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                <title>Typologie der Königsurkunden [VII<hi rend="sup">e</hi>-milieu XIII<hi
                        rend="sup">e</hi> siècle]</title>
                <funder>École nationale des chartes</funder>
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                    <name xml:id="OC">Olivier Canteaut</name>
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                    <name xml:id="MH">Mathilde Henriquet</name>
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                <publisher>École nationale des chartes</publisher>
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                    <addrLine>65, rue de Richelieu</addrLine>
                    <addrLine>75002 Paris</addrLine>
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                <date>2014</date>
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            <seriesStmt>
                <title>Éditions en ligne de l'École des chartes</title>
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                <idno type="vol"/>
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                <bibl>
                    <abbr>Typologie der Königsurkunden</abbr>
                    <title>Typologie der Königsurkunden [VII<hi rend="sup">e</hi>-milieu XIII<hi
                            rend="sup">e</hi> siècle]</title>, éd. Jan Bistřický, Olmütz, Univerzita
                    Palackého v Olomouci,<date>1998</date>
                </bibl>
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    <text>
        <front>
            <head><hi rend="i">Typologie der Königsurkunden</hi>, éd. Jan Bistřický, Olmütz,
                Univerzita Palackého v Olomouci, 1998</head>
            <head type="sub">[VII<hi rend="sup">e</hi>-milieu XIII<hi rend="sup">e</hi>
                siècle]</head>
            <argument>
                <p/>
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        </front>
        <group>
            <text xml:id="art_01">
                <front>
                    <head><pb n="9"/>Aspect matériels et graphiques des documents
                        mérovingiens</head>
                    <byline><docAuthor>Hartmut Atsma</docAuthor> et <docAuthor>Jean
                            Vezin</docAuthor></byline>
                </front>
                <body>
                    <p>En raison de notre contact prolongé avec les originaux d’époque mérovingienne
                        et de l’expérience que nous avons ainsi acquise<note><p>Chartae Latinae
                                Antiquiores. Facsimile edition of the latin Charters prior to the
                                ninth Century ed. by ALBERT BRUCKNER,… and ROBERT MARICHAL,… Part
                                XIII, France I, XIV, France II, published by HARTMUT ATSMA et JEAN
                                VEZIN, Dietikon-Zürich, 1981–1982&#160;; abrégé&#160;:
                            ChLA.</p></note>, nous entendons consacrer cet exposé à leurs aspects
                        matériels et graphiques. Nous n’avons pas l’intention d’aborder le côté
                        strictement diplomatique car il a été magistralement traité par GEORGES
                        TESSIER et PETER CLASSEN<note><p>GEORGES TESSIER, Diplomatique royale
                                française, Paris, 1962&#160;; PETER CLASSEN, Kaiserreskript und
                                Königsurkunde, diplomatische Studien zum Problem der Kontinuität
                                zwischen Altertum und Mittelalter, Thessaloniki, 1977 (Byzantina
                                keimena kai Meletai, 15).</p></note> qui ont, l’un et l’autre,
                        exprimé l’estime qu’ils portaient à leurs travaux respectifs. D’autre part,
                        CARLRICHARD BRÜHL est engagé depuis de nombreuses années dans la préparation
                        d’une édition critique des diplômes royaux mérovingiens<note><p>CARLRICHARD
                                BRÜHL, Das merowingische Königtum im Spiegel seiner Urkunden, dans
                                La Neustrie, les pays au nord de la Loire de 650 à 850. Colloque
                                historique international, publié par HARTMUT ATSMA, t. I,
                                Sigmaringen, 1989, p. 523–526&#160;; en attendant cette édition,
                                voir MGH Diplomatum imperii t. I, ed. KARL A.F. PERTZ, Hannovre,
                                1872.</p></note> et il projette d’écrire un nouveau traité de
                        diplomatique qui serait consacré non seulement à l’État Franc, mais aussi
                        aux autres états qui ont succédé à l’Empire romain dans sa partie
                        occidentale.</p>
                    <p>Pour commencer, rappelons très brièvement les faits connus. Parmi les
                        cinquante-quatre documents mérovingiens conservés en original, trente-huit
                        ont été établis au nom du roi et s’échelonnent chronologiquement des
                        environs de 600 jusqu’au premier quart du VIII<hi rend="sup">e</hi>
                                siècle<note><p>PIERRE GASNAULT, Quelques documents originaux peu
                                connus de l’époque mérovingienne, dans Bulletin de la société
                                nationale des Antiquaires de France, 1969, p. 254–264.</p></note>.
                        Cette documentation est peu nombreuse si l’on songe aux innombrables actes
                        royaux qui ont été expédiés au nom des souverains mérovingiens&#160;; mais
                        elle prend tout son relief par rapport aux deux cents documents de cette
                        nature que nous connaissons grâce à des copies et dont la moitié s’est
                        révélée falsifiée<note><p>BRÜHL, Das merowingische Königtum,
                            p. 526–528.</p></note>. Depuis le XVII<hi rend="sup">e</hi> siècle, elle
                        a retenu l’intérêt des plus grands diplomatistes. La valeur documentaire de
                        ce dossier se manifeste pleinement si l’on considère l’ampleur, la fréquence
                        et la diversité des actes royaux dont on peut encore soupçonner l’existence
                        grâce à des mentions diverses dans des sources historiographiques et
                        documentaires.</p>
                    <p>Par conséquent, malgré son intérêt, on ne peut pas regarder le groupe des
                        actes conservés comme représentatif de la réalité telle qu’elle se
                        présentait à l’époque mérovingienne. Bien au contraire, on peut considérer
                        plutôt comme un handicap que comme un avantage le fait que, si l’on fait
                        abstraction de deux documents, expédiés l’un pour Saint-Germain-des-Prés
                        (ChLA XIV, 584) et l’autre pour Saint-Maur-des-Fossés (ChLA XIV, 583), tous
                        les autres étaient destinés à l’abbaye de Saint-Denis ou ont été transmis
                        par ses archives. Cette documentation peu nombreuse nous oblige donc à
                        prêter attention aux plus petits détails susceptibles de servir à vérifier
                        nos hypothèses, tout en étant conscients de son caractère partiel qui
                        interdit des généralisations imprudentes.</p>
                    <p>Malgré les observations faites par quelques savants à propos de leurs détails
                        graphiques, une paléographie des documents du haut Moyen Âge est encore loin
                        d’être établie. Au contact direct des documents royaux mérovingiens et
                        carolingiens, mais aussi à celui des documents de même époque, désignés
                        d’une manière peu satisfaisante sous le terme d’actes privés, nous avons été
                        amenés à penser que, <pb n="10"/>paléographiquement parlant, une distinction
                        entre actes royaux et actes privés n’est pas aussi nette, à cet époque, que
                        celle qui a été établie en partant de la théorie de l’existence d’une
                        chancellerie royale mérovingienne<note><p>HARTMUT ATSMA et JEAN VEZIN, Les
                                autographes dans les documents mérovingiens et carolingiens, à
                                paraître dans les actes du colloque tenu à Erice (Sicile) en
                                septembre 1990. En cours de publication.</p></note>. Sans pouvoir
                        entrer dans les détails, contentons-nous seulement d’évoquer le problème de
                        la rédaction matérielle des actes par l’expéditeur ou par le destinataire.
                        Il est en fait ni neuf ni faux de constater qu’à cette époque seul le
                        bénéficiaire avait à sa disposition tout le matériel documentaire, soit en
                        original, soit en copie, nécessaire pour préparer des documents collectifs
                        comme les confirmations ou même pour rédiger des faux. Étudié sous cet
                        aspect, le dossier, qui, nous le rappelons, été transmis dans sa presque
                        totalité par les archives de Saint-Denis, présente éventuellement des
                        avantages exemplaires par sa cohérence.</p>
                    <p>Le fonds d’archives de Saint-Denis n’a jamais fait l’objet d’une étude
                        moderne d’ensemble ni d’un recueil d’actes, sans même parler
                                d’analyses<note><p>HARTMUT ATSMA et JEAN VEZIN, Les faux sur papyrus
                                de l’abbaye de Saint-Denis en France. Communication donnée à Madrid
                                le 29 août 1990 dans le cadre du colloque de la Commission
                                internationale de diplomatique&#160;: «&#160;Urkundenfälschungen im
                                Mittelalter.&#160;» En cours de publication.</p></note>. Il contient
                        pourtant la plus riche collection de documents sur papyrus de l’époque
                        médiévale et particulièrement mérovingienne au nord des Alpes. Cette
                        collection comprend quatorze diplômes royaux, cinq chartes privées et le
                        procès-verbal d’un synode. Nous ne citerons que pour mémoire trois lettres,
                        une d’un empereur byzantin<note><p>Paris, Archives nationales, K. 17,
                                n° 6.</p></note>, une autre du pape Adrien I<hi rend="sup">er</hi>
                        et la troisième de Maginarius, abbé de Saint-Denis, (ChLA XVI, 629 et 630)
                        qui n’appartiennent plus à notre époque et un certain nombre de faux. Au
                        total, les archives de Saint-Denis ont conservé jusqu’à nos jours
                        trente-deux documents sur papyrus.</p>
                    <p>On peut s’étonner de constater que le nombre de ces documents est nettement
                        supérieur à celui des feuilles de papyrus conservées, soit une vingtaine
                        seulement. Cette différence s’explique surtout par les manipulations subies
                        par cette documentation afin de fabriquer des actes destinés à défendre les
                        intérêts de l’abbaye de Saint-Denis vis-à-vis de l’évêque de Paris et ses
                        droits de possession. Ces faux ont visiblement été confectionnés au même
                        moment en vue d’un procès jugé en 1065 par le pape Alexandre II à
                                Rome<note><p>LÉON LEVILLAIN, Études sur l’abbaye de Saint-Denis à
                                l’époque mérovingienne, dans Bibliothèque de l’École des chartes,
                                87, 1926, p. 245–330. Cf. HARTMUT ATSMA et JEAN VEZIN, Le dossier
                                suspect des possessions de Saint-Denis en Angleterre revisité
                                    (VIII<hi rend="sup">e</hi>–IX<hi rend="sup">e</hi> siècle), dans
                                Fälschungen im Mittelalter, t. 4, Hannover, 1988 (M.G.H. Schriften,
                                vol. 33 / IV), p. 211–236.</p></note>. Pour les réaliser, on a
                        presque exclusivement utilisé comme support le papyrus. A cette fin, on a
                        employé des originaux anciens sur papyrus qu’on a collés deux à deux, partie
                        écrite contre partie écrite, afin de confectionner des supports
                                vierges<note><p>ChLA 552 et 553, 556 et 557, 559 et 560,
                            592.</p></note>.</p>
                    <p>Parmi les treize documents royaux sur papyrus, deux seulement n’ont pas servi
                        à faire des faux, un précepte de Dagobert I<hi rend="sup">er</hi> (ChLA 554)
                        et un acte synodal du 22 juin 654 (ChLA 558) intitulé au nom de Clovis II.
                        Ce dernier document, le seul complet, entre dans la tradition représentée
                        par les recueils réunissant à partir du XI<hi rend="sup">e</hi> siècle des
                        copies intéressant la gestion de Saint-Denis<note><p>HARTMUT ATSMA et JEAN
                                VEZIN, Les vicissitudes d’un document mérovingien depuis son
                                expédition jusqu’à son dépôt aux Archives nationales&#160;: le
                                privilège accordé par le roi Clovis II en faveur de l’abbaye de
                                Saint-Denis en France en 654, dans Bulletin de la Société nationale
                                des Antiquaires de France, 1990, p. 353–360.</p></note>. Les autres
                        documents ont servi comme support pour des forgeries. Ils ne figurent pas
                        dans la tradition médiévale des actes de Saint-Denis<note><p>Voir par ex.
                                les cartulaires de Saint-Denis, conservés aux Archives nationales
                                (LL 1156 et 1157) et à la Bibliothèque nationale
                            (lat. 5415).</p></note>. Dom JAQUES DOUBLET, en 1625, ignore encore leur
                                existence<note><p>JACQUES DOUBLET, Histoire de l’abbaye de
                                Sainct-Denys, Paris 1625.</p></note>. Certains sont découverts et
                        publiés pour la première fois par dom JEAN MABILLON, à l’exception de l’acte
                        synodal que DOUBLET avait édité, sans doute d’après les
                                cartulaires<note><p>DOUBLET, Histoire, p. 682–684.</p></note>. Trois
                        documents (ChLA 552, 553 et 555) ne seront mis au jour qu’au XIX<hi
                            rend="sup">e</hi> siècle&#160;; ils seront publiés pour la première fois
                        par ALEXANDRE TEULET, HENRI-LEONARD BORDIER et JULES TARDIF<note><p>HENRI L.
                                BORDIER, Diplômes mérovingiens, dans Bulletin de la Société de
                                l’histoire de France, to. 18, 1855–1856, p. 260&#160;; LÉON-JULES
                                TARDIF, Monuments historiques, Paris 1866, p. 13, n° 16&#160;;
                                ALEXANDRE TEULET, p. 33, n° XXbis.</p></note>.</p>
                    <p><pb n="11"/>Nous ignorons pourquoi ces documents ont été utilisés pour créer
                        le support nécessaire à la confection de faux. Sans doute avaient-ils perdu
                        leur intérêt historique et documentaire, à l’exception de l’acte synodal qui
                        est resté intact. Quoiqu’il en soit, cet emploi de documents sur papyrus
                        afin de faire des faux a sans doute assuré leur
                                conservation<note><p>Rappelons pour mémoire que d’autres faux sur
                                papyrus existaient à Saint-Denis au temps de dom DOUBLET et qu’ils
                                ont disparu depuis. Cf. ATSMA et VEZIN, Les vicissitudes, note
                                7.</p></note>.</p>
                    <p>Il est d’autre part intéressant de constater que les actes sur papyrus ne
                        portent aucune mention dorsale alors que des archivistes de Saint-Denis ont
                        transcrit de nombreuses indications au dos des parchemins, analyses et cotes
                        notamment, et cela dès le VIII<hi rend="sup">e</hi> siècle au
                                moins<note><p>ChLA 575, 579, 581, 583, 587, par ex.</p></note>.</p>
                    <p>Pour terminer, rappelons que le dernier acte royal sur papyrus peut être daté
                        entre 659 et 673 (ChLA 562). Le papyrus a encore servi en 691 pour
                        transcrire un acte d’échange entre Magnoald et Lambert (ChLA 563).
                        Maginarius, abbé de Saint-Denis, en voyage en Italie du sud, a utilisé du
                        papyrus pour écrire une lettre en 788 (ChLA XVI, 629).</p>
                    <p>Le premier document mérovingien sur parchemin est un acte privé émané d’une
                        dame Clotilde en 673 (ChLA 564). Le premier acte royal sur ce support est
                        intitulé au nom de Thierry III et il date de 677 (ChLA 565). Désormais le
                        parchemin sera le seul support utilisé pour les actes royaux dans les états
                        Francs, du moins c’est ce que laisse penser la documentation
                        subsistante.</p>
                    <p>Au premier abord, on est frappé par la variété des écritures employées dans
                        les documents royaux. Cette variété est évidemment due pour une part à
                        l’évolution subie par l’écriture au cours de deux siècles&#160;; mais aussi,
                        pour une autre part, aux caractéristiques personnelles des différents
                        scribes. La différence entre écriture des actes royaux et écriture des actes
                        privés ne paraît pas toujours aussi évidente qu’on a pu le dire quelques
                        fois. Cette variété des écritures n’invite en aucun cas à imaginer un
                        service, encore moins une institution émanant de l’autorité royale, chargé
                        de veiller sur l’uniformité graphique de ce genre de documents qu’on
                        constate, au plus tôt, à l’époque de Louis le Pieux. En effet, la plus
                        grande confusion règne dans les écritures des actes des premiers
                                carolingiens<note><p>Cf. les documents que nous avons publiés dans
                                les vol. XV et XVI des ChLA.</p></note>.</p>
                    <p>Une analyse détaillée conduit à constater que ces écritures varient presque
                        d’un document à l’autre et nous n’avons pas repéré de documents différents
                        copiés par le même scribe. Contrairement à ce qui se passe dans la plupart
                        des documents dits privés dont on possède le texte complet, comme par
                        exemple l’échange de bien entre Magnoald et Lambert (ChLA 563), la charte de
                        donation de Clotilde (ChLA 564) et l’échange entre l’abbé Uualdromarus et
                        Adalricus (ChLA 582), jamais les scribes ne font connaître leur nom dans les
                        documents royaux. La comparaison entre l’écriture des actes et celle des
                        signatures des personnages qu’on appelle habituellement
                        «&#160;référendaires&#160;» montre qu’en aucun cas ceux-ci n’ont transcrit
                        le texte des actes qu’ils souscrivent afin d’en reconnaître la validité.</p>
                    <p>Tous les documents royaux mérovingiens portent, souvent juste après les
                        derniers mots du texte, une souscription dont l’autographie ne fait pas de
                        doute et qui donne à l’acte toute sa valeur juridique. La souscription
                        royale qui apparaît dans certains documents, comme nous le verrons bientôt,
                        apporte seulement un élément <pb n="12"/>de solennité <hi rend="i"
                            >recognoscens</hi>, est suivi de l’abréviation <hi rend="i">recog</hi>
                        pour <hi rend="i">recognovi</hi> ou <hi rend="i">recognovit</hi>. Dans les
                        simples jugements, le nom du signataire, c’est-à-dire du accompagnée ou non
                        du participe passé <hi rend="i">iussus</hi>. Dans les préceptes, la
                        souscription est suivie de <hi rend="i">optol</hi> ou <hi rend="i"
                            >optul</hi> pour <hi rend="i">optuli</hi> ou <hi rend="i">optulit</hi>,
                        formule qui indique que le recognoscens a présenté l’acte au roi afin qu’il
                        le souscrive. On retrouve à plusieurs reprises la souscription du même <hi
                            rend="i">recognoscens</hi>&#160;: trois fois pour Uulfolaecus dans des
                        préceptes de Thierry III (ChLA 570) et Childebert III (ChLA 577 et 654)
                        datés de Compiègne en 688, 694 et 697&#160;; trois fois aussi pour Actulius
                        qui souscrit en 709, 710 et 716 un jugement et deux préceptes de
                        Chilpéric II (ChLA 568, 588 et 591). Dans les deux cas, nous avons affaire,
                        de toute évidence, à des souscriptions autographes dont l’auteur était
                        habitué à écrire couramment. L’aspect des lettres, les nombreuses ligatures
                        qui les unissent sont le fait de personnages pour lesquels l’écriture
                        cursive était d’un emploi usuel. On peut faire les mêmes remarques à propos
                        des souscriptions d’Aghilus (ChLA 573 et 574) au bas de deux jugements de
                        Clovis III.</p>
                    <p>Toutes les autres souscriptions de <hi rend="i">recognoscentes</hi>, qu’on
                        observe à un seul exemplaire sur des préceptes ou des jugements, présentent
                        aussi un caractère marqué d’autographie. Elles n’ont pas l’aspect appliqué
                        et quelque peu artificiel qui caractérise les suscriptions royales des
                        préceptes, à l’exception, peut-être, de celles de Chilpéric II (ChLA 588,
                        591, 593). Nous pouvons être assurés qu’il s’agit d’une marque de
                        l’intervention personnelle de hauts fonctionnaires du Palais chargés de
                        vérifier l’authenticité des actes dont ils garantissent la valeur juridique
                        par l’apposition de leur souscription. Celle-ci est normalement complétée
                        par une formule de clôture&#160;: <hi rend="i">bene ual</hi> et par
                        l’apposition d’un sceau. A deux reprises (ChLA 581 et 587), ce n’est pas le
                            <hi rend="i">recognoscens</hi> en personne qui souscrit l’acte, mais un
                        personnage agissant <hi rend="i">ad vicem</hi>.</p>
                    <p>Parmi les différents types de documents intitulés au nom du roi mérovingien,
                        on distingue ceux qui sont appelé <hi rend="i">praecepta</hi> et qui
                        portent, à côté de la souscription du <hi rend="i">recognoscens</hi>, celle
                        du roi au nom duquel l’acte a été expédié, tracée au moyen d’une écriture
                        agrandie. Les deux préceptes les plus anciens (ChLA 550 et 552) ont pour
                        auteur Clotaire II. Ils sont datés tous les deux d’Étrépagny, le premier
                        entre 584 et 629 et le second en 625. La souscription royale comporte une
                        formule assez développée&#160;: le nom du roi suivi d’un monogramme et des
                        mots « <hi rend="i">in Christi nomine rex, hanc praeceptionem
                        sub</hi>&#160;». Le texte de chacun des préceptes a été transcrit par un
                        scribe différent alors que les deux souscriptions royales sont apparemment
                        de la même main. Dans le premier document seul, on peut encore lire en
                        entier la souscription du <hi rend="i">recognoscens</hi> «&#160;<hi rend="i"
                            >C. Ursinus optul. SR. NT</hi> &#160;». Deux préceptes de Dagobert I<hi
                            rend="sup">er</hi> (ChLA 551 et 554), successeur de Clotaire II, sont
                        encore conservés. La formule de souscription est considérablement
                        simplifié&#160;; elle ne comprend plus que le nom du souverain, sans
                        monogramme, suivi des deux mots&#160;: <hi rend="i">rex sub</hi> (<hi
                            rend="i">scripsi</hi>) ou <hi rend="i">sub</hi> (<hi rend="i"
                            >scripsit</hi>). Dans ces deux documents, aussi, la souscription royale
                        est visiblement de la même main, une main particulièrement intéressante avec
                        ses lettres allongées à l’aspect archaïque alors que l’écriture de la
                        souscription de Clotaire II ne se distingue pas de l’écriture documentaire,
                        si ce n’est par son manque de régularité.</p>
                    <p><pb n="13"/>Dans les deux cas qui viennent de retenir notre attention, le roi
                        était suffisamment âgé pour tenir la plume lui-même. Un précepte de
                        Clovis II, datable entre 639 et 642 (ChLA 556), se présente d’une manière
                        différente. Le roi était mineur&#160;; il avait entre 4 et 7 ans. Sa
                        souscription est accompagnée de celle de sa mère, la reine Nanthilde. Le
                        document est malheureusement très mutilé et la formule qui précède les
                        souscriptions royales est presque entièrement illisible. Nous avons pu
                        déchiffrer la ligne 11 dont la formulation semble indiquer une incapacité du
                        roi et de sa mère à tracer de leur propre main leur souscription. De fait,
                        le scribe de l’acte a écrit sur la dernière ligne la formule suivante&#160;:
                            «&#160;<hi rend="i">Sig</hi> (<hi rend="i">num</hi>), <hi rend="i">M.
                            dom</hi> (<hi rend="i">ni</hi>) <hi rend="i">Chlodouio regi. Sig</hi>
                            (<hi rend="i">num</hi>), <hi rend="i">M. praecelsae Nantechildae
                            reginae</hi>&#160;». Nous le verrons plus en détail, les <hi rend="i"
                            >signa</hi> présents sur un acte sont normalement tous écrits par la
                        même main, ordinairement celle du scribe, et semblent indiquer que la
                        personne mentionnée dans le <hi rend="i">signum</hi> ne pouvait ou ne savait
                        pas écrire.</p>
                    <p>Plusieurs textes confirment cette manière de voir. Ainsi, dans les Formules
                        wisigothiques, on relève ceci&#160;: «&#160;<hi rend="i">et quia litteras
                            ignoro… ego vero manu propria signum feci</hi>&#160;»<note><p>M.G.H.
                                Formulae, publ. par KARL ZEUMER, Hannovre, 1886, p. 578,
                            n. 7.</p></note>. Childéric II déclare que son jeune âge l’empêche de
                        souscrire&#160;: «&#160;<hi rend="i">et ego propter imbecillem aetatem
                            minime potui subscribere, manu propria subter
                                signavi</hi>&#160;»<note><p>M.G.H., Diplomata regum Francorum, publ.
