettres de finance&#160;» et ils y joignaient les
								«&#160;lettres de sang, d’office, de bénéfice&#160;» etc. Descendant
								plus bas, ils considéraient de façon distincte la rédaction des
								lettres de don de terre ou de rente, d’inféodation ou d’investiture,
								d’échange et d’engagement, de rémission et d’abolition etc.. Dans
								cette perspective, à vrai dire trop négligée, diplomatistes et
								juristes auront le devoir de s’apporter une coopération
								indispensable aux uns et aux autres dans l’étude précise de
								l’évolution des clauses, mais il est évident qu’une telle étude,
								même menée sur un plan très ponctuel à titre d’exemple, mériterait
								un autre exposé qui ne saurait avoir sa place au cours de ce
								Colloque.</p>
						</div>
						<div>
							<head><pb n="66"/>Légendes des illustrations</head>
							<table cols="2" rend="sansbord">
								<row>
									<cell>Fig. 1&#160;: </cell>
									<cell><hi rend="b">Diplôme</hi> de Philippe III le Hardi
										(1270-1285)&#160;: vidimus confirmatif de lettres de
										Geoffroy de Rochefort, chevalier, et de sa femme Isabelle,
										relatives à l’achat d’une rente sur La Rochelle par le
										chambellan [et favori] du roi, Pierre de la Broce — 1273,
										mai, Senlis.</cell>
								</row>
								<row>
									<cell/>
									<cell>Parchemin de 545 × 555 mm (dont repli de 45 mm), scellé
										d’un très épais sceau de cire verte sur lacs de soie verte
										rouge. Première ligne et mention de chancellerie (avec le
										monogramme royal) en beaux caractères décoratifs. — Arch.
										nat., J728, n° 119.</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Fig. 2&#160;: </cell>
									<cell><hi rend="b">Charte</hi> de Philippe IV le Bel
										(1285-1314), annulant ses lettres précédentes par
										lesquelles, en autorisant son frère Charles de Valois à
										tenir La Roche-sur-Yon et ses dépendances à seuls foi et
										hommage avec le comté d’Anjou, il exigeait de lui la
										compensation de la valeur de ce château&#160;: il n’y aura
										pas lieu à compensation. — 1299, août, Abbaye de l’Aumône de
										Cîteaux.</cell>
								</row>
								<row>
									<cell/>
									<cell>Parchemin de 270 × 220 mm (dont 30 mm de repli), scellé
										d’un sceau de cire verte sur lacs de soie verte et rouge.
										Sur le repli, à gauche, trace du <hi rend="i">sceau du
											secret du roi</hi>, confirmant son expresse
										volonté&#160;; à droite&#160;: «&#160;Per dominum
										Chambiliaci&#160;». — Arch. nat., J 178 B, n° 56.</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Fig. 3&#160;: </cell>
									<cell><hi rend="b">Charte <hi rend="i">ad perpétuant
												memoriam</hi></hi> de Charles V (1364-1380)&#160;:
											<hi rend="i">ordonnance royale</hi> fixant à quatorze
										ans la majorité des rois de France. — 1374, août, château du
										Bois de Vincennes.</cell>
								</row>
								<row>
									<cell/>
									<cell>Parchemin de 660 × 610 mm (dont 145 mm de repli), scellé
										d’un sceau de cire verte sur lacs de soie verte et rouge. —
										Toute la première ligne et spécialement les initiales (<hi
											rend="i">K, A[d]</hi> et <hi rend="i">F[ilios]</hi>,
										premier mot du préambule), ont un décor dessiné en camaïeu.
										— Sur le repli&#160;: «&#160;Per regem in Consilio suo.
										Blanchet&#160;». — Arch. nat., J401, n° 60.</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Fig. 4&#160;:</cell>
									<cell><hi rend="b">Lettre patente sur double queue</hi> de
										Charles VI (1380-1422)&#160;: Pouvoir donné à Moreau de
										Montmor, son chambellan, envoyé comme ambassadeur auprès du
										roi de Castille et Portugal et chargé d’obtenir de celui-ci
										remboursement d’une somme de cent mille francs. — 1388,
										2 septembre, Châlons-sur-Marne.</cell>
								</row>
								<row>
									<cell/>
									<cell>Parchemin de 352 × 225 mm (dont 52 mm de repli), scellé de
										cire jaune sur double queue. Sur le repli, à gauche&#160;:
										«&#160;Par le roy, mess, les ducs de Berry et de Bourgogne,
										le cardinal de Laon et vous presens. P. Manhac&#160;». —
										Arch. nat., J603, n° <hi rend="i">66</hi>.</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Fig. 5&#160;: </cell>
									<cell><hi rend="b">Mandement sur simple queue</hi> de
										Philippe VI (1328-1350)&#160;: le roi mande à Pierre Julien,
										garde de ses chartes, de rechercher dans <pb n="67"/>les
										archives les lettres concernant Charles de Navarre et d’en
										faire copie. — 1328, 22 octobre,
										Saint-Germain-en-Laye.</cell>
								</row>
								<row>
									<cell/>
									<cell>Parchemin de 275 × 75 mm scellé (selon la formule de
										corroboration) «&#160;soubz le seel de nostre secret [du
											1<hi rend="sup">er</hi> type], en l’absence de nostre
										grant&#160;». Signé, à gauche&#160;: «&#160;Par le roy.
										Nicol&#160;». — Arch. nat., J 476, n° 2 (17).</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Fig. 6&#160;: </cell>
									<cell><hi rend="b">Mandement sur simple queue</hi> de Charles VI
										(1380-1422)&#160;: le roi mande aux trésoriers à Paris de
										payer 500 francs à Jean de Villiers, fils mineur du feu sire
										du Hommet, plusieurs fois blessé et fait prisonnier pendant
										les guerres et, en conséquence, fort obligé envers diverses
										personnes&#160;; la somme sera prise la terre même du
										Hommet, mise en la main du roi pour cause de minorité. —
										1396, 21 septembre, Paris.</cell>
								</row>
								<row>
									<cell/>
									<cell>Parchemin de 303 × 145 mm (la queue scellée est déchirée),
										avec la mention ajoutée&#160;: «&#160;<hi rend="i">Sigillata
											de expresso mandate régis</hi>&#160;». Sur le repli, à
										gauche&#160;: «&#160;Par le roy, presens les ducs de Berry
										et de Bourgoigne, Nivole Paynel et autres. J. de
										Sanctis&#160;». — Arch. nat., K 54, n° 35.</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Fig. 7 et 7bis&#160;: </cell>
									<cell><hi rend="b">Lettre close «&#160;de par le
											roy&#160;»,</hi> de Charles V (1364-1380)&#160;: le roi
										mande à ses secrétaires Girard de Montaigu et Jean Tabari de
										faire les lettres du mariage de Hongrie dans la forme que
										son premier chambellan Bureau de la Rivière et Me Aleaume
										Boitel lui ont écrite. — [1375], 17 décembre, Senlis.</cell>
								</row>
								<row>
									<cell/>
									<cell>Papier de 297 × 142 mm, jadis plié, signé&#160;: CHARLES
										(avec annonce de la main royale) — Au dos, trace du pliage
										en quatre, adresse et trace du sceau du secret de clôture. —
										Arch. nat., J 458, n° 1 bis.</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Fig. 8&#160;: </cell>
									<cell><hi rend="b">Lettre de sceau plaqué</hi>, de Jean II le
										Bon (1350-1364). Le roi mande aux gens des Comptes d’imputer
										sur les comptes des généraux trésoriers et receveur général
										des Aides pour sa rançon les 60 000 écus que le chancelier a
										commandé verbalement au nom du roi de payer au Prince noir
										sur les 400 000 écus du terme de la Toussaint. — 1363
										(n.st.), 17 janvier, Villeneuve-lès-Avignon.</cell>
								</row>
								<row>
									<cell/>
									<cell>Parchemin de 338 × 120 mm, scellé au recto, en placard, du
										sceau du secret de cire rouge, sur la cire étalées en crois.
										À gauche, «&#160;Par le roy. J. Mellou&#160;». La date a été
										ajoutée d’une autre main. — Arch. nat., J 641, n° 13
										(9).</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Fig. 9&#160;: </cell>
									<cell><hi rend="b">Mandement sous le sceau du secret</hi> de
										Philippe VI (1328-1350). Le roi mande aux gens des Comptes
										de rayer de l’inventaire des reliques celles qu’il a
										envoyées au pape par l’aumônier de la reine et trésorier de
										la Sainte Chapelle, et notamment le joyau dit
										«&#160;camée&#160;», et de payer au porteur ses frais de
										voyage. — 1343, 21 juin, Saint-Ay.</cell>
								</row>
								<row>
									<cell/>
									<cell>Parchemin de 292 × 100 mm, scellé sur simple queue
										«&#160;soubz le seel de nostre secret&#160;» de cire rouge.
										Signa à gauche, « Par le roy. Verberie&#160;». — Arch. nat.,
										J155, n° 15.</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Fig. 10&#160;: </cell>
									<cell><hi rend="b">Acte du Conseil du roi&#160;: instructions
											diplomatiques</hi> sous Charles VI (1380-1422). «
										Mémoire de se que l’amirail mess. Jaques de <pb n="68"
										/>Montmor et les autres que le roy nostre sire envoie devers
										le roy de Castelle lui ont a dire de par le roy nostredit
										seigneur&#160;». — S.d. [1387].</cell>
								</row>
								<row>
									<cell/>
									<cell>Parchemin de 280 × 420 mm, plié en 4 dans la larguer. —
										Signé, à gauche, sous le texte&#160;: CHARLES&#160;; au
										pied, au centre, le sceau du secret de cire rouge. — Arch.
										nat., J 603, n° 65.</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Fig. 11&#160;: </cell>
									<cell><hi rend="b">Lettre missive autographe du roi</hi>
										Charles V (1350-1364). Le roi demande à son trésorier Pietro
										Scatissa de lui renvoyer une somme de 22 500 francs qu’il
										lui a fait parvenir, de payer au duc d’Anjou 12 000 francs
										sur l’aide de la rançons royale et de veiller au paiement de
										30 000 doubles d’Espagne pour la rançon de Du Guesclin. —
										S.d. [1367&#160;?], 7 décembre, Paris.</cell>
								</row>
								<row>
									<cell/>
									<cell>Papier, 265 × 210 mm, plié en 4 dans la hauteur et en 4
										dans la largeur, avec adresse au dos. — À la fin&#160;:
										«&#160;Escrit de notre main&#160;» et signé&#160;: CHARLES.
										— Arch. nat., K 49, n° 34 (3) = Musée, AE II 386.</cell>
								</row>
							</table>
						</div>
					</div>
				</body>
			</text>
			<text xml:id="art_02">
				<front>
					<head><pb n="69"/>Typology of Scottish Acts, c. 1230-c. 1350</head>
					<byline><docAuthor>Geoffrey Barrow</docAuthor></byline>
				</front>
				<body>
					<div>
						<head type="h1">1. Basic classification</head>
						<p>The conventional north-west European classification of the epistolary
							type of written and sealed act issued in the name, and bearing the
							authority, of the ruler, viz. Charter, Letters patent and Letters close,
							had been fully adopted in the Scottish kingdom by the middle of the
							thirteenth century, probably in fact before the death of William I in
							1214. Nevertheless, Scottish royal documentation shows little of the
							elaboration and formalization characteristic of the English court under
							the Angevin kings, especially from the last years of the twelfth
							century. There were certainly rolls on which charters were copied to
							constitute an official record,<note type="1"><p>J.M. Thomson, <hi
										rend="i">The Public Records of Scotland</hi> (Glasgow,
									1922), 5-6, 55; <hi rend="i">The Acts of the Parliaments of
										Scotland</hi>, i (1844), 112, 114.</p>
							</note> but although these rolls have been lost it is most unlikely that
							they were arranged, as the English ones were from 1201, into separate
							enrolments for charters, letters patent and letters close. It is
							doubtful whether the Scottish royal writing-office, the <hi rend="i"
								>capella regis</hi> as it was always known, ever attempted
							systematically to preserve record of ephemeral precepts or mandates
							before the later fifteenth century when the Register of the Privy Seal
							begins (1488).<note type="1"><p>For chance survivals of letters close
									from Robert I’s reign (1306-29) see Thomson, <hi rend="i">op.
										cit.</hi>, 56.</p>
							</note></p>
						<p>It is generally held that each of the Scottish kings used only one seal —
							predecessor of the «great seal» — until the reign of Alexander III, who
							undoubtedly possessed a privy seal (<hi rend="i">Sigillum secretum,</hi>
							<pb n="70"/><hi rend="i">Sigillum privatum</hi>).<note type="1"
									><p>Thomson, <hi rend="i">op. cit.</hi>, 62.</p>
							</note> There is in the British Library an eighteenth-century transcript
							of an original charter of David I (1124-53), now lost, which ends with a
							reproduction of a seal quite unlike King David’s known seal, being
							smaller and bearing an equestrian figure with heater-shaped shield and
							sword held aloft and a fragmentary legend which begins SIGILL’ DAVID and
							ends SCOCIE.<note type="1"><p>B[ritish] L[ibrary] MS. Stowe 551,
									f. 9.</p>
							</note> The copyist, perhaps the scholarly Thomas Astle, remarks «This
							Seal is not in Anderson [i.e. <hi rend="i">Diplomata Scotiae</hi>,
							1739]. Query: Is not the King’s Privy Seal?»<note type="1"><p>Ibid.</p>
							</note> I suppose it is not impossible that David I used an additional
							or «private» seal, but the point must be treated as unproven in the
							absence of reliable corroboration.</p>
						<p>If royal letters were issued close in the first half of the thirteenth
							century — and we have no explicit proof that they were — then they are
							likely to have been sealed by a portion of the great seal, presumably
							applied across the tie. But no actual examples survive, and what we do
							have are charters<note type="1"><p><hi rend="i">R[egesta] R[egum]
										S[cottorum]</hi>, i (ed. G.W.S. Barrow, Edinburgh, 1960),
									59-68; <hi rend="i">RRS</hi>, ii (ed. G.W.S. Barrow with W.W.
									Scott, Edinburgh, 1971), 69-75; <hi rend="i">RRS</hi>, v (ed. A.
									A.M. Duncan, Edinburgh, 1988, 17-86, <hi rend="i"
									>passim</hi>.</p>
							</note> — i.e. perpetuities, gifts and confirmations of lands, offices
							etc. etc., — letters patent<note type="1"><p><hi rend="i">RRS</hi>, v,
									88-93; <hi rend="i">RRS</hi>, vi (ed. A.B. Webster, Edinburgh,
									1982), 24-26; <hi rend="i">RRS, Handlist of the Acts of
										Alexander III, the Guardians and John, 1249-1296</hi> (ed.
									G.G. Simpson, Edinburgh, 1960), nos. 15, 43, <hi rend="i"
										>46</hi>, 48, 56 etc.</p>
							</note> and brieves<note type="1"><p><hi rend="i">RRS</hi>, i, 62-68;
									ii, 71-75; <hi rend="i">RRS, Handlist of the Acts of
										Alexander III</hi>, nos. 3, 8, 10, 20, 21 etc.</p>
							</note> — i.e. precepts or mandates — which were evidently sent patent,
							with the seal either on a tongue or on a tag or silk cords.</p>
					</div>
					<div>
						<head type="h1">2. Charters</head>
						<p>The form of the royal charter, as it was to remain until the eighteenth
							century at least, was almost fully developed by the end of William I’s
								reign<note type="1"><p><hi rend="i">RRS</hi>, ii, nos. 376-524 <hi
										rend="i">passim</hi>.</p>
							</note>. The date of time had been added regularly (though <pb n="71"
							/>not quite invariably) from April 1195<note type="1"><p>Ibid., no. 376
									and pp. 81-2.</p>
							</note>, but only consisting of the day of the month — rather as
							ephemeral English privy seal letters seem to have been dated from as
							early as John’s reign.<note type="1"><p>P. Chaplais, <hi rend="i"
										>English Royal Documents, King John-Henry VI, 1199-1461</hi>
									(Oxford, 1971), 15.</p>
							</note> The fuller time-date, consisting of the day of the month and
							regnal year (introduced by the words <hi rend="i">anno regni domini
								regis</hi>) was supplied from 1222 onwards, after a brief experiment
							with year of Incarnation dating.<note type="1"><p><hi rend="i">RRS,
										Handlist of the Acts of Alexander II, 1214-1249</hi> (ed. J.
									Scoular, Edinburgh, 1959), nos. 55-58, compared with nos. 54,
									59, 60 etc.</p>
							</note> The charter did not carry a clause of corroboration before the
							brief reign of John (Balliol), 1292-6 (when it was used sporadically);
							it became regular, indeed invariable, for Robert I (1306-29), in the
							form <hi rend="i">In cuius ret testimonium presenti carte nostre
								sigillum nostrum precepimus</hi> (<hi rend="i">fecimus</hi>) <hi
								rend="i">apponi</hi>.<note type="1"><p><hi rend="i">RRS</hi>, v,
									87-89.</p>
							</note> The seal referred to was of course the great seal, sometimes
							referred to as <hi rend="i">sigillum regni, commune sigillum regni</hi>,
							rather infrequently as <hi rend="i">magnum sigillum</hi>. Charters were
							invariably witnessed, and it has been shown for Robert I’s reign that
							the longer the charter the longer was the witness list, while a charter
							running to over 500 words (in this period charters of over 1000 words
							are rare) may have ten or eleven witnesses.<note type="1"><p><hi
										rend="i">RRS</hi>, v, 115-118.</p>
							</note>. The very long witness lists familiar in solemn charters of the
							twelfth century have fallen out of fashion by the time of Alexander III,
							Robert I and David II (1329-71); e.g. Alexander III’s solemn
							confirmation for Dunfermline Abbey (1277), even though it was
							constructed like an old-fashioned diploma, had only nine witnesses, in
							contrast with David I’s diploma of 1128 which has twenty three.<note
								type="1"><p><hi rend="i">Registrum de Dunfermelyn</hi>, Bannatyne
									Club, Edinburgh, 1842, nos. 1, 81.</p>
							</note> The average charter issued by the chancery of Robert I and
							David II had anything from five to ten witnesses.<note type="1"><p><hi
										rend="i">RRS</hi>, v, <hi rend="i">passim; RRS</hi>, vi, <hi
										rend="i">passim</hi>.</p>
							</note> The witnesses were of course graded hierarchically and seem to
							have been chosen from a pool of «approved» or qualified persons who were
							either actually at court or were at least deemed to be present. Commonly
							there were bishops, <pb n="72"/>an abbot or two, earls (of whom there
							were few in regular attendance), the Chancellor (himself an abbot under
							Robert I), the Steward, the Chamberlain, and Knights of the royal
							household, some of whom held dignified offices such as Constable or
							Marischal. Occasionally — e.g. when the king was in a remote or
							unaccustomed locality — an unusual individual might act as witness; but
							the preferred practice was to authenticate a charter only with the great
							seal, and normally that seal did not travel with the king. There are a
							few examples of genuine charters issued under the privy seal, but
							usually when the court was <hi rend="i">in partibus remotioribus</hi> a
							letter was issued under the privy seal as a warrant for a charter to be
							prepared and produced under the great seal at some subsequent date.<note
								type="1"><p><hi rend="i">RRS</hi>, v, 119, 122-125.</p>
							</note></p>
						<p>At what period charters were regularly copied on to rolls for permanent
							preservation in the <hi rend="i">capella regis</hi> we do not know.
							There was evidently some enrolment under Alexander III, and the practice
							was resumed under Robert I. From the reign of James I (1406-37) the
							chancery clerks entered the copies of outgoing charters into a book —
							the Great Seal Register, still a living archive.</p>
					</div>
					<div>
						<head type="h1">3. Letter-patent</head>
						<p>In Scotland there was very much more flexibility and informality in
							chancery practice than was the case in England. This reflected the fact
							that the Scots kings were served by a substantially smaller clerical
							bureaucracy than were their English contemporaries. There was nothing in
							Scotland to compare with the English vice-chancellor, protonotary or
							twelve clerks in chancery, for example; only a chancellor who seems to
							have been very much a working officer, and a clerk of the rolls
							(predecessor of the Lord Clerk Register) and a small handful of junior
							clerks and scribes, some of whom may not even have been permanent royal
							servants. Consequently, although enough wax was bought by the exchequer
							to provide for an annual output of almost 800 seal impressions it is
							exceedingly doubtful whether the chancery can really have <pb n="73"
							/>produced anything like so many items<note type="1"><p>Ibid., 197.</p>
							</note>. A relatively modest output offers no incentive to classify
							documents rigidly or identify them by means of unchanging features which
							be recognised at a glance. Letters-patent normally carried no witness
							list, and normally contained some form of the word <hi rend="i"
								>presentes</hi> either in the protocol or the eschatocol (or both),
							but some letters-patent survive with witness-lists while there are
							others which do not have either <hi rend="i">littere</hi> or <hi
								rend="i">presentes</hi>.<note type="1"><p>Ibid., 88-92.</p>
							</note> As a general rule letters-patent of Robert I were sealed on a
							tag (<hi rend="i">sur double queue</hi>), either with the great seal or
							the privy seal, while precisely the opposite is true for David II, most
							of whose surviving patents are sealed on a tongue, usually with the
							great seal.<note type="1"><p><hi rend="i">RRS</hi>, v, 190-193 compared
									with <hi rend="i">RRS</hi>, vi, 16, 26.</p>
							</note> Since the charter remained in active use in Scotland until the
							nineteenth century, there developed no tendency (as in England) to
							replace it with the letter patent, and the Scottish chancery made no
							attempt to enrol or register patents separately from charters, although
							this had been done in England since the beginning of the thirteenth
							century. Where originals have not survived the enrolled or registered
							text may provide the sole indication that we are dealing letters patent
							if it ends with the clause <hi rend="i">in cuius rei testimonium has
								litteras nostras fieri fecimus patentes</hi>. The commonest uses of
							letters patent in fourteenth-century Scotland, to judge from what
							survives, were diplomatic communications, protections, pardons,
							presentations to church livings and warrants for payments out of the
								exchequer.<note type="1"><p><hi rend="i">RRS</hi>, v, 90-103.</p>
							</note></p>
					</div>
					<div>
						<head type="h1">4. Letter-close</head>
						<p>The study of royal letters sent enclosed by the application across tongue
							or tie of the whole or part of a wax seal impression is hampered by the
							severe shortage of surviving examples. Dr Bruce Webster, who had edited
							the acts of David II for <hi rend="i">Regesta Regum Scottorum</hi>,
							writes <pb n="74"/>of that king’s privy seal letters, normally
							identifiable by their simple eschatocol <hi rend="i">dat(um) apud</hi>
							with place and time, «there is no reason to believe that any of the
							Scottish examples were sent close», although as he points out, they were
							used for purposes for which the contemporary English chancery would have
							employed letters close.<note type="1"><p><hi rend="i">RRS</hi>, vi,
									28.</p>
							</note> The only class of document issued in David II’s name for which
							Dr Webster believes that the closed letter was normal consisted of
							informal diplomatic letters, often in French not Latin, sent close under
							the privy seal or occasionally the newly-introduced signet.<note
								type="1"><p>Ibid., 28-29.</p>
							</note></p>
						<p>We have rather better information in the case of Robert I’s chancery. Two
							original letters of brieves sent close under the great seal have
							survived, in both instances commands sent to royal officers in the north
							of Scotland who (presumably after carrying out the king’s orders) filed
							the brieves in their archives.<note type="1"><p><hi rend="i">RRS</hi>,
									v, 193-194.</p>
							</note> It seems probable that they (and the very numerous analogous
							documents which have perished) were sealed with only a portion of the
							great seal, either top or bottom. Two further original letters, sent to
							Edward III by Robert I shortly before his death, bore impressions of the
							gold privy seal specially made for King Robert in 1328.<note type="1"
									><p>ibid., 187-188.</p>
							</note> Although the wax does not survive, there are clear enough images
							on the tongue and panel of parchment as originally folded to prove that
							the seal was applied <hi rend="i">plaque</hi>. All these documents were
							in Latin, and indeed very few of Robert I’s acts of any kind were
							composed in French, the exceptions being mainly truces, treaties of
							peace and ancillary documents. Of King Robert’s clerks and scribes only
							Mr Walter of Twynholm, appointed chancellor in 1328, seems to have
							enjoyed perfect competence in the French language,<note type="1"
									><p>ibid., 203-206.</p>
							</note> a surprising circumstance when one thinks of the large number of
							Scots in the period who studied at Paris and Orleans. A higher
							proportion of David H’-s acts were written in French, perhaps less
							because of the king’s childhood exile at Chateau Gaillard than because
							of his lengthy sojourn as a prisoner in England. In the thirteenth
							century, the use of French was extremely rare in the <pb n="75"/>written
							output of Alexander III (1249-86) and (I believe) entirely unknown in
							the reign of his father Alexander II (1214-49). Incidentally, the rule
							in Scotland was to employ Latin when communicating with the French (or
							for that matter any other continental country), and to use French only
							when communicating with the English — though the practice was far from
							invariable. English — in its Scottish form — did not come into use for
							royal letters before the fifteenth century, and in any case was never
							employed in charters or other solemn documents.</p>
					</div>
					<div>
						<head type="h1">5. Conclusion</head>
						<p>In order to assess the quantity and quality of the output of written acts
							in the sovereign’s name we need to ask for what purposes a king was
							required to authenticate and increasingly to produce documents of any
							kind. First of all, the ruler wished to provide a permanent record of
							his own piety, charitable generosity or merely of his property
							dispositions. Hence charters, of which in principle a comparative study
							ought to allow a distinction to be made clearly and permanently between
							the property of different corporations and persons. Secondly the ruler
							might find it convenient to communicate with his own officers in writing
							and absolutely necessary to communicate in writing with his fellow
							rulers. As literacy gradually spread — and there can be no doubt that it
							did spread between the late twelfth and the early fifteenth century —
							the ruler, or to be precise the ruler’s principal officials, especially
							on the financial side, would make increasing use of written documents
							for purely internal administrative purposes. Thirdly, but by no means
							finally, the ruler’s subjects would demand written proof of the justice
							(especially in property matters) which was meted out in courts convened
							in the ruler’s name and exercising his authority. The surviving record
							of Scottish royal written acts, c. 1230-c. 1350, reflects all the needs
							and purposes, with a pronounced bias in favour of permanent gifts and
							grants and of financial administrative documents such as the exchequer
							rolls, and the annual accounts of sheriffs, bailies, customers, etc.
							Much has been lost, but from what remains it is possible to construct a
							remarkably detailed picture of Scottish royal government in the
							relatively peaceful thirteenth century and in the conspicuously war-torn
							fourteenth century.</p>
					</div>
				</body>
			</text>
			<text xml:id="art_03">
				<front>
					<head><pb n="77"/>The English Royal Chancery: Structure and Productions</head>
					<byline><docAuthor>Jane E. Sayers</docAuthor>, University College,
						London</byline>
				</front>
				<body>
					<p>The two centuries between 1199, the accession of King John, and 1399, the
						death of King Richard II, may well be regarded as the golden centuries of
						the English royal chancery. The major advances can be traced back to the
						Angevin system of government introduced by Henry II and to the development
						of the accounting office, the Exchequer, and its head the king’s
						vice-regent, the Justiciar. But a fully developed chancery with a system of
						registration is not discernible before 1199. Towards the end of our period,
						however, the three offices of Chancery, Privy Seal and Signet were issuing
						annually between them some 30,000 to 40,000 letters — perhaps more<note
							type="1"><p>A.L. Brown, <hi rend="i">The Governance of Late Medieval
									England 1272-1461</hi> (London 1989) p. 52.</p></note> — and of
						these a fair proportion were enrolled on the great rolls of Chancery.</p>
					<p>The first list of the officials of the royal household and their allowances
						of <hi rend="i">c.</hi> 1136 provides for a chancellor and a master of the
							<hi rend="i">scriptorium</hi>. The latter, Robert de Sigillo, probably
						effected the sealing of documents. His duties had so grown that by the end
						of Henry I’s reign he was receiving a commensurate rise to accord with his
						new status.<note type="1"><p>Pd «<hi rend="i">Dialogus de Scaccario</hi>»
									<hi rend="i">and</hi> «<hi rend="i">Constitutio Domus
								Regis</hi>», ed. and trans. C. Johnson, revsd. F.E.L. Carter &amp;
								D.E. Greenway (OMT Oxford 1983) p. 129. The heading «Chancery and
								Chapel» is not in the manuscript. Robert de Sigillo, keeper of the
								seal from 1131-5, was made bishop of London in 1141. The «office»
								was still closely associated with the chapel. The next entry
								concerns the chaplain in charge of the chapel and the relics: there
								are four serjeants of the chapel and two sumpter-horses.</p>
						</note> The next entry concerns the chaplain in charge of the king’s <pb
							n="78"/>chapel and the relics and it is clear that the chancellor is
						responsible for the chapel services and the whole clerical establishment.
						Forty years later in <hi rend="i">c.</hi> 1176, according to the discussion
						between master and student known as the <hi rend="i">Dialogue of the
							Exchequer</hi>, the Chancellor has a clerk to look after the King’s seal
						in the Exchequer, and the master of the writing office provides scribes to
						write the «roll of the Chancery» (a copy of the Great Roll of the Pipe, the
						Exchequer’s main account roll) and the writs and summonses of the
							Exchequer.<note type="1"><p>Ibid pp. 17, 26, 33-4 &amp; 62.</p>
						</note></p>
					<p>It is much to be regretted that we do not have a similar discussion between
						master and student as to how the royal chancery operated. If we had, perhaps
						it would outline the homely nature of the household office, lending out its
						clerks who were still to be found carrying out chapel duties and who were
						attached to particular chancellors. Most of the early chancellors (between
						1066 and 1189) were deans or archdeacons, resigning when a bishopric came
						their way. Chancery’s organization was almost certainly inferior to
						Exchequer’s.</p>
					<p>The transformation of Chancery began with the justiciar-chancellors of the
						1190s, William Longchamps and Hubert Walter. Longchamps was never actually
						called justiciar, but he acted as the king’s chief representative and chief
						of the council of regency from 1189-91, holding the king’s seal, and he was
						chancellor from 1189 to 1197. Hubert Walter was justiciar from 1193 to 1198
						and chancellor from 1199 to 1205. He had been brought up in the household of
						his uncle, Ranulf de Glanville, justiciar from 1179 to 1189. After the king,
						the justiciar was the most important man in the country, the king’s viceroy
						when he was abroad. Vast sums of money had to be raised for the wars, for
						the crusade, for Richard I’s ransom. Organization and records were needed
						and this explains the beginning of the great series of administrative
						measures and parchment rolls that breathe the name of Hubert Walter.
						Furthermore the growth of the common law began to increase the demand for
						judicial writs and to stretch the resources of government and hence of
						chancery.</p>
					<p><pb n="79"/>The introduction of the feet of Fines, the Jewish <hi rend="i"
							>arche</hi>, the plea rolls, the <hi rend="i">Carte Antique</hi>, and
						the Chancery rolls and the development of letters patent and letters close
						are all to be associated with these years. The feet of fines commencing in
						1195 at the command of Hubert Walter provided a method of registration with
						the royal court, the foot remaining in the royal archive. (See plate 1, an
						example of 1303). The Jewish arche set up in 1194 by Hubert Walter provided
						record centres and the official writing of transactions in which Jews were
						concerned in towns. (See plate 2A, chirograph and plate 2B, a writ of King
						Henry III, under the seal of the exchequer of the Jews, for the deposit of
						the foot.) The plea rolls commence in 1194 and possibly the coroners’ rolls.
						The first enrolment on the <hi rend="i">Carte Antique</hi> rolls was made
						between the spring of 1190 and the spring of 1198. It is likely that they
						originate under Richard I. They are enrolments of charters for religious
						houses, probably made by clerks from those institutions. The Pipe roll for 6
						Richard I (1194-5) records that the men of Beverley owe 15 marks for the
						enrolment of their royal charters in the Exchequer and Round surmised that
						the crown had a roll on which charters were recorded by the middle years of
							Henry II.<note type="1"><p>See <hi rend="i">The Cartae Antiquae
									Rolls</hi> 1-10, ed. L. Landon (PRS n.s. 17, 1939) and 11-20,
								ed. J. Conway Davies (PRS n.s. 33, 1960). They still await the final
								volume and introduction.</p>
						</note> It seems that charters were kept in the Treasury under Henry I
						though not yet enrolled.</p>
					<p>Registration in England definitely originates in the Exchequer. The series of
						Pipe rolls begin in 1130 under Henry I. They were closely followed by the
						memoranda rolls and there was a fine roll or oblata roll (recording sums of
						money and gifts offered to the king) in existence by the last year of
						Richard I’s reign. Chancery registration does not commence until 1199 with
						the Charter rolls from King John’s first year (see pl. 3, section of the
						charter roll for 1290). By the second year there are nascent close rolls
						(see pl. 4, section of the close roll for 1389) and by the third year patent
						rolls (see pl. 5, section of the patent roll, Nov.-Dec. 1202). Further
						divisions were made under Henry III when the liberate rolls begin (1227) for
						the writs of liberate.<note type="1"><p>The three earliest Liberate Rolls,
								fragments for 2, 3 and 5 John are really Close Rolls.</p>
						</note> The Gascon rolls were also instituted under Henry III. Under
						Edward I, Scots, Welsh and Roman rolls were introduced. The <hi rend="i"
							>rotuli Alemannie</hi> begin under Edward II and the French rolls under
						Edward III.</p>
					<p><pb n="80"/>The regulation on Chancery fees which was issued at the instance
						of Chancellor Hubert Walter on 7 June 1199, twelve days after King John’s
						coronation and his own appointment, is the only comment we have on the
						structure and organization of Chancery at this important time. Mentioned are
						the chancellor, vice-chancellor, a sigillifer and a protonotary. By
						appointing Hubert Walter as his chancellor John secured continuity in the
						administration. The ordinance announced a return to the scale of fees for
						Chancery documents as under Henry II. Clearly there was a danger that royal
						government would break down if there were no confirmations and no new
						charters. Richard I had grossly overcharged. Henceforth the old payments
						were to be reinstituted for letters patent of protection and for simple
						confirmations. The regulation is closely connected with the commencement of
						the Charter Rolls in the same year, the first of King John, and although
						letters patent are registered in the Charter Rolls for the first two years
						it is clear that there is a growing distinction between letters and charters
						and between letters sent open and letters sent close.<note type="1"><p>For
								the regulation see Thomas Rymer, <hi rend="i">Foedera, Conventiones,
									Litterae</hi>, ed. A.C. Clarke &amp; F. Holbrooke, I pt i
								(London 1816) pp. 75-6.</p>
						</note></p>
					<p>The next description of Chancery occurs in a legal treatise, the so-called
							<hi rend="i">Fleta</hi>, written by a lawyer towards the end of
						Edward I’s reign (1307). It represents chancery as being largely concerned
						with the issue of original or judicial writs. It is on the way to developing
						legal powers and has furthermore virtually been separated from the
						household. From the treatise we learn that there are two groups of clerks —
						the senior and superior clerks and the inferior or junior clerks. The
						seniors ordered writs (the <hi rend="i">preceptores</hi>), wrote the
						original ones (the prenotaries) and examined the work of the lower clerks.
						The juniors write the stock writs, the writs «de cursu». Their writs are to
						carry their names and are to be examined by the senior bench before
						despatch. They «hold office by favour of the chancellor» and to prevent them
						«from demanding excessive payments for their writing, it is laid down that
						the clerks both of the justices and of the chancellor shall be content <pb
							n="81"/>with one penny and no more for every writ they write».<note
							type="1"><p><hi rend="i">Fleta</hi>, ed. &amp; trans. H.G. Richardson
								and G.O. Sayles, vol. 2 (Selden Soc. 72, 1955 for 1953), ch. 13
								pp. 123-6.</p>
						</note> The prime concern of the author is chancery’s growing activity as a
						court not its range of activities as a writing office of all varieties of
						documents issued under the great seal.</p>
					<p>By the time of our last, and only real, Chancery ordinance (1389), a
						completely structured office is in existence, separate from the household.
						Here are present under the chancellor twelve clerks of the first bench. They
						were already that number by 1327 and from about 1370 they are described as
						Chancery masters. Each of the Chancery masters had three clerks under him,
						but the senior, the keeper of the Chancery rolls, had, following this
						ordinance, six clerks of his own. Two of the remaining eleven were <hi
							rend="i">preceptores</hi>, authorizing writs, six were examiners and
						one, from 1336, a notary who wrote and enrolled international
							documents.<note type="1"><p>On the notary see P. Chaplais, «Master John
								de Branketre and the office of notary in Chancery, 1355-1375», <hi
									rend="i">Journal of the Society of Archivists</hi> iv. 3 (1971)
								pp. 169-99. The early notaries who were in permanent royal
								employment appear to have been on the Wardrobe staff. Master John de
								Branketre used the Christmas dating (the custom of Roman notaries)
								for great seal letters patent of a diplomatic nature.</p>
						</note> The twelve clerks of the second bench, who wrote the charters,
						letters patent and the writs, consisted of two clerks of the crown, who
						wrote the writs of the crown, with two assistants each, the clerks of the
						petty bag who wrote the writs «diem clausit extremum», the clerk in charge
						of searches through the Chancery rolls in the Tower of London and the clerk
						who read the records and pleas of Chancery. Each of these had one assistant.
						Twenty-four cursitors wrote the stock writs and the «ad quod damnum» writs.
						All work had to be examined by the examiners of the senior bench. No one is
						to reveal the secrets of the Chancery. They are to live in a common
						dwelling, and they are not to take bribes.<note type="1"><p>B. Wilkinson,
									<hi rend="i">The Chancery under Edward III</hi> (Manchester
								University Press 1929) pp. 214-23 (text 217-23).</p>
						</note></p>
					<p>The royal seal, in the custody of the chancellor, had always been the king’s
						great double-sided seal of which a duplicate had been made for Exchequer use
						by the 1170s, but by Henry III’s reign, if not earlier, it had acquired a
						distinctive design. (See plate 6A for the obverse of <pb n="82"/>the great
						seal of King Henry III, and 6B for a fragment of the great seal of
						Edward III used on a writ close). The justiciar had his own seal and on
						occasion he sealed exchequer writs which were attested by one exchequer
							official.<note type="1"><p>See <hi rend="i">Pleas before the King or his
									Justices, 1198-1202</hi>, ed. D.M. Stenton (Selden Soc. 67,
								1948) pp. 88-9, 95-6.</p>
						</note> By the reign of Henry III a separate Exchequer seal of different
						design existed. King’s bench and common pleas also acquired separate seals
						and special deputed seal matrices were made for Ireland, Scotland and
						Gascony (see pls. 6C, Exchequer seal of Edward I, 6D, Chancery seal for
						Ireland of Richard II, and 6E, seal of Edward II for Scottish affairs). The
						«control of the seals» and the development of new, small, private and secret
						seals mirrors the changes in the power structure (pls. 7 &amp; 8, privy
						seals, and secret seals and signets). It also determines the form and style
						of Chancery documents. It is not certain that Henry II had a personal seal.
						For Richard I there is some evidence, for John there is proof of his
						possession of a private seal though no example of it survives.</p>
					<p>The reigns of Richard I, John and Henry III are the crucial ones in the early
						development of the private royal seals and allowed, in the case of the last
						two monarchs, the conduct of much business through the household offices.
						Under John the Chamber became important: under Henry III and his successors
						it was the Wardrobe that assumed prominence. The development of letters and
						the letter form is linked with the growing formula of «teste me ipso» and in
						the case of letters close directly with the private seals. The change-over
						from charters to letters patent is illustrated by this hybrid document of
						John (see pl. 9) which has some of the features of the charter (cf. pl. 10,
						a charter of Richard I) and some of letters patent. A charter of Henry III,
						dated <hi rend="i">per manum</hi>, and of letters patent, <hi rend="i">teste
							me ipso</hi>, under what came to be the accepted forms can be seen in
						plates 11 and 12. The normal method of warranting under the great seal
						becomes by writ of privy seal as illustrated by plate 13 — a privy seal
						warrant for the issue of letters patent under the great seal appointing
						Richard Lyonn constable of Dover castle from the first year of
							Edward III.<note type="1"><p>Letters under the great seal frequently
								have the note of warranty «per breve de privato sigillo», see
								pls. 15 &amp; 16.</p>
						</note> The decline in the number of charters and the growth in the number
						of letters close and letters <pb n="83"/>patent is manifested by the
						introduction of separate rolls for close and patent letters in the second
						and third year of John. Letters patent had been entered on the charter roll
						in John’s second year.</p>
					<p>Throughout the thirteenth century the separation of the chancery from the
						household became more pronounced, though the reign of Henry III is full of
						paradoxes. The minority of the young king brought greater powers for the
						Marshal and the bishop of Winchester who attest during these years and the
						appointment of a chancellor by the council in 1218 was to lead by 1244 to
						the demand of the magnates in parliament to have a permanent say in his
						selection. In 1232 the office of justiciar was abolished and the «chancellor
						of the exchequer» took over the functions of the former clerk of the
						chancellor so that the Exchequer came to have an independent chancery with a
						chancellor and clerks of its own. By the end of Edward I’s reign a large
						number of exchequer writs were issued under the supervision of the clerk of
						the writs and they and the letters patent were enrolled on the memoranda
						rolls by the remembrancers. The earliest reference is found also in 1232 to
						a clerk of chancery, no doubt to distinguish him from clerks of other
						departments, but there is still a blurring of chancery and chapel. With the
						appointment of a chancellor in 1260, who did not farm the office but
						received a fixed salary, the office naturally declined in importance and
						desirability and the office of the hanaper was introduced for the collection
						of chancery fees. Before the accession of Edward I the chancery was to be
						found more and more at Westminster and less and less dependent on the
						movements of the king. The demands of a war administration also changed the
						significance of the chancery. At the beginning of 1293 the chancellor’s fee
						was restored and the «hospicium» of the chancery was split off from the
						household.</p>
					<div>
						<head type="h1">The Privy Seal</head>
						<p>The organization surrounding the privy seal was centred on the household
							and the wardrobe. From 1232 Peter des Rivaux, keeper of Henry III’s
							Wardrobe, had custody of the privy seal. On one occasion in 1238, writs
							directed against the chancellor, Ralph Neville, whose appointment to the
							bishopric of Winchester the king was resisting, were written and dated
							in the Wardrobe at Woodstock. They found their way on to the chancery
							rolls only after the separate sheet on which they <pb n="84"/>were
							copied was surrendered. It was then stitched in to the main chancery
								roll.<note type="1"><p>P. Chaplais, <hi rend="i">English Royal
										Documents King John — Henry VI 1199-1461</hi> (Oxford 1971),
									pl. 3; F.M. Powicke, <hi rend="i">King Henry III and the Lord
										Edward</hi> (Oxford reprint 1966) pp. 779-80, «afterwards
									the roll was surrendered».</p>
							</note></p>
						<p>The king might use the privy seal for a variety of personal and
							administrative purposes. All the surviving documents sealed with
							Henry III’s privy seal are warrants for issue under the great seal and
							no Wardrobe rolls survive to indicate the range of correspondence which
							was certainly wide. There is evidence for rolls of privy seal documents
							regularly compiled by Wardrobe clerks from 1290-7 and including letters
							which for reasons of confidentiality could not be copied on the Chancery
								Rolls.<note type="1"><p>P. Chaplais, «Privy Seal Drafts, Rolls and
									Registers (Edward I — Edward II)», <hi rend="i">EHR</hi> 73
									(1958) pp. 270-3, and esp. 270. A privy seal roll of Edward of
									Carnarvon is the only one to survive. Later they were in book
									form of which one leaf from 1301 survives. Originally the
									documents were arranged in monthly files. Drafts are in the
									Public Record Office.</p>
							</note> Edward I and Edward II used the privy seal for all purposes,
							sending instructions to Chancery and Exchequer, but mainly our sources
							for study are the letters resulting from the warrants — the letters and
							writs, both patent and close, the bills (administrative orders) and the
							indentures for military service.</p>
						<p>The Wardrobe’s position was such that under Edward I the Wardrobe
							official who kept the privy seal was described as the «private
							chancellor of the king».<note type="1"><p><hi rend="i">Rôles
										Gascons</hi>, ed. Francisque-Michel and C. Bémont, 4 vols.
									(Collection de documents inédits sur l’histoire de France, Paris
									1885-1962) ii no. 1796 p. 550; T.F. Tout, <hi rend="i">Chapters
										in the Administrative History of Medieval England</hi>,
									6 vols. (Manchester reprint 1967) ii pp. 44-64, esp. p. 64.</p>
							</note> Its close attendance on the king, perambulant as the old
							Chancery had been, caused it to be both flexible and powerful. It
							accompanied the king on military campaigns and met the demands of war.
							The account books show that the bulk of the expenditure was channelled
							through it and troops were paid by the Wardrobe. It could issue
							debentures, promises of future payment and in the first half of Edward’s
							reign loans from Italians came directly to the Wardrobe.</p>
						<p>By 1312 the barons had secured control over the privy seal. Ordinances of
							1311 had declared that the clerk appointed to keep the privy seal
							should, like the chancellor, be appointed by the king in parliament <pb
								n="85"/>and on the advice and with the approval of the barons.
							Henceforth the privy seal office became a second writing office and a
							clearing-house, sending out formal warrants to Chancery, Exchequer and
							other offices, letters and writs, both patent and close, bills ordering
							payments and diplomatic letters to foreign rulers. A privy seal writ
							close was issued by Edward III to the abbot and convent of Westminster
							ordering them to release the stone of Scone to the sheriff of London.
							Dated at Bordesley on 1 July 1328, it was sealed according to the method
							in use before 1345, the document being folded twice vertically and the
							tie then passed round it and crossed. The seal was then applied where
							the tie crossed. Traces of the red wax may be seen on the dorse of the
							document and the address on the tongue in French is clearly visible
								(pl. 14).<note type="1"><p>See Chaplais, <hi rend="i">English Royal
										Documents</hi>, pp. 31, 38 and Tout, <hi rend="i"
										>Chapters</hi>, v pp. 116-20; for a plate illustrating the
									method see Chaplais pl. 26b.</p>
							</note> Letters patent under the great seal which had been warranted by
							privy seal writ were used for appointments and licences (pls. 15 and
							16). But letters patent under the privy seal were also issued directly.
							On 22 February 1370 Edward III, in letters patent under the privy seal
							on a tongue, appointed his clerk, William de Mulsho, to act as his
							attorney to receive seisin of certain lands (pl. 17). On 3 May 1378,
							Richard II by privy seal bill, the seal applied on the face, ordered his
							receivers for war to pay wages to John Haukyn and others (pl. 18). A
							warrant to Chancery for a writ to summon Thomas Mydlington of
							Southampton to appear before the council (1392) was signed with the name
							of John Prophet, privy seal clerk and the first clerk of the Council
								(pl. 19).<note type="1"><p>For Prophet, Keeper of the Privy Seal and
									head of the office from 1406-1415, see A.L. Brown, «The Privy
									Seal Clerks in the Early Fifteenth Century» in <hi rend="i">The
										Study of Medieval Records</hi>, ed. D.A. Bullough and R.L.
									Storey (Oxford 1971), pp. 260-81.</p>
							</note> By 1400 there were ten or twelve privy-seal clerks, seniors and
							juniors.</p>
						<p>Once the privy seal had become separated from the king and within a year
							of the appointment of Roger of Northburgh as keeper of the privy seal,
							Edward II had a new secret seal. The hostility of parliament and council
							was from now on directed at the secret seals which made their appearance
							at this time. The king’s secret seals could be used for various
							business. In 1335 the king issued an order under the secret seal («sous
							notre secre seal a Londres») for letters to be issued under the privy
							seal for Bartholomew Tyrel to be given the church of Old <pb n="86"
							/>Radnor (pl. 20). Edward III petitioned the pope to attend to letters
							«in Latin or French under the privy seal or under our signet» (see plate
							21). The signet became the main private seal from Richard II’s reign.
							The signet’s keeper was the king’s secretary, who nominally had four
							clerks. It, too, became the object of the council’s discontent being
							used (as the secret seal had been) to express the royal prerogative and
							to bypass the Privy seal office in warranting great seal documents. In
							1377 at Kennington, «in the absence of our privy seal», Richard II used
							the signet to authorize the issue of a protection for six months for
							Geoffrey de St Quintin («Seyntquyntyn») en route for Calais on royal
							business (pl. 22). In 1388 Parliament forced Richard II to promise to
							stop issuing signet letters to the damage of the realm, and one of the
							chief charges against Richard was his abuse of the signet. In the
							absence of his own signet in November 1389, Richard II sent a letter
							close under the queen’s signet, but he also signed it with his sign
							manual «Le roy R S sans departyr» (see pl. 23).<note type="1"
									><p>Chaplais, <hi rend="i">English Royal Documents</hi>, pl. 18
									and p. 71.</p>
							</note> The importance of the sign manual which appears with Richard II
							increased at the expense of the signet as that too became the
							secretary’s seal and hence less under direct royal control. From
							Richard II’s reign petitions granted received the sign manual and were
							called signed bills.</p>
						<p>This brief sketch can scarcely do justice to the great range of documents
							issuing from the English chancery nor to the subtle and detailed work
							done by Dr Chaplais, Professor A.L. Brown and others and to past
							scholars of administrative history, amongst whom the names of Tout,
							Galbraith, Wilkinson, Richardson and the anonymous editors of the great
							series of rolls stand out. I have tried to draw attention to the
							peculiarities and individual characteristics of some of the types of
							document prevalent in England in these two centuries rather than
							concentrating on the types which undoubtedly by the end of the period
							were in the mould of the major chanceries of Europe. An advanced royal
							government meant that the English Chancery produced more royal documents
							at an earlier date than its neighbours. The innovation of registration
							brought clearer classification of documents issued in the king’s
							name.</p>
					</div>
					<div>
						<head>List of Plates</head>
						<table rend="sansbord">
							<row cols="2">
								<cell>1</cell>
								<cell>Feet of fine (1303)</cell>
							</row>
							<row>
								<cell>2.A</cell>
								<cell>A Chirograph recording the conveyance of a house in Norwich by
									William de Melleford, <hi rend="i">hostiarius</hi> of the
									Wardrobe, to Isaac of Norwich son of Abraham the Jew and his
									heirs.</cell>
							</row>
							<row>
								<cell>2.B</cell>
								<cell>Writ of King Henry III to the chirographers, both Christians
									and Jews, of Norwich, under seal of the exchequer of the Jews,
									for the deposit of the foot of the above to be placed in the <hi
										rend="i">arche</hi> at Norwich. (Westminster Abbey Muniments
									6715 A and B).></cell>
							</row>
							<row>
								<cell>3.</cell>
								<cell>Section of the Charter Roll for 1290.</cell>
							</row>
							<row>
								<cell>4.</cell>
								<cell>Section of the Close Roll for 1389. (J. and J. pl. 31).</cell>
							</row>
							<row>
								<cell>5.</cell>
								<cell>Section of the Patent Roll for 1202. (J. and J.
									pl. 10a).</cell>
							</row>
							<row>
								<cell>6.A</cell>
								<cell>Obverse of great seal of Henry III.</cell>
							</row>
							<row>
								<cell>6.B</cell>
								<cell>Fragment of the great seal of Edward III used on a writ close.
									(Chaplais pl. 25).</cell>
							</row>
							<row>
								<cell>6.C</cell>
								<cell>Obverse and reverse of Exchequer seal of Edward I. (<hi
										rend="i">Archaeologia</hi> 85, pl. 84).</cell>
							</row>
							<row>
								<cell>6.D</cell>
								<cell>Obverse and reverse of Chancery seal for Ireland of
									Richard II. (ibid. pl. 91).</cell>
							</row>
							<row>
								<cell>6.E</cell>
								<cell>Seal of Edward II for Scottish affairs. (<hi rend="i"
										>Antiquaries’ Journal</hi> xi pl. 28).</cell>
							</row>
							<row>
								<cell>7.</cell>
								<cell>Privy seals of Edward I (no. 1), Edward of Carnarvon (2),
									Edward II (3,4), Edward III (5,6). (Tout v pl. I: for full
									reference see footnote 14).</cell>
							</row>
							<row>
								<cell>8.</cell>
								<cell>Secret seals of Edward II (nos. 1,2) and signets of Richard II
									(nos. 3-6). (ibid. pl. IV).</cell>
							</row>
							<row>
								<cell>9.</cell>
								<cell>Royal charter of confirmation of King John illustrating
									transition from royal charter to letters patent.</cell>
							</row>
							<row>
								<cell>10.</cell>
								<cell>Charter of King Richard I.</cell>
							</row>
							<row>
								<cell>11.</cell>
								<cell>Charter of King Henry III. (Fuller Collection, University of
									London Library, I/19/2).</cell>
							</row>
							<row>
								<cell>12.</cell>
								<cell>Letters patent of King Henry III (1271).
									(ibid. I/24/1).</cell>
							</row>
							<row>
								<cell>13.</cell>
								<cell>Privy seal warrant for issue of letters patent under the great
									seal, 1 Edward III.</cell>
							</row>
							<row>
								<cell>14.</cell>
								<cell>Privy seal writ close (Westminster Abbey Muniments
									51112).</cell>
							</row>
							<row>
								<cell>15.</cell>
								<cell>Letters patent of Edward III (1349). (Fuller I/21/6).</cell>
							</row>
							<row>
								<cell>16.</cell>
								<cell>Letters patent of Richard II (1394). (Fuller I/21/10).</cell>
							</row>
							<row>
								<cell>17.</cell>
								<cell>Letters patent of Edward III under the privy seal on a tongue.
									(Chaplais pl. 27a).</cell>
							</row>
							<row>
								<cell>18.</cell>
								<cell>Privy seal bill of Richard II (1378). (ibid. pl. 27b).</cell>
							</row>
							<row>
								<cell>19.</cell>
								<cell>Warrant to Chancery for writ of summons under the great seal
									(1392). (J. and J. pl. 30b).</cell>
							</row>
							<row>
								<cell>20.</cell>
								<cell>Order under the secret seal of Edward III for privy seal
									letters. (J. and J. pl. 22c).</cell>
							</row>
							<row>
								<cell>21.</cell>
								<cell>Petition to the pope of Edward III, written by his secretary,
									Richard de Bury, at the bottom of which the king himself has
									written «Pater sancte». (J. and J. pl. 22b).</cell>
							</row>
							<row>
								<cell>22.</cell>
								<cell>Signet order (bill) of Richard II. (Chaplais pl. 27c).</cell>
							</row>
							<row>
								<cell>23.</cell>
								<cell>Sign manual of Richard II on a letter close issued under the
									queen’s signet in absence of his own. (Chaplais pl. 18).</cell>
							</row>
						</table>
						<p><pb n="88"/>Nos. 2A, 2B and 14 are reproduced by the kind permission of
							the Dean and Chapter of Westminster; nos. 11, 12, 15 and 16 by the kind
							permission of the Librarian of the University of London Library.</p>
						<p>J. and J. = C. Johnson and H. Jenkinson, <hi rend="i">English Court Hand
								A.D. 1066-1500 illustrated chiefly from the Public Records</hi>
							(Oxford 1915) 2 parts Pt II plates.</p>
						<p>Chaplais = P. Chaplais, <hi rend="i">English Royal Documents King John —
								Henry VI 1199-1461</hi> (Oxford 1975).</p>
					</div>
					<pb n="89"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_pl1.jpg"/>
						<head>1. - Feet of fine (1303)</head>
					</figure>
					<pb n="90"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_pl2.jpg"/>
						<head>2.A - A Chirograph recording the conveyance of a house in Norwich by
							William de Melleford, <hi rend="i">hostiarius</hi> of the Wardrobe, to
							Isaac of Norwich son of Abraham the Jew and his heirs.</head>
						<head>2.B - Writ of King Henry III to the chirographers, both Christians and
							Jews, of Norwich, under seal of the exchequer of the Jews, for the
							deposit of the foot of the above to be placed in the <hi rend="i"
								>arche</hi> at Norwich. (Westminster Abbey Muniments 6715 A and
							B).</head>
					</figure>
					<pb n="91"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_pl3.jpg"/>
						<head>3. - Section of the Charter Roll for 1290.</head>
					</figure>
					<pb n="92"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_pl4.jpg"/>
						<head>4. - Section of the Close Roll for 1389. (J. and J. pl. 31).</head>
					</figure>
					<pb n="93"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_pl5.jpg"/>
						<head>5. - Section of the Patent Roll for 1202. (J. and J. pl. 10a).</head>
					</figure>
					<pb n="94"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_pl6_A.jpg"/>
						<head>6.A - Obverse of great seal of Henry III.</head>
					</figure>
					<pb n="95"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_pl6_B.jpg"/>
						<head>6.B - Fragment of the great seal of Edward III used on a writ close.
							(Chaplais pl. 25).</head>
					</figure>
					<pb n="96"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_pl6_C.jpg"/>
						<head>6.C - Obverse and reverse of Exchequer seal of Edward I. (<hi rend="i"
								>Archaeologia</hi> 85, pl. 84).</head>
					</figure>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_pl6_D.jpg"/>
						<head>6.D - Obverse and reverse of Chancery seal for Ireland of Richard II.
							(ibid. pl. 91).</head>
					</figure>
					<pb n="97"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_pl6_E.jpg"/>
						<head>6.E - Seal of Edward II for Scottish affairs. (<hi rend="i"
								>Antiquaries’ Journal</hi> xi pl. 28).</head>
					</figure>
					<pb n="98"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_pl7.jpg"/>
						<head>7. - Privy seals of Edward I (no. 1), Edward of Carnarvon (2),
							Edward II (3,4), Edward III (5,6). (Tout v pl. I: for full reference see
							footnote 14).</head>
					</figure>
					<pb n="99"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_pl8.jpg"/>
						<head>8. - Secret seals of Edward II (nos. 1,2) and signets of Richard II
							(nos. 3-6). (ibid. pl. IV).</head>
					</figure>
					<pb n="100"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_pl9.jpg"/>
						<head>9. - Royal charter of confirmation of King John illustrating
							transition from royal charter to letters patent.</head>
					</figure>
					<pb n="101"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_pl10.jpg"/>
						<head>10. - Charter of King Richard I.</head>
					</figure>
					<pb n="102"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_pl11.jpg"/>
						<head>11. - Charter of King Henry III. (Fuller Collection, University of
							London Library, I/19/2).</head>
					</figure>
					<pb n="103"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_pl12.jpg"/>
						<head>12. - Letters patent of King Henry III (1271). (ibid. I/24/1).</head>
					</figure>
					<pb n="104"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_pl13.jpg"/>
						<head>13. - Privy seal warrant for issue of letters patent under the great
							seal, 1 Edward III.</head>
					</figure>
					<pb n="105"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_pl14.jpg"/>
						<head>14. - Privy seal writ close (Westminster Abbey Muniments
							51112).</head>
					</figure>
					<pb n="106"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_pl15.jpg"/>
						<head>15. - Letters patent of Edward III (1349). (Fuller I/21/6).</head>
					</figure>
					<pb n="107"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_pl16.jpg"/>
						<head>16. - Letters patent of Richard II (1394). (Fuller I/21/10).</head>
					</figure>
					<pb n="108"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_pl17.jpg"/>
						<head>17. - Letters patent of Edward III under the privy seal on a tongue.
							(Chaplais pl. 27a).</head>
					</figure>
					<pb n="109"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_pl18.jpg"/>
						<head>18. - Privy seal bill of Richard II (1378). (ibid. pl. 27b). </head>
					</figure>
					<pb n="110"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_pl19.jpg"/>
						<head>19. - Warrant to Chancery for writ of summons under the great seal
							(1392). (J. and J. pl. 30b).</head>
					</figure>
					<pb n="111"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_pl20.jpg"/>
						<head>20. - Order under the secret seal of Edward III for privy seal
							letters. (J. and J. pl. 22c).</head>
					</figure>
					<pb n="112"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_pl21.jpg"/>
						<head>21. - Petition to the pope of Edward III, written by his secretary,
							Richard de Bury, at the bottom of which the king himself has written
							«Pater sancte». (J. and J. pl. 22b).</head>
					</figure>
					<pb n="113"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_pl22.jpg"/>
						<head>22. - Signet order (bill) of Richard II. (Chaplais pl. 27c).</head>
					</figure>
					<pb n="114"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_pl23.jpg"/>
						<head>23. - Sign manual of Richard II on a letter close issued under the
							queen’s signet in absence of his own. (Chaplais pl. 18).</head>
					</figure>
				</body>
			</text>
			<text xml:id="art_04">
				<front>
					<head><pb n="115"/>Bemerkungen zur Typologie der Urkunden des
						Kreuzfahrerkönigreichs Jerusalem</head>
					<byline><docAuthor>Hans Eberhard Mayer</docAuthor></byline>
				</front>
				<body>
					<p>Unser Thema ist das 13. und 14. Jahrhundert; ich muß dennoch vor allem über
						das 12. Jahrhundert sprechen. Im April 1222 verkaufte Enguerran von Boves
						bei Amiens dem Deutschen Orden ein Haus in Tyrus, und der König von
						Jerusalem bestätigte dies<note type="1"><p>Reinhold Röhricht, Regesta regni
								Hierosolymitani, 1 Band nebst Additamentum (1893-1904; im Folgenden
								zitiert RRH) n° 953.</p>
						</note>. Dies ist die letzte bekannte wirkliche Königsurkunde von Jerusalem.
						Die Kanzlei der Könige von Jerusalem stand kurz vor ihrem Ende. War auch das
						Rechtsgeschäft unbedeutend, so war es dennoch ein würdiger Abschluß der
						Kanzleigeschichte, denn Enguerran stammte aus der pikardischen Familie der
						Herren von Coucy, die seit Generationen immer und immer wieder auf den
						Kreuzzug gegangen waren. Ein Coucy lag in Nazareth begraben, ein anderer
						fand 1192 seine letzte Ruhestätte in Akkon. Enguerran war erstmals im Hl.
						Land beim dritten Kreuzzug. Er war 1199 wieder in Frankreich, zog 1202 mit
						zwei Brüdern erneut auf den Kreuzzug, verließ diesen aber schon bei Zara,
						machte also die Eroberung Konstantinopels nicht mit. Er brach 1219 erneut
						auf, diesmal zum Kreuzzug nach Damiette, verkaufte 1222 sein Haus in Tyrus
						und starb ein Jahr später in Frankreich<note type="1"><p>Jean Longnon, Les
								compagnons de Villehardouin. Recherches sur les croises de la
								quatrieme croisade (1978) S. 123f. Enguerran II. von Coucy ging 1147
								mit dem französischen König auf den Kreuzzug; s. Dominique
								Barthelemy, Les deux äges de la seigneurie banale (1984) S. 100
								Anm. 193. Zum Begräbnis in Nazareth s. J. Tardif, Monuments
								historiques (1866) S. 308 n° 613. Zum Tode Raouls I. von Coucy vor
								Akkon s. Roger von Howden, Chronica, ed. W. Stubbs, Bd. 3 (Rolls
								Series 51,3; 1870) S. 184. Dem ersten Coucy, Thomas von Marie, hat
								Albert von Aachen unter dem Namen Thomas de Feria Castro (La Fere)
								in seiner Chronik ein bleibendes Denkmal gesetzt (s. die Ausgabe im
								Recueil des Historiens des Croisades. Historiens occidentaux 4,
								Index s.v.).</p>
						</note>.</p>
					<p><pb n="116"/>Von nun an gab es nur noch Königsurkunden von landfremden
						Königen, die sich für deren Herstellung ihrer eigenen Kanzleien bedienten,
						erst Kaiser Friedrich II. und der deutsche König Konrad IV., dann die
						lusignanschen Könige von Zypern und Karl von Anjou. Das eigenständige
						Urkundenwesen der Könige von Jerusalem endete also im September 1222 mit der
						Abreise des Königs Johann von Brienne nach Europa. Es war bedeutungslos, daß
						Friedrich II. noch einen Kanzler für Jerusalem ernannte; die Diplome schrieb
						seine kaiserlich-sizilische Kanzlei. Es gibt bei den Diplomen als der
						bekanntesten Urkundenart also nicht viel über das 13. Jahrhundert zu
						sagen.</p>
					<p>Man erwartet an sich, daß es zwei große Typen von Königsurkunden gegeben
						hätte, nämlich Diplome und Mandate. Das war wohl auch der Fall, aber wir
						wissen nichts darüber, ob diesem Unterschied in der Sache auch ein
						Unterschied in der Form entsprach, auch wenn hierfür eine aprioristische
						Wahrscheinlichkeit besteht. Es sind nämlich erst aus staufischer Zeit
						Mandate erhalten, aber es sind eben Produkte der staufischen Kanzleien<note
							type="1"><p>Mindestens BF 1526 und trotz seiner Länge BF 2051. BF 4629
								ist der Form nach ein Mandat, doch ist die Echtheit zweifelhaft. BF
								3403 ist gleichfalls ein zweifelsfreies Mandat und auch durch
								Vorgänge in Jerusalem ausgelöst, droht aber Konsequenzen im Reich
								und im Königreich (Sizilien) an, ist also vom Kaiser nicht als König
								von Jerusalem erlassen worden. Weitere, aber verlorene staufische
								Mandate für das Königreich Jerusalem werde ich in meiner Geschichte
								der Kanzlei der lateinischen Könige von Jerusalem
								zusammenstellen.</p>
						</note>. Es muß aber schon früher königliche Mandate gegeben haben. Wenn der
						König Fulko die Jakobiten in ihrem Rechtsstreit mit Gaufrid vom Davidsturm
						um 1138 schriftlich zu einem Gerichtstermin lud, dann dürfte es sich dabei
						um ein Mandat gehandelt haben<note type="1"><p>Kolophon des Mönches Michael
								in einer Handschrift in Lyon, hg. bei Abbe Martin, Les premiers
								princes croises et les Syriens jacobites de Jerusalem, Journal
								asiatique 8. Serie Bd. 13 (1889) S. 47, französische Übersetzung
								S. 67.</p>
						</note>. Sieht man von den Herolden im Feldlager ab, die königliche Befehle
						übermittelten, was natürlich immer nur mündlich oder akustisch <pb n="117"
						/>durch Trompetensignal geschah<note type="1"><p>Schon 1098 befahl der
								Bischof von Le Puy im ganzen Kreuzfahrerheer <hi rend="i">sub edicto
									praeconario</hi>, den Pferden vor der Schlacht genügend Getreide
								zu füttern; Fulcher von Chartres, Historia Hierosolymitana, hg. von
								Heinrich Hagenmeyer (1913) S. 252.</p>
						</note>, so ließ sich all das, was man normalerweise durch eine mündliche
						Botschaft erledigte, auch schriftlich durch eine Urkunde bewirken, so wie
						hier im Prozeß. Als königliche Befehle von nur begrenzter Dauer waren solche
						Dinge klassische Sujets für Mandate. So wurden üblicherweise die Vasallen
						durch Herolde oder Boten zur Heerfolge aufgeboten<note type="1"
								><p>Beispielsweise 1126 <hi rend="i">conflavit rex exercitum suum…
									et facto conventu suo monitu praeconario, tota Hierosolymitana
									regio ad hoc commota est pede et equo</hi>; ebd. S. 785. S. auch
								Hans Eberhard Mayer, Mélanges sur l’histoire du royaume latin de
								Jérusalem (Mémoires de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres
								N.S. 5, 1984) S. 117 f.</p>
						</note>. In diesem Fall mußte der König nach den Rechtsbüchern des 13.
						Jahrhunderts seinen <hi rend="i">banier</hi> oder drei seiner Vasallen
							schicken<note type="1"><p>Recueil des Historiens des Croisades. Lois 1,
								S. 342 (Jean d’Ibelin c. 214), 448 (Geoffroy le Tort c. 13), 463
								(Jacques d’Ibelin c 44), 520 (Philipp von Novara c. 45), 598 (La
								clef des Assises de la Haute Cour c. 270).</p>
						</note>. Aber alle Rechtsbücher stimmen darin überein, daß der König auch
						aufbieten konnte <hi rend="i">par lettres</hi>; allerdings mußten solche
						Urkunden besiegelt sein<note type="1"><p>Zur Besiegelung s. Jacques d’Ibelin
								wie Anm. 7.</p>
						</note>. Dieses Verfahren ist in der Praxis nur einmal 1150 deutlich bezeugt
						bei dem erfolglosen Versuch des Königs Balduin III., die seiner Mutter
						loyalen Vasallen auch für sich zum Heeresdienst aufzubieten<note type="1"
								><p>Wilhelm von Tyrus, Chronique (im Folgenden gekürzt WT) XVII.15,
								hg. R.B.C. Huygens (Corpus Christianorum 63.63A, 1986) S. 780: <hi
									rend="i">de bis, qui in portione domine regine erant, licet
									singillatim evocasset, neminem habere potuit</hi>.
								Altfranzösische Übersetzung, Recueil des Historiens des Croisades.
								Historiens occidentaux 1, S. 783: <hi rend="i">envoia il ses letres
									ä chascun quHl venist apres lui</hi>. Vor und während des
								dritten Kreuzzuges wurde das Heer von Königin Sybille und König
								Guido mehrfach <hi rend="i">edicto regio</hi> oder <hi rend="i"
									>edicto publico</hi> aufgeboten. Die lateinische Fortsetzung des
								Wilhelm von Tyrus, hg. von Marianne Salloch (1934) S. 65, 69, 72,
								112. Aber das bedeutet kaum ein schriftliches Aufgebot, zumal es
								S. 145 heißt <hi rend="i">voce precoria et edicto publico
									vocati</hi>.</p>
						</note>.</p>
					<p>Solche Aufgebote verursachten im Prinzip einen erheblichen Arbeitsaufwand,
						mochten sie nun mündlich oder schriftlich ergehen, aber insbesondere dann,
						wenn schriftlich aufgeboten wurde<note type="1"><p>Man konnte wegen der
								meist kurzen Termine nicht einen einzigen Boten herumschicken,
								sondern mußte mehrere abordnen. Man mag sich das erleichtert haben,
								indem man nur die eigentlichen Seigneurs aufbot, die verpflichtet
								waren, dem Reichsheer ihr Pflichtkontingent zuzuführen. Aber auch
								das waren noch über 20 Herrschaften. Und damit waren die Ritter der
								Krondomäne noch nicht aufgeboten, die mit 236 beziffert wurden.</p>
						</note>. Leopold <pb n="118"/>Delisle hat uns gelehrt, wie arbeitsintensiv
						dies für Richard Löwenherz als Graf von Poitou war<note type="1"><p>Leopold
								Delisle, Recueil des actes de Henri II, roi d’Angleterre et duc de
								Normandie concernant les provinces frangaises et les affaires de
								France. Introduction Chartes et diplômes relatifs à l’histoire de
								France (1909) S. 5f.</p>
						</note>. Vielleicht hatte Richard mehr Soldaten als der König von Jerusalem,
						aber wohl auch mehr Notare, um solche Situationen zu bewältigen. Es liegt
						auf der Hand, daß die kleine Kanzlei von Jerusalem dies mit ihrer
						Stammbesatzung nicht schaffen konnte. Sie muß in solchen Situationen
						Aushilfsschreiber beschäftigt haben, wie wir sie bei anderen Gelegenheiten
						mit hohem Arbeitsanfall hin und wieder feststellen können. Die Annahme
						solcher Aushilfsschreiber ist jedenfalls so gut wie sicher für das
						umständliche Verfahren des schriftlichen Aufgebots. Dann aber muß man auch
						ein dringendes Interesse daran gehabt haben, den Text und das Formular und
						auch die äußere Gestaltung einfacher zu halten als bei den Diplomen, mit
						anderen Worten ein Mandatsformular zu entwickeln.</p>
					<p>Seine dauerhaften Rechtsgeschäfte wickelte der König in Gestalt des
						feierlichen Diploms ab, nicht nur Schenkungen und Bestätigungen, sondern
						auch Hofgerichtsurteile, etwa in der Haute Cour vorgenommene Genehmigungen
						für Lehnsverkäufe (RRH n° 934), und sogar zweiseitige Verträge. Die
						Gegenleistung mußte dann entweder in das Phot. eingearbeitet werden, wie im
						ersten erhaltenen Vertrag mit Pisa von 1156 (RRH n° 322), oder sie wurde
						festgehalten in einem gesonderten Gegeneid der Vertragspartner, was einmal,
						vielleicht zweimal zu einer Chirographierung geführt zu haben scheint, auf
						die ich noch zu sprechen komme. Lediglich ein nicht erhaltener, sondern nur
						bei Wilhelm von Tyrus erwähnter Vertrag mit Byzanz von 1171 scheint aus dem
						Rahmen gefallen zu sein, denn von ihm heißt es <hi rend="i">pactis hinc inde
							ad placitam utrinque consonantiam reäactis et scripto traditis utriusque
							bulla signato</hi><note type="1"><p>WT XX.24, S. 946.</p>
						</note>. Aber die Nachricht ist mit Vorsicht aufzunehmen. Es bestand kein
						Grund, von der üblichen Form byzantinischer Staatsverträge abzuweichen.
						Hierbei beurkundete der ausländische Vertragspartner <pb n="119"/>einseitig
						seine Verpflichtungen, und eine solche Urkunde des Königs von Jerusalem wird
						sicher besiegelt worden sein, war aber dann erneut ein feierliches Phot..
						Ein solches Schriftstück ging nicht nur in das kaiserliche Archiv, sondern
						wurde als sogenanntes έγγραφον in das kaiserliche Chrysobull inseriert<note
							type="1"><p>Franz Dölger u. Johannes Karayannopulos, Byzantinische
								Urkundenlehre I (Handbuch der Altertumswissenschaft XII/3,1,1, 1968)
								S. 97f. Gerhard Rösch, Der «Kreuzzug» Bohemunds gegen Dyrrhachion
								1107/1108 in der lateinischen Tradition des 12. Jahrhunderts,
								Römische Historische Mitteilungen 26 (1984) 189f.</p>
						</note>. Aber es ist ganz unwahrscheinlich, daß der Kaiser hier neben seiner
						Goldbulle ein weiteres Siegel geduldet haben sollte, zumal der Basileus
						darauf achtete, daß sein Gast auf einem kleineren Thron saß als er
							selbst<note type="1"><p>WT XX.23, S. 944.</p>
						</note>.</p>
					<p>Die Diplome folgten gewissen äußeren und inneren Formen. Ich kann mich hier
						mit der Entwicklung des Formulars nicht befassen, sie gehört auch nicht in
						den Rahmen des Themas. Aber natürlich erleichterte der Umstand, daß die
						Könige vorwiegend Diplome ausstellten, die Entwicklung eines Formulars. Mit
						den äußeren Formen gab es am Anfang Probleme, denn eine Kanzlei wurde erst
						1115 eingerichtet, als der erste Kanzler ernannt wurde. Zuvor bediente sich
						der König der Schreibstube des Hl. Grabs. Deshalb ist es auch schwierig zu
						entscheiden, was das Vorbild war für die frühen Diplome von Jerusalem, ob
						die lothringisch- nordfranzösische Seigneursurkunde, insbesondere die von
						Despy untersuchte lothringische Herzogsurkunde, oder aber
						italo-normannischer Einfluß, wie er am Hl. Grab neben dem lothringischen
						deutlich zu erkennen ist. Nehmen wir beispielsweise den Umstand, daß die
						frühen Urkunden Balduins I. — von Gottfried von Bouillon haben wir aus dem
						Osten ja keine Urkunden — von ihm teilweise eigenhändig unterschrieben
						wurden mit † <hi rend="i">b. dei gracia rex</hi> †<note type="1"><p>RRH
								n° 57.68a, angekündigt in RRH n° 74. Bei einem nur bei Bartolf von
								Nangis, Gesta Francorum, Recueil des Historiens des Croisades.
								Historiens occidentaux 3, S. 531 erwähnten Brief (<hi rend="i">carta
									regis Balduini signo signatä</hi>), kann es sich um eine
								Unterschrift, ebenso aber auch um sein Siegel handeln. Daneben
								stehen besiegelte Urkunden ohne Unterschrift (RRH n° 51.79.80) und
								Urkunden, die gar nicht oder nur noch durch die Zeugen beglaubigt
								waren (RRH n° 52.59.76a). Dabei war es zwar so, daß entweder Siegel
								oder Unterschrift ausreichten. Aber das eine schloß das andere nicht
								aus, denn zwei Stücke hatten sowohl ein Siegel wie eine Unterschrift
								(RRH n° 68a.74).</p>
						</note>. Despy hat zwar bestritten, daß die Herzöge von Niederlothringen
						nördlich der <pb n="120"/>Alpen jemals ihre Urkunden eigenhändig
						unterschrieben oder wenigstens unterkreuzt hätten, aber das spärliche
						Material, das mit Fälschungen durchsetzt ist, läßt sich ebenso gut für wie
						gegen eine Unterschrift verwerten. Es ist jedenfalls <hi rend="i">prima
							vista</hi> nicht einzusehen, warum Herzog Gottfried der Bärtige auf eine
						eigenhändige Unterschrift in Lothringen verzichtet haben sollte, nachdem er
						ein ganzes Jahrzehnt lang als Markgraf der Toskana seine Placita eigenhändig
						unterschrieben hatte<note type="1"><p>Unterschriften bei C. Manaresi, I
								Placiti del «Regnum Italiae» 3 (Fonti per la storia d’Italia 97,
								1960), S. 239 n° 405, 243 n° 406, 245 n° 407, 247 n° 408, 249
								n° 409, 253 n° 410, 264 n° 414, 292 n° 421. Zu dem Problem s. vor
								allem Georges Despy, Note sur les actes de Godefroid le Barbu comme
								marquis de Toscane, in: Melanges C. Braibant (1959) S. 105-112.</p>
						</note>. Aber eigenhändig unterschrieben waren auch die Urkunden der
						süditalischen Normannenherzöge, allerdings in ganz anderer Form wie in
						Jerusalem, etwa † <hi rend="i">Ego R. dux me subscripsi</hi> †, wobei
						allerdings nur das Kreuz eigenhändig war, in Jerusalem aber die gesamte
						Unterschrift. Diese Unsicherheiten änderten sich mit der Ernennung des
						ersten Kanzlers schlagartig zur Vereinheitlichung hin, vor allem weil er mit
						den zuvor häufigen Empfängerausfertigungen aufräumte. Als sie wesentlich
						später vorübergehend wiederkamen, bemühten sich die Empfängerschreiber um
						die Nachahmung der Kanzleiprodukte, auch wenn dies natürlich nicht so gut
						gelang, daß die moderne Diplomatik zu täuschen wäre. Die Königsunterschrift
						hörte bald auf; sie könnte 1120 in einer Kopie letztmals erwähnt worden
						sein, ohne daß sie nachgezeichnet worden wäre (RRH n° 91). Dafür war der
						Siegeszug des Siegels unaufhaltsam. Es gab nicht mehr viel Ausnahmen von der
						Besiegelung bis zum Tode des Königs Fulko im Jahr 1143, und zum Teil sind
						sie auch erklärbar (RRH n° 90a.102.125.157. 179.210). Danach, als der
						Kanzler Radulf die Stabilisierung des Formulars abschloß, wurden die
						Ausnahmen noch seltener. Ich kenne dann nur noch drei unbesiegelte
						Originale: eines kündigt aber ein Siegel an und war wohl einst besiegelt,
						denn es scheint am unteren Rande einmal beschnitten worden zu sein (RRH
						n° 293), ein anderes, das eine Empfängerausfertigung war, blieb sichtlich
						unvollzogen (RRH n° 452)<note type="1"><p>Das Inventar des Johanniterarchivs
								von 1531 Departementalarchiv Marseille 56 H 68 verzeichnet fol. 393r
								und fol. 629v zwei Überlieferungen von RRH n° 452, von denen die
								zweite besiegelt gewesen sein soll. Das ist sicherlich ein Fehler
								des auch sonst häufig sorglos zusammengestellten Inventars, denn
								neben dem unbesiegelten Original in Malta gibt es noch eine
								natürlich ebenfalls unbesiegelte Kopie des 13. Jh. im Archiv in
								Marseille (56 H 4054 n° 4). Beide Überlieferungen waren aber
								gemeinsam im Johanniterarchiv, als 1531 das Inventar
								zusammengestellt wurde.</p>
						</note>, auf ein drittes komme ich noch zu sprechen.</p>
					<p><pb n="121"/>Eine Doppelbesiegelung durch den König und seine Mutter kam
						gelegentlich in der Zeit der großen Reichskrise um 1150 vor, als das Reich
						wegen des Streits der beiden dem Zerfall entgegentrieb<note type="1"><p>RRH
								n° 262 und anscheinend auch eine verlorene, gemeinsam besiegelte
								Urkunde für die Jakobiten von 1148 (dazu Hans Eberhard Mayer,
								Studies in the History of Queen Melisende of Jerusalem, Dumbarton
								Oaks Papers 26 (1972) S. 139 Anm. 72. Die Doppelbesiegelung
								bedeutete, daß sich beide Samtherrscher auf den Rechtsinhalt
								verpflichteten.</p>
						</note>. Zu diesem Zeitpunkt war aber die Kanzlei zusammengebrochen und
						durch zwei rivalisierende Scriptorien ersetzt worden, die von den beiden
						Hofkapellen bemannt wurden, die aber vom Urkundenwesen nichts verstanden.
						Und so konnte es dahin kommen, daß auf dem Höhepunkt der Krise gar einmal
						ein Empfänger ein Chirograph der Königin mitbesiegelt zu haben scheint<note
							type="1"><p>RRH n° 278. Dieses Chirograph war <hi rend="i">nostrorum
									appositione sigillorum</hi> gesiegelt und enthielt unter anderem
								einen wichtigen Tausch zwischen dem Hl. Grab und der Königinmutter,
								der ihr die Möglichkeit bot, den Markt von Jerusalem mindestens zu
								erweitern, wenn nicht an seiner heutigen Stelle erstmals
								einzurichten. Es ist daher verständlich, daß sie ein Exemplar der
								Urkunde für sich zurückzubehalten wünschte. Das zweite Siegel kann
								nicht das ihres Sohnes gewesen sein, denn zur Ausstellungszeit
								(April 1152) war das Reich kurze Zeit auch förmlich geteilt. Es muß
								vielmehr das Siegel des empfangenden Chorherrenstifts vom Hl. Grab
								gewesen sein.</p>
						</note>. Ganz anders ist es zu beurteilen als eine einmalige Ausnahme vom
						Kanzleibrauch, wenn das wichtige Phot. des Königs Fulko, das die Gründung
						des Doppelklosters Bethanien einleitete, in einer Zeit einer gut
						funktionierenden Kanzlei nicht nur vom König, sondern auch vom Patriarchen
						Wilhelm von Jerusalem besiegelt war<note type="1"><p>RRH n° 174. Nach dem
								Druck bei Sebastiano Paoli, Codice diplomatico del sacro militare
								ordine Gerosolimitano oggi di Malta 1 (1732) 18 n° 17 soll auch RRH
								n° 164 vom Patriarchen Wilhelm besiegelt worden sein mit dem bei
								Paoli 1, Taf. 2 Abb. 13 abgebildeten Siegel. Aber in dem Original in
								Malta wird das Königssiegel angekündigt, und es finden sich
								Siegellöcher lediglich für ein Siegel, so daß es sich um einen
								Irrtum Paolis handelt. — Man muß bis 1248 warten, bis ein zyprisches
								Diplom von einem päpstlichen Legaten mitbesiegelt wurde; vgl. zu dem
								Fall Hans Eberhard Mayer, Das Siegelwesen in den Kreuzfahrerstaaten
								(Abhandlungen der Bayerischen Akademie der Wissenschaften.
								Philosophisch-Historische Klasse NF. 83, 1978) S. <hi rend="i"
									>64</hi> Anm. 186.</p>
						</note>. Das hing mit der außergewöhnlichen Stellung des Patriarchen
						zusammen, den man quasi als Premierminister des Königs bezeichnen <pb
							n="122"/>kann. Das zeigt sich nicht nur an der erwähnten Mitbesiegelung,
						sondern noch mehr an einer Urkunde des Patriarchen von 1141, die ein an sich
						vom König vorzunehmendes Rechtsgeschäft betraf, aber vom Patriarchen in der
						königlichen Residenz in Nablus nicht nur <hi rend="i">per consensum et
							confirmationem</hi>, sondern sogar <hi rend="i">per auctoritatem regis
							et regine</hi> beurkundet wurde (RRH n° 201).</p>
					<p>In rechtlicher Sicht war das Siegel das kardinale Beglaubigungsmittel. Als
						Echtheitskriterium ist dagegen das Format besser geeignet. Von Anfang an war
						das Diplom von Jerusalem als <hi rend="i">Charta transversa</hi> angelegt,
						d.h. parallel zur kürzeren Seite beschrieben. Dies gilt schon für das erste
						erhaltene Diplom, das ohne Ankündigung besiegelt war und gar nichts von
						einem Diplom an sich hat, sondern aussieht wie eine Seite aus einer
						Handschrift (RRH n° 51). Das erste Querformat bei einem echten feierlichen
						Diplom kommt erst 1185 oder 1186 vor (RRH n° 657)<note type="1"
								><p>Allenfalls war noch eine quadratische Form zulässig, aber
								selten. Bei zugeklappter Pilca mißt RRH n° 321 von 1156 34 cm in der
								Breite und 35 in der Höhe und RRH n° 450 von 1168 31,5 cm in der
								Breite und 31 in der Höhe. RRH n° 495 hat Querformat, ist aber keine
								Urkunde, sondern ein als littera clausa ergangener Brief. Das
								einzige Beispiel eines einfachen Privilegs, das wenigstens
								fragmentarisch erhalten ist, hat als Besonderheit gegenüber den
								feierlichen Privilegien neben einem vereinfachten Formular ebenfalls
								Querformat; s. Hans Eberhard Mayer, Abu Alis Spuren am Berliner
								Tiergarten. Ein diplomatisches Unikat aus dem Kreuzfahrerkönigreich
								Jerusalem, Archiv für Diplomatik 38 (1992) S. 113-133.</p>
						</note>. Danach ist das Querformat zulässig, aber nicht Vorschrift<note
							type="1"><p>Querformat RRH n° 724.743.776.930.934.954. Hochformat RRH
								n° 690.691. 697.698.705.709.717.746.857.934.</p>
						</note>. Wie lässig jetzt die Dinge geworden waren, ergibt Sich aus einem
						Diplom des Königs Johann von Brienne, das in zwei Ausfertigungen vorliegt,
						von denen die eine Hochformat, die andere Querformat hat (RRH n° 934). Stößt
						man aber vor 1185/86 auf ein feierliches Diplom mit ausgesprochenem
						Querformat, dann handelt es sich entweder um eine spätere Kopie, wie sie im
						Johanniterarchiv häufig sind, oder um eine Fälschung (RRH n° 276) oder um
						eine zwar echte, aber außerhalb der Kanzlei entstandene Urkunde. Schon 1115
						haben wir <pb n="123"/>eine solche, die auch aus anderen Gründen eine
						Empfängerausfertigung ist (RRH n° 79)<note type="1"><p>Ein feierliches
								Diplom im Querformat, das der König 1170 in der Grafschaft Tripolis
								ausstellte (RRH n° 477), ist kein Kanzleiprodukt, sondern wurde von
								einem gut bekannten kanzleifremden Mann verfaßt.</p>
						</note>.</p>
					<p>Ein von Juni 1174 datiertes Stück (RRH n° 516) ist gleichfalls eine vom
						Empfänger geschriebene Urkunde, und zwar eine der relativ wenigen
						Gerichtsurkunden der <hi rend="i">Cour des Bourgeois</hi> in Jerusalem. Da
						das Gericht erst 1251 in Akkon einen eigenen Schreiber erhielt, schrieben
						hier zuvor generell die Empfänger. Die Sache mag im Juni verhandelt worden
						sein, aber die Beurkundung erfolgte ausweislich der mehrfachen Tintenwechsel
						— gerade auch in der Datierung — etappenweise und war sicher nicht vor dem
						11. Juli abgeschlossen, als der König, der überhaupt erst Ende Juni oder
						Anfang Juli nach Jerusalem zurückgekehrt war, starb. Nach seinem Tod, auf
						den nur vier Tage später sein Sohn als König folgte, wurde angesichts des
						verschiedenen Namens natürlich die alte Bullenzange zerbrochen, und das
						führte dazu, daß die Urkunde nicht mehr besiegelt werden konnte, wie es für
						ein Diplom eigentlich unerläßlich war. Das fiel allerdings bei den
						Gerichtsurkunden nicht sonderlich auf, denn von den 14 aus der Stadt
						Jerusalem erhaltenen sind nur zwei besiegelt. Eine Besiegelung war hier um
						so weniger notwendig, weil es sich um eine Schenkung an zwei Empfänger, die
						Johanniter und ein hauptstädtisches Nonnenkloster, handelte, die damit
						zugleich einen Vertrag über die Nutzung der beiden gemeinsam geschenkten
						Straße schlössen, und deshalb erging das Stück als Chirograph, was sonst in
						den Diplomen nur noch ganz selten vorkommt, zuvor nur in RRH n° 278 aus der
						Zeit der Kanzleikrise, wiederholt in der Nachurkunde RRH n° 307, wo das Wort
						Chirograph aber sicher nicht mehr als bare Münze zu nehmen ist. Danach kommt
						es nur noch zweimal vor, einmal in einem Diplom Konrads von Montferrat für
						Genua von 1190 (RRH n° 691), ohne daß man genau erkennen könnte warum, denn
						wenn Genua zwei Ausfertigungen haben wollte, so konnte man dies ohne
						Chirographierung bewirken. Aber es wäre natürlich denkbar, daß auf dem
						fehlenden Blatt ein Gegeneid der Genuesen über deren Verpflichtungen stand.
						Es verdient immerhin <pb n="124"/>Beachtung, daß der pisanische Gegeneid,
						den Favreau-Lilie veröffentlicht hat, als Chirograph angelegt ist und ebenso
						die Urkunde des Herrschers Heinrich von Champagne, mit der Favreau-Lilie den
						Gegeneid in Zusammenhang bringt<note type="1"><p>RRH n° 713. In dem
								Beglaubigungsvermerk in der Kopie des Notars Benencasa von 1248
								heißt es über das heute verlorene Original: <hi rend="i">autenticum
									huius factum per Abece</hi>; s. Giuseppe Müller, Documenti sulle
								relazioni delle cittä toscane coH’Oriente cristiano e coi Turchi
								(1879) S. 60 n° 37. Marie-Luise Favreau, Graf Heinrich von Champagne
								und die Pisaner im Königreich Jerusalem, Bollettino storico Pisano
								47 (1978), passim (Edition S. 119f.).</p>
						</note>.</p>
					<p>Allerdings birgt die Überlieferung Probleme, weil der Gegeneid in Pisa liegt.
						Favreau-Lilie, die davon ausgeht, daß das Chirograph dazu gedient habe, zwei
						gleichlautende Exemplare des Gegeneides herzustellen, hat ungeachtet der
						allerdings stereotypen Versicherung des Notars, daß er den Gegeneid aus
						einem gesiegelten Original abgeschrieben habe, in dem Chirograph in Pisa das
						Original des Gegeneides gesehen. Man klagt an sich ungern einen Notar an,
						aber für ihre These spricht immerhin, daß die Vorlage des Notars besiegelt
						gewesen sein soll, ohne daß man sehen könnte, wer denn hier gesiegelt haben
						sollte. Die Pisaner siegelten nicht, sondern arbeiteten mit ungesiegelten
						Notariatsinstrumenten, während Heinrich von Champagne beim Gegeneid nichts
						zu besiegeln hatte. Nimmt man die Äußerung des Notars für bare Münze, so
						wird die Sache schwierig. Er hätte seine Vorlage, die ins königliche Archiv
						gehörte, in dem pisanischen in Akkon gefunden, in dem er Pisas ganze
						urkundliche Überlieferung bis 1200 kopierte. Das gibt an sich keinen Sinn.
						Nun hat aber Favreau-Lilie schon darauf hingewiesen, daß der Gegeneid
						Heinrichs Nachfolger nicht mit einbezog, also bei seinem Tode obsolet
							wurde<note type="1"><p>Ebd. S. 108f.</p>
						</note>. Mir scheint daher folgende Lösung wahrscheinlicher: Im Mai 1192
						stellte Heinrich den Pisanern RRH n° 713 aus<note type="1"><p>Zum Datum von
								RRH n° 713 s. ebd. S. 111-114.</p>
						</note>. Das Original wurde als Chirograph angelegt, auf dessen eine Hälfte
						die Kanzlei das Diplom schrieb, während auf der anderen Hälfte, eben weil
						die Pisaner kein Siegel hatten, ein pisanischer Notar den Gegeneid
						anbrachte, der ins königliche Archiv kam. Nach Heinrichs Tod 1197 verlangten
						die Pisaner erfolgreich ihren Gegeneid zurück, den sie <pb n="125"/>nun
						nicht mehr nach Pisa schickten, weil er ohnehin obsolet war. In Akkon wurde
						er um 1200, als die Pisaner im Osten ihre erste große Abschreibeaktion für
						die heimische Kommune vornahmen, kopiert, mit den anderen Kopien nach Pisa
						geschickt und dort archiviert.</p>
					<p>Der erste Kanzler führte 1115 auch sofort die verlängerte Schrift für die
						Invocatio der Ingrossate ein, die sich in Urkunden des Patriarchen und eines
						Legaten schon früher findet (RRH n° 67.69.80). Sie blieb dann de rigueur und
						wurde eine Kanzleiregel, die nur ganz seltene Ausnahmen duldete, von denen
						zwei Stücke ausgesprochenen Empfängereinfluß zeigen (RRH n° 102
						[Nachzeichnung]. 134), zwei aus anderen Gründen die Kanzlei nicht
						durchlaufen haben (RRH n° 262.359), eines eine einfache Ausfertigung eines
						Diploms ist, von dem noch eine zweite feierlichere mit verlängerter Schrift
						vorliegt (RRH n° 934), während ein Original des Königs Johann von Brienne
						keine Zierschrift hat (RRH n° 930), wobei wohl die heimischen Bräuche der
						Champagne und von Brienne durchschlugen.</p>
					<p>Die Schrift der Diplome variierte, von der reinen Buchschrift bis zur
						diplomatischen Minuskel, die im 12. Jh. Anleihen bei der päpstlichen
						Urkundenminuskel machte, im 13. Jh. bei der zierlichen und eleganten
						französischen Urkundenschrift. Aber die Schrift variierte auch deshalb, weil
						die überwiegend selbst mundierenden Konzipienten aus aller Herren Länder
						kamen. Es ist nicht ausgeschlossen, daß der eine oder andere von ihnen im
						Lande geboren war, aber sonderlich wahrscheinlich ist das nicht. Dieser am
						Diktat zu erhärtende Befund entspricht im großen und ganzen dem, was Rudolf
						Hiestand für den Episkopat festgestellt hat: Das Kanzleinotariat in
						Jerusalem war ein Einwandererberuf. Das zeigen auch die Schriften. Bei
						eingeborenen Notaren müßte man ja konservative Schriften erwarten.
						Tatsächlich aber hinkt die Schrift in den Diplomen zu keiner Zeit wesentlich
						hinter der europäischen Schriftentwicklung hinterher, eben weil die Notare
						einwanderten und selbst mundierten.</p>
					<p>Von der letzten Regel gibt es nur zwei Ausnahmen, die Kanzleischreiber I und
						II. Sie waren, wenigstens im Grundsatz, reine Schreiber, die nicht
						diktierten. Den Schreiber I hat man in einer Situation, in der besonders
						viel Arbeit anfiel, hilfsweise auch für Dictamina herangezogen. Der
						Schreiber II war für die Schrift der Star der Kanzlei, der erst diktierte —
						nach dem Vorbild der Kanzlei, aber eben nicht ganz richtig —, als er die
						Kanzlei hatte verlassen müssen und sich nun sein Brot mit <pb n="126"/>der
						Herstellung von Privaturkunden verdiente. Das ist bedauerlich, denn so haben
						wir keinen Anhaltspunkt im Diktat für seine Herkunft, denn in der Kanzlei
						mundierte er nur. Aber als Kalligraph, der er war, hat er die schönsten der
						jerusalemitanischen Diplome geschrieben, die es mit jeder Kanzlei Europas
						aufnehmen konnten. Ich würde bei dieser kleinen, zierlichen, aber doch
						kraftvollen Urkundenminuskel gern annehmen, daß er aus Italien kam, aber
						sicher bin ich nicht.</p>
					<p>Die Sprache der Diplome war natürlich das Latein. Das gilt auch nach dem Ende
						der Kanzlei für die Urkunden der staufischen Könige und Karls von Anjou.
						Allerdings ist der Vertrag Friedrichs II. mit dem Sultan von 1229 in den
						päpstlichen Registern nur französisch überliefert<note type="1"><p>Monumenta
								Germaniae Historica. Epistolae saeculi XIII e regestis pontificis
								Romanorum 1, 296 n° 380.</p>
						</note>. Der Einbruch des Französischen erfolgte massiv bei den Fürsten von
						Antiochia und Grafen von Tripolis ab 1227<note type="1"><p>RRH
								n° 979.989.1031.1032.1033.1041.1042.1068.</p>
						</note>. Sehr bald folgten ab 1234 die lusignanschen Könige von Zypern, wenn
						auch nicht durchgehend<note type="1"><p>RRH n° 1054.1071.1200.1208.</p>
						</note>, aber 1291 urkundete der König von Zypern auch einmal italienisch
						für Pisa (RRH n° 1518). Bei den Ritterorden setzt das Französische 1239 ein
						(RRH n° 1091), im Adel von Jerusalem nur unwesentlich später (RRH
						n° 1099.1149 von 1241 und 1247). Aber hier kommt der massive Einbruch der
						gesprochenen Sprache erst mit dem mehrjährigen Aufenthalt Ludwigs des
						Heiligen in Palästina (1250-1254). Abgesehen von Ausnahmen blieb die
						Amtssprache der Weltkirche im allgemeinen bis 1291 das Latein<note type="1"
								><p>Als Ausnahmen notiere ich, daß der Patriarch von Antiochia 1241
								einmal französisch urkundete, ein Bischof von Bethlehem 1262 (RRH
								n° 1102.1322).</p>
						</note>. Privaturkunden in arabischer Sprache hat es gegeben, aber sie waren
						sehr selten und keine ist erhalten<note type="1"><p>Im Inventar des
								Johanniterarchivs von 1531 Departementalarchiv Marseille 56 H 68
								fol. 330v-331r und fol. 563v werden neun arabische Urkunden erwähnt.
								Sie betrafen überwiegend Manueth, seit 1212 ein Johanniterbesitz an
								der Küste (RRH n° 858a). Da der Verfasser des Inventars sie
								natürlich nicht lesen konnte, können wir nicht einmal sagen, ob sie
								aus dem 12. oder 13. Jh. stammten. Daß wir überhaupt wissen, welchen
								Ort sie betrafen, dürfte darauf zurückgehen, daß hier lateinische
								oder französische Dorsualvermerke in die Regesten mit einflössen.
								Eine der Urkunden hatte allerdings Zeugenunterschriften in
								Französisch (fol. 330v: <hi rend="i">Egellinard iure garand</hi> und
									<hi rend="i">Ego</hi> [sie lateinisch] <hi rend="i">Balian iure
									segret</hi>), so daß 13. Jh. wahrscheinlicher ist als 12. Jh. Es
								sei hier auch vermerkt, daß der Deutsche Orden 1280 in Akkon einen
									<hi rend="i">scriba in Arabico</hi> beschäftigte (RRH
								n° 1435).</p>
						</note>.</p>
					<p><pb n="127"/>Über die Privaturkunden kann ich weitaus weniger sagen als über
						die Diplome, schon deshalb weil mir hier aus dem ohnehin schon dezimierten
						Material nicht einmal Photographien aller Originale der beiden großen
						erhaltenen Empfängergruppen vorliegen. Aber so viel läßt sich bei Anlegung
						verallgemeinernder Maßstäbe sagen, daß die Privaturkunde der
						Kreuzfahrerstaaten grosso modo eine vereinfachte Ausgabe der Diplome war.
						Jedenfalls gilt das für die seigneuriale Privaturkunde, im Äußeren sogar für
						die episkopale. Die Privaturkunden haben überwiegend das Format der <hi
							rend="i">Charta transversa</hi> außer bei den Chirographen, die in
						dieser Gruppe natürlich häufiger waren als bei den Diplomen und überwiegend
						Querformat aufweisen<note type="1"><p>Der Eindruck des Querformats bei
								Chirographen ist freilich insofern etwas täuschend, als man sich die
								erhaltenen Chirographen ja doppelt so groß denken muß. Mißt ein
								solches heute 27 cm in der Breite und 17 cm in der Höhe, so war es
								vor der Durchtrennung auch 27 cm breit, aber 34 cm hoch.</p>
						</note>. Eine verlängerte Schrift war für die Invocatio der Privaturkunde
						kein unbedingtes Erfordernis, und sie fehlt häufig, aber die Tendenz dazu
						ist unverkennbar. Auch in der Datierung ist der Zuschnitt der Privaturkunden
						wesentlich einfacher. Häufig sind sie gar nicht datiert, oft nur mit dem
						Jahr, und dies noch ohne Indiktion. Abersoweit wir uns in den Schichten von
						Kirche und Adel bewegen, sind sie überwiegend besiegelt, nachdem die
						Seigneurs sich gegen den hinhaltenden Widerstand der frühen Könige das Recht
						auf ein Siegel erworben hatten.</p>
					<p>Selbst über die bischöfliche Urkunde ist wenig zu sagen. Gelegentlich findet
						man Einflüsse aus der Papsturkunde, so bei den Patriarchen von Jerusalem
						Wilhelm (1130-1145) und Amalrich (1158-1180). Hierhin gehören etwa die
						Verewigungsformel <hi rend="i">in perpetuum</hi> (RRH n° 234.
						251.455.456.469) oder Arengen wie <hi rend="i">Officii nostri nos compellit
							auctoritas</hi><note type="1"><p>RRH n° 172. Vgl. <hi rend="i"
									>Apostolicae sedis auctoritate debitoque compellimur</hi> bei
								Rudolf Hiestand, Vorarbeiten zum Oriens pontificius 3 (Abhandlungen
								der Akademie der Wissenschaften in Göttingen.
								Philologisch-historische Klasse, 3. Folge 136, 1985) S. 112 n° 12.