                                par KARL A.F. PERTZ, Hannovre, 1872, p. 25–26,
                        n° 25.</p></note>.</p>
                    <p>Nous verrons plus loin une souscription du même Clovis II sur un document
                        expédié de Clichy le 22 juin 654 (ChlA 558), document dont nous étudierons
                        la nature particulière un peu loin. Elle est tracée selon la formule
                            «&#160;<hi rend="i">Chlodovius, M., rex sub</hi>&#160;».</p>
                    <p>Dans le dernier quart du VII<hi rend="sup">e</hi> siècle, exactement en 677
                        et en 688, trois préceptes portent la souscription du roi Thierry III (ChLA
                        565, 566, 570). La formule employée pour les trois souscriptions est
                        exactement la même&#160;: «&#160;+, <hi rend="i">in Christi nomene,
                            Theudericus rex, sub</hi>&#160;:&#160;» Celles-ci se ressemblent d’une
                        manière extraordinaire, malgré une différence de plus de 10 ans, et ont sans
                        aucun doute été tracées par la même main qui utilise non pas l’écriture
                        courante employée pour transcrire les chartes et les diplômes, mais des <hi
                            rend="i">littere elongatae</hi> de même nature que celles qui ont servi
                        au scribe à inscrire sur la première ligne de ces documents particulièrement
                        solennels la titulature du roi. Bien entendu, la souscription royale est
                        toujours accompagnée de celle d’un <hi rend="i">recognoscens</hi>, qui est
                        due, au reste, à un personnage différent dans chacun des trois cas. On ne
                        peut donc pas prétendre que la souscription royale a été tracée par ce <hi
                            rend="i">recognoscens</hi>.</p>
                    <p>Il existe trois préceptes originaux de Chilpéric II datés des années 716 et
                        717 (ChLA 588, 591 et 593). Leur première ligne est tracée en <hi rend="i"
                            >litterae elongatae</hi> très hautes et très étroites. La souscription
                        royale, à la différence de celle de Thierry III, est tracée au moyen d’une
                        écriture courante cherchant, mais sans vraiment y parvenir, à rappeler les
                            <hi rend="i">litterae elongatae</hi>. Ces trois souscriptions se
                        composent d’un chrismon, des mots «&#160;<hi rend="i">Chilpericus
                        rex</hi>&#160;» suivis de l’abréviation par suspension «&#160;<hi rend="i"
                            >sub</hi>&#160;» enclavée dans un signe de recognition. Elles paraissent
                        avoir été tracées par la même main alors que les préceptes ont été présentés
                        par deux personnages différents, Actulius et Raganfridus. L’examen de ces
                        trois documents montre très nettement <pb n="14"/>que le texte des actes a
                        été transcrit par des mains différentes de celles qui ont tracé les
                        souscriptions.</p>
                    <p>En revanche, les souscriptions de quatre préceptes de Childebert III,
                        expédiés entre 694 et 711 (ChLA 577, 579, 583 et 654), laissent une
                        impression différente. Elles sont écrites sur le même modèle&#160;:
                            «&#160;<hi rend="i">C. Childebertus rex s</hi> (<hi rend="i">u</hi>) <hi
                            rend="i">b, S. R.</hi>&#160;» en <hi rend="i">litterae elongatae</hi>
                        comme la première ligne&#160;; mais de l’une à l’autre, on n’ose pas
                        reconnaître la même main. On penserait plutôt à trois traitements différents
                        du même modèle, en particulier en ce qui concerne le signe de
                        recognition.</p>
                    <p>Ces différentes observations, faites sur un matériel trop peu nombreux, sont
                        difficiles à interpréter. On admet généralement que ces souscriptions ont
                        été tracées par le roi en personne. Plusieurs exemples cités ici paraissent
                        donner consistance à cette manière de voir, d’autant plus, <hi rend="i">a
                            contrario</hi>, que Clovis II et sa mère Nanthilde ne peuvent pas
                        souscrire <hi rend="i">manu propria</hi> un précepte expédié entre 639 et
                        642 alors que le roi était encore enfant (ChLA 556) le scribe avait tracé un
                            <hi rend="i">signum</hi> pour chacun d’eux. En revanche, on ne
                        s’étonnera pas de voir le même roi, âgé de 19 ans, souscrire de sa main un
                        document (ChLA 558). Les variations existant entre les différentes
                        souscriptions de Childebert III permettent toutefois de se demander si, en
                        certains cas tout au moins, différents personnages n’avaient pas la charge
                        de tracer la souscription royale, un peu comme on a vu, à partir du XVI<hi
                            rend="sup">e</hi> siècle, s’en répandre l’usage en bas des lettres dites
                        de commandement<note><p>TESSIER, Diplomatique royal,
                        p. 295–296.</p></note>.</p>
                    <p>On connaît un certain nombre d’actes synodaux de l’époque mérovingienne à la
                        fin desquels est transcrite la liste des personnes qui ont assisté au synode
                        et en ont souscrit les actes. On connaît aussi des listes de grands laïcs et
                        ecclésiastiques ayant participé à des assemblées. Toutefois ces listes ne
                        sont jamais conservés dans leur forme originale. C’est pourquoi un document
                        (ChLA, 558) qui porte les souscriptions du roi Clovis II et du <hi rend="i"
                            >recognoscens</hi> Beroaldus, «&#160;<hi rend="i">Beroaldus optul</hi>
                            (<hi rend="i">it</hi>)&#160;» présente un intérêt exceptionnel à cause
                        d’une cinquantaine de souscriptions différentes, dont la plupart peuvent
                        être sans aucune réserve qualifiées d’autographes<note><p>ATSMA et VEZIN,
                                Les vicissitudes, note 11, pass.</p></note>.</p>
                    <p>Ces souscriptions sont dues à des personnalités importantes, ecclésiastiques
                        et laïques. Une dizaine d’entre elles ont été tracées par des évêques parmi
                        lesquels on reconnaît s. Éloi de Noyon et Landry de Paris. Le patrice
                        Auderadus, les maires du Palais Ébroïn et Radobertus ainsi que le comte du
                        Palais Aigulfus figurent parmi les souscripteurs laïques.</p>
                    <p>Presque toutes ces souscriptions sont tracées en écriture usuelle, sans
                        aucune recherche de style, comme si leurs auteurs avaient une pratique
                        utilitaire de l’écriture et n’avaient aucun souci de calligraphie. Elles
                        attestent la continuité de l’usage courant de l’écriture, du moins
                        relativement, tel qu’on peut déjà le constater dans les graffiti de Pompéi
                        et dans de très nombreux papyrus administratifs de l’Antiquité. Il est à ce
                        propos très intéressant de comparer ces souscriptions avec celles des actes
                        de même nature, les synodes de Soissons et de Pîtres de 861, donc
                        postérieurs d’un peu plus de deux siècles. Le contraste est frappant. Les
                        évêques carolingiens, Hincmar en tête, calligraphient leurs souscriptions
                        avec une écriture qui rappelle beaucoup celle des livres
                                contemporains<note><p>Paris, Archives nationales K 13, n° 4 et K 13,
                                n° 10.</p></note>.</p>
                    <p><pb n="15"/>Dans l’acte synodal de 654, les souscriptions se composent
                        presque régulièrement de trois ou quatre éléments différents&#160;: une
                        invocation monogrammatique, le nom du souscripteur, la formule de
                        souscription qui comprend assez souvent son titre&#160;: <hi rend="i"
                            >episcopus, vir inluster</hi> etc. et, en dernier lieu, un signe de
                        recognition qui peut parfois être accompagné de notes tironiennes. Vu la
                        complexité de ces souscriptions, on ne peut pas douter qu’on se trouve ici,
                        comme c’était le cas pour les souscriptions des <hi rend="i"
                            >recognoscentes</hi> en présence de véritables signatures dont chaque
                        élément porte une marque d’individualité dans son dessin et dans son tracé
                        ainsi que dans la manière de lier les lettres ou d’abréger certains mots.
                        Ces souscriptions ne laissent aucun doute sur la capacité de leurs auteurs à
                        maîtriser l’acte d’écrire.</p>
                    <p>Trois souscriptions cependant, celles d’Aegyna, de s. Éloi et d’Ochelpincus,
                        se présentent sous un aspect particulier. Leurs auteurs les ont dessinées,
                        plutôt qu’écrites, lettre par lettre, en utilisant les formes capitales ou
                        onciales. Ces souscriptions sont très vraisemblablement autographes&#160;;
                        mais leur maladresse traduit un manque d’entraînement de leurs auteurs dont
                        la connaissance de l’écriture devait se limiter à savoir tracer les lettres
                        de leur nom.</p>
                    <p>A côté de ce remarquable ensemble de souscriptions autographes, on observe
                        dans le même document neuf <hi rend="i">signa</hi> composés du mot <hi
                            rend="i">signum</hi> abrégé <hi rend="i">sign</hi> suivi d’un signe
                        graphique après lequel sont indiqués le nom, la qualité et le titre du
                        témoin. Les signes graphiques sont ordinairement constitués par des croix de
                        formes très variées. Ils prennent place dans un espace laissé vide
                        intentionnellement. Compte tenu de la variété des formes revêtues par ces
                        signes graphiques, on ne peut guère douter de leur caractère autographe. Ils
                        servent à exprimer la présence et l’intervention des témoins qui les ont
                        tracés. Ces <hi rend="i">signa</hi> concernent tous des laïcs, et en
                        particulier, huit <hi rend="i">viri inlustres</hi> parmi lesquels le <hi
                            rend="i">comes palatii</hi> Aigulfus, le <hi rend="i">domesticus</hi>
                        Ermenrico et le <hi rend="i">maior domus</hi> Radobertus. En revanche le
                        patrice Auderadus ainsi qu’Ébroïn, le futur maire du palais, ont souscrit de
                        leur propre main.</p>
                    <p>A côté des écritures que nous venons de présenter et d’analyser, il convient
                        de prendre en considération toutes les autres traces graphiques laissées par
                        les scribes. Certaines de ces traces possèdent une fonction symbolique comme
                        les <hi rend="i">chrismon</hi>, les croix ou les monogrammes d’autres
                        présentent une signification technique, comme les bouts de ligne ou le <hi
                            rend="i">bene ual</hi>.</p>
                    <p>On observe très souvent dans les documents mérovingiens, royaux et autres, un
                        signe graphique qu’on désigne par le nom de <hi rend="i">Chrismon</hi>. Ce
                        signe apparaît sous une forme plus ou moins compliquée au début des
                        documents royaux, c’est-à-dire devant la première ligne qui est presque
                        toujours tracée en lettres agrandies ou allongées. Il est souvent assez
                        développé et il n’est pas rare que sa hauteur égale deux ou trois
                        interlignes, voire davantage. Comme nous le verrons, il est tracé par le
                        scribe qui a transcrit le texte du document<note><p>HARTMUT ATSMA et JEAN
                                VEZIN, Signes graphiques dans les documents originaux de l’époque
                                mérovingienne, dans Bulletin de la Société nationale des Antiquaires
                                de France, 1989, p. 275–278&#160;; Id., Graphische Elemente in den
                                in zeitgenössischer Form überlieferten Dokumenten des
                                Merowingerreiches, dans Historische Hilfswissenschaften, t. 3
                                (Graphische Symbole in mittelalterlichen Urkunden), publ. par PETER
                                RÜCK, p. 319–334.</p></note>.</p>
                    <p>Très souvent, des <hi rend="i">chrismon</hi> précèdent les souscriptions des
                            <hi rend="i">recognoscentes</hi> et des témoins. Dans les documents
                        royaux qui nous sont parvenus sous leur forme originale, tous les <hi
                            rend="i">recognoscentes</hi> sans exception, font précéder leur nom et
                        la <pb n="16"/>formule de corroboration qui l’accompagne par un <hi rend="i"
                            >chrismon</hi>. De la même manière, on reconnaît facilement la plupart
                        des souscriptions autographes de témoins au <hi rend="i">chrismon</hi> tracé
                        devant alors que celui-ci manque régulièrement dans les <hi rend="i"
                            >signa</hi>, ces mentions des noms de témoins, tous écrits par la même
                        main. On remarque aussi que quelques témoins ont ajouté une invocation
                        verbale au monogramme.</p>
                    <p>Enfin, dans certains actes intitulés au nom de rois comme Childebert III
                        (ChLA 577, 579 et 654) et Chilpéric II (ChLA 588 et 591) le nom du souverain
                        est précédé par un <hi rend="i">chrismon</hi>.</p>
                    <p>Plusieurs documents royaux présentent au début de la ligne de date un <hi
                            rend="i">chrismon</hi> tracé de la même manière (ChLA 567, 575, 578,
                        581)&#160;; mais, à la différence de ce qui se passe au commencement de la
                        première ligne, il semble qu’il s’agisse d’une exception.</p>
                    <p>Un examen, même rapide, de la centaine de <hi rend="i">chrismon</hi> qu’on
                        relève dans les documents mérovingiens manifeste la variété des formes
                        revêtues par ce signe. Celle-ci s’explique, comme le font facilement
                        reconnaître la couleur de l’encre et l’allure du tracé, par le fait que les
                        souscriptions autographes et ces signes ont été apposés en même temps. C’est
                        ce qu’on peut observer à plusieurs reprises dans des souscriptions des rois
                        Childebert III et Chilpéric II, aussi bien que des <hi rend="i"
                            >recognoscentes</hi> Actulius, Aghilus et Uulfolaecus.</p>
                    <p>Malgré la grande variété des formes individuelles revêtues par les <hi
                            rend="i">chrismon</hi>, il est possible de dégager un dessin de base. Il
                        y a toujours à sa partie supérieure un trait décoratif ondulé qui se
                        prolonge par une ligne de longueur variable dirigée vers le bas. Cette ligne
                        est parfois droite, parfois courbe et se termine ordinairement par une sorte
                        de noeud. Elle est traversée par un ou plusieurs petits traits
                        perpendiculaires. Le milieu de ces traits est marqué par des lignes ondulées
                        ou enroulées qui se prolongent souvent sans solution de continuité dans les
                        premières lettres du nom du souscripteur placé à droite.</p>
                    <p>A côté de leur décor graphique, on a reconnu dans l’un ou l’autre <hi
                            rend="i">chrismon</hi> que certains traits dessinaient des notes
                        tironiennes. MAURICE JUSSELIN a proposé de les lire&#160;: «&#160;<hi
                            rend="i">Christus</hi>&#160;», «&#160;<hi rend="i">ante</hi>&#160;»,
                            «&#160;<hi rend="i">ante omnia</hi>&#160;» ou «&#160;<hi rend="i">in
                            nomine</hi>&#160;»<note><p>MAURICE JUSSELIN, Notes tironiennes dans les
                                diplômes mérovingiens, dans Bibliothèque de l’École des chartes, 68
                                (1907), p. 481–508&#160;; Id., La transmissions des ordres à la
                                chancellerie mérovingienne d’après les souscriptions en notes
                                tironiennes, dans la Bibliothèque de l’École des chartes, 74 (1913),
                                p. 67–73.</p></note>. Il en était arrivé à la conclusion que le <hi
                            rend="i">chrismon</hi> des documents mérovingiens devait être interprété
                        comme une stylisation du signe tachygraphique signifiant «&#160;<hi rend="i"
                            >Christus</hi>&#160;». PETER CLASSEN a montré qu’on pouvait reconnaître
                        dans le <hi rend="i">chrismon</hi> mérovingien la forme altérée du
                        christogramme&#160;; il estimait vraisemblable de l’expliquer par la
                        continuité de la tradition des documents administratifs de l’Antiquité
                        tardive dans lesquels ce signe a la forme de la lettre <hi rend="i">P</hi>
                        avec la haste descendante traversée par un trait horizontal <hi rend="i"
                            >P</hi> représentant les lettres <hi rend="i"
                                >chi-rhô</hi><note><p>CLASSEN, Kaiserreskript und Königsurkunde,
                                p. 151.</p></note>.</p>
                    <p>On observe dans les documents mérovingiens des croix de diverses formes qui
                        se distinguent aussi par leur fonction et leur emplacement.</p>
                    <p>Dans les souscriptions de s. Éloi (ChLA 558) et du roi Thierry III (ChLA 565,
                        566 et 570), les croix occupent la place où l’on attendrait normalement un
                            <hi rend="i">chrismon</hi>. Chaque fois, elles ont visiblement été
                        tracées en même temps que la souscription.</p>
                    <p><pb n="17"/>Les souscriptions qui commencent par le mot <hi rend="i"
                            >signum</hi> sont très souvent accompagnées d’une croix. On trouve plus
                        rarement d’autres signes. La croix est toujours tracée entre le mot <hi
                            rend="i">signum</hi>, habituellement abrégé, et le nom du souscripteur.
                        Ces souscriptions sont souvent groupées de manière à former des lignes
                        complètes. Elles sont fréquemment tracées par la main du scribe qui a
                        transcrit l’acte.</p>
                    <p>D’autre part, comme on le voit dans le document de Clovis II de 654 (ChLA
                        558), à plusieurs reprises, un espace blanc est laissé entre le mot <hi
                            rend="i">signum</hi> et le nom du souscripteur. Ce dernier pouvait
                        ensuite y apposer sa marque. Les croix qui ont été tracées dans ces
                        emplacements laissés libres sont de forme et de grandeur très différentes,
                        ce qui souligne qu’il s’agit de réalisations individuelles. La forme la plus
                        simple se rencontre dans les <hi rend="i">signa</hi> d’Austrobertus et de
                        Gundobertus. Dans la souscription de Probatus, des diagonales rejoignent les
                        extrémités d’une croix potencée. Dans la croix de la souscription de
                        Madalfridus, quatre points sont placés dans les cantons délimités par les
                        bras de la croix – à l’imitation de ce qu’on observe dans des monnaies
                        mérovingiennes – et les bras de la croix sont terminés par quatre arcs de
                        cercle. La souscription d’Aigulfus consiste en une croix gammée cantonnée
                        par quatre points.</p>
                    <p>Plusieurs croix de formes différentes figurent dans des signes de
                        recognition. Dans les plus anciens documents, elles sont plutôt
                        «&#160;dessinées &#160;» qu’écrites. Les traits horizontaux commencent à
                        gauche par une verticale dirigée vers le haut ou vers le bas&#160;; ils se
                        terminent à droite par un arc orienté vers le bas. Dans deux cas (ChLA 552
                        et 558) les cantons délimités par les bras de la croix sont aussi ponctués.
                        Trois souscriptions récentes (ChLA 566, 577, 583) présentent à l’intérieur
                        des signes de recognition de simples petites croix aux bras égaux. Nous
                        ignorons la signification et la fonction de ces signes.</p>
                    <p>On peut distinguer quelques monogrammes plus ou moins bien conservés dans de
                        très anciens documents royaux mérovingiens écrits sur
                                papyrus<note><p>TESSIER, Diplomatique royale p. 27–30&#160;;
                                CLASSEN, Kaiserreskript und Königsurkunde, p. 161–164.</p></note>.
                        Les deux plus anciens exemples sont des monogrammes de Clotaire II (ChLA 550
                        et 552). Le monogramme est placé entre le nom du roi et une invocation
                        verbale suivie du titre royal&#160;: «&#160;<hi rend="i"
                        >Chlothacharius</hi>, (Monogramme), <hi rend="i">in Christi nomine, rex,
                            hanc preceptionem sub</hi>.&#160;». L’exemplaire le mieux conservé
                        montre qu’un <hi rend="i">H</hi> de grandes dimensions constitue un élément
                        central autour duquel sont groupées les lettres <hi rend="i">C, L, O, T, A,
                            C, A</hi> et <hi rend="i">R</hi>. Comme le montre particulièrement bien
                        le document de Clovis II du 22 juin 654, le monogramme est tracé entre le
                        nom et le titre du roi&#160;: «&#160;<hi rend="i">Chlodovius</hi>,
                        (Monogramme), <hi rend="i">rex, sub.</hi>&#160;». Le monogramme de Clovis II
                        utilise aussi un grand <hi rend="i">H</hi> pour organiser les autres
                        lettres, parmi lesquelles on reconnaît <hi rend="i">C, L, O, I, S.</hi>
                        (ChLA 558). Un document sur papyrus de Clovis II fortement endommagé, établi
                        entre 639 et 642, présente dans l’avant dernière ligne le nom du roi et
                        celui de sa mère, la reine Nantchechilde&#160;: «&#160;<hi rend="i"
                            >Sign</hi> (<hi rend="i">um</hi>), […], <hi rend="i">dom</hi> (<hi
                            rend="i">ni</hi>), <hi rend="i">Chlodovio regi. Sign</hi> (<hi rend="i"
                            >num</hi>) […] <hi rend="i">praecelsae</hi> [N]<hi rend="i">antech</hi>
                        [il] <hi rend="i">dae</hi> [r]<hi rend="i">eginae</hi>&#160;». Entre les
                        mots <hi rend="i">sign</hi> (<hi rend="i">um</hi>) et les mots <hi rend="i"
                            >dom</hi> (<hi rend="i">ni</hi>) et <hi rend="i">praecelsae</hi>, il y a
                        deux espaces vides (ChLA 556). On peut penser que les traces d’écriture qui
                        subsistent dans ces deux endroits sont les restes de deux monogrammes.
                        Assurément, la présence de monogrammes dans les souscriptions <pb n="18"
                        />des documents royaux mérovingiens n’était pas rare. C’est ce que laissent
                        penser certains fac-similés qu’on observe dans des copies des IX<hi
                            rend="sup">e</hi> et X<hi rend="sup">e</hi> siècles<note><p>M.G.H.,
                                Diplomata regum Francorum, n° 46, 58, 62.</p></note>.</p>
                    <p>Le document de Clovis II daté de 654 auquel nous avons fait allusion à
                        plusieurs reprises (ChLA 558) se distingue des autres actes royaux. En
                        dehors de la souscription du roi et de celle du <hi rend="i"
                            >recognoscens</hi> il présente quarante-huit autre souscriptions dont
                        trente, au moins, sont autographes. Les autres sont toutes introduites par
                        le mot <hi rend="i">sign</hi>(<hi rend="i">um</hi>). Dans deux d’entre
                        elles, celles de Radobertus et de Merulfus, à l’endroit où l’on attendrait
                        normalement une croix, il y a des signes que, comme PHILIPPE LAUER et
                        CHARLES SAMARAN<note><p>PHILIPPE LAUER et CHARLES SAMARAN, Les diplômes
                                originaux des Mérovingiens, Paris, 1908, p. 7.</p></note>, nous
                        pensons pouvoir qualifier de monogrammes.</p>
                    <p>D’une manière comparable à ce qui se passe de nos jours lorsqu’on veut
                        montrer qu’un document est complet, certains actes mérovingiens présentent
                        des signes graphiques qui servent à indiquer ou bien qu’une ligne est
                        entière ou bien l’endroit où se termine le texte de l’acte. C’est ainsi que
                        dans certains documents (ChLA 575, 579, 581, 584, 591 par ex.), la dernière
                        lettre d’une ligne est prolongée par un trait qui remplit l’espace vide
                        entre cette lettre et le bord droit du support de l’écriture.</p>
                    <p>Lorsque le texte d’un acte ne se termine pas en bout de ligne et qu’il
                        subsiste après son dernier mot un espace blanc plus ou moins grand, on a
                        utilisé deux méthodes différentes pour signifier que le texte s’arrêtait
                        bien en cet endroit précis, afin d’empêcher de faire des additions au texte.
                        Dans le premier cas, le personnage chargé de reconnaître la validité de
                        l’acte pouvait tracer sa souscription immédiatement après le dernier mot du
                        texte (ChLA 558, 560, 561, 567, 570, 584, 585, 589, 590). Dans deux diplômes
                        de Chilpéric II (ChLA 588 et 591), c’est la souscription royale qui marque
                        la fin de l’acte&#160;; la souscription du <hi rend="i">recognoscens</hi>,
                        Actulius dans les deux cas, suit celle du roi.</p>
                    <p>Dans le second exemple, le dernier trait de la dernière lettre du texte peut
                        être prolongé jusqu’au bout de la ligne (ChLA 587 et 593)&#160;; mais le
                        plus souvent, le bout de ligne est rempli par un trait dessinant un zig-zag.
                        Dans d’autres cas, ces traits sont remplacés par des signes qui imitent les
                        notes tironiennes. Il est possible que plusieurs de ces signes aient été
                        tracés par le <hi rend="i">recognoscens</hi>, ce qui paraît logique (ChLA
                        566, 573, 575, 577, 581, 584)&#160;; au moins deux fois, ils paraissent dus
                        au copiste de l’acte (ChLA 586 et 587). Des traits tracés de la même manière
                        apparaissent aussi à la fin des lignes de date de certains diplômes (ChLA
                        565, 567, 578, 579, 581).</p>
                    <p>Dans les documents royaux mérovingiens transmis en original et dont l’état de
                        conservation permet de faire des observations précises, à deux exceptions
                        près (ChLA 568, 577), on trouve régulièrement dans l’angle inférieur droit
                        une formule écrite sur deux lignes, abrégée le plus souvent <hi rend="i"
                            >bene ual</hi>, interprétée <hi rend="i">bene ualete, ualeas</hi> ou <hi
                            rend="i">ualiat</hi>. Cette formule se présente comme un signe graphique
                        particulier destiné à établir l’authenticité du document<note><p>LÉON
                                LEVILLAIN, La formule «&#160;bene valiat&#160;» et le sceau dans les
                                diplômes mérovingiens, dans Bibliothèque de l’École des chartes, 92,
                                (1931), p. 5–22.</p></note>. Son étude est rendue possible par plus
                        de vingt-cinq exemples qui apparaissent tous comme des variantes de la même
                        figure fondamentale. La première lettre du mot <hi rend="i">bene</hi> a
                        toujours la forme d’une spirale plus ou moins fortement enroulée qui se
                        prolonge vers la droite par un trait <pb n="19"/>oblique. Ce trait est
                        ordinairement très long et va ordinairement jusqu’à la marge du document. Il
                        représente la haste verticale de <hi rend="i">b</hi> dont la panse est
                        formée par la spirale. La première lettre de <hi rend="i">ual</hi> montre
                        une stylisation comparable, le premier trait de <hi rend="i">u</hi> étant
                        représenté par une spirale dirigée vers la gauche. Les autres lettres de la
                        formule font suite, sur deux lignes parallèles aux spirales.</p>
                    <p>Le modèle de base que nous venons de décrire peut être modifié par d’autres
                        traits qui partent presque toujours des dernières lettres, <hi rend="i"
                            >e</hi> de <hi rend="i">bene</hi> et <hi rend="i">l</hi> de <hi rend="i"
                            >ual</hi>. Quelques uns de ces traits décoratifs adoptent la forme d’un
                        double <hi rend="i">s</hi> dont la signification demeure inexpliquée mais
                        qui peuvent servir à vérifier si le <hi rend="i">bene ual</hi> été ou non
                        tracé par le scribe de l’acte (cf. par ex. ChLA 586, 589 et 591). Une seule
                        fois, on a ajouté des notes tironiennes que MAURICE JUSSELIN a proposé de
                        lire&#160;: «&#160;<hi rend="i">per anolum</hi>&#160;»<note><p>JUSSELIN,
                                Notes tironiennes, p. 505–508&#160;; Id., La transmission des
                                ordres, p. 71–73.</p></note>.</p>
                    <p>Tous les documents qui permettent une observation montrent que le <hi
                            rend="i">bene ual</hi> se trouve toujours à proximité immédiate de
                        l’endroit où est pratiquée une incision en forme de croix servant à fixer le
                        gâteau de cire du sceau. Comme le montrent non seulement les sceaux
                        conservés, intacts ou en partie, mais aussi des restes de cire, la formule
                        était plus ou moins complètement recouverte par le sceau. Ordinairement, une
                        ou deux lettres et une partie des traits décoratifs demeurent visibles du
                        côté droit (ChLA 576, 581, 585). D’autres fois, le sceau ne couvrait qu’une
                        très petite partie du côté gauche du <hi rend="i">bene ual</hi> (ChLA 565,
                        566). Ces constatations permettent de penser que le <hi rend="i">bene
                            ual</hi> était toujours tracé sur le document avant le scellement afin
                        d’indiquer l’endroit où le sceau devait être fixé au dessous du texte de
                        l’acte.</p>
                    <p>On peut se demander si le <hi rend="i">bene ual</hi> était tracé par le
                        copiste de l’acte ou par le <hi rend="i">recognoscens</hi>. LÉON LEVILLAIN a
                        émis l’hypothèse que le <hi rend="i">bene ual</hi> représentait «&#160;un
                        ordre transmis par le <hi rend="i">recognosces</hi> ou son substitut au
                        service du sceau&#160;»<note><p>LEVILLAIN, La formule, p. 5–22.</p></note>.
                        En revanche, PETER CLASSEN, s’appuyant sur des exemples de la basse
                        Antiquité, a montré qu’il s’agissait plus vraisemblablement d’une
                        «&#160;Marke des Textschreibers&#160;» à cause de la signification de la
                        formule <hi rend="i">bene ual</hi><note><p>CLASSEN, Kaiserreskript und
                                Königsurkunde, p. 161–163.</p></note>. Le scribe exprimait ainsi la
                        fin de son activité dans l’établissement du document jusqu’à ce qu’il soit
                        approuvé par le <hi rend="i">recognoscens</hi> et scellé. Cette hypothèse
                        est confirmé par des documents de Thierry III, Childebert III et
                        Chilpéric II où la même main a très vraisemblablement transcrit le texte et
                        tracé le <hi rend="i">bene ual</hi>, alors que l’écriture du <hi rend="i"
                            >recognoscens</hi> est visiblement différente (ChLA 565, 566, 686, 587,
                        588, 589, 591).</p>
                    <p>Dans de nombreuses souscriptions de <hi rend="i">recognoscentes</hi>,
                        l’auteur a ajouté à son signe de recognition des notes tironiennes qui
                        reprennent certains éléments de cette souscription ou apportent des
                        renseignements sur son inscription. On en observe très peu dans les
                        documents sur papyrus (ChLA 550&#160;?, 552 et 560&#160;?)&#160;; mais
                        beaucoup plus dans les actes sur parchemin (ChLA 565–568, 570, 572–579, 581,
                        583–591 et 593). Les souscriptions de deux témoins, Chradobercthus et
                        Rauracus, dans d’acte synodal de 654 (ChLA 558) sont accompagnées de signes
                        qu’on peut interpréter comme des notes tironiennes. Il en va de même pour
                        les trois souscriptions du roi Thierry III (ChLA 565, 566, 570) et aussi
                        d’un <hi rend="i">bene ual</hi> (ChLA 566).</p>
                    <p>Le déchiffrement de ces notes est très difficile et les spécialistes ont
                        souvent <pb n="20"/>proposé des lectures fort différentes du même texte en
                        invoquant la nature irrégulière des notes qui ne sont pas toujours tracées
                        conformément aux normes que nous connaissons pour le IX<hi rend="sup">e</hi>
                        siècle. Tout se passe comme si les lettrés et les administrateurs de VII<hi
                            rend="sup">e</hi> siècle possédaient une pratique beaucoup plus grande
                        des notes que leurs descendants de l’époque carolingienne et qu’ils les
                        traçaient de façon beaucoup moins scolaire. Dans ces conditions, il n’est
                        pas surprenant qu’ils aient souvent donné à certains signes une forme
                        particulière qui en rendait la lecture difficile pour tout autre que à leur
                        auteur.</p>
                    <p>Les diplômes et les plaids étaient scellés en bas et à droite. Nous avons vu
                        que le scellement était presque toujours annoncé par la formule <hi rend="i"
                            >bene ual</hi> plus ou moins cachée par la cire. Dans les documents sur
                        parchemin, une fente cruciforme servait à fixer le gâteau de cire plaqué.