								Walther Holtzmann, Papsturkunden in England 2 (Abhandlungen der
								Gesellschaft der Wissenschaften zu Göttingen. Philol.-hist. Klasse,
								3. Folge 14, 1935) S. 138 n° 5.</p>
						</note> oder die salvatorische Klausel <hi rend="i">salva diocesanorum
							episcoporum reverentia</hi> (RRH n° 172) oder die Sanctio positiva oder
						negativa päpstlicher Privilegien und schließlich gelegentlich die große
						Datierung <pb n="128"/>der feierlichen Papstprivilegien mit einer <hi
							rend="i">Data per manum-Formel</hi>. Diese Einflüsse scheinen hier etwas
						stärker zu sein als etwa in Nord- und Ostfrankreich, wo Olivier Guyotjeannin
						die Frage kürzlich in einem Vortrag mit überraschend negativem Resultat
						untersucht hat. Von Ausnahmen kann man bei den genannten beiden Patriarchen
						nicht mehr sprechen, aber es bleiben in der Geschichte der
						Patriarchenkanzlei Zufälligkeiten. Anders als bei der Königsurkunde
						entwickelte sich kein stabiles Formular der Patriarchenurkunde, sondern
						jeder Urkundenmann der Patriarchenkanzlei fing von vorne an und entwickelte
						mehr oder minder sein eigenes Formelgut, das ihn nicht überlebte, und zwei
						davon haben eben gern Papsturkunden imitiert. Nur bei der Intitulatio kam es
						zu so etwas wie einer Stabilität des Formulars<note type="1"><p>Erst recht
								ohne erkennbares Formular sind die Urkunden der einfachen Bischöfe —
								soweit man dies überhaupt erkennen kann, denn es gibt ihrer sehr
								wenige. Deshalb ist auch nicht klar, ob es bischöfliche Kanzleien
								gab oder nicht.</p>
						</note>.</p>
					<p>Die Mehrzahl der <hi rend="i">cancellarü</hi>, die vorkommen, zeigt natürlich
						nicht die Existenz episkopaler oder seigneurialer Kanzleien an, sondern
						bezeichnet nur simple Urkundenschreiber, die einmal oder mehrmals für einen
						bestimmten Aussteller schrieben. Nachweisen lassen sich Kanzleien oder
						zumindest organisierte Schreibstuben nur beim König von Jerusalem, beim
						Fürsten von Antiochia und beim Grafen von Tripolis, beim Patriarchen von
						Jerusalem und beim Chorherrenstift vom Hl. Grab. Schon bei den Patriarchen
						von Antiochia und den Grafen von Edessa reicht die Überlieferunt nicht hin,
						um sichere Aussagen zu machen. Umgekehrt ist sicher, daß ein so mächtiger
						Baron wie Fürst Walter von Galilaea, Kastellan von St.-Omer, keine
						Urkundenschreibstube hatte, denn es läßt sich schwerlich eine Urkundengruppe
						denken, die nach Schrift und Diktat so unterschiedlich wäre wie seine sechs
						Urkunden aus der Zeit 1165-1171<note type="1"><p>RRH
								n° 414.417.420.447.448.479.</p>
						</note>. Sechs Urkunden haben hier fünf verschiedene Intitulationes. Über
						Typologie von Urkunden kann man im Grunde nur da reden, wo eine wenigstens
						rudimentäre Einheitlichkeit der äußeren und inneren Merkmale besteht, aber
						ohne <pb n="129"/>Urkundenschreibstube bildete sich eine solche
						Einheitlichkeit nicht aus. Der Vizegraf von Nablus (RRH n° 542.566), der
						Herr von Margat (RRH n° 609.612.630), der mächtige Herr von Ramla (RRH
						n° 533.539), sie alle lieferten im Abstand von nur einem oder zwei Jahren
						Originalurkunden, die teils sehr ungelenk, teils aber auch erstklassig
						wirken und es dann mit jedem Diplom aufnehmen können (RRH n° 539).</p>
					<p>Unter dem Gesichtspunkt der Typologie muß man auch reden von
						Doppelausfertigungen, nicht von den normalen, wo man zwei Exemplare für
						verschiedene Archive des Empfängers bekam oder neben der feierlichen
						Ausfertigung, die das Archiv tunlichst nicht mehr verließ, noch die
						einfacher gehaltene <hi rend="i">carta gestatoria</hi> für Prozeßzwecke
						haben wollte. Die Rede ist vielmehr von scheinbaren Doppelausfertigungen,
						die in Wahrheit keine sind, auch wenn mindestens bei der Besiegelung eine
						einfachere Ausfertigung einer sorgfältigeren gegenübersteht. Bei näherem
						Hinsehen unterscheiden sich die beiden oft leicht im Wortlaut, im
						Sachinhalt, in der Natur des Rechtsgeschäftes, durchaus auch in den Zeugen
						und in der Datierung, aber die Unterschiede sind nur leicht, und erst vor
						kurzem ist überhaupt die Verschiedenartigkeit in der Rechtsqualität erkannt
						worden. Was wir vor uns haben, ist jeweils ein Vorvertrag und eine
						endgültige Beurkundung. Beides sind Urkunden, aber der Vorvertrag hat nur
						ein Wachssiegel und nur eine zeitlich begrenzte Geltungsdauer. Er beurkundet
						ein Rechtsgeschäft unter Praktikern, die sich um entgegenstehendes Recht
						nicht kümmerten. Dann wurden die Juristen zugezogen und brachten das
						Rechtsgeschäft in Übereinstimmung mit dem Gesetz, häufig genug mit Lügen.
						Die endgültige Fassung mit Ewigkeitswert wurde dann mit Blei gesiegelt, der
						wachsgesiegelte Vorvertrag wurde jetzt obsolet und ist deshalb nicht
						sonderlich häufig erhalten. Aus den von mir untersuchten Fällen des 13. Jh.
						rekapituliere ich hier nur einen. Im Dezember 1261 verkaufte der Herr von
						Beirut in einer einzigen Urkunde<note type="1"><p>RRH n° 1307, fehlerhaft
								gedruckt bei E.G. Rey, Recherches geographiques et historiques sur
								la domination des Latins en Orient, 2. Aufl. (1877) S. 41-44. Zur
								Sache s. Mayer, Siegelwesen (wie Anm. 19) S. 93 f.</p>
						</note> dem Deutschen Orden einen großen Lehenskomplex weiter südlich für
						eine Annuität von 11000 Goldstücken sowie einen kleinen Turm namens Toron
						Aghmid <pb n="130"/>unweit von Beirut für eine einmalige Zahlung von 5000
						Goldstücken. Aber der Verkäufer kannte den Namen des Turms überhaupt nicht.
						Er müsse ihn erst im Archiv in Zypern feststellen, dann werde er in die
						endgültige Fassung eingesetzt werden. Bis zu einem bestimmten Zeitpunkt
						mußte die Sache endgültig und neu beurkundet und diesmal ausdrücklich in
						Blei gesiegelt werden, während der Vorvertrag wachsgesiegelt war.
						Ausdrücklich wurde bestimmt, daß der Kaufpreis von 5000 Goldstücken für
						Toron Aghmid in der endgültigen Fassung nicht erwähnt werden durfte. Und so
						geschah es (RRH n° 1308). Diese Urkunde wurde auf November 1261 rückdatiert.
						Hier war der Verkauf als eine zulässige Almosenschenkung an den Orden
						deklariert, während ein Verkauf von Lehnsbesitz genehmigungspflichtig war.
						Trotz dieser Kaschierung der Natur des Rechtsgeschäftes quittierte der Herr
						von Beirut dem Orden in einer dritten Urkunde, daß er die 5000 Goldstücke
						erhalten habe (RRH n° 1310). Formal gesehen sind solche Vorverträge
						Urkunden, aber faktisch sind sie schon Akten.</p>
					<p>Erst ab 1250 kam in die Urkunden jedenfalls des städtischen Bereichs — und
						Urkunden über Besitz auf dem Lande gab es immer weniger — eine gewisse
						Tendenz zur Einheitlichkeit, weil jetzt das italienische Notariatsinstrument
						auch außerhalb der italienischen Handelsniederlassungen dominierte. Selbst
						die Zentralgewalt bediente sich jetzt gelegentlich dieser Urkundenform, so
						als 1286 der neue König Heinrich II. von Zypern dem französischen Regiment,
						das die Zitadelle von Akkon besetzt hielt, bei Abzug freies Geleit
						zusicherte (RRH n° 1465.1466). Zum Siegeszug des Notariatsinstrumentes mußte
						es insbesondere beitragen, daß ein italienischer Notar namens Aliotto
						Uguccio 1251 zum ersten Schreiber der <hi rend="i">Cour des Bourgeois</hi>
						in Akkon ernannt wurde, einer Stadt, die jetzt nicht nur Hauptstadt, sondern
						in zunehmendem Maße der verbliebene Staatsrest war. Aliotto hatte jetzt die
						Masse des städtischen Immobilienverkehrs zu schreiben, den die <hi rend="i"
							>Cour des Bourgeois</hi> als ein Ort der freiwilligen Gerichtsbarkeit
							abwickelte<note type="1"><p>Noch erhalten sind RRH n° 1209.1212.1291.
								Zur Einrichtung des Gerichtsschreiberamtes s. Hans Eberhard Mayer,
								Ibelin versus Ibelin: The Struggle for the Regency of Jerusalem
								1253-1258, Proceedings of the American Philosophical Society 122
								(1978) 33-37.</p>
						</note>. Aber daneben war er der Notar der Johanniter. Nicht <pb n="131"
						/>nur haben wir noch Urkunden, die er für sie geschrieben hat<note type="1"
								><p>RRH n° 39.51.233.908 [geschrieben 1266 als sein spätestes
								Stück]. 1234.1237.1282. Vgl. auch RRH n° 1232.1280. Außerdem schrieb
								er für andere RRH n° 211.1220.</p>
						</note>, sondern das Original oder eine Kopie seiner eigenen Ernennung zum
						Notar hatte er bei den Johannitern abliefern müssen, in deren Archiv es noch
						im 16. Jh. aufbewahrt wurde<note type="1"><p>Regest von 1531 im
								Archivinventar von Manosque (Departementalarchiv Marseille 56 H 68
								fol. 535r).</p>
						</note>. Heute ist es verloren.</p>
				</body>
			</text>
			<text xml:id="art_05">
				<front>
					<head><pb n="133"/>Diplomatique royale portugaise&#160;: Alphonse IV
						(1325-1357)</head>
					<byline><docAuthor>Isaías da Rosa Pereira</docAuthor>, université de
						Lisbonne</byline>
					<byline><docAuthor>Maria Helena da Cruz Coelho</docAuthor>, université de
						Coïmbre</byline>
					<byline><docAuthor>José Marques</docAuthor>, université de Porto</byline>
					<byline><docAuthor>Armando Luis de Carvalho Homem</docAuthor>, université de
						Porto</byline>
				</front>
				<body>
					<p>La chancellerie portugaise a ses débuts au temps du comte Henri et de la
						comtesse Thérèse<note type="1"><p>Avelino de Jésus da Costa, «&#160;La
								chancellerie royale portugaise jusqu’au milieu du XIII<hi rend="sup"
									>e</hi> siècle&#160;», <hi rend="i">Revista Portuguesa de
									História</hi>, XV, Coïmbre, 1975, p. 143-168&#160;; et «&#160;La
								chancellerie royale portugaise et ses registres de 1217 à
								1438&#160;» (inédit&#160;; nous remercions l’auteur pour la
								communication de ce texte).</p>
						</note>. Ce sont des temps où les modèles viennent de la cour royale
						d’Alphonse VI et, un peu plus tard, des comtes Raymond Urraque. Quand même,
						quelques originalités se font déjà remarquer&#160;: c’est le cas de la
						rareté de <hi rend="i">chrismom</hi> à l'<hi rend="i">invocatio</hi>, et du
						type symétrique des seings de validation d’Henri et Thérèse, en forme de
						croix et d’étoile avec légende.</p>
					<p>Mais notre chancellerie se donne une autre allure avec Alphonse I<hi
							rend="sup">er</hi> (1128-1185) (voir <hi rend="i">annexe</hi> 1). La
						chancellerie alphonsine est documentée depuis le 3 août 1128, et au début
						elle continue celle des comtes, avec le même chancelier que Thérèse, <hi
							rend="i">Menendus</hi>.</p>
					<p>Mais trop vite elle vient à acquérir des traces singulières, sous l’actuation
						de quatre chanceliers&#160;: Pierre Roxo, archidiacre de Braga (1128-1140).
							<pb n="134"/>Élie (1141), Maître Albert (1142-1169) et enfin, Maître
						Julien Pais, maintenant un laïc. Ils étaient surtout les <hi rend="i"
							>dictatores</hi> ayant leurs propres <hi rend="i">notatores</hi> ou <hi
							rend="i">scriptores</hi>, beaucoup d’entre eux anonymes.</p>
					<p>C’est au temps de ce Maître Albert que la chancellerie alphonsine devient
						vraiment nationale. Cela veut dire que dorénavant elle dépendra de la
						cathédrale de Coïmbre et du monastère de la Sainte Croix, pour les notaires,
						normes et techniques notariales, dénotant, en outre, l’influence des
						diplômes pontificaux. Voyons&#160;: aux premiers temps le signe du prince,
						et après du roi, était une croix avec la légende <hi rend="i"
						>Portugal</hi>&#160;; dorénavant ce sera un cercle — divisé pour inscrire le
						nom du roi et de sa famille — à l’imitation de la <hi rend="i">rota</hi> des
						grandes bulles apostoliques. On sait, par des descriptions, que notre
						premier roi a usé aussi le sceau pendant, de type héraldique, portant la
						croix à cinq écussons, de cire rouge.</p>
					<p>Jusqu’en 1169 nous constatons l’irrégularité du fonctionnement de cette
						chancellerie&#160;: c’est le temps des plus importantes et fréquentes
						conquêtes d’Alphonse I<hi rend="sup">er</hi>. Après cette date, et avec la
						cour siégeant à Coïmbre le plus longtemps, nous voyons se perfectionner les
						normes de rédaction et les moyens d’expédition. On adopte un formulaire à
						peu près uniforme pour certains types de diplômes et un modèle unique de
						seing royal. Depuis 1140 Alphonse devient <hi rend="i">roi</hi> dans l'<hi
							rend="i">intitulatio</hi>, et depuis 1169 son fils, associé au
						gouvernement, souscrit avec lui les documents.</p>
					<p>Rui de Azevedo<note type="1"><p>«&#160;Diplomática de Afonso Henriques
								(1128-1185) », in <hi rend="i">Documentos Medievais Portugueses.
									Documentos Régios</hi>, 1/1, Lisbonne, 1958, p. LXI-CVI.</p>
						</note> a dépouillé un total de 279 chartes de notre premier roi, y compris
						des originaux, des copies et des falsifications. Ce n’est pas trop pour un
						règne de 57 années, mais nous avons référence à 102 d’autres, ce qui nous
						dit que beaucoup de documents se sont perdus. Les originaux, attentivement
						étudiés par ce diplomatiste, sont <hi rend="i">66</hi>, un quart du total
						des actes. Et nous savons que 69,7% proviennent de la <hi rend="i"
							>chancellerie</hi> et les autres de cathédrales, monastères ou ordres
						militaires.</p>
					<p>Avant la mort de son père, Sanche I<hi rend="sup">er</hi>, qui lui succéda, a
						eu des chanceliers privés. Pendant tout son règne, qui va jusqu’à 1211, le
							<pb n="135"/>chancelier a été Maître Julien&#160;; celui-ci a eu
						plusieurs notaires, quoique la rédaction anonyme se maintienne fréquente. Il
						a donné à la chancellerie une grande stabilité et celle-ci a subi de
						notables progrès — le formulaire est assez uniforme&#160;; on emploie
						fréquemment le sceau de cire ; il y a une diminution accentuée des actes
						écrits en dehors de la chancellerie&#160;; et nous constatons aussi une
						tendance à fixer le vocabulaire, surtout en ce qui concerne les offices
						publiques.</p>
					<p>À son temps, comme avant et après, la chancellerie expédie des documents
						solennels — généralement de grand format, avec une écriture élégante,
						comportant des seings royaux et sceaux et les souscriptions des grands de la
						cour et du chancelier —, semi-solennels — moins somptueux et qui, depuis
							Sanche I<hi rend="sup">er</hi>, portent, après les souscriptions, des
						seings royaux ou des sceaux, jamais les deux éléments de validation — et
						simples — modestes et de dimensions réduites. Un groupe à part de ceux-ci
						est constitué par les lettres patentes, qui dès Sanche I<hi rend="sup"
							>er</hi> deviennent de plus en plus fréquentes. Ces seings continuent la
						tradition de son père, mais il y a quelques-uns de type héraldique et
						iconographique. Il utilise aussi des sceaux en cire rouge de type héraldique
						à double face.</p>
					<p>Jusqu’à sa mort, en 1215, c’est encore Maître Julien le chancelier
						d’Alphonse II (1211-1223). Après lui, <hi rend="i">Gunsalvus Menendiz</hi>
						traverse tout le règne de notre troisième roi et atteint même le suivant. Ce
						qui correspond à un grand moment de la chancellerie royale portugaise, bien
						organisée et très active.</p>
					<p>Alphonse II a décrété des «&#160;Confirmations Générales&#160;» (1217-1221)
						et 190 actes environ ont été reproduits, beaucoup d’eux
						«&#160;in-extenso&#160;», ayant à la fin la formule royale de confirmation,
						suivie de la date, souscriptions, seing et/ou sceau royal. Le roi ordonna
						aussi d’enregistrer les documents expédiés, et nous avons ainsi le premier
						registre de la chancellerie royale portugaise et un des plus anciens de
						l’Europe. En 1220, Alphonse II a encore décidé de faire des <hi rend="i"
							>Inquisitiones</hi>, dont nous connaissons le registre. C’est aussi de
						son temps qui, outre le sceau de cire (seulement pour les diplômes simples)
						on commence à employer le sceau de plomb — touts deux de tipe héraldique à
						double face —, et les lettres patentes deviennent fréquentes.</p>
					<p>Le nouveau monarque, Sanche II (1223-1248), maintient <hi rend="i">Gonsalvus
							Menendiz</hi> et le notaire <hi rend="i">Dominicus Pétri-</hi>, leurs
						successeurs seront le doyen <pb n="136"/>de Lisbonne Maître Vincent
						(chancelier), <hi rend="i">Henricus Martini</hi> (<hi rend="i">scriptor
							curie</hi>) et, enfin, <hi rend="i">Durandus Froyaz, cancellarius
							curie</hi>.</p>
					<p>Les troubles politiques du règne de Sanche II trouveront son <hi rend="i"
							>terminus</hi> dans la déposition du roi, et elles vont se répercuter à
						la chancellerie. Il nous semble que quelques documents ne respectaient pas
						les normes, le registre est disparu, en même temps qu’on ne se sert pas du
						sceau de plomb, mais seulement de celui de cire rouge. Et on voit même
						Maître Vincent en authentifiant des documents de Sanche II, apposant son
						seing et omettant celui du roi. Après Sanche II on n’a plus employé le seing
						royal.</p>
					<p>Alphonse, comte de Boulogne, après sa désignation pour défendre le royaume,
						sera roi de 1248 à 1279. La chancellerie se réorganise avec ses officiers et
						ses formalités, et pour beaucoup de rois nous retrouverons des registres de
						chancellerie. De son gouvernement nous connaissons trois registres
						primitifs.</p>
					<p>Son chancelier sera <hi rend="i">Stephanus Johannis</hi>, un de ses fidèles,
						le chancelier étant le troisième des grands magistrats de la <hi rend="i"
							>curia</hi>, après <hi rend="i">Yalferes</hi> et le <hi rend="i"
							>maiordomus</hi>, où même le second quand l’autorité de <hi rend="i"
							>Yalferes</hi> s’efface. Alphonse III a créé aussi les offices de
						vice-chancelier — <hi rend="i">Johannes Fernandiz</hi> — et de chancelier de
						la reine — <hi rend="i">Durandus Pelagii</hi>. Sous les ordres des
						chanceliers travaillent 27 scribes, que nous connaissons déjà (parfois
						plusieurs en même temps, quelques-uns ayant des subalternes) pour répondre à
						la rédaction et registre de la multiplicité et complexité des actes. À son
						temps se poursuivent, en 1258, les <hi rend="i">Inquisitiones</hi>, déjà
						publiées, comme les antérieures, aux <hi rend="i">Portugaliae Monumenta
							Historica</hi> (1888 e 1917). De nouveau le roi emploiera le sceau de
						plomb, qu’aucun d’autre ne pourrait utiliser.</p>
					<p>Denis I (1279-1325) hérite d'un royaume bien structuré administrativement.
						Pendant son gouvernement apparaît la «&#160;Chambre des Comptes&#160;» (<hi
							rend="i">Casa dos Contos</hi>), chargée de vérifier les recettes et
						dépenses du roi et du royaume, en même temps que les affaires de justice ont
						tendance à prendre de l'autonomie, autour des «&#160;ouvidores das
						supricações&#160;», qui accompagnent la cour dès le début du XIV<hi
							rend="sup">ème</hi> siècle.</p>
					<p>Ses chanceliers seront Maître Pierre, clerc et médecin du roi, Domingos Anes
						Jardo, privé du roi, D. Estêvão Anes Bochardo et Francisco Domingues. Le
						deuxième et le troisième seront les évêques, <pb n="137"/>respectivement
						d'Évora (1285) et Coïmbre (1304)&#160;; le dernier est le prieur de Sainte
						Marie d’Alcáçova, à Santarém. L’office de chancelier n’étant pas payé, le
						roi leur donnait des biens ou des bénéfices, surtout aux ecclésiastiques. En
						12-6-1302 Denis I publie l’ordonnance des scribes de la cour, réglant toutes
						leurs fonctions. Il décrète aussi que le portugais sera la langue officielle
						de la chancellerie.</p>
					<p>Son gouvernement nous a laissé quatre registres mis au net, et un cinquième,
						primitif, mais qui n’est pas un registre à proprement parler, plutôt un
						cartulaire avec des acquisitions faites au nom du roi.</p>
					<p>Un nouveau roi&#160;: Alphonse IV, fils de Denis et d’Isabelle d’Aragon. Un
						règne de 32 ans&#160;: 1325-1357. Que peut-on dire sur le temps portugais
						d’Alphonse IV ?</p>
					<p>Au fond, un temps pas trop différent du temps «&#160;européen&#160;», si nous
						osons le dire. Pour le roi, des soucis qui étaient en bonne partie les mêmes
						que ceux d’autres rois, qui se voulaient <hi rend="i">souverains</hi>.
						Toutefois, le Portugal n’avait pas quelques problèmes d’autres États de
						l’Occident de ce temps&#160;: deux siècles s’étaient passés depuis la
						création du royaume&#160;; la progression territoriale vers le sud, au
						dépens de l’Islam, était finie&#160;; les limites du royaume étaient donc
						relativement stables, quoique susceptibles de réajustements par rapport à
						Castille. Mais cela ne veut pas dire que le temps portugais d’Alphonse IV
						soit un temps de paix&#160;: il y a eu des troubles internes, avec Alphonse
						Sanches, bâtard de Denis, puis avec le fils du roi, le futur Pierre I<hi
							rend="sup">er</hi>&#160;; et il y a eu aussi des guerres extérieures
						(Castille, Islam)<note type="1"><p>Joaquim Verîssimo Serrão, <hi rend="i"
									>História de Portugal</hi>, vol. I, Lisboa, Editorial Verbo,
								1977, p. 266-278.</p>
						</note>. Malgré ça, malgré aussi la conjoncture sanitaire de la fin du
						règne, le temps portugais d’Alphonse IV connaît de notables progrès dans le
						gouvernement royal&#160;; législation en abondance, perfectionnement de la
						bureaucratie, organisation (avec des spécialisations) de la justice
						supérieure, une attention accrue du roi à ses pouvoirs, à ses droits et à
						son patrimoine, quelques essais fiscaux…<note type="1"><p>Armando Luis de
								Carvalho Homem, <hi rend="i">O Desembargo Régio</hi> (<hi rend="i"
									>1320-1433</hi>), Porto, INIC — Centro de História da
								Universidade do Porto, 1990, p. 99-254.</p>
						</note>.</p>
					<p>Prenons la question des pouvoirs. L’existence de territoires, institutions et
						individus jouissant de l’immunité judiciaire n’était pas, évidement, <pb
							n="138"/>un problème inédit. Mettre en question la juridiction et les
						droits des détenteurs des <hi rend="i">coutos, honras</hi> et autres
						seigneuries, laïques ou ecclésiastiques, n’était pas une démarche
						nouvelle&#160;: la pratique des «&#160;enquêtes&#160;» (<hi rend="i"
							>inquirições</hi>) générales avait ses origines à la première moitié du
							XIII<hi rend="sup">e</hi> siècle, comme nous l’avons dit. Alphonse
						reprendra le procédé de plusieurs de ses prédécesseurs. La typologie de ses
						actes nous dira beaucoup du poids des sentences qui concernent les
						juridictions (voir <hi rend="i">annexes</hi>, 2, 3 et 4). Mais la grande
						nouveauté du temps d’Alphonse, en renouvelant la démarche, est dans la
						systématisation et dans un haut degré de territorialisation de celle-ci.
						Pendant une douzaine d’années, on a entamé de complexes procès. Et malgré
						l’opposition de hauts personnages du clergé et de la noblesse, la démarche
						se prolongera jusqu’au milieu des années 40. Sa portée est
						remarquable&#160;: un indéniable aller-en-avant en ce qui concerne
						l’affirmation du pouvoir du souverain, dans un parcours vers la prééminence
						du roi sur les seigneurs ou de l’État sur l’Église. En somme, les soucis du
						roi, le procédé et les résultats de celui-ci constituent l’un des aspects
						qui le plus décisivement contribuent à octroyer au temps portugais
						d’Alphonse IV un visage inéquivoque <hi rend="i">d’avant-garde</hi>.</p>
					<p>Le choix des actes originaux d’Alphonse IV pour objet de ce rapport suppose
						un travail préalable des historiens portugais sur le roi et son temps&#160;:
						pendant ces dernières années on a étudié sa législation<note type="1"
								><p>Armando Luis de Carvalho Homem, «&#160;Em torno de Âlvaro
								Pais&#160;», in <hi rend="i">Portugal nos finals da Idade
									Média&#160;: Estado, Instituições, Sociedade Politica</hi>,
								Lisbonne, Horizonte, 1990, p. 110 sq.&#160;; et O <hi rend="i"
									>Desembargo Régio</hi> (<hi rend="i">1320-1433</hi>), p. 53 sq.
								et 213 sq. Voir aussi&#160;: Martini de Albuquerque,
								«&#160;Introdução&#160;», in <hi rend="i">Ordenações del-Rei D.
									Duarte</hi>, éd. M. Albuquerque et E. Borges Nunes, Lisbonne,
								Fundação Calouste Gulbenkian, 1988, p. V-XXVI&#160;; et Isaîas da
								Rosa Pereira, «&#160;O tabelionado em Portugal&#160;», in <hi
									rend="i">Notariado pûblico y documento privado&#160;: de los
									origenes al siglo XIV Actas del VII Congresso Internacional de
									Diplomática</hi>, Valence, Generalitat Valenciana, 1989,
								p. 615-690.</p>
						</note>, sa bureaucratie<note type="1"><p>A.L. de Carvalho Homem, <hi
									rend="i">O Desembargo Régio</hi>, p. 22-33, 67 sq., 100 sq. et
								218 sq.&#160;; «&#160;L’État portugais et ses serviteurs
								(1320-1433)&#160;», <hi rend="i">Journal des Savants</hi>
								(juillet-décembre 1987), p. 181-203, <hi rend="i">maxime</hi>
								198-199&#160;; et «&#160;Prosopographie et Histoire de l’État&#160;:
								la bureaucratie des rois portugais aux XIV<hi rend="sup">e</hi> et
									XV<hi rend="sup">e</hi> siècles — recherches faites, recherches
								à faire&#160;» (à paraître aux Actes du Colloque <hi rend="i">L’État
									Moderne et les Élites&#160;: apports et limites de la méthode
									prosopographique</hi> [Paris, octobre 1991]).</p>
						</note>, ses officiers<note type="1"><p>A.L. de Carvalho Homem, <hi rend="i"
									>O Desembargo Régio</hi>, notices biographiques, p. 261 sq.</p>
						</note>, sa diplomatie<note type="1"><p>Maria Margarida de Sa Nogueira
								Lalanda, «&#160;A polîtica externa de D. Afonso IV
								(1325-1357)&#160;», <hi rend="i">Arquipélago. Revista da
									Universidade dos Açores/História</hi>, XI (1989),
								p. 107-151.</p>
						</note>, on a abordé le pouvoir <pb n="139"/>du roi <hi rend="i">versus</hi>
						le pouvoir de l’Église, des seigneuries et des villes<note type="1"><p>Voir
								: José Marques, «&#160;D. Afonso IV e as jurisdiçôes
								senhoriais&#160;», in <hi rend="i">Actas das II Jornadas Espanholas
									de História Médiéval</hi>, IV, Porto, INIC, 1990,
								p. 1527-1566&#160;; Maria Helena da Cruz Coelho, «&#160;O Poder e a
								Sociedade ao tempo de D. Afonso IV&#160;», <hi rend="i">Revista de
									História</hi>, do Centro de História da Universidade do Porto,
								VIII (1988), p. 35-51, et «&#160;O Arcebispo D. Gonçalo
								Pereira&#160;: Um querer, um agir&#160;», tiré à part de <hi
									rend="i">IX Centenário de Dedicação da Se de Braga / Congresso
									Internacional&#160;: Actas</hi>, Braga, 1990, p. 389-462. Voir
								aussi M<hi rend="sup">a</hi>. da Cruz Coelho et Joaquim Romero
								Magalhães, <hi rend="i">O poder concelhio&#160;: das origens as
									Cortes Constituintes. Notas da História Social</hi>, Coimbre,
								CEEA, 1986, p. 9-19.</p>
						</note>, ou le roi victorieux à Salado (1340) et sa mémoire<note type="1"
								><p>Bernardo Vasconcelos e Sousa, «&#160;O sangue, a Cruz e a
								Coroa&#160;: a memôria do Salado em Portugal&#160;», <hi rend="i"
									>Pénélope. Fazer e desfazer a História</hi>, 2 (février 1989),
								p. 27-48, et «&#160;Vencer ou morrer&#160;: a batalha do Salado
								(1340)&#160;», in <hi rend="i">A Memôria da Nação</hi>. [<hi
									rend="i">Actas do Colôquio</hi>], éd. F. Bethencourt et D.R.
								Curto, Lisbonne, Sa da Costa, 1991, p. 505-514.</p>
						</note>&#160;; et on a édité un des registres de sa chancellerie<note
							type="1"><p><hi rend="i">Chancelarias Portuguesas. D. Afonso IV</hi>, I
									(<hi rend="i">1325-1336</hi>), éd. A.H. de Oliveira Marques <hi
									rend="i">et al.</hi>, Lisbonne, INIC, 1990.</p>
						</note> et les actes issus des assemblées politiques (<hi rend="i"
							>Cortes</hi>)<note type="1"><p><hi rend="i">Cortes Portuguesas. Reinado
									de D. Afonso IV</hi> (<hi rend="i">1325-1357</hi>), éd. A.H. de
								Oliveira Marques <hi rend="i">et al.</hi>, Lisbonne, INIC, 1982.</p>
						</note>. Les auteurs de ce texte ont pris part dans cet effort. Et ils
						reviennent aujourd’hui à un temps qui leur est cher et à un roi qu’il ne
						faut pas oublier lorsqu’on parle <hi rend="i">d’État Moderne</hi> à propos
						du Portugal de la fin du Moyen Âge.</p>
					<p>Aux Archives Nationales, à Lisbonne, dans la section «&#160;chancelleries
						royales », nous avons aujourd’hui quatre ‘unités’ concernant le temps
						d’Alphonse IV : deux volumes qui contiennent les pièces du litige entre le
						roi et l’évêque de Porto sur la juridiction de cette ville&#160;; un
						registre primitif, qui contient surtout des sentences&#160;; et un registre
						mis au net, qui contient presque exclusivement des bails (<hi rend="i"
							>aforamentos</hi>). Les registres n’étant pas le sujet de ce colloque,
						passons aux actes originaux. La monographie que l’un de nous a consacré à la
						bureaucratie et aux officiers des rois portugais de la fin du Moyen Âge
						repose, pour le temps d’Alphonse IV, sur un <hi rend="i">corpus</hi> de 159
							actes<note type="1"><p>A.L. de Carvalho Homem, O <hi rend="i">Desembargo
									Régio</hi>.</p>
						</note>. Ces actes proviennent, <pb n="140"/>principalement, de fonds
						monastiques&#160;; et, secondairement, de fonds municipaux.</p>
					<p>Le <hi rend="i">corpus</hi> traduit un «&#160;état actuel de
						connaissances&#160;» (c’est-à-dire, d’organisation de fonds d’archives) du
						début des années 80, le dépouillement ayant été fait de 1976 à 1981. Malgré
						l’attention actuelle de l’historiographie au temps d’Alphonse IV, malgré les
						progrès de catalogation de fonds monastiques aux Archives Nationales, ce <hi
							rend="i">corpus</hi> n’a pas pu être abondamment enrichi par la
							suite<note type="1"><p>Voir, cependant, «&#160;Documentas Medievais de
								Santa Cruz de Coimbra, I. Arquivo Nacional da Torre do Tombo&#160;»,
								éd. Saul Antonio Gomes, tiré à part de <hi rend="i">Estudos
									Medievais</hi>, Porto, 1988. José Marques a aussi dépouillé
								nombre d’actes originaux d’Alphonse IV, concernant surtout les
								ordres militaires&#160;; nous les utilisons à propos de la
								teneur.</p>
						</note>. Nous l’avons donc pris pour objet, avec quelques enrichissements
						que nous permettent une très récente édition d’actes royaux adressés au
						monastère de la Sainte Croix (Coïmbre) et plusieurs actes de l’ordre
						militaire d’Avis.</p>
					<p>Ce <hi rend="i">corpus</hi> représente 14,33 % du total des actes dépouillés
						pour les années 1325-1357 (1.109 actes). Est-ce qu’il va nous permettre de
						solides observations&#160;?</p>
					<p>Voici une <hi rend="i">invitation à la mesure</hi>&#160;!</p>
					<p>Le temps d’élaboration de ce texte ne nous a pas permis une comparaison
						globale entre la typologie des actes originaux et celle de la totalité des
						actes de ce roi, car le comptage préalable a été fait selon les décennies.
						Les années 20 étant encore quelque temps de Denis et les années 50 déjà
						quelque temps de Pierre I<hi rend="sup">er</hi>, prenons donc les deux
						décennies tout à fait d’Alphonse IV&#160;: entre 1331 et 1350 nous avons 748
						actes (67,44 % de la totalité du règne), dont 99 originaux&#160;; ces
						derniers constituent 62,26 % de notre <hi rend="i">corpus</hi> et 13,23 %
						des actes de ces vingt ans. C’est-à-dire, par rapport à tout le règne
						l’ensemble des actes et les originaux isolés diminuent en harmonie.</p>
					<p>Selon leur contenu, faisons donc attention à la typologie des actes des
						années 30 et 40 (voir <hi rend="i">annexes</hi> 3 et 4). Il y a deux types
						bien représentés, et dans le total des actes et dans les originaux&#160;:
						ils concernent tous les deux les juridictions du royaume. N’oublions pas les
						«&#160;enquêtes&#160;» (<hi rend="i">inquiriçôes</hi>) générales&#160;; les
						sentences sur les juridictions constituent des phases (très souvent
						l’aboutissement) des procès respectifs. On comprend ainsi le poids de ces
						sentences dans les originaux&#160;; <pb n="141"/>on en comprend également au
						cœur des actes enregistrés, notamment dans le registre primitif dont nous
						avons déjà parlé. Un autre type domine le total des actes et apparaît
						faiblement dans les originaux&#160;: les <hi rend="i">bails</hi>&#160;; les
						destinataires de ces actes ne sont pas des gens qui puissent les conserver
						et les transmettre aux temps futurs. Enfin, quelques autres types ont leur
						poids seulement dans les originaux&#160;; des sentences d’autres genres, des
						réponses au «&#160;doléances&#160;» (<hi rend="i">artigos</hi>) présentées
						dans les assemblées politiques (<hi rend="i">Cortes</hi>), des copies (<hi
							rend="i">traslados</hi>) — leur conservation intéressant les
						destinataires, pas le roi — et les privilèges. Les équilibres et
						déséquilibres des types sont tout à fait logiques dans le temps qui a été
						celui de la production de tous ces actes.</p>
					<p>Mais il est le temps de revenir à la totalité de notre <hi rend="i"
							>corpus</hi> (voir <hi rend="i">annexe</hi> 2). Et on y voit des types
						qui, concernant 32 ans, sont à peu près la transposition des deux décennies
						préalablement considérées&#160;: de nouveau des actes sur les juridictions
						(sentences et autres), des sentences hétérogènes, des copies, des
						privilèges, des actes issus des <hi rend="i">Cortes</hi>.</p>
					<p>Pendant tout le règne, deux domaines sont sous-représentés&#160;: les dons
						(c’est pas la «&#160;saison&#160;») et les actes en matière fiscale (c’est
						pas encore le temps).</p>
					<p>À l’aube de ce deuxième quart du XIV<hi rend="sup">ème</hi> siècle, la
						bureaucratie royale avait à son sommet encore le chancelier. Au temps
						d’Alphonse IV — comme dans les années terminales de Denis —, le chancelier
						est parfois remplacé ou renforcé par un <hi rend="i">Vedor da
							Chancelaria</hi> (c’est-à-dire, «&#160;celui qui veuille sur la
						chancellerie »), périphrase qui ne manque pas de parallèle dans d’autres
						royaumes&#160;; au Portugal, ce dédoublement se prolongera jusqu’à début des
						années 80. Encore au sommet — quoique peu assidu dans les souscriptions —,
						le chancelier subira plus tard la concurrence du secrétaire privé du roi
							(<hi rend="i">escrivão da Puridade</hi>)&#160;; mais le temps d’Alphonse
						n’est encore que la «&#160;proto-histoire&#160;» de ce dernier office. Les
						officiers de finances — les «&#160;compteurs&#160;» (<hi rend="i"
							>contadores</hi>) et le trésorier — ayant mince part dans la
						souscription des actes originaux, ceux-ci, de toute façon, font témoignage
						et de la tradition et de la nouveauté (voir <hi rend="i">annexe</hi> 5). En
						dehors les souscriptions du roi lui-même, la tradition est dans la présence
						très fréquente, en tant que rédacteurs, de nombre d’officiers sans office
						explicite&#160;: ceux dont l’eschatocole réfère le nom tout court, et
						parfois la condition de <hi rend="i">vassaux</hi> du roi. Cette sorte <pb
							n="142"/>de «&#160;ministre sans portefeuille&#160;» gagnera plus tard,
						à la fin des années 70, le titre de <hi rend="i">desembargadores</hi>,
						c’est-à-dire, ceux qui expédient. Office donc insuffisamment
						institutionnalisé, on remarquera une certaine hétérogénéité dans les
						souscriptions respectives&#160;; néanmoins, leur rôle est important dans le
						règlement des juridictions, et parfois dans les privilèges. La nouveauté est
						évidemment dans les offices de justice. Faisons remarquer la législation du
						roi sur matière processuelle, et la spécialisation des juges royaux selon
						les genres de procès&#160;:</p>
					<list type="dash">
						<item><p>civils, affaire des «&#160;surjuges&#160;» (<hi rend="i"
									>sobrejuizes</hi>) ;</p></item>
						<item><p>criminels, affaire des «&#160;auditeurs&#160;» (<hi rend="i"
									>ouvidores</hi>) ;</p></item>
						<item><p>et procès portant sur les pouvoirs, les droits et le patrimoine du
								roi et du royaume, affaire d’un autre type d’auditeurs (<hi rend="i"
									>ouvi dores dos feitos e da portaria</hi>), qui souscrivent
								normalement les sentences respectives en groupes de deux ou
								trois.</p></item>
					</list>
					<p>Dans la pratique, le même officier de justice peut détenir plusieurs offices,
						soit simultanément, soit en exerçant <hi rend="i">ad hoc</hi> un autre
						office qui n’est pas le sien. De toute façon, ce sont les tribunaux
						supérieurs qui vont apparaître. En même temps que le roi prétend se créer
						«&#160;le rapport à l’espace&#160;» territorial du royaume<note type="1"
								><p>Jean-Philippe Genêt, «&#160;L’État Moderne&#160;: un modèle
								opératoire&#160;? », in <hi rend="i">L’État Moderne&#160;: Genèse.
									Bilans et perspectives</hi>, éd. J.-Ph. Genêt, Paris, CNRS,
								1990, p. 277.</p>
						</note>, dont il soigne la fixation des frontières et qu’il divise en
						plusieurs circonscriptions judiciaires et administratives, les <hi rend="i"
							>comarcas</hi>&#160;; depuis les années 40, ces circonscriptions
						auraient la présence périodique d’un «&#160;inspecteur&#160;» et juge royal,
						le <hi rend="i">corregedor</hi>&#160;; et le monarque se voudrait l’instance
						judiciaire suprême.</p>
					<p>Tout cela nous permet de comprendre le poids des officiers de justice dans
						les souscriptions (voir <hi rend="i">annexe</hi> 5)&#160;: au total, 46,53 %
						des actes leur reviennent&#160;; et la presque moitié de ces actes tient aux
						sentences sur les juridictions.</p>
					<p>Si nous passons des offices aux hommes qui les ont tenus, nous constatons
						justement le poids des magistrats&#160;: les souscriptions mettent surtout
						en évidence les <hi rend="i">ouvidores dos feitos e da portaria</hi> João
						Eanes Melão, Domingos Pais, Lourenço Calado, Afonso Domingues Salgado <pb
							n="143"/>et Aires Eanes&#160;; et d’autres officiers de justice, tels
						que Afonso Esteves, Vasco Gonçalves et Estêvão Gomes&#160;; tout ça dans
						l’ensemble d’actes qui comprend les sentences et le règlement des
						juridictions (40  % des actes, environ).</p>
					<p>Quelques officiers sans office explicite sont bien représentés&#160;: c’est
						le cas de Lourenço Esteves et des «&#160;maîtres des lois&#160;» Pedro,
						Vicente et João.</p>
					<p>Mais l’importance d’un officier n’est pas exclusivement mesurable en fonction
						du nombre des souscriptions&#160;: une figure de proue de la société
						politique, le chancelier Pero do Sem, fondateur d’une authentique dynastie
						de serviteurs des rois portugais, n’est le rédacteur que de trois actes.</p>
					<p>En ce qui concerne l’écriture de la <hi rend="i">chancellerie</hi>
						d’Alphonse IV, on a analysé quelques documents et quelques mains
						d’écrivains.</p>
					<p>Nous devons dire que les scribes des documents originaux sont 56 pour un
						total de 159 actes (voir <hi rend="i">annexe</hi> 6). Il y a quatre qui
						méritent notre attention. Ce sont des scribes les plus significatifs en
						quantité de documents — Aires Fernandes et Martim Esteves écrivent, chacun,
						8&#160;; Simão Martins compte 9 et Estêvão Martins 18. Ils sont les
						exécuteurs mécaniques de l’écriture, parce que l’idéation et la
						responsabilité du contenu se rapporte aux rédacteurs ou souscripteurs&#160;:
						le roi lui-même, le chancelier, les subordonnés ou succédanés de celui-ci
							(<hi rend="i">vedores da chancelarid</hi>), le conseil, le trésorier,
						les compteurs (<hi rend="i">contadores</hi>), les auditeurs (<hi rend="i"
							>ouvidores</hi>), les auditeurs des faits portant sur les droits et le
						patrimoine du roi (<hi rend="i">ouvidores des feitos e da portaria</hi>),
						les «&#160;sur-juges&#160;» (<hi rend="i">sobrejuizes</hi>).</p>
					<p>Pour l’univers sur le quel nous allons réfléchir Aires Fernandes, Estêvão
						Martins e Simão Martins travaillent surtout pour les <hi rend="i">ouvidores
							dos feitos</hi><note type="1"><p>Aires Fernandes écrit 7 actes pour <hi
									rend="i">les ouvidores dos feitos e da portaria</hi> et 1 pour
								officiers divers&#160;; Estêvão Martins écrit 17 documents pour les
									<hi rend="i">ouvidores dos feitos e da portaria</hi> et 1 pour
									<hi rend="i">Vouvidor</hi>&#160;; Simão Martins écrit 8 actes
								pour les <hi rend="i">ouvidores dos feitos e da portaria</hi> et 1
								pour <hi rend="i">Vouvidor</hi>.</p>
						</note> et Martim Esteves seulement pour le roi. Et nous verrons que ça
						n’est pas indifférent.</p>
					<p><pb n="144"/>Tout d’abord, nous devons penser qui nous sommes devant une
						écriture de chancellerie. Les documents on été faits, en principe, avec une
						intention de devenir un indice de la façon de penser et de représenter le
						souverain et la couronne<note type="1"><p>Giorgio Costamagna, <hi rend="i"
									>Perche ‘Scriviamo Cosi’. — Invito alla Paleografia Latina</hi>,
								Rome, II Centro di Ricerca, 1987, p. 25 montre bien la différence
								entre l’écriture d’un notaire ou d’un bourgeois et celle des livres
								ou de la chancellerie.</p>
						</note>.</p>
					<p>Mais dans cet ensemble on verra des écritures calligraphiques en même temps
						que des écritures usuelles. Parce que, nous en savons, il n’est pas
						obligatoire d’être un homme du commun, un copiste «&#160;de base&#160;»,
						pour utiliser une écriture usuelle. Bien au contraire, elle peut révéler une
						personnalité très cultivée<note type="1"><p>C’est justement ce que nous
								renseigne Françoise Gaspari dans l’excellent article,
								«&#160;L’écriture usuelle&#160;: reflet d’un enseignement et
								signification historique&#160;», in <hi rend="i">Médiévales. Langue,
									textes, histoire. Apprendre le Moyen Âge aujourd’hui</hi>,
								n° 13, Saint Denis, P.U.V., 1987, p. 154.</p>
						</note>.</p>
					<p>C’est pourtant une écriture gothique cursive assez commune, on dirait <hi
							rend="i">historique</hi>, qui prédomine. Mais les mains sont là, les
						instruments aussi, en même temps que les diverses typologies documentaires.
						On n’écrit pas de la même façon une copie (<hi rend="i">traslado</hi>), une
						sentence ou un privilège et un don, surtout si il vise un important
						personnage.</p>
					<p>Voyons donc.</p>
					<p>On a fait des sondages pour les quatre scribes.</p>
					<p>Aires Fernandes (voir <hi rend="i">annexe</hi> 7) s’en tient surtout à la
						gothique cursive de l’époque, avec des traces superflues très curves en
						enveloppant les lettres, surtout dans les abréviations. Le contraste entre
						les traces fins et grosses est significatif, ce que nous dit qu’il utilise
						une plume de coupure oblique à gauche<note type="1"><p>Comme exemples de son
								écriture nous pouvons voir les documents suivants&#160;: Archives
								Nationales/Torre do Tombo, Lisbonne (T.T.), <hi rend="i"
								>Gav.</hi> 12, m. 12, n. 33, de Lisbonne, 1331/08/14&#160;; T.T.,
									<hi rend="i">Gav.</hi> 11, m. 1, n. 21, de Évora,
								1325/03/09&#160;; et T.T., <hi rend="i">Arouca</hi>, gav. 5, m. 7,
								n. 29, de Santarém, 1331/11/28.</p>
						</note>.</p>
					<p>Estêvão Martins (voir <hi rend="i">annexe</hi> 8) semble se servir de
						diverses plumes. Quelques-unes seront biseautées symétriquement, donc le
						tracé de quelques documents est plus fin, uniforme et moins facetté.