                        Les actes sur papyrus sont généralement trop mutilés pour qu’on puisse
                        savoir clairement s’ils ont été scellés ou non. Toutefois, un précepte de
                        Clotaire II expédié à Étrépagny entre 584 et 629 (ChLA 550) présente la
                        formule <hi rend="i">bene ual</hi> bien visible. Un trou à peu près
                        circulaire dans le papyrus, situé à environ 2 cm de cette formule, marque
                        très vraisemblablement l’emplacement du sceau. Un diplôme de Clovis II (ChLA
                        556) et un jugement royal datable entre 658 et 679 (ChLA 557) présentent
                        aussi des marques de scellement suffisamment claires. Un précepte de
                        Clotaire II (ChLA 552) a dû, lui aussi, être scellé.</p>
                    <p>Aucun sceau ne subsiste sur les documents sur papyrus. En revanche, de rares
                        actes écrits sur parchemin nous ont conservé des sceaux en plus ou moins bon
                        état. C’est ainsi que nous connaissons les sceaux de Thierry III (ChLA 567),
                        Clovis III (ChLA 572, 576), Childebert III (ChLA 578, 581, 585) et
                        Chilpéric II (ChLA 589). Sur ces sceaux, le souverain est représenté en
                        buste, de face, les cheveux descendants sur ses épaules.</p>
                    <p>Les documents royaux mérovingiens conservés nous révèlent des pratiques de
                        transcription et de validation complexes qui permettent de les classer en
                        plusieurs catégories, préceptes, jugements etc. Par leur disposition
                        formelle, souscription du <hi rend="i">recognoscens</hi> et du roi, <hi
                            rend="i">bene ual</hi>, présence d’un sceau, ils se distinguent
                        nettement des actes contemporains dits privés, sauf sur un point important,
                        l’écriture, qui est de même nature dans les deux genres de documents, ce qui
                        ne permet pas d’affirmer qu’il existait une véritable chancellerie
                        constituée auprès des souverains. Il est aussi permis d’imaginer que ces
                        actes ont pu être rédigés par le destinataire avant d’être soumis au visa du
                            <hi rend="i">recognoscens</hi> qui les authentifiait. D’autre part, le
                        nombre des souscriptions autographes, parfois complexes, tracées en écriture
                        très cursive par des clercs ainsi que par des grands laïcs est un indice
                        intéressant de l’usage courant de l’écriture dans une partie au moins de la
                        classe dirigeante. Les choses changeront semble-t-il au IX<hi rend="sup"
                            >e</hi> siècle où l’on voit des hommes fort lettrés souscrire en
                        employant une écriture livresque calligraphiée dépourvue de spontanéité.</p>
                </body>
            </text>
            <text xml:id="art_02">
                <front>
                    <head><pb n="23"/>Les actes royaux de l’époque carolingienne</head>
                    <byline><docAuthor>Robert-Henri Bautier</docAuthor></byline>
                </front>
                <body>
                    <p>L’étude de la forme des actes émanés d’un pouvoir politique peut
                        difficilement être menée indépendamment de celle de l’organisation même des
                        organes de cette autorité et de leur fonctionnement. Toutefois, dans le cas
                        des actes issus de la chancellerie royale, je ne m’attacherai pas ici à en
                        reprendre l’histoire, faute de temps certes, mais aussi parce que, lors d’un
                        Congrès précédent, j’en ai retracé l’évolution tant pour la chancellerie
                        impériale que pour celles des différents royaumes issus du démembrement de
                        l’Empire, et que ce rapport a été imprimé en 1984 dans la Bibliothèque de
                        l’École des chartes<note><p>Bibliothèque de l’École des chartes, t. 142,
                                p. 5–80 (réimprimé dans mon volume) Chartes, sceau et
                                chancelleries&#160;; t. II, 1990 (Mémoires et documents de l’École
                                des Chartes, 34, p. 461–536, avec bibliographie des
                            éditions).</p></note>. En revanche, pour répondre aux préoccupations du
                        présent Congrès, je reprendrai les éléments de ce rapport qui se rapportent
                        directement à la forme des actes, étant bien entendu qu’il sera traité ici
                        des actes provenant des diverses chancelleries – France occidentale et
                        Aquitaine, Germanie et Bavière, Lotharingie et ses démembrements&#160;:
                        Italie, Lorraine, Bourgogne, Provence… – en raison de leur origine
                        institutionnelle commune, celle du royaume de Pépin le Bref et de l’Empire
                        de Charlemagne. Nous disposons, en effet, aujourd’hui des éditions de
                        l’ensemble des actes émanés de ces chancelleries, à une double restriction
                        près, qui est toutefois grave, l’édition critique des actes des
                        chancelleries de Louis le Pieux et Louis II, dont on peut pourtant espérer
                        voir bientôt se combler cette regrettable lacune.</p>
                    <p>Je ne reviendrai pas non plus sur la répartition chronologique des actes
                        royaux de la période considérée, du milieu du VIII<hi rend="sup">e</hi>
                        siècle au milieu ou à la fin du X<hi rend="sup">e</hi>, si variable selon
                        les souverains, les époques et les régions de l’Empire. Un simple chiffre
                        marquera les limites de toute étude en ce domaine si les treize années du
                        règne d’Arnulf (887–899) nous ont laissé 237 actes (dont 99 originaux), le
                        même laps de temps sous le règne d’Eudes et le début de celui de Charles le
                        Simple ne nous en a transmis que 80 (dont 20 originaux et 19 simples
                        mentions) et la chancellerie provençale de Louis l’Aveugle, 9 actes
                        seulement (dont un seul original).</p>
                    <p>Un dernier point vaut encore d’être une nouvelle fois souligné, avant de
                        passer à l’examen de la typologie diplomatique des actes royaux de cette
                        époque&#160;: la quasi-totalité des actes conservés proviennent de
                        destinataires ecclésiastiques, abbayes ou évêchés&#160;; ceux là même qui
                        s’adressaient à des destinataires laïcs, dans l’ensemble fort rares, nous
                        ont été exclusivement livrés par des archives d’établissements
                        ecclésiastiques, auxquels ils étaient parvenus à la suite de donations ou de
                        ventes. Cet aspect est d’autant plus regrettable – sinon même dramatique –
                        en ce qui concerne notre connaissance réelle des chancelleries de cette
                        époque, qu’un Empire comme celui de Charlemagne, par exemple, ne pouvait
                        fonctionner sans un recours fréquent, et même permanent à l’écrit.
                        FRANÇOIS-LOUIS GANSHOF a très justement insisté à ce sujet et on ne saurait
                        oublier ses conclusions<note><p>F.L. GANSHOF, Charlemagne et l’usage de
                                l’écrit en matière administrative, dans&#160;: Le Moyen Âge, t. 57,
                                1951, p. 1–25.</p></note>. En effet, on est <pb n="24"/>en droit de
                        penser que nulle assemblée générale, nulle expédition militaire, nul envoi
                        de <hi rend="i">missi</hi> dans les provinces ne pouvaient avoir lieu sans
                        que fussent expédiés des ordres, des <hi rend="i">mandata</hi>, des <hi
                            rend="i">codicilli</hi>, des <hi rend="i">indicole</hi>, auxquels
                        certains textes font allusion, et ce ne sont pas les actes de nature fort
                        diverse, regroupés assez artificiellement par les historiens sous le nom de
                        « capitulaires&#160;», qui peuvent les remplacer pour l’étude de la forme
                        qu’ils ont pu revêtir. Ce ne serait peut-être pas une contre-vérité de
                        considérer que, en dépit de la rareté des documents originaux de l’époque
                        mérovingienne, on connaît mieux alors ce type d’actes grâce aux nombreux
                        formulaires de cette période que pour l’époque carolingienne. En tout cas,
                        la chancellerie n’était pas la seule institution qui fût à l’origine de
                        l’expédition d’actes&#160;: le chambrier, chef de l’administration domaniale
                        et financière, avait une activité épistolaire, et c’est à ses subordonnés
                        qu’on doit attribuer la rédaction des <hi rend="i">brevia</hi> ou <hi
                            rend="i">descriptiones</hi> de biens fiscaux dont des épaves nous sont
                        parvenues ou auxquels font allusion des donations d’éléments provenant de
                        ces biens faites à des établissements ecclésiastiques. De même, le comte du
                        Palais et le tribunal royal avaient une évidente activité documentaire, dont
                        témoignent un certain nombre de jugements et de documents assimilables.</p>
                    <div>
                        <head type="h1">I. Les actes expédiés par la chancellerie</head>
                        <p>La chancellerie procédait à l’expédition, d’une part, de <hi rend="i"
                                >precepta</hi>, et d’autre part, de <hi rend="i">mandata</hi> et de
                                <hi rend="i">monitiones</hi>, mais c’est à la première de ces
                            catégories qu’appartient la presque totalité du matériel aujourd’hui à
                            notre disposition, et c’est donc principalement à celle-ci que je
                            consacrerai cet exposé.</p>
                        <div>
                            <head type="h2">1. Les préceptes</head>
                            <p>Les préceptes, que les diplomatistes et les historiens ont pris
                                l’habitude d’appeler <hi rend="b">diplômes,</hi> peuvent être
                                définis comme des actes gracieux, intitulés au nom du souverain,
                                reconnus en chancellerie et validés par le sceau royal.</p>
                            <p>Selon leur degré de solennité, on doit distinguer parmi eux trois
                                espèces diplomatiques&#160;:</p>
                            <list type="dash">
                                <item>le <hi rend="b">précepte ordinaire</hi>, de loin le plus
                                    répandu dans le matériel conservé, marqué par la présence du <hi
                                        rend="i">signum</hi> du souverain&#160;;</item>
                                <item>le <hi rend="b">précepte mineur</hi>, délivré par la
                                    chancellerie sans cette marque de l’approbation
                                    royale&#160;;</item>
                                <item>le <hi rend="b">précepte solennel</hi> où, entre autres
                                    caractères, la présence d’une bulle métallique témoigne de la
                                    volonté d’imiter la chancellerie impériale byzantine.</item>
                            </list>
                            <p>C’est surtout à la période classique de la chancellerie
                                carolingienne, autrement dit au IX<hi rend="sup">e</hi> siècle, que
                                s’observent les mieux les différents types de précepte, qui, en
                                dépit du maintien d’un schéma général et de divers traits communs, a
                                notablement évolué au cours de la période ici considérée. Nous
                                devons donc distinguer trois temps dans l’évolution&#160;: 1. la
                                période des origines, correspondant aux règnes de <pb n="25"/>Pépin
                                le Bref et de Charlemagne&#160;; 2. la période qu’on peut considérer
                                comme classique, correspondant essentiellement au règne impérial de
                                Louis le Pieux mais qui se prolonge évidemment jusque vers la fin du
                                    IX<hi rend="sup">e</hi> siècle&#160;; 3. enfin, les temps de la
                                décadence, où les formes, évoluant progressivement, ont tendance à
                                se détériorer et à léguer aux règnes du X<hi rend="sup">e</hi>
                                siècle une typologie de plus en plus incertaine qui se prolongera en
                                fait jusqu’à la reprise en mains des chancelleries et, plus
                                généralement des institutions publiques, jusqu’au XII<hi rend="sup"
                                    >e</hi> siècle.</p>
                            <div>
                                <head type="h3">a) Les origines</head>
                                <p>Le précepte de Pépin prend la suite, à la fois, du diplôme royal
                                    mérovingien et de l’acte du maire du Palais. Du premier il
                                    retient la forme épistolaire, le nom du souverain mis en vedette
                                    en haut de la pièce, l’annonce de la <hi rend="i">manus
                                        propria</hi>, le <hi rend="i">Bene valeat</hi>. Pépin,
                                    d’autre part, garde le titre de <hi rend="i">vir inluster</hi>
                                    qu’il portait en sa qualité de <hi rend="i">major domus</hi>,
                                    mais ces mots, dans la titulature royale prennent la place de
                                    l’adresse (<hi rend="i">viris inlustribus, viro inlustri, v.
                                        inl.</hi>), qui suivait la suscription dans le diplôme
                                    mérovingien. Pépin adopte aussi le <hi rend="i">signum</hi> de
                                    l’illettré, la croix autographe, et, fait nouveau, la
                                    corroboration annonce souvent l’apposition du sceau, qualifié
                                        <hi rend="i">anulus</hi>. De plus, les référendaires,
                                    responsables laïcs de l’expédition des actes royaux et gardiens
                                    du sceau, se sont évanouis avec la disparition de la dynastie
                                    mérovingienne&#160;: Pépin qui, comme maire du Palais, disposait
                                    d’un bureau d’écritures pour rédiger ses préceptes et dresser
                                    ses jugements, conserva les clercs qu’il avait à son
                                    service&#160;: la preuve en est qu’un de ses premiers actes
                                    expédiés en tant que roi est «&#160;reconnu&#160;» par l’un des
                                    hommes qui avaient déjà « reconnu&#160;» deux de ses actes
                                    antérieurs à son avènement. Ce recours à des clercs pour assurer
                                    le service de la chancellerie royale deviendra dès lors un des
                                    traits fondamentaux de l’époque carolingienne et explique les
                                    liens qui désormais vont s’établir pour longtemps entre la
                                    chancellerie et la chapelle, dirigée par l’archichapelain.</p>
                                <p>On constate, d’autre part, bien des flottements dans la forme
                                    même des préceptes. Ainsi le nom du roi est ou n’est pas mis en
                                    vedette, mais finalement on va renoncer à cette présentation
                                    traditionnelle. Si trois actes annoncent bien le sceau, quinze
                                    autres passent sous silence son apposition, pour ne se référer
                                    qu’à la <hi rend="i">manus propria</hi> du roi, en recourant
                                    d’ailleurs, pour la désigner, à l’une des expressions
                                    antérieures (<hi rend="i">subscriptiones</hi> ou <hi rend="i"
                                        >signaculum</hi>) mais prises dans une acception différente,
                                    et il en fut de même à la chancellerie de Carloman. Le <hi
                                        rend="i">Bene valeat</hi> n’apparaît que sur un petit nombre
                                    d’originaux, mais il se prolongera jusque sous le règne de
                                    Charlemagne, et on trouve la variante <hi rend="i">Bene
                                        valeas</hi>, qui est l’indice d’une certaine hésitation
                                    quant au sens même de la formule. La formule de datation hésite,
                                    d’une part, entre la tradition mérovingienne de la numération
                                    successive des jours – exprimée soit à la manière moderne (dont
                                    on a quatre exemples), soit selon le type archaïque <hi rend="i"
                                        >quod ficit mensis N dies X</hi>, (dont on retient trois
                                    exemples) et, d’autre part, le comput romain par kalendes, ides
                                    et nones (dont on possède neuf exemples), et la même hésitation
                                    se retrouve pour le règne de Carloman. On rencontre <pb n="26"
                                    />même à la chancellerie de Pépin un diplôme, destiné à Prüm,
                                    qui est établi selon les formes de solennité de l’époque
                                    mérovingienne, avec des suscriptions de tiers, membres éminents
                                    du Palais<note><p>Die Urkunden Pippins…, éd. E. MÜHLBACHER,
                                            n. 16.</p></note>. Enfin, l’adresse est fréquente et
                                    elle s’applique spécialement aux agents publics de divers
                                    ordres, mais elle n’est pas tenue pour nécessaire et l’on
                                    constate que cette forme épistolaire a tendance à disparaître
                                    progressivement et à ne plus guère se maintenir que dans les
                                    préceptes concernant les tonlieux, ainsi que dans les
                                    concessions ou confirmations d’immunité<note><p>Ibidem n. 2, 6,
                                            9–11, 14, 18, 19, 24 et 27&#160;; pour Charlemagne Die
                                            Urkunden Pippins… und Karls des Grossen, éd. E.
                                            MÜHLBACHER, n. 43, 46 et 47 (tonlieux) et 50, 54
                                            (immunité).</p></note>.</p>
                                <p>Il y a donc une double tendance à la chancellerie entre la
                                    tradition mérovingienne et des formulations modernes, et
                                    celles-ci ne vont pas tarder à l’emporter. L’évolution vers la
                                    forme d’un précepte classique va donc se faire peu à peu.</p>
                                <p>Ainsi, après que le mot <hi rend="i">optulit</hi> a disparu dès
                                    l’avènement de Pépin, dès 760 disparaît la mention
                                    traditionnelle de la <hi rend="i">jussio</hi> elle-même dans la
                                    formule de recognition <hi rend="i">N jussus recognovit</hi>, et
                                    l’on doit noter que déjà auparavant le mot <hi rend="i"
                                        >jussus</hi> n’apparaissait plus dans les deux préceptes
                                    reconnus personnellement par le nouveau chef de chancellerie de
                                    Pépin, Badilo.</p>
                                <p>Le titre de <hi rend="i">vir illuster</hi> cesse de figurer de
                                    façon obligatoire pendant le siège de Pavie par Charlemagne en
                                    juin-juillet 774, et la chancellerie y renonce définitivement
                                    peu après, au début de 775.</p>
                                <p>Le dernier exemple de comput selon le mode mérovingien date du
                                    6 novembre 777. Toutefois, sous le règne de Charlemagne,
                                    antérieurement au couronnement impérial de 800, on va trouver
                                    encore 27 préceptes datés du mois seul, sans mention du
                                    quantième, contre 84 exemples de datation avec le quantième
                                    selon le mode romain.</p>
                                <p>Si donc une certaine rupture avec la tradition mérovingienne
                                    était déjà intervenue lors de l’établissement du pouvoir de
                                    Charlemagne en Italie, elle va s’accentuer après le couronnement
                                    impérial de l’an 800, par un désir évident de continuité avec
                                    une certaine tradition byzantine. Ainsi, dès le premier précepte
                                    conservé de Charlemagne empereur<note><p>Ibidem,
                                        n. 197.</p></note> éclate cette influence italo-byzantine,
                                    avec l’invocation trinitaire initiale (<hi rend="i">In nomine
                                        Patris et Filii et Spiritus sancti</hi>), avec l’apparition
                                    de l’indiction dans la formule de date, avec intercalation de la
                                    clausule <hi rend="i">Christo propitio</hi> dans la datation des
                                    années de l’empire (<hi rend="i">anno X, Christo propitio,
                                        imperii nostri</hi>), avec la titulature triomphante
                                    inspirée de l’acclamation impériale (<hi rend="i">Karolus,
                                        serenissimus, augustus, a Deo coronatus, magnus, pacificus,
                                        imperator, Romanum gubernans imperium, qui et per
                                        misericordiam Domini rex Francorum et Langobardorum</hi>),
                                    tandis que la légende du monogramme (qui dès le début du règne
                                    avait remplacé la croix autographe) s’exprime par les mots <hi
                                        rend="i">Signum Karoli piissimi et serenissimi
                                        imperatoris</hi>. On constate enfin, à partir de ce
                                    couronnement impérial, l’adoption d’une bulle métallique pour la
                                    validation des actes les plus solennels et bientôt une
                                    transformation de l’écriture elle-même, une cursive clarifiée
                                    substituée à la minuscule mérovingienne attardée.</p>
                            </div>
                            <div>
                                <head type="h3"><pb n="27"/>b) Le précepte classique</head>
                                <p>Dès l’avènement de Louis le Pieux, sa chancellerie rompt avec ce
                                    que pouvait encore présenter de traditionnel celle de son père,
                                    et cela bien qu’au temps où il n’était encore que roi
                                    d’Aquitaine, ses actes eussent été d’une forme nettement
                                    archaïque. Il y eut, à cet égard, une volonté bien arrêtée de la
                                    part de Louis, puisqu’au dire de Thégan, on décida immédiatement
                                    de renouveler tous les préceptes qui avaient été antérieurement
                                    concédés aux églises<note><p>Thégan, <hi rend="i">Vita Hludovici
                                                imperatoris</hi>, éd&#160;: G.-H. PERTZ, M.G.H., SS,
                                            in fol. II, 1829, p. 693&#160;: <hi rend="i">Eodem anno,
                                                jussit supradictus princeps renovare omnia praecepta
                                                quae sub temporibus patrum suorum gesta erant
                                                ecclesiis Dei, et ipse manu propria cum
                                                subscriptione roboravit</hi>.</p></note>, et
                                    l’information qu’il nous en donne est pour nous d’autant plus
                                    précieuse qu’elle est exceptionnelle.</p>
                                <p>Les nouveaux diplômes furent expédiés dans une forme nouvelle, en
                                    harmonie avec les acquisitions intellectuelles de la Renaissance
                                    carolingienne&#160;: une écriture plus claire, avec des mots
                                    bien séparés, et obéissant à des canons précis&#160;; une langue
                                    clarifiée et une meilleure formulation juridique des clauses et
                                    spécialement de l’immunité. Le précepte, désormais, répond à un
                                    schéma régulier, formé d’éléments se succédant selon un ordre
                                    fixe dont les notaires ne se départissent guère. La chancellerie
                                    impériale, sous l’impulsion des archichanceliers Helisachar et
                                    Fridugisus, allait donner le modèle dont devaient s’inspirer les
                                    notaires des royaumes issus du démembrement de l’Empire. Vers
                                    830 devait, d’ailleurs, être compilé un recueil de formules, les
                                        <hi rend="i">Formulae imperiales</hi>, qui semble plus un
                                    florilège d’actes réellement expédiés, compilé par un notaire à
                                    son usage personnel, qu’un véritable manuel de chancellerie. En
                                    tout cas, il facilita certainement la formation des notaires et
                                    il put leur servir, le cas échéant, d’ouvrage de référence. On
                                    ne peut toutefois pas imaginer qu’ils l’avaient sous les yeux
                                    quand ils rédigeaient un acte, puisqu’on rencontre rarement le
                                    mot à mot de ce «&#160;formulaire&#160;» dans les préceptes
                                    ultérieurs&#160;; en revanche, on retrouve fréquemment, jusqu’à
                                    la fin du IX<hi rend="sup">e</hi> siècle, un écho de ses
                                    formules, plus ou moins littéralement ou librement utilisées,
                                    notamment dans les préambules, mais avec des modifications dues
                                    à des préoccupations rhétoriques.</p>
                                <p>Désormais chaque type d’acte bénéficie d’un cadre formel
                                    déterminé, dans lequel prennent place les dispositions propres à
                                    la nature de son contenu juridique&#160;: donation à un
                                    établissement ecclésiastique ou à un individu, confirmation ou
                                    restitution de biens, concession de l’immunité, exemption de
                                    tonlieu, octroi de la protection royale etc. L’étude de ces
                                    formulations relevant plus de l’histoire juridique que de la
                                    diplomatique proprement dite, on ne retiendra ici que le cadre
                                    général de ce précepte classique.</p>
                                <p>Celui-ci va désormais se présenter, selon la nature de l’acte,
                                    sous trois formes possibles&#160;: soit celle du précepte
                                    commun, soit celle du précepte mineur, soit celle du précepte
                                    solennel.</p>
                                <div>
                                    <head type="h4">Le type du précepte commun</head>
                                    <p>Communément, le précepte se présente matériellement sur une
                                        grande <hi rend="b">feuille de parchemin</hi>, généralement
                                        utilisée à pleine peau, l’écriture courant parallèlement au
                                            <pb n="28"/>grand côté. Une marge assez large est
                                        réservée à la partie supérieure, ainsi que sur le côté
                                        gauche&#160;; le bas est laissée en blanc pour les formules
                                        de validation, le sceau et la date qui occupe une ligne
                                        entière au pied de la feuille et est, le plus souvent, d’une
                                        écriture différente du reste du texte – soit plus cursive,
                                        soit plus proche de la <hi rend="i">libraria</hi> –
                                        certainement parce qu’elle était apposée seulement au moment
                                        du scellement et d’une autre main.</p>
                                    <p><hi rend="b">L’ écriture</hi> de la première ligne est toute
                                        entière en caractères allongés&#160;; elle comprend le
                                        protocole et le début du texte. Il en est de même de la
                                        souscription du souverain et de la recognition de la
                                        chancellerie. Pour le texte lui-même, on constate que s’est
                                        imposée la minuscule diplomatique carolingienne, une cursive
                                        décorative à main posée, issue de l’ancienne minuscule
                                        diplomatique mérovingienne, mais profondément influencée par
                                        l’écriture caroline et présentant des hastes supérieures
                                        fortement surélevées.</p>
                                    <p>Tous les préceptes ont été scellés d’un <hi rend="b"
                                            >sceau</hi> de cire, plaqué dans l’espace laissé libre,
                                        entre la fin du texte et la date, sur la droite,
                                        généralement à la hauteur de la recognition de chancellerie,
                                        sur la «&#160;ruche&#160;» ou les prolongements horizontaux
                                        de celle-ci. Le gâteau de cire est en quelque sorte rivé sur
                                        le parchemin, en emprisonnant les petites languettes
                                        dégagées par une incision pratiquée dans le support,
                                        généralement en étoile et parfois en croix.</p>
                                    <p>Après une <hi rend="b">invocation symbolique</hi> dite <hi
                                            rend="b">chrismon</hi>, formée d’un long trait vertical
                                        descendant assez bas dans la marge de gauche et sur lequel
                                        se branchent des traits horizontaux et des éléments
                                        décoratifs, l’acte s’ouvre toujours par une <hi rend="b"
                                            >invocation verbale</hi>, présente depuis 800, qui a
                                        varié selon les règnes mais qui, sous Louis le Pieux, fut
                                            <hi rend="i">In nomine Dei et Salvatoris nostri Jesu
                                            Christi</hi>, avant de devenir le plus fréquemment par
                                        la suite <hi rend="i">In nomine sanctae et individuae
                                            Trinitatis</hi><note><p>C’est l’invocation usuelle de la
                                                chancellerie royale de Louis le Germanique et des
                                                Carolingiens «&#160;germaniques&#160;», de même que
                                                de Charles le Chauve et de ses successeurs en France
                                                occidentale (qui l’ont léguée au diplôme capétien),
                                                mais Lothaire I<hi rend="sup">er</hi> usa de
                                                l’invocation <hi rend="i">In nomine domini nostri
                                                  Jesu Christi Dei eterni</hi>, et Lothaire II <hi
                                                  rend="i">In nomine omnipotentis Dei et Salvatoris
                                                  nostri Jesu Christi</hi>.</p></note>.</p>
                                    <p>La <hi rend="b">suscription royale</hi> comporte, depuis le
                                        règne de Charlemagne, une clausule de dévotion <hi rend="i"
                                            >gratia Dei</hi>, qui, sous Louis le Pieux devient <hi
                                            rend="i">divina ordinante providentia</hi>, et, après
                                        son rétablissement sur le trône en 833, <hi rend="i">divina
                                            repropitiante clementia</hi>. Lothaire I<hi rend="sup"
                                            >er</hi> reprend ensuite la clausule primitive de son
                                        père. Ne se considérant plus comme rois du seul peuple
                                        franc, les divers souverains carolingiens retiendront le
                                        seul titre de <hi rend="i">rex</hi>, employé absolument en
                                        abandonnant le mot <hi rend="i">Francorum</hi>, à la
                                        différence toutefois des royaumes «&#160;ethniques&#160;»
                                        dont les rois se diront, comme Pépin, <hi rend="i"
                                            >Aquitanorum rex</hi>, ou comme Louis le Germanique
                                        quand il n’était encore roi qu’en Bavière et qui
                                        s’intitulait alors <hi rend="i">rex Baioariorum</hi>.</p>
                                    <p>L’<hi rend="b">adresse</hi> a disparu avec la forme
                                        proprement épistolaire, sauf dans quelques actes
                                        archaïsants.</p>
                                    <p>La très grande majorité des préceptes classiques comporte un
                                            <hi rend="b">préambule</hi>, généralement approprié à la
                                        nature de l’acte, mais le plus souvent d’une grande banalité
                                        de pensée bien qu’exprimé en termes choisis, par des
                                        notaires qui varient indéfiniment l’expression quant au
                                        choix et à l’ordre des mots. C’est ainsi que, dans un fort
                                        grand nombre d’actes pour des établissements
                                        ecclésiastiques, le notaire fait dire au roi qu’en
                                        favorisant les lieux pieux ou leurs serviteurs, il entend en
                                        retirer le prix des récompenses éternelles, ou bien qu’il
                                        lui convient de suivre les traces de ses <pb n="29"
                                        />prédécesseurs en accédant aux justes demandes des
                                        serviteurs de Dieu. Dans des actes pour des laïques, le
                                        souverain proclame sa certitude qu’il obtiendra une plus
                                        grande fidélité encore de ses fidèles s’il répond à leurs
                                        demandes.</p>
                                    <p>Le préambule est suivi d’une <hi rend="b">notification</hi>,
                                        faite le plus souvent à l’ensemble des fidèles de la Sainte
                                        Église et du roi, et parfois à ceux-ci seulement.</p>
                                    <p>Un <hi rend="b">exposé</hi> fait état de la démarche accompli
                                        auprès du souverain par l’intéressé et rappelle
                                        éventuellement la production des titres antérieurs sur
                                        lesquels la requête est fondée, ainsi les interventions de
                                        tiers faites en sa faveur ou à sa place.</p>
                                    <p>En conséquence de quoi, le souverain, dans un <hi rend="b"
                                            >dispositif</hi>, généralement bref, déclare faire droit
                                        à la requête en signalant, s’il l’estime nécessaire, qu’il
                                        le fait soit après enquête, soit sur l’avis de ses grands,
                                        et il donne en conséquence l’ordre d’expédier l’acte de
                                        donation, concession, confirmation etc. En contre-partie,
                                        des prières en faveur du roi peuvent être demandées à
                                        l’église bénéficiaire, ou bien, s’il s’agit de la concession
                                        ou de la confirmation d’un privilège d’immunité, une
                                        sanction pécuniaire peut être stipulée à l’encontre de qui
                                        viendrait à la violer.</p>
                                    <p>L’acte s’achève par une formule de <hi rend="b"
                                            >corroboration</hi>&#160;: afin de donner à l’acte
                                        fermeté, validité, crédibilité, il est confirmé par la main
                                        royale et le sceau.</p>
                                    <p>Au-dessous du texte, se trouve donc le <hi rend="i"
                                            >signum</hi> en caractères allongés, comportant le <hi
                                            rend="b">monogramme royal</hi> encadré d’une formule
                                        d’accompagnement, le monogramme étant toujours dessiné de la
                                        même façon au cours d’un même règne, sinon même pour tous
                                        les souverains homonymes. S’il est évident qu’on peut
                                        relever une part d’autographie du souverain dans tel ou tel
                                        élément du monogramme de divers préceptes, le fait est loin
                                        d’être général, et la renaissance de ce caractère
                                        d’autographie devrait permettre d’établir la part
                                        personnelle qu’aura prise le souverain à la délivrance des
                                        actes où on peut le relever.</p>
                                    <p>Plus bas que le <hi rend="i">signum</hi> royal et vers la
                                        droite, prend place la <hi rend="b">recognition de
                                            chancellerie</hi>, qui depuis 819 n’est plus jamais
                                        apposée par l’archichancelier en personne, mais par un des
                                        notaires agissant à sa place, selon la formulation&#160;:
                                            (<hi rend="i">Chrismon</hi>) <hi rend="i">N. ad vicem N.