						L’écriture de quelques documents démontre une grande cursivité, un
						détachement <pb n="145"/>de la main, c’est une écriture commune de
						«&#160;tutti giorni&#160;». Les actes sont surtout des <hi rend="i"
							>sentences</hi> ou pareils<note type="1"><p>Exemples de son
								écriture&#160;: TT., <hi rend="i">Ordem de Cristo</hi>, Documentos
								Régios, m. 1, doc. 13, de Santarém, 1329-12-12&#160;; TT., <hi
									rend="i">Gav.</hi> 11, m. 5, n. 1, de Coïmbre, 1335-4-22&#160;;
								TT., Ordem de Cristo, Documentos Régios, m. 1, doc. 17, de Coïmbre,
								1342-4-22.</p>
						</note>.</p>
					<p>Simão Martins (voir <hi rend="i">annexe</hi> 9) travaille, lui aussi, avec
						une plume symétrique et produit une écriture gothique «&#160;currens&#160;»,
						avec des formes rondes et non angulaires<note type="1"><p>Exemples de son
								écriture&#160;: TT, <hi rend="i">Arouca</hi>, gav. 3, m. 2, n. 2, de
								Lisbonne, 1332/01/15&#160;; TT, <hi rend="i">Arouca</hi>, gav. 6,
								m. 7, n. 1, de Lisbonne, 1334/01/17&#160;; et TT, <hi rend="i"
									>Gav.</hi> 12, m. 7, n. 10, de Lisbonne, 1337/04/10.</p>
						</note>.</p>
					<p>Martim Esteves (voir <hi rend="i">annexe</hi> 10) nous semble le scribe le
						plus soigné et le plus calligraphique. Il utilise une gothique qui se
						ressemble à celle des libres. Le module de la lettre est très petit et les
						hastes descendantes sont très longues, de règle à règle. Le lancement des
						majuscules est très réussi, surtout les <hi rend="i">S.</hi> Les documents
						se présentent graphiquement agréables, avec un bon espacement et les lignes
						bien tracées<note type="1"><p>Documents de sa main, comme exemple&#160;: TT,
									<hi rend="i">Gav.</hi> 14, m. 3, n. 18, de Évora,
								1325/04/20&#160;; <hi rend="i">Gav.</hi> 5, m. 4, n. 9, de Santarém,
								1331/06/08&#160;; et TT, <hi rend="i">Gav.</hi> 13, m. 5, n. 13, de
								Lisbonne, 1334/05/26.</p>
						</note>. On doit dire qui ces documents sont surtout des <hi rend="i"
							>privilèges</hi> ou des dons, l’un de ses derniers comportant
						juridiction et adressé à la reine. C’est pourquoi on voit le roi en tant que
						souscripteur.</p>
					<p>Ainsi, si l’écriture usuelle sert pour transmettre des informations<note
							type="1"><p>F. Gaspari, «&#160;L’écriture usuelle&#160;», p. 154.</p>
						</note> (et les documents sont surtout des <hi rend="i">sentences</hi> ou
							<hi rend="i">copies</hi>), avec cette écriture calligraphique on prétend
						donner l’image d’un pouvoir qui se manifeste par sa chancellerie.</p>
					<p>Au temps d’Alphonse, nombre d’actes présente un discours très simple, sans
						«&#160;nouveautés&#160;» diplomatiques à bien dire&#160;: c’est le cas des
						privilèges, des quittances (<hi rend="i">quitaçôes</hi>), des légitimations,
						des présentations de clercs aux églises du patronage du roi, ou encore
						d’autres actes relativement courants&#160;; par rapport au temps de Denis,
						la continuité y est manifeste.</p>
					<p><pb n="146"/>Cela dit, nous ne vous surprendrons donc pas en disant que les
						nouveautés sont dans le domaine le plus caractéristique au cœur des actes
						d’Alphonse&#160;: les <hi rend="i">sentences</hi>, surtout celles sur les
						juridictions. Les éléments essentiels de la teneur sont courants&#160;:</p>
					<list type="dash">
						<item><p>le <hi rend="i">protocole</hi>, où, en dehors la <hi rend="i"
									>subscriptio</hi> et l'<hi rend="i">intitulatio</hi>, on peut
								parfois trouver un <hi rend="i">salut</hi> très
							simple&#160;;</p></item>
						<item><p>le <hi rend="i">texte</hi>, qui comprend la présentation du procès
								et des litigants, et encore la <hi rend="i">contestation</hi>, les
								preuves (celles-ci parfois exigeant le recours à une enquête) et le
								verdict&#160;;</p></item>
						<item><p>et <hi rend="i">l’eschatocole</hi>, qu’intègrent la date et
								l’identification des rédacteurs (les juges du procès) et du
								scribe.</p></item>
					</list>
					<p>Mais la teneur peut présenter des variations, selon la nature et le
						déroulement du procès. De 1325 à 1357 ce sont les sentences concernant les
						juridictions les seules qui possèdent un discours à peu près uniforme<note
							type="1"><p>TT., <hi rend="i">Gav.</hi> 11, m. 1, n. 21&#160;; <hi
									rend="i">Gav.</hi> 12, m. 12, n. 33&#160;; <hi rend="i"
									>Arouca</hi>, gav. 5, m. 7, n. 29&#160;; <hi rend="i">Chanc. de
									D. Afonso IV</hi>, liv. 4, fl. 58.</p>
						</note>, malgré la grande diversité des situations et la multiplicité des
						procédés de contradiction ou de contestation permis par le droit processuel
						de ce temps. Toutefois, un cas spécial se peut nous présenter au sein de ce
						type de sentences&#160;: lorsque se querellent pour la juridiction d’un
						quelque territoire un ordre militaire et un municipe (<hi rend="i"
							>concelbo</hi>). On peut alors trouver le cas spécifique des sentences
							<hi rend="i">interlocutoires</hi>, traduisant une phase intermédiaire du
						procès&#160;; les destinataires sont les juges chargés de l’enquête, et le
						texte leur expose les <hi rend="i">items</hi> que l’on prétend prouver, leur
						identifie les témoins et leur détermine le délai et d’autres conditions de
						conclusion de la démarche<note type="1"><p>TT., <hi rend="i">Ordem de
									Avis</hi>, n.<hi rend="sup">os</hi> 267, 268, 311.</p>
						</note>.</p>
					<p>Dans le cas des sentences définitives en procès avec ces mêmes protagonistes,
						on peut distinguer trois espèces&#160;:</p>
					<list type="dash">
						<item><p>dans un premier cas, le roi se borne (ou presque) à confirmer un
								accord préalable entre les litigants&#160;; il peut pourtant faire
									<pb n="147"/>quelques changements, surtout en ce qui concerne
								les pouvoirs de commandement militaire&#160;;</p></item>
						<item><p>une seconde espèce présente un texte très simple&#160;: la décision
								fait immédiatement suite à la présentation du
							procès&#160;;</p></item>
						<item><p>enfin, le cas le plus complexe&#160;: le texte expose les raisons
								du procès, ordonnées par des articles&#160;; la contestation
								systématique fait suite, selon le même ordre&#160;; et enfin la
								décision des juges, elle aussi selon l’ordre des
							articles.</p></item>
					</list>
					<p>Dans l’univers diplomatique d’Alphonse, ce sont les cas où la «
						standardisation&#160;» est plus nette.</p>
					<p>En ce qui concerne la validation des actes (voir <hi rend="i">annexe</hi> 11)
						et en dehors les souscriptions des officiers royaux nos devons dire quelque
						chose sur la signature et les sceaux royaux.</p>
					<p>Alphonse IV, comme son père Denis I, signe quelques-uns de ses actes avec la
						formule «&#160;el rey a viu&#160;».</p>
					<p>La plupart de ses chartes est aussi authentifiée avec des sceaux
						pendants&#160;; malheureusement, ils sont rares aujourd’hui. Les effets du
						temps et la négligence des hommes nous laissent à peine affirmer que les
						documents ont reçu des sceaux par les trous sur le parchemin — quatre trous
						avec le parchemin doublé pour être plus consistant — et par les attaches
						qu’on trouve parfois. Attaches de divers natures, comme cordolettes de lin
						ou lacets de soie et soie tressée, etc.<note type="1"><p>Dans un sondage de
								28 documents d’Alphonse IV, provenant du monastère de Arouca, nous
								constatons que 15 conservent leurs sceaux entiers ou mutilés (tous
								pendants de cire, sauf un, qui est un sceau plaqué), 9 présentent
								seulement des vestiges et 4 n’ont pas de sceau. Nous remercions la
								collaboration, dans ce sondage, de M. Antonio Joaquim Ribeiro Guerra
								(Université de Lisbonne).</p>
						</note>.</p>
					<p>Le sceau le plus utilisé par ce roi était celui de cire rouge de type
						héraldique à double face sous la forme d’amende (voir <hi rend="i"
							>annexe</hi> 11). Dans le champ on voit la croix à cinq écussons
						entourée par des châteaux et ayant comme légende&#160;: «&#160;+ Sigilum
						Domini Alfonsi Regis <pb n="148"/>Portugalie et Algarbii&#160;». Parfois ils
						se rencontrent au dedans de sachets de parchemin cousu, qui les
							protègent<note type="1"><p>On peut voir un exemple de ce sceau et de sa
								protection dans un document de Lisbonne, 1327/05/27 (Archives de
								l’Université de Coïmbre [A.U.C], <hi rend="i">Documentes da
									Colegiada de Guimarães</hi>, n. 36).</p>
						</note>.</p>
					<p>Exceptionnellement, et encore une fois suivant son père, il emploie le sceau
						d’autorité, se figurant à l’envers en cheval, avec la couronne et l’épée, et
						au revers portant dans le champ un sceau de type héraldique<note type="1"
								><p>Sceau décrit et dessiné par D. Antonio Caetano de Sousa, <hi
									rend="i">História Genealógica da Casa Real Portuguesa</hi>,
								1738, rééd. de Manuel Lopes de Almeida e César Pegado, IV, Coïmbre,
								1947, p. 25. Ce sceau validait un très important document, où le roi
								se concertait avec le prince Pierre, à la suite des troubles autour
								la mort de Inès de Castro (T.T., Gav. 13, m. 9, n. 26). Aujourd’hui
								il ne reste que très peu de ce sceau. João Pedro Ribeiro, <hi
									rend="i">Dissertações Chronologicas e Criticas</hi>, I, rééd.,
								Lisbonne, 1860, p. 86 et 127 réfère aussi de ce sceau.</p>
						</note>.</p>
					<p>Alphonse IV a aussi utilisé le sceau rond de plomb de type héraldique à
						double face, comme ses prédécesseurs<note type="1"><p>Sceau décrit et
								dessiné par D. Antonio Caetano de Sousa, <hi rend="i">História
									Genealógica</hi>, I, p. 26. Il était pendant d’une donation de
								la ville de Sintra à la reine, en échange d’autres adressés au
								roi&#160;; aujourd’hui il n’existe plus. Mais il existe dans un
								autre document : T.T., <hi rend="i">Ordem de Avis</hi>, n. 373.</p>
						</note>. Enfin nous savons qu’il s’est servi également du sceau plaqué<note
							type="1"><p>Exemple&#160;: T.T., <hi rend="i">Arouca</hi>, gav. 5, m. 5,
								doc. 29, de Lisbonne, 1337/09/19.</p>
						</note>.</p>
					<p>S’ayant donné pour but les originaux, ce texte a du faire et des choix et des
						renoncements. En quelque sorte conditionnant tout le reste, le choix d’une
						vision synchronique du règne d’Alphonse IV. Nous n’avons donc pas trop
						poussé l’évolution par rapport au temps de Denis&#160;; et nous ne disons
						presque rien sur la suite, le temps des deux rois qui succèdent à Alphonse.
						De même, nous n’avons pas envisagé l’évolution de ces décennies (moments de
						plus ou moins abondante production d’actes — question délicate —,
						temporalité exacte des progrès de bureaucratisation ou des perfectionnements
						de l’organisation de la chancellerie, apparition/disparition d’offices,
						profils des officiers — clercs, légistes… — et des carrières, etc.). Nous
						n’avons que peu parlé des conjonctures&#160;: de politique intérieure, de
						guerre, de relations internationales, <pb n="149"/>d’épidémies (et des
						possibles conséquences de celles-ci sur un «&#160;appareil d’État&#160;»
						dont bon nombre de serviteurs serait mort, explication possible de la totale
						absence de registres concernant les 15 derniers années du règne, tandis que
						la production d’actes originaux s’effondre, mais ne disparaît pas). Enfin,
						nous avons renoncé à une démarche que l’utilisation de la totalité des actes
						justifierait&#160;: l’abordage des officiers en tant que
						«&#160;micro-population&#160;», aussi bien que les apports et les
						incertitudes de la prosopographie dans ce domaine.</p>
					<p>Tout cela ne serait pas sans intérêt. Mais il s’agirait d’un autre texte.
						Bientôt (qui sait le dire&#160;?), nous voilà de nouveau, quatre auteurs en
						quête du personnage&#160;: Alphonse IV.</p>
					<p>Braga, le 12 septembre 1991</p>
					<div>
						<head type="h1"><pb n="150"/>Annexes</head>
						<div>
							<head type="h2">1. Chronologie des comtes et des rois du Portugal</head>
							<table cols="2">
								<row>
									<cell>Henri, comte (Conde D. Henrique)</cell>
									<cell>1095-1112</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Thérèse, comtesse (D. Teresa)</cell>
									<cell>1112-1128</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Alphonse I<hi rend="sup">er</hi> (D. Afonso
										Henriques)</cell>
									<cell>1128-1185 («&#160;roi&#160;» depuis 1140)</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Sanche I<hi rend="sup">er</hi> (D. Sancho I)</cell>
									<cell>1185-1211</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Alphonse II (D. Afonso II)</cell>
									<cell>1211-1223</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Sanche II (D. Sancho II)</cell>
									<cell>1223-1245 — (dép.) († 1248)</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Alphonse III (D. Afonso III)</cell>
									<cell>1245-1279 (roi depuis 1248)</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Denis I<hi rend="sup">er</hi> (D. Dinis)</cell>
									<cell>1279-1325</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Alphonse IV (D. Afonso IV)</cell>
									<cell>1325-1357</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Pierre I<hi rend="sup">er</hi> (D. Pedro I)</cell>
									<cell>1357-1367</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Ferdinand I<hi rend="sup">er</hi> (D. Fernando I)</cell>
									<cell>1367-1383</cell>
								</row>
							</table>
						</div>
						<div>
							<head type="h2"><pb n="151"/>2. Typologie des actes originaux
								d’Alphonse IV selon leur contenu (159 actes, 14.33 % du total des
								actes dépouillés [1.109], y compris les copies et les
								registres)</head>
							<table cols="3">
								<row>
									<cell>Types</cell>
									<cell>Total</cell>
									<cell>%</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Sentenças diversas</cell>
									<cell>28</cell>
									<cell>17.61</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Traslados</cell>
									<cell>20</cell>
									<cell>12.57</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Regulamentação de jurisdições locais</cell>
									<cell>16</cell>
									<cell>10.06</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Privilégios em geral</cell>
									<cell>15</cell>
									<cell>9.43</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Sentenças sobre jurisdições</cell>
									<cell>15</cell>
									<cell>9.43</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Privilégios, comportando escusa de determinações
										gerais</cell>
									<cell>12</cell>
									<cell>7.54</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Resposta a capítulos de Cortes e outros escritos de
										agravos</cell>
									<cell>8</cell>
									<cell>5.03</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Fiscalidade</cell>
									<cell>7</cell>
									<cell>4.40</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Doações de bens e direitos</cell>
									<cell>4</cell>
									<cell>2.51</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Aforamentos</cell>
									<cell>3</cell>
									<cell>1.88</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Doações comportando exercício de jurisdições</cell>
									<cell>3</cell>
									<cell>1.88</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Regulamentações do direito de pousada</cell>
									<cell>3</cell>
									<cell>1.88</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Defesa e regulamentação de encargos militares</cell>
									<cell>2</cell>
									<cell>1.25</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Quitações</cell>
									<cell>2</cell>
									<cell>1.25</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Diversos</cell>
									<cell>21</cell>
									<cell>13.20</cell>
								</row>
								<row>
									<cell rend="center">Total</cell>
									<cell>159</cell>
									<cell>99.92</cell>
								</row>
							</table>
						</div>
						<div>
							<head type="h2"><pb n="152"/>3. Typologie des actes originaux et des
								actes enregistrés (1331-1350) (748 actes)</head>
							<table cols="3">
								<row>
									<cell>Types</cell>
									<cell>Total</cell>
									<cell>%</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Aforamentos</cell>
									<cell>229</cell>
									<cell>30.61</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Sentenças sobre jurisdições</cell>
									<cell>144</cell>
									<cell>19.25</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Regulamentação de jurisdições</cell>
									<cell>45</cell>
									<cell>6.01</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Sentenças diversas</cell>
									<cell>32</cell>
									<cell>4.27</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Privilégios em geral</cell>
									<cell>31</cell>
									<cell>4.14</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Resposta a capítulos de Cortes e outros escritos de
										agravos</cell>
									<cell>24</cell>
									<cell>3.20</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Doações de bens e direitos</cell>
									<cell>23</cell>
									<cell>3.07</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Fiscalidade</cell>
									<cell>20</cell>
									<cell>2.67</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Traslados</cell>
									<cell>20</cell>
									<cell>2.67</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Privilégios, comportando escusa de desterminações
										gerais</cell>
									<cell>16</cell>
									<cell>2.13</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Defesa e regulamentação de encargos militares</cell>
									<cell>9</cell>
									<cell>1.20</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Legitimações</cell>
									<cell>9</cell>
									<cell>1.20</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Provimentos de ofícios</cell>
									<cell>9</cell>
									<cell>1.20</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Regulamentações do direito de pousada</cell>
									<cell>9</cell>
									<cell>1.20</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Quitações</cell>
									<cell>8</cell>
									<cell>1.06</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Doações comportando exercício de jurisdições</cell>
									<cell>4</cell>
									<cell>0.53</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Coutadas</cell>
									<cell>3</cell>
									<cell>0.50</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Apresentação de clérigos a igrejas do padroado
										régio</cell>
									<cell>2</cell>
									<cell>0.26</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Justiça (Prescrições sobre)</cell>
									<cell>2</cell>
									<cell>0.26</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Sentenças sobre bens aforados</cell>
									<cell>2</cell>
									<cell>0.26</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Outros e Diversos</cell>
									<cell>105</cell>
									<cell>14.03</cell>
								</row>
								<row>
									<cell rend="center">Total</cell>
									<cell>748</cell>
									<cell>99.88</cell>
								</row>
							</table>
						</div>
						<div>
							<head type="h2"><pb n="153"/>4. Typologie des actes originaux
								(1331-1350) (99 actes, 13.23 % du total de l’annexe 3)</head>
							<table cols="3">
								<row>
									<cell>Types</cell>
									<cell>Total</cell>
									<cell>%</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Sentenças diversas</cell>
									<cell>15</cell>
									<cell>15.15</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Traslados</cell>
									<cell>15</cell>
									<cell>15.15</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Sentenças sobre jurisdições</cell>
									<cell>13</cell>
									<cell>13.13</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Regulamentaço de jurisdiçôes</cell>
									<cell>9</cell>
									<cell>9.09</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Privilégios, comportando escusa de determinações gerais </cell>
									<cell>8</cell>
									<cell>8.08</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Resposta a capítulos de Cortes e outros escritos de
										agravos</cell>
									<cell>7</cell>
									<cell>7.07</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Doações de bens e direitos</cell>
									<cell>3</cell>
									<cell>3.03</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Doações comportando exercício de jurisdições</cell>
									<cell>2</cell>
									<cell>2.02</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Aforamentos</cell>
									<cell>2</cell>
									<cell>2.02</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Fiscalidade</cell>
									<cell>2</cell>
									<cell>2.02</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Outros e Diversos</cell>
									<cell>14</cell>
									<cell>14.14</cell>
								</row>
								<row>
									<cell rend="center">Total</cell>
									<cell>99</cell>
									<cell>99.99</cell>
								</row>
							</table>
							<lb/>
						</div>
						<div>
							<head type="h2">5. Les offices des souscripteurs des actes
								originaux</head>
							<table cols="3">
								<row>
									<cell>Types</cell>
									<cell>Total</cell>
									<cell>%</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Rei</cell>
									<cell>24</cell>
									<cell>15.09</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Chanceler/Vedor da Chancelaria</cell>
									<cell>11</cell>
									<cell>6.91</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Ouvidores dos feitos e da portaria</cell>
									<cell>35</cell>
									<cell>22.01</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Ouvidores/Ouvidor do crime</cell>
									<cell>14</cell>
									<cell>8.80</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Sobrejuíes</cell>
									<cell>25</cell>
									<cell>15.72</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Contadores</cell>
									<cell>3</cell>
									<cell>7.88</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Conselho</cell>
									<cell>3</cell>
									<cell>1.88</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Tesoureiro</cell>
									<cell>3</cell>
									<cell>1.88</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Cevadeiro-mor</cell>
									<cell>1</cell>
									<cell>0.62</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Ofício indiscriminado</cell>
									<cell>40</cell>
									<cell>25.15</cell>
								</row>
							</table>
						</div>
						<div>
							<head type="h2"><pb n="154"/>6. Les scribes<note type="star">Il y a 3
									actes sans mention de scribe. </note></head>
							<table cols="2">
								<row>
									<cell>Afonso da Guarda</cell>
									<cell> 2 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Afonso Martins do Amaral</cell>
									<cell> 2 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Afonso Vicente</cell>
									<cell> 2 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Aires Fernandes</cell>
									<cell> 8 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Aires Martins</cell>
									<cell> 1 carta</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Antonino Peres</cell>
									<cell> 2 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Estácio Vicente</cell>
									<cell> 1 carta</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Estêvão Domingues</cell>
									<cell> 1 carta</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Estêvão Anes</cell>
									<cell> 2 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Estêvão Eanes de Alvarenga</cell>
									<cell> 2 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Estêvão Eanes de Pedroso</cell>
									<cell> 2 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Estêvão Esteves de Arouca</cell>
									<cell> 2 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Estêvão Martins</cell>
									<cell> 18 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Estêvão Pères</cell>
									<cell> 1 carta</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Fernão Eanes</cell>
									<cell> 1 carta</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Fernão martins</cell>
									<cell> 1 carta</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Fernão Martins de Pedroso</cell>
									<cell> 1 carta</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Fernão Roiz</cell>
									<cell> 1 carta</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Francisco Juliães</cell>
									<cell> 1 carta</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Franclisco Lourenço</cell>
									<cell> 1 carta</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Fraúste Eanes de Évora</cell>
									<cell> 7 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Gomes Peres</cell>
									<cell> 4 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Gonçalo Domingues</cell>
									<cell> 4 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Gonçalo Domingues de Santarém</cell>
									<cell> 1 carta</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Gonçalo Martins</cell>
									<cell> 6 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>João Afonso</cell>
									<cell> 1 carta</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>João Afonso de Coimbra</cell>
									<cell> 2 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>João Domingues</cell>
									<cell> 1 carta</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>João Durães</cell>
									<cell> 2 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>João Esteves</cell>
									<cell> 1 carta</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>João Fernandes</cell>
									<cell> 2 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>João Lopes</cell>
									<cell> 6 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>João Martins de Guimaràes</cell>
									<cell> 1 carta</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>João Simão</cell>
									<cell> 2 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>João Vicente</cell>
									<cell> 1 carta</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Lopo Garcia</cell>
									<cell> 3 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Lourenço Martins</cell>
									<cell> 3 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell><pb n="155"/>Lourenço martins de Coimbra</cell>
									<cell> 2 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Lourenço Martins de Guimarães</cell>
									<cell> 1 carta</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Lourenço Martins Pombinho</cell>
									<cell> 2 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Luis Roiz de Guimarães</cell>
									<cell> 1 carta</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Martim Eanes</cell>
									<cell> 5 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Martim Eanes de Évora</cell>
									<cell> 2 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Martim Eanes de Guimarães</cell>
									<cell> 1 carta</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Martim Esteves</cell>
									<cell> 8 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Martim Domingues</cell>
									<cell> 1 carta</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Martim Martins</cell>
									<cell> 5 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Pero del-Rei</cell>
									<cell> 2 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Pero de Vouga</cell>
									<cell> 1 carta</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Pero Eanes</cell>
									<cell> 2 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Pero esteves</cell>
									<cell> 3 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Simão Martins</cell>
									<cell> 9 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Vasco Afonso</cell>
									<cell> 1 carta</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Vasco Lourenço</cell>
									<cell> 2 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Vicente Eanes</cell>
									<cell> 2 cartas</cell>
								</row>
								<row>
									<cell>Vicente Eanes de Guimarães</cell>
									<cell> 1 carta</cell>
								</row>
							</table>
							<pb n="156"/>
							<figure>
								<graphic url="cid1991_ann7.jpg"/>
								<head>7. - Écriture de Aires Fernandes</head>
							</figure>
							<pb n="157"/>
							<figure>
								<graphic url="cid1991_ann8.jpg"/>
								<head>8. - Écriture de Estêvão Martins</head>
							</figure>
							<pb n="158"/>
							<figure>
								<graphic url="cid1991_ann9.jpg"/>
								<head>9. - Écriture de Simão Martins</head>
							</figure>
							<pb n="159"/>
							<figure>
								<graphic url="cid1991_ann10.jpg"/>
								<head>10. - Écriture de Martim Esteves</head>
							</figure>
							<pb n="160"/>
							<figure>
								<graphic url="cid1991_ann11.jpg"/>
								<head>11. - Sceaux héraldiques d’Alphonse IV</head>
							</figure>
							<pb n="161"/>
							<figure>
								<graphic url="cid1991_ann12.jpg"/>
								<head>12. - Sceau d’autorité en cire d’Alphonse IV</head>
							</figure>
						</div>
					</div>
				</body>
			</text>
			<text xml:id="art_06">
				<front>
					<head><pb n="163"/>Les types de documents émis par les chancelleries roumaines
						et la convergence des civilisations dans l’Europe de l’Est</head>
					<byline><docAuthor>Maria Dogaru</docAuthor></byline>
				</front>
				<body>
					<p>Avant de passer à la présentation de la typologie des actes émis par les
						chancelleries des Principautés Roumains, nous nous arrêterons un peu à
						quelques aspects généraux concernant ces institutions<note type="1"
								><p>Concernant la diplomatique roumain voir&#160;: Nicolas Iorga,
									<hi rend="i">Notes de diplomatique roumaine</hi>,
								«&#160;Bulletin de la Section Historique&#160;», Academia Română,
								XVII (1930), pp. 114-141&#160;; Damian P. Bogdan, Contribuţii la
								studiul diplomaticii vech moldoveneşti (Contributions à la recherche
								d’ancienne diplomatique moldave), dans, «&#160;Revista istorică
								română&#160;», 1934, p. 11&#160;; Ibid., Diplomatica slavo-română
								(La diplomatique slavo-roumaine) dans, Documente privind istoria
								României, Introducere, vol. II, Bucureşti, 1956, pp. 5-160&#160;;
								Nicolae Grămadă, <hi rend="i">Cancelaria domnească a Moldovei pînă
									la Constantin Mavrocordat</hi> (La chancellerie princière de la
								Moldavie jusqu’au règne de Constantin Mavrocordat), dans,
								«&#160;Glasul Bucovinei&#160;», Cernăuţi, 1935, pp. 131-132&#160;;
								Francise Pall, <hi rend="i">Cancelaria voievodatului Transilvaniei
									la începutul secolului al XIV-lea</hi> (La chancellerie du
								principat de la Transylvanie au commencement du XIV<hi rend="sup"
									>ème</hi> siècle), dans «&#160;Revista Arhivelor&#160;», nr. 3
								(1960), pp. 267-277&#160;; E. Vîrtosu, <hi rend="i">Paleografia
									româno-chirilică</hi>, (La paléographie roumaine cyrillique),
								Édit Stiinţifică, Bucureşti, 1968, pp. 90-93&#160;; Léon
								Simanschi&#160;; Georgeta Ignat, <hi rend="i">Constituirea
									cancelariei statului feudal Moldovenesc</hi> (La création de la
								chancellerie de l’État féodal-moldave), dans «&#160;Anuarul
								Institului de istorie şi arheologie A.D. Xonopol&#160;», Iasi, IX
								(1972), pp. 107-131&#160;; X (1973), pp. 123-149&#160;; I.
								Teodorescu, <hi rend="i">Ideea de independentă în izvoarele
									diplomatice medievale-româneştj sec. XIV-XVIII</hi> (L’idée
								d’indépendance dans les sources diplomatiques médiévales roumaines —
									XIV<hi rend="sup">ème</hi>-XVIII<hi rend="sup">ème</hi>
								siècles), dans «&#160;Analele ştiinţifice aie Universităţii Al. I.
								Cuza », Iasi, Istorie, 1977, pp. 5-20&#160;; M. Dogaru, <hi rend="i"
									>Chancellerie de la Valache et de la Moldavie aux XIV<hi
										rend="sup">ème</hi>-XVI<hi rend="sup">ème</hi> siècles</hi>,
								in «&#160;Landesherr-liche Kanzleien&#160;», im Spàtmittelalter,
								Mùnchen, 1983, pp. 753-765.</p>
						</note>.</p>
					<p>Comme organisme de gouvernement, la chancellerie des princes régnants
						roumains fut une institution d’administration publique chargé de la
						rédaction, de l’écriture et de la validation des documents nécessaires à
						l’autorité du pouvoir, déterminés par la forme de l’organisation de l’État
						d’une époque à l’autre (fiscalité, justice, défense).</p>
					<p><pb n="164"/>La Valachie est devenu indépendante en 1330. Le premier prince
						régnant, Basarab I<hi rend="sup">er</hi>, a régné jusqu’en 1352, date à
						laquelle monta sur le trône Nicolae Alexandru (1352-1364 nov. 16). La
						Moldavie a conquis son indépendance en 1359 et le trône a été successivement
						occupé par Bogdan I<hi rend="sup">er</hi> (1359-1365)&#160;; Latcu
						(1365-1375), Petru (1375-1391), Roman (1391-1394)<note type="1"><p><hi
									rend="i">Istoria României</hi>, vol. II, Édit. Academiei,
								Bucureşti, 1964, pp. 140-172.</p>
						</note>.</p>
					<p>Nous considérons que l’apparition, à la fin du XIV<hi rend="sup">ème</hi>
						siècle, des documents complexes du point de vue de la rédaction diplomatique
						est le résultat de l’évolution de la chancellerie du prince régnant des
							XIII<hi rend="sup">ème</hi> siècles et des accumulations qualitatives
						qui se sont lentement produites pendant l’époque antérieure.</p>
					<p>La recherche sur l’évolution des chancelleries princières roumaines est rendu
						difficile par les grandes pertes subies par le trésor documentaire à cause
						des vicissitudes du temps.</p>
					<p>Aucun document des premiers princes régnants de Valachie et de Moldavie (qui,
						sans doute, en leur qualité de chefs d’états indépendants ont dû émettre des
						documents, entretenir une correspondance) ne fut conservé.</p>
					<p>La première information sûre concernant un document émis par la chancellerie
						valaque remonte à 1352. Conservée sous forme d’une mention dans le document
						du 13 novembre 1618, cette information atteste qu’(entre le 1<hi rend="sup"
							>er</hi> septembre 1351 et le 31 août 1352) le voïvode Nicolae Alexandru
						a fait don du village de Bădeşti à l’église de Cîmpulung<note type="1"
									><p><hi rend="i">Documenta Roumaniae Historica</hi> (DRH), A
								(Tara Românească — Valachie), vol. I, Bucureşti, 1966,
								pp. 11-12.</p>
						</note>.</p>
					<p>Nous apprenons par les lettres du patriarche œcuménique de 1359 que le prince
						régnant de Valachie, mentionné plus haut, a envoyé aux représentants de la
						Grande Église de Constantinople plusieurs lettres <pb n="165"/>sollicitant
						l’envoi d’un dignitaire religieux en Valachie mais nous en ignorons
						complètement le contenu et l’aspect<note type="1"><p><hi rend="i">Documente
									privind istoria României</hi> (Documents concernant l’histoire
								de la Roumanie) B, Tara Românească (La Valachie), vol. I, XIII-XV,
								siècle, pp. 14-15.</p>
						</note>.</p>
					<p>En ce qui concerne le document de chancellerie, le premier qu’on connaît de
						Valachie est le privilège commercial octroyé en 1368 par Vladislav I<hi
							rend="sup">er</hi> (le prince Vlaicu, 16 novembre 1364-1377) aux
						commerçants de Braçov<note type="1"><p>Archives d’État de Braşov, collection
								Privilèges, nr. 7.</p>
						</note>.</p>
					<p>Un autre document de ce pays est le hrisov par lequel, en 1374, le prince
						régnant mentionné dessus faisait don des villages de Jidovstiţa, Vodiţa Mare
						et Tarovăţul à sa fondation, le monastère de Vodiţa<note type="1"
								><p>Archives d’État de Bucarest, collection Section Historique,
								nr. 1.</p>
						</note>.</p>
					<p>Le premier document de la chancellerie de Moldavie conservé remonte au 1<hi
							rend="sup">er</hi> mai 1384 et concerne les dons faits par le voïvode
						Petru Muşat à l’église Saint Jean Baptiste de Tîrgu Siret, (église édifiée
						aux frais de sa mère Margareta), avec le revenu de la douane de ce
							bourg<note type="1"><p>D.R.H., A Moldova (Moldavie), vol. I, Bucarest,
								1975, pp. 1-2.</p>
						</note>.</p>
					<p>Quoique les sources documentaires soient pauvres pour le XIV<hi rend="sup"
							>ème</hi> siècle, ceci est l’intervalle de temps pendant lequel les
						chancelleries princières des deux pays roumains ont été définitivement
						instituée.</p>
					<p>La langue utilisée couramment dans la chancellerie de Valachie et de Moldavie
						pendant les XIV-XVI<hi rend="sup">ème</hi> siècles a été la langue slave de
						rédaction roumaine.</p>
					<p>À cause des conditions de son utilisation, cette langue est fondamentalement
						différente des autres langues slaves des peuples des alentours et c’est pour
						ça qu’elle a été nommée slavo-roumaine<note type="1"><p>Damian P. Bodgan,
									<hi rend="i">Paleografia slavo-română</hi> (La paléographie
								slavo-roumaine), Directia Generală a Archivelor Statului&#160;;
								Bucureşti, 1978&#160;; M. Gaster, <hi rend="i">Ilchester lectures on
									greco-slavonic literature and its relation to the folk-lore of
									Europe during the Middle Ages, Londres, 1887</hi>&#160;; Gh.
								Ghibănescu, <hi rend="i">Documentul studiat din punct de vedere
									istoric, archéologie şi paleografic</hi> (Le document étudié du
								point de vue historique, archéologique et paléographique), dans T.
								Codrescu, «&#160;Uricarul&#160;», vol. XXIII, Iasi, 1895,
								pp. 5-109&#160;; G. Balascev, <hi rend="i">Bălgarskoto skoropismo,
									obrazci ot nego et X-XIX, vek</hi>, dans «&#160;Minalo&#160;»,
								I, 3, Sofia, 1909, pp. 282-303.</p>
						</note>.</p>
					<p><pb n="166"/>A la suite l’adoption de cette langue par l’église orthodoxe et
						des liens culturels avec Byzance et les pays au sud du Danube, l’alphabet
						cyrillique et la langue slavo-roumaine ont rempli la fonction d’alphabet et
						de langue officielle dans les deux pays roumains. Pourtant, dans les
						chancelleries mentionnées au-dessus, pendant cet intervalle de temps, des
						documents en langue latine ont été aussi écrits. Il est intéressant que, peu
						à peu, les informations attestant qu’avant l’introduction de la langue
						slavone dans les chancelleries roumaines on a utilisé la langue latine
						s’élargissent. Pendant la seconde moitié du XVI<hi rend="sup">ème</hi>
						siècle les documents commencent d’être rédigés en langue roumaine (mais
						écrits avec l’alphabet cyrillique), leur pourcentage augmentant et devenant
						prépondérant pendant le siècle suivant.</p>
					<p>Le fait que l’utilisation de la langue latine, dans les chancelleries de
						Valachie et de Moldavie pendant le Moyen-Âge, a été un usage à peu près
						courant est prouvé par le contenu de l’acte émis le 25 novembre 1369 par
						Vladislav, le voïvode de Valachie. Par cet acte le prince régnant
						s’adressait aux citoyens et au peuple de n’importe quelle nationalité et
						langue qui observent le rite et les usages de la sainte église romaine et se
						trouvent en Valachie, leur demandent de recevoir avec honneur un évêque
							catholique<note type="1"><p>D.R.H., B, vol. I, pp. 12-13.</p>
						</note>.</p>
					<p>Afin de faire face au besoin de connaître le latin, le prince régnant de
						Moldavie, Jacob Eraclid Despod, a fondé en 1563 une école latine à
							Cotnari<note type="1"><p>Stefan Bîrsănescu, «&#160;<hi rend="i">Schola
									latina</hi>&#160;» <hi rend="i">de la Cotnari</hi> (Schola
								latina de Cotnari), Bucaresti, 1957.</p>
						</note>.</p>
					<p>Malgré le fait que aucune sorte de donnés concernant l’organisation des
						chancelleries princières, la manière dont les actes étaient conçus,
						finalisés et émis ne soient pas conservées, nous pouvons détacher des
						informations intéressantes concernant ces aspects par l’investigation du
						contenu des documents qui se sont conservés en bon état.</p>
					<p>L’analyse des types des documents émis dans les chancelleries roumaines doit
						être faite en portant des dénominations rencontrées dans leur contenu. En
						effet, on doit tenir compte du fait que les réalisateurs des actes, au long
						du temps, ont dénommé leurs propres créations.</p>
					<p><pb n="167"/>Les dénominations attribuées aux documents de chancellerie par
						leurs écrivains sont importantes car, d’une part permettent de connaître les
						premières tentatives d’individualiser les écrits, de l’autre part prouvent
						les interférences des domaines de la culture.</p>
					<p>La plus fréquente dénomination mentionnée dans les documents des siècles
							XIV<hi rend="sup">ème</hi> et XV<hi rend="sup">ème</hi> dans les
						chancelleries roumaines, mais aussi dans celles des autres états sud-est
						européens, est le hrisov, terme ayant son origine dans la chancellerie
						byzantine. Ce type de documents fut dénommé en Moldavie uric. Dans l’Empire
						Romain d’Est et dans l’état bulgare, le terme hrisov désignait également la
						matrice sigillaire ou bien le grand sceau voïvodal. On le rencontre aussi
						avec ce sens chez nous.</p>
					<p>Le terme оризмо («&#160;orizmo&#160;» = ordre) employé souvent pour
						individualiser les ordres, fut utilisé tant pour les actes internes que pour
						ceux externes.</p>
					<p>Le mot повлѣиіе (ordre) remplacera, après 1459, dans les documents internes,
						le terme ci-dessus. Quoiqu’on le rencontre aussi dans les documents des
						chancelleries voisines, on considère que повлѣиіе est une création
						autochtone.</p>
					<p>Le mot ІЛИСТЬ rencontré également dans la chancellerie polonaise où il
						désignait les actes écrits en langue slave, et dans la chancellerie serbe,
						veut dire chez nous hrisov ou bien lettre princière, voïvodale.</p>
					<p>Quelquefois on emploie des dénominations qui renvoient à l’action pour
						laquelle l’acte fut émis, par exemple привілиа (privilège). Dans les actes
						émis par les chancelleries roumaines au cours des siècles XIV<hi rend="sup"
							>ème</hi> et XV<hi rend="sup">ème</hi>, on rencontre également quelques
						termes ayant le sens général d’acte, écrit, ceux-ci étant грамота, листь,
							писаніе<note type="1"><p>Damian Bogdan, <hi rend="i">Diplomatica
									slavo-română</hi> (La diplomatique slavo-roumaine) dans,
								Documente privind istoria României, Introducere, tom II, Bucarest,
								1956, pp. 21-22.</p>
						</note>.</p>
					<p>La détermination de la typologie des documents émis dans les chancelleries
						suppose l’analyse des écrits conservés, du point de vue du discours
						diplomatique, des éléments figuratifs du support, de la forme d’expédition
						et des moyens de validation. La conclusion des nos recherches est que, dans
						les chancelleries de Valachie, Moldavie et dans d’autres chancelleries
						sud-est européennes, furent émis des actes ayant des grades de solennité
						divers. Les principaux actes solennels sont les hrisov, les privilèges et
						les traités.</p>
					<p><pb n="168"/>Le hrisov est un acte d’autorité publique dans lequel l’auteur
						décide un fait duquel des droits juridiques découlent. Du point de vue du
						bénéficiaire, les hrisov sont destinés à des personnes physiques, à une
						institution (le plus fréquent à des institutions ecclésiastiques) ou bien à
						une collectivité. Au XIV<hi rend="sup">ème</hi> et XV<hi rend="sup">ème</hi>
						siècles, les hrisov furent écrits d’habitude sur parchemin, authentifiés par
						des sceaux en cire rouge protégés par une semi-sphère en cire vierge pendu
						au support par un cordonnet en soie.</p>
					<p>Une autre catégorie d’actes solennels sont les privilèges, documents de
						chancellerie par lesquels on confère à une personne ou à une collectivité
						des avantages particulières. Écrits d’habitude sur parchemin, ces actes
						prévoient les conditions dans lesquelles le bénéficiaire peut disposer des
						privilèges respectifs. Parmi les plus importants documents de ce type
						appartenant aux siècles desquels s’occupe notre symposion, nous
						signalons&#160;: l’acte par lequel Vladislav I, le prince régnant de
						Valachie, accordait, le 20 janvier 1368, aux commerçants de la ville de
						Braşov, quelques libertés, en stipulant les conditions dans lesquelles
						ceux-ci allaient vendre leurs marchandises en Valachie. Il s’agit des
						relations existantes depuis les « aïeuls&#160;» entre les habitants de la
						ville de Braçov et les habitants de Valachie&#160;; on établit les droits et
						les obligations de ceux qui pratiquaient le commerce de ce côté-ci des
						Carpathes, le voïvode ordonnant à ses fonctionnaires de respecter les droits
						accordés aux dits commerçants, ainsi que «&#160;personne ne les gêne, ne les
						embrouille ou ne les arrête&#160;». Il précise «&#160;et qu’ils n’osent pas
						faire autrement s’ils ne veulent pas subir notre affreuse colère&#160;»<note
							type="1"><p>D.R.H., C, Relaţii între ţările romane (Relations entre les
								pays roumains), vol. I, Bucarest, 1977, pp. 86-88.</p>
						</note>.</p>
					<p>Cet acte fut renouvelé par Mircea le Vieux (le 6 août, le 25 août 1413)<note
							type="1"><p>ibid., pp. 198-200.</p>
						</note>, Michel I (le 21 mai 1421)<note type="1"><p>Ibid., pp. 216-218.
								Orig. Archives d’État Braşov, collection Privilèges, nr. 776.</p>
						</note>, Dan II (1431, janvier 30)<note type="1"><p>Ibid.,
								pp. 275-278&#160;; Orig. Archives d’État Braşov, collection
								Privilèges, nr. 768.</p>
						</note> et par d’autres voïvodes.</p>
					<p>Un autre privilège, daté le 29 mai 1418, fut accordé aux habitants de la vile
						de Cisnădie par Mihail voïevode de Valachie qui approuvait <pb n="169"/>que
						les gens de cette ville, «&#160;roumains ou autres, quel que soit leur état
						social&#160;», mènent leur bétail aux pâturages en Valachie<note type="1"
								><p>Ibid., pp. 202-203&#160;; Orig. Archives d’État Sibiu,
								Collection de documents de paroisse evangélique CA de Cisnădie
								1/6.</p>
						</note>. Ce privilège fut renouvelé aussi aux siècles suivants.</p>
					<p>D’autres privilèges furent émis par les voïvodes de Valachie et de Moldavie
						pour les institutions ecclésiastiques orthodoxes au delà des frontières du
						pays. Étant, comme l’on sait, les seuls pays d’origine latine et religion
						orthodoxe dans cette partie du continent, les principautés roumaines ont
						joué un rôle particulier dans l’action de soutenir l’orthodoxisme<note
							type="1"><p>T. Bodogae, <hi rend="i">Ajutoarele româneşti la mănăstirile
									din Sfîntul Munte Athos</hi> (Les aides roumaines pour les
								monastères situées sur la Sainte Montagne Athos) (Sibiu, 1941).</p>
						</note>. En prenant le rôle des empereurs du Byzance, les voïvodes roumains
						ont désiré être «&#160;bouclier de l’église orthodoxe et ses
							défenseurs&#160;»<note type="1"><p>Francis Pall, <hi rend="i">Les
									relations de Basile Lupu avec l’Orient orthodoxe et
									particulièrement avec la Patriarchie de Constantinople</hi>,
								dans «&#160;Balcania&#160;», VIII, 1945, pp. 66-140&#160;; C.A.
								Stoide, <hi rend="i">Din legăturile patriarhiei de Constantinopol eu
									Moldova în epoca lui Vasile Lupu</hi> (Liaisons de la
								Patriarchie de Constantinople avec la Moldavie à l’époque de Basile
								Lupu), dans «&#160;Materiale de muzeografie şi istorie », 7-8
								(1958), pp. 564-569.</p>
						</note>.</p>
					<p>Assurément, du point de vue du type, ces documents ressemblent aux hrisov et
						il est possible qu’ils soient validés par des bulles sigillaires dorées,
						comme il s’est passé sûrement aux XVI<hi rend="sup">ème</hi> siècle<note
							type="1"><p>C. Moisil, <hi rend="i">Bule sigilare de aur de la domnii
									Tarii Româneşti şi ai Moldovei</hi>, (Boules sigillaires d’or
								des princes régnants de Valachie et Moldavie) dans, «&#160;Revista
								Arhivelor&#160;», tom. I (1924-1927), pp. 249-265.</p>
						</note>.</p>
					<p>En disant cette chose-ci, on envisage le fait qu’une part de ces actes de
						don, adressés à des institutions aux XV<hi rend="sup">ème</hi> et XVI<hi
							rend="sup">ème</hi> siècles, aujourd’hui sans sceau, furent authentifiés
						par un sceau attaché, ceci pouvant être une bulle. On rappelle parmi ceux-ci
						l’acte de Bassarabe le Vieux, voïvode de Valachie, qui, en 1475-1476, a
						offert au monastère Cutlumuz du Mont Athos plusieurs villages (l’original se
						trouve à l’institution mentionnée)<note type="1"><p>D.R.H., B, vol. I,
								pp. 251-253.</p>
						</note>&#160;; celui de novembre 1492 par lequel Vlad Călugărul a renforcé,
						au monastère Hilandar<note type="1"><p>Ibid., pp. 375-377.</p>
						</note>, le droit de propriété sur certains biens. D’autres actes de cette
						sorte, dans les monastères <pb n="170"/>du Mont Athos, ne sont pas étudiés
						du point de vue des moyens de validation (le 12 juin 1487<note type="1"
								><p>ibid., pp. 326-327.</p>
						</note>, le 29 août 1492<note type="1"><p>Ibid., pp. 370-371. Orig. se
								trouve à la Monastère Cutlumuz.</p>
						</note>, etc.).</p>
					<p>Une catégorie spéciale de documents solennel sont les traités. Quoique le
						terme soit moderne, donc méconnu dans les XIV<hi rend="sup">ème</hi> et
							XV<hi rend="sup">ème</hi> siècles, le contenu des documents élaborés
						pendant cette période nous informent clairement qu’il existait ce type
						d’acte. Ayant comme objet la conclusion des alliances politiques et
						militaires, les traités déterminent le cadre des relations entre les états
						dont les souverains en sont impliqués, mentionnant les obligations de chaque
						part. Le caractère solennel des ces documents est prouvé par la complexité
						des dates rassemblées, respectivement par les formules diplomatiques
						insérées et par les éléments extérieurs (support, éléments figuratifs).</p>
					<p>Parmi les documents de ce genre on spécifie l’acte daté le 20 janvier 1390, à
							Lublin<note type="1"><p>D.R.H., C, vol. I, pp. 122-123.</p>
						</note>, par lequel le voïvode de Valachie a conclu une «&#160;alliance
						immuable d’amitié avec le prince régnant Wladislaw, grâce à Dieu roi de
						Pologne&#160;», avec la remarque qu’on l’a conclu après «&#160;le conseil
						avec tous ses boyards ». L’alliance de 1390 fut renouvelée le 6 juillet
							1391<note type="1"><p>Ibid., pp. 125-126.</p>
						</note> et le 17 mais 1411<note type="1"><p>Ibid., pp. 186-187. Orig. se
								trouve à la Moscou.</p>
						</note>. Le dernier écrit porte dans la part finale la phrase
						suivante&#160;: « pour la force, l’amitié et la bonté de notre alliance
						sempiternelle, nous avons fait confirmer la lettre présente par le pouvoir
						de notre grand sceau ».</p>
					<p>Mircea, voïvode de Valachie, a conclu le 7 mars 1395 une alliance politique
						avec Sigismund, roi de Hongrie, dans laquelle on insère les titres des deux
						souverains et l’on fait mention des rapports antérieurs, en signalant
						qu’aucune des parts ne fut forcée à conclure l’alliance et en stipulant les
						obligations des deux parts<note type="1"><p>Ibid., pp. 138-142. Orig. se
								trouve à la Budapest.</p>
						</note>.</p>
					<p>Un autre traité a été conclu le 17 mai 1421 par le voïvode de Valachie, avec
						«&#160;la ville de Braçov et l’entière pays de Bîrsa&#160;»<note type="1"
								><p>Ibid., pp. 217-218. Orig. Archives d’État de Braşov, collection
								Privilèges, nr. 776.</p>
						</note>.</p>
					<p><pb n="171"/>On spécifie que la plus grand part des documents externes émis
						par la chancellerie de Valachie et de Moldavie, spécialement ceux destinés
						aux villes de Transylvanie, sont en langue latine et se classifient, du
						point de vue du type, parmi les actes élaborés dans les chancelleries du
						centre et de l’ouest de l’Europe.</p>
					<p>En quelques situations telles que le privilège du 30 janvier 1431 émis par
						Dan II, le texte fut écrit, sur le même support, en langue latine et en
						langue slavo-roumaine<note type="1"><p>Archives d’État de Braşov, collection
								Privilèges, nr. 768.</p>
						</note>.</p>
					<p>Une preuve que dans la chancellerie valaque on rédigeait fréquemment des
						documents en langue latine constitue le fait que, quelquefois, les voïvodes
						se sont confectionnés, à part les matrices sigillaires à légende en slavon,
						des matrices à l’inscription latine<note type="1"><p>Constantin Moisil, <hi
									rend="i">Sigiliile lui Mircea cel Bătrîn</hi> (Les sceaux de
								Mircea le Vieux), «&#160;Revista Arhivelor&#160;», VI, 2, 1944,
								pp. 256-286.</p>
						</note>.</p>
					<p>Comme on a signalé plus tôt, le caractère solennel des actes est déterminé,
						premièrement, par le contenu du discours diplomatique. Bien sûr, les
						formules destinées à révéler l’autorité particulière de l’émetteur et celles
						qui assurent la pleine valabilité du document sont très importantes.</p>
					<p>L’analyse de l’évolution de l’intitulation mérite une attention toute
						spéciale. Si dans les premiers documents valaques il s’agit d’une
						intitulation restreinte (1368, 1374), «&#160;Io Vladislav voïvode, grâce à
						Dieu prince régnant de tout le pays de Valachie&#160;», peu à peu la formule
						devient complète, existant quand même des différences d’un voïvode à l’autre
						et même d’un acte à l’autre.</p>
					<p>L’intitulation de Mircea le Vieux (1386-1418) est tout à fait
						impressionnante, exprimant l’autorité spéciale du prince régnant. Dans le
						document de 23 novembre 1406, destiné au monastère de Tismana,
						l’intitulation comporte l’attribut théocratique (Io), le nom (Mircea), le
						titre (grand voïvode, seul souverain), la formule de dévotion (grâce à
						Dieu), la qualité (господарь), prince souverain et régnant de tout le pays
						de Valachie et des parts d’au-delà de la montagne et aussi des régions
						tartares et de Făgăraş, duc et prince régnante de Banat et du Severin <pb
							n="172"/>et des deux côtés et de toute la Podunavia (Danubius) et aussi
						jusqu’à la grande mer et de la cité de Dîrstor<note type="1"><p>Aurelian
								Sacerdoteanu, <hi rend="i">Titlul de mare voievod al Tării
									Româneşti</hi> (Le titre du grand voïvode de Valachie) dans le
								volum <hi rend="i">Omagiul profesorului Ioan Lupas</hi>, 1941,
								pp. 16-20&#160;; D. Onciul, <hi rend="i">Titlul lui Mircea cel
									Bătrîn şi posesiunile lui</hi> (Le titre de Mircea le Vieux et
								ses possessions), dans «&#160;Convorbiri literare&#160;», XXXV
								(1901), pp. 1010-1035&#160;; XXXVI (1902), pp. 27-53, 716-753&#160;;
								XXXVII (1903), pp. 16-30&#160;; 209-231.</p>
						</note>.</p>
					<p>Envisagée en son ensemble, l’intitulation des voïvodes de Valachie et
						Moldavie comprend les éléments suivants&#160;:</p>
					<list type="dash">
						<item><p>L’attribut théocratique Io, particule qui désignait le voïvode,
								dont le nom la précède, comme le représentant du Dieu. Retrouvée
								quelque fois en Ioan, celle-ci est une influence de la chancellerie
								byzantine, qui fut forte sur la Valachie<note type="1"><p>D. Ciurea,
											<hi rend="i">Problema originii şi sensului lui Io din
											intitulatia şi subscriptia documentelor româneşti</hi>,
										în «&#160;Analele Academiei Romane&#160;», Mem. Sect.