                                            recognovit et subscripsit</hi>, ce dernier mot se
                                        perdant dans une «&#160;ruche&#160;», ensemble de paraphes
                                        propres à chaque notaire et où peuvent se lire, outre
                                        d’éventuelles notes ou marques de dévotion, des <hi rend="b"
                                            >mentions en notes tironiennes</hi> se rapportant au
                                        travail interne de la chancellerie<note><p>Cf. M. JUSSELIN,
                                                Mentions tironiennes des diplômes carolingiens
                                                utiles à la diplomatique, dans&#160;: Bulletin
                                                philologique et historique, 1951–1952,
                                            p. 11–29.</p></note>. L’encadrement de la ruche est
                                        formé par le développement d’un des <hi rend="i">s</hi> du
                                        mot <hi rend="i">subscripsit</hi>. Sur la ruche elle-même
                                        ou, plus généralement, sur les traits horizontaux qui la
                                        prolongent, était plaqué le gâteau de cire qui recouvrait
                                        ainsi, le plus souvent, les notes tironiennes, qui n’étaient
                                        destinées qu’au scelleur en vue d’un dernier contrôle de
                                        l’acte. Le nom du notaire qui avait reconnu le précepte ne
                                        fut, au début, accompagné d’aucun qualificatif&#160;; à
                                        partir des derniers diplômes de Charlemagne et le plus
                                        souvent par la suite, il y joignit sa qualité dans la
                                        hiérarchie ecclésiastique&#160;; sous Louis le Pieux, le mot
                                            <hi rend="i">notarius</hi> accompagne parfois cette
                                        mention de cléricature ou bien s’y substitue, ce qui devient
                                        de règle ultérieurement. Le nom de l’archichancelier, au nom
                                        de qui l’acte est reconnu, n’est d’abord jamais accompagné
                                        de la mention de sa charge. Louis le Germanique inaugure en
                                        854 une nouvelle pratique, lorsque, l’archichapelain <pb
                                            n="30"/>étant placé à la tête de la chancellerie et
                                        celle-ci étant dirigée en fait par un chancelier, les actes
                                        furent reconnus par un notaire, soit au nom de
                                        l’archichancelier, soit à celui du chancelier à qui peut
                                        être donné sa qualité ecclésiastique ou bien le titre de <hi
                                            rend="i">cancellarius</hi>. En 860, celui qui est le
                                        chef de la chancellerie de Charles le Chauve adopte à son
                                        tour le titre de «&#160;chancelier&#160;», et dès lors le
                                        titre de <hi rend="i">cancellarius</hi> prend une
                                        connotation de supériorité par rapport à celle de <hi
                                            rend="i">notarius</hi>. Enfin le mot <hi rend="i"
                                            >archicancellarius</hi> s’implante dans les
                                        chancelleries des fils de Louis le Germanique et fait son
                                        apparition en France sous le règne d’Eudes en 893.</p>
                                    <p>Au pied de la feuille est écrite la <hi rend="b">date</hi>,
                                        traditionnellement formulée en deux éléments, l’un introduit
                                        par le mot <hi rend="i">Datum</hi>, l’autre par <hi rend="i"
                                            >Actum</hi>, répondant le premier à la date de temps et
                                        l’autre à celle de lieu, sans qu’il y ait lieu de
                                        distinguer, comme certains diplomatistes ont cru devoir le
                                        proposer, un élément correspondant à l’acte juridique et
                                        l’autre à la rédaction de l’acte écrit.</p>
                                    <p>Des <hi rend="b">notes</hi> indiquent fréquemment le
                                        commandement personnel du roi, ou bien l’intervention de
                                        divers personnages, ou encore qui a donné l’ordre
                                        d’expédition, qui disposait du sceau etc.</p>
                                </div>
                                <div>
                                    <head type="h4">Le type du précepte mineur</head>
                                    <p>Dès le règne de Charlemagne, la chancellerie a expédié des
                                        préceptes simplifiés qui ont pris leur forme classique sous
                                        Louis le Pieux. Relativement nombreux sous les fils de Louis
                                        le Pieux, leur nombre diminue dans les deux dernières
                                        décennies du IX<hi rend="sup">e</hi> siècle et ils
                                        disparaissent pratiquement au début du X<hi rend="sup"
                                            >e</hi>. Dans les <hi rend="i">Formulae imperiales</hi>
                                        il constituaient 18 % des formules.</p>
                                    <p>Ils sont caractérisés par l’absence de référence à la <hi
                                            rend="i">manus propria</hi> dans la formule de
                                        corroboration et, en conséquence, par <hi rend="b">l’absence
                                            du monogramme</hi> et de sa formule d’encadrement.
                                        Souvent écrits sur des feuilles de parchemin de dimensions
                                        plus réduites, ils revêtent des formes plus simples en se
                                        coulant dans un formulaire relativement strict. Lorsqu’ils
                                        présentent des notes tironiennes, on constate que la plupart
                                        font référence à l’initiative de l’archichancelier ou de
                                        chancelier.</p>
                                    <p>Leur <hi rend="b">contenu juridique</hi> exige ces formes
                                        simplifiées&#160;: ce sont des affranchissements de serfs,
                                        l’octroi d’une <hi rend="i">inquisitio</hi> à un
                                        établissement ecclésiastique pour constater des usurpations
                                        commises à ses dépens, la concession de la liberté de
                                        l’élection épiscopale ou abbatiale, des exemptions de
                                        tonlieux, de taxes ou de droits d’ost ou de gîte&#160;; en
                                        ce dernier cas, ils peuvent se combiner à une forme
                                        épistolaire qui en font des actes proches des mandements. Il
                                        peut s’agir aussi de confirmations de précaires et autres
                                        concessions viagères accordées par des églises, ou encore de
                                        mesures prises en exécution d’une sentence judicaire.</p>
                                    <p>Bien que <hi rend="b">fréquemment dépourvus de
                                        préambule</hi>, certains préceptes mineurs en comportent un,
                                        notamment lorsqu’il s’agit d’une confirmation d’échanges,
                                        d’un octroi de la protection royale à des églises ou des
                                        particuliers, d’une confirmation de donations faites à des
                                        églises sur des biens d’origine fiscale ou bien d’un
                                        transfert de biens d’une mense épiscopale ou abbatiale à une
                                        mense canoniale ou monastique.</p>
                                </div>
                                <div>
                                    <head type="h4"><pb n="31"/>Le type du précepte solennel</head>
                                    <p>Le précepte solennel se distingue surtout des précédents par
                                        sa validation au moyen d’une <hi rend="b">bulle
                                            métallique</hi>. Celle-ci a fait son apparition après le
                                        couronnement impérial de Noël 800 sous la forme d’une bulle
                                        de plomb avec la légende <hi rend="i">Renovatio Romani
                                            imperii</hi>. Les empereurs, de Louis le Pieux à Arnulf
                                        en 896, usèrent d’une bulle, généralement d’or. Charles le
                                        Chauve est le seul roi qui, déjà avant son couronnement
                                        impérial de 875, ait, dès 854, bullé, tantôt de plomb et
                                        tantôt d’or, certains de ses actes.</p>
                                    <p>Leur contenu revêt souvent une certaine solennité, une plus
                                        grande recherche de style, un préambule étendu, sinon
                                        parfois grandiloquent. Sous Charles le Chauve, se révèle une
                                        imitation directe de Byzance, avec le mot <hi rend="i"
                                            >Legimus</hi> écrit au cinabre entre deux croix et même,
                                        dans un cas – la dotation de la chapelle du palais de
                                        Compiègne conçue comme centre de l’Empire à l’imitation
                                        d’Aix – la solennité est encore renforcée par la
                                        souscription du prince héritier le roi Louis le Bègue.</p>
                                </div>
                            </div>
                            <div>
                                <head type="h3">c) Le précepte de la décadence</head>
                                <p>Le schéma classique élaboré sous Louis le Pieux s’est maintenu
                                    sous ses successeurs dans les divers royaumes, mais en se
                                    détériorant progressivement.</p>
                                <p>D’abord, dès la fin du IX<hi rend="sup">e</hi> siècle, les <hi
                                        rend="b">préceptes mineurs</hi> tendent à se fondre dans le
                                    cadre formel des diplômes ordinaires. Seuls en Lorraine,
                                    quelques affranchissement de serfs gardent cette forme jusque
                                    sous Louis l’Enfant&#160;; en France, ils disparaissent sous
                                    Charles le Simple et définitivement sous Raoul&#160;; en Italie
                                    sous Bérenger I<hi rend="sup">er</hi>.</p>
                                <p>Les <hi rend="b">préceptes solennels</hi> bullés disparaissent,
                                    vers le même temps, en 896. Toutefois, dans un contexte aberrant
                                    et par une imitation de Byzance, on retrouvera en 942 le diplôme
                                    solennel de Hugues et Lothaire pour Saint-Ambroise de Milan,
                                    écrit en lettres d’or sur parchemin de pourpre et bullé d’or, ce
                                    que reprendra Othon I<hi rend="sup">er</hi> en 962 pour son
                                    privilège en faveur de l’Église romaine, mais il est vrai
                                    qu’avec la renaissance ottonienne, il s’agit d’une nouvelle
                                    phase de la diplomatique impériale qui échappe ici à notre
                                    exposé.</p>
                                <p>La <hi rend="b">présentation</hi> du précepte se modifie&#160;:
                                    les <hi rend="i">chartae transversae</hi>, où l’écriture court
                                    parallèlement au petit côté, font leur apparition sous
                                    Lothaire II en 868 et 869&#160;; en France, avec Charles le
                                    Chauve, cette forme l’emporte à partir de 875, bien que l’usage
                                    antérieur se maintienne avec une moindre fréquence, et qu’il
                                    continue à prévaloir presque exclusivement en Germanie et en
                                    Italie. L’espacement entre les lignes s’accroît
                                    simultanément&#160;; le texte tend à n’occuper que la partie
                                    supérieure de la feuille, le bas étant réservé aux éléments de
                                    l’eschatocole&#160;; enfin le chrismon voit sa structure se
                                    modifier.</p>
                                <p>L’<hi rend="b">écriture</hi> se simplifie et à la chancellerie
                                    germanique, dès 860 environ, le notaire Heberhard impose un
                                    nouveau type de minuscule diplomatique. Fait plus important, on
                                    recourt de plus en plus souvent à la main d’écrivains
                                    occasionnels et, surtout en France et en Italie, à celle des
                                    destinataires eux – mêmes.</p>
                                <p><pb n="32"/>A partir de la déposition de Charles le Gros, se
                                    constate un <hi rend="b">dérèglement de la formulation</hi> des
                                    différents éléments du discours diplomatique. Ainsi l’invocation
                                    et la clausule de dévotion de la suscription prennent les formes
                                    les plus diverses sous Arnulf, comme sous Charles le Simple ou
                                    sous Bérenger. Charles le Simple reprend le titre de <hi
                                        rend="i">rex Francorum</hi> et relève même le prédicat de
                                        <hi rend="i">vir inluster</hi>. Le désordre de la titulature
                                    atteint son comble en France sous le règne de Raoul.</p>
                                <p>Le <hi rend="b">préambule</hi>, qui a tendance à disparaître en
                                    Germanie après l’arrivée d’Heberhard à la chancellerie de Louis
                                    le Germanique, se maintient en France, en Italie, en Lorraine,
                                    mais il présente d’innombrables variations dans les mots et les
                                    tournures, cachant mal le vide d’une formulation sclérosée. En
                                    revanche, le style se gonfle au début du X<hi rend="sup">e</hi>
                                    siècle sous Louis l’Enfant, et l’enflure devient manifeste en
                                    France sous Charles le Simple et Louis IV d’Outremer.</p>
                                <p>Si la menace d’une <hi rend="b">sanction pécuniaire</hi> contre
                                    les violateurs de l’immunité était déjà de règle antérieurement,
                                    cette menace se fait plus précise sous Charles le Chauve et des
                                    peines spirituelles viennent s’y ajouter. Sous influence des
                                    actes privés, Louis II a inauguré en Italie la menace de
                                    sanctions pécuniaires contre ceux qui iraient à l’encontre de sa
                                    volonté. Cette <hi rend="i">sanctio</hi> sous Charles le Gros
                                    prévoit la nullité de l’action et une composition variable, qui
                                    peut être écrasante, à partager par moitié entre le fisc et la
                                    partie lésée. En France, la <hi rend="i">sanctio</hi> comporte
                                    des peines de bannissement, puis la menace de la punition du
                                    crime de lèse – majesté.</p>
                                <p>Si les <hi rend="b">peines spirituelles</hi> apparaissaient
                                    parfois dès le temps de Charlemagne, elles étaient demeurés
                                    exceptionnelles&#160;; à la fin du IX<hi rend="sup">e</hi>
                                    siècle, l’influence des actes privées amène à jeter l’anathème
                                    sur les contrevenants et les menaces se font plus précises après
                                    917 en France, après 933 en Italie&#160;: les contrevenants sont
                                    invités à partager le sort de Judas, de Datan et Abiron, à
                                    connaître les flammes éternelles etc., et on en vient à lancer à
                                    l’avance l’excommunication contre eux.</p>
                                <p>La <hi rend="b">formule de datation</hi> subit des modifications
                                    essentielles. La référence aux <hi rend="b">années de
                                        l’Incarnation</hi>, qui a fait son apparition en Germanie en
                                    876 simultanément dans les premiers diplômes de Louis III le
                                    Jeune et de Charles le Gros, est reprise en Italie, en Provence
                                    et en France après la déposition de celui-ci. Toutefois en
                                    France ce mode de datation de l’ère chrétienne disparaît de la
                                    chancellerie royale de 893 à 967.</p>
                                <p>Sous Charles le Gros, les deux éléments de la date, introduits
                                    respectivement par <hi rend="i">Datum</hi> et par <hi rend="i"
                                        >Actum</hi>, se fondent en une formule unique. Cet exemple
                                    devait être suivi par la suite, à des dates divers dans les
                                    différents royaumes, et l’apprécation par laquelle s’achevait la
                                    formule tend à disparaître.</p>
                            </div>
                        </div>
                        <div>
                            <head type="h2">2. Les <hi rend="i">mandata</hi> et les <hi rend="i"
                                    >monitiones</hi></head>
                            <div>
                                <head type="h3">a) Les <hi rend="i">mandata</hi></head>
                                <p>Bien qu’il y ait eu certaines divergences d’appréciation parmi
                                    les diplomatistes sur l’emploi du terme de
                                    «&#160;mandement&#160;» (<hi rend="i">mandata</hi>), je
                                    définirai ce type d’acte <pb n="33"/>comme un acte de
                                    chancellerie notifiant un ordre du souverain en revêtant une
                                    certaine forme diplomatique. Celle-ci comporte généralement une
                                    adresse, mais, à la différence de la «&#160; lettre&#160;»,
                                    point de salut à moins qu’il ne s’agisse d’un mandement de
                                    caractère personnel. Un exposé présente l’affaire, mais – du
                                    moins en règle générale – sans qu’allusion soit faite à une
                                    requête. Le dispositif intime l’ordre ou l’interdiction de faire
                                    ou de ne pas faire une chose donnée, selon une des formules
                                    suivantes&#160;: <hi rend="i">decernimus atque jubemus ut…,
                                        praecipientes enim jubemus…, expresse mandamus et
                                        interdicimus ne…, imperiali mandato jubentes</hi> ou une
                                    formule analogue, accompagnée le plus souvent d’une mise en
                                    garde de ne pas être négligent dans l’exécution sous peine de
                                    perdre la grâce de Dieu et celle du souverain.</p>
                                <p>Une formule de corroboration annonce seulement l’apposition du
                                    sceau (<hi rend="i">de anulo nostro</hi>), mais évidemment ni la
                                        <hi rend="i">manus propria</hi> ni le monogramme, toujours
                                    absents, et il n’y a pas de recognition de chancellerie.</p>
                                <p>Normalement le mandement ne comporte pas de date. Toutefois, sous
                                    la règne d’Arnulf, est apparue une datation, selon un schéma qui
                                    va devenir classique dans les chancelleries médiévales pour ce
                                    type d’acte, lieu mois et quantième.</p>
                                <p>Dans le cadre du mandement s’est fondue la <hi rend="i"
                                        >tractoria</hi>, héritée de la chancellerie mérovingienne.
                                    Il comporte alors une adresse collective et les destinataires
                                    sont désignés à la deuxième personne. Le dispositif commence par
                                        <hi rend="i">Propter hoc volumus atque jubemus</hi> et une
                                    mise en garde finale prend une forme directe&#160;: <hi rend="i"
                                        >Videte ut nullam inde negligentiam habeatis</hi>.</p>
                                <p>C’est également sous la forme du mandement que certains
                                    capitulaires ont été portés à la connaissance des
                                    intéressés&#160;: le texte de la mesure est ainsi notifié (soit
                                    à une catégorie de fidèles, soit à une personne donnée) et en ce
                                    cas il comporte un salut. Ce fut le cas, notamment du
                                    capitulaire de Quierzy de 857, dont on possède plusieurs
                                    exemplaires, notifiés l’un à deux comtes, un autre à un comte et
                                    à un évêque, un troisième à un évêque.</p>
                                <p>Il existe enfin une forme de mandement de forme objective. On en
                                    possède un de Charlemagne<note><p>Die Urkunden Pippins… und
                                            Karls des Grossen, n. 77 (772–774).</p></note>, où,
                                    après la suscription, se lit le dispositif commençant par les
                                    mots <hi rend="i">Commendat vobis</hi>, et à la fin la formule
                                    classique de la mise en garde&#160;: <hi rend="i">Taliter exinde
                                        agite qualiter gratiam nostram vultis habere</hi>. L’acte ne
                                    possède ni corroboration, ni recognition de chancellerie, ni
                                    date. Une série de capitulaires de Charles le
                                            Chauve<note><p>Capitularia regum Francorum…, éd. A.
                                            BORETIUS et V. KRAUSE, n. 262–265.</p></note>, en 856,
                                    présente une forme analogue, chaque groupe de mesures commençant
                                    par la formule <hi rend="i">Mandat vobis noster senior… Et
                                        sciatis quod</hi>…</p>
                            </div>
                            <div>
                                <head type="h3">b) Les <hi rend="i">monitiones</hi> ou lettres
                                    admonitoires</head>
                                <p>Les <hi rend="i">monitiones</hi> se distinguent malaisément des
                                    mandements, mais d’une rédaction plus libre, elles se
                                    rapprochent de la lettre. En effet, si elles comportent une
                                    invocation et la suscription royale, elles ont une adresse
                                    personnelle, un salut (généralement <hi rend="i">salutem in
                                        Domino</hi>) et un souhait final (<hi rend="i">Vale, Valete,
                                        Bene vale, Vale in Domino salutem</hi>). Le verbe du
                                    dispositif est, le plus souvent, <hi rend="i">monemus</hi>, qui
                                    répond plus à un «&#160;avertissement&#160;» qu’à un ordre
                                    proprement dit. En principe, elles <pb n="34"/>ne possèdent ni
                                    formule de corroboration, ni recognition de chancellerie, ni
                                    date&#160;: il y a toutefois des exceptions<note><p>On possède,
                                            en effet, un tel acte original scellé de Louis le
                                            Germanique à son fils Charles et aux comtes d’Alémanie
                                            (Die Urkunden Ludwigs des Deutschen… éd. P. KEHR,
                                            n. 146, 9 avril 873), leur notifiant qu’il a accordé à
                                            Saint-Gall le même privilège d’<hi rend="i"
                                                >inquisitio</hi> dont jouissait Reichenau&#160;: cet
                                            acte, d’allure épistolaire, avec salut initial et
                                            souhait final <hi rend="i">Valete omnes feliciter in
                                                Christo</hi>.</p></note>.</p>
                                <p>On possède de ces «&#160;directives&#160;» quelques originaux,
                                    dont la fameuse «&#160;lettre de Charles le Chauve aux
                                            Barcelonais&#160;»<note><p>Cf. J. CALMETTE, Une lettre
                                            close originale de Charles le Chauve, dans&#160;: École
                                            française de Rome. Mélanges d’archéologie et d’histoire,
                                            22, 1902, p. 135–139, ill.&#160;; Diplômes de Charles le
                                            Chauve…, éd. G. TESSIER, n. 417, 876.</p></note>, par
                                    laquelle il les encourageait dans leur fidélité en leur
                                    demandant notamment de remettre 10 livres à l’évêque pour la
                                    réparation de son église. Écrite en minuscule cursive, elle a
                                    été expédiée close. On voit par là la difficulté d’établir des
                                    distinctions trop tranchées entre les divers types d’actes de
                                    cette époque, avec tous les degrés entre le diplôme très
                                    solennel et la lettre privée, en passant par le mandement avec
                                    ou sans recognition de chancellerie et la lettre monitoire.</p>
                            </div>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1">II. Les actes expédiés par le comte du Palais</head>
                        <p>D’autres services du Palais procédaient à l’expédition d’actes relevant
                            de leurs attributions. Tel le chambrier qui, chef de l’administration
                            domaniale et financière, avait une activité épistolaire&#160;; ses
                            subordonnés rédigeaient des <hi rend="i">brevia</hi> ou <hi rend="i"
                                >descriptiones</hi> de biens fiscaux dont des épaves nous sont
                            parvenues. Mais c’est du comte du Palais et de son tribunal du Palais
                            que proviennent surtout des témoignages relativement nombreux d’une
                            activité documentaire&#160;: les jugements et des documents
                            assimilables&#160;; mais la répartition de ces actes est fort différente
                            selon les chancelleries, car, si dans le royaume d’Italie ils
                            constituaient par eux-mêmes des titres, ailleurs et notamment dans le
                            royaume de France occidentale, la décision judiciaire faisait l’objet
                            d’un précepte ordinaire de la chancellerie confirmant à la partie ayant
                            obtenu gain de cause le bien contesté, en se contentant de mentionner
                            que le souverain agissait <hi rend="i">per judicium nobilium virorum
                                atque scabinorum</hi> ou bien, plus simplement <hi rend="i">consensu
                                fidelium nostrorum</hi> ou une formule analogue. D’autre part,
                            d’après de rares exemples qui ont été conservés, il s’avère qu’on
                            rédigeait successivement deux actes distincts&#160;: d’abord, une simple
                            notice relatant la procédure (<hi rend="i">Notitia qualiter
                            veniens</hi>…) qui recevait les <hi rend="i">signa</hi> des assistants
                            du procès et la recognition du comte du Palais&#160;; puis était dressé
                            l’acte même du jugement, intitulé au nom du roi et commençant par un
                            exposé relatant les circonstances du plaid et sa conclusion (<hi
                                rend="i">Cum in Dei nomine… rex resederet</hi>). Ce fait explique
                            qu’on ait fait rapidement l’économie de ce second acte pour délivrer
                            directement un précepte en forme.</p>
                        <p>Les actes judiciaires, rédigés par des notaires à la disposition du comte
                            du Palais et reconnus par celui-ci ou en son nom, étaient validés par un
                            sceau spécial, l’<hi rend="i">anulus Palatii</hi>, dont plusieurs
                            exemplaires nous sont parvenus&#160;: celui du règne de Charlemagne
                            portait une tête de Jupiter Sérapis&#160;; celui de Charles III le
                            Simple avait pour légende <hi rend="i">Karolus gratia Dei rex</hi>, à la
                            différence de celle du sceau apposé par la chancellerie&#160;: <hi
                                rend="i">Christe protege Karolum regem</hi>.</p>
                        <p>Dans le royaume d’Italie, les notices de jugement ont revêtu une forme
                            diplomatique spéciale qu’il conviendrait d’étudier. Elles ne sont
                            généralement pas intitulés au nom du souverain et ne comportent pas sa
                            souscription, indice vraisemblable que sa <pb n="35"/>présence – bien
                            que mentionnée – était vite devenue une fiction, comme il en sera dans
                            nombre de jugements du Moyen Âge classique. Non validés par le sceau,
                            les jugements comportent au contraire les <hi rend="i">signa</hi> du
                            comte du Palais, des prélats et des comtes qui ont assisté au jugement,
                            ainsi que ceux des juges, des échevins ou des notaires qui y ont
                            participé. Ces actes sont à rapprocher des notices analogues de
                            jugements rendus par les <hi rend="i">missi</hi> (ou, dans les duchés ou
                            comtés, par des agents locaux), assistés de juges du Palais, d’échevins
                            du comté et de notaires.</p>
                        <p>Il resterait encore à examiner les caractères diplomatiques d’une des
                            catégories d’actes les plus importantes que nous ait laissés l’époque
                            carolingienne&#160;: ce qu’on a regroupé traditionnellement sous la
                            désignation générale de «&#160;capitulaires&#160;». Mais il s’agit
                            d’actes de nature très diverse&#160;: ordonnances de portée générale,
                            instructions données aux <hi rend="i">missi</hi>, ordres d’exécution
                            etc., qui revêtaient nécessairement des formes également diverses et
                            dont aucun ne nous est parvenu sous la forme d’un original. Leur étude a
                            surtout été menée jusqu’ici du point de vue juridique&#160;: il ne
                            saurait être question, faut de temps, de procéder ici à une étude
                            diplomatique qui s’avérerait au surplus fort délicate.</p>
                        <p>L’acte royal carolingien, sous ses formes multiples, issu d’un pouvoir
                            qui avait dû recourir fréquemment à l’écrit pour l’administration de
                            territoires immenses, a finalement été la matrice de l’acte royal dans
                            les divers royaumes, entre lesquels l’Empire s’est trouvé partagé. On y
                            retrouve les germes aussi bien de l’acte de la chancellerie impériale
                            ottonienne et de ses successeurs, que du diplôme capétien&#160;: chaque
                            chancellerie du Moyen Âge aura certes sa diplomatique propre qui suivra
                            elle-même une évolution multiforme. Il n’en reste pas moins qu’à la
                            racine, tant de l’institution même de la chancellerie, que des actes qui
                            en sont issus, on retrouve les traces de ce qui a été conçu à l’époque
                            de Charlemagne et mis en forme à celle de Louis le Pieux.</p>
                        <pb n="37"/>
                        <figure>
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                            <head>1. 768, 23. 9. Pepin pour chapelain Fulrad. Précepte des origines
                                carolingiennes</head>
                        </figure>
                        <pb n="38"/>
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                            <head>2. 775, 26. 2. Charlemagne pour Saint-Denis. Précepte de
                                transition</head>
                        </figure>
                        <pb n="39"/>
                        <figure>
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                            <head>3. 854, 16. 12. Charle le Chauve pour Saint-Denis. Précepte
                                mineur</head>
                        </figure>
                        <pb n="40"/>
                        <figure>
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                            <head>4. 903, 3. 6. Charle III le Simple pour Saint-Denis. Précepte
                                royal ordinaire</head>
                        </figure>
                        <pb n="41"/>
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                            <head>5. [976–986] Lothaire et Louis V pour évêque de Paris</head>
                        </figure>
                    </div>
                </body>
            </text>
            <text xml:id="art_03">
                <front>
                    <head><pb n="43"/>Actes royaux français – Les actes des trois premiers Capétiens
                        (987–1060)</head>
                    <byline><docAuthor>Olivier Guyotjeannin</docAuthor></byline>
                </front>
                <body>
                    <p>Par leur faible nombre, plus encore par le rôle ténu de la chancellerie
                        royale et par la place étroite de l’écrit dans le gouvernement royal, les
                        actes des trois premiers Capétiens, Hugues Capet (987–996), Robert II (seul
                        roi de 996 à 1031) et Henri I<hi rend="sup">er</hi> (1031–1060), défient la
                        typologie. Seules quelques observations générales seront ici proposées, que
                        l’on voudra bien tenir pour provisoires et sujettes révision lorsque
                        l’édition critique sera mieux avancée<note><p>JEAN DUFOUR traitant dans le
                                présent volume des actes de Philippe I<hi rend="sup">er</hi>, je ne
                                ferai allusion à ceux-ci, surtout pour le début du règne, que pour
                                mieux souligner traditions et ruptures. Les comptages fournis à leur
                                sujet sont justifiés dans ma contribution « Les actes établis en
                                chancellerie royale sous Philippe I<hi rend="sup">er</hi>&#160;»,
                                dans&#160;: Bibliothèque de l’École des chartes, t. 147, 1989,
                                p. 29–46. Il n’y a, on le sait, en dépit d’une mise au point d’E.