										Istorice séria a III-a, tom XXVI, Buc. 1943.</p>
								</note>. On spécifie que cette particule est présente dans tous les
								actes internes valaques, étant employée par le voïvode et ses fils
								mais rarement par sa femme<note type="1"><p>Dimitrie Ionescu, <hi
											rend="i">Contributions à la recherche des influences
											byzantines dans la diplomatique roumaine</hi>, dans «
										Datina românească&#160;», Vălenii de Munte, 1934,
										p. 26&#160;; Ion Radu Mircea, <hi rend="i">Relations
											littéraires entre le Byzance et les pays roumains</hi>,
										dans «&#160;Actes du IV<hi rend="sup">ème</hi> Congrès
										International des études byzantines&#160;», Bucarest,
										6-12 septembre 1971, vol. I, Bucarest, 1974.</p>
								</note>.</p></item>
						<item><p>Un autre élément de l’intitulation est le titre de voïvode utilisé
								également par ce qui occupait le trône et par ses fils.</p></item>
						<item><p>Le terme господарь (prince régnant) désigne la qualité, le fait que
								le nommé était le maître effectif du pays.</p>
							<p>Cette qualité constitue la source du pouvoir, l’attribut qui lui
								donne la possibilité de prendre des décisions desquelles découlent
								des droits juridiques. Quelquefois l’autorité de l’émetteur est
								soulignée aussi en ajoutant des termes tel самодѣжавѣиъ
								(samodejavîn) (le seul maître), terme slave, calque d’un mot
								hellénique (autocrat). Ce terme veut dire que le prince régnant de
								Valachie détient le pouvoir seulement par la volonté du Dieu et
								aucun terrien n’a de rôle en ce sens.</p></item>
						<item><p>L’intitulation réunit la formule de la filiation, formule exprimée
								dans les chancelleries valaque et moldave par une grande diversité
								de <pb n="173"/>formes (le nome du père ou du grand-père accompagné
								par des qualificatifs tel «&#160;bon&#160;»,
								«&#160;grand&#160;»&#160;; en 1497 Radu le Grand s’intitulait
								«&#160;prince régnant et voïvode, fils de Vlad le Bon et le
								Grand&#160;») et réduit aussi la formule de la dévotion милостію
								божію = (par la grâce de Dieu).</p></item>
					</list>
					<p>À la suite de l’intitulation, il y a le nom du territoire sur lequel le
						prince régnant respectif étendait son autorité. De ce point de vue on
						rencontre dans tous les documents la dénomination du pays — Valachie,
						Moldavie — et, dans certains cas, d’autres titres et possessions
						comme&#160;: maître de Banatul Severinului, duc de Făgăraş, herţeg de Almaş
						et Făgăraş (vainqueur), maître de la cité de Dîrstor, maître du Danube et
						des contrées tartares, maître «&#160;jusqu’à la grande mer&#160;».</p>
					<p>Dans certaines situations, l’intitulation comprend également d’autres termes,
						des adjectifs qui individualisent l’émetteur, par exemple басараб млади
						(Basarab le Jeune), etc.<note type="1"><p>D.R.H., B, vol. I,
								pp. 277-278.</p>
						</note>.</p>
					<p>Une autre formule rencontrée souvent dans les documents solennels est la
						harangue. En motivant quelquefois en des termes philosophiques, autrefois en
						des considérants d’ordre juridique, moral ou de simple convenance, la
						nécessité d’émettre l’acte, cette formule paraît quelquefois un ornement. La
						harangue, ayant sa source dans la chancellerie byzantine, est présent
						particulièrement dans les hrisov et les privilèges accordés aux monastères
						du pays et aux institutions religieuses d’Orient. Dans les documents elle
						apparaît le plus souvent fragmentée, une part étant insérée après
						l’invocation symbolique, l’autre — après l’intitulation. Bien sûr, dans les
						actes solennels, la narration elle aussi est plus ample. Dans son contenu on
						explique «&#160;l’évolution&#160;» du problème pour lequel l’acte fut
						émis.</p>
					<p>Dans les actes solennels, spécialement dans les traités, on accorde une
						importante accrue a l’inscription (l’adresse). En étudiant le contenu de
						cette formule, dans les actes du 1390, 1395, on constate qu’on a inséré les
						principaux éléments de l’intitulation des rois de Pologne et d’Hongrie. Dans
						le premier acte mentionné, la suscription a la forme suivante&#160;:
						«&#160;le trop éclairé prince régnant Wladislaw, par la grâce de Dieu roi de
						Pologne et aussi prince régnant de Poméranie et Galice et — prince — <pb
							n="174"/>héritier de…&#160;»<note type="1"><p>D.R.H., C, vol. I,
								pp. 122-123.</p>
						</note> Le traité de 1395 a comme inscription le texte suivant&#160;:
						«&#160;le trop éclairé prince régnant, dominus Sigismund, grâce à Dieu
						illustre roi d’Hongrie, Dalmatie, Croatie etc. et margraf de Brandemburg
							etc.&#160;»<note type="1"><p>ibid., pp. 138-139.</p>
						</note>.</p>
					<p>La disposition, formant la base même de l’acte, comprend clairement la
						volonté de l’auteur. Présente dans tous les actes de chancellerie, la
						disposition est d’une importance particulière au point de vue historique et
						juridique. On y rencontre des nomes de personnes et d’institutions, les
						bornes d’une propriété, les sommes données et les monnaies, la modalité de
						la perception de certains impôts. Face aux actes simples, dans le cas des
						documents solennels la disposition est accompagnée par quelques mots en
						exprimant les sentiments qui ont déterminé le voïvode d’élaborer l’acte.
						Quant aux documents destinés aux personnes laïques, on précise que des
						droits accordés bénéficieront tant le destinataire que ses enfants et leurs
						successeurs.</p>
					<p>D’une façon similaire s’avère la disposition dans d’autres chancelleries de
						cette zone du continent, en constatant une interférence des idées des
						chancelleries de langue slave et de celles du centre et de l’ouest
							d’Europe<note type="1"><p>I. D. Negrescu, <hi rend="i">Limba slavă
									veche. Perioada slavonă la romani. Texte paleoslave şi
									româno-slave</hi>, Buc., 1961.</p>
						</note>.</p>
					<p>Dans les documents émis par les chancelleries roumaines, souvent la
						disposition s’achève par la clause prohibitive par laquelle l’auteur
						interdit la violation des stipulations de l’acte. On trouve dans les actes
						solennels l’appel aux successeurs et la sanction matérielle et spirituelle.
						En promettant une récompense pour celui qui respectera les prévoyances du
						document, l’auteur menace par des punitions en cas de violation. La punition
						spirituelle est la malédiction, qui puisse sa source dans le formulaire
						ecclésiastique, étant à l’origine la sanction habituelle des synodes
						œcuméniques.</p>
					<p>Ces anathèmes ont été d’ailleurs consignées dans les diplômes des souverains
						de l’Europe centrale<note type="1"><p>Alain de Bouard, <hi rend="i">Manuel
									de diplomatique française et pontificale</hi>, 2 vols., Paris,
								1929&#160;; 1952&#160;; F. Dôlger, <hi rend="i">Byzantinische
									diplomatik</hi>, Mûnchen, 1956 (Plansele).</p>
						</note>. Les personnages d’anathème sont&#160;: Dieu, Jésus Christ, la Mère
						de Jésus, le Saint Esprit, divers saints, les <pb n="175"/>318 saints
						prêtres du premier synode œcuménique de Nicée de l’an 325. Souvent, on
						souhaite au rituel coupable de rencontrer Judas et Arie, de joindre donc
						ceux qui ont abandonné le Dieu. En Moldavie, cette formule fut moins
						fréquente, un rôle plus grand ayant l’appel aux successeurs.</p>
					<p>La punition spirituelle employée dans les chancelleries sud-danubiennes et
						par les slaves du sud également, est toujours d’origine byzantine<note
							type="1"><p>Mihai Lascaris, <hi rend="i">Influences byzantines dans la
									diplomatique bulgare, serbe et slavo-roumaine</hi>, dans «
								Byzantino Slavica&#160;», III, nr. 2 (1931).</p>
						</note>. En Valachie, la chancellerie a emprunté seulement l’usage de la
						formule qu’elle a adopté ensuite à son spécifique.</p>
					<p>La punition matérielle comprend la menace avec noire colère de l’auteur
						appliquée à ceux qui ne respecteraient pas les prévoyances de l’acte.
						Présente spécialement dans les hrisov solennels, la punition matérielle
						apparaît dans une forme évidente dans le hrisov du 11 mai 1409 où celui qui
						ne respecterait pas la décision de l’auteur était menacé par «&#160;grand
						mal et malheur de notre part pour le violateur et non dévoué à notre
							hrisov&#160;»<note type="1"><p>D.R.H., B, vol. I, pp. 74-76.</p>
						</note>.</p>
					<p>La corroboration, formule spécifique aux chancelleries occidentales, est peu
						employée aux XIV<hi rend="sup">ème</hi> et XV<hi rend="sup">ème</hi> dans
						les chancelleries des Pays Roumains. On la rencontre seulement dans les
						documents externes. Pour la première fois, elle apparaît dans le hrisov de
						1403 où elle a le contenu suivant&#160;: «&#160;et pour renforcer se fait,
						nous avons émis notre présente lettre privilégiale certifie par le pouvoire
						de notre grand sceau, authentique et pendu&#160;»<note type="1"><p>D.R.H.,
								A, vol. I, pp. 24-25.</p>
						</note>.</p>
					<p>Elle est, en échange, souvent utilisée dans les uric de Moldavie. Pour la
						certification des actes on introduit, spécialement dans les actes solennels,
						le nom du fonctionnaire responsable de l’élaboration de l’acte (d’habitude
						le chef de la chancellerie, le grand logothète), celui du rédacteur
						(accompagné par l’expression «&#160;avec son science&#160;»), du scribe
						(écrivain), ces formules étant rencontrées aussi dans les chancelleries
						sud-slaves et polonaise.</p>
					<p>Tel qu’on l’a mentionné plus haut, les actes solennels s’individualisent par
						leur forme extérieure. En les regardant, on peut aisément <pb n="176"
						/>constater que certains éléments ajoutent au contenu un brin d’importante
						et de beauté. Bien sûr, c’est ce que la diplomatique appelle «&#160;éléments
							figuratives&#160;»<note type="1"><p><hi rend="i">Vocabulaire
									International de la diplomatique</hi>, în «&#160;Folia
								caesaraugustana&#160;» (Travaux préliminaires de la Commission
								Internationale de Diplomatique), Zaragoza, 1983, pp. 130-131.</p>
						</note>. Quant aux documents émis par les chancelleries roumaines aux XIV<hi
							rend="sup">ème</hi> et XV<hi rend="sup">ème</hi> siècles, ont eu un rôle
						important&#160;: 1) l’invocation symbolique&#160;: 2) la lettre
						initiale&#160;; 3) le monogramme voïvodal&#160;; 4) le sceau, auxquels
						s’ajouterait, aux XVI<hi rend="sup">ème</hi>-XVIII<hi rend="sup">ème</hi>
						siècles, la signature du voïvode et de quelques dignitaires chargés de
						l’élaboration de l’acte, le blason du pays, les ornements (miniatures)
						thématiques, les oculis et quelquefois, les titres du voïvode étaient écrits
						d’une manière qui atteste le soin pour la beauté des actes.</p>
					<p>Tout en enrichissant le message des actes, ces éléments figurés ont un rôle
						double. Ils constituent tout d’abord un élément juridique car ils sont une
						preuve de l’authenticité du dit document et en même temps un obstacle
						difficile à surmonter par les difficultés de réalisation, dans la voie de la
							plastographie<note type="1"><p>Maria Dogaru, <hi rend="i">Éléments
									figurés sur les documents féodaux roumains</hi>, se trouve en
								train d’être publiée.</p>
						</note>. Ils ont sans doute été crées en raison de la nécessité qu’il y a eu
						d’élaborer des actes valables du point de vue du contenu et de la forme qui
						soient facilement reconnaissables aussi bien par les contemporains que par
						les successeurs.</p>
					<p>Étant un moyen se proposant d’attacher par des codes plastiques l’autorité de
						l’émetteur, ces éléments font que le message de l’acte soit récepté
						directement par tous ceux qui regardent ou lisent le document respectif. Par
						leur grande force d’expressivité les signes institués et représentés en
						chromatiques adéquates ont constitué un moyen d’individualisation des actes
						spécifiques à la chancellerie suprême et aussi une méthode discrète mais en
						même temps efficace permettant de relever leur supériorité par rapport à
						ceux émanant d’autres chancelleries.</p>
					<p>Les éléments mentionnés étaient en même temps appelés à embellir les
						documents auxquels ils conféraient aussi une valeur artistique. Distribués
						sur le support selon une mise en page déterminée de sorte que chacun d’eux
						puisse remplir le rôle pour le quel ils avaient été créés, ils forment un
						ensemble qui s’harmonise parfaitement. Par leur <pb n="177"/>position
						contextuelle, chacun de ces éléments contribue à l’accroissement des
						qualités graphiques et décoratives du document concerné<note type="1"
								><p>Ibid.</p>
						</note>.</p>
					<p>Il est intéressant qu’au XV<hi rend="sup">ème</hi> siècle apparaissent dans
						les documents certaines expressions qui prouvent le soin de l’auteur pour
						l’apparence des écrits. Ainsi, dans plusieurs actes de chancellerie en voit
						la formule «&#160;hrisov au beau visage&#160;». Cette expression est placée
						à côte des termes voués à qualifier l’écrit du point de vue de
						l’authenticité («&#160;tout honnête&#160;»), la formule complète
						étant&#160;: «&#160;nous avons fait don de ce tout honnête hrisov au beau
						visage&#160;» (1401-1402)<note type="1"><p>D.R.H., B, vol. I, pp. 54-56.</p>
						</note>.</p>
					<p>L’invocation symbolique est l’un des éléments figurés ayant une fréquence
						extrêmement élevée parmi des documents spécifiques la chancellerie suprême
						de la Valachie et de la Moldavie. Étant une marque destinée à appeler les
						victoires, l’invocation symbolique précède généralement le texte des
						documents. Au cours des XIV<hi rend="sup">ème</hi> et XV<hi rend="sup"
							>ème</hi> siècles l’invocation symbolique réalisée par une croix
						orthodoxe souvent embellie par points et par lignes, est placée dans le côte
						sinistre supérieur du support. Bien qu’elle soit sobre au début, elle compte
						parmi les éléments concourant à l’accroissement du prestige du document, à
						l’augmentation de la beauté et ceci notamment en Moldavie où le monogramme
						princier est apparu plus tard.</p>
					<p>D’après notre opinion l’invocation symbolique a une double signification.
						D’un part faisant partie des titres du voïvode, elle réalise la liaison
						entre le pouvoir laïque et le pouvoir divine, d’autre part elle relève, de
						manière codifié, les rôles assumés par les voïvodes roumains, après la chute
						de Constantinople, dans le soutien de l’orthodoxisme.</p>
					<p>Les actes de Valachie en latin s’encadrent dans les pratiques occidentales,
						en temps que les documents bilingues gardent pour texte le spécifique du
						genre respectif&#160;: le texte en slavo-roumain porte des éléments
						figuratifs spécifiques aux chancelleries roumaines (en général aux
						chancelleries sud-est européennes) et le texte latin est spécifique à ces
						actes dans les chancelleries de l’Occident.</p>
					<p>La lettre initiale constitue un autre élément figuré ayant à jouer un rôle
						majeur quand il faut mettre en évidence la solennité des <pb n="178"
						/>documents. Véritable porte qui s’ouvre vers le contenu de l’acte,
						l’initiale, réalisée au cinabre, c’est le premier élément qui a brisé la
						sobriété de l’écriture en marquant la route vers son ornementation.</p>
					<p>Bien que tous les signes de l’alphabet auraient pu constituer l’élément
						d’ouverture du texte, dans la période 1358-1500 nous rencontrons en Valachie
						les initiales suivantes&#160;: П du mot поиеже (pour que), И de И ou de la
						particule иже&#160;; М provenant du premier mot de la formule de dévotion
						(милостію)&#160;; Б provenant du terme qui complète cette formule
						(божію)&#160;; А de азь (pronom personnel)&#160;; В de вьі (dans) ou du
						pronom possessif (вь Сеи)&#160;; Е du mot елицъ (combien)<note type="1"
								><p>Ibid., pp. 19-507.</p>
						</note>.</p>
					<p>Sur les actes de chancellerie de la Moldavie, beaucoup plus sobres que ceux
						de Valachie, ont eu en principal ce rôle, entre 1392-1486, les lettres
						suivantes М de mot милостію (grâce)&#160;; В de великой (grand), Б de божію
						(Dieu), С de nom Стефан (Étienne)<note type="1"><p>Ibid., A, pp. 1-432.</p>
						</note>.</p>
					<p>La souscription non-autographe, appelée aussi monogramme princier, constitue
						un élément figuré ayant un rôle diplomatique particulièrement important. Ce
						terme définit l’écriture de la titulature restreinte d’un voïvode par la
						combinaison des lettres, des mots qui la composent, de telle façon à former
						apparemment pour chaque terme, un signe unique. Pour écrire les monogrammes
						on a utilisé presque tous les types d’abréviations connues ceci parce que la
						monogramme avait à jouer un rôle particulier dans l’authentification de
						l’acte, dans le sens que son déchiffrage nécessitant des connaissances
						spéciales d’ordre juridique, linguistique et aussi dans le domaine de la
						pratique de la réalisation des actes.</p>
					<p>Merveilleuse dentelle de lettre, la souscription non-autographe est réalisée
						d’ordinaire par des combinaisons particulièrement originales et expressives.
						Au cours du XIV-XV<hi rend="sup">ème</hi> siècles on rencontre un certain
						genre de transposition graphique de la souscription, ce qui est spécifique
						est l’utilisation des lettres hautes, souvent on retrouve sur le corps d’une
						lettre de grandes dimensions une véritable construction nous exhortant à en
						dégager la signification.</p>
					<p>Nous voulons préciser que le monogramme princier nous apparaît parfois serré
						dans le sens que les termes que le composent sont écrits <pb n="179"/>à une
						certaine distance l’un de l’autre&#160;; en d’autre cas il nous apparaît
						comme une écriture continue.</p>
					<p>La souscription non-autographe comprend à la fin un signe
						«&#160;final&#160;», souvent une croix byzantine<note type="1"><p>A été
								signalé aussi par G. Mihăilă, <hi rend="i">Sintagma Pravila lui
									Matei Vlastaris şi începuturile lexicografiei româneşti</hi> (Le
								syntagme de Matei Vlastaris et les commencements de la lexicographie
								roumaine le XV et XVII<hi rend="sup">ème</hi> siècle), dans
								«&#160;Studiu de slavistică&#160;», Buc., I, 1969.</p>
						</note>. La présence de celles-ci a une signification majeure et prouve le
						fait que les influences byzantines, ont agi de plusieurs façons directement
						et non pas par le tranchement de l’État bulgare, parce qu’en Bulgarie ce
						signe est absolument inconnu<note type="1"><p>La croix byzantine se trouve
								aussi en Moldavie pendant le règne d’Alexandre le Bon
								(1400-1432).</p>
						</note>.</p>
					<p>Dans la catégorie des actes ayant un bas degré de solennité nous signalons
						les <hi rend="i">lettres princières</hi>, actes par lesquels le voïvode
						manifestait sa volonté en conférant ou en confirmant des biens ou des
						droits, mais qui ne contiennent que quelques formules diplomatiques
						mentionnées plus haut et, concernant les éléments figuratifs, on constate
						une préoccupation moins assidue.</p>
					<p>Les lettres princières reflètent un spectre de problèmes larges&#160;:
						renforcement des droits de propriété, exemption d'impôts, don de privilèges
						etc.</p>
					<p>Écrites sur parchemin, ensuite sur papier, les lettres princières sont
						d’habitude validées par des sceaux appliqués ou timbrés. Parmi les actes de
						se genre datant de l’époque abordée, on signale aussi le document du
						27 décembre 1391, émis à Arges, l’un des actes de chancellerie qui prouve
						par la diplomatique l’association au règne, phénomène caractéristique aux
						pays roumains dans cette période<note type="1"><p>Emil Vîrtosu, <hi rend="i"
									>Titulatura domnilor şi asocierea la domnie în Tara Românească
									şi Moldova pînă în secolul al XVI-lea</hi> (La titulature des
								voïvodes et l’association au pouvoir en Valachie et Moldavie
								jusqu’au XVI<hi rend="sup">ème</hi> siècle), Editura Academiei
								Romane, Buc., 1960.</p>
						</note>. Émis par Mircea le Vieux, pour l’œcumène Stanciul et son frère
						Călin, ceci comprend la spécification&#160;: «&#160;ce que j’ai écrit en
						dessus sera renforcé et rempli de pouvoir par mon bien-aimé fils Mihail
							voïvode&#160;»<note type="1"><p>D.R.H., C, vol. I, pp. 79-81.</p>
						</note>.</p>
					<p><pb n="180"/>Les <hi rend="i">ordres</hi> sont des actes par lesquels,
						couramment, le voïvode ordonne des mesures dans le domaine de
						l’administration, de la fiscalité, de l’ordre publique. Du point de vue du
						destinataire, ceux-ci pouvaient être adressés à une seule personne, à
						plusieurs dignitaires ou à certaines collectivités (aux villages du
						monastère Tismana). A la différence des actes solennels et des lettres
						princières, qui proclamaient des droits juridiques, les ordres avaient, en
						général, la mission de médier la concrétisation de ceux-là. Du point de vue
						du discours diplomatique, les ordres ont un nombre réduit de formules. La
						plupart des présentes sont&#160;: la titulature restreint&#160;: Io, le nom,
						le titre (voïvode), la qualité (prince régnant), le nom du pays, la
						disposition, la punition spirituelle et matérielle. Parmi les éléments
						figuratifs on rencontre&#160;: l’invocation symbolique (une croix orthodoxe
						dont le bras vertical ondoie en marge du texte) et le monogramme princier.
						Du point de vue de la graphie les ordres sont écrits d’une manière qui
						prouve la hâte et la rapidité avec lesquelles l’acte fut élaboré. Ces types
						des actes ont été validés avec le petit sceau.</p>
					<p>En dehors de ces actes on rencontre les <hi rend="i">lettres</hi> classifiées
						à leur tour en plusieurs catégories. Quelques unes sont des actes de
						chancellerie proprement dits élaborés sous forme épistolaire. Quelques
						privilèges et même traités furent transposés ainsi. Dans de nombreux cas,
						des ordres ont été transmis sous forme de lettre. Mentionnons, pour la
						manière originale par laquelle a relevé l’association au règne, l’acte
						approximativement de 1418-1420, par lequel Mihail le voïvode de Valachie
						s’adressait à tous ceux «&#160;du pays de notre père et le nôtre&#160;»,
						«&#160;débiteurs des habitants des villes de Braçov et de Rîsnov&#160;» et
						leur disait qu’ils aillent là-bas et s’emparent de leur argent, terminant
						par «&#160;quiconque oserait les embarrasser d’un tout petit peu, périrait
						(par la main) de notre père et la nôtre&#160;».</p>
					<p>D’habitude les lettres internes ne connaissent pas la punition spirituelle.
						En échange, elle apparaît dans les lettres voïvodales ayant un caractère
						fermé, c’est à dire furent plies et scellés de telle maniée que seul le
						destinataire pût les lire après le descellage.</p>
					<p>Les lettres proprement dites (missives) sont les écrits rédigés librement qui
						transmettent ou demandent des informations. Souvent les lettres ont
						seulement le rôle d’assurer le destinataire que les choses relatées par une
						certaine personne correspondent au vouloir de l’émetteur.</p>
					<p><pb n="181"/>Quant aux documents émis dans la chancellerie de Transylvanie,
						on constate l’existence des trois catégories de documents&#160;: les uns
						reflètent les pratiques de la chancellerie royale hongroise, d’autres
						portent la marque des influences papales et d’autres sont le résultat des
						liaisons avec les autres deux pays roumains<note type="1"><p>Ioan Bogdan,
									<hi rend="i">Documente şi registre privitoare la relaţiile Tării
									Româneşti eu Braşovul şi Ungaria în secolul XV şi XVI</hi>,
								Bucureşti, 1902. Le monogramme est absent sur les actes écrits en
								slovène par les autorités de Transylvanie et destinés aux voïvodes
								des deux autres Pays Roumains extracarpathiques. Par ailleurs il
								faut relever qu’il existe en échange quelques documents émanés dans
								les chancelleries de la Valachie, en latin et adressés à des
								officialités transylvaines qui conservent la souscription non
								autographe sous la forme et avec les traits caractéristiques aux
								actes slavo-roumains.</p>
						</note>. Effectivement, dans la chancellerie voïvodale de Transylvanie
						furent élaborées des lettres privilégiales classifiées en lettres
						privilégiales solennelles et lettres privilégiales simples<note type="1"
								><p>Sigismund Joko, <hi rend="i">Organizarea cancelariei voievodale
									ardelene la începutul secolului al XVI-lea</hi> (L’organisation
								de la chancellerie voïvodale transylvane au commencement du XVI<hi
									rend="sup">ème</hi> siècle), dans «&#160;Hrisovul&#160;» (1946),
								nr. 7, pp. 111-148.</p>
						</note>.</p>
					<p>La note caractéristique des premières est qu’elles ont une calligraphie
						soignée, sont valides par un sceau attaché et embellies par des éléments
						figuratifs telle la lettre initiale, la graphie artistique de la première
						ligne, et des fines miniatures. Au point de vue du contenu, on constate un
						discours diplomatique plus complet avec une attention spéciale à
						l’intitulation et aux formules qui assurent la valabilité de l’écrit, qui
						relève sa valeur probatoire. Du point de vue de la problématique, les
						lettres privilégiales accordent, en général, des biens ou des droits.</p>
					<p>Les voïvodes de Transylvanie ont émis également des actes simples au
						caractère juridique.</p>
					<p>Sûrement, certains actes se retrouvent dans la catégorie «&#160;littera
						patent&#160;», d’autres — dans «&#160;littera clause&#160;», les différences
						entre elles étant bien connues.</p>
					<metamark rend="*"/>
					<p><pb n="182"/>Pour conclure, on peut dire les suivantes sur les actes émis par
						les chancelleries roumaines appartenant aux pays sud-est
						européens&#160;:</p>
					<p>Étant des états placés géographiquement au carrefour des chemins importants,
						elles ont contribué chacun à une large circulation d’idées<note type="1"
								><p>Emil Condurache, Răzvan Theodorescu, <hi rend="i">L’Europe de
									l’Est, aire de convergence des civilisations</hi>, dans le
								volume «&#160;Le XV<hi rend="sup">ème</hi> Congrès international de
								sciences historiques&#160;», Bucarest, 1980, tom. II,
								pp. 205-209.</p>
						</note>. Quoique, au commencement, à la base de leur civilisation féodale
						fût la langue slave pendant l’évolution historique chaque pays à adopté
						cette écriture à ses propres besoins, ce qui détermina la constitution de sa
						langue moderne.</p>
					<p>Dans l’élaboration des documents à l’aide desquels chaque entité statale
						s’administrait, on a tenu compte des normes juridiques spécifiques à
						l’époque, les chancelleries d’ici étant au courant avec les pratiques des
						chancelleries des grands souverains.</p>
					<p>Ayant, selon la situation, un formulaire diplomatique développé ou restreint,
						ces actes prouvent la culture originale de chaque peuple de cette zone
						d’histoire agitée.</p>
					<p>Le contenu des actes émis dans ces chancelleries comprend des termes et des
						structures grammaticales qui témoignent de l’évolution de la langue
						respective.</p>
					<p>Quoique les influences de la chancellerie byzantine fussent très puissantes,
						chaque chancellerie a apporté dans l’élaboration des ses actes des éléments
						autochtones et ainsi ces documents forment aujourd’hui un riche patrimoine
						spirituel tout différent.</p>
					<p>Les éléments figuratifs présents sur les documents de cette zone prouvent le
						penchant des gens vers la beauté qui n’ont pas cessé de codifier leurs
						aspirations malgré les vicissitudes des temps.</p>
					<pb n="183"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_figure1.jpg"/>
						<head>Fig. 1 - 1400. Acte émis par Mircea le Vieux, voïvode de Valachie.
							Archives d’État Bucarest, Collection Section Historique, nr. 14</head>
					</figure>
					<pb n="184"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_figure2.jpg"/>
						<head>Fig. 2 - 1407. Document émis par Mircea le Vieux, prince régnant de
							Valachie. Archives d’État Bucarest, Collection Section Historique
							nr. 12</head>
					</figure>
					<pb n="185"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_figure3.jpg"/>
						<head>Fig. 3 - 1409 (6917) mai 11, Giurgiu. Acte émis par Mircea le Vieux.
							Archives d’État Bucarest, Collection Section Historique, nr. 16</head>
					</figure>
					<pb n="186"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_figure4.jpg"/>
						<head>Fig. 4 - 1413 (6921) août 6, Cîmpulung. Document émis par Mircea le
							Vieux, voïvode de Valachie. Archives d’État Braşov, Collection
							Privilèges, nr. 779</head>
					</figure>
					<pb n="187"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_figure5.jpg"/>
						<head>Fig. 5 - 141J-1418 janvier. Document émis par Mihail, voïvode de
							Valachie. Archives d’État Braşov, Collection Stenner, nr. 216</head>
					</figure>
					<pb n="188"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_figure6.jpg"/>
						<head>Fig. 6 - 428 (6937) sep. 10, Arges. Acte émis par Dan le II<hi
								rend="sup">ème</hi>, voïvode de Valachie. Archives d’État Bucarest,
							Collection Section Historique, nr. 28</head>
					</figure>
					<pb n="189"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_figure7.jpg"/>
						<head>Fig. 7 - 1441 (6949) juin 30, Tirgoviste. Acte émis par Vlad Dracul,
							prince régnant de Valachie. Archives d’État Bucarest, Collection Section
							Historique, nr. 38</head>
					</figure>
					<pb n="190"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_figure8.jpg"/>
						<head>Fig. 8 - 1454 (6962) décembre 8, Neamt. Document provenant de
							chancellerie de Petru Aron, voïvode de Moldavie. Archives d’État
							Bucarest, Fond Monastère Neamt XXI/6</head>
					</figure>
					<pb n="191"/>
					<figure>
						<graphic url="cid1991_figure9.jpg"/>
						<head>Fig. 9 - 1500 (7008) mars 25, Iasi. Acte émis par Etienne (le Grand),
							voïvode de Moldavie. Archives d’État Bucarest, Collection Peceti II,
							80</head>
					</figure>
				</body>
			</text>
			<text xml:id="art_07">
				<front>
					<head><pb n="193"/>La typologie des documents royaux polonais aux XIII<hi
							rend="sup">e</hi> et XIV<hi rend="sup">e</hi> siècles</head>
					<byline><docAuthor>Irena Sułkowska-Kuraś</docAuthor></byline>
				</front>
				<body>
					<p>Le baptême de la Pologne [966], l’accession du pays à la chrétienté et de son
						souverain aux rangs des monarques de l’Europe chrétienne, ne nous a pas
						laissé de documents royaux&#160;; leur existence peut être déduite
						uniquement d’un vague résumé, dans les Registres des Papes de la fin du X<hi
							rend="sup">e</hi> siècle, d’une lettre du prince Mieszko, premier
						souverain. Des Registres des Papes également provient un renseignement
						indirect [1075] sur la correspondance du Saint Siège avec Boleslas de Hardi,
						prince de Pologne et son futur roi. La plus ancienne lettre originale du
						monarque polonais, prince Ladislas, provient de la charnière des XI<hi
							rend="sup">e</hi> et XII<hi rend="sup">e</hi> siècles&#160;; sa forme
						développée et le moulage élégant de l’écriture, ainsi que le sceau de
						majesté [<hi rend="i">sigillum maiestatis</hi>] qu’elle porte témoignent du
						niveau élevé de la chancellerie des souverains polonais à l’époque. Les
						documents suivants qui nous sont parvenus, au nombre de sept, ne datent que
						de la seconde moitié du XII<hi rend="sup">e</hi> siècle. C’est l’époque du
						déclin du Royaume de Pologne, démembré en des principautés régionales
						particulières. La forme stylistique desdits documents est très pauvre. Des
						recherches diplomatiques détaillées, menées depuis le XIX<hi rend="sup"
							>e</hi> siècle, ont prouvé que le document privé de l’ouest de l’Europe
						servait de modèle aux documents polonais de l’époque. La forme stylistique
						des documents des princes des régions particulières dans les premières
						quarante années du XIII<hi rend="sup">e</hi> siècle est très pauvre elle
						aussi (Phot. I). On ne peut pas distinguer à cette époque des types de
						documents différant par leur contenu et par leur forme. Le document se
						limite parfois à l'intitulatio qui est, de règle, à la première personne du
						singulier [«&#160;Ego…&#160;»] et à la dispositio. Les documents plus
						développés portent en plus&#160;: une courte promulgatio ou publicatio, de
							<pb n="194"/>forme bien diversité, une narratio, courte elle aussi,
						quelquefois une maledictio ou une corroboratio. Le document cite assez
						souvent la liste des témoins (Phot. II). La date n’était pas un élément
						indispensable&#160;; à côté des documents qui ne portent pas de date il y en
						a qui sont datés de l’an ou bien ceux où la date du jour est notée suivant
						le calendrier chrétien ou romain. Deux autres éléments qui paraissent sur
						les documents dont le destinataire étaient des institutions ecclésiastiques,
						ce sont invocatio et arenga, fort diversifiées elles aussi, et c’est là que
						nous voyons l’influence du destinaire sur le style du document.</p>
					<p>Le nombre des documents conservés augmente vers le milieu du XIII<hi
							rend="sup">e</hi> siècle, leur forme s’enrichit et, en grandes lignes,
						se laissent distinguer des types suivants des écrits du monarque&#160;:</p>
					<list n="1">
						<item><p>documents de forme plus ample qui contiennent&#160;: invocatio,
								arenga, intitulatio, publicatio, narratio, dispositio, corroboratio,
								la liste des témoins, la date et parfois la formule «&#160;datum per
								manus…&#160;» et «&#160;scriptum per…&#160;»</p></item>
						<item><p>documents de forme raccourcie qui contiennent des formules
								ci-dessus à l’exception des deux premières [invocatio et arenga] et
								des deux finales [liste des témoins et «&#160;datum per
								manus…&#160;»]</p></item>
						<item><p>dispositions du monarque pour les fonctionnaires [mandatum] avaient
								une forme raccourcie&#160;: au lieu de publicatio on mettait
								l’adresse [on nommait le destinataire] avec salutatio et au lieu de
								dispositio — une formule mandataire, c’est-à-dire la disposition de
								service avec une sanction</p></item>
						<item><p>correspondance du monarque dont les exemples rares seulement nous
								sont parvenus et qui, par la nature des choses, possède une forme
								individualisée, comme cette lettre de Konrad, prince de Mazovie, de
								1285, qui contient intitulatio, l’adresse et salutatio, narratio,
								petitito et la date</p></item>
						<item><p>conventions avec des souverains étrangers au XIII<hi rend="sup"
									>e</hi> siècle sont peu nombreuses, leur forme — plus ample ou
								raccourcie — dépend du rang de l’acte.</p></item>
					</list>
					<p>Le formulaire plus ample du document était employé pour des octrois et
						confirmations du monarque dits perpétuels, dont les effets de droit étaient
						de longue durée, la forme raccourcie serait pour des actes <pb n="195"/>de
						valeur juridique limitée [exemptions de charges, permis marchands]. Le choix
						entre ces deux formes dépendait parfois non du contenu du document, mais
						bien du rang social du destinataire.</p>
					<p>Au XIV<hi rend="sup">e</hi> siècle, les types des documents royaux présentés
						ci-dessus s’instituaient et se perfectionnaient, mais c’étaient toujours les
						mêmes dont se servait la chancellerie du souverain.</p>
					<p>Dans la dernière décade du XIII<hi rend="sup">e</hi> siècle des efforts
						réussis en vue de l’unification du Royaume de Pologne avaient été entrepris
						dans deux centres régionaux&#160;: Przemysław II, prince de la Grande
						Pologne, après plus d’une dizaine d’années de tentatives, fut couronné roi
						en 1295, mais, dans peu de temps, on l’a assassiné. L’essai suivant, de
						Władysław Łokietek [Ladislas le Petit], pour unifier la Pologne autour de
						Cracovie comme centre aboutit en 1320 à la restitution du royaume sous son
						sceptre (Phot. III).</p>
					<p>Les documents qui proviennent de ces deux chancelleries se distinguent par
						une unification considérable du formulaire et par une diminution du nombre
						des variantes employées de formules particulières [il y a par exemple des
						arengae caractéristiques pour chacune des chancelleries], la datation
						cependant n’est pas toujours uniformément notée. La chancellerie de
						Przemysław II diffère avantageusement de celle de Ladislas le Petit par une
						écriture très belle et par une forme extérieure plus imposante
						(Phot. IV).</p>
					<p>Après la mort de Ladislas le Petit en 1333, son fils, Casimir le Grand, pris
						le trône du Royaume de Pologne. On peut parler des formes déjà entièrement
						constituées des documents royaux sous son règne. Les documents dont les
						effets de droit étaient de longue durée, avaient été rédigée toujours à
						l’aide du formulaire complet. Invocatio est un élément fixe, de même que
						arenga [à de très rares exceptions], soulignant la majesté du
						souverain&#160;; publicatio, le contexte des documents et corroboratio ont
						des formes assez uniformisées, eschatocollon comprend tous les éléments
						composants (Phot. V). Les documents de valeur juridique limitée avaient
						toujours le formulaire raccourci.</p>
					<p>A la même époque s’opère une différenciation de l'intitulatio&#160;: les
						documents au formulaire plus ample citent, en dehors du titre du roi de
						Pologne, des provinces particulières qui composaient le Royaume de
						Pologne&#160;; sur les documents au formulaire raccourci, l'intitulatio cite
						le nom du souverain et, à côté, seulement le titre «&#160;rex
						Poloniae&#160;».</p>
					<p><pb n="196"/>Dans les documents au formulaire ample, ceux surtout qui étaient
						adressés à quelque institution de l’Église, on ajoutait encore à l'invocatio
						la formule perpétuelle [«&#160;ad perpetuam rei memoriam&#160;»].</p>
					<p>Les mandats royaux avaient la forme raccourcie avec l’adresse et salutatio au
						lieu de publicatio et avec une formule ordonnant l’exécution de la
						disposition contenue dans le mandat et munie de la sanction au cas de la
						non-exécution de cette disposition.</p>
					<p>Les lettres royales ont une courte intitulatio, l’adresse avec salutatio et
						leur contenu est — par la nature des choses — rédigé individuellement&#160;;
						il y a, parmi ces lettres closes, écrites sur le papier, avec l’adresse
						placée sur l’enveloppe, celle-ci fermée par l’empreinte d’un sceau
						(Phot. VI).</p>
					<p>Après la mort de Casimir le Grand [1370], la Pologne était gouvernée par
						Louis, roi de Hongrie, neveu du roi, et par sa mère, Elisabeth, sœur de
						Casimir. Les formes dont se servait la chancellerie royale pendant leur
						règne ne sont pas changées, on gardait les coutumes élaborées dans la
						chancellerie du roi Casimir, ceci parce que, selon toute probabilité, la
						même équipe continuait à travailler dans le même service. La seule
						innovation c’était l’introduction d’une formule finale appelée relatante [«
						Relatio domini…&#160;»], où on nommait la ou les personnes responsables du
						contenu du document.</p>
					<p>Jadwiga [1371-1399] succédait au trône de Pologne à son père Louis en 1384.
						Dans les premières années de son règne, à cause de la minorité de la reine
						peut-être, les formules des documents sont fort loin d’être uniformes. Les
						types des documents ne diffèrent pas des formes employées par les
						prédécesseurs de Jadwiga&#160;; à été de la formule relatante, introduite
						déjà dans la chancellerie de Louis et Elisabeth, employée aussi par Jadwiga,
						on rencontre sur les documents au formulaire raccourci la formule «&#160;per
						dominam reginam&#160;». On peut signaler aussi des mandats de la reine, de
						forme très raccourcie, écrits sur papier (Phot. VII).</p>
					<p>La reine Jadwiga, après son mariage [1386] avec Władysław Jagiełło, prince de
						Lithuanie qui devint à ses côtés roi équivalent de Pologne, s’était presque
						retirée de l’administration de l’État.</p>
					<p>La chancellerie de Jagiełło [1386-1434] possède des principes déjà très
						évolués de formuler des écrits du roi, c’est entièrement «&#160;stilus
						curiae&#160;» qui, avec de petits changements et, bien sûr, de nouvelles
						formes émanant de la pratique de cette chancellerie se trouvent bien
						caractérisés <pb n="197"/>dans un manuel, élaboré à la charnière des XIV<hi
							rend="sup">e</hi> et XV<hi rend="sup">e</hi> siècles, par Georgius,
						officier de la chancellerie royale. Le manuel distingue les privilèges et
						les lettres. Il divise les privilèges en perpétuels [ceux qui possèdent
						l'invocatio et la liste des témoins] et séculaires [privés de ces
						formules]&#160;; arengae se trouvent uniquement sur des documents de plus
						grande importance. Georgius divise des lettres en lettres closes et lettres
						ouvertes. Nous constatons tous ces traits dans les documents de
						Jagiełło.</p>
					<p>Trois types d’intitulé apparaissent&#160;: intitulé ample, nommant des
						parties composantes de la monarchie — on l’employait dans les documents au
						formulaire plus ample (Phot. VIII)&#160;; intitulé moyen, citant le titre du
						roi de Pologne et du grand prince de Lithuanie — pour les documents
						séculaires&#160;; intitulé bref [«&#160;rex Poloniae&#160;»] — pour les
						mandats. Le manuel de Georgius nous apprend que arenga n’était pas l’élément
						obligatoire, elle apparaît cependant souvent dans les documents
						perpétuels&#160;; nous connaissons quatre-vingt variantes de cette formule
						dans la chancellerie de Jagiełło — il n’y est pas question de la puissance,
						de l’autorité du souverain, mais de ce que les choses de ce monde sont
						passagères et éphémères&#160;; les motifs religieux sont mis en relief. À
						côté de la formule relatante toujours employée [dans les documents
						perpétuels aussi bien que dans les séculaires] on rencontre «&#160;dominus
						rex per se&#160;» ou «&#160;ad mandatum regiae maiestatis&#160;», avant tout
						dans les documents séculaires.</p>
					<p>La forme stylistique des documents de Jagiełło ainsi que leur forme
						extérieure sont établies avec exactitude&#160;: une rhétorique dans les
						documents perpétuels, des formules concises dans les documents séculaires et
						les mandats, de riches initiales et l’écriture calligraphique dans les
						premiers, l’initiale modeste et l’écriture soignée mais cursive dans les
						seconds.</p>
					<div>
						<head type="h1">Bibliographie sélective</head>
						<p>St. Krzyżanowski, Dyplomy i kancelaria Przemysława II, 1890.</p>
						<p>St. Krzyżanowski, Początki dyplomatyki polskiej (L’origine de
							diplomatique polonaise) 1892.</p>
						<p>St. Kętrzyński, Zarys nauki o dokumencie polskim wieków średnich
							(l’esquisse sur les documents polonais du Moyen Âge), 1934.</p>
						<p>Wł. Semkowicz, Uwagi o początkach dokumentu polskiego (les considérations
							sur l’origine des documents polonais), 1935.</p>
						<p>I. Sułkowska-Kuraś, Dokumenty królewskie i ich funkcja w państwie polskim
							za Andegawenów i Jagiellonów (les documents royales et leur fonction en
							Pologne aux temps d’Angevins et de Jagiellon), 1977.</p>
					</div>
					<div>
						<head type="h1">Publications des sources</head>
						<p>Codex diplomaticus Minorias Poloniae, edid. F. Piekosiński, v. I-II,
							1876-1883.</p>
						<p>Codex diplomaticus eccl. cathedr. Cracoviensis, edid. F. Piekosiński,
							1874-1883.</p>
						<p>Codex dipl. civitatis Cracoviensis, edid. F. Piekosiński, 1879. Codex
							dipl. — Masoviae, edid. J.K. Kochanowski, 1919.</p>
						<p>Zbiór dokumentów małopolskich (la collection des documents de Petite
							Pologne), edid. I. Sułkowska-Kuraś et S. Kuraś, v. I, IV, VI,
							1962-1974.</p>
						<p>Zbiór dokumentów katedry i diecezji krakowskiej (la collection des
							documents de la cathédrale et la diocèse cracoviens) edid. St. Kuraś,
							1965.</p>
						<p>Codex diplomaticus Maioris Poloniae, edid. A. Gasiorowski, v. VI,
							1982.</p>
						<p>Codex diplomaticus Masoviae novus, pars II, edid. I. Sułkowska-Kuraś et
							St. Kuraś, 1989.</p>
						<pb n="199"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_fot1.jpg"/>
							<head>Phot. I - 1230. Bołesaw, le prince de Sandomierz, octroie un
								paysan soumis à l’évêque de Kujawy. Arch. Centr. d'Actes Anciens,
								parch. 6431</head>
						</figure>
						<pb n="200"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_fot2.jpg"/>
							<head>Phot. II - 22 septembre 1224. Leszek, prince de Cracovie, octroie
								une village à l’abbaye cistercienne de Sulejów. Arch. Centr. d'Actes
								Anciens, parch. 6426</head>
						</figure>
						<pb n="201"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_fot3.jpg"/>
							<head>Phot. III - 15 février 1328. Wladysław le Petit, le roi de
								Pologne, confirme à l’abbaye cistercienne de Koprzywnica la
								possession de ses biens fonciers. Arch. Centr. d'Actes Anciens,
								parch. 3234</head>
						</figure>
						<pb n="202"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_fot4.jpg"/>
							<head>Phot. IV - 6 janvier 1291. Przemysł II, le prince de Pologne,
								octroie aux bourgeois de Kalisz quelques recettes. Arch. Centr.
								d'Actes Anciens, parch. 6469</head>
						</figure>
						<pb n="203"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_fot5.jpg"/>
							<head>Phot. V - 10 mars 1359. Kazimierz le Grand, roi de Pologne,
								confirme l’échange des biens-foncés avec l’abbaye cistercienne de
								Witów. Arch. Centr. d'Actes Anciens, parch. 2130</head>
						</figure>
						<pb n="204"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_fot6.jpg"/>
							<head>Phot. VI - (1334-1342). Lettre de Kazimierz le Grand, roi de
								Pologne au nonce ap., Galhard de Carceribus. Arch. Vat., Instr.
								mise. nr. 1371 A</head>
						</figure>
						<pb n="205"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_fot7.jpg"/>
							<head>Phot. VII - 31 janvier 1397. Jadwiga, la reine de Pologne, ordonne
								au tribunal de Proszowice de transmettre le procès contre son
								chambellan à son tribunal. Arch. Centr. d'Actes Anciens,
								pap. 908</head>
						</figure>
						<pb n="206"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_fot8.jpg"/>
							<head>Phot. VIII - 10 juin 1395. Władysław Jagiełło, le roi de Pologne,
								confirme l’échange des biens fonciers entre le couvent des chanoines
								réguliers de St. Sépulcre à Miechów et l’évêque de Lubusz. Arch.
								Centr. d'Actes Anciens, parch. 2423</head>
						</figure>
					</div>
				</body>
			</text>
			<text xml:id="art_08">
				<front>
					<head><pb n="207"/>Über verschiedene Typen der Skandinavischen
						Königsurkunden</head>
					<byline><docAuthor>Herluf Nielsen</docAuthor></byline>
				</front>
				<body>
					<p>Wenn man mit Rücksicht auf einen paläografischen Atlas Beiträge über die
						Typen der dänischen, schwedischen und norwegischen originalen Königsurkunden
						vor 1200 vorlegen soll, bietet die Überlieferung in allen drei Königreichen
						große Schwierigkeiten.</p>
					<p>Ich erlaube mir zuerst die dänischen Originalurkunden, dann die schwedischen
						und zuletzt die sehr wenigen norwegischen Originalurkunden zu erörtern.</p>
					<p>In Dänemark gibt es nur drei Originale vor 1200, eine fragmentarisch
						überlieferte Urkunde von 1135<note type="1"><p>1135: Atlas Nr. 1. Druck:
								D.D. II (1963) Nr. 63.</p>
						</note> die man noch dazu seit 1988 nur als eine Abschrift zu beschreiben
							versucht<note type="1"><p>paläographischer Versuch von S. Kroon in der
								Zeitschrift Scandia, Tidskrift för historisk forskning, Band 55
								(Lund 1989) p. 233 flg., vergl. auch Erich Hoffmann in Deutsches
								Archiv für Erforschung des Mittelalters 47 (Köln/Wien 1991)
								p. 223.</p>
						</note>, eine undatierte Urkunde des Königs Knud des Sechsten von etwa
							1194<note type="1"><p>Atlas Nr. 988. Druck: D.D. III (1976-77)
								Nr. 202.</p>
						</note>, und schließlich die große Privilegienurkunde des Königs Erik Lam
						für das St. Petri Kloster bei Næstved aus dem Jahre 1140<note type="1"
								><p>Atlas Nr. 2. Druck: D.D. II Nr. 78.</p>
						</note>. Sie ist auf ein sehr hohes, aber nicht besonders breites Stück
						Pergament geschrieben. Es gibt einen Umbug (oder plica) mit Überresten der
						roten seidenen Siegelfäden. Die Schriftzeilen gehen beinahe von Rand zu
						Rand. Es ist noch möglich, die blinde Liniierung zu spüren. Der Schreiber
						benutzt die karolingische <pb n="208"/>Diplomminuskelschrift mit sehr
						verlängerten Überlängen in <hi rend="i">s</hi>, <hi rend="i">l</hi> und <hi
							rend="i">d</hi>, mit einer Schleife als allgemeines Abkürzungszeichen,
						mit vereinzelten überscriebenen Buchstaben, unter anderem das sogenannte
						offene merowingische <hi rend="i">a</hi> und sonst <hi rend="i">i</hi> ;
						endlich verwendet er die <hi rend="i">et</hi>-Ligatur und nicht die
						tironische Note 7 für <hi rend="i">et</hi>. Noch dazu gebraucht er
						«e-caudata». Der Buchstabe <hi rend="i">r</hi> hat noch dann und wann
						Unterlenge. Mehrere große Buchstaben sind vergrößerte kleine (minuskel). Die
						äußeren Merkmale sind diejenigen, die zu dieser Zeit zu erwarten sind.</p>
					<p>Diese Urkunde wird mit einer Arenga eingeleitet, die inhaltlich ein langes
						Beispiel des sogenannten oblivio-memoria Typus ist, dann folgt die
						Publicatio und Adresse, die mit <hi rend="i">et quia</hi> zur Intitulatio
						weiterführt. Hier ist der Königsname teilweise mit Majuskeln geschrieben und
						direkt mit der Dispositio verbunden. Darauf folgt die Sanktion und die
						abschließende Datierung mit Zeugen und zuletzt eine apprecatio, die über
						eine Bibelstelle aus dem Römerbrief aufgebaut ist. Unter den Zeugen tritt
						ein <hi rend="i">Ascerus, capellanus regis</hi>, auf. Dieser Ascerus kommt
						noch anderswo in den Urkunden des Königs Erik Lam vor und auch in einer
						Urkunde von 1148 des Nachfolger König Eriks, König Svend<note type="1"
								><p>Druck: D.D. II Nr. 101.</p>
						</note>. Da die Empfänger verschieden sind, ist die gewöhnliche Annahme,
						dass es eine königliche Kanzlei als ausstellende Behörde gibt, ob aber
						Ascerus oder Asser alle diese Urkunden abgefaßt hat, ist nicht mehr
						feststellbar. Nur ungefähr drei Wochen später stellt König Erik eine kürzere
						Urkunde aus, leider nur abschriftlich überliefert. Er befiehlt den
						Einwohnern in der Nachbarschaft des Klosters das Privilegium für St. Petri
						Kloster nicht zu übertreten. Der Übertreter ist als <hi rend="i">reum
							maiestatis regte</hi> anzusehen, und der Erzbischof hat in Anwesenheit
						des Königs alle diese Übertreter im Bann gesetzt. In diesem Falle ist das
						Formelsystem ganz einfach. Eine intitulatio — <hi rend="i">Ericus rex</hi>
						—, eine Adresse und salutatio. Eine promulgatio wird direkt von der
						dispositio fortgesetzt, die wie im voraus bereits gesagt mit dem
						erzbischöflichen Bann gestärkt ist. Dieses ist das älteste Beispiel eines
						königlichen Mandats<note type="1"><p>Druck: D.D. II Nr. 79.</p>
						</note>. Erst um 1300 oder 1320 tauchen originale Mandate wieder auf, und
						zwar mit Rücksicht auf Grundbesitz ausgestellt.</p>
					<p><pb n="209"/>Nach dem Jahre 1200 zur Zeit des Königs Waldemar des Zweiten des
						Siegers, i. e. 1202-1241, fließen die Quellen reichlicher, und mehrere
						Originalurkunden sind überliefert. Sie zerfallen in zwei Hauptgruppen: eine
						Gruppe, in welcher der König die intitulatio <hi rend="i">Danorum
							Sclauorumque rex, dux Iucie, dominus Nordalbingie</hi> verwendet, das
						heißt bis zum Jahre 1214, und eine zweite Gruppe bis zum Todesjahre
						reichend, in welcher der König sich nur als <hi rend="i">Danorum
							Sclauorumque rex</hi> bezeichnet. Die Änderung hängt damit zusammen,
						dass der römische König Friedrich der Zweite im Jahre 1214 alle Gegenden
						nördlich der Linie Elben-Elde an König Waldemar den Zweiten abgab, wodurch
						König Waldemar als offizieller Herr der betreffenden Länder anerkannt
							war<note type="1"><p>Vergl. D.D. IV (1958) Nr. 53. Einleitung.</p>
						</note>.</p>
					<p>Zur ersten Gruppe gehört unter anderen die Bestätigung der Freiheiten und
						Immunitäten der Kirche zu Ratzeburg, gegeben zu Østerburg auf Lolland im
						Jahre 1205<note type="1"><p>Atlas Nr. 3. Druck; D.D. IV Nr. 102.</p>
						</note>. Wie die große Originalurkunde des Königs Erik Lam ist sie auf ein
						hohes, aber verhältnismäßig schmales Pergament geschrieben. Die
						Schriftzeilen gehen auch hier von Rand zu Rand. Nach der letzten Zeile gibt
						es einen leeren Raum von rund sieben Zeilen vor dem Umbug oder plica mit dem
						königlichen Siegel in gelben Seidenfäden. Wieder ist die karolingische
						Diplomminuskelschrift benutzt mit sehr langen Oberlängen auf den Buchstaben
							<hi rend="i">f</hi>, <hi rend="i">l</hi>, <hi rend="i">s</hi>, <hi
							rend="i">st</hi> in Ligatur. Dagegen hat der Buchstabe <hi rend="i"
							>d</hi> stets gebogenen oder geschweiften Rückenstrich. Für <hi rend="i"
							>et</hi> verwendet der Schreiber die tironische Note 7. Das allgemeine
						Abkürzungszeichen ist noch die Schleife. Das äußere ist also gewißermaßen
						altmodisch. Den Schreiber kennt man sonst nicht. Bisweilen hat man sich ihn
						als von dänischer Herkunft vorgestellt, weil er « ø », das heißt schräg
						durchstrichenes <hi rend="i">o</hi>, in Østerburg verwendet, das Argument
						ist aber nicht sicher, indem man z. B. auch in Mecklenburg diesen Buchstaben
						gebraucht. Seine Identität bleibt also noch im Dunkel verhüllt. Das
						Formelgut dagegen ist moderner. Anfangs intitulatio mit Devotionsformel <hi
							rend="i">dei gratia</hi>, Adresse und salutatio <hi rend="i">in
							perpetuum</hi>. Danach eine vereinfachtere oblivio-memoria Arenga mit
						einer narratio zusammengefügt. Sie führt zu promulgatio und dispositio
						weiter. Zuletzt eine corroboratio und Datierung ohne Zeugen.</p>
					<p><pb n="210"/>Im Jahre 1214 am 23. Mai bestätigte König Waldemar die
						Dispositionen des Grafen Albrecht von Orlamünde von 1210 zugunsten des
						Johannisklosters in Lübeck<note type="1"><p>Atlas Nr. 4. Druck: D.D. V
								(1957) Nr. 46.</p>
						</note>. Diese Urkunde ist auf ein Stück Pergament von Querformat
						geschrieben. Der Schreiber ist sonst nicht bekannt. Auch hier gehen die
						Schriftzeilen von Rand zu Rand. Die Schriftfläche ist vollständig
						ausgefüllt, die Liniierung ist mit Tinte durchgeführt. Der Schreiber benutzt
						die karolingische Diplomminuskelschrift, die Invokation am Anfang mit
						verlängerten Buchstaben, eine Mischung von Majuskeln und vergrößerten
						Minuskeln. Der Buchstabe <hi rend="i">d</hi> hat teils senkrechte, teils
						geschweifte Rückenstriche, der Buchstabe <hi rend="i">a</hi> ist mit einem
						sehr hohen Bogen versehen. Der Dictator verhält sich selbständig dem Vorlage
						gegenüber, nur in dispositio gibt es einige Übereinstimmungen. Das Protokoll
						der Urkunde fängt mit invocatio an, danach intitulatio mit <hi rend="i"
							>ego</hi> und Devotionsformel und abschließende Adresse und salutatio.