                                POGNON, aucun catalogue critique exhaustif des actes de Hugues
                                Capet&#160;; pour Robert II, on dispose de W.M. NEWMAN, Catalogue
                                des actes de Robert II, roi de France, Paris, 1937 et pour
                                    Henri I<hi rend="sup">er</hi> de F. SOEHNÉE, Catalogue des actes
                                de Henri I<hi rend="sup">er</hi>, roi de France (1031–1060), Paris,
                                1907 (cités d’après le n. d’acte).</p></note>.</p>
                    <p>Le cadre chronologique, imposé par les règnes et le découpage des corpus
                        d’éditions, est rien moins qu’adapté à une étude diplomatique. Si l’on peut,
                        d’entrée de jeu, proposer des césures, je les placerais volontiers d’une
                        part autour de 1017–1018, années qui voient tout uniment la fin d’une
                        génération, la «&#160;première génération capétienne&#160;» qu’a si finement
                        étudiée JEAN-FRANÇOIS LEMARIGNIER<note><p>Voir en particulier son
                                maître-livre, Le gouvernement royal aux premiers temps capétiens
                                (987–1108), Paris, 1965.</p></note>, et l’arrivée d’un nouveau
                        chancelier, Baudouin, dont la griffe s’imprime vite sur les actes
                        royaux&#160;; d’autre part, autour de 1067, année qui voit la majorité du
                        nouveau roi Philippe I<hi rend="sup">er</hi> et la disparition du vieux
                        Baudouin&#160;: très vite, dans la quinzaine ou vingtaine d’années qui
                        suivent, la cadre humain de la chancellerie se renouvelle et se démultiplie,
                        cependant que surgissent – sur fond de continuité – de nouvelles formules
                        diplomatiques qui marqueront longtemps le diplôme capétien, à commencer par
                        la souscription organisée des grands officiers, et de nouveaux types
                        d’actes, mettant fin au monopole du diplôme.</p>
                    <p>Il y a pourtant une unité, négative, à la période&#160;: la faiblesse
                        numérique de la chancellerie et ce que, sous bénéfice d’inventaire, l’on
                        appellera la «&#160;décadence&#160;» de l’acte royal. L’acte capétien est le
                        prolongement direct de l’acte des derniers Carolingiens de l’Ouest, sans
                        aucune solution de continuité, et sans aucune influence des actes des ducs
                        robertiens&#160;; et il se modifie, relativement rapidement, par le seul jeu
                        d’une évolution interne. Il convient donc, dans un premier temps, de faire
                        le bilan des différences, longtemps traitées par les commentateurs sur le
                        mode péjoratif &#160;; et, dans un second temps, d’affiner l’analyse par
                        catégories.</p>
                    <div>
                        <head type="h1">I. Symptômes de «&#160;décadence&#160;»</head>
                        <p>La «&#160;décadence&#160;» de l’acte royal au XI<hi rend="sup">e</hi>
                            siècle est évidente, si l’on considère le corpus en bloc et à haute
                            altitude, et plus encore si l’on se fixe comme points de repère les
                            actes d’un Louis le Pieux ou ceux d’un Philippe Auguste.</p>
                        <p>1. Premier élément du constat, l’anarchie des formes, le polymorphisme
                            qui semble défier l’analyse.</p>
                        <p>Cela commence par le déclin qualitatif des formes externes, culminant
                            sous <pb n="44"/>Henri I<hi rend="sup">er</hi> et se manifestant aussi
                            bien dans la présentation de moins en moins soignée de certains actes
                            que dans la perte du canon graphique de chancellerie<note><p>L’excellent
                                    manuel de G. TESSIER, Diplomatique royale française, Paris,
                                    1962, très schématique dans son dédain pour les actes du XI<hi
                                        rend="sup">e</hi> siècle, propose du reste comme seule
                                    illustration de la période (planche VI, après la page 208)
                                    l’acte le plus négligé de toute l’histoire diplomatique des rois
                                    de France (SOEHNÉE n. 102).</p></note>. L’impression de
                            confusion, d’anarchie est renforcée lorsque l’on passe au fond des
                            actes&#160;: la caractéristique majeure est une incroyable diversité des
                            formules, qui dans le même temps enlève de nombreuses possibilités de
                            critique, à commencer par la titulature du roi, ou l’expression de la
                            date et les modes de comput, incohérents voire contradictoires. Rien que
                            dans les 61 actes de Robert II qui ne semblent pas poser de problèmes
                            critiques particuliers, on peut dénombrer 32 titulatures royales
                                    différentes<note><p>Ci-après tableau n. 3.</p></note> ! On
                            retrouve la même irrégularité dans la présence et l’ordonnancement des
                            parties du discours&#160;; ici une prodigieuse enflure stylistique, là
                            un vocabulaire contemporain et concret&#160;; partout, à des degrés
                            divers d’intégration et de réussite, un «&#160;patchwork&#160;» qui
                            juxtapose les vieilles formules carolingiennes et les expressions
                            nouvelles, souvent caractéristiques de l’acte privé.</p>
                        <p>Il y a pire, à tout le moins pour le diplomatiste&#160;: l’éclatement, au
                            moins apparent, du «&#160;système carolingien&#160;» de l’acte
                            royal.</p>
                        <p>- Éclatement, d’abord, de la triade des modes de validation (monogramme,
                            recognition de chancellerie, sceau), dont toutes les combinaisons sont
                            maintenant possibles. Et surtout, puisque les diplomatistes sont allés
                            jusqu’au vocabulaire médical pour examiner les «&#160;symptômes&#160;»
                            de la « faiblesse&#160;» capétienne, on observe une
                            «&#160;contamination&#160;» par l’acte privé&#160;: voit apparaître, ou
                            plutôt réapparaître, la croix autographe, tracée d’une main
                            «&#160;malhabile&#160;», et c’est un euphémisme, comme signe de
                            l’acquiescement royal&#160;; voit avec non moins d’effroi fleurir les
                            souscriptions de tiers. De l’examen des originaux, ressort le sentiment
                            qu’il faut aux contemporains un signe écrit de l’intervention royale,
                            que c’est en lui que réside la force de l’acte<note><p>On a à ce sujet
                                    le témoignage unique d’un dessin tracé dans les années 1070 au
                                    cartulaire-chronique de Saint-Martin-des-Champs (Brit. Library,
                                    ms Add. 11662, fol. 4, reproduit dans 987–1987, Orléans, les
                                    premiers Capétiens [Exposition, Orléans, novembre–décembre
                                    1987], n. 238, p. 104)&#160;: il représente la genèse de l’un
                                    des derniers actes de Henri I<hi rend="sup">er</hi> (1060,
                                    SOEHNÉE n. 125)&#160;: devant les bénéficiaires et l’évêque de
                                    Paris en posture d’intercesseur, le roi appose une croix au bas
                                    de la feuille de parchemin que lui tend le chancelier. C’est
                                    sans surprise qu’on voit, dans une deuxième version, réalisée au
                                        XIII<hi rend="sup">e</hi> siècle, la scène changer, sinon de
                                    sens, du moins de modalité&#160;: le roi ne souscrit plus, il
                                    exhibe son acte (Bibl. nat., nouv. acq. lat. 1359,
                                fol. 1).</p></note>, mais que, pour la chancellerie, la croix
                            fonctionne comme un substitut du chevron autographe du
                                    monogramme<note><p>Cf. O. GUYOTJEANNIN, Le monogramme dans
                                    l’acte royal français (X<hi rend="sup">e</hi> – début du XIV<hi
                                        rend="sup">e</hi> siècle), dans&#160;: Graphische Symbole in
                                    mittelalterlichen Urkunden, éd. P. RÜCK, sous
                            presse.</p></note>.</p>
                        <p>- Non recours systématique à l’acte écrit, multiplication des mentions
                            (parfois explicites) où un ordre du roi n’est pas traduit par un acte
                            écrit.</p>
                        <p>- Apparition et rapide gonflement, aux côtés de l’acte intitulé au nom du
                            roi, de l’acte de tiers, souscrit par le roi<note><p>Chiffres ci-après,
                                    tableau n. 1.</p></note>&#160;: un seul cas sous Hugues Capet,
                            souscrivant un acte du comte Soissons, mais qui est très suspect &#160;;
                            14 cas sous Robert II, très nombreux surtout dans la dernière décennie
                            du règne, mais dont l’ensemble représente moins du cinquième des actes
                            dont le texte est connu&#160;; 46 cas enfin sous Henri I<hi rend="sup"
                                >er</hi>, soit presque la moitié des actes dont le texte est
                            connu&#160;; la proportion baissera au quart du total des actes de
                                Philippe I<hi rend="sup">er</hi>. Qu’ici encore la pratique soit
                            bien enracinée, sans pour autant correspondre à une
                            «&#160;faiblesse&#160;» de la chancellerie face aux impétrants, est
                            manifesté par cet acte de donation que le chancelier Baudouin lui-même
                            fait établir à son propre nom avant de le faire souscrire par le roi de
                                    France<note><p>SOEHNÉE n. 76 (1047).</p></note>.</p>
                        <p>La pratique connaît, dans les décennies médianes du XI<hi rend="sup"
                                >e</hi> siècle, sa plus grande extension quantitative, mais aussi
                            typologique&#160;: le roi souscrit des actes, mais aussi de simples
                            notices, voire, cas rendu hypothétique par une mauvaise tradition mais
                            très intéressant, la lettre d’un abbé lui demandant une confirmation
                            écrite. La <pb n="45"/>pratique se diffuse (c’est dire aussi son prix
                            pour les bénéficiaires)&#160;: on fait ainsi ratifier au roi des actes
                            de son prédécesseur (en 1075 pour un acte de 1034&#160;; Henri I<hi
                                rend="sup">er</hi> souscrit même un acte de Charles le Simple de
                            918). Par ailleurs, la souscription royale peut être prévue, annoncée
                            dans l’acte, mais figurer parfois isolée, sans annonce. Le cas inverse
                            existe aussi de ratification, prévue, mais non apposée&#160;: faut-il
                            supposer un simple attouchement du parchemin, ou la non-exécution du
                            projet&#160;? Il en existe en tout cas trois exemples assez
                            vraisemblables sous Henri I<hi rend="sup">er</hi><note><p>SOEHNÉE
                                    n. 38&#160;: Yves de Bellême dit avoir transmis l’acte au roi
                                    son seigneur (dont le bénéfice est donné à Saint-Père de
                                    Chartres)&#160;; l’acte est copié au cartulaire, qui aurait pu
                                    négliger la validation royale mais qui dans un cas analogue
                                    transcrit une souscription de Lothaire (ci-dessous note
                                    10)&#160;: interpolation (comme le voulaient les éditeurs,
                                    HALPHEN et LOT) ou non, c’est la preuve que le cartulariste est
                                    sensible aux souscriptions royales et n’a pas omis (au moins
                                    volontairement) l’éventuelle souscription de Henri I<hi
                                        rend="sup">er</hi> à l’autre acte – SOEHNÉE n. 68 &#160;: le
                                    duc de Bourgogne, frère du roi, annonce la corroboration royale,
                                    mais le <hi rend="i">signum Henrici</hi> qui figure plus bas
                                    dans la copie serait plutôt celui de son fils que celui du
                                    roi&#160;; le cas est d’autant plus probant qu’un acte de
                                    tradition analogue pour le même destinataire
                                    (Saint-Germain-des-Prés) a bien conservé la validation royale
                                    (SOEHNÉE n. 56) – Acte pour Marmoutier (Arch. dép. Loiret, H
                                    194&#160;; SOEHNÉE)&#160;: cas me semble-t-il incontestable
                                    (original et non copie figuré comme on l’a prétendu), où
                                    l’interruption de la procédure serait due à un épisode
                                    militaire.</p></note>.</p>
                        <p>Parallèlement, la chancellerie semble impuissante ou, mieux, impassible,
                            devant le phénomène&#160;: ici encore la plus grande diversité se
                            présente dans la traduction graphique de l’approbation royale&#160;:
                            récognition de la chancellerie ou non, simple marque royale (croix et /
                            ou monogramme, sceau ou non,…). Dans certains cas extrêmes, le
                            monogramme d’approbation royale semble même tracée par le
                            bénéficiaire&#160;: il devient, ici encore, impossible de trancher les
                            cas de falsification.</p>
                        <p>Or, si le phénomène prend de l’ampleur, il n’est pas nouveau. Pour les
                            actes conservés de Lothaire, la question est horriblement
                                    embrouillée<note><p>HALPHEN-LOT n. 19 (acte du comte de Troyes
                                    pour Homblières, 963&#160;: nouv. édition dans W.M. NEWMAN et T.
                                    EVERGATES, Cartulary and charters of Notre-Dame of Homblières,
                                    Cambridge [Mass.], 1990, n. 11, p. 51–52), pour qui l’adjonction
                                    de <hi rend="i">Francorum</hi> à <hi rend="i">regis</hi> marque
                                    l’interpolation&#160;; HALPHEN-LOT n. 23 (acte de 965
                                    co-souscrit avec Otton I<hi rend="sup">er</hi> à la demande de
                                    Brunon de Cologne, en faveur de l’évêque de Liège). – Les
                                    éditeurs en outre signalent pour la rejeter (p. V, note 4) une
                                    copie d’un acte de l’évêque de Chartres en 984 pour Saint-Père
                                    de Chartres où après la date on mentionne la souscription du roi
                                        (<hi rend="i">anno XXX° regni Hclotharii feliciter qui
                                        subscripsit</hi>).</p></note>. Il est pourtant indubitable
                            que sous son règne, l’on pouvait bien déjà envisager de laisser, au bas
                            d’un acte privé, de la place pour accueillir en signe de confirmation le
                            sceau royal<note><p>Acte du chartrier lorrain de Bouxières, vers 978,
                                    édité par R.-H. BAUTIER, Les origines de l’abbaye de
                                    Bouxières-aux-Dames au diocèse de Toul, Nancy, 1987 (Recueil de
                                    documents sur l’histoire de Lorraine, 27), n. 38,
                                    p. 119–120&#160;: <hi rend="i">hanc cartae notitiam fieri
                                        decrevi et anulo regis, cujuscumque Deus regno preesse
                                        elegerit, ad perficiendam soliditatem traditionis insigniri
                                        deposco</hi>. La fin de l’acte présente un blanc important
                                    (14, 5 cm), aménagé pour la validation en chancellerie, jamais
                                    apposée (cf. BAUTIER, Les origines, p. 44–45). Les circonstances
                                    sont exceptionnelles, il est vrai. Le bien concerné avait été
                                    jadis acquis par concession royale, il en fallait une nouvelle
                                    pour disposer du bien, à un moment où l’incertitude du
                                    rattachement politique demandait d’être prudent. Il n’en reste
                                    pas moins que ce témoignage éclaire ce que l’on sait des
                                    pratiques des derniers temps carolingiens dans le royaume de
                                    l’Ouest.</p></note>. Ajoutons, mais l’on y reviendra, que la
                            pratique n’est pas propre au roi, mais caractérise aussi bien ce qui se
                            dégage alors, timidement, comme une «&#160;diplomatique
                            princière&#160;».</p>
                        <p>2. Deuxième grand trait à souligner, la rétractation géographique de
                            l’aire d’expédition de l’acte royal.</p>
                        <p>Hugues Capet expédie encore un privilège à San Pedro de Roda, mais les
                            Capétiens abandonnent bientôt tout le Sud de la Loire. Robert le Pieux
                            s’intéresse encore – et de près – à la Bourgogne, intervient en faveur
                            d’établissements de Normandie&#160;: deux zones d’où Henri I<hi
                                rend="sup">er</hi> est presque totalement absent, sauf lorsqu’en
                            début de règne il s’enfuit en Normandie. Comme le rayonnement du pouvoir
                            royal, l’acte est circonscrit à une zone qui va de Gand à Tours,
                            d’Orléans à Reims.</p>
                        <p>3. Troisième élément, la perte d’importance de la chancellerie se
                            confirme, ici encore dans la ligne des derniers règnes carolingiens.</p>
                        <p>Il est facile d’interpréter la bigarrure du vocabulaire en termes
                                    d’anarchie<note><p>TESSIER écrit ainsi (Diplomatique royale, p.
                                    cit. p. 131)&#160;: «&#160;Ce n’est qu’au XII<hi rend="sup"
                                        >e</hi> siècle que le nom de <hi rend="i">cancellarius</hi>
                                    s’appliquera exclusivement au chef des écritures royales. Ici et
                                    là, on le voit désigné sous les noms fantaisistes et pédants de
                                        <hi rend="i">cartigraphus, apocristarius,
                                    signator</hi>&#160;». Or les actes cités sont tous établis par
                                    des destinataires divers.</p></note>&#160;; en dépit de
                            nombreuses zones d’ombre, une cohérence semble pourtant se dégager dans
                            l’organisation de la chancellerie et dans l’image – notre seule source –
                            qu’en donnent les actes.</p>
                        <p>- L’archicancellariat n’est plus maintenant qu’un titre sans contenu, «
                            politique&#160;» peut-être, honorifique certainement, en tout cas sans
                            effet aucun sur la marche de la chancellerie elle-même et sur
                            l’expédition des actes.</p>
                        <p>L’archevêque de Reims, on le sait, était en même temps archichancelier
                            royal&#160;: la charge, attribuée à l’archevêque Hervé en 915, était
                            ensuite passée ensuite à Roger, archevêque de Trêves, avant de revenir à
                            Reims sous Louis IV (l’archevêque Artaud depuis 936), avec une brève
                            interruption de 940 à 949.</p>
                        <p>Sous les premiers Capétiens, le titre d’archichancelier est
                            épisodiquement attribué à l’archevêque de Reims, et toujours semble-t-il
                            dans des actes établis par des <pb n="46"/>destinataires, proches de
                            l’archevêque&#160;: ainsi pour Adalbéron en 988<note><p>Acte pour
                                    Corbie. Adalbéron était, depuis son avènement au siège
                                    métropolitain de Reims en 969, archichapelain en même temps
                                    qu’archichancelier.</p></note>, peut-être Gerbert, au seul
                            témoignage d’un faux soissonnais, Arnoul en 1019<note><p>Acte pour
                                    Lagny, avec intervention du comte de Champagne (NEWMAN n. 49).
                                    L’archevêque est appelé <hi rend="i">primus cancellarius</hi>
                                    (et non, comme ailleurs, <hi rend="i">summus cancellarius</hi>)
                                    alors que le «&#160;chancelier&#160;» ordinaire est dit <hi
                                        rend="i">subcancellarius</hi>.</p></note>. Dans ce contexte,
                            il n’est pas inintéressant de relever que dans un acte de 991, Renaud
                            (déjà évêque de Paris et auparavant attesté comme chancelier) est
                            qualifié de <hi rend="i">episcopus et protocancellarius</hi>&#160;: loin
                            d’être une bizarrerie, cela traduirait, avec une titulature assez
                            normale (titre ecclésiastique et place à la chancellerie), une volonté
                            royale, temporaire, de séparer la charge archicancellariale du siège de
                            Reims, en cette année qui voit le concile de Saint-Basle de Verzy et la
                            déposition de l’archevêque Arnoul. Je ne sais si l’on peut arguer dans
                            le même sens d’un acte faux daté de 994 pour Bourgueil, mentionnant un
                                <hi rend="i">Rogerius protocancellarius</hi>. Après 1019, il faut
                            attendre le sacre de Philippe I<hi rend="sup">er</hi> en 1059 et deux
                            actes de ce roi, délivrés pour Saint-Nicaise et rédigés à Reims en 1061
                            et 1066, pour voir l’archevêque de Reims, Gervais, se parer à nouveau du
                            titre&#160;: c’est plus alors une revendication métropolitaine qu’une
                            concession royale.</p>
                        <p>- A la tête effective de la chancellerie, il y a un
                            «&#160;chancelier&#160;», terme effectivement en usage dans presque tous
                            les actes sincères, en tout cas d’usage régulier dans les actes rédigés
                            à la chancellerie elle-même<note><p>C’est dans les actes rédigés par les
                                    destinataires, on l’a déjà dit, que figurent les épithètes les
                                    plus recherchées et les plus variées&#160;: <hi rend="i"
                                        >cartigraphus</hi> à Saint-Denis (si le terme désigne bien
                                    le «&#160;chancelier&#160;» et non un moine&#160;: il est en
                                    tout cas repris dans un faux anglo-saxon forgé à
                                    l’abbaye)&#160;; <hi rend="i">subcancellarius</hi> à Lagny, on
                                    l’a déjà dit, pour mieux faire ressortir le rôle de
                                    l’archichancelier&#160;; <hi rend="i">signator</hi> à Notre-Dame
                                    de Chartres, etc.</p></note>. A la différence de
                            l’archichancelier, on observe à l’avènement des Capétiens une solution
                            de continuité dans le personnel, pour autant que l’on puisse extrapoler
                            des mentions assez dispersées. Les derniers chefs effectifs de la
                            chancellerie carolingienne, Adalbéron (974–975, peut-être le futur
                            évêque de Laon) puis Arnoul (979–984) n’apparaissent plus dans les actes
                            capétiens. Autre trait quasi-constant, ce «&#160;chancelier&#160;» est
                            en circonstance normale le seul à reconnaître des diplômes. On trouve
                            ainsi successivement&#160;:</p>
                        <p>- En 988–989, le «&#160;chancelier&#160;» Renaud. Évêque de Paris en 991,
                            il n’apparaît plus ensuite, sauf peut-être, on l’a déjà dit, comme «
                            archichancelier&#160;» en 991, et sans le titre comme chancelier <hi
                                rend="i">ad vicem</hi> dans un faux de [991–996].</p>
                        <p>- En 988 et 997, un «&#160;notaire&#160;» Roger, ensuite évêque de
                            Beauvais. Il est par ailleurs dit «&#160;protochancelier&#160;» dans le
                            faux déjà cité de 994, « chancelier&#160;» dans une copie figurée
                            brodant sur l’acte de 997 et dans un autre faux. Selon toute
                            vraisemblance, c’est un adjoint, puis un substitut de Renaud, en
                            principe sans le titre officiel de «&#160;chancelier &#160;»&#160;: mais
                            les mentions de chancellerie, on l’a vu, sont très complexes. Il n’est
                            d’ailleurs pas exclu que, dans ce titre de «&#160;notaire&#160;», on ait
                            la dernière manifestation de l’ambivalence «&#160;chancelier&#160;» /
                            «&#160;notaire&#160;», termes qui, à la chancellerie des derniers
                            Carolingiens, servaient tous deux à désigner le chef des notaires,
                            directeur effectif de la chancellerie.</p>
                        <p>- De 999 à 1017, le «&#160;chancelier&#160;» Francon. Il est diacre, si
                            c’est bien lui qui figure dans un acte de 1008 pour Saint-Denis&#160;;
                            de 1020 à 1030, on le verra évêque de Paris. A partir de 1007, avec une
                            assez grande régularité, il prend un titre plus relevé, <hi rend="i"
                                >cancellarius palatii, cancellarius sacri palatii, cancellarius
                                regalis palatii</hi>.</p>
                        <p>- A la différence de ce qui s’est peut-être passé avec Renaud et Roger,
                            la promotion de Francon à l’épiscopat a immédiatement coupé ses liens,
                            au moins hiérarchiques, avec la chancellerie. Dès 1018 en effet, on
                            trouve en place le «&#160;chancelier&#160;» Baudouin. Ce clerc, dont la
                            famille est possessionnée en Vermandois, <pb n="47"/>va servir trois
                            rois pendant un demi-siècle. On peut, en effet, écarter sans grand
                            scrupule les deux attestations d’un Arduin en (1021) (déformation du nom
                            de Baudouin, dans une forgerie) et d’un Renaud en [1025–1026]
                            (dignitaire de l’église d’Autun). Baudouin revient, quand il tient la
                            plume, à la titulature simple <hi rend="i">cancellarius</hi>, maintenue
                            tout au long de son activité, sauf en deux actes pour Saint-Bénigne de
                            Dijon en 1030 et 1031, où la part du destinataire est probable (<hi
                                rend="i">regii palatii cancellarius, sacri palatii
                                apocrisiarius</hi>)<note><p>NEWMAN n. 83 et 87. Il existe
                                    naturellement, mais toujours chez les destinataires, d’autres
                                    expressions. On ne peut en tirer aucune conclusion sur
                                    l’organisation de la chancellerie, comme l’a bien vu W.M.
                                    NEWMAN&#160;: Baudouin, dès 1018 «&#160;chancelier&#160;», est
                                    en 1019 dit «&#160;sous-chancelier&#160;» (acte pour Lagny déjà
                                    cité), et «&#160;notaire&#160;» dans un acte de 1030 pour
                                    Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Orléans (NEWMAN n. 82)&#160;:
                                    c’est une simple réminiscence carolingienne dans cet acte qui
                                    n’en est pas avare, par exemple pour la formule d’encadrement du
                                    monogramme ou l’annonce de l’<hi rend="i">anulus</hi>
                                royal.</p></note>.</p>
                        <p>Enfin, dans tous les cas où un «&#160;notaire&#160;» sans le titre
                            reconnaît un acte <hi rend="i">ad vicem</hi>, on peut supposer que c’est
                            un membre de l’établissement destinataire ayant établi l’acte&#160;:
                            sans même parler de Flavigny en [1025–1026], déjà cité, c’est le cas à
                            Cormery comme à Notre-Dame de Chartres. Une seule exception recevable se
                            trouve sous Henri I<hi rend="sup">er</hi><note><p>SOEHNÉE n. 90&#160;:
                                        <hi rend="i">Guiscelinus ad vicem Balduini recognovit et
                                        subscripsit</hi>&#160;; toujours à Marmoutier, attestation
                                    dans SOEHNÉE n. 71. Il apparaît aussi comme chapelain royal dans
                                    les actes n. 79, 83, 91, 102, 115 et 116.</p></note>&#160;: le
                            cas est d’autant plus intéressant que le <hi rend="i">recognoscens</hi>
                            est bien attesté par ailleurs comme chapelain royal&#160;;
                            l’établissement destinataire, Marmoutier, composant l’acte royal avec de
                            forts souvenirs carolingiens, traduit sans doute ici une réalité que le
                            formulaire de chancellerie occulte en ne parlant jamais que du
                            chancelier.</p>
                        <p>- C’est qu’en effet, dernier élément à relever, la chancellerie
                            capétienne entretient des liens particulièrement fort avec la chapelle
                            royale. Ce lien n’apparaît explicitement qu’en 1031, à l’extrême fin du
                            règne de Robert II, quand Baudouin est dit «&#160;apocrisiaire&#160;».
                            On sait que sous les derniers Carolingiens, l’archevêque de Reims
                            Adalbéron était archichapelain en même temps qu’archichancelier&#160;:
                            le fait qu’un chancelier soit appelé maintenant archichapelain en dit du
                            reste long sur la mise à l’écart de l’archevêque de Reims. Le terme
                            d’apocrisiaire, que l’on trouve en ce sens dans Hincmar, est donné par
                            un acte, sinon douteux, du moins établi par le destinataire,
                            Saint-Bénigne de Dijon. Mais Baudouin lui-même atteste l’union des
                            charges&#160;: en 1047, dans un acte rédigé à son nom<note><p>SOEHNÉE
                                    n. 76.</p></note>, il s’intitule <hi rend="i">in palatio Henrici
                                regis Francorum cancellarius</hi>, puis dans la souscription se dit
                                <hi rend="i">archicapellanus</hi>.</p>
                        <p>Seule ou presque la pratique croissante de la souscription des actes par
                            les témoins permet enfin de connaître un peu mieux le personnel
                            subalterne. Sous Henri I<hi rend="sup">er</hi> on connaît surtout le
                            chapelain Guiscelin, indiqué aussi, dans deux actes pour Marmoutier,
                            comme associé à l’établissement d’actes.</p>
                        <p>Dans quelques actes, essentiellement sous Philippe I<hi rend="sup"
                                >er</hi>, on voit transparaître le rôle de l’archichapelain, dans la
                            définition d’une ligne en matière de politique religieuse, mais aussi
                            comme mémoire vivante du règne précédent&#160;: à propos de la
                            suppression de la charge de prévôt, dans un acte de 1065, le roi
                            justifie son accord à un acte de l’évêque de Châlons en rappelant des
                            interventions analogues de son père Henri I<hi rend="sup">er</hi> à Laon
                            et Compiègne. Non moins essentiel, cet aspect traditionnel de la liaison
                            entre chapelle et chancellerie (cf. les passages biens connus du <hi
                                rend="i">De ordine palatii</hi> d’Hincmar) concorde avec la
                            prétendue «&#160;création&#160;» des «&#160;quatre grands
                            officiers&#160;» dès le début des années 1040<note><p>On sait que leurs
                                    titres commencent à apparaître sous Henri I<hi rend="sup"
                                        >er</hi>, et que leurs souscriptions, élément fondamental du
                                    diplôme capétien classique, s’organisent sous Philippe I<hi
                                        rend="sup">er</hi>, et plus tôt que MAURICE PROU ne l’a
                                    écrit, puisque le phénomène me semble volontaire à la
                                    chancellerie dès 1079–1082. Or, si l’on met de côté un «
                                    apocrisiaire&#160;»-chancelier et un «&#160;comte
                                    palatin&#160;», dont le roi a été débarrassé en 1037 par la mort
                                    de l’encombrant Eudes II, les quatre «&#160;grands
                                    officiers&#160;», chambrier, sénéchal, bouteiller et connétable,
                                    sont déjà les quatre premiers officiers cités dans le <hi
                                        rend="i">De ordine palatii</hi> d’Hincmar à la tête des <hi
                                        rend="i">ministr</hi>[<hi rend="i">i per quos</hi>] <hi
                                        rend="i">sacrum palatium
                            disponebatur</hi>.</p></note>&#160;: c’est en fait une recréation, qui
                            concorde avec tout ce que l’on peut percevoir de la pensée
                            politico-religieuse de la chapelle-chancellerie&#160;: un
                            «&#160;revival&#160;» carolingien, largement anachronique.</p>
                        <p>Concluons d’emblée&#160;: la chancellerie a, avant Baudouin, et retrouve
                            sous Philippe I<hi rend="sup">er</hi>
                            <pb n="48"/>un rôle (numériquement très modeste) de chapelle-pépinière
                            d’évêques, avec un lien tout spécial avec le siège épiscopal de Paris.
                            Mais, surtout, ce que l’on appelle un peu trop vite la
                            «&#160;chancellerie&#160;» capétienne est avant tout une chapelle, où
                            une poignée de clercs tiennent à bout de bras l’idéologie royale des
                            «&#160;Fürstenspiegel&#160;» carolingiens, et gèrent, non sans mémoire
                            ni savoir-faire, la « politique religieuse&#160;» de la monarchie –
                            délibérément ancrée dans la tradition –&#160;: en bref une chapelle qui,
                            à l’occasion, établit ou valide des actes.</p>
                        <p>4. Quatrième et dernier élément de ce rapide bilan, le déclin quantitatif
                            de l’acte royal est spectaculaire. Même délicats et provisoires, les
                            comptages sont éloquents<note><p>Ci-après tableau n. 1.</p></note>.</p>
                        <p>Sur la base du matériau connu ou seulement mentionné, on peut attribuer
                            aux actes intitulés au nom des trois premiers Capétiens une moyenne
                            d’environ 2 actes par an&#160;: moyenne qui monte à plus de 2 actes sous
                            Robert II et moins de 4 actes sous Henri I<hi rend="sup">er</hi> si l’on
                            y joint les actes de tiers souscrits par le roi. Deux remarques
                            complémentaires doivent être faites&#160;:</p>
                        <p>- Le règne de Robert II se divise nettement en deux périodes, l’arrivée
                            du chancelier Baudouin semblant correspondre à un léger regain
                                    d’activité<note><p>Ci-après tableau n. 2a.</p></note>&#160;: ce
                            gonflement des années 1020–1030 semble en partie lié à une floraison de
                            nouveaux établissements ecclésiastiques, demandeurs d’actes, mais
                            peut-être aussi à des causes plus profondes, qui ne pourront être
                            approchées qu’en poursuivant l’étude du fond des actes.</p>
                        <p>- Ici encore, la comparaison avec les actes des deux derniers
                            Carolingiens s’impose&#160;: l’on y retrouve exactement les chiffres de
                            la première génération capétienne<note><p>Ci-après tableau
                                n. 2b.</p></note>.</p>
                        <p>Quant au fond des actes, il laisse voir la lente modification des
                            interventions du roi<note><p>Ci-après tableau n. 2c.</p></note> &#160;:
                            baisse des diplômes où se manifeste le mieux la souveraineté
                            (confirmations générales, immunité et / ou protection), et
                            parallèlement, si l’on peut oser le terme,
                            «&#160;seigneurialisation&#160;» de ses interventions (confirmations de
                            dons faits par des fidèles, dons de menus droits du domaine), alors que
                            le vocabulaire de la puissance royale reste toujours fidèle à la
                            tradition carolingienne. Il faut attendre Philippe I<hi rend="sup"
                                >er</hi> pour que l’écrit « administratif&#160;» progresse, le
                                XII<hi rend="sup">e</hi> siècle pour que soit proposée une nouvelle
                            symbiose entre vocabulaire et expression de la souveraineté royale.</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1">II. Éléments de typologie</head>
                        <p>L’examen rapide que l’on vient de tenter ne peut, par lui-même, dépasser
                            le stade d’une <hi rend="i">deploratio</hi> assez vaine. Deux
                            propositions peuvent être faites, qu’il faudra explorer plus
                            systématiquement.</p>
                        <p>1. Il convient en premier lieu d’éviter tout anachronisme, autrement dit
                            il faut traiter l’acte du XI<hi rend="sup">e</hi> siècle comme un
                            système, sans vouloir le mesurer à l’aune de l’acte carolingien
                            classique, dont il n’a pas la rigidité conventionnelle, ou de l’acte
                            capétien du XIII<hi rend="sup">e</hi> siècle, dont il n’a ni la
                            fréquence ni le statut. En ce domaine, les diplomatistes ont eu tort
                            d’importer, puis de maintenir dans leur analyse le paradigme <pb n="49"
                            />de l’anarchie du XI<hi rend="sup">e</hi> siècle qu’ils avaient trouvé
                            dans une historiographie politico-sociale aujourd’hui défunte.</p>
                        <p>A défaut de mieux pour l’instant, on devra se limiter à quelques
                            constatations&#160;: l’acte royal du XI<hi rend="sup">e</hi> siècle est
                            ouvert sur l’extérieur (plutôt que «&#160;contaminé&#160;» par l’acte
                            privé), malléable (plutôt que désorganisé)&#160;: sous Henri I<hi
                                rend="sup">er</hi>, on connaît deux cas (si ce n’est trois) où
                            l’acte royal (une action juridique antérieure à sa mort) est élaboré ou
                            retravaillé par le destinataire après sa mort. Nous sommes par ailleurs
                            illogiques en postulant que la chancellerie réagit suivant des normes
                            strictes&#160;: il faut comprendre pourquoi elle «&#160;accepte&#160;»
                            des actes établis par le destinataire, mais surtout pourquoi, plus tard,
                            elle ne les acceptera plus.</p>
                        <p>Il faut aussi comprendre pourquoi la chancellerie «&#160;accepte&#160;»
                            des souscriptions du roi à des actes de tiers (et si bien, on l’a dit,
                            que le chancelier en 1047 n’agit pas autrement pour lui–même). A ce
                            point, la comparaison avec les actes du duc de Normandie semble très
                            intéressante&#160;: dans ce duché, où il n’existe pas de chancellerie
                            ducale, la souscription d’actes de tiers est une véritable pratique de
                            gouvernement (3 actes connus sur 4), enserrant les fidélités dans un fin
                            réseau d’approbations princières<note><p>Ci-après tableau
                                n. 1.</p></note>&#160;; par ailleurs à quelques exceptions
                            périphériques près (Aquitaine, Normandie où 3 des 4 actes souscrits par
                                Henri I<hi rend="sup">er</hi> le sont lorsqu’il s’y réfugie pendant
                            une révolte), un bon nombre des actes simplement souscrits par
                                Henri I<hi rend="sup">er</hi> appartiennent à une zone centrale, qui
                            voit le roi souvent&#160;: Paris, Laon, Saint-Quentin, Soissons. En
                            bref, l’acte souscrit par le roi est rien moins qu’un succédané de
                            l’acte intitulé au nom du roi&#160;; bien plutôt une procédure
                            complémentaire, d’aussi grand poids assurément.</p>
                        <p>En bref, l’acte capétien est le produit d’une double «&#160;nouvelle
                            donne&#160;»&#160;: nouvelle donne dans le rapport écrit-oral, nouvelle
                            donne dans les rapports de pouvoir.</p>
                        <p>2. Le second point est mieux assuré, au moins dans son ensemble, car son
                            application est délicate&#160;: on ne peut se prononcer sur l’acte royal
                            si l’on ne fait le départ entre production de chancellerie et production
                            des destinataires. MAURICE PROU, on le sait, a déjà posé, à partir des
                            actes de Philippe I<hi rend="sup">er</hi>, les fondements de l’enquête.
                            Si le point d’aboutissement est bien connu, les origines le sont moins
                            et la question des procédures d’établissement des actes de Lothaire et
                            Louis V reste à trancher<note><p>Dans l’introduction à leur édition,
                                    HALPHEN et LOT sont particulièrement évasifs, puisqu’après avoir
                                    constaté la grande diversité des formules, ils décrètent que
                                    «&#160;presque tous&#160;» les diplômes sont «
                                    d’ordinaire&#160;» établis en chancellerie.</p></note>.</p>
                        <p>Le point de départ de l’enquête, qui peine aujourd’hui à affiner ses
                            conclusions, a été fourni par certains actes de Henri I<hi rend="sup"
                                >er</hi>, où les ressemblances étaient si fortes et si répétées,
                            chez des destinataires sans lien entre eux, qu’elles ne pouvaient être
                            le fait que de la chancellerie. Remontant de proche en proche, j’ai pu
                            même saisir la formation progressive de ce formulaire (en particulier la
                            mise au point du préambule) à la fin du règne de Robert II, sous le
                            chancelier Baudouin<note><p>C’est sur la base de ces comparaisons, dont
                                    le détail ne peut être évoqué ici, que reposent les comptages
                                    approximatifs proposés ci-après, tableau n. 1.</p></note>.</p>
                        <p>Il demeure deux difficultés majeures.</p>
                        <p>- Même sous Henri I<hi rend="sup">er</hi> où le formulaire semble très
                            rigide, il existe des marges, quelques diplômes où les ressemblances
                            sont trop frappantes pour être le fait du hasard, mais certaines des
                            solutions fondamentales niées dans le même temps&#160;: faut-il postuler
                            un établissement à la chancellerie beaucoup plus souple pour certains
                                <pb n="50"/>actes&#160;? L’existence d’un autre rédacteur ou groupe
                            de rédacteurs&#160;? L’adaptation, dans des circonstances mal connues,
                            des recettes de la chancellerie par le destinataire, au moment de
                            l’établissement de l’acte, ou après (réécriture,
                            interpolation)&#160;?</p>
                        <p>- Autant les solutions du chancelier Baudouin m’apparaissent clairement,
                            autant je dois avouer mon incapacité à comprendre les trois décennies
                            antérieures (987–1017), où manque un fil directeur aussi clair&#160;:
                            situation comparable du reste sous Philippe I<hi rend="sup">er</hi>, où
                            la rotation plus rapide du personnel de chancellerie donne aux actes
                            plus de souplesse et de variété, sur fond de tradition, faisant du reste
                            tout l’intérêt de ce règne pour une étude expérimentale sur la part
                            personnelle et la marge de liberté des rédacteurs. Je crois pouvoir
                            attribuer un certain nombre d’actes, sans grande hésitation, à la
                            chancellerie royale, sur la base de formules communes. Mais, durant
                            cette première génération capétienne, les formes diplomatiques
                            carolingiennes sont encore dans tous les esprits, ou presque&#160;:
                            chancellerie et destinataires savent les appliquer. Ce n’est qu’ensuite
                            que les chemins divergent.</p>
                        <p>Un regret aussi&#160;: si l’on accepte mes conclusions, on est frappé par
                            la quasi-inexistence d’originaux demeurant du travail de la
                            chancellerie. Le seul cas à peu près sûr est représenté par un acte de
                            Robert II en 1028<note><p>NEWMAN n. 70, pour Saint-Pierre-aux-Monts de
                                    Châlons.</p></note>&#160;; aucune comparaison n’est donc
                            possible, à la différence des actes de Philippe I<hi rend="sup">er</hi>,
                            pas plus qu’une étude des caractères externes, qui montrent dans l’acte
                            de 1028 la perte totale de l’écriture cancellariale carolingienne. Il y
                            a du reste une bonne raison cela&#160;: les établissements qui recourent
                            à un acte écrit en chancellerie sont très souvent les plus récents et /
                            ou les plus pauvres archivistiquement, des établissements qui avaient
                            souvent moins de chance que d’autres de bien préserver leur chartrier.
                            La liste des établissements qui, de 1018 à 1060, reçoivent des actes
                            indubitablement composés à la chancellerie (si l’on met à part les
                            préceptes «&#160;mineurs&#160;» de gestion du patrimoine royal) est
                            éloquente&#160;: Saint-Pierre de Nesle, Fruttuaria, Lusignan,
                            Saint-Pierre-aux-Monts, Noyers (mais aussi Compiègne) sous Robert le
                            Pieux&#160;; Saint-Saulve de Montreuil, Notre-Dame d’Étampes (mais aussi
                            Notre-Dame de Paris, Montier-la-Celle et le chapitre de Langres) sous
                                Henri I<hi rend="sup">er</hi>. Que sont-ils face à la cohorte des
                            Saint-Denis, Saint-Maur-des-Fossés, Saint-Germain-des-Prés,
                            Saint-Bénigne de Dijon ou Marmoutier, passés maîtres dans l’art de créer
                            et manipuler l’écrit, même royal&#160;? Les destinataires les plus
                            riches en archives, en mémoire, en possessions, les mieux à même donc de
                            conserver des originaux, sont aussi ceux qui se passent le plus
                            facilement des services de la « chancellerie&#160;» pour écrire
                            «&#160;leurs&#160;» actes.</p>
                        <p>En bref, dans les décennies médianes du XI<hi rend="sup">e</hi> siècle,
                            on ne voit pas à l’oeuvre une «&#160;chancellerie&#160;» royale (qui
                            travaillerait mal), mais une chapelle qui, une fois tous les deux ans
                            (sur la base du matériau conservé) intervient directement dans la
                            composition d’un acte royal concernant le domaine ou destiné à un
                            établissement dans le besoin ou particulièrement cher au souverain. Une
                            fois de plus, on voit se généraliser la situation des derniers temps
                                    carolingiens<note><p>Du plus haut intérêt l’acte de [979–986],
                                    original et indubitablement authentique, de Lothaire et Louis V
                                    pour Notre-Dame de Paris (HALPHEN-LOT n. 56)&#160;: les
                                    souverains apposent des chevrons autographes à des monogrammes
                                    très « fantaisistes&#160;». L’acte échappe, non sans volonté
                                    d’imitation, aux canons de chancellerie, qu’il s’agisse du
                                    format, de l’écriture, ou de certaines parties du
                                    formulaire.</p></note>.</p>
                        <p>Mais cette chapelle-chancellerie travaille bien. Dans la période qui
                            précède Baudouin, elle semble suivre d’assez près les modèles
                            carolingiens, reprenant par exemple les préambules traditionnels du type
                                <hi rend="i">Si loca sanctorum</hi>, ne pratiquant <pb n="51"
                            />jamais la souscription de tiers. Sous Baudouin on assiste, presque pas
                            à pas, à la mise au point progressive d’un formulaire de précepte
                            ordinaire, ensuite figé jusqu’à la mort de Henri I<hi rend="sup"
                            >er</hi>. Ce type d’actes se caractérise par&#160;:</p>
                        <list type="dash">
                            <item>la cohérence du mode de comput et de l’expression de la date
                                (règne et année de l’incarnation, qui concordent), où l’on abandonne
                                la partition <hi rend="i">Datum</hi> / <hi rend="i">Actum</hi>, et
                                où l’on introduit dans la date de lieu, comme par contresens, le mot
                                    <hi rend="i">publice</hi>, issu de l’acte privé&#160;;</item>
                            <item>la cohérence et la stabilité des modes de validation, où ici aussi
                                l’on épure les solutions carolingiennes&#160;: monogramme au patron
                                bien fixé, sans formule d’encadrement (et annoncé par <hi rend="i"
                                    >manu propria</hi>&#160;: ce n’est que plus tard que le
                                monogramme devient un signe figuré «&#160;mort&#160;», prêt à gagner
                                en raffinements artistiques ce qu’il a perdu en poids
                                symbolique)&#160;; sceau sans ruche&#160;; recognition de
                                chancellerie identique (<hi rend="i">Ego Balduinus cancellarius
                                    relegendo subscipsi</hi>)&#160;; toujours pas de souscriptions
                                de tiers&#160;;</item>
                            <item>un formulaire, un type de préambule et une structure de l’acte qui
                                seront légués aux actes royaux jusque sous Philippe Auguste.</item>
                        </list>
                        <p>Il serait trop long d’entrer dans le détail, sauf à souligner tout le
                            poids idéologique de ce formulaire parfaitement maîtrisé, la science
                            d’un chancelier manifestement nourri de Grégoire le Grand et des bons
                            auteurs carolingiens. Les Capétiens sont pleinement rois dans leurs
                            actes. Jusqu’au début du règne de Philippe I<hi rend="sup">er</hi>,
                            l’image d’ensemble véhiculée par les actes (préambule, noms de l’acte,
                            vocabulaire, structure sauf réaménagements par retouches) est pleinement
                            carolingienne. C’est là du reste, très souvent, un bon critère (quoique
                            non décisif) de séparation entre actes établis en chancellerie et actes
                            établis par le destinataire ecclésiastique&#160;: aux devoirs du
                            souverain (libéralité, mais aussi maintien des <hi rend="i">status</hi>,
                            des fidélités) s’opposent, chez ceux-ci&#160;; les <hi rend="i"
                                >libertates</hi> monastiques&#160;; aux «&#160;Fürstenspiegel&#160;»
                            carolingiens, l’ecclésiologie et la vision du monde des chapitres et
                            monastères, souvent étalées avec une redoutable prolixité. Une inflexion
                            dans la langue et les idées de la chancellerie royale (ouverte par
                            exemple aux citations bibliques, à la théologie proprement dite) ne se
                            fait sentir que sous Philippe I<hi rend="sup">er</hi>, au moment du
                            reste où apparaît le vocabulaire de l’acte privé (<hi rend="i"
                                >memoriale</hi>), où explose la souscription de tiers au bas de
                            l’acte royal, au moment aussi où <hi rend="i">caracter</hi> remplace <hi
                                rend="i">manus propria</hi> pour désigner le monogramme.</p>
                        <p>De leur côté, les actes établis par les destinataires reflètent des
                            solutions aussi particularistes que les conditions d’établissement. Ils
                            sont évidemment contaminés par les réflexes des rédacteurs monastiques
                            ou canoniaux&#160;: préambules très «&#160;théologiques&#160;» et
                            souvent enflés, clauses de malédiction (et non pénale au profit du roi),
                            insistance souvent mise sur la confirmation par les fidèles du roi,
                            longues colonnes de souscripteurs, diversité des noms donnés à l’acte
                                (<hi rend="i">littere, karta, notitia, apices, scriptum</hi>, à côté
                            de <hi rend="i">preceptum</hi>). Ceci dit, on doit le plus souvent les
                            créditer de la volonté de faire «&#160;royal&#160;» et, si les résultats
                            sont inégaux, c’est que les points de référence leur manquent parfois.
                            Un établissement modeste, récent, sera plus perméable aux solutions
                            contemporaines. Un établissement à la mémoire longue se <pb n="52"
                            />dénoncera quant à lui par un acte archaïsant, «&#160;plus
                            carolingien&#160;» que l’acte de chancellerie contemporain.</p>
                        <p>En deux autres domaines, la chapelle-chancellerie de Henri I<hi
                                rend="sup">er</hi> manifeste une intervention active dans le domaine
                            de l’écrit. D’abord dans le domaine des actes de tiers souscrits par le
                            roi. En dépit des problèmes posés par la documentation sous Robert II
                            (tous les actes souscrits par ce souverain ne sont plus conservés qu’en
                            copie), il semble bien que ses chanceliers successifs n’aient jamais
                            cherché à organiser la souscription royale, le monogramme semblent
                            n’apparaître qu’à la fin du règne. Sous Henri I<hi rend="sup">er</hi>,
                            la souscription royale tend à prendre une allure plus systématique, par
                            l’apposition du monogramme et du sceau, voire de la date exprimée selon
                            le canon de la chancellerie et de la récognition de
                                    chancellerie<note><p>Prototype&#160;: SOEHNÉE n. 78 pour
                                    Saint-Pierre de Laon.</p></note>, solution parfois reprise aussi
                            pour des actes apportés tout rédigés par les destinataires. Mais ce
                            n’est que sous Philippe I<hi rend="sup">er</hi> qu’on adjoindra à l’acte
                            ainsi confirmé un petit acte autonome, qui finira par absorber le
                            premier.</p>
                        <p>Par ailleurs, la chancellerie intervient, à tâtons, dans la typologie des
                            actes, l’adaptant, timidement encore, à des besoins nouveaux. Dans les
                            années 1050, en effet, par une étrange résurrection (qui pose, comme le
                            formulaire, bien des problèmes sur les voies concrètes de cette
                            mémoire), la chancellerie délivre, aux côtés des privilèges courants,
                            des «&#160;préceptes mineurs&#160;», bien typés, moins bien présentés
                            (c’est dans cette catégorie que rentre le trop célèbre original pour
                            Saint-Maur-des-Fossés)&#160;: actes de gestion des domaines, ou encore
                            actes d’affranchissement, comme à l’époque carolingienne, ils sont ici
                            aussi dépouillés de fioritures, de préambules (sauf deux cas hybrides)
                            et de monogramme (remplacé ici par un sceau et une croix)&#160;; le
                            dispositif est limité à une brève phrase confirmative&#160;; il y a dans
                            deux cas témoins ou souscriptions de tiers&#160;; la date comporte le
                            mois et le quantième. Pour le reste, on retrouve le fond du formulaire
                            de chancellerie. Le formulaire d’affranchissement de serf suit le rituel
                            franc de l’<hi rend="i">excussio denarii</hi>, qui n’est plus dite <hi
                                rend="i">secundum legem salicam</hi>, mais <hi rend="i">regio
                                more</hi> (on trouve encore en 1109 l’expression <hi rend="i"
                                >excussis denariis regio more</hi> dans un acte de Louis VI du fonds
                            de Fleury). On y ajoute (elle abonde, par exemple, dans les actes du
                            chartrier de Marmoutier de l’époque) la clause <hi rend="i">ut pateat
                                viae quadrati orbis</hi>. Ce genre est plus souple que celui des
                            préceptes ordinaires&#160;: il y a un fond commun de formules, parce
                            qu’il y a des rédacteurs identiques (la part du chancelier y est moins
                            nettement affirmée)&#160;; il y a aussi un relâchement des formes. Mais
                            là encore, il faudra attendre le règne de Philippe I<hi rend="sup"
                                >er</hi> pour voir se développer, et sur d’autres bases, un acte
                            simplifié d’administration courante.</p>
                        <p>En conclusion, l’acte capétien du XI<hi rend="sup">e</hi> siècle vit de
                            sa vie propre, largement ouverte sur les autres types d’actes comme sur
                            la tradition carolingienne maintenue et transmise par la chapelle
                            royale. On ne connaît qu’une trace d’imitation de l’Empire, l’adaptation
                            du type de majesté pour le sceau, mais quelle cour y échappe
                            alors&#160;? Désavantage pour le diplomatiste, mal armé pour la critique
                            face à des formes aussi fluides, cette situation devient une force pour
                            l’historien, qui bénit les actes établis par les destinataires, surtout
                            quand ils tournent à la chronique<note><p>Voir par exemple la date de
                                    l’acte SOEHNÉE n. 108&#160;: <hi rend="i">mortuis eodem anno
                                        Rainoldo comite et ejus filio Widone et obsessa turre
                                        Suessionensi ab Henrico rege</hi> [seule source pour nous de
                                    cet événement]&#160;; des actes n. 115 et 116&#160;: <hi
                                        rend="i">eo videlicet anno quo filium suum Philippum, paucis
                                        ante illam ordinationem diebus, tunc scilicet quando
                                        obsidebat castrum Theodemerense</hi>. Pour la même raison,
                                    on l’imagine, une analyse lexicale fouillée sera du plus haut
                                    intérêt.</p></note> et allongent les colonnes de
                            souscripteurs.</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h2"><pb n="56"/>Tableau n. 1&#160;: actes des trois premiers
                            Capétiens (987–1060), statistique provisoire</head>
                        <table>
                            <row>
                                <cell/>
                                <cell>HUGUES CAPET avec ou sans Robert, roi associé (mai 987 – oct.