						Darauf im Kontext kurze Arenga oblivio-memoria, publicatio, dispositio,
						corroboratio mit Hinweis auf Siegel (<hi rend="i">formule nostre
							impressionis</hi>) und zum Schluß sanctio. Das Eskatokoll besteht nur
						von einer Datierung ohne Ort oder Zeugen.</p>
					<p>Am 29. Juli 1215 gewährte König Waldemar der Lübecker Kirche eine
						Schutzurkunde, auf ein Stück Pergament von Querformat geschrieben<note
							type="1"><p>Atlas Nr. 5. Druck: D.D. V Nr. 57</p>
						</note>. Es gibt keinen Umbug. Das Königssiegel hängt an roten Seidenfäden,
						die durch einen Schnitt zwischen der drittletzten und zweitletzten Zeile
						gezogen sind. Die drittletzte Zeile enthält die Datierung. Die Jahreszahl
						kommt vor <hi rend="i">Datum Lubec</hi>, und der Tag ist nach römischem
						Gebrauch. Die Zeugen sind am Ende der drittletzten Zeile und auf den zwei
						letzten Zeilen zusammengedrängt, jedoch von demselben Schreiber geschrieben.
						Eine Gruppe auf der letzten Zeile wird als <hi rend="i">de familia
							regis</hi> gekennzeichnet. Dies soll ein Indiz für Empfängerausfertigung
						sein, obwohl diese Urkunde wie früher erwähnt nach der Invokation mit <hi
							rend="i">ego</hi> vor intitulatio eingeleitet ist. Die Schreiberhand ist
						sonst weder unter den dänischen Königsurkunden noch in Lübeckischen Urkunden
						aufgefunden. Freilich werden ein <hi rend="i">Dorstannus notarius</hi> und
						ein <hi rend="i">magister Iwanus</hi> zuerst in der Gruppe <hi rend="i">De
							familia regis</hi>
						<pb n="211"/>aufgeführt, das aber besagt nichts sicheres, weil ein Däne
						Dorstannus zu dieser Zeit mit <hi rend="i">Tb</hi> statt <hi rend="i">D</hi>
						schreiben würde. — Noch eine Schenkungsurkunde für Stadt Lübeck von 1216
						soll hier erwähnt werden, weil sie <hi rend="i">Datum Iurisburgh per manum
							prepositi Iwari prothonotarii</hi> gegeben ist<note type="1"><p>Atlas
								Nr. 7. Druck: D.D. V Nr. 73.</p>
						</note>. Das läßt vermuten, daß diese Urkunde unter Mitwirken der
						königlichen Kanzlei ausgestellt ist, und daß also die Kanzleiorganisationen
						in den größten europäischen Reichen wohlbekannt sind. Gleichzeitig ist aber
						zu bemerken, daß diese Urkunde ein ganz vereinfachtes Formelsystem
						darbietet.</p>
					<p>Drei Jahre später, im Jahre 1219, gibt es eine Urkunde, die den König
						Waldemar als obersten Schiedsrichter zeigt<note type="1"><p>Atlas Nr. 8.
								Druck: D.D. V Nr. 160. Die Urkunde ist stark beschädigt.</p>
						</note>. Das Domkapitel zu Viborg und das Kloster zu Vitskol einigten sich,
						daß der König, nachdem er die Privilegien und Zeugnisse der beiden Gegner
						gehört habe, ein endgültiges Urteil darüber absagen solle, wie das strittige
						Recht über die Insel Laesø zwischen Kapitel und Kloster zu verteilen sei,
						damit ein Prozess vor dem Gericht vermeidet werden könne. Der König erläßt
						ein sogenanntes Privilegium, dessen dispositio den Schiedsspruch enthält.
						Die vorangehende narratio gibt den Sachverhalt, und eine kurze publicatio
						verbindet sie mit der dispositio. Am Anfang ein kurzes Protokoll mit
						intitulatio, Devotionsformel, Adresse und salutatio. Am Schluß der Urkunde
						nur Ort und Datierung nach Inkarnationsjahr und Königs jähr. Am Umbug hängt
						noch der blaugefärbte Hanfschnur, das Siegel ist aber verlorengegangen. Der
						Schiedsspruch des Königs wird als <hi rend="i">compositio</hi>
						bezeichnet.</p>
					<p>Als Waldemar der Dritte, Sohn und Mitkönig Waidemars des Zweiten Alienora von
						Portugal heiratete, gab der König, der sich hier Waldemarus Secundus nannte,
						bekannt, daß sein Sohn in der Anwesenheit der Bischöfe und der
						einflußreichen weltlichen Herren seiner Frau Königin die südliche Hälfte der
						Insel Fünen und die Stadt Odense als Mitgift übertragen habe<note type="1"
								><p>Atlas Nr. 18. Druck: D.D. VI (1979) Nr. 98 (früher auch
								Cordeiro, Berengella e Leonor reinhas da Dinamarca, 1893,
								p. 77).</p>
						</note>. Auch diese Urkunde ist wie die Urkunde von 1219 auf ein Stück
						Pergament von Querformat geschrieben. Die Schriftzeilen gehen von Rand zu
						Rand, die Schriftfläche ist mit <pb n="212"/>13 Zeilen bis zum Umbug
						vollständig ausgefüllt. Am Umbug gibt es noch die gelben Seidenfäden mit
						einem Fragment des Siegels. Das Formelsystem ist dasselbe wie in den
						Privilegienurkunden: Protokoll mit intitulatio, Devotionsformel, Adresse und
						salutatio. Kurze Arenga, publicatio, dispositio, corroboratio, Zeugen und
						Eskatokoll mit Ort, <hi rend="i">datum per manus Hermanni prepositi de
							Strand</hi>, Inkarnationsjahr und Monatsdatierung römischer Art. Die
						Schreiberhand ist sonst nicht bekannt, die datum per manus-Formel zeigt aber
						Zusammenhang mit der königlichen Kanzlei. Die Schrift ist nun wie auch in
						der Urkunde von 1219 nicht mehr karolingisch, sondern gotisch der älteren
						Stufe.</p>
					<p>Nach dem unglücklichen Todesfall des jungen Königs Waldemar des Dritten im
						Jahre 1231 wurde der nächstälteste Sohn Erik im Jahre 1232 zum König
						gekrönt. Er war dann 14 Jahre alt<note type="1"><p>Vergl. D.D. VI
								Nr. 137.</p>
						</note>. Noch in diesem Jahre bestätigt er die Privilegien seines Vaters für
						die Stadt Soest. Sie ist auf ein Stück Pergament in Hochformat geschrieben.
						In dieser Hinsicht ähnelt diese Urkunde den Urkunden aus dem Zeitraum vor
						1200. Auch die Schriftzüge sind altertümlich. Die einleitende Invokation ist
						mit stark verlängerten Buchstaben, teilweise Majuskeln und vergrößerten
						Minuskeln, geschrieben. Der Buchstabe <hi rend="i">d</hi> ist mit drei
						Ausnahmen mit senkrechtem Rückenstrich geschrieben. Das Formelsystem ist
						aber gewißermaßen moderner. Nach dem Protokoll, das außer der invocatio die
						intitulatio, devotio, Adresse und salutatio umfaßt, folgt eine kurze
						narratio, die unmittelbar mit der Disposition fortgesetzt wird, woraus noch
						dazu vorgeht, daß König Waldemar der Stadt Köln ähnliche Privilegien gegeben
						hat. Darauf eine corroboratio und sanctio. Eskatokoll hat nur <hi rend="i"
							>Acta sunt hec</hi> im Jahre 1232<note type="1"><p>Atlas Nr. 22. Druck:
								D.D. VI Nr. 144.</p>
						</note>.</p>
					<p>Aus den Jahren 1232 bis 1241 sind durch eine Laune des Schicksals mehr
						Originalurkunden aus der Kanzlei des Königs Erik als aus der des Königs
						Waldemar überliefert. Keine Schreiberhand ist den beiden Kanzleien
						gemeinsam, auch nicht in dem Falle, wo die beiden Könige an demselben Tag
						Urkunden über denselben Sachverhalt ausstellen, so wie über das Abkommen mit
						Flandern im Jahre 1240, das eine Wiederholung älterer Abkommen zu sein
							behauptet<note type="1"><p>1240 21. Oktober. Druck: D.D. VII (1990)
								Nr. 59 (Waldemar) und 60 (Erik). Die beiden Urkunden finden sich im
								bischöflichen Archiv in Brügge. Nicht in Atlas.</p>
						</note>. Die Urkunde des <pb n="213"/>Königs Waldemar ist ein wenig breiter,
						als sie hoch ist, die des Königs Erik ist auf ein langes, schmales Stück
						Pergament geschrieben. Hier ist die Schriftfläche so vollständig ausgenutzt
						worden, daß der Umbug die letzte Zeile mit der Datierung verbirgt. Die
						Urkunde des Königs Waldemar hat stark an Gerbensäure gelitten, das Siegel
						ist verlorengegangen, die Seidenfäden sind noch da. An die Urkunde des
						Königs Erik, dessen Wortlaut mit dem des Vaters fast identisch ist, hängt
						noch das Siegel in Seidenfäden. Es gibt ein kurzes Protokoll mit Adresse,
						intitulatio, devotio und salutatio. Darauf folgt der Kontext mit Arenga,
						dispositio mit einer abschließenden sanctio verbunden. Das Eskatokoll
						besteht nur von Ort und Datierung. Keine Zeugen.</p>
					<p>Noch ein solches Urkundenpaar existierte im 16. Jahrhundert. 1240 am 14. Juli
						befiehl König Waldemar allen Rittern und Vasallen in Estland einen Zehntteil
						der Zehente an den Bischof von Reval zu zahlen<note type="1"><p>Druck: D.D.
								VII Nr. 42.</p>
						</note>, und am 24. Juli befiehl König Erik dasselbe mit fast demselben
							Wortlaut<note type="1"><p>Atlas Nr. 26. Druck: D.D. V Nr. 44.</p>
						</note>, diese noch als Originalurkunde vorhanden, deren Schreiberhand sonst
						nicht bekannt ist, während die des Vaters nur als Abschrift des 16.
						Jahrhunderts vorhanden ist, weshalb es natürlich nicht möglich ist,
						vollständige Beobachtungen über Kanzleiverhältnisse zu machen.
						Möglicherweise hat noch ein drittes Urkundenpaar zur gegebenen Zeit
						existiert, indem man es auffallend gefunden hat, daß der junge König Erik
						bereits im Jahre 1235 dem Herrn Vitslav von Rügen dem Lehnrecht nach die
						Hälfte von Wolgast überließ<note type="1"><p>Atlas Nr. 23. Druck: D.D. VI
								Nr. 206.</p>
						</note>. Man könnte vermuten, daß die Urkunde des Königs Waldemar früh
						verlorengegangen sei und keine Spur hinterlassen habe. Der Schreiber der
						Erik-Urkunde taucht nach dem Thronwechsel in 1241 in Urkunden von 1242 und
						später wieder auf. Die beiden Schreiber der Erik-Urkunden von 1240 und 1235
						benutzen gotische Schriftzüge.</p>
					<p>Zwei Urkunden aus der Kanzlei des Königs Erik sind wegen ihrer Erscheinung
						bemerkenswert, die älteste von 1239<note type="1"><p>Atlas Nr. 24. Druck:
								D.D. VII Nr. 23.</p>
						</note>, das heißt vor dem Thronwechsel, die andere von 1241 rund drei
						Monate nach dem Tode <pb n="214"/>des Vaters<note type="1"><p>Atlas Nr. 27.
								Druck: D.D. VII Nr. 77.</p>
						</note>. Die erste ist eine Schenkungsurkunde für das St. Petri Kloster in
						Næstved. Der Wortlaut fußt auf die Urkunde des Königs Erik Lam von 1140. Die
						andere ist eine Urkunde über die Befreiung der Domherren zu Roskilde von
						allen Abgaben an den König. Als Gegenleistung verpflichten sich die
						Domherren auf eigene Kosten eine Messe für die Toten an einem speziellen
						Altar zu zelebrieren. Beide Urkunden sind außerordentlich sorgfältig und
						schön geschrieben. Die Schrift ist die gotische Diplomschrift. Ein moderates
						Brechen der Stäben in <hi rend="i">i</hi>, <hi rend="i">n</hi> und <hi
							rend="i">m</hi> läßt sich wahrnehmen, die Unterlängen auf <hi rend="i"
							>p</hi> und <hi rend="i">g</hi> drehen sich links um, der rechte Bogen
						in <hi rend="i">h</hi> geht links um unter der Zeile, die Oberlängen auf
						senkrechtem <hi rend="i">d</hi>, auf <hi rend="i">b</hi> und <hi rend="i"
							>l</hi> sind zerklüftet, der Hauptstab geht bisweilen unter der Zeile.
							<hi rend="i">Et</hi> wird mit der tironischen Note 7 mit Querstrich in
						der Urkunde von 1239 bezeichnet, in 1241 aber mit der altertümlicheren
						&amp;-Ligatur, vielleicht weil sie den Gesamteindruck besser unterstricht.
						Im Vergleich mit früher ist auch die Gestaltung der ganzen Schriftfläche
						geändert. Es gibt einen Rand, einen gewissen Abstand zur Kante des
						Pergamentstückes, und die letzte Zeile ist mit Hilfe von Spatierung der
						letzten Wörter oder mit einem langen Strich ausgefüllt. Der Gebrauch der
						spezifischen dänischen Buchstaben «i» und «ø» ist dem Schreiber geläufig,
						und Durchstrichung des Buchstaben <hi rend="i">n</hi> zur Bezeichnung der
						Nasalierung kennt er auch. Dagegen muß der Gebrauch von einem verkleinerten
						R-Majuskel im In- und Auslaut und ein einziges Beispiel von verkleinertem
						N-Majuskel in Auslaut anscheinend als altertümlich gelten. Beide Urkunden
						bieten ein vollständiges Formelsystem dar: Protokoll mit intitulatio
						anfangend, Kontext mit Arenga, dispositio, die Urkunde von 1239 für Næstved
						mit sanctio statt corroboratio und darauf Datierung und sonst nichts. Die
						Urkunde von 1241 bietet eine corroboratio mit Hinweis auf das Siegel dar.
						Darauf die Datierung und vier namhaft gemachte Zeugen und viele andere. Zur
						Beurteilung der schönen Urkunde von 1241 muß es noch in Betracht kommen, daß
						es eine zweite Ausfertigung gegeben hat, die leider heute nur als Abschrift
						aus dem 17. Jahrhundert bekannt ist<note type="1"><p>Druck: D.D. VII
								Nr. 78.</p>
						</note>. Der Unterschied zwischen den beiden Ausfertigungen finden sich in
						der corroboratio, <pb n="215"/>die die beiden Brüder des Königs, den
						Erzbischof von Lund und den Bischof von Roskilde zusammen mit dem König die
						Urkunde besiegeln läßt. Entweder hat der junge König es also für sehr
						bedeutungsvoll angesehen, daß diese Begünstigung der Domheren in Roskilde im
						Einverständnis mit diesen Personen zustande gekommen ist, oder es zeigt, daß
						der König sich nur im Einverständnis mit diesem Personenkreis eine so
						bedeutungsvolle Gabe erlauben könnte. Die Situation erinnert uns an die Lage
						in Ribe in 1245, als der Bischof Gunner eine Verabredung mit dem Domkapitel
						über die Zahlung der Schulden der Kirche zu Ribe machte, nachdem man Bischof
						Tue, den Vorgänger auf dem Stuhl, aus seiner Gefangenschaft in Holstein nach
						der Schlacht bei Bornhöved losgekauft hatte. Die Haupturkunde von 1245 am
						15. September ist sehr schön ausgestattet, wirklich ein «Schaustück»<note
							type="1"><p>Atlas Nr. 31. Druck: D.D. VII Nr. 186.</p>
						</note>. Am nächsten Tag wird die Urkunde wörtlich wiederholt, nun
						«alltäglicher» geschrieben, dann aber mit den eigenhändigen Unterschriften
						der Domherren und zwar mit ihren Hausmarken versehen<note type="1"><p>Atlas
								Nr. 32. Druck: D.D. VII Nr. 187.</p>
						</note>. Mit diesem Ereignis in mente kehren wir zu der Urkunde des Königs
						zurück. Diese schön ausgestattete Urkunde von 1241 ist die endgültige, die
						man gegebenenfalls zum Schau und Beweis vorzeigen konnte.</p>
					<p>Im Jahre 1245 am 22. Oktober geben die Brüder des Königs Erik eine Urkunde
						über die Teilung der Erbschaft nach dem verstorbenen Grafen Albrecht von
						Orlamünde, welche Erbschaft die drei Brüder bisher gemeinschaftlich
							besaßen<note type="1"><p>Atlas Nr. 33. Druck: D.D. VII Nr. 192.</p>
						</note>. Obwohl es keine Königsurkunde an sich ist, ist sie mitgenommen,
						weil der Schreiber sich als etwas für uns neues von der gotischen
						Kursivschrift bedient. Dagegen läßt er die Schriftzeilen von Rand zu Rand
						gehen und fängt oben ohne Rand an. Die Schrift neigt ein wenig nach links.
						Der allgemeine Abbreviaturstrich ist nun wagerecht. Der Schreiber ist ohne
						Zweifel dänisch. Er gebraucht «ø», d. h. durchstrichenes o, besonders <hi
							rend="i">scøtauimus</hi>, vergl. dänisch «skødede», und. Das
						Formelsystem ist einfach: Protokoll mit intitulatio, Adresse und salutatio.
						Kontext mit promulgatio und dispositio und Pertinenzformel mit Beschreibung
						des königlichen Erbteils, danach corroboratio. Eskatokoll mit Ort, Zeugen
						und Datierung.</p>
					<p><pb n="216"/>Auch in Schweden ist die Zahl der überlieferten Königsurkunden
						bis zum Jahre 1250 gering<note type="1"><p>Dieser Abschnitt ist in
								freundlichem Einverständnis mit Frau Dr. Birgitta Fritz, Leiterin
								des schwedischen Diplomatariums, abgefaßt worden. Sie hat mir
								wertvolle Hinweise und ergänzende Fotokopien überlassen. Noch dazu
								hat Jan Öberg seinen Vortrag aus Budapest, «Königliche Kanzlei und
								Diplomatik in Schweden bis um 1250», in Filologiskt Arkiv Nr. 19
								(Lund 1974) mit 12 Reproduktionen publiziert, wovon ich hier einige
								wenige wiederhole.</p>
						</note>, rund 40, davon 24 Originalurkunden, die alle aus kirchlichen
						Archiven stammen, das heißt die Empfänger sind entweder Kirchen oder
							Klöster<note type="1"><p>Vergl. Jan Öberg in Filologiskt Arkiv 19
								p. 5.</p>
						</note>. Zehn davon gehören der letzten Hälfte des 12. Jahrhunderts und sind
						von dem König Knut Eriksson ausgestellt, acht zugunsten des Klosters
						Viby-Julita und zwei zugunsten des Klosters Nydala. Unter ihnen soll hier
						die Schutzurkunde für Julita hervorgehoben werden<note type="1"><p>Druck:
								D.S. I Nr. 63. Fotografische Reproduktion: Jan Öberg Nr. 1, wonach
								hier Abbildung Nr. 10.</p>
						</note>. Sie ist wie die Urkunde des Königs Erik Lam von 1140 auf ein Stück
						Pergament in Hochformat geschrieben und zwar ebenso mit Benutzung der
						karolingischen Diplomminuskelschrift. Die Schriftzeilen gehen von Rand zu
						Rand. Die blinde Liniierung ist noch zu spüren. Die Oberlängen sind sehr
						hoch gezogen, der Buchstabe <hi rend="i">d</hi> hat mit einer Ausnahme
						senkrechten Rückenstrich, das allgemeine Abkürzungszeichen ist etwa ein
						umgekehrter Apostroph. Auf einer einfachen Protokoll mit intitulatio,
						Adresse und salutatio folgt eine Arenga, die durch den Ausdruck <hi rend="i"
							>cuius consideratione</hi> mit der dispositio verbunden ist, darauf
						folgt eine sanctio und ein Prämienformel (sanctio positiva), bevor eine
						lange Pertinenzformel das Gut des Klosters beschreibt. Hierauf folgt ein
						Spatium von einer Zeile, bevor eine corroboratio mit Hinweis auf dem Siegel
						den Kontext abschließt. Es gibt keinen Umbug. Das Siegel hängt in
						Seidenfäden, durch zwei Schnitte gezogen.</p>
					<p>Ferner ist die große Austauschsurkunde des Königs Knut für dasselbe Kloster
						auch auf ein Stück Pergament von Hochformat geschrieben und ebenso ohne
						Umbug. Das Siegel hängt an einem durch einen Schnitt gezogenen
						Pergamentstreifen. Die Schriftzeilen gehen von Rand zu Rand, und die blinde
						Liniierung ist noch zu spüren. Die Urkunde ist <pb n="217"/>von einem
						Schreiber geschrieben, der sowohl älteres als jüngeres Schriftgut benutzt.
						Er benutzt &amp;-Ligatur für <hi rend="i">et</hi>, verkleinertes Majuskel-R
						im Inlaut — fratribus, agRis — er verwendet einmal die seltene N-t Ligatur
						in <hi rend="i">appellantur</hi>, und <hi rend="i">d</hi> mit senkrechtem
						Rückenstrich nur in <hi rend="i">desidero</hi>. Die Buchstaben <hi rend="i"
							>a</hi> und mehrfach auch <hi rend="i">f</hi> sind mit einer Schleife
						oben an der Oberlänge versehen, ähnlich wie in der Urkunde des Königs Erik
						Lam von 1140. Nach intitulatio und Arenga führt promulgatio direkt zu den
						Austauchsbestimmungen. Darauf folgen Zeugen des Austauchs und Zeugen der
						Bestätigung. Zum Schluß gibt es eine sanctio und eine Belohnungsformel.</p>
					<p>Andere Urkunden dieses Königs beziehen sich auf den Gutsbesitz desselben
						Klosters. Sie sind ganz einfach formuliert<note type="1"><p>Druck: D.S. I
								Nr. 65 und 69. Fotografische Reproduktion: Öberg Nr. 2 und 3.</p>
						</note>. In einem Fall folgen Zeugen und sanctio zum Schluß; in einem
						anderen Fall befiehlt er die Restituierung eines entzogenen Gutes und droht
						mit Strafvervolgung. Zum Schluß nur ein einfaches <hi rend="i">Valete</hi>
						wie im Mandat des Königs Erik Lam von 1140.</p>
					<p>Eine Schenkungsurkunde des Königs Sverker Karlsson für die Kirche in Uppsala
						von 1200 ist dagegen regelrechter<note type="1"><p>Druck: D.S. I Nr. 115.
								Fotografische Reproduktion: Öberg Nr. 4, wonach hier Abb.
								fig. 11.</p>
						</note>. Sie ist auf einem Stück Pergament von Querformat geschrieben und
						mit Umbug versehen. Das Protokoll wird mit einer invocatio eingeleitet und
						schließt nach intitulatio und Adresse mit salutatio. Der Kontext bietet eine
						kurze Arenga dar, darauf folgen publicatio und eine dispositio, die zum Teil
						Gutsbesitz zum Teil Regeln über Gerichtsverfahren in Kriminalsachen enthält.
						Eine corroboratio und eine sanctio schließen den Kontext. Darauf folgen die
						Datierung nach Inkarnations- und Schaltjahr und die Formel <hi rend="i"
							>regnante domino nostro Ihesu Christi cui est honor et imperium in
							secula seculorum Amen</hi>. Amen ist mit Zwischenraum unter den
						Buchstaben geschrieben, um die Zeile vollständig auszufüllen. Die Schrift
						ist die ältere gotische Diplomschrift.</p>
					<p>Im Jahre 1219 stellten der König Johan Sverkersson und der königliche Kanzler
						Karl, Bischof von Linköping, in Gemeinschaft eine Urkunde für das Kloster
						Nydala heraus<note type="1"><p>Druck: D.S. I Nr. 183. Fotografische
								Reproduktion: Öberg Nr. 7, wonach hier Abb. Nr. 12.</p>
						</note>. Sie ist auf ein Pergamentstück <pb n="218"/>ohne Umbug geschrieben.
						Die Schrift ist die gotische Diplomschrift. Die Zeilen gehen von Rand zu
						Rand, und die Schrift zeigt noch nicht die beginnende Brechung. Nach Arenga
						und promulgatio gibt die dispositio bekannt, daß die Erben des Herrn Bengt
						die Fischerei in einem See für das Kloster bestimmt haben. Dies geschieht
						auf dem Tag der königlichen Thronbesteigung. Eine sanctio und kurze
						Datierung mit <hi rend="i">actum</hi>, Jahr und Regierungsjahr schließen die
						Urkunde.</p>
					<p>Auch in 1220 finden wir eine Urkunde, die von König Johan Sverkersson für
						Kloster Riseberga bestimmt ist. Sie ist von demselben Schreiber
							geschrieben<note type="1"><p>Öberg p. 7 nach L. Sjödin, Medeltida
								kanslistilar i Sverige p. 310 (in Meddelanden frän svenska
								riksarkivet 1959-1961, Stockholm 1964). — Druck: D.S. I Nr. 185.
								Fotografische Reproduktion: Öberg Nr. 6.</p>
						</note>. Im Gegensatz zu der Urkunde von 1219 ist sie mit einer invocatio
						eingeleitet, sonst ist fast dasselbe Formelsystem genutzt worden. Die
						dispositio bezieht sich auf Übertragung einiger Besitztümer. Nach sanctio
						folgen diesmal die Zeugen vor der Datierung mit <hi rend="i">Datum</hi>.</p>
					<p>In Schweden finden wir auch einige Urkunden, die von dem König als
						Schiedsrichter ausgestellt sind. Zweimal hat König Erik III Eriksson ein
						friedliches Abkommen über Teilung einiger Waldbesitztümer zwischen dem
						Kloster Nydala und den lokalen Einwohnern getroffen. Beide Urkunden sind auf
						Pergament geschrieben, und die Siegel hängen in durch den Umbug gezogenen
						Fäden. Sie sind von zwei verschiedenen Schreibern geschrieben, in der
						älteren Urkunde mit einem schmalen Rand, in der jüngeren ohne Rand. Die
						Schrift ist die gotische Diplomschrift. Das Formelsystem ist sehr
							einfach<note type="1"><p>Druck: D.S. I Nr. 294, Datierung «um
								1236-1238». Fotografische Reproduktion: Öberg Nr. 10, wonach hier
								Abb. fig. 13.</p>
						</note>. Nach Protokoll mit intitulatio, Adresse und salutatio, folgt die
						dispositio unmittelbar, nur in der jüngeren Urkunde mit einer publicatio
						eingeleitet. Eine corroboratio mit Hinweis auf dem Siegel schließt die
						jüngere Urkunde ab<note type="1"><p>Datierung: 1238. Druck: D.S. I Nr. 300.
								Fotografische Reproduktion: Öberg Nr. 11, wonach hier Abb.
								fig. 14.</p>
						</note>. Dieses vereinfachte System der jüngeren Urkunde wird
						ausschlaggebend für die folgende Zeit, wie z.B. eine Urkunde des Königs
						Magnus Ladulaes von 1285 am 31. Oktober, Dipl. Danicum 2. Reihe Band III
						nr. 154, <pb n="219"/>zeigt<note type="1"><p>auch gedruckt in D.S. II
								Nr. 1731.</p>
						</note>. Nun fügt man aber in den meisten Fällen ein Eskatokoll mit
						Datierung und Zeugen hinzu<note type="1"><p>Vergl. auch Åke Ljungfors,
								Bidrag till svensk diplomatik före 1350 (Lund 1955) p. 125 flg., und
								Kulturhistorisk Leksikon for nordisk Middelalder Band IV (Kbenhavn
								1959) s.v. Eskatokol.</p>
						</note>. Einen Rand gibt es nun auch, die Größe ist natürlich sehr
						verschieden.</p>
					<p>Vor 1200 kennt man keine originale Königsurkunden aus Norwegen. Aus dem
						Zeitraum von 1200 bis etwa 1270 gibt es einige wenige, davon 5 auf
						alt-norwegisch oder westnordisch abgefaßt<note type="1"><p>Abbildungen in
								Corpus codicum Norvegicorum medii aevi. Folio serie. Vol. II: Norske
								diplomer til og med år 1300. Redigert af Finn Hdnebø. Oslo 1960.</p>
						</note>, 5 in lateinischer Sprache, die in Public Record Office in London
						vorhanden sind, und noch 5, die dem Archiv der Hansestadt Lübeck gehören.
						Die ältesten von diesen sind durchgehend ohne Datierung.</p>
					<p>Die zweifellos älteste Königsurkunde ist von dem Gegenkönig Philippus, der
						sich auf der Kirche stützte, auf alt-norwegisch ausgestellt worden. Sie ist
						ohne Datierung, aber nach 1208 verfaßt und auf ein kleines rektanguläres
						Pergamentstück geschrieben<note type="1"><p>Druck: Dipl. Norv. I (1849)
								Nr. 3. Abbildung und Druck in Corpus codicum Norvegicorum II Nr. 3.
								Auch Fotografie in Gustav Indrebø, Norsk Målsoga (Bergen 1951)
								p. 103. wonach hier Abb. fig. 15.</p>
						</note>. Sie ist ohne Umbug. Ganz unten nahe dem Rand gibt es einen Schnitt
						für das Siegel. Die Schriftzeilen laufen von Rand zu Rand. Das Schriftbild
						ist von den speziellen Buchstaben geprägt, die wahrscheinlich von der
						angelsächsichen Schrift herkömmlich sind. Hier finden wir anders gestaltete
						Buchstaben wie <hi rend="i">f</hi> und <hi rend="i">v</hi> «wyn»,
						durchstrichenes <hi rend="i">d</hi> und «thorn» als Zeichen beziehungsweise
						für das sogenannte «weiche» d und für den entsprechenden stimmlosen Laut.
						König Philippus befiehlt den Einwohnern in Hobøl in der Nähe von Oslo, die
						Entscheidung der Streitfragen über ein Gut, das der verstorbene König Inge
						dem Kloster Hovedøy geschenkt hat, zu beobachten. Das Formelsystem dieses
						Befehls ist sehr einfach. Ein kurzes Protokoll mit intitulatio nur <hi
							rend="i">Philippus konungr</hi>, Adresse und salutatio führt ohne
						Übergang zur narratio mit Darstellung des Sachverhalts. Darauf folgt die
						königliche sanctio. Zuletzt Eskatokoll nur mit <hi rend="i">Valete</hi>.</p>
					<p><pb n="220"/>Aus der langen Regierungszeit des Königs Håkon IV Håkonsøn
						1217-1263 gibt es einen Befehlsbrief wegen Streitigkeiten über die Fischerei
						in Døvik<note type="1"><p>Druck: Dipl. Norv. II (1851) Nr. 5. Abbildung und
								Druck in Corpus codicum II Nr. 5. Auch von Johan Agerholt in der
								Zeitschrift «St. Harvard» Jahrgang 34 (Oslo 1956) p. 263
								reproduziert.</p>
						</note>, um 1224 ausgestellt, und eine Bestätigungsurkunde de königlichen
						Donationen für die St. Swithunskirche in Stavanger, um 1245 ausgestellt<note
							type="1"><p>Druck: Dipl. Norv. I Nr. 51. Abbildung und Druck in Corpus
								codicum II Nr. 7.</p>
						</note>, beide in der alt-norwegischen Sprache abgefasst. Der Schreiber der
						Urkunde über die Fischerei verwendet die ältere gotische Diplomschrift mit
						anfangenden schwachen Brechungen der Stäben in den Buchstaben <hi rend="i"
							>m</hi> und <hi rend="i">n</hi>. Das Formelsystem ist ein wenig
						ausführlicher. Intitulatio noch sehr kurz: <hi rend="i">H. konongs sun H.
							konongr</hi>, Adresse und salutatio <hi rend="i">quediu guds oc
							sina</hi> Der Kontext fängt mit einer publicatio an und setzt mit einer
						narratio zur Erläuterung des Sachverhalts fort, die Fischerei gehöre früher
						dem Königtum, sei nun aber zum Bischof und den Geistlichen übergegangen. Nun
						haben die Bauern versucht, den Wert der Fischerei herabzusetzen. Der König
						droht den Verleumdern mit seinem Zorn und mit großen Geldstrafen. Kein
						Eskatokoll.</p>
					<p>König Håkons Bestätigungsurkunde für St. Swithuns Kirche in Stavanger ist
						reicher ausgestattet. Sie ist auf ein mit Umbug versehenes Pergament
						geschrieben, das Siegel hängt in Seidenfäden, die durch den Umbug gezogen
						sind. Die Schrift ist die gotische Diplomschrift. Das Protokoll besteht aus
						intitulatio, Adresse und salutatio. Der Kontext fängt mit einer Arenga an,
						darauf folgt eine narratio mit Hinweis auf die Urkunde des früheren Königs
						Magnus Erlingsson und auf die Tatsache, daß die Stadt Stavanger aus dem
						Besitz der Kirche geraten ist. Mit den Wörtern «ok fyrir thvi» i.e. igitur,
						als Verbindung folgt die publicatio und dispositio. Das letztere Glied
						enthält die königliche Bestätigung und eine Erweiterung der Donation. Zum
						Schluß eine sanctio positiva, eine sanctio negativa und eine apprecatio und
						Zeugen, aber keine Datierung.</p>
					<p>Die wenigen Urkunden in der lateinischen Sprache aus der Zeit dieses Königs
						fallen in zwei Gruppen, nämlich drei Urkunden in Public <pb n="221"/>Record
						Office — und 5 in Lübeck. Die drei Urkunden in London sind an den englischen
						König gesandt<note type="1"><p>Druck: Dipl. Norv. XIX (Oslo 1910 flg.)
								Nr. 153. 154 und 167 (nach London, Public Record Office, Anc.
								Corresp. IV Nr. 114-16).</p>
						</note>. Sie haben alle ein und dasselbe Protokoll mit Adresse: der
						englische König, intitulatio: der norwegische König, beide mit
						Devotionsformel <hi rend="i">dei gratia</hi> und zuletzt salutatio. Zwei von
							ihnen<note type="1"><p>Druck: Dipl. Norv. Nr. 153 und 167.</p>
						</note> betreffen Gierfalken, die der norwegische König zu schenken wünscht,
						in dem einen Falle nach der Rückkehr der königlichen Falkenfänger aus
						Island. Die dritte Urkunde bezieht sich auf ein sequestriertes
						kaufmännisches Vermögen, deshalb eine Bitte um königliche Hilfe. Kein
						Eskatokoll, nur im letzten Fall ein <hi rend="i">Valete</hi>.</p>
					<p>Die fünf Urkunden des Königs Håkon im Archiv der Hansestadt Lübeck beziehen
						sich alle auf Streitigkeiten oder Beendigung einiger Fragen wegen
						norwegischer oder lübeckischer Überfälle zur See<note type="1"><p>Druck:
								Hansisches Urkundenbuch Bd. I (Halle 1876) Nr. 356, 366, 389 und
								390.</p>
						</note>. Sie sind Bruchstücke der politischen Auseinandersetzungen zwischen
						den beiden. Sie sind ganz einfach formuliert. Eine sehr kurze intitulatio,
						Adresse und Gruß. Danach eine Darstellung des Sachverhalts und Anspruch und
						Angebot. Sie sind fast alle ohne Eskatokoll mit Datierung. Nur in einem Fall
						gibt es eine Datierung mit Ort. Die Schrift ist die gotische
						Diplomschrift.</p>
					<p>Als König Magnus Håkonsson im Jahre 1265 den Dom zu Nidaros in seinen Schutz
							nahm<note type="1"><p>Druck: Dipl. Norv. II Nr. 12. Abildung und Druck
								in Corpus codicum II Nr. 11.</p>
						</note>, stellte er eine Urkunde aus, die ein reicheres Formelsystem als
						vorher darbietet, obwohl die Arenga fehlt. Das Protokoll ist dasselbe wie
						früher: intitulatio, Adresse und salutatio <hi rend="i">quediu guds oc
							sinu</hi>. Der Kontext fängt mit publicatio an, die unmittelbar zur
						dispositio führt, worauf die sanctio negativa und positiva den Text beendet.
						Das Eskatokoll nur eine Datierung. Das Pergament hat einen Umbug. Das Siegel
						hängt in Seidenfäden. Noch eine undatierte Tauschsurkunde des Königs für
							Nidaros<note type="1"><p>Druck: Dipl. Norv. I Nr. 60. Abbildung und
								Druck in Corpus codicum II Nr. 12.</p>
						</note> bietet dieselben Textglieder dar. Beide Urkunden sind in der
						alt-norwegischen Sprache abgefaßt, die Schreiberhände sind aber verschieden.
						Die Formulierungen der Glieder <pb n="222"/>lassen die Vermutung zu, daß das
						lateinische Formelsystem in Norwegen wohlbekannt war<note type="1"><p>Für
								Empfänger außerhalb Norwegens verwendet man normalerweise die
								lateinische Sprache, vergl. die Urkunden für den englischen König
								und Lübeck, oben Anmerkung 39 und 41. Eine Ausnahme gibt es jedoch:
								1289 31. Juli geben König Erik und Herzog Håkon eine Urkunde auf
								norwegisch für Kampen. Druck: Hansisches Urkundenbuch I (Halle 1876)
								Nr. 1058. Abbildung und Druck in Corpus codicum Norvegicorum II
								Nr. 26.</p>
						</note>.</p>
					<p>Warum denn wählt man alt-norwegisch statt lateinisch? Die Frage ist schwierig
						zu beantworten. Man hat sich Vorbilder aus England vorgestellt, indem man
						zusammen mit Buchstaben aus der angelsächsischen Schrift auch Formeln aus
						der angelsächsischen Kanzleisprache übernommen hatte, z.B. die bereits
						genannte <hi rend="i">quediu Guds ok sina</hi>, in angelsächsischer Sprache
							<hi rend="i">Godes gretings and bis</hi>, vergleiche lateinisch <hi
							rend="i">salutem et benedictionem dei</hi><note type="1"><p>vergl.
								Gustav Indrebø, Norsk Målsoga (Bergen 1951) p. 105-106, auch
								Kulturhistorisk Leksikon for nordisk Middelalder Bd. III (Kbenhavn
								1958) s.v. Diplomspråk p. 93-94, und Nordisk Kultur XXVIII: B (=
								Palaeografi B: Norge og Island, af Didrik Arup Seip, Uppsala 1954)
								p. 2-4.</p>
						</note>. Das bleibt natürlich eine Vermutung, die man nicht nachweisen kann.
						Eine andere Möglichkeit ist, daß man die alt-norwegische Sprache wählt, weil
						die Sprache der mittelalterlichen Gesetze, z.B. Gulatingslogen<note type="1"
								><p>vergl. Kulturhistorisk Leksikon for nordisk Middelalder Bd. V
								(Kbenhavn 1960) s.v. Gulatingsloven, mit Hinweis auf ältere
								Literatur.</p>
						</note>, bereits alt-norwegisch war und eben der Gulatingsgesetz vor 1200
						auf dieser Sprache niedergeschrieben war.</p>
					<div>
						<head type="h1">Anmerkungen</head>
						<p>(Abkürzungen: Atlas = Corpus diplomatum regni Danici I-VII (Hauniae
							1938), edd. Franz Blatt et CA. Christensen. — D.D. = Diplomatarium
							Danicum 1. Reihe Band I-VII (København 1957-1990) 789-1249, edd. C.A.
							Christensen, Herluf Nielsen, Niels Skyum-Nielsen und Lauritz Weibull. —
							D.S. Diplomatarium Suecanum Band I (Stockholm 1829), ed. J.G. Liljegren.
							— Dipl. Norv. = Diplomatarium Norvegicum Band I-II und XIX (Christiania
							(Oslo) 1849, 1852 und 1910), ed. Chr. Lange et al.).</p>
						<pb n="223"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_img1.jpg"/>
							<head>Fig. 1 - Erik Lam: 21. marts 1140 (nach Erik Kroman,
								Middelalderlig Skrift (1951) Nr. 5).</head>
						</figure>
						<pb n="224"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_img2.jpg"/>
							<head>Fig. 2 - Valdemar 2.: u.d. 1205.</head>
						</figure>
						<pb n="225"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_img3.jpg"/>
							<head>Fig. 3 - Valdemar 2.: 23. maj 1214.</head>
						</figure>
						<pb n="226"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_img4.jpg"/>
							<head>Fig. 4 - Valdemar 2.: 29. juli 1215.</head>
						</figure>
						<pb n="227"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_img5.jpg"/>
							<head>Fig. 5 - Valdemar 2.: 1. maj 1216.</head>
						</figure>
						<pb n="228"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_img6.jpg"/>
							<head>Fig. 6 - Valdemar 2.: 25. juni 1229.</head>
						</figure>
						<pb n="229"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_img7.jpg"/>
							<head>Fig. 7 - Erik 4. Plovpenning: u.d. 1232.</head>
						</figure>
						<pb n="230"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_img8.jpg"/>
							<head>Fig. 8 - Erik 4. Plovpenning: 28. april 1239.</head>
						</figure>
						<pb n="231"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_img9.jpg"/>
							<head>Fig. 9 - Erik 4. Plovpenning: 2. juli 1241.</head>
						</figure>
						<pb n="232"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_img10.jpg"/>
							<head>Fig. 10 - König Knut Eriksson (um 1185-1187) — (nach Jan
								Öberg).</head>
						</figure>
						<pb n="233"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_img11.jpg"/>
							<head>Fig. 11 - König Sverker Karlsson. 1200. — (nach Jan Öberg).</head>
						</figure>
						<pb n="234"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_img12.jpg"/>
							<head>Fig. 12 - König Johan Sverkersson und Bischof Karl von Linköping.
								1219. — (nach Jan Öberg).</head>
						</figure>
						<pb n="235"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_img13.jpg"/>
							<head>Fig. 13 - König Erik Eriksson. Um 1238. — (nach Jan Öberg).</head>
						</figure>
						<pb n="236"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_img14.jpg"/>
							<head>Fig. 14 - König Erik Eriksson. 1238. — (nach Jan Öberg).</head>
						</figure>
						<pb n="237"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_img15.jpg"/>
							<head>Fig. 15 - Der norwegische «Baglerkönig» Philippus. Um 1207-1217. —
								(nach Gustav Indrebø).</head>
						</figure>
					</div>
				</body>
			</text>
			<text xml:id="art_09">
				<front>
					<head><pb n="239"/>Corona de Castilla. Documentación real. Tipología
						(1250-1400)</head>
					<byline><docAuthor>P. Ostos Salcedo</docAuthor></byline>
					<byline><docAuthor>M. J. Sanz Fuentes</docAuthor>, España</byline>
				</front>
				<body>
					<p>La clasificación que pasamos a proponer se basa, en primer lugar, en los
						elementos validatorios del documento. Han sido ellos quienes nos han
						permitido una mayor claridad, respecto a clasificaciones anteriores, y al
						mismo tiempo, una propuesta de clasificación globalizadora para este período
						cronológico, en el cual cristalizan de modo definitivo tipologías
						documentales, cuya utilización se había iniciado medio siglo antes, y nuevos
						tipos que se irán abriendo camino en la cada vez más burocratizada
						administración de la corona castellano-leonesa. Por otra parte, nos permite
						incluir en ella la denominación tradicional con la que durante tiempo se han
						venido designando los tipos documentales, y que en el texto aparecen
						marcados en cursiva.</p>
					<p>Contamos, pues, como documentos emitidos por la cancillería
						castellano-leonesa en el período establecido con:</p>
					<list>
						<item>1. - DOCUMENTOS SELLADOS <list>
								<item>1.1. - Sellados con sello de metal <list>
										<item>1.1.1. - Privilegios: <hi rend="i">Privilegios
												rodados</hi>
											<list>
												<item>1.1.1.1. - de concesión (I)</item>
												<item>1.1.1.2. - de confirmación (II)</item>
											</list>
										</item>
										<item>1.1.2. - Cartas: <hi rend="i">cartas plomadas</hi>
											<list>
												<item>1.1.2.1. - notificativas (de merced)
												(III)</item>
												<item>1.1.2.2. - intitulativas (de mandato)
												(IV)</item>
											</list>
										</item>
									</list>
								</item>
								<item><pb n="240"/>1.2. - Sellados con sello de cera <list>
										<item>1.2.1. - En aposición pendiente <list>
												<item>1.2.1.1. - Cartas: <hi rend="i">Cartas
												abiertas</hi>
												<list>
												<item>1.2.1.1.1. - notificativas (de merced)
												(V)</item>
												<item>1.2.1.1.2. - intitulativas (de mandato)
												(VI)</item>
												</list>
												</item>
											</list>
										</item>
										<item>1.2.2. - En aposición adherente <list>
												<item>1.2.2.1. - Adherente abierta <list>
												<item>1.2.2.1.1. - notificativas</item>
												<item>1.2.2.1.2. - intitulativas <list>
												<item>1.2.2.1.2.1. - de merced: <hi rend="i">Carta
												de merced</hi></item>
												<item>1.2.2.1.2.2. - de mandato: <hi rend="i"
												>Mandato/Real provisión</hi> (VII)</item>
												</list>
												</item>
												</list>
												</item>
												<item>1.2.2.2. - Adherente de cierre <list>
												<item>1.2.2.2.1. - <hi rend="i">Misiva</hi>
												(VIII)</item>
												</list>
												</item>
											</list>
										</item>
									</list>
								</item>
							</list>
						</item>
					</list>
					<list>
						<item>2. - DOCUMENTOS NO SELLADOS <list>
								<item>2.1. - Albalaes <list>
										<item>2.1.1. - de merced: <hi rend="i">Albalá de merced</hi>
											(IX)</item>
										<item>2.1.2. - de provisión: <hi rend="i">Albalá de
												provisión</hi> (X)</item>
									</list>
								</item>
							</list>
						</item>
					</list>
					<div>
						<head type="h1">1. Documentos sellados</head>
						<div>
							<head type="h2">1.1. Sellados con sello de metal (bulla)</head>
							<p>El sello metálico, básicamente el sello de plomo, aunque en algunas
								ocasiones se utilice el sello de oro, y los hilos de seda como
								vínculo, son utilizados en la cancillería castellana como símbolo de
								valor perpetuo del documento que validan.</p>
							<div>
								<head type="h3">1.1.1. Privilegios: <hi rend="i">Privilegios
										rodados</hi></head>
								<p>Son los documentos más solemnes de la cancillería real
									castellana, herederos de la tradición establecida ya por los
									documentos solemnes de la monarquía asturiana y caracterizados
									por ser el único tipo <pb n="241"/>documental en el que aparece
									como elemento validador, junto a la suscripción del rey, el <hi
										rend="i">signum regis</hi>. El calificativo de <hi rend="i"
										>rodados</hi> viene determinado por el hecho de que, desde
									los reinados de Fernando II de León y Alfonso VIII de Castilla,
									el signo — león o cruz — aparece envuelto por una <hi rend="i"
										>rueda</hi> (<hi rend="i">rota</hi>), hecho que continúa
									ocurriendo durante el reinado de sus sucesores hasta consagrarse
									como definitivo en el reinado de Fernando III, que reunifica
									bajo su poder ambos reinos. Desde entonces el <hi rend="i"
										>signum regis</hi> castellano-leonés es siempre, hasta su
									desaparición en el siglo XVI, <hi rend="i">signo
									rodado</hi>.</p>
								<p>Son documentos de gracia, concedida a perpetuidad, y se validan,
									además de con la suscripción y signo real, con la presencia de
									suscripciones confirmativas de nobles laicos y eclesiásticos y
									de altos cargos de la casa real; suscripciones que, distribuidas
									en columnas, rodean el signo rodado. El sello, de plomo y, en
									algunas ocasiones esporádicas, de oro, pende de la <hi rend="i"
										>plica</hi> del documento mediante hilos de seda que
									atraviesan tres orificios distribuidos en forma triangular.</p>
								<p>Entre los <hi rend="i">privilegios rodados</hi> cabe distinguir
									dos tipos:</p>
								<div>
									<head type="h4">1.1.1.1. <hi rend="i">De concesión</hi>
										(I)</head>
									<p>Por ellos, el monarca concede una merced (tierras, derechos,
										exenciones, etc.) a pepetuidad. Su característica distintiva
										reside en el hecho de que la intitulación es conjunta del
										rey, la reina y todos los hijos varones; las infantas sólo
										aparecen en la misma mientras no haya hijo varón,
										desapareciendo automáticamente en cuanto éste nace.</p>
								</div>
								<div>
									<head type="h4">1.1.1.2. <hi rend="i">De confirmación</hi>
										(II)</head>
									<p>Por ellos, confirma el monarca mercedes concedidas por sus
										predecesores o por él mismo, en el caso de haber comenzado a
										reinar siendo menor de edad. Se caracterizan por ser la
										intitulación del rey única, y no conjunta, como en el caso
										del privilegio de concesión, y por la inclusión <hi rend="i"
											>in extenso</hi>, dentro del expositivo, del documento a
										confirmar. En el caso de que éste sea otro privilegio
										rodado, suelen eliminarse las suscripciones de confirmantes,
										permaneciendo sólo la suscripción real.</p>
								</div>
							</div>
							<div>
								<head type="h3"><pb n="242"/>1.1.2. <hi rend="i">Cartas:</hi>
									<hi rend="i">Cartas pío madas</hi></head>
								<p>Por su validación con sello de plomo, vinculado mediante hilos de
									seda, nos encontramos ante documentos que tienen el mismo valor
									perpetuo que los privilegios y que sólo les separa de ellos la
									carencia de solemnidades: signo y relación de confirmantes.</p>
								<p>Pero, por otra parte, son documentos que ya presentan la doble
									vertiente del poder real: conceder y mandar.</p>
								<div>
									<head type="h4">1.1.2.1. <hi rend="i">Notificativas</hi> (de
										merced) (III)</head>
									<p>Han sido denominadas en algunas ocasiones privilegios menores
										y pasarán a denominarse tradicionalmente, a partir del siglo
										XV, <hi rend="i">cartas de privilegio</hi>. Su función es
										idéntica a la de los <hi rend="i">privilegios rodados.</hi>
										concesiones a perpetuidad. Sus características diplomáticas
										son el inicio por la notificación: <hi rend="i">Connoscida
											cosa sea</hi>, o, más frecuentemente, <hi rend="i">sepan
											quantos esta carta vieren</hi>, y la presencia, entre la
										cláusula final de corroboración, del anuncio de validación:
											<hi rend="i">et desto vos mandé dar esta mi carta
											seellada con mío seello de plomo</hi>. La validación la
										constituye, junto con el sello, unido también al documento
										mediante la introducción del vínculo a través de tres
										orificios en disposición triangular, solamente la línea de
										cancillería o suscripción de la persona responsabilizada de
										la redacción del documento.</p>
								</div>
								<div>
									<head type="h4">1.1.2.2. <hi rend="i">Intitulativas</hi> (de
										mandato) (IV)</head>
									<p>Coinciden con la notificativas sólo en el modo de validación.
										Son documentos cuyo dispositivo es de mandato, expresado
										generalmente por la locución <hi rend="i">porque vos
											mando</hi>. Pero, aparte de la diferencia establecida a
										partir de su contenido, ésta se hace muy notoria en la
										distribución de las fórmulas en su tenor, que, en este caso,
										se inicia por la intitulación completa del monarca, seguida
										de la dirección y la salutación.</p>
									<p>Son las cartas plomadas intitulativas documentos por los que
										el monarca ordena cumplir alguna concesión previa, por lo
										cual es frecuente encontrar documentos de este tipo
										directamente relacionados con documentos de concesión a
										perpetuidad (<hi rend="i">privilegios rodados o <pb n="243"
											/>cartas plomadas notificativas</hi>), viniendo a ser
										una redacción extensa de alguna de sus cláusulas finales
										inyuntivas, de las denominadas de ayuda al cumplimiento.</p>
								</div>
							</div>
						</div>
						<div>
							<head type="h2">1.2. Sellados con sello de cera</head>
							<p>La cera, como materia del sello, es utilizada a partir de la
								introducción del metal en los sellos castellano-leoneses, para
								validar documentos de valor temporal, no perpetuo. En aposición
								pendiente, se vinculará al documento mediante hilos o trencilla de
								lino o algodón a través de un único orificio. En aposición adherente
								se hará siempre <hi rend="i">mos hispanum</hi>, ubicando la materia
								bajo una placa de papel, que recibirá la impronta de la matriz,
								dando lugar a los denominados <hi rend="i">sellos de placa</hi>.</p>
							<div>
								<head type="h3">1.2.1. <hi rend="i">En aposición
									pendiente</hi></head>
								<div>
									<head type="h4">1.2.1.1. <hi rend="i">Cartas. Cartas
											abiertas</hi></head>
									<p>Es, de todas las denominaciones de la diplomática tradicional
										castellana, la más conflictiva, ya que en lugar de hacer
										referencia a la materia del sello que nos llevaría a hablar,
										en parangón con las cartas selladas con sello de plomo, de
										cartas ceradas, toma un término referido al modo de
										aposición: abierta o cerrada, asimilando al sello céreo
										pendiente sólo una de las posibilidades.</p>
									<div>
										<head type="h5">1.2.1.1.1. <hi rend="i">Notificativas</hi>
											(de merced) (V)</head>
										<p>Paralelas en su formulación a las cartas plomadas
											notificativas, se diferencian en el tipo de sello con el
											que son validadas y, por lo tanto, en la cláusula de
											corroboración: <hi rend="i">et desto vos mandé dar esta
												mi carta seellada con mío seello de cera
												colgado</hi> o simplemente <hi rend="i">con mío
												seello colgado</hi>.</p>
									</div>
									<div>
										<head type="h5">1.2.1.1.2. <hi rend="i">Intitulativas</hi>
											(de mandato) (VI)</head>
										<p>Al igual que en el caso anterior, su formulación es
											paralela a la de la carta plomada intitulativa,
											diferenciándose sólo en el sellado y en el anuncio de
											validación que puede incluso no aparecer.</p>
										<p>Los documentos sellados con cera en aposición pendiente
											desaparecen de la cancillería real castellana a mediados
											del siglo XIV.</p>
									</div>
								</div>
							</div>
							<div>
								<head type="h3"><pb n="244"/>1.2.2. <hi rend="i">En aposición
										adherente</hi></head>
								<p>El sello de cera pasa a utilizarse en aposición adherente tan
									pronto como el papel o pergamino de paño, como era llamado por
									los coetáneos, se introduce en la cancillería castellana, hecho
									del que tenemos ya constancia en el reinado de Fernando III. Con
									él se sellan:</p>
								<div>
									<head type="h4">1.2.2.1. <hi rend="i">Adherente
										abierta</hi></head>
									<div>
										<head type="h5">1.2.2.1.1. <hi rend="i">Cartas</hi></head>
										<div>
											<head type="h6">1.2.2.1.1.1. <hi rend="i"
												>Notificativas</hi></head>
											<p>Su redacción sería paralela a la de las cartas
												abiertas notificativas y su utilización la misma:
												concesiones no perpetuas. No hemos localizado, hasta
												el momento, ningún documento — original o copia — de
												este tipo, pero sí existen referencias de su uso, al
												menos en la cancillería de Alfonso X.</p>
										</div>
										<div>
											<head type="h6">1.2.2.1.1.2. <hi rend="i"
												>Intitulativas</hi></head>
											<p>La documentación en papel expedida por la cancillería
												castellana va a ser generalmente, salvo en el caso
												citado, iniciada por la intitulación, sea cual sea
												el carácter de su contenido: concesión o mandato.
												Así contamos con:</p>
											<div>
												<head type="h7">1.2.2.1.1.2.1. <hi rend="i"
												>Intitulativas de merced: Carta de
												merced</hi></head>
												<p>Comenzando por la intitulación completa del
												monarca, su dispositivo gira en torno a verbos de
												concesión: <hi rend="i">do, otorgo, concedo,
												eximo</hi>, etc. Su validación se realiza mediante
												el sello adherente al dorso del documento.</p>
											</div>
											<div>
												<head type="h7">1.2.2.1.1.2.2. <hi rend="i"
												>Intitulativas de mandato. Mandato / Real
												Provisión</hi> (VII)</head>
												<p>Su redacción es totalmente paralela a la de las
												cartas abiertas intitulativas, hasta tal punto
												que, en caso de llegar a nosotros en forma de
												copia y no explicitarse en ella la materia
												escritoria sobre la que han sido redactados o
												incluir anuncio de validación, es prácticamente
												imposible de establecer a cuál de ambos tipos
												pertenecen.</p>
												<p><pb n="245"/>Tradicionalmente han sido
												denominados <hi rend="i">mandatos</hi> los
												emitidos con anterioridad al siglo XIV, dándosele
												el nombre de <hi rend="i">real provisión</hi>
												desde que, a finales del reinado de Alfonso XI, se
												incluyen entre las cláusulas finales, dos
												inyuntivas denominadas de emplazamiento: <hi
												rend="i">vos mandamos que parescades ante nos en
												la nuestra corte … dé testimonio de cómo complides
												nuestro mandado</hi>. La validación, aparte del
												sello adherente en aposición dorsal, consiste en
												la suscripción autógrafa del rey y en la del
												oficial responsable de su emisión. A finales del
												siglo XIV, a partir de 1371 y 1385
												respectivamente, puede desaparecer la suscripción
												real, siendo sustituida en el primer caso por las
												de oidores de la Real Audiencia y en el segundo
												por miembros del Consejo Real, organismos a los
												que Enrique II y Juan I facultaron para emitir
												reales provisiones.</p>
											</div>
										</div>
									</div>
								</div>
								<div>
									<head type="h4">1.2.2.2. <hi rend="i">Adherente de
										cierre</hi></head>
									<div>
										<head type="h5">1.2.2.2.1. <hi rend="i">Misiva</hi>
											(VIII)</head>
										<p>A su principal característica, ir sellada con el sello en
											aposición de cierre, lo que supone quebrantar el sellado
											para acceder a su contenido, se unen las siguientes
											características redaccionales: comenzar mediante la
											intitulación breve: <hi rend="i">yo el rey</hi>;
											incluir, inmediatamente, una salutación subjetiva: <hi
												rend="i">enbío saludar</hi> o <hi rend="i">enbío
												mucho saludar</hi>, frente a la típica salutación
											cancilleresca castellana, la objetiva <hi rend="i">salut
												e gracia</hi>. Es asimismo característica la
											presencia del saludo final y la expresión abreviada de
											la fecha, que indica exclusivamente las dos últimas
											cifras del año. Suscribe el documento el monarca
											(rúbrica autógrafa) y el oficial responsable de la
											redacción.</p>
									</div>
								</div>
							</div>
						</div>
					</div>
					<div>
						<head type="h1">2. Documentos no sellados</head>
						<p>Aparte de los documentos sellados tenemos constancia, al menos para el
							siglo XIV, de la utilización de un tipo documental que lleva como único
							elemento de validación la rúbrica autógrafa del rey.</p>
						<div>
							<head type="h2"><pb n="246"/>2.1. Albalaes</head>
							<p>Documento de redacción muy breve y de utilización, en principio, para
								negocios internos en la organización administrativa de la monarquía
								castellana.</p>
							<p>Su intitulación es breve, como en las misivas, y su fecha, carente de
								elemento topográfico, llega a eliminar hasta la expresión del
								año.</p>
							<div>
								<head type="h3">2.1.1. <hi rend="i">de merced. Albalá de merced</hi>
									(IX)</head>
								<p>Tienen un dispositivo de concesión. En muchos casos, es la
									primera redacción de una concesión real que ha de ser revalidada
									posteriormente en la forma diplomática adecuada: carta plomada o
									privilegio.</p>
							</div>
							<div>
								<head type="h3">2.1.2. <hi rend="i">de provisión: Albalá de
										provisión</hi> (X)</head>
								<p>Tienen un dispositivo de mandato. Fue muy utilizado por los
									monarcas para transmitir órdenes a organismos de la
									administración, como cancillería y contaduría: órdenes de
									expediciones de documentos; órdenes de asentamiento de mercedes
									en los libros de contaduría, o de libramientos en efectivo.</p>
							</div>
						</div>
					</div>
					<div>
						<head type="h1">I</head>
						<p>1252, marzo 20. Sevilla.</p>
						<p><hi rend="i">Fernando III concede al cabildo catedral de Sevilla el
								diezmo del almojarifazgo de Sevilla y de su arzobispado, le dona
								asimismo Cantillana y las posesiones realengas sitas en Chillón, más
								mil maravedís de renta anual en cada uno de los siguientes términos:
								Aznalcázar, Sanlúcar la Mayor, Tejada y el reino de
							Granada</hi>.</p>
						<p>A. A.C.S., Sec IX, c. 4, docn. 34/1. Pergamino de 536 × 589 mm. Plica de
								<hi rend="i">66</hi> mm. Buen estado de conservación.</p>
						<p>(<hi rend="i">Crisman, alfa y omega</hi>). Connoscida cosa sea a quantos
							esta carta uieren como yo don FERNANDO, por la gracia de Dios rey de
							Castilla, de Toledo, <pb n="247"/>de León, de Gallizia, / de Seuilla, de
							Córdoua, de Murcia et de Jahén, en uno con la reyna donna Johanna, mi
							mugier, et con míos fijos, don Alfonso, don Fredric et /3 don Enric, a
							honor de Iesu Christi, que es uerdadero Dios, qui me guió et me ayudó en
							mios fechos et mayormiente en la conquista de Seuilla, do et otorgo / a
							la eglesia de Seuilla pora siempre el diezmo del mío almoxarifadgo de
							Seuilla de quantas cosas hy acaecieren por tierra et por mar de que yo
							deuo auer míos dere-/ chos. Et do otrosí a la eglesia de Seuilla el
							diezmo de todos los otros almoxarifadgos que son en las conquistas que
							yo fiz et en las conquistas que faré, si Dios quisiere, /6 yo et los qui
							regnaren depués de mí en Castilla et en León en el arçobispado de
							Seuilla. Et si por auentura la reyna donna Johanna o don Enric mostraren
							/ cartas del apostóligo con razón et con derecho et tales que deuan
							ualer por escusarles del diezmo, que les uala so derecho.</p>
						<p>Et el arçobispado entiendo yo en esta manera, que non se entiendan hy los
							otros / obispados de la prouincia de Seuilla, nin las cosas que les
							pertenecen. Pero quiero que si alguna villa de la prouincia de Seuilla
							fue obispado antiguamiente en tiempo de christianos et algunas otras
							villas <hi rend="i">19</hi> fueron desse obispado et agora non son
							conquistas, que quando yo las conquisiere, o aquél que regnare en
							Castilla et en León después de mí, que el eglesia de Seuilla aya el
							diezmo de lo que yo, o aquél que regnare en Castilla et / en León depués
							de mí, ouiéremos en aquellos logares fata que aya obispo en el logar; et
							quando ouiere obispo en el logar, torne el diezmo de lo que hy ouiere en
							aquellos logares yo, o el qui regnare depués de / mí en Castilla et en
							León, al obispo et a la eglesia dessa villa misma et quítese dello el
							arçobispo et el eglesia de Seuilla.</p>
						<p>Et do, otros sí, a la eglesia de Seuilla Cantinnana por iuro de heredat
							pora /12 siempre con sus entradas et con sus saludas et con sus montes
							et con sus fuentes et con sus aguas et con sus pastos et con todas sus
							pertenencias, assí como meior las ouo en tiempo de moros. Pero / quiero
							que aquellos donadíos, que yo hy di por mis cartas, que ualan et que
							fagan aquel fuero a la eglesia de Seuilla que fizieren los otros uezinos
							de Cantinnana.</p>
						<p>Et do, otrossí, alia eglesia de Seuilla aquéllo / que yo he en Chilón por
							dos mili et quinientos maravedís de renta cadanno, en tal manera que si
							yo o aquél que regnare depués de mí en Castilla et en León quisiéremos
							dar a la eglesia de Seuilla dos mili et quinientos /15 maravedís de
							renta cadanno en heredamiento en otra parte, que el eglesia sea tenida
							de dexar lo de Chilón.</p>
						<p>Et do, otrossí, a la eglesia de Seuilla en heredamiento mille maravedís
							de renta en término de Eznalcáçar et / mille maravedís de renta en
							término de Solúcar et mille maravedís de renta en término de Teiada, que
							los aya siempre por yuro de heredat. Et pongo a la eglesia de Seuilla
							mille maravedís pora cadanno en el rey de Gra-/ nada, fata quel dé yo o
							aquél que regnare depués de mí en Castilla et en León a la eglesia de
							Seuilla mille maravedís de renta en heredamientos en otra parte.</p>
						<p>Et mando et deffiendo firmemiente que ninguno non /18 sea osado de uenir
							contra esta mi carta, nin de crebantarla, nin de menguarla en nenguna
							cosa, <pb n="248"/>ca qualquiere que lo fiziesse auríe mi yra et pechar
							míe en coto mille maravedís a mí, ho a quien regnasse de-/ pues de mí en
							Castilla et en León, et a la eglesia o a quien su boz touiesse todo el
							danno dupplado.</p>
						<p>Facta carta apud Sibillam, rege exprimente, XX die martii, era M / CC
							nonagésima, anno quarto ab illo quo idem uictoriosissimus rex FERNANDUS
							cepit Hyspalim, nobilissimam ciuitatem, et eam restituit cultui
							christiano./</p>
						<p>21 Et yo, sobredicho rey don FERNANDO, regnant en Castilla, en Toledo, en
							León, en Gallizia, en Seuilia, en Córdoua, en Murcia, en Jahén, en
							Badalloz et en Baeça, aquesto todo que / sobredicho es do et otorgo a la
							eglesia de Seuilia et con mi mano propria robro esta carta et
							confirmóla./</p>
						<p>Infans Sancius, procurator ecclesie Toletane, confirmat. — Infans
							Philippus, procurator ecclesie Hyspalense, confirmat. — Iohannes,
							Compostellane sedis archiepiscopus, confirmat./ Infans dompnus Alfonsus,
							frater domini regis, confirmat.</p>
						<p>(1 col.): Apparicius, burgensis episcopus, conf. — Rodericus, palentinus
							episcopus, conf. — Raymundus, segobiensis episcopus, conf. — Petrus,
							segontinus episcopus, conf. — Egidius, oxomensis episcopus, conf. —
							Matheus, conchensis episcopus, conf. — Benedictus, abulensis episcopus,
							conf. — Aznarius, calagurritanus episcopus, conf. — Paschasius,
							gienensis episcopus, conf. — Adam, placentinus episcopus, conf. —
							Ecclesia cordubensis uacat.</p>
						<p>(2 col.): Alfonsus Luppi conf. — Alfonsus Tellii conf. — Nunius Gonssalui
							conf. — Simón Roderici conf. — Iohannes Garsie conf. — Rodericus
							Gonçalui conf. — Gomecius Roderici conf.</p>
						<p>(<hi rend="i">Rueda</hi>) Signum Fernandi, regis Castelle, Toleti,
							Legionis, Gallecie, Sibille, Cordube, Murcie, Iaheni. — Didacus Luppi de
							Faro, alferiz domini regis, confirmat. — Rodericus Gonçalui, maiordomus
							curie regis, confirmat.</p>
						<p>(3 col.): Petrus, ouetensis episcopus, conf. — Petrus, çamorensis
							episcopus, conf. — Petrus, salamantinus episcopus, conf. — Petrus,
							astoricensis episcopus, conf. — Leonardus, çiuitatensis episcopus, conf.
							— Michael, lucensis episcopus, conf. — Iohannes, auriensis episcopus,
							conf. — Egidius, tudensis episcopus, conf. — Iohannes, mindoniensis
							episcopus, conf. — Sancius, cauriensis episcopus, conf.</p>
						<p>(4 col.): Rodericus Gómez conf. — Rodericus Frolaz conf. — Gonçaluo
							Ramírez conf. — Iohannes Petri conf. — Fernandus Iohannis conf. —
							Rodericus Roderici conf. — Ramirus Roderici conf. — Aluarus Didaci conf.
							— Pelagius Petri conf.</p>
						<p>Fernandus Gonçalui, maior merinus in Castella, confir mat. — Petrus
							Guterri, maior merinus in Legione, confirmat.-Munnio Fernández, maior
							merinus in Gallecia, confirmat./</p>
						<p>Sancius segobiensis scripsit de mandato magistri Raymundi, segobiensis
							episcopi et domini regis notarii.</p>
					</div>
					<div>
						<head type="h1"><pb n="249"/>II</head>
						<p>1252, agosto 5. Sevilla.</p>
						<p><hi rend="i">Alfonso X confirma a la iglesia de Sevilla el privilegio
								anterior y le concede además todas las mezquitas de la ciudad salvo
								tres, que, sitas en la judería, pasan a ser sinagogas</hi>.</p>
						<p>A. — A.C.S., Sec. IX, c. 4, docn. 36/1. Pergamino de 501 × 626 mm. Plica
							de 51 mm. Buen estado de conservación.</p>
						<p>Connoscida cosa sea a quantos esta carta uieren como yo don ALFONSO, por
							la gracia de Dios rey de Castilla, de Toledo, de León, de Gallizia, de
							Seuilla, de Córdoua, / de Murcia et de Jahén, ui carta del rey don
							Fernando, mió padre, fecha en tal manera:</p>
						<p>Connoscida cosa sea a quantos esta carta uieren como yo don FERNANDO, por
							/3 la gracia de Dios rey de Castilla, de Toledo, de León, de Gallizia,
							de Seuilla, de Córdoua, de Murcia et de Jahén, en uno con la reyna donna
							Johanna, mi mugier, et con mios fijos, don Alfon-/ so, don Fredric et
							don Enrric, a honor de Iesu Christi, que es uerdadero Dios, qui me guió
							et me ayudó en mios fechos et mayormientre en la conquista de Seuilla,
							do et otorgo a la eglesia de Se-/ uilla pora siempre el diezmo del mió
							almoxerifadgo de Seuilla de quantas cosas hy acaecieren por tierra et
							por mar, de que yo deuo auer mios derechos. Et do otrossí a la eglesia
							de Seuilla <hi rend="i">16</hi> el diezmo de todos los otros
							almoxerifadgos que son en las conquistas que yo fiz et en las conquistas
							que faré, si Dios quisiere, yo et los qui regnaren depués de mí en
							Castilla et en León en el arçobispado de Seuilla.</p>
						<p>Et si / por auentura la reyna donna Johanna o don Enrric mostraren cartas
							del apostóligo con razón et con derecho et tales que deuan ualer por
							escusarles del diezmo, que les uala so derecho.</p>
						<p>Et el arçobispado entiendo yo en esta mane-/ ra, que non se etiendan hy
							los otros obispados de la prouincia de Seuilla, nin las cosas que los
							pertene gen. Pero quiero que si alguna uilla de la prouincia de Seuilla
							fue obispado antiguamiente en tiempo de christianos et al-/9 gunas otras
							uillas fueron desse obispado et agora non son conquistas, que quando yo
							las conquisiere o aquél que regnare en Castilla et en León depués de mí,
							que el eglesia de Seuilla aya el diezmo de lo que yo o aquél que reg-/
							nare en Castilla et en León depués de mí ouiéremos en aquellos logares
							fata que aya obispo en el logar et quando ouiere obispo en el logar,
							torne el diezmo de lo que hy ouiere en aquellos logares yo o el qui
							regnare depués / de mí en Castilla et en León al obispo et a la eglesia
							dessa uilla misma et quítese dello el arçobispo et el eglesia de
							Seuilla.</p>
						<p><pb n="250"/>Et do, otrossí, a la eglesia de Seuilla Cantinnana por yuro
							de heredat pora siempre con /12 sus entradas et con sus saludas et con
							sus montes et con sus fuentes et con sus aguas et con sus pastos et con
							todas sus pertenencias, assí como meior las ouo en tiempo de moros. Pero
							quiero que aquellos dona-/ dios, que yo hy di por mis cartas, que ualan
							et que fagan aquél fuero a la eglesia de Seuilla que fizieren los otros
							uezinos de Cantinnana.</p>
						<p>Et do, otrossí, a la eglesia de Seuilla aquéllo que yo he en Chilón por
							dos mil et / quinientos morauedís de renta cadanno, en tal manera que si
							yo o aquél que regnare depués de mí en Castilla et en León quisiéssemos
							dar a la eglesia de Seuilla dos mil et quinientos morauedís de renta
							cadanno en here-/ 15 damiento en otra parte, que el eglesia sea tenuda
							de dexar lo de Chilón.</p>
						<p>Et do, otrossí, a la eglesia de Seuilla en heredamiento mil morauedís de
							renta en término de Eznalcáçar et mil morauedís de renta en término / de
							Solúcar et mil morauedís de renta en término de Teiada, que los aya
							siempre por yuro de heredat. Et pongo a la eglesia de Seuilla mili
							morauedís pora cadanno en el rey de Granada, fata quel dé yo, o aquél
							que reg-/ nare depués de mí en Castilla et en León, a la eglesia de
							Seuilla mil morauedís de renta en heredamiento en otra parte.</p>
						<p>Et mando et deffiendo firmemientre que ninguno non sea osado de uenir
							contra esta mi /18 carta, nin de crebantarla, nin de menguarla en
							nenguna cosa, ca qualquiere que lo fiziesse auríe mi yra et pechar míe
							en coto mil morauedís a mí o a quien regnasse depués de mí en Castilla
							et en León, / et a la eglesia o a quien su boz touiesse todo el danno
							duplado.</p>
						<p>Et yo, sobredicho rey don FERNANDO, regnant en Castilla, en Toledo, en
							León, en Gallizia, en Seuilia, en Córdoua, en Murcia, en Jahén, en Ba-/
							dalloz et en Baeça, aquesto todo que sobredicho es do et otorgo a la
							eglesia de Seuilla et con mi mano propria robro esta carta et
							confirmóla.</p>
						<p>Facta carta apud Sibillam, rege exprimen te, XX die martii, era /21 M CC
							nonagésima, anno quarto ab illo quo idem uictoriosissimus rex FERNANDUS
							cepit Hyspalim, nobilissimam ciuitatem, et eam restituit cultui
							christiano./</p>
						<p>Et yo, sobredicho rey don ALFONSO, en uno con la reyna donna Yolant, mi
							mugier, regnant en Castilla, en Toledo, en León, en Gallizia, en
							Seuilla, en Córdoua, en Murcia, en Jahén, en Badaioz, en Bae-/ça et en
							el Algarue, otorgo et confirmo esta carta del rey don FERNANDO, mío
							padre, et mando que uala pora siempre. Et do demás a la eglesia de
							Seuilla, por ruego de don Felippe, mió ermano, electo desse mis-/24 mo
							logar, todas las mezquitas que son en Seuilla, quantas fueran en tiempo
							de moros, que las aya libres et quitas pora siempre por iuro de heredat,
							fueras tres mezquitas que son en la iudería, que son agora sinogas / de
							los judíos.</p>
						<p>Et porque este donadío sea más firme et más estable et uala pora siempre,
							mandé yo poner en esta mi carta el mío seello de plomo.</p>
						<p>Fecha esta carta en Seuilla, por mandado del rey, V días / de agosto, en
							era de mille et dozientos et nonaenta annos./</p>
						<p><pb n="251"/>Don Alfonso de Molina conf. — Don Fredric conf. — Don Enric
							conf. — Don Manuel conf. — Don Fernando conf. — Don Felippe, electo de
							Seuilla, conf. — Don Sancho, electo de la eglesia de Toledo, conf.</p>
						<p>Don Aboab dille Auenaçar, rey de Granada et uassallo del rey don Alfonso,
							conf.</p>
						<p>(1 col.): Don Apparicio, obispo de Burgos, conf. — Don Rodrigo, obispo de
							Palencia, conf. — Don Remondo, obispo de Segouia, conf. — Don Pedro,
							obispo de Sigüença, conf. — Don Gil, obispo de Osma, conf. — Don Mathe,
							obispo de Cuenca, conf. — Don Benito, obispo de Auila, conf. — Don
							Aznar, obispo de Calaforra, conf. — Don Adam, obispo de Plazencia, conf.
							— Don Loppe, obispo de Córdoua, conf. — Don Pasqual, obispo de Jahén,
							conf. — Don Pedro, obispo de Carthagena, conf. — Don Pelay Correa,
							maestro de la orden de Veles, conf.</p>
						<p>(2 col.): Don Nunno Gonçález conf. — Don Alfonso López conf. — Don
							Rodrigo Gonçález conf. — Don Symón Royz conf. — Don Alfonso Tellez conf.
							— Don Fernand Royz de Castro conf. — Don Pedro Núnnez conf. — Don Nunno
							Guillem conf. — Don Pedro Guzmán conf. — Don Rodrigo Gonçález, el ninno,
							conf. — Don Gómez Royz conf. — Don Fernand García conf. — Don Alfonso
							García conf. — Don Rodrig Aluarez conf. — Don Domingo Gómez conf. — Don
							[Pero] López de Harana conf.</p>
						<p>(<hi rend="i">Rueda</hi>): SIGNO DEL REY DON ALFONSO. — Don Diago López
							de Faro, alférez del rey, conf. — Don Iohán García, mayordomo de la
							corte del rey, conf.</p>
						<p>(3 col.): Don Johán, arzobispo de Sanctiague, conf. — La eglesia de León
							uacant. — Don Pedro, obispo de Ouiedo, conf. — Don Pedro, obispo de
							Astorga, conf. — Don Pedro, obispo de Çamora, conf. — Don Pedro, obispo
							de Salamanca, conf. — Don Migael, obispo de Lugo, conf. — Don Iohán,
							obispo de Orens, conf. — Don Iohán, obispo de Mendonnedo, conf. — Don
							Gil, obispo de Tuy, conf. — Don Leonardo, obispo de Cipdat, conf. — Don
							Sancho, obispo de Coria, conf. — Don Fernand Ordonnez, maestro de
							Calatraua, conf.</p>
						<p>(4 col.): Don Rodrig Alfonso conf. — Don Martín Alfonso conf. — Don
							Rodrigo Gómez conf. — Don Rodrigo Frolaz conf. — Don Fernand Yuánnes
							conf. — Don Martín Gil conf. — Don Iohan Pérez conf. — Don Andreo,
							perteguero de Sanctiague, conf. — Don Gonçaluo Ramílez conf. — Don
							Rodrigo Rodríguez conf. — Don Ramil Rodríguez conf. — Don Ramil Díaz
							conf. — Don Aluar Díaz conf. — Don Pelay Pérez conf. — Don Gonçaluo
							Morant conf.</p>
						<p>Don Fernand Gonçáluez, merino mayor en Castilla, conf. — El merinadgo de
							León uacant. — Don Munno Fernández, merino mayor en Gallizia, conf.</p>
						<p>Maestro Fernando, notario del rey en Castilla, conf. — Don Martín
							Fernández, notario del rey en León, conf.</p>
						<p>Escriuióla Sancho Fernández, escriuano del rey.</p>
					</div>
					<div>
						<head type="h1"><pb n="252"/>III</head>
						<p>1264, julio 15. Sevilla.</p>
						<p><hi rend="i">Alfonso X da a maese Pedro, físico y especiero, dos tiendas
								que él ocupa en aquel momento, sitas en Sevilla, ante la plaza de
								Santa María</hi>.</p>
						<p>A. — A.C.S., Sec. IX, c. 101, doc. n. 22/1. Pergamino de 256 × 172 mm.
							Plica de 45 mm. Buen estado de conservación. Tres orificios en la plica
							de la que pende, en cinta de seda amarilla, roja y morada, un sello de
							plomo.</p>
						<p>Sepan quantos esta carta uieren e oyeren cuerno nos don ALFONSO, por la
							graçia de Dios rey de Castiella, de Toledo, de León, de Gallizia, de
							Seuilla, / de Córdoua, de Murcia, de Jahén e del Algarue, damos e
							otorgamos a maestre Pedro, catalán, físico e especiero, dos tiendas en
							que él está, que son en Se-/3 uilla, ante la plaça de Santa María, e han
							por linderos de la una parte las casas de maestre Symón, especiero, e de
							la otra parte las casas de Bartholomé, espe-/ ciero, e de la otra parte
							la plaça de Santa María. E estas dos tiendas sobredichas le damos e le
							otorgamos que las aya libres e quitas por juro de heredat pora siem-/
							pre iamás él e sus fijos e sus nietos e quantos del uinieren, que lo
							suyo ouieren de heredar, pora dar, pora uender, pora empennar, pora
							camiar, pora enagenar e pora fazer /6 dellas e en ellas todo lo que
							quisiere como de lo suyo mismo, en tal manera que las no pueda uender,
							ni dar, ni camiar, ni enagenar en ninguna manera a eglesia ni a or-/ den
							ninguna, ni a omme de religión, sin nuestro mandado.</p>
						<p>E deffendemos que ninguno non sea osado de ir contra esta carta pora
							crebantarla, ni pora minguarla en / ninguna cosa, ca qualquier que lo
							fiziesse auríe nuestra ira e pecharnos ye en coto mille maravedís e a
							maestre Pedro, el sobredicho, o a qui lo suyo heredasse, todo el danno
							do-/9 blado.</p>
						<p>E porque esto sea firme e estable, mandamos seellar esta carta con
							nuestro seello de plomo.</p>
						<p>Fecha la carta en Seuilla, por nuestro mandado, martes, quinze / días
							andados del mes de julio, en era de mille e trezientos e dos annos.</p>
						<p>Yo, Johán Pérez de Cibdat, la escriuí por mandado de Millán Pérez de
							Aellón, / en el anno trezeno que el rey don Alfonso regnó.</p>
						<p>(<hi rend="i">Sobre la plica</hi>): Martín Pérez</p>
					</div>
					<div>
						<head type="h1"><pb n="253"/>IV</head>
						<p>1333, diciembre 1. Sevilla.</p>
						<p><hi rend="i">Alfonso XI confirma al cabildo hispalense la exención de
								posada en sus casas que les concediera Sancho IV y que él revalidara
								ya con anterioridad</hi>.</p>
						<p>A. — A.C.S., Sec. IX, c. 116, docn. 36/1. Pergamino de 335 × 235 mm.
							Plica de 60 mm. Buen estado de conservación.</p>
						<p>[D]on Alfonso, por la gracia de Dios rey de Castiella, de Toledo, de
							León, de Gallizia, de Seuilla, de Córdoua, de Murçia, de Jahén, del
							Algarbe e sennor de Vizcaya e de Molina, viemos / vna carta del rey don
							Sancho, nuestro auuello, que Dios perdone, seellada con su seello de
							çera colgado et otra carta seellada con nuestro seello de plomo, en las
							quales se contenía /3 que por onrra de los reyes, onde nos venimos, que
							yazen enterrados en la eglesia de Santa María de la muy noble çibdat de
							Seuilla, et por fazer bien e merçed al deán e a las perssonas / e a los
							canónigos e a los otros beneffigiados de la dicha eglesia que les
							franqueamos las sus moradas, do ellos moran, que ninguno non les pose en
							ellas contra su voluntad et que deffendiemos a los posadores / e a los
							alguaziles e a los otros officiales e a todos los otros, que ninguno non
							sea osado de les tomar sus casas, nin posar en ellas, so pena de mille
							maravedís de la buena moneda. Et agora dixiéronnos que commo quier <hi
								rend="i">16</hi> que estas cartas destas libertades teníen de nos
							que algunas conpannas, non queriendo guardar nuestro mandamiento, nin
							regelando la pena que en las dichas cartas se contienen, que les toman
							las sus posadas contra su / voluntad e les entran en ellas. Et
							pidiéronnos merçed que les mandásemos guardar los priuilleíos e cartas e
							libertades que ellos an sobrestá razón.</p>
						<p>Et nos, por onrra de los reyes, onde nos venimos, que ya-/ azen<note
								type="1"><p><hi rend="i">Sic</hi>.</p>
							</note> enterrados en la dicha eglesia, e leuar su onrra adelante e
							ennoblesgerla, assí commo lo fizieron los reyes onde nos venimos, et por
							fazer bien e merçed al deán e perssonas e canónigos e a to-/9 dos los
							otros benefficiados de la dicha eglesia, tenemos por bien que la dicha
							libertad que les sea guardada. Et mandamos e deffendemos a los nuestros
							posadores e alguaziles, que agora son e serán de / aquí adelante, e a
							todos los otros que ninguno nin ningunos non sean osados de les tomar
							sus posadas en que ellos moran para sí nin para otrie contra su
							voluntad, nin conssientan a otros que ge las tomen. Et non fa-/ gan ende
							al, so pena de mille maravedís de la buena moneda a cada vno. Et si
							alguno o <pb n="254"/>algunos y ouiere que les quisieren passar contra
							esta merçed e libertad que les nos fazemos, mandamos a los alcalles e al
							algua-/12 zil e a los jurados e a los veynte e quatro ornes buenos que
							an de librar fazienda del congeío de la dicha çibdat e a los nuestros
							posadores, tanbién los que agora son commo los que serán daquí adelante,
							que / ge lo non conssientan, et que los defiendan e anparen en la dicha
							libertat. Et tenemos por bien que los dichos deán e perssonas e
							canónigos e los otros benefficiados de la dicha eglesia que non regiban
							nin-/ gunos huéspedes en sus posadas contra su voluntad.</p>
						<p>Et desto les mandamos dar esta nuestra carta seellada con nuestro seello
							de plomo.</p>
						<p>Dada en Seuilla, primero día de dezienbre, era de /15 mille e trezientos
							e setenta e vn annos.</p>
						<p>Yo, Alfonso Ferrández, la fiz escriuir por mandado del rey./</p>
						<p>Ruy Martínez (?)</p>
						<p>Iohán Pérez, arcidiano, vista.</p>
						<p>Rodrigo Alfonso.</p>
					</div>
					<div>
						<head type="h1">V</head>
						<p>1253, diciembre 20. Sevilla.</p>
						<p><hi rend="i">Alfonso X da a Pedro Pérez, notario de ía reina doña Juana,
								el molino de Abenharoza, en Alcalá de Guadaira</hi>.</p>
						<p>A. — A.C.S., Sec. IX, c. 114, docn. 19. Pergamino de 297 × 230 mm. Plica
							de 43 mm. Buen estado de conservación. Restos del sello de cera que
							pende de cordón azul. Cera de color natural. Anv.: ecuestre hacia la
							izquierda con las armas de Castilla y León en la gualdrapa y escudo.
							Rev.: heráldico, castillos y leones contrapuestos, pero sin
							cuartelar.</p>
						<p>[C]onnosçuda cosa sea a todos los ornes que esta carta uieren cuerno yo
							don Alffonsso, por la graçia de Dios rey de Casti-/ ella, de Toledo, de
							León, de Gallizia, de Seuilla, de Córdoua, de Murçia e de Jahén, do e
							otorgo a don Pedro Pérez, notario /3 de la reyna donna Johanna, vna casa
							de molinos con su presa e con la parada de açenna de que él es tenedor,
							que es sobre Alca-/ lá de Guadayra e ouo nombre en tienpo de moros el
							molino de Abenaharoga. Et esto todo sobredicho le do e le otorgo con /
							todas sus entradas e con todas sus saludas e con sus aguas, assí como
							las ouo en tiempo de moros, e con todas sus per teñe n-/6 cias, assí
							como él es oy tenedor, que lo aya libre e quito por iuro de heredat pora
							siempre jam-[ás] pora él e pora qui lo suyo ouiere / de heredar pora
							dar, pora uender, pora empennar, pora camiar, pora enagenar e [pora
							fazer d-]ello todo lo que él quisiere como / de lo suyo mismo.</p>
						<p><pb n="255"/>Et mando e deffiendo firmemientre que ninguno non sea osado
							d-[e] yr contra esta carta deste mió do-/9 nadío nin de crebantarla, nin
							de minguarla en ninguna cosa; ca qualquiere que lo fiziesse auríe mi yra
							e pechar míe en / coto mili morauedís, e a él o a quien su boz touiesse
							todo el danno doblado.</p>
						<p>Et porque este mío donadío sea más firme e más / estable, mandé seellar
							esta carta con mío seello. Et porque non puede leuar por cada logar la
							carta que tiene deste donadío de /12 mí plomada, mandél dar esta mi
							carta abierta seellada con mío seello de cera.</p>
						<p>Fecha la carta en Seuilla, por mandado / del rey, veynte días andados del
							mes de deziembre, en era de mili e dozientos e nouaenta e vn anno.</p>
						<p>Aluar García de / Frómesta la escriuió el anno segundo que el rey don
							Alffonsso regnó.</p>
						<p>(<hi rend="i">Sobre la plica</hi>): A</p>
					</div>
					<div>
						<head type="h1">VI</head>
						<p>1284, agosto 18. Sevilla.</p>
						<p><hi rend="i">Sancho IV ordena a los almojarifes de Sevilla que den al
								arzobispo y al cabildo de la catedral hispalense todos su derechos y
								que permitan a sus hombres estar en la Aduana hasta que hayan
								recaudado los 8.300 maravedís que tienen situados en ella,
								anualmente, por juro de heredad</hi>.</p>
						<p>A. — A.C.S., Sec. IX, c. 3, docn. 17/1. Pergamino de 205 × 272 mm. Plica
							de 62 mm. Buen estado de conservación.</p>
						<p>Don Sancho, por la gracia de Dios rey de Castiella, de Toledo, de León,
							de Gallizia, de / Seuilla, de Córdoua, de Murcia, de Jahén e del
							Algarbe. A todos los almoxariffes de Seuilla, /3 christianos e judíos e
							moros. Salud e gracia.</p>
						<p>Mándouos que dedes al arzobispo e al cabildo de la eglesia / de Seuilla
							todos sus derechos e que dexedes a los sus ommes estar en la Doana e que
							tomen su derecho / cada día, de quanto y uiniere, fata que sean
							entregados cada anno de ocho mille e trezientos maravedís de la mo-/6
							neda nueua que han y por heredamiento, assí commo dizen sus priuilegios.
							Et qualesquier que assí non lo fiziessen, / pesar míe muy de
							coraçón.</p>
						<p>Et mando a los alcaldes e al alguazil, so pena de mi merçet, que ge lo
							non con-/ sientan e que les fagan dar todos sus derechos
							conplidamientre, assí que les non mengüe ninguna cosa, /9 con los dannos
							e los menoscabos que <pb n="256"/>ell<note type="1"><p><hi rend="i">Sic
										por</hi> el.</p>
							</note> arzobispo e el cabildo recibiesen por esta razón, si non de lo
							su-/ yo ge lo faría entregar doblado.</p>
						<p>Et demás tengo por bien e mando que el arçobispo ponga sententia / sobre
							los christianos que el almoxarifadgo ouieren de ueer; et a los judíos e
							a los moros, que les faga /12 peyndrar, assí commo dize en los sus
							priuilegios que la eglesia de Seuilla tiene sobrestà razón./ Et si por
							la su sententia los christianos almoxariffes non ge lo quisieren dar e
							los judíos e los moros pennos / les amparasen, mando a qualquiere que
							fuere adelantado en el Andaluzía que ge lo faga todo entre-/15 gar,
							tanbién lo passado commo lo daquí adelante, assí commo a aquéllos que
							toman lo ageno por fuerça e que-/ brantan priuilegios del rey don
							Ferrando, mío auuelo, e del rey don Alfonso, mío padre. Et pero / que yo
							enbío mandar por mis cartas que tomen todo lo del almoxariffadgo de
							Seuilla o de la D0-/I8 ana para las flotas e pora los castiellos o pora
							otras cosas algunas, non fue mi entención nin / es que de los derechos
							del arçobispo e del cabildo tomen ninguna cosa, ca mi uoluntad es / que
							todos sus derechos ayan bien e conplidamien tre.</p>
						<p>Dada en Seuilla, dizeocho días /21 de agosto, era de mille e CCC e veynt
							e dos annos.</p>
						<p>Yo, Gil Domínguez de Astorga, la / fiz escriuir por mandado del rey.</p>
						<p>Garçía Pérez.</p>
					</div>
					<div>
						<head type="h1">VII</head>
						<p>1360, julio 5. Sevilla.</p>
						<p><hi rend="i">Pedro I ordena al deán y al cabildo catedral de Sevilla que
								entreguen a Martín Yáñez, alcalde mayor de la ciudad, 100.000
								maravedís con los que pagar sueldo a 100 jinetes que necesita para
								la guerra que mantiene con Aragón, en lugar de los 100 jinetes que
								en principio les había solicitado</hi>.</p>
						<p>A. — A.C.S., Sec. IX, c. 182, doc. n. 70. Papel de 222 × 214 mm. Buen
							estado de conservación. Al dorso: huella de sello mayor de cera.</p>
						<p>Don Pedro, por la graçia de Dios rey de Castiella, de León, de Toledo, de
							Gallizia, de Seuilla, de Córdoua, de Murcia, de Jahén, / del Algarbe, de
							Algezira e sennor de Vizcaya e de Molina. Al deán e al cabilldo de la
							muy noble çibdat de Seuilla. Salud e graçia./3</p>
						<p><pb n="257"/>Bien sabedes en commo este anno en que estamos de la era
							desta carta vos enbié mandar que enbiásedes a mío seruiçio, a esta
							guerra que / he con el rey de Aragón, çiento e çinquenta ornes de
							cauallo bien aparejados de cauallos e de armas, de los quales cabían de
							pagar al / arcobispo de la dicha gibdad la costa de los çinquenta ornes
							dellos. Et por quanto el arçobispo non es en la mi tierra e le yo mandé
							to-/6 mar las sus rentas por algunas cosas que dixo e fizo contra mío
							seruiçio, toue por bien que vos, los dichos deán e cabilldo, que me non
							/ enbiásedes más de los otros çiento ornes de cauallo. Et agora commo
							quier que me cunplíe seruiçio de los dichos ornes de cauallo, / pero por
							quanto me dixieron que los non podíades auer, toue por bien de uos
							escusar del seruiçio dellos e de me seruir de vos con /9 çient mili
							maravedís para dar sueldo a otros çiento ornes de cauallo que an de
							estar en mío seruiçio en la dicha guerra, en lugar de los / que vos
							auíades de enbiar, commo dicho es; los quales dichos maravedís a de
							recabdar por mí Martín Yanes, tenedor de las mis taraçanas / de Seuilla
							e de Algezira e mío alcalle mayor de la dicha çibdat de Seuilla e
							tenedor del mi alcáçar dende.</p>
						<p>Porque vos mando que /12 recudades e fagades recudir al dicho Martín
							Yanes, o al que lo ouiere de recabdar por él, con los dichos çient mili
							maravedís, que tengo por bien / de me seruir de uos, commo dicho es; et
							dádgelos desde el día que esta mi carta vos fuere mostrada fasta veynte
							días, bien e conplida-/ mente commo le non mengüe ende ninguna cosa. Et
							tomad su carta de pago, del o del que los ouiere de recabdar por él, et
							yo mando /15 vos los he resçebir en cuenta.</p>
						<p>Et non fagades ende al, sinon mando a los alcalles e al alguazil de la
							dicha çibdat o a qualquier / o a qualesquier dellos que esta mi carta
							vieren que prenden e tomen tantos de vuestros bienes e los vendan, así
							commo por mi auer; e de los / maravedís que valieren, que entreguen e
							fagan pago al dicho Martín Yanes, o al que lo ouiere de recabdar por él,
							de los dichos çient mili /18 maravedís. Et non fagades ende al, so pena
							de la mi merçed e de seysçientos maravedís desta moneda vsal a cada
							vno.</p>
						<p>Et demás por qual-/ quier o qualesquier dellos por quien fincar de lo así
							fazer e conplir, mando al omme que esta carta mostrare que los enplaze
							que pares-/ can ante mí a terçer día, so la dicha pena a cada vno, a
							dezir por quál razón non cunple mío mandado.</p>
						<p>Et de commo esta /21 mi carta vos fuere mostrada e la conpliere, mando,
							so la dicha pena, a qualquier escriuano público que para esto fuere
							lia-/ mado que dé ende al que la mostrare testimonio signado con su
							signo, porque yo sepa en commo conplides mió mandado./ La carta leyda,
							dádgela.</p>
						<p>Dada en Seuilla, ginco días de jullio, era de mili e trezientos e nouenta
							e ocho annos./24</p>
						<p>Yo, Diego Ferrández, la fiz escriuir por mandado del rey.</p>
						<p>(<hi rend="i">Al dorso</hi>): Martín Yanes para los 100.000 (C U)
							maravedís del pedido de la gibdad de Sevilla</p>
						<p><hi rend="i">Rúbrica</hi>. — Registrada (<hi rend="i">rúbrica</hi>). —
							[…] Fernández (<hi rend="i">rúbrica</hi>).</p>
					</div>
					<div>
						<head type="h1"><pb n="258"/>VIII</head>
						<p>[1391-1406], agosto 17. Segovia.</p>
						<p><hi rend="i">Enrique III ordena al cabildo catedral hispalense no
								incluir, en los repartimiento de dinero para la guerra, los lugares
								de la Orden de Santiago que están sitos en el ar zobispado de
								Sevilla, ya que sirven en las guerras a su propia costa</hi>.</p>
						<p>A. — A.C.S., Sec. IX, c. 182, doc. n. 76. Papel de 310 × 194 mm. Buen
							estado de conservación. Al dorso, sello de cera placado bajo papel en
							posición de cierre.</p>
						<p>Yo, el rey, enbío mucho saludar a uos, el deán e cabilldo de la eglesia
							de Seuilla, commo aquéllos de quien mucho fío.</p>
						<p>Fágouos saber quel maestre de / Santiago enbió dezir que uosotros en el
							repartimiento que fue fecho por la clerizía del arçobispado de Seuilla
							para la costa de los enbaxadores, /3 que les echastes a çiertos logares
							de su Orden, que son en el dicho arçobispado, çierta quantía de
							maravedís, los quales diz que non deuen pagar por quanto él e los /
							caualleros de su Orden sienpre en todas las guerras siruieron e siruen
							por sí mesmo con lo que han. Et que ya otra bez fue fecho repartimiento
							/ por la clerizía para la costa de la guerra, et que el rey don Iohán,
							mi padre e mi sennor, que Dios perdone, les dio su carta en que mandó
							que él nin los de /6 su Orden nin los sus logares non pagasen en el
							dicho repartimiento cosa alguna. Et que me pidía por merçet que le
							proueyese sobrello et que non / consintiese que a él nin a los sus
							logares fuese fecho este agrauio. Et yo so marauillado de uosotros en
							demandar a los sus logares la dicha / quantía, sabiendo que ellos non la
							deuen pagar, por quanto ellos por sí mesmos e a su [cos-]ta siruen en
							todas las guerras e en todas las otras /9 cosas neçesarias.</p>
						<p>Porque uos mando que non querades demandar a los dichos sus [log-]ares
							las dichas quantías de maravedís que así diz que les fue / echado en el
							dicho repartimiento, pues que la non deuen pagar, más que en toda guisa
							[le-]s guardedes su derecho e justiçia, así como yo tengo / que lo uos
							farede-[s, e-]n lo qual me faredes grand plazer e seruiçio.</p>
						<p>Dada en Segouia, diez e siete días de agosto.</p>
						<p>Yo, Iohán Martínez, chançeller /12 del rey, la fiz escriuir por su
							mandado.</p>
						<p>Yo, el rey (<hi rend="i">rúbrica</hi>)</p>
					</div>
					<div>
						<head type="h1"><pb n="259"/>IX</head>
						<p>1393, enero 12.</p>
						<p><hi rend="i">Enrique III hace merced a Marcos de Toledo, Juan Mateos de
								Alcalá, Pedro García de Córdoba y Rodrigo de Pedrosa, sus
								ballesteros, de 600 maravedís que le corresponden de yantar por su
								entrada en Tordesillas</hi>.</p>
						<p>A. — Museo Arqueológico de Valladolid, Depósito del Archivo Municipal de
							Tordesillas, n. 29. Papel.</p>
						<p>EDIT. y FACS. — F. ARRIBAS ARRANZ, <hi rend="i">Paleografia documental
								hispánica</hi>, Valladolid, 1965, n. 73.</p>
						<p>Yo, el rey, por fazer bien e merçed a vos Marcos de Toledo e a Juan
							Mateos de Alcalá e a Pero Garçía de Córdova e a Rodrigo de Pedrosa, mis
							ballesteros de ballesta, fágovos merçed de los seysçientos maravedís que
							yo he de auer de la yantar por la entrada de la villa de Oterdesiellas.