                                    996)</cell>
                                <cell>ROBERT II seul roi (oct. 996 – juil. 1031)</cell>
                                <cell>HENRI I<hi rend="sup">er</hi> roi (juil. 1031 – août
                                    1060)</cell>
                                <cell>GUILLAUME I<hi rend="sup">er</hi><ref target="#not_tab1"><hi
                                            rend="sup">1</hi></ref> duc de Normandie
                                    (1038–1066)</cell>
                                <cell>PHILIPPE I<hi rend="sup">er</hi> roi (1060–1108)</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>A. ACTES INTITULES</cell>
                                <cell>13</cell>
                                <cell>61</cell>
                                <cell>48</cell>
                                <cell>28</cell>
                                <cell>123<ref target="#not_tab2"><hi rend="sup">2</hi></ref></cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>B. ACTES SOUSCRITS</cell>
                                <cell>1 (?)<ref target="#not_tab3"><hi rend="sup"
                                    >3</hi></ref></cell>
                                <cell>14</cell>
                                <cell>46</cell>
                                <cell>81</cell>
                                <cell>40</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>C. DEPERDITA<ref target="#not_tab4"><hi rend="sup"
                                        >4</hi></ref></cell>
                                <cell>2</cell>
                                <cell>10</cell>
                                <cell>14</cell>
                                <cell>23</cell>
                                <cell>9</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>TOTAL</cell>
                                <cell>16 (ou 15)</cell>
                                <cell>85</cell>
                                <cell>108</cell>
                                <cell>132</cell>
                                <cell>172</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>Nb. par an total</cell>
                                <cell>1,6</cell>
                                <cell>2,4</cell>
                                <cell>3,7</cell>
                                <cell>4,7</cell>
                                <cell>3,7</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>Nb. par an (intitulés)<ref target="#not_tab5"><hi rend="sup"
                                            >5</hi></ref></cell>
                                <cell>1,4 (1,6)</cell>
                                <cell>1,7 (2)</cell>
                                <cell>1,7 (2,1)</cell>
                                <cell>1 (1,8)</cell>
                                <cell>2,6 (2,7)</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>% actes souscrits (B) dans actes connus (A+B)</cell>
                                <cell>7% (0%)</cell>
                                <cell>18,6%</cell>
                                <cell>49%</cell>
                                <cell>74%</cell>
                                <cell>24,5%</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>Actes établis en chancellerie<ref target="#not_tab6"><hi
                                            rend="sup">6</hi></ref></cell>
                                <cell>3–5 ca.</cell>
                                <cell>16–22 ca.</cell>
                                <cell>13 ca.</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>Par an</cell>
                                <cell>0,3 à 0,5</cell>
                                <cell>0,4 à 0,6</cell>
                                <cell>0,45 ca.</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                            </row>
                        </table>
                        <p><ref xml:id="not_tab1"><hi rend="sup">1</hi></ref> Sur la base de
                            l’édition de MARIE FAUROUX&#160;; sans compter 8 notices de dons ou de
                            jugements.</p>
                        <p><ref xml:id="not_tab2"><hi rend="sup">2</hi></ref> Sur la base de
                            l’édition de MAURICE PROU&#160;; le chiffre inclut 7 lettres et
                            mandements, types non représentés auparavant.</p>
                        <p><ref xml:id="not_tab3"><hi rend="sup">3</hi></ref> Cas très douteux.</p>
                        <p><ref xml:id="not_tab4"><hi rend="sup">4</hi></ref> Uniquement mentions
                            explicites d’actes écrits (qui peuvent être seulement souscrits).</p>
                        <p><ref xml:id="not_tab5"><hi rend="sup">5</hi></ref> Entre crochets droits,
                            figure le nombre par an du total des actes intitulés et des deperdita (=
                            A+C).</p>
                        <p><ref xml:id="not_tab6"><hi rend="sup">6</hi></ref> Comptage hypothétique,
                            ne concernant que les actes intitulés, indépendamment de l’intervention
                            de chancellerie dans le type B&#160;; inclut les actes interpolés sur
                            fond d’acte établi en chancellerie.</p>

                    </div>
                    <div>
                        <head type="h2"><pb n="57"/>Tableau n. 2&#160;: décomptes
                            particuliers</head>
                        <div>
                            <head type="h3">Tableau n. 2a&#160;: ventilation des actes de Robert II
                                par cancellariat</head>
                            <table>
                                <row cols="4">
                                    <cell>Cancellariat</cell>
                                    <cell>Renaud / Francon</cell>
                                    <cell>Baudouin</cell>
                                    <cell>Actes s. d.</cell>
                                </row>
                                <row>
                                    <cell>Dates</cell>
                                    <cell>&gt; juin 1017</cell>
                                    <cell>février 1018 &gt;</cell>
                                    <cell>[996–1030]</cell>
                                </row>
                                <row>
                                    <cell>Durée</cell>
                                    <cell>21,5 ans</cell>
                                    <cell>13,5 ans</cell>
                                    <cell/>
                                </row>
                                <row>
                                    <cell>Actes intitulés</cell>
                                    <cell>27</cell>
                                    <cell>31</cell>
                                    <cell>3</cell>
                                </row>
                                <row>
                                    <cell>Actes souscrits</cell>
                                    <cell>5</cell>
                                    <cell>8</cell>
                                    <cell>1</cell>
                                </row>
                                <row>
                                    <cell>Deperdita sûrs</cell>
                                    <cell>2</cell>
                                    <cell>3</cell>
                                    <cell>5</cell>
                                </row>
                                <row>
                                    <cell>% période / total</cell>
                                    <cell>40%</cell>
                                    <cell>49%</cell>
                                    <cell>11%</cell>
                                </row>
                                <row>
                                    <cell>Nb. total / an (datés)</cell>
                                    <cell>1,6</cell>
                                    <cell>3,1</cell>
                                    <cell/>
                                </row>
                                <row>
                                    <cell>Actes chancellerie</cell>
                                    <cell>8–11 ca.</cell>
                                    <cell>8–11 ca.</cell>
                                    <cell>0</cell>
                                </row>
                                <row>
                                    <cell>Par an</cell>
                                    <cell>0,4 à 0,5</cell>
                                    <cell>0,6 à 0,8</cell>
                                    <cell/>
                                </row>
                            </table>
                        </div>
                        <div>
                            <head type="h3">Tableau n. 2b&#160;: ventilation chronologique des actes
                                de Lothaire et Louis V (954–987)</head>
                            <table>
                                <row>
                                    <cell>Tranche</cell>
                                    <cell>Texte conservé</cell>
                                    <cell>Deperdita</cell>
                                    <cell>Total par an</cell>
                                </row>
                                <row>
                                    <cell>Fin 954–965 (11,2 ans)</cell>
                                    <cell>18</cell>
                                    <cell>2</cell>
                                    <cell>1,8</cell>
                                </row>
                                <row>
                                    <cell>966–976 (11 ans)</cell>
                                    <cell>15</cell>
                                    <cell>3</cell>
                                    <cell>1,6</cell>
                                </row>
                                <row>
                                    <cell>977 – mars 986 (9,3 ans)</cell>
                                    <cell>10</cell>
                                    <cell>3</cell>
                                    <cell>1,4</cell>
                                </row>
                                <row>
                                    <cell>S. d. Lothaire</cell>
                                    <cell>–</cell>
                                    <cell>4</cell>
                                    <cell/>
                                </row>
                                <row>
                                    <cell>Total règne Lothaire (31,5 ans)</cell>
                                    <cell>43</cell>
                                    <cell>12</cell>
                                    <cell>1,7</cell>
                                </row>
                                <row>
                                    <cell>Louis V 986–987 (1,2 an)</cell>
                                    <cell>2</cell>
                                    <cell>–</cell>
                                    <cell>1,7</cell>
                                </row>
                                <row>
                                    <cell>Total</cell>
                                    <cell>45</cell>
                                    <cell>12</cell>
                                    <cell>1,75</cell>
                                </row>
                            </table>
                            <p>N.B.&#160;: le décompte est fait sur la base de l’édition HALPHEN-LOT
                                (1908), mais en tenant compte des additions et rectifications
                                proposées par JEAN DUFOUR, État et comparaison des actes faux ou
                                falsifiés intitulés au nom des Carolingiens français (840–987),
                                dans&#160;: Fälschungen im Mittelalter (Congrès Munich,
                                16–19 septembre 1986), Hannovre, 1988 (M.G.H. Schriften, 33), t. IV,
                                p. 167–210. Les faux assurés sont retranchés, de même que les actes
                                simplement souscrits (tous deux compris dans la première
                                tranche)&#160;; la matière est à peu près répartie par décennie.</p>
                        </div>
                        <div>
                            <head type="h3"><pb n="58"/>Tableau n. 2c&#160;: ventilation typologique
                                des actes royaux de 997 à 1108</head>
                            <table>
                                <row>
                                    <cell cols="4">– Actes intitulés au nom du roi seuls,
                                        pourcentage par règne (chiffres provisoires)</cell>
                                </row>
                                <row>
                                    <cell/>
                                    <cell>Robert II</cell>
                                    <cell>Henri I<hi rend="sup">er</hi></cell>
                                    <cell>Philippe I<hi rend="sup">er</hi></cell>
                                </row>
                                <row>
                                    <cell>Confirmations générales, protection, immunités</cell>
                                    <cell>39 %</cell>
                                    <cell>33,5 %</cell>
                                    <cell>26 %</cell>
                                </row>
                                <row>
                                    <cell>Dons de biens, droits ou bénéfices royaux</cell>
                                    <cell>23 %</cell>
                                    <cell>37,5 %</cell>
                                    <cell>49 %</cell>
                                </row>
                                <row>
                                    <cell>Confirmations de dons et abandons par des tiers</cell>
                                    <cell>38 %</cell>
                                    <cell>29 %</cell>
                                    <cell>25 %</cell>
                                </row>
                                <row>
                                    <cell/>
                                </row>
                                <row>
                                    <cell cols="4">– Actes intitulés au nom du roi et actes
                                        souscrits par le roi (chiffres provisoires)</cell>
                                </row>
                                <row>
                                    <cell/>
                                    <cell>Robert II</cell>
                                    <cell>Henri I<hi rend="sup">er</hi></cell>
                                    <cell>Philippe I<hi rend="sup">er</hi></cell>
                                </row>
                                <row>
                                    <cell>Confirmations générales, protection, immunités</cell>
                                    <cell>32 %</cell>
                                    <cell>17 %</cell>
                                    <cell>19 %</cell>
                                </row>
                                <row>
                                    <cell>Dons de biens, droits ou bénéfices royaux</cell>
                                    <cell>19 %</cell>
                                    <cell>19 %</cell>
                                    <cell>36 %</cell>
                                </row>
                                <row>
                                    <cell>Confirmations de dons et abandons par des tiers</cell>
                                    <cell>42 %</cell>
                                    <cell>64 %</cell>
                                    <cell>45 %</cell>
                                </row>
                            </table>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h2"><pb n="59"/>Tableau n. 3&#160;: la titulature royale des
                            actes de Robert II (NEWMAN n&#160;; 9–97)</head>
                        <table rend="sansbord">
                            <row>
                                <cell>Dei gratia rex (N. 18)</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>Dei misericordia rex (N. 30, 27, 92)</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>divina favente clementia Francorum rex (N. 28)</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>divina favente clementia Francorum rex clementissimus
                                    (N. 24)</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>divina favente clementia regni Francorum potenter tenens
                                    gubernacula (N. 17)</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>divina favente clementia rex (N. 26)</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>divina miserante clemencia [rex] Francorum (N. 50)</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>divina ordinante clemencia Francorum rex (N. 49)</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>divina ordinante clemencia rex Francorum semper augustus
                                    (N. 31)</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>divina ordinante providentia… rex (N. 68)</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>divina ordinante providentia Francorum rex (N. 25, 95)</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>divina propiciante clementia Francorum rex (N. 9, 14, 46,
                                    73)</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>divina propiciante clementia rex (N. 39, 44)</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>divina propiciante clementia rex Francorum (N. 40)</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>divina propitiante clementia serenissimus rex (N. 12)</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>divina providente clemencia Francorum rex (N. 83)</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>divina providente clemencia rex Francorum et abbas monasterii
                                    Sancti Aniani (N. 53)</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>divina repropitiante clementia rex (N. 67)</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>divinitatis annuente clemencia rex (N. 35)</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>gratia Dei amminiculante Francorum rex (N. 48)</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>gratia Dei Francorum rex (N. 15, 20, 33, 45, 52, 55, 57, 59,
                                    60, 64, 70, 72, 81, 84, 86, 88, 89, 91, 97)&#160;: chancellerie,
                                    entre autres gratia Dei Francorum rex serenissimus (N. 41,
                                    43)</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>gratia Dei gloriosus rex Francorum (N. 29)</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>gratia Dei procurante Francorum rex gloriosissimus
                                    (N. 58)</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>gratia Dei rex (N. 51, 77, 82, 94)</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>gratia et benignitate redemptoris Jesu Francorum rex
                                    (N. 47)</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>gratia ipsius J.C. Francorum rex (N. 23)</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>propicia largente Christi clementia… Francorum rex
                                    (N. 74)</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>propitiante divina clementia Francorum rex (N. 87)</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>Regis regum nutu Francorum rex (N. 19)</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>rex (N. 85)</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>rex et augustus divina ordinante providentia (N. 16).</cell>
                            </row>
                        </table>
                    </div>
                    <pb n="60"/>
                    <figure>
                        <graphic url="cid1992_image1.jpg"/>
                        <head>1. 989, 20. 6. Hugues Capet pour Saint-Maur-des-Fossés</head>
                    </figure>
                    <pb n="61"/>
                    <figure>
                        <graphic url="cid1992_image2.jpg"/>
                        <head>2. 1027 ou 1028. Robert II pour Saint-Pierre-au-Mont de Châlons</head>
                    </figure>
                    <pb n="62"/>
                    <figure>
                        <graphic url="cid1992_image3.jpg"/>
                        <head>3. 1054–1059. Henri I pour Saint-Maur-des-Fossés</head>
                    </figure>
                    <pb n="63"/>
                    <figure>
                        <graphic url="cid1992_image4.jpg"/>
                        <head>4. 1033–1037. Henri I – monogramme et sceau</head>
                    </figure>
                </body>
            </text>
            <text xml:id="art_04">
                <front>
                    <head><pb n="65"/>Typologie des actes de Philippe I<hi rend="sup">er</hi>
                        (1060–1108) et de Louis VI (1108–1137), rois de France</head>
                    <byline><docAuthor>Jean Dufour</docAuthor></byline>
                </front>
                <body>
                    <p>Au cours de cet exposé, je voudrais montrer tout à la fois les constantes des
                        actes des rois Philippe I<hi rend="sup">er</hi> et Louis VI, qui ont régné
                        en tout plus de trois-quarts de siècle et aussi les changements qui ne
                        manquèrent pas d’intervenir pour diverses raisons que j’aimerais
                        avancer.</p>
                    <p>Quelques repères bibliographiques tout d’abord&#160;:</p>
                    <p>Pour Philippe I<hi rend="sup">er</hi>, j’ai bien sûr utilisé l’édition de ses
                        actes due à M. PROU (Recueil des actes de Philippe I<hi rend="sup">er</hi>,
                        Paris, 1908&#160;; citée par la suite PROU<note><p>A son propos, cf.
                                notamment le compte-rendu de J. FLACH, dans&#160;: Journal des
                                savants, n. s., 9<hi rend="sup">e</hi> année, 1911,
                            p. 389–402.</p></note>), à laquelle il convient d’adjoindre trois
                        articles, le premier de M.L. CAROLUS-BARRE, Notice inédite d’une donation
                        faite par le roi Philippe I<hi rend="sup">er</hi> au prieuré de Saint-Arnoul
                        de Crépy, dans&#160;: Bibliothèque de l’École des chartes, t. 132, 1974,
                        p. 95–96, le deuxième de M.R.-H. BAUTIER, La prise en charge du Berry par le
                        roi Philippe I<hi rend="sup">er</hi> et les antécédents de cette politique
                        de Hugues le Grand à Robert le Pieux, dans&#160;: Media in Francia. Recueil
                        de mélanges offert à Karl Ferdinand Werner, Maulévrier, 1989, p. 31–60, le
                        dernier de M.O. GUYOTJEANNIN, Les actes établis par la chancellerie royale
                        sous Philippe I<hi rend="sup">er</hi>, dans&#160;: Bibliothèque de l’École
                        des chartes, t. 147, 1989, p. 29–48.</p>
                    <p>Pour Louis VI, j’ai eu recours au travail ancien d’A. LUCHAIRE, Louis VI le
                        Gros. Annales de sa vie et de son règne (1081–1137) avec une introduction
                        historique, Paris, 1890 (réimpr. Bruxelles, 1964&#160;; cité par la suite
                        LUCHAIRE), et surtout à mon édition (citée par la suite DUFOUR). J’ai en
                        outre publié un article intitulé Un faux de Louis VI relatif à Liancourt
                        (Oise), dans&#160;: Bibliothèque de l’École des chartes, t. 144, 1986,
                        p. 39–67 et fait une communication sur Louis VI, roi de France (1108–1137),
                        à la lumière des actes royaux et des sources narratives, parue dans&#160;:
                        Comptes rendus de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1990,
                        p. 456–482, 8 figures, 2 cartes.</p>
                    <p>En élaborant la présente étude, j’ai songé à m’inspirer des travaux de Mme P.
                        OSTOS SALCEDO, Genesis, tradicion y formas del documento de los condes de
                        Pallars (1288–1327), Sevilla, 1985 et de M.M. ROMERO TALLAFIGO, La
                        cancilleria del condado de Prades (1341–1358), dans&#160;: Landesherrliche
                        Kanzleien im Spätmittelalter, t. II, München, 1984, p. 637–658 (surtout
                        p. 652–655), concernant les XIII<hi rend="sup">e</hi> et XIV<hi rend="sup"
                            >e</hi> s.&#160;; malheureusement ma documentation, beaucoup moins
                        abondante, ne m’a pas permis de procéder de la même manière.</p>
                    <p>Après un bref inventaire des documents conservés pour ces deux règnes, je
                        montrerai les caractéristiques de la structure des actes royaux entre 1060
                        et 1137, puis j’insisterai sur quelques points particuliers (en privilégiant
                        souvent les originaux et aussi le règne de Louis VI)&#160;: la dimension des
                        actes, les monogrammes <pb n="66"/>employés, le scellement des actes, la
                        présence ou l’absence de préambules, de clauses comminatoires, l’ordre des
                        souscriptions des grands officiers.</p>
                    <p><hi rend="b">Les actes de Philippe I<hi rend="sup">er</hi>.</hi> L’édition de
                        M. PROU comporte 178 numéros (dont sept faux)&#160;; 42 d’entre eux sont des
                        originaux. Il convient d’y ajouter une donation dépourvue de date pour S.
                        Arnoul de Crépy, conservée en original<note><p>A son propos, cf. L.
                                CAROLUS-BARRE, op. cit.</p></note>, ainsi qu’un acte de 1100 pour
                        Plaimpied, connue par une copie de la fin du XV<hi rend="sup"
                                >e</hi> s.<note><p>A son sujet, cf. R.-H. BAUTIER, op.
                            cit.</p></note>.</p>
                    <p>Sur ces 173 actes sincères, quarante doivent être considérés à part&#160;; il
                        s’agit d’actes de tiers (royaux ou privés), en général antérieurs à 1080,
                        confirmés par Philippe I<hi rend="sup">er</hi> de sa souscription, de sa
                        croix, de son monogramme ou de son sceau, parfois par une formule développée
                        &#160;; remarquons que quelques églises ont obtenu de telles confirmations à
                        plusieurs reprises&#160;: Pontlevoy, S. Père de Chartres, S. Nicolas
                        d’Angers, S. Germain-des-Prés de Paris deux fois, Cluny trois fois et
                        surtout Marmoutier huit fois.</p>
                    <p>A côté des diplômes (ordinaires ou mineurs), on compte sept mandements et
                        lettres missives, tous postérieurs à 1089.</p>
                    <p>Pour M.O. GUYOTJEANNIN qui a procédé à un décompte très fin, 52 (ou peut-être
                        56) actes seraient dus à la chancellerie royale, tandis que 67 lui seraient
                        étrangers, le reste étant difficile à attribuer d’une manière certaine.</p>
                    <p>L’un des originaux, le PROU n. 40 (S. Denis), est connu par une double
                        ampliation originale, alors que les PROU n. 48 et 49 ont la forme de
                        chirographe.</p>
                    <p><hi rend="b">Les actes de Louis VI.</hi> Leur nombre est en très nette
                        augmentation par rapport au règne précédent. J’en ai en effet inventorié 457
                        (dont vingt faux), émanant soit du prince royal (n. 1 à 18) soit du roi
                        (n. 19 à 457), délivrés en faveur d’un grand nombre de
                                destinataires<note><p>Cf. J. DUFOUR, Louis VI, roi de France
                                (1108–1137)…, p. 464, fig. 10&#160;: carte des destinataires des
                                actes de Louis VI.</p></note> &#160;: il s’agit de 408 diplômes
                        (dont 91 perdus), de 33 lettres (dont dix-huit perdues), de 14 mandements
                        (dont sept perdus) et de 2 lettres patentes. 96 de ces divers documents sont
                        des originaux. Des doubles ampliations existent pour les DUFOUR n. 80 et 233
                        (Paris, S. Victor), tandis que deux autres actes (les DUFOUR n. 242,
                        Corbeil, N.-D. 409, S. Denis, se présentent sous la forme de chirographe par
                        CIROGRAPHUM). Une lettre missive mérite ici une mention spéciale&#160;; il
                        s’agit de celle qui, adressée aux cardinaux en 1130 pour notifier la
                        reconnaissance d’Innocent II par le roi, est conservée par une seule source,
                        à Olomouc, sous la coté Státní Archiv, CO 205, fol. 202, DUFOUR
                                n. 291<note><p>Cf. Planche 1.</p></note>.</p>
                    <p>Les actes de tiers, souscrits par le roi, disparaissent presque totalement
                        sous Louis VI&#160;; en effet, si l’on en compte encore six sous son
                                principat<note><p>N. 1 (Reims, S. Remi), 4 (S. Mesmin-de-Micy), 5
                                (Morigny), 6 (Molesme), 10 (Étampes, N.-D.) et 14 (S.
                                Maur-des-Fossés). En gras sont indiqués les actes conservés en
                                original, en caractères normaux ceux conservés par des
                            copies.</p></note>, trois seulement existent pour son règne, les DUFOUR
                        n. 35 (Tournus), datable de 1108–1109, n. 44 (S. Benoît-sur-Loire) de 1110
                        et n. 243 (S. Riquier) de 1126.</p>
                    <p>Pour les <hi rend="b">caractères externes,</hi> j’examinerai essentiellement
                        les actes de Louis VI, car M. PROU n’a pas décrit dans le détail les
                        originaux de Philippe I<hi rend="sup">er</hi> et s’est borné à en noter les
                        dimensions.</p>
                    <p>Le graphique n. I <hi rend="b">(Dimension des actes originaux de
                                Philippe I<hi rend="sup">er</hi>)</hi> montre que les actes
                        originaux intitulés au nom de Philippe I<hi rend="sup">er</hi> sont dans
                        leur grande majorité plus hauts que larges&#160;; seuls sept d’entre eux ont
                        une largeur supérieure à la hauteur, notamment le PROU n. 169 (Paris,
                        N.-D.), haut de 43 mm et large de 140, datable <pb n="67"/>de 1103–1108, qui
                        est un mandement. Dans la majorité des cas, la hauteur est comprise entre
                        400 et 600 mm (21 fois sur 43) et la largeur entre 300 et 500 mm (à 24
                        reprises).</p>
                    <p>Le graphique n. II <hi rend="b">(Dimensions des actes originaux de
                            Louis VI)</hi><note><p>Cf. Planche 2.</p></note> révèle la persistance
                        des mêmes habitudes durant la première partie du XII<hi rend="sup">e</hi> s.