							E por este mi alvalá, mando a los alcalles de la dicha villa que vos
							fagan recudir con ellos bien e conplidamente, en guisa que vos non
							mengüe ende alguna cosa. Et sy asy fazer e cunplir non lo quesieren,
							dovos poder para que podades fazer prendas de seysçientos maravedís e
							las tengades fasta tanto que vos paguen los dichos seysçientos
							maravedís. E non fagan ende al, so pena de la mi merçed e de seysçientos
							maravedís a cada uno para la mi cámara.</p>
						<p>Fecho doze días de enero, anno del Nascemiento del nuestro sennor Ihesu
							Christo de mille e trezientos e nouenta e tres annos.</p>
						<p>Yo, el rey (<hi rend="i">rúbrica</hi>).</p>
					</div>
					<div>
						<head type="h1">X</head>
						<p>1371, mayo 31.</p>
						<p><hi rend="i">Enrique II ordena a las justicias de Sevilla que hagan
								ejecución de justicia en las personas y en los bienes de los
								arrendadores y fiadores de los diezmos que están incumpliendo los
								plazos de las pagas</hi>.</p>
						<p>A. — A.C.S., Sec. IX, c. 5, doc. n. 45/9. Papel de 283 × 178 mm. Buen
							estado de conservación.</p>
						<p>Nos, el rey, fazemos saber a uos, los alcalles e alguaziles de la nuestra
							corte e de la muy noble çibdat de Seuilla o a qualquier de uos, que el
							arzobispo <pb n="260"/>e deán e cabilldo de la santa / eglesia de la
							dicha çibdat de Seuilla se nos enbiaron querellar e dizen que algunos
							arrendadores que tomaron en renta los diezmos de la dicha su eglesia e
							de qualesquier /3 otras eglesias de la dicha çibdat e del su arzobispado
							e sus fiadores, que les non pagan las dichas rentas a los plazos que son
							tenudos a las pagar, nin después. Et / por ende dizen que les an de
							prender e fazer poner en la prisión de la cárçel de la dicha çibdat por
							cartas que ellos tienen en esta razón del rey don Alfonso, nuestro
							padre,/ que Dios perdone, e nuestras. Et dizen que estando asy presos,
							que los alcalles de la dicha çibdat que los sueltan, por quanto dan
							lugar a sus bienes, et el carcelero de la cárçel de /6 la dicha çibdat
							que les dexa andar sueltos por la dicha çibdat e por otras partes, do
							les acaesçe, con guarda o sin guarda, por lo qual diz que los
							sobredichos nin los / otros que an parte en los dichos diezmos non
							pueden auer nin cobrar de los dichos sus debdores e fiadores los debdos
							de las dichas sus rentas. Et / enbiáronnos pedir merçed que<note
								type="1"><p><hi rend="i">Repetido: que</hi>.</p>
							</note> mandásemos sobrello lo que la nuestra merçed fuese.</p>
						<p>Porque vos mandamos, visto este nuestro alualá, que sy asy es e los /9
							dichos arzobispo e deán e cabilldo o sus procuradores e los otros que an
							parte en los dichos diezmos vos mostraren recabdo o recabdos çiertos de
							juy-/ zios o de precepto o de carta pública commo algunos son sus
							debdores e fiadores por la dicha razón e están, o estudieren, presos por
							ello en la dicha car-/ çel e andan, o andudieren, sueltos con guarda o
							sin guarda, que fagades luego entrega e exsecuçión por los debdo o
							debdos que los tales deuen en bienes /12 muebles e rayzes del alcalle o
							alcalles que los soltaren o mandaren soltar o del carçelero o
							carçeleros, que asy les mandaren andar e troxieren sueltos / por la
							dicha çibdat o por qualesquier otras partes, e fazerles luego vender e
							rematar los bienes muebles a terçer día e la rayz a nueue días, assy /
							commo sy fuesen judgados los dichos debdos contra ellos mismos. E de los
							maravedís que valieren, fazer luego pago al procurador o procuradores de
							los dichos /15 arzobispo e deán e cabilldo por nonbre dellos e a los
							otros que ouieren parte en los dichos diezmos de los dichos debdo o
							debdos que les deuen, con las costas /derechas e otras penas a que se
							obligaron. E non lo dexedes de asy fazer por carta o cartas, alualá o
							alualaes nuestras que vos sean mostradas que en con-/ trario desto sean,
							maguer sean dadas o ganadas ante o después desta e avnque desta fagan
							mençión nin por otra razón alguna. E si lo assy fazer /18 non
							quisierdes, por este nuestro alualá mandamos e damos poder al ofigial de
							la dicha eglesia de Seuilla, que agora es o será daquí adelante, que por
							sentençia / de santa eglesia vos apremie que lo fagades e cunplades asy
							commo dicho es. E los vnos e los otros non fagades ende al, so pena de
							la nuestra merçed / e de seysçientos maravedís a cada vno de uos por
							quien fincar de lo asy conplir.</p>
						<p>Fecho treynta e vn días de mayo, era de mille e quatroçientos e nueue
							annos./21.</p>
						<p>Nos, el rey (<hi rend="i">rúbrica</hi>).</p>
						<pb n="261"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_lam1.jpg"/>
							<head>Lám. I</head>
						</figure>
						<pb n="262"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_lam2.jpg"/>
							<head>Lám. II</head>
						</figure>
						<pb n="263"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_lam3.jpg"/>
							<head>Lám. III</head>
						</figure>
						<pb n="264"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_lam4.jpg"/>
							<head>Lám. IV</head>
						</figure>
						<pb n="265"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_lam5.jpg"/>
							<head>Lám. V</head>
						</figure>
						<pb n="266"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_lam6.jpg"/>
							<head>Lám. VI</head>
						</figure>
						<pb n="267"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_lam7.jpg"/>
							<head>Lám. VII</head>
						</figure>
						<pb n="268"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_lam7_2.jpg"/>
							<head>Lám. VII</head>
						</figure>
						<pb n="269"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_lam8.jpg"/>
							<head>Lám. VIII</head>
						</figure>
						<pb n="270"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_lam8_2.jpg"/>
							<head>Lám. VIII</head>
						</figure>
						<pb n="271"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_lam9.jpg"/>
							<head>Lám. IX</head>
						</figure>
						<pb n="272"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_lam10.jpg"/>
							<head>Lám. X</head>
						</figure>
					</div>
				</body>
			</text>
			<text xml:id="art_10">
				<front>
					<head><pb n="273"/>Corona de Aragón. Documentación real. Tipología
						(s. XIII-XIV)</head>
					<byline><docAuthor>Rafael Conde</docAuthor>, Archivo de la Corona de
						Aragón</byline>
					<byline><docAuthor>Delgado de Molina</docAuthor>, Archivo de la Corona de
						Aragón</byline>
					<byline><docAuthor>M<hi rend="sup">a</hi> Milagros Cárcel Ortí</docAuthor>,
						Universitat de València</byline>
				</front>
				<body>
					<div>
						<head type="h1">Introducción</head>
						<p>La Corona de Aragón tiene su punto de arranque en el año 1137 en que se
							unen en matrimonio Ramón Berenguer IV, conde de Barcelona, y Petronila,
							hija del rey de Aragón Ramiro II. La unión de los dos paises fue
							puramente de tipo dinástico, una unión matrimonial que dejaba a cada uno
							de ellos su independencia interna. También es verdad que a esa unión se
							oponían muchos inconvenientes: desde la diversidad de lenguas a la de
							las estructuras sociales y económicas pasando por el hecho de que ni
							catalanes ni aragoneses no se conformarían con un papel secundario
							dentro del doble reino. Esa diversidad también se aprecia en el terreno
							diplomático, manteniendo cada territorio los usos de las escribanías
							precedentes.</p>
						<p>La documentación sigue, en general, la tónica mantenida bajo el reinado
							de Ramón Berenguer IV, notándose un mayor incremento de los tratados
							político-administrativos, de los convenios y arbitrajes y un gran acopio
							de documentos de caracter económico.</p>
						<p>La escribanía de Pedro II evoluciona lentamente hacia una organización
							más coherente y jerarquizada que la de sus predecesores y ya prefigura
							la futura cancillería de Jaime I, siendo sus características la
							aparición definitiva de un notario-canciller, escribano mayor o jefe de
							la escribanía; los notarios no escribirán los originales, salvo raras
								<pb n="274"/>excepciones, sólo los validarán después de dictar la
							minuta; los escribanos dejarán de estar adscritos a un notario y lo
							serán de la escribanía, siendo raros los escribanos ocasionales.</p>
						<p>Una innovación interesante es el empleo del papel como materia escritoria
							o de soporte, tal vez de procedencia hispano-árabe. Con preferencia se
							usa el papel para documentos de tipo económico, subsistiendo el diploma
							en pergamino. En el aspecto diplomático se comprueba una mayor
							simplificación de las fórmulas, tanto del protocolo inicial como de las
							cláusulas cronológicas y en el enunciado de las suscripciones.</p>
						<p>De 1218, mayoría de edad de Jaime I, a 1283, anexión de Sicilia por
							Pedro III, la escribanía se transforma en cancillería. Esta cancillería
							irá evolucionando a lo largo de 260 años hasta la muerte de Juan II de
							Aragón en 1479.</p>
						<p>Jaime I en su minoría de edad emite documentos a través de una escribanía
							heredada de tiempos de Pedro II, siendo el ente emisor el consejo de
							regencia, que custodia el sello real y autentica los documentos mediante
							un escribano-jefe. En 1218 con la mayoría de edad aparece el <hi
								rend="i">canciller</hi> jefe del consejo real.</p>
						<p>Aún es indistinta la nomenclatura de la oficina (<hi rend="i"
								>cancellariam seu scribaniam nostram</hi>). La novedad radica en la
							influencia de las prácticas notariales (sobre todo la implantación de
							registros), la diferenciación de tipos documentales (en nomenclaturas y
							estructuras) y las primeras normas sobre sellado.</p>
						<p>Los nuevos tipos documentales se relacionan con la generalización del
							papel tras la conquista de Valencia. Los registros, al modo notarial, se
							consolidan con la influencia siciliana de Pedro III, que a su vez son
							eco de modas pontificias.</p>
						<p>Los documentos siguen las directrices de los emanados en reinados
							anteriores y, en parte, la tónica documental notarial de la época,
							siendo los tipos más característicos los siguientes: privilegios mayores
							y menores, cartas reales con cláusula de mandato, cartas misivas y
							mandatos, subdividiéndose cada uno de estos tipos en varios grupos,
							según su contenido y naturaleza jurídica.</p>
						<p>En el breve periodo de ocho años des de la incorporación de Sicilia por
							Pedro III, hasta la muerte de Alfonso III se normaliza la cancillería
							catalano-aragonesa, debido a las influencias sicilianas causantes de: la
							seriación de los registros de cancillería que se llenan de notas
							marginales típicas; algunas novedades cronológicas (como el sistema
							directo <pb n="275"/>de cómputo del día del mes o la asociación para el
							año del estilo de la Navidad, año de reinado e indicción), sin perjuicio
							de mantener las tradicionales; o la imitación formal del <hi rend="i"
								>signum regis</hi> (imitativa de los Staufen).</p>
						<p>Destacan entre las novedades a considerar: la aparición de nuevos cargos
							en la cancillería, la clasificación y jerarquía de funciones de sus
							empleados, la creación de nuevos tipos documentales, la adopción de
							nuevas normas en la expedición, sellado y registro de los
							documentos.</p>
						<p>La jefatura la detenta el canciller y de facto el jefe de la escribanía.
							El <hi rend="i">cancellarius</hi> signa los documentos que se registran.
							Los auxiliares son escribanos que aumentan tras la anexión siciliana, y
							son de tres clases: los <hi rend="i">scriptores domini regis</hi>, los
							escritores de documentos, llamados de <hi rend="i">cancellaria</hi> y
							los escribanos de registro, llamados <hi rend="i">curie domini
								regis</hi> o <hi rend="i">scriptor de domo</hi>. Hay además
							revisores de los registros.</p>
						<p>En estos breves años la gran novedad radica en los <hi rend="i"
								>registros</hi>, pues desde 1283 reciben nomenclaturas específicas
							de los negocios documentados, ilustrativas de una organización
							administrativa en marcha: parte de estas nomenclaturas son propias de
							registros relativos a Sicilia, país que inspira esta organización.</p>
						<p>Medio siglo, prácticamente la primera mitad del siglo XIV, ocupará la
							organización definitiva de la cancillería catalano-aragonesa; etapa
							coincidente con los reinados de Jaime II, Alfonso IV y primera parte del
							de Pedro IV, hasta el año 1344. Las directrices de esta estabilización
							cancilleresca pasan por la recepción de modas pontificias, en parte
							llegadas a través de Sicilia: destacan la estabilización de los cargos
							de canciller y vicecanciller, la asunción del notario guarda-sellos y el
							aumento de escribanos. Aumentan espectacularmente el número de
							documentos emitidos y la ampliación y diversificación de los registros
							de cancillería.</p>
						<p>Los tipos documentales son los heredados del periodo anterior, con la
							gran novedad del auge de cartas misivas, credenciales y tratados
							(especialmente bajo Jaime II).</p>
						<p>La etapa de la codificación comprende casi setenta años, desde Pedro IV,
							año 1344 en que se promulgan las ordenanzas de casa y corte (<hi
								rend="i">Ordenacions</hi>), reinado de Juan I hasta la muerte de
							Martín I y fin del interregno en 1412. El llamarle etapa de codificación
							responde a la promulgación de las ordenanzas que fijan legalmente las
							prácticas consuetudinarias catalano-aragonesas rastreables en la
							cancillería desde el <pb n="276"/>siglo XIII, a las que se superponen
							normativas como las Partidas castellanas de Alfonso X y las <hi rend="i"
								>Leges Palatinae</hi> mallorquinas traducidas por orden de
							Pedro IV.</p>
						<p>Estas normas responden a la complejidad y perfeccionamiento de los
							organismos públicos de la Corona de Aragón y reflejan una cancillería
							catalano-aragonesa con funcionarios estamentados (y la novedad de tres
							vicecancilleres) y auge de tipos documentales renovados (pragmáticas de
							cortes, mandatos del rey, aumento de documentos administrativos,
							etc.)</p>
						<p>Pocas novedades traen las <hi rend="i">Ordenacions</hi>, pero ofrecen un
							panorama estructurado de la Cancillería, donde coexisten los siguientes
							funcionarios: canciller, vicecancilleres, guarda-sellos o protonotario,
							escribanos-secretarios, escribanos de <hi rend="i">manament</hi>,
							escribanos de registro, selladores y <hi rend="i">calfador, metsagers de
								verga</hi> y <hi rend="i">correus de bústia</hi>.</p>
						<p>Respecto a los tipos documentales se mantienen los tradicionales: los
							solemnes se siguen emitiendo en pergamino y los menos solemnes en papel;
							esta importancia diplomática se traduce además en el uso de sellos
							adecuados.</p>
					</div>
					<div>
						<head type="h1">Tipología documental: privilegios y mandatos</head>
						<p>En el estudio sistemático de las cancillerías catalano-aragonesas no
							existe ni la abundancia ni la meticulosidad de trabajos dedicados a las
							cancillerías castellano-leonesas. Tal vez la escasa variedad de tipos
							documentales, en comparación con otras cancillerías peninsulares o
							europeas, y la existencia de más de 8.000 registros desde época de
							Jaime I, ha hecho que los estudios de Diplomática real de la Corona de
							Aragón se centraran fundamentalmente en la Cancillería como ente emisor
							de documentos y en sus funcionarios (<hi rend="sc">Sevillano Colom,
								Aragó, Trenchs, Casula, Moscati, Rubió, Arienzo</hi>).</p>
						<p>No obstante, se han abordado otros aspectos de los documentos, como la
							intitulación (<hi rend="sc">Mateu y Llopis, Ruiz Calonge</hi>),
							suscripciones (<hi rend="sc">Muñoz Rivero, Mateu Ibars</hi>), datación
								(<hi rend="sc">Maravall, Cabanes</hi>), sigilografía (<hi rend="sc"
								>Sagarra, Menéndez Pidal, Guglieri, Arienzo</hi>), escritura (<hi
								rend="sc">Casula, Arienzo, Aragó, Gimeno Blay</hi>), lengua romance
								(<hi rend="sc">Udina Martorell, Font</hi>), registros (<hi rend="sc"
								>Gasparini, Mazzoleni, Aragó, Moscati</hi>), colecciones
							diplomáticas (<hi rend="sc">Fincke, Rius Serra, Udina Martorell, <pb
									n="277"/>Martínez Ferrando, Huici-Cabanes, Oliveras</hi>),
							itinerarios reales (<hi rend="sc">Miret y Sans, Ibarra, Girona</hi>),
							etc.</p>
						<p>El <hi rend="i">privilegio real</hi>, emitido en pergamino, y el <hi
								rend="i">mandato</hi>, emitido sobre todo en papel, de los reyes que
							cubren el amplio, fecundo e interesante periodo de formación y
							consolidación de la cancillería catalano-aragonesa de los siglos XIII y
							XIV, exigiría un estudio monográfico a través de los miles de documentos
							originales conservados en los distintos archivos estatales, municipales
							y eclesiásticos de la antigua Corona de Aragón y de fuera de ella.</p>
						<p>Debido a este gran vacío que supone el desconocimiento de la
							configuración y evolución de estos dos tipo documentales más frecuentes
							y abundantes, pretendemos acercarnos — aunque sólo sea a través de
							grandes pinceladas — al estudio de los mismos, acompañándolo de las
							láminas que nos han parecido más ilustrativas de lo que aquí vamos a
							exponer, láminas que cumplen además una finalidad didáctica y permiten
							el estudio comparativo con las tipologías coetáneas de otros reinos
							europeos, finalidad primera e inmediata de este Album de tipologías
							documentales reales de los siglos XIII y XIV auspiciado por la Comisión
							Internacional de Diplomática.</p>
					</div>
					<div>
						<head type="h1">El privilegio real</head>
						<p>Tras el breve recorrido histórico de la evolución de la Cancillería de la
							Corona de Aragón que hemos hecho más arriba, salta a la vista la
							reiteración de un tipo documental importante — el más importante por su
							solemnidad, manifiesta en sus caracteres externos e internos y en su
							contenido —, el privilegio real, que aparecerá constantemente en todos
							los reinados, siguiendo una antigua costumbre de la cancillería imperial
							romana, que pasará luego a la pontificia y a la cancillería imperial y
							será imitado posteriormente, aunque con menos pretensiones, por las
							cancillerías reales del occidente europeo.</p>
						<p>El privilegio real es el instrumento del que se sirven los reyes, a
							través de su cancillería, para hacer concesiones y donaciones a
							perpetuidad, así como para confirmar éstas posteriormente. De la
							importancia y trascendencia de su contenido dan cuenta tanto el aspecto
							formal del documento — que utilizará todos los recursos típicamente
							cancillerescos (buena factura del pergamino, pautado, amplios márgenes,
								<pb n="278"/>escritura con sofisticaciones cancillerescas, algunas
							letras agrandadas, <hi rend="i">signum regis</hi>, suscripción autógrafa
							del monarca, signo notarial, sello mayor pendiente, plegado, etc.) —
							como el aspecto interno (recurso a los formularios para la redacción de
							los documentos, valor literario de los preámbulos, bella retórica en
							latín o en romance, distintas revisiones del texto atestiguadas a través
							de las notas de cancillería, etc.).</p>
						<p>Siempre se han distinguido dos tipos de privilegios: los privilegios
							mayores o solemnes y los privilegios menores o simples. La diferencia
							entre ellos es mínima y estriba en que lleven o no invocación u otra
							fórmula del tenor documental.</p>
						<p>En esencia, la disposición de las partes del privilegio permanece
							inalterable a lo largo de estos dos siglos que estudiamos, estando
							dividido el documento en tres bloques bien distintos: el primero es el
							que de manera compacta ocupa la parte más extensa del documento, formada
							por el protocolo, el texto y parte del escatocolo; la parte central está
							constituida por el <hi rend="i">signum regis</hi> y la intitulación
							completa del monarca y por debajo de ella la relación de cinco testigos
							dispuestos en tres columnas; y la tercera contiene la suscripción y
							signatura del notario con inclusión de las enmiendas que haya podido
							introducir en el texto. A pesar de esta estructura aparentemente
							estática, se aprecian unos ligeros cambios a través del tiempo, que
							afectan al tamaño del documento, factura, evolución de la escritura,
							aparición de las notas de cancillería, adopción de nuevos tipos de
							sellos, etc.</p>
						<p>Durante el reinado de <hi rend="i">Jaime I</hi> (1213-1276) el privilegio
							real adopta la forma apaisada común en la tradición cancilleresca del
							antiguo reino de Aragón. El pergamino es grueso y de pequeño tamaño.
							Destacan claramente las tres partes a las que aludíamos antes: el primer
							bloque aparece redactado de manera compacta, sin solución de
							continuidad, con escasos signos de puntuación y ausencia casi total de
							mayúsculas, excepto la <hi rend="i">N</hi> de <hi rend="i"
							>Noverint</hi>, a veces muy adornada y sobresaliendo en el margen, tal
							vez trazada posteriormente por otra mano, la <hi rend="i">D</hi> de <hi
								rend="i">Datum</hi>, la <hi rend="i">J</hi> de <hi rend="i"
								>Jacobus</hi>, etc., con abundancia de abreviaturas de todo tipo
							indicadas por medio del signo general de abreviación, que, en forma de
							guión recto o inclinado, cubre toda la palabra. Esta parte está
							constituida por la notificación, intitulación, verbo dispositivo,
							dirección, disposición, a veces cláusula de mandato, cláusula penal y
							fecha por la era o por el <hi rend="i">anno Domini Nativitatis o
								Incarnationis</hi>.</p>
						<p><pb n="279"/>Tras un amplio espacio en blanco aparece el <hi rend="i"
								>signum regis</hi> y la intitulación completa del monarca. Este
							espacio en blanco se aprovechará para las posteriores confirmaciones.
							Debajo aparecen claramente distinguibles en tres columnas los cinco
							nombres de los testigos, correspondientes a alguna dignidad
							eclesiástica, miembro de la familia real y nobles, en grupos de dos,
							encabezados por la frase <hi rend="i">Testes sunt</hi>.</p>
						<p>Tras otro gran espacio en blanco se cierra el documento con el signo y la
							suscripción notarial, que recoge la <hi rend="i">iussio</hi>, recibida
							directamente del rey o de éste a través del canciller o de otro
							notario.</p>
						<p>En algunos privilegios aparece también otra línea al final con la frase
								<hi rend="i">Lecta fuit regi</hi>, con las tres palabras dispuestas
							con una gran separación entre sí con el fin de ocupar todo el renglón.
							Todavía no se aprecian notas de cancillería. Pendiente de la plica y por
							los dos agujeros cortados en forma romboidal practicados en la misma,
							pasarían las cintas que unían al sello con el respectivo documento, que
							eran cintas tejidas de diversos colores y también cintas de seda
							amarilla o mezcladas con los colores heráldicos amarillo y rojo, colores
							ya usados por su antecesor Pedro II.</p>
						<p>Los sellos de este rey pueden agruparse en tres periodos: primero, desde
							el comienzo del reinado (1213) hasta la conquista de Mallorca (1230),
							segundo, desde esta fecha, hasta la toma de Valencia (1238), y tercero,
							desde la incorporación de Valencia, hasta el año de la muerte del
							monarca (1276). Los sellos mayores, que son los que sin duda se
							utilizarían en los privilegios solemnes, tienen dos improntas, anverso y
							reverso, en al anverso el rey en posición mayestática y en el reverso en
							posición ecuestre. Las leyendas de los sellos se modifican y varían a
							medida que se agrupan nuevos reinos a la Corona aragonesa. La cera de
							las improntas es natural.</p>
						<p>La organización de la escribanía-cancillería de <hi rend="i"
								>Pedro III</hi> (1276-1285) es el resultado de la sistematización de
							las escribanías de los condesreyes, sus predecesores y, en especial, de
							la de su padre Jaime I, de la que copió su estructura cuando era
							infante, por lo que los privilegios de este monarca y de su sucesor <hi
								rend="i">Alfonso III</hi> (1285-1291) presentan iguales
							características a los emitidos por la cancillería jacobea.</p>
						<p>En los privilegios de <hi rend="i">Jaime II</hi> (1291-1327), de mayor
							tamaño, ya se aprecian algunas novedades. Las tres partes descritas
							anteriormente son igualmente válidas para este reinado, pero las
							novedades se refieren al uso de mayúsculas a lo largo del texto, sobre
							todo la <hi rend="i">N</hi> de <hi rend="i">Noverint</hi>
							<pb n="280"/>o la <hi rend="i">No</hi> de <hi rend="i">Nos</hi> con la
								<hi rend="i">N</hi> muy agrandada y ornamentada sobresaliendo en el
							margen. La letra es de pequeño módulo con los astiles caidos muy
							pronunciados, de manera ondulada, provocando fugas laterales que
							producen un bello efecto estético, destacando además la <hi rend="i"
								>d</hi> y la <hi rend="i">g</hi> con alzado y caido respectivamente
							replegado sobre sí misma y tendente a la izquierda, y muy marcado el
							puente formado por la <hi rend="i">s</hi> y la <hi rend="i">t</hi>;
							todos ellos recursos estilísticos de lo que se ha dado en denominar
							letra gótica catalana.</p>
						<p>Los cancilleres intervienen en la revisión documental, cuyas firmas,
							colocadas al final del texto, se van espaciando poco a poco y da la
							impresión de que el cargo y la dignidad aneja distanciaron
							paulatinamente a los cancilleres de la rutina diaria, y esa tarea de
							rubricar los documentos fue confiada a los cargos inmediatos al
							canciller, entre ellos el vicecanciller.</p>
						<p>El vicecanciller estaba encargado de vigilar el fondo jurídico de los
							documentos expedidos, por lo que su firma aparece con gran frecuencia al
							final de los documentos, alternando con la de los cancilleres, sus
							superiores, y con las de otros juristas, que le ayudaban en aquella
							tarea. Semejante a la de los cancilleres era la rúbrica de los
							vicecancilleres, que solían poner la abreviatura <hi rend="i"
								>sbscp.</hi> (<hi rend="i">subscripsit</hi>) y la inicial de su
							nombre, o la inicial de su nombre o apellido y la abreviatura <hi
								rend="i">vic.</hi> (<hi rend="i">vicecancellarius</hi>). Esta
							suscripción autógrafa aparece a continuación del texto, en la misma
							línea.</p>
						<p>Comienza a hacer su aparición la cláusula de mandato regio, que se
							encuentra en la parte interior de la plica que sostiene el sello
							colgante. Muchas de estas cláusulas abreviadas y trazadas de prisa, por
							ser en su tiempo formulismos muy corrientes y conocidos, presentan a
							veces bastantes dificultades de lectura. Los escribanos — futuros
							escribanos de <hi rend="i">manament</hi> —, al cerrar el documento,
							indican muchas veces que extienden el documento <hi rend="i">mandato
								regio facto per vicecancellarium</hi>.</p>
						<p>Otra novedad apreciable es la mención del registro con la abreviatura <hi
								rend="i">Rsta</hi>. (<hi rend="i">Registrata</hi>), colocada entre
							los dos orificios de la plica.</p>
						<p>En cuanto a los sellos usados por este monarca podemos englobarlos en
							tres periodos: durante el primero, que comprende desde el comienzo de su
							reinado (1291) hasta el tratado de Anagni (1295), usó el título de los
							reinos de Aragón Sicilia, Mallorca y Valencia y condado de Barcelona. En
							el segundo, y como consecuencia de aquel tratado, dejó los títulos de
							Sicilia y Mallorca, y con la conquista de Murcia (1296) <pb n="281"
							/>toma el de este reino; y finalmente el tercer periodo, en el cual en
							las leyendas de los sellos se suprime el título de Murcia, por renuncia
							a favor del rey de Castilla, y se añaden los de las islas de Córcega y
							Cerdeña, cedidas por el Santo Padre al reino de Aragón a cambio de
							Sicilia (1297). Todos estos cambios influyeron forzosamente en las
							leyendas de sus sellos.</p>
						<p>En este reinado se hacen ya comunes las fórmulas de indicación del sello
							en los documentos mediante <hi rend="i">majestatis nostre sigillo
								pendenti munitam</hi>. La cera de las improntas es de color amarillo
							y el sello cuelga de cintas de seda roja y amarilla.</p>
						<p>El reinado de <hi rend="i">Alfonso IV</hi> (1327-1336) es una
							continuación del de su antecesor en cuanto a los usos documentales. Como
							novedad encontramos la abreviatura de <hi rend="i">.p.</hi> (<hi
								rend="i">probata</hi>) debajo de la cláusula de mandato regio en el
							interior de la plica.</p>
						<p>Los reyes que precedieron a <hi rend="i">Pedro IV</hi> (1336-1387) tenían
							ya ciertas normas en la organización de la Casa real, como ya hemos
							podido apreciar a través de los documentos; pero este rey las recoge y
							perfecciona, y adopta un texto definitivo, haciendo traducir al catalán,
							en 1344, con las modificaciones pertinentes, las Ordenanzas o <hi
								rend="i">Leges Palatinae</hi> de la Casa de Mallorca. Son sus
							famosas <hi rend="i">Ordenacions</hi>.</p>
						<p>La cancillería real tuvo a mediados del siglo XIV un estilo que podríamos
							denominar oficial de prosa latina, estilo que, poco a poco, dio paso a
							otro oficial de prosa vulgar. Ya desde época de Jaime II se utilizaban
							en la cancillería como base de sus documentos unos <hi rend="i"
								>Dictamina</hi> o <hi rend="i">Epistulae</hi> que contenían fórmulas
							de la Cancillería Imperial, libro que llegó a la corona a través de
							Sicilia, y sirvió de punto de partida y de base de los demás formularios
							conocidos.</p>
						<p>Por este motivo, los escribanos y secretarios tuvieron ya, a partir de
							1344, un profundo conocimiento del latín y una cierta habilidad retórica
							y estilística, fruto de la lectura de las <hi rend="i">Artes</hi>, lo
							que comportó un cierto desarrollo del <hi rend="i">cursus</hi> y del
							sentido rítmico del periodo, nuevo estilo que concuerda con lo mandado
							por las <hi rend="i">Ordenacions</hi> al protonotario. Incluso el propio
							rey tuvo una buena formación clásica y se preocupó del buen hacer de sus
							escribanos procurando que en la cancillería no faltase ninguna obra que
							les pudiese facilitar su labor.</p>
						<p>Los privilegios también son objeto de clasificación en las Ordenanzas al
							señalar los sellos que ha de llevar cada clase de privilegio. Los
							diplomas de gran solemnidad (investiduras de reinos, creación de grandes
							ducados, <pb n="282"/>marquesados, condados) llevarán la bula de oro;
							los privilegios perpetuos a militares, señores, concejos, etc. llevarán
							el sello grande o <hi rend="i">flahó</hi>; las cartas de justícia y de
							negocios comunes, graciosas y privilegios menores y vitalicios llevarán
							el sello común; las promulgaciones de fueros, constituciones de Cortes,
							concesiones de baronías y privilegios singulares a municipios llevarán
							la bula de plomo; y los mandatos, guiajes, etc. llevarán el sello
							menor.</p>
						<p>Los privilegios suelen tener en general forma apaisada con márgenes
							proporcionados al tamaño del pergamino — que es de buena factura y
							cuidado —, más amplios en los perpetuos cuanto más solemnes. Eso no
							obsta para que se hallen algunos en disposición vertical. Los tamaños
							son variables: mayores los <hi rend="i">perpetuos</hi>, medianos los <hi
								rend="i">temporales</hi>, pequeños los administrativos y actas. Los
							cortes de los pergaminos son regulares, en general, y la cara destinada
							a la escritura bien trabajada. La escritura es limpia y clara, con
							abundancia de abreviaturas. No hay puntos y aparte; de modo que, a
							primera vista, se ve un bloque de escritura apretada y uniforme en el
							que sólo destacan las mayúsculas o el signo real. La inicial es, en
							ocasiones, artística y las mayúsculas de la primera línea alargadas,
							penetrando en el margen.</p>
						<p>Los privilegios perpetuos y solemnes suelen comenzar con la invocación
							explícita y sigue la notificación; luego se halla la intitulación unida
							a la claúsula anterior con el <hi rend="i">quod</hi>; después vienen los
							motivos y la parte dispositiva en forma variable y antes de la fecha
							puede aparecer la cláusula de corroboración seguida del anuncio del
							sello. La fecha expresa los días y meses con calendación romana, hasta
							1351 y el año por el sistema de la Encarnación. A partir de aquel año,
							en Cataluña y Aragón, y desde 1358 en Valencia, se usa el sistema
							moderno en los días y meses y el sistema de la Natividad para los años.
							Pegado a la fecha viene el nombre o signatura del que ha revisado el
							documento, que a veces suele ser la signatura del propio monarca.</p>
						<p>El escatocolo, señalado con toda precisión en las Ordenanzas y observado
							en la práctica, contiene el <hi rend="i">signum regis</hi> y la
							intitulación real, debajo los testigos que siguen siendo cinco nombres
							de nobles o dignidades eclesiásticas distribuidos de dos en dos, y en
							último lugar el signo y suscripción notarial.</p>
						<p>Cuando hay correcciones que señalar en el texto, son expuestas a
							continuación, precedidas de <hi rend="i">cum raso et correcto in t.
								linea</hi>.</p>
						<p><pb n="283"/>En el interior de la plica, como ya se vio en otros
							reinados, va el nombre del escribano de <hi rend="i">manament</hi> que
							redactó el documento y cita al que le transmitió el mandato real,
							añadiendo a veces frases como <hi rend="i">vidit eam dominus rex, qui
								eam legit et signavit, fuit examinatus et repertus
							sufficienter</hi>; debajo aparece la abreviatura de <hi rend="i"
								>.p.</hi> (<hi rend="i">probata</hi>) y a la izquierda la indicación
							del número y del nombre de la serie donde ha quedado registrado <hi
								rend="i">in gratiis .II., in curia .III.</hi> Entre los orificios de
							la plica se ve la abreviatura <hi rend="i">Rsta.</hi> (<hi rend="i"
								>Registrata</hi>).</p>
						<p>Los privilegios temporales no perpetuos o menores, así como las
							confirmaciones de otros de menor cuantía, o sólo vitalicia, dan al
							documento menor solemnidad en la forma.</p>
						<p>Suelen comenzar con la notificación, aunque no es raro que comiencen con
							la intitulación precedida del <hi rend="i">Nos</hi> o del <hi rend="i"
								>En</hi> si van en lengua romance. Si el principio es la
							notificación, la intitulación va unida a ella con el <hi rend="i"
								>quod</hi>. Suele seguir la exposición de motivos y la parte
							expositiva; a veces al final de esta parte viene la indicación del acto
							mismo y de la redacción de dos instrumentos públicos, así como una
							cláusula de mandato, que es muy frecuente y característica en los
							documentos de la cancillería catalano-aragonesa.</p>
						<p>También es constante el anuncio del sello en las formas corrientes ya
							citadas. La sanción es poco corriente, y aun reducida a la pérdida de la
							amistad real. La fecha y el escatocolo son semejantes a los vistos en
							los privilegios solemnes.</p>
						<p>Por lo tanto las diferencias entre ambas clases son: el fondo o asunto:
							el valor de pepetuidad o no; y diplomáticamente, que los primeros llevan
							invocación y los segundos no; aparte de ciertos detalles intrínsecos de
							tamaño, adornos, etc.</p>
						<p>Como novedad encontramos la suscripción personal del monarca <hi rend="i"
								>Rex Petrus</hi> al final del texto, en el lugar correspondiente a
							la revisión documental hecha generalmente por el vicecanciller.</p>
						<p>Tres periodos se observan en la parte histórica de la sigilografía de
							este rey: primero, que comprende desde el comienzo de su reinado hasta
							la reincorporación de Mallorca a la Corona aragonesa (1336-1343).
							Segundo, que comprende el periodo entre esta reincorporación y la de los
							condados de Rosellón y Cerdaña (1343-1344). Y tercero, desde esta última
							fecha hasta el final de su reinado (1344-1387).</p>
						<p>La cancillería de <hi rend="i">Juan I</hi> (1387-1395) nos muestra la
							confluencia de dos estilos: el nuevo — ciceroniano — con el clásico —
							inspirado en las <pb n="284"/><hi rend="i">Artes</hi>. Algunos de los
							escribanos que trabajaron en su cancillería escribieron o tradujeron al
							romance obras de literatura de autores prerrenacentistas.</p>
						<p>En la cancillería de su hermano <hi rend="i">Martín I</hi> (1395-1410) se
							siguen las mismas corrientes, ya que se mantienen la mayoría de los
							escribanos de la etapa anterior. Este periodo coincide con el movimiento
							prerrenacentista que comienza a hacer su aparición en la corte
							pontificia de Aviñón y dará como resultado una serie de exigencias
							estéticas y literarias que se reflejan en los documentos, en el estilo
							del texto y en la buena construcción de los preámbulos, así como en la
							presentación material del documento: calidad del pergamino y papel,
							proporcionalidad de la caja de escritura, muy cuidado sistema de
							plegado, claridad y belleza de la escritura, etc.</p>
						<p>En líneas generales estos dos reinados no aportan ninguna novedad a lo ya
							conocido y siguen la misma tónica impuesta por las <hi rend="i"
								>Ordenacions</hi> de Pedro IV respecto a la expedición de los
							privilegios. No obstante, cabe destacar la suscripción autógrafa del
							monarca (<hi rend="i">Rex. Jo., Rex Johannes, Rex M., Rex Martinus</hi>)
							al final de la línea que contiene el <hi rend="i">signum regis</hi> y la
							intitulación completa del monarca, aunque figure la del vicecanciller o
							la del protonotario al final del texto.</p>
						<p>Respecto a los sellos de Juan I vemos por primera vez que las leyendas
							están formadas por letras góticas minúsculas. La cera de las improntas
							es siempre de color rojo y los hilos de seda amarilla y roja. Desde el
							punto de vista artístico siguen la tradición de su padre y antecesor y
							el arte gótico se manifiesta en ellos con todo su esplendor,
							particularmente en el gran sello y en el común.</p>
					</div>
					<div>
						<head type="h1">El mandato</head>
						<p>Procedente de reinados anteriores, tanto de la tradición aragonesa como
							de la catalana, constituye el mandato un tipo específico del gran
							conjunto que, desde el punto de vista estrictamente diplomático, son las
								<hi rend="i">litterae</hi>. Por diversas razones no ha sufrido la
							documentación real de la Corona de Aragón un análisis de un rigor
							similar al de otros territorios hispánicos. <hi rend="sc">Floriano</hi>,
							en su clásico estudio sobre la paleografía y diplomática española
							avanzaba la «falta de problemas» que una mayor uniformidad respecto a la
							castellana y una prematura fijación producía. <pb n="285"/>A esta
							realidad, desde luego matizable, debería añadirse otra, y es la
							existencia de la espléndida serie de registros de real cancillería que
							no ha obligado a la compilación de diplomatarios regios y no ha
							estimulado el estudio tipológico de los documentos. Añádase a ello la
							fe, a veces excesivamente firme, en la autenticidad del documento
							registrado, que no ha forzado la crítica, y que determinados aspectos de
							la expedición documental, tales como materia escriptoria, forma de
							expedición (abierta o cerrada) y tipo de sello no quedan recogidos en
							los registros si el propio documento no los revela en su texto.</p>
						<p>Como hipótesis plantea <hi rend="sc">Floriano</hi> la existencia de
							únicamente dos grandes grupos: el privilegio y la <hi rend="i"
								>carta</hi>. Y advierte, con precisión de diplomatista, que los
							establece atendiendo a su «forma instrumental», no a su «fondo
							jurídico», «atendiendo a su formulario y a la distribución del mismo por
							el discurso diplomático y no al contenido textual, pues hay cartas que
							contienen privilegios y privilegios que expresan órdenes y mandatos». Y
							tenía, y aun tiene razón a pesar de evidentes progresos, en concluir que
							«acaso el primero de los problemas que ha de plantearse la diplomática
							aragonesa sea éste de la nomenclatura de los documentos».</p>
						<p>Desde luego el panorama no es tan simple como proponía Floriano. Años
							después de la publicación de su manual, <hi rend="sc">Sevillano</hi>, en
							su estudio sobre la cancillería del Ceremonioso, desde una perspectiva
							quizás demasiado archivística, estudia por separado los tres grandes
							conjuntos conservados en el Archivo Real de Barcelona: Documentos en
							Pergamino, Documentos en papel y Registros, conjuntos que no responden a
							otra cosa, sobre todo los dos primeros, que al antiguo hábito de separar
							papeles y pergaminos en función de su conservación y en función de una
							subconsciente hipervaloración del pergamino.</p>
						<p>Y las últimas síntesis de <hi rend="sc">Canellas</hi> por Aragón y de <hi
								rend="sc">Trenchs</hi> solo o en colaboración con <hi rend="sc"
								>Aragó</hi> han patentizado una mayor variedad documental de la que
							los estudios disponibles por Floriano le indujeron a crear.</p>
						<p><pb n="286"/>La <hi rend="i">carta</hi> de Floriano:</p>
						<quote><p>«<hi rend="i">es documento de dilatada vigencia y de estructura
									uniforme queda fijada con Jaime I y llega con sus mismas
									estructuras hasta Alfonso V</hi>».</p></quote>
						<p>y, sobre todo</p>
						<quote><p>«<hi rend="i">su contenido es muy vario, pero sea el que fuere,
									siempre desemboca en un mandato, por lo que no habría
									inconveniente en designarla con tal nombre, si no se diera la
									contingencia de que también son muchos los diplomas del grupo de
									los privilegios que contienen las locuciones inyuntivas propias
									de esta clase de documentos.</hi>»</p></quote>
						<p>A sua vez Sevillano, refiriéndose a los documentos en papel, afirma: «en
							su mayoría son mandatos», aunque, desde luego, no todos, puesto que a
							los mandatos propiamente dichos añade guiajes, nombramientos, cartas de
							procuración, etc., y «los que van bajo sello secreto y suelen tratar de
							asuntos personales del rey», los cuales «esquematizan más las mismas
							cláusulas». Y hablando de los documentos en pergamino reconoce,
							naturalmente, que existen también en este soporte «mandatos, guiajes,
							nombramientos, etc., de tipo administrativo». La vía del soporte
							material no es, pues, válida.</p>
						<p>Lo que de verdad ocurre en la diplomática real de la Corona de Aragón
							tiene todas las apariencias de un «caos pragmático». Partiendo de
							estructuras muy simples y añadiendo tal o cual cláusula según y de
							acuerdo con las necesidades, es decir, la exigencia del momento,
							consigue el poder real instrumentalizar su gobierno. No debemos olvidar,
							por otra parte, la importancia creciente de los secretarios del rey, que
							desemboca en la existencia de una doble vía de producción documental: la
							de la rutina y burocracia cancilleresca y la del secretariado. El rey
							apelará a una u otra según las circunstancias. Por todo ello resulta
							difícil ligar función o finalidad del documento con forma documental y
							con vía de expedición.</p>
						<p>La concreción del poder coercitivo del rey se manifiesta de momento en
							dos tipos documentales: el privilegio con cláusula de mandato y la
							carta.</p>
						<p><pb n="287"/>En el primer caso, a la concesión de la gracia en sí se
							añade una cláusula inyuntiva. Valga como ejemplo la que recoge
							Floriano:</p>
						<quote><p><hi rend="i">Mandantes baiulis, merinis, salmedinis, iusticiis,
									iuratis, paciariis, portariis et universis aliis oficialibus et
									subditis nostris ac locum eorum tenentibus presentibus et
									futuris quod hanc… firmam habeant penitus et
							observent</hi>.</p></quote>
						<p>Difiere esta cláusula de mandato del mandato puro y simple en que el
							segundo liga únicamente a la persona a la cual se le da, en tanto que el
							de la primera liga igualmente a sus sucesores en el cargo.</p>
						<p>Pero el típico mandato aragonés se concreta en documento, en pergamino al
							principio y en papel después que adopta forma de <hi rend="i"
								>littera</hi>. Diplomáticamente esta carta mantiene unas estructuras
							muy uniformes:</p>
						<list type="dash">
							<item><p>Intitulación</p></item>
							<item><p>Dirección</p></item>
							<item><p>Salutación</p></item>
							<item><p>Exposición</p></item>
							<item><p>Disposición</p></item>
							<item><p>Cláusulas penales</p></item>
							<item><p>Fecha</p></item>
						</list>
						<p>De estas cláusulas unas son más obligatorias que otras. Fiel a su
							carácter de «littera» no faltan nunca las tres primeras y, fiel a su
							carácter de mandato, nunca la Disposición. Siempre lleva la fecha
							completa. Falta, en ocasiones, la exposición y, por lo que a las penales
							se refiere, su presencia y contenido varía según las circunstancias:
							urgencia e importancia del asunto, etc.</p>
						<p>Estas <hi rend="i">litterae</hi> mandatos se inician por la intitulación
							regia, sin el <hi rend="i">Nos</hi> que caracteriza los privilegios
							solemnes (junto con la Invocación o no), ni el <hi rend="i">Noverint
								universi</hi> que tipifica a los que Sevillano llama «temporales no
							perpetuos o menores» y a los documentos en que el rey actúa como persona
							privada, de tipo contractual y que van cerrados por escribano real en
							funciones de notario.</p>
						<p>La intitulación varía, naturalmente, al vaivén de la ampliación de la
							soberanía regia, acumulando reino tras reino a medida que se extiende la
							corona.</p>
						<p>Varía igualmente el tratamiento de cortesía dado a la persona a la cual
							va dirigido el mandato. Precisamente en las Ordenanzas de casa <pb
								n="288"/>y corte del Ceremonioso existe un amplio capítulo titulado
								<hi rend="i">De la manera de scriture letres a diveres persones</hi>
							en que se detallan los tratamientos según el nivel y categoría del
							destinatario.</p>
						<p>Varía también la salutación de acuerdo con la persona saludada. También
							las Ordenanzas del Ceremonio precisan la fórmula. Sevillano destaca que
							a los tratados de <hi rend="i">fideli</hi> se les desea <hi rend="i"
								>salutem et graciam</hi> y a los de <hi rend="i">dilecti, salutem et
								dileccionem</hi>.</p>
						<p>Junto a esta <hi rend="i">littera</hi>-mandato iniciada por la
							intitulación real completa, aparece bajo Pedro el Ceremonioso, y se
							desarrolla posteriormente, un tipo de mandato iniciado por la
							intitulación de dignidad: <hi rend="i">Lo rey</hi> o <hi rend="i">Lo rey
								d’Aragó</hi>, similar a los documentos que la diplomática castellana
							denomina <hi rend="i">albalá</hi> y <hi rend="i">carta misiva</hi> (el
							primero sirve para órdenes internas de gobierno y se expide sin sellar;
							el segundo se expide cerrado y va destinado al exterior). Afirma de este
							tipo de documentos Sevillano que salen bajo sello secreto o tratan de
							asuntos de carácter urgente o particulares del rey. El mandato iniciado
							por intitulación de dignidad admite estructura de <hi rend="i"
								>Littera</hi>, con Dirección y Salutación, o iniciarse directamente
							con la cláusula de mandato. A diferencia del albalá castellano lleva
							fecha íntegra.</p>
						<p>Respecto a la forma de expedición no parece haber norma fija. En cuanto
								<hi rend="i">littera</hi> el mandato puede ser abierto o cerrado,
							sin que el tipo de destinatario parezca influir en la forma: abierto se
							envía a oficiales locales tanto como cerrado. También el mandato
							iniciado por intitulación de dignidad puede salir abierto y cerrado, sin
							que parezca influir el tipo o nivel de oficial al que va destinado.</p>
						<p>Sí parece haber regularidad en el tipo de sello bajo el cual se expiden:
							la carta, bajo sello menor; el iniciado por intitulación de dignidad,
							bajo el secreto, al menos, por la práctica ausencia regular de la
							cláusula de anuncio de sello, tal como se deduce de las medidas de la
							huella dejada por el sello en el original.</p>
						<pb n="289"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_lamina1.jpg"/>
							<head>Lám. 1 - VALENCIA, A.R. Pergaminos reales. Alpuente, 1. [Jaime I
								de Aragón]. Perg. 147 + 25 plica × 245 mm. Datum Valencie. A.
								1242.</head>
						</figure>
						<pb n="290"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_lamina2.jpg"/>
							<head>Lám. 2 - VALENCIA, A.R. Pergaminos reales. Gremio de Zapateros, 3.
								[Pedro III de Aragón]. Perg. 193 + 30 plica × 305 mm. Datum
								Valencie. A. 1283.</head>
						</figure>
						<pb n="291"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_lamina3.jpg"/>
							<head>Lám. 3 - VALENCIA, A.R. Pergaminos reales. Alpuente, 12 [Jaime II
								de Aragón]. Perg. 285 + 35 plica × 395 (frag. de sello pendiente).
								Datum Valencie. A. 1320.</head>
						</figure>
						<pb n="292"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_lamina4.jpg"/>
							<head>Lám. 4 - VALENCIA, A.R. Pergaminos reales. Alpuente, 15
								[Alfonso IV de Aragón]. Perg. 475 + 35 plica × 410 mm. (frag. de
								sello pendiente). Datum Valencie. A. 1329.</head>
						</figure>
						<pb n="293"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_lamina5.jpg"/>
							<head>Lám. 5 - VALENCIA, A.R. Pergaminos reales. Alpuente, 34. [Pedro IV
								de Aragón]. Perg. 250 + 35 plica × 446 mm. (frag. de sello
								pendiente). Datum Valencie. A. 1369.</head>
						</figure>
						<pb n="294"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_lamina6.jpg"/>
							<head>Lám. 6 - VALENCIA, A.R. Pergaminos reales. Reales, 16. [Pedro IV
								de Aragón]. Perg. 400 + 35 plica × 680 mm. Datum Cesarauguste. A.
								1381.</head>
						</figure>
						<pb n="295"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_lamina7.jpg"/>
							<head>Lám. 7 - VALENCIA, A.R. Pergaminos reales.Reales, 20. [Pedro IV de
								Aragón]. Perg. 415 + 35 plica × 390 mm. Datum Dertuse. A.
								1383.</head>
						</figure>
						<pb n="296"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_lamina8.jpg"/>
							<head>Lám. 8 - VALENCIA, A.R. Pergaminos reales. Segorbe, 16. [Juan II
								de Aragón]. Perg. 230 + 35 plica × 450 mm. (frag. de sello
								pendiente). Datum Cesarauguste. A. 1388.</head>
						</figure>
						<pb n="297"/>
						<figure>
							<graphic url="cid1991_lamina9.jpg"/>
							<head>Lám. 9 - VALENCIA, A.R. Pergaminos reales. Reales, 23. [Juan II de
								Aragón]. Perg. 440 + 35 plica × 685 mm. (frag. de sello pendiente).
								Actum Cesarauguste. A. 1391.</head>
						</figure>
					</div>
				</body>
			</text>
		</group>
	</text>
</TEI>