                        En effet, à l’exception de cinq actes, les originaux sont plus hauts que
                        larges. 16 mesurent entre 500 et 600 mm de haut, 16 autres entre 400 et
                        500 mm, 27 entre 300 et 400 mm. De plus, si l’on fait le rapport hauteur /
                        largeur pour l’ensemble des originaux de Louis VI, on arrive à un chiffre
                        compris dans la moitié des cas entre 1 et 1, 2 et dans le quart des cas
                        entre 1, 2 et 1, 4.</p>
                    <p>Sous Louis VI, la réglure est faite habituellement à la pointe sèche,
                        exceptionnellement à la mine de plomb ou à l’encre. Le parchemin est
                        toujours préparé à longues lignes, à l’exception de celui des DUFOUR n. 102
                        (Paris, N.-D.-des-Champs) et 116 (Pontoise, S. Martin), où l’on observe une
                        réglure à deux colonnes, donc envisagée pour un manuscrit.</p>
                    <p>La <hi rend="b">justification</hi> est délimitée par un trait vertical à
                        gauche en bon nombre de cas, surtout à partir de Louis VI, plus rarement à
                        droite. Soulignons que celle du DUFOUR n. 274 (Paris, N.-D.) est
                        particulièrement soignée.</p>
                    <p>Les actes sont habituellement écrits à longues lignes, du moins pour le texte
                        &#160;; on trouve cependant sur quelques originaux une première ligne
                        incomplète (par exemple sur le DUFOUR n. 67, Orléans, S. Croix) ou encore
                        des alinéas, notamment pour le préambule, les formules finales. Dans de
                        nombreux cas, la première ligne est totalement ou partiellement écrite en
                        lettres étirées, parfois enclavées (par exemple le PROU n. 4, S. Denis, ou
                        le DUFOUR n. 140 Paris, S. Geneviève)&#160;; alors les divers mots qui la
                        composent peuvent être séparés les uns des autres par des points disposés
                        verticalement (par exemple DUFOUR n. 226, Orléans, S. Croix).</p>
                    <p>Habituellement, l’encre employée, à base de sulfate de fer, est noire avec
                        des nuances très diverses. Un acte de Philippe I<hi rend="sup">er</hi>, le
                        PROU n. 100 (S. Benoît-sur-Loire), offre la particularité de présenter
                        maintenant une encre verte, à l’origine noire et à base de sulfate de
                                cuivre<note><p>A ce sujet, cf. A. GIRY, Manuel de diplomatique,
                                Paris, 1894, p. 502&#160;; M. PROU, Philippe I<hi rend="sup"
                                >er</hi>, p. 258, n. 1.</p></note>. Quant à l’encre rouge, on la
                        trouve en une occasion, sur le DUFOUR n. 274 (Paris, N.-D.), déjà cité, pour
                        la première ligne, les noms de personne et le monogramme.</p>
                    <p>Des différences dans la taille de la plume comme dans l’encre utilisée,
                        visibles sur quelques originaux, témoignent de l’établissement fréquent des
                        documents royaux en deux ou plusieurs temps. Ainsi observe-t-on sur les
                        DUFOUR n. 216 (Paris, S. Geneviève) et 331 (Yerres) des teintes différentes
                        pour le texte et l’eschatocole.</p>
                    <p>Les actes de Philippe I<hi rend="sup">er</hi>, comme de Louis VI, sont
                        transcrits bien évidemment par un grand nombre de mains différentes. Voici
                        les plus marquantes de ce dernier règne.</p>
                    <p>Tout d’abord, deux écritures de chancellerie.</p>
                    <p>Un scribe [A] a copié notamment les DUFOUR n. 70 (pour S. Denis), 97 et 157
                        (tous deux pour Paris, N.-D.)&#160;; comme cette main se retrouve sur une
                        charte-partie, intitulé au nom de Galon, évêque de Paris<note><p>Archives
                                nationales, K 21<hi rend="sup">A</hi>, n. 1<hi rend="sup"
                                >3</hi>&#160;; d. J. DEPOIN, Recueil de chartes et documents de
                                Saint-Martin-des-Champs, monastère parisien, t. I, Paris, 1912,
                                p. 197, n. 124&#160;; à ce sujet, cf. J. DUFOUR, Recueil des actes
                                de Louis VI, t. I, p. 153, n. 3.</p></note>, il est clair que des
                        chanoines de Paris étaient alors en charge à la chancellerie royale.</p>
                    <p><pb n="68"/>Un autre scribe [B] ou des copistes apparentés ont transcrit un
                        très grand nombre de diplômes, en deux périodes différentes (1120–1127 et
                        1132–1137), au cours desquelles Etienne de Garlande détenait la chancellerie
                        &#160;; <hi rend="i">a contrario</hi>, elles ont disparu durant le
                        cancellariat de Simon de Chécy (1128–1132). Nous avons donc affaire dans ces
                        divers cas aux mains de clercs proches d’Etienne de Garlande qui le
                        suivirent dans sa disgrâce, comme lors de son retour auprès du
                                roi<note><p>On peut ajouter que cette même écriture se retrouve sur
                                un acte de Louis VII de 1137 (cf. A. LUCHAIRE, Études sur les actes
                                de Louis VII, Paris, 1885 (réimpr. 1964), n. 8&#160;; F. GASPARRI,
                                L’écriture des actes de Louis VI, Louis VII et Philippe Auguste,
                                Genève-Paris, 1973, pl. XIII [14]), c’est-à-dire après qu’Etienne de
                                Garlande a quitté officiellement l’entourage royal.</p></note>.</p>
                    <p>Pour les écritures de destinataires, je me bornerai à mentionner une main
                        génovéfaine (DUFOUR n. 29, 50 et 141) qui se retrouve sur deux chartes
                        d’Etienne de Garlande, doyen de S. Geneviève, établies dans le chapitre de
                        cette église et datant de 1116 et 1118<note><p>Archives nationales, L 879,
                                n. 59 (éd. B. GUÉRARD, Cartulaire de Notre-Dame de Paris, t. I,
                                p. 147, n. I&#160;; cf. LUCHAIRE, Louis VI, n. 208) et S 163 (éd. R.
                                de LASTEYRIE, Cartulaire général de Paris, p. 202, n. 179)&#160;; à
                                ce sujet, cf. J. DUFOUR, Recueil des actes de Louis VI, t. I, p. 57,
                                n. 2.</p></note>.</p>
                    <p>Passons maintenant aux trois signes de validation employés par Philippe I<hi
                            rend="sup">er</hi> et Louis VI&#160;: la <hi rend="b">croix,</hi> le <hi
                            rend="b">monogramme</hi> et le <hi rend="b">sceau.</hi></p>
                    <p>Sous Philippe I<hi rend="sup">er</hi><note><p>Cf. M. PROU, Philippe I<hi
                                    rend="sup">er</hi>, p. CXVIII-CXIX.</p></note>, une <hi rend="b"
                            >croix,</hi> placée après le texte, est parfois accompagnée d’une
                        expression telle que <hi rend="i">Signum Philippi regis</hi>&#160;; dans
                        quelques cas, elle est dite apposée de la main du roi. En ce qui concerne
                        Louis VI, on la trouve en 1102 au bas d’un acte du prince royal (n. 7,
                        Molesme), puis en 1113–1114 et pour la dernière fois en 1118 (n. 135 et 142
                        &#160;; elle semble parfois autographe.)</p>
                    <p>Les <hi rend="b">monogrammes</hi> de Philippe I<hi rend="sup">er</hi> comme
                        de Louis VI sont de dimensions et de formes très variables. M.
                                    PROU<note><p>Philippe I<hi rend="sup">er</hi>, p. CXIX-CXXIV et
                                pl. I, IV.</p></note> a répertorié avec soin ceux de Philippe I<hi
                            rend="sup">er</hi>, à savoir&#160;:</p>
                    <list type="dash">
                        <item>un monogramme cruciforme à losange central, type commun, dont il
                            existe cependant 14 variantes différentes&#160;;</item>
                        <item>un monogramme cruciforme dépourvu de losange central, avec quatre
                            variantes différentes&#160;;</item>
                        <item>un monogramme carré à losange central, connu seulement en trois
                            exemplaires&#160;;</item>
                        <item>un monogramme carré dépourvu de losange central, conservé sur quatre
                            actes.</item>
                    </list>
                    <p>Le monogramme de Louis VI, premier roi à porter ce nom depuis le règne de
                        Louis IV (936–954) – si l’on excepte celui très bref de Louis V (986–987) –,
                        est tout aussi varié dans le détail. Cependant dans ce cas, ce n’est pas la
                        structure des traits qui diffère, mais les lettres qui lui servent de base
                        &#160;:</p>
                    <list type="dash">
                        <item>un premier, en 1106, est construit sur la lettre <hi rend="i">O</hi>
                            (en forme de losange), sur lequel viennent se greffer les lettres <hi
                                rend="i">L, D, S</hi> et <hi rend="i">C</hi> (DUFOUR n. 12,
                            Compiègne, S. Corneille)<note><p>Notons que ce monogramme est très
                                    proche de celui d’un précepte de Louis IV, également pour S.
                                    Corneille de Compiègne (éd. Ph. LAUER, Recueil des actes de
                                    Louis IV, roi de France…, Paris, 1914, p. 8, n. IV).</p></note>
                            &#160;; pour A. LUCHAIRE<note><p>Sur deux monogrammes inédits de Louis
                                    le Gros, dans&#160;: Académie des Inscriptions et
                                    Belles-Lettres. Comptes rendus des séances de… 1886, 4e série,
                                    t. XIV, 1887, p. 460.</p></note>, ce monogramme, dit encore
                            cruciforme, se rattache aux traditions carolingienne et, en partie,
                            capétienne&#160;;</item>
                        <item>un deuxième, bâti régulièrement à compter de 1108 sur la lettre <hi
                                rend="i">H</hi> de <hi rend="i">Hludovicus</hi>, représente le
                            monogramme courant et reprend la pratique carolingienne&#160;; dans la
                            quasi-totalité des dessins, la structure est identique et c’est dans le
                            détail que changent la forme des traits, celle des lettres, la place
                            exacte assignée à chacune des lettres secondaires<note><p>Cf. par
                                    exemple J. DUFOUR, Louis VI, roi de France (1108–1137)…, p. 458,
                                    fig. 1&#160;: monogramme du DUFOUR n. 21 (Sens, S.
                                    Pierre-le-Vif).</p></note>. La diversité de ce type doit être
                            rapprochée de la multiplicité des mains&#160;;</item>
                        <item>un troisième, basé sur la lettre <hi rend="i">L</hi>, est conservé en
                            quatre exemplaires&#160;; au bas de trois actes (DUFOUR n. 83 et 201, S.
                            Pierre de Beauvais, 141, S. Geneviève de <pb n="69"/>Paris), il donne
                            l’ensemble des lettres de <hi rend="i">Ludovicus</hi>, disposées
                            seulement de manière différente&#160;; sur le 4e acte (DUFOUR n. 355,
                            Yerres), il est minuscule et se réduit aux lettres <hi rend="i">L, D,
                                V</hi> et <hi rend="i">U</hi>&#160;; A. LUCHAIRE<note><p>Op. cit.,
                                    p. 461.</p></note> a souligné qu’ «&#160;il n’a point de
                            similaires dans la diplomatique carolingienne et est purement capétien
                            &#160;».</item>
                    </list>
                    <p>Les deux <hi rend="b">sceaux de majesté</hi> de Philippe I<hi rend="sup"
                            >er</hi><note><p>A ce propos, cf. PROU, Philippe I<hi rend="sup"
                                >er</hi>, p. CXXIV-CXXIX&#160;; Archives nationales. Corpus des
                                sceaux français du Moyen Âge. T. II. Le sceaux des rois et de
                                régence par M. DALAS, Paris, 1991, n. 63 et 64.</p></note> et celui
                        de Louis VI<note><p>Ibid., n. 66.</p></note> sont étroitement apparentés.
                        Ils diffèrent seulement dans le détail, que ce soit dans l’aspect physique
                        des rois, leurs vêtements, les graphies des légendes.</p>
                    <p>Philippe I<hi rend="sup">er</hi> réutilise, de 1060 à 1069, la matrice du
                        sceau de son père Henri I<hi rend="sup">er</hi>. Retenons que, sur ce sceau
                        rond de 73 mm de diamètre, le roi, assis sur une banquette à deux étages
                        d’arcatures, porte une épaisse barbe et des cheveux courts, ceints d’une
                        couronne à trois pointes&#160;; vêtu d’une longue dalmatique et d’un court
                        manteau attaché à l’épaule droite, il tient de la main droite un fleuron et
                        de la gauche un sceptre. La légende en est&#160;:</p>
                    <p rend="center">PHILIPus DeI GRatiA FRANCORVm REX</p>
                    <p>Le second sceau de Philippe I<hi rend="sup">er</hi>, connu de 1080 à 1103 /
                        1108, de facture plus soignée, rond et de 71 mm de diamètre, montre le roi
                        assis sur un trône, orné d’avant-corps de lions et placé sur une
                        estrade&#160;; outre la dalmatique, Philippe I<hi rend="sup">er</hi> porte
                        un manteau attaché par un fermail à trois pointes et tient de la main droite
                        une verge et de la gauche un sceptre orné de noeuds et terminé par une fleur
                        de lis. La légende, comportant le mot PHILIPPVS bien orthographié et écrit
                        en entier, en est&#160;:</p>
                    <p rend="center">PHILIPPVS DeI GRatiA FRANCORVM REX</p>
                    <p>L’unique sceau de majesté de Louis VI, en usage durant tout le règne, rond et
                        de 71 mm de diamètre, est étroitement apparenté au second sceau de
                            Philippe I<hi rend="sup">er</hi>&#160;; les seuls éléments vraiment
                        différents que l’on peut y noter sont le large bandeau de la couronne et les
                        trois boules du fermoir du manteau. La légende en est&#160;:</p>
                    <p rend="center">LVDOVICVS DeI GRatiA FRANCORVM REX</p>
                    <p>Ces divers sceaux sont faits de cire vierge plus ou moins pure, d’où les
                        couleurs plus ou moins foncées qu’ils ont prises avec le temps&#160;; en de
                        rares occasions<note><p>N. 233 (Paris, S. Victor&#160;: A<hi rend="sup"
                                    >2</hi>), 356 et 369 (Paris, S. Victor)&#160;; il en allait de
                                même du sceau perdu des n. 31 (Tournai, S. Martin&#160;: couleur
                                rouge brique), 165 (Senlis, S. Vincent&#160;: scel en cire blanche
                                couvert d’un vernis rougeâtre), 218 (Josaphat&#160;: en cire blanche
                                rougeâtre), 310 (Les Echarlis&#160;: en cire rouge), 358 (Paris, S.
                                Victor&#160;: <hi rend="i">de cera rubea</hi>) et 378 (Laon,
                                N.-D.&#160;: scellées en… cire vermaille).</p></note>, on note
                        toutefois une coloration rougeâtre qui, selon G.
                                TESSIER<note><p>Diplomatique royale française, Paris, 1962,
                                p. 214.</p></note>, ne peut guère s’expliquer que par l’addition
                        d’une matière colorante. Ils ont toujours été plaqués jusque vers 1110, du
                        moins sur les diplômes. Auparavant, une charte d’Anne de Kiev, confirmée par
                        son fils<note><p>PROU, Philippe I<hi rend="sup">er</hi>, n. 36
                                (1060–1067).</p></note>, et deux mandements (dont le PROU
                                n. 169)<note><p>Ibid., n. 137 (1090–1100) et 169
                            (1103–1108).</p></note> – trop petits pour porter un sceau plaqué –
                        avaient été scellés d’un sceau pendant.</p>
                    <p>Au cours du règne de Louis VI, un lent changement se produit, comme le montre
                        le graphique n. III <hi rend="b">(Scellement des actes de Louis VI).</hi> La
                        date exacte de l’emploi du premier sceau pendant fait difficulté&#160;: il
                        apparaît en effet d’une manière isolée en <pb n="70"/>1110, au bas du DUFOUR
                        n. 46 pour Bonneval (qui n’est pas sans soulever des problèmes), puis à
                        compter de 1113, au bas d’une des deux ampliations du DUFOUR n. 80 (Paris,
                        S. Victor)&#160;; en 1124, il est utilisé pour trois actes&#160;; en 1128,
                        il l’emporte pour la première fois sur le sceau plaqué et, en 1134, triomphe
                        définitivement, soit peu de temps après le début du second cancellariat
                        d’Etienne de Garlande (1132, après le 23 octobre).</p>
                    <p>Les attaches peuvent être en parchemin, sous forme de double queue (DUFOUR
                        n. 293, 307, 320, 321, 356, 367, 369, 383, 409), en cuir, sous forme de
                        simple courroie (DUFOUR n. 80 [A<hi rend="sup">2</hi>]), de double courroie
                        (DUFOUR n. 142, 285), ou encore de lanière (DUFOUR n. 233 [A<hi rend="sup"
                            >2</hi>], 269, 284), exceptionnellement en soie, sous forme de lacs
                        (n. 220). Il convient de rappeler aussi que Louis VI fut le premier, comme
                        roi désigné, à disposer d’un sceau <hi rend="i">ante susceptum</hi> de type
                        équestre (connu par une gravure de MABILLON<note><p>De re diplomatica,
                                p. 427&#160;; cf. aussi J. DUFOUR, Louis VI, roi de France
                                (1108–1137)…, p. 464, fig. 5.</p></note>). Mme M.
                                DALAS<note><p>Corpus des sceaux…, n. 65.</p></note> en donne la
                        description suivante&#160;: «&#160;Le prince, vêtu d’une longue tunique et
                        coiffé d’un heaume conique, tient de la main droite une lance ornée d’un
                        gonfalon et de la gauche la bride de son cheval qui marche vers la
                        droite&#160;». Autour du champ du sceau, la légende se lit&#160;:</p>
                    <p rend="center">(<hi rend="i">Crux</hi>) SIGILLVM LODOVICI DESIGNATI REGIS</p>
                    <p>J’en viens maintenant aux <hi rend="b">caractères internes</hi> des diplômes
                        de Philippe I<hi rend="sup">er</hi> et de Louis VI ou plus précisément à
                        leur structure.</p>
                    <p>Les feuilles descriptives, établies par mes soins, donnent, en plus de la
                        légende des sigles employés<note><p>Cf. Planche 3.</p></note>, un
                        échantillon de l’ensemble de ma recherche&#160;: l’exemple choisi pour
                            Philippe I<hi rend="sup">er</hi><note><p>Cf. Planche 4.</p></note>
                        couvre les années 1067–1077 et concerne donc deux des périodes déterminées
                        par M.O. GUYOTJEANNIN&#160;; le premier exemple pris pour
                                Louis VI<note><p>Cf. Planche 5.</p></note> intéresse le début du
                        règne (1108–1113), tandis que le second<note><p>Cf. Planche 6.</p></note> a
                        trait à la période 1125–1130, correspondant à la fin du premier cancellariat
                        d’Etienne de Garlande et à une grande partie de celui de Simon de Chécy.</p>
                    <p>Outre les références à l’édition de PROU ou à la mienne, le nom du
                        destinataire et la date, ces trois feuilles descriptives mentionnent pour
                        chacun des diplômes les parties essentielles du protocole et de
                        l’eschatocole, dans l’ordre où elles apparaissent. Afin de rendre plus
                        évidents cet ordre ou encore l’absence d’une de ces parties, j’ai donné
                        comme épine dorsale au protocole la suscription (Su) et à l’eschatocole
                        d’une part la clause de corroboration (C), d’autre part la date (qu’elle
                        comprenne les dates de lieu et de temps [Dlt] ou seulement la date de temps
                        [Dt]).</p>
                    <p>J’ai aussi reporté certaines de ces données (relatives au préambule, aux
                        clauses comminatoires, aux souscriptions de témoins ou des grands officiers)
                        sur des graphiques, afin de discerner exactement l’évolution de leur
                        présence.</p>
                    <p>D’une manière générale, ce qui saute aux yeux de prime abord – on pouvait
                        d’ailleurs s’y attendre –, c’est la grande complexité, la grande diversité
                        des schémas, notamment pour le règne de Philippe I<hi rend="sup"
                        >er</hi>.</p>
                    <p>Le schéma habituel du protocole est I-Su-P (Invocation verbale – Suscription
                        – Préambule)&#160;; remarquons toutefois une anomalie étonnante pour quatre
                        actes, un de <pb n="71"/>Philippe I<hi rend="sup">er</hi> (le PROU
                        n. 153&#160;: Paris, N.-D.), trois de Louis VI, dont un original (DUFOUR
                        n. 41, S. Maur-des-Fossés, 43, Dreux, S. Etienne et 49, Chartres, S.
                        Jean-en-Vallée), à savoir l’absence de suscription&#160;: puisque ces divers
                        actes sont délivrés en faveur de destinataires différents, cette
                        «&#160;négligence&#160;» est à mettre au compte d’un clerc de la
                        chancellerie royale étourdi ou inexpérimenté.</p>
                    <p>Quant au préambule, le graphique n. IV <hi rend="b">(Dénombrement des
                            préambules)</hi><note><p>Cf. Planche 7.</p></note> montre la coupure
                        nette de l’année 1113&#160;; en effet, jusqu’à cette date, une grande
                        proportion d’actes en est dotée&#160;; seules font exception les années
                        1085, 1092, 1106, cette dernière correspondant au début du cancellariat d’
                        Etienne de Garlande, et 1108. A partir de 1114, le pourcentage des diplômes
                        à préambule chute.</p>
                    <p>Le schéma de l’eschatocole, comportant de nombreuses données, offre plus de
                        complexité&#160;; par là-même, il est plus riche d’enseignements.</p>
                    <p>Le graphique n. V <hi rend="b">(Dénombrement des clauses
                                comminatoires)</hi><note><p>Cf. Planche 8.</p></note> indique une
                        évolution différente pour l’emploi des clauses comminatoires&#160;; en
                        effet, on n’en trouve que fort rarement après 1094 / 1095, exception faite
                        des années 1113 et 1118.</p>
                    <p>L’examen du graphique n. VI <hi rend="b">(Dénombrement des
                                témoins)</hi><note><p>Cf. Planche 9.</p></note> permet de distinguer
                        deux périodes bien distinctes pour ces trois-quarts de siècle&#160;;
                        jusqu’en 1114, une grande proportion de diplômes sont souscrits par des
                        tiers&#160;; à compter de 1115, de telles souscriptions deviennent rares,
                        voire exceptionnelles.</p>
                    <p>En résumé, comme on pouvait s’y attendre, il n’y a en aucun cas solution de
                        continuité dans l’aspect formel des actes en 1108&#160;; certaines habitudes
                        changent en effet dans les dernières années du XI<hi rend="sup">e</hi> s.,
                        d’autres en 1106 avec l’entrée en charge du chancelier Etienne de Garlande,
                        d’autres, plus nombreuses, en 1112 / 1114.</p>
                    <p>En fait, l’acte royal évolue en fonction, non seulement du changement de
                        personnel à la tête de la chancellerie royale, mais aussi des contingences
                        historiques. Pour le règne de Philippe I<hi rend="sup">er</hi>, je rejoins
                        pour l’essentiel les conclusions d’O. GUYOTJEANNIN<note><p>Les actes établis
                                par la chancellerie royale…</p></note> qui a distingué trois
                        temps&#160;: 1) l’héritage (1060–1067)&#160;; 2) la transition
                        (1067–1072)&#160;; 3) la longue mise en place d’un nouveau type de diplôme
                        capétien (à partir de 1073). Suivent, à mon sens, les périodes suivantes
                        pour la fin du règne de Philippe I<hi rend="sup">er</hi> et celui de
                        Louis VI&#160;; 4) le début du premier cancellariat d’Etienne de Garlande
                        (de 1106 à 1112 / 1113)&#160;; 5) les innovations consécutives à la
                        fondation de Puiseaux / S. Victor (1112 / 1113–1120)&#160;; 6) l’hégémonie
                        d’Etienne de Garlande (1120–1127)&#160;; 7) le cancellariat de Simon de
                        Chécy (1128–1132)&#160;; 8) les modifications consécutives au retour en
                        grâce d’Etienne de Garlande (1132–1137).</p>
                    <p>Tout d’abord le règne de Philippe I<hi rend="sup">er</hi>.</p>
                    <p>1) L’héritage (1060–1067). Deux phénomènes apparemment contradictoires
                        marquent ces sept années&#160;: d’une part, le maintien des idées et des
                        termes carolingiens, d’autre part la contamination de l’acte royal par
                        l’acte privé, avec entre autres l’apparition de souscriptions de tiers.</p>
                    <p>2) La transition (1067–1072). Cette période est marquée par un certain
                        accroissement du personnel de la chancellerie qui entraîne une
                        diversification des formules. La différence entre préceptes ordinaires et
                        préceptes mineurs touche alors <pb n="72"/>moins au fond qu’à la forme. Les
                        préceptes ordinaires peuvent comporter de longs préambules à base
                        scripturaire, semblables à ceux que l’on trouvera au début du règne de
                        Louis VI (DUFOUR, n. 29, Paris, S. Geneviève, de 1109)&#160;; ils sont
                        habituellement souscrits par des tiers, ecclésiastiques ou laïques&#160;;
                        leur date contient souvent des éléments multiples (indiction, épactes,
                        éventuellement concurrents…). Les préceptes mineurs, plus brefs, conjuguent
                        une grande homogénéité de structure et une grande diversité des expressions
                        &#160;; ils se caractérisent par l’absence de préambule et le développement
                        de la pétition.</p>
                    <p>3) La longue mise en place d’un nouveau type de diplôme capétien (à partir de
                        1073). La proportion des préceptes ordinaires diminue encore&#160;; leur
                        aspect extérieur est souvent soigné&#160;; les préambules abandonnent
                        généralement leur tonalité religieuse pour retrouver la tradition
                        carolingienne. Mais surtout des modifications, tantôt momentanées, tantôt
                        durables, apparaissent dans les éléments du discours diplomatique&#160;: le
                        pronom personnel accompagnant la suscription royale est de plus en plus
                        rare&#160;; le nom du roi peut n’être cité que par ses deux initiales&#160;;
                        mais surtout la souscription des quatre grands officiers se met
                        graduellement en place à partir des années 1070–1080 (graphique
                        n. VII&#160;: <hi rend="b">Ordre des souscriptions des grands officiers sous
                                Philippe I<hi rend="sup">er</hi>, de 1060 à 1105</hi>). Un autre
                        fait important se produit alors, à savoir l’apparition des mandements.</p>
                    <p>Ensuite, la fin du règne de Philippe I<hi rend="sup">er</hi> et celui de
                        Louis VI.</p>
                    <p>4) Le début du premier cancellariat d’Etienne de Garlande (de 1106 à 1112 /
                        1113). Avec l’arrivée à la chancellerie du jeune Etienne de Garlande, dont
                        les chroniqueurs dénoncent à l’envi l’ambition démesurée en même temps que
                        la grossièreté<note><p>Yves de Chartres le qualifie ainsi de&#160;: <hi
                                    rend="i">homo illitteratus, aleator, mulierum sectator, publice
                                    olim de adulterio publico infamatus</hi> (Epist. LXXXIX, éd.
                                P.L., t. 162, col. 109).</p></note>, le diplôme capétien se
                        caractérise alors tout à la fois par le maintien de formes anciennes,
                        l’existence de formules particulières et le début d’une certaine «
                        standardisation&#160;».</p>
                    <p>Au titre du maintien de formes anciennes, il convient de citer l’emploi de
                        clauses comminatoires, la fréquence des souscriptions de témoins,
                        l’utilisation constante du sceau plaqué.</p>
                    <p>L’existence de formules ou données transitoires apparaît dans&#160;:</p>
                    <list type="dash">
                        <item>un type particulier de préambules – présents dans des actes délivrés
                            en faveur d’églises différentes et donc établis par la chancellerie
                            royale – exprimant à une quinzaine de reprises, avec des variantes de
                            détail, l’idée que tout fait, s’il n’est pas confié à l’écrit, tombe
                            partiellement ou totalement dans l’oubli<note><p>Cf. notamment n. 45 (S.
                                    Mesmin-de-Micy), 49 (Chartres, S. Jean-en-Vallée de Chartres),
                                    65 (Henri le Lorrain&#160;: fonds de S. Magloire de Paris),
                                    etc.</p></note>&#160;;</item>
                        <item>la notification <hi rend="i">Universis sanctae Dei Ecclesiae
                                cultoribus</hi>…, avec de multiples variantes de détail, notamment
                            pour le choix du verbe, qui disparaît presque à compter de 1112,
                            totalement en 1118&#160;;</item>
                        <item>l’ordre des souscriptions des grands officiers qui peut alors être
                            représenté par la formule 1234 (graphique VIII&#160;: <hi rend="b">Ordre
                                des souscriptions des grands officiers sous Philippe I<hi rend="sup"
                                    >er</hi> et Louis VI, de 1106 à 1137</hi>), ou pour être plus
                            explicite sénéchal – connétable – bouteiller – chambrier&#160;;</item>
                        <item>le prénom des grands officiers qui est fréquemment suivi d’un
                            déterminant (ex. <hi rend="i">Wido de Turri</hi>)&#160;;</item>
                        <item><pb n="73"/>l’emploi d’un chrisme, faisant pendant au monogramme, sur
                            six originaux de 1111 et 1112<note><p>Notons que cela ne se reproduisit
                                    par la suite qu’en une seule occasion sous Louis VI, en 1132
                                    (DUFOUR n. 333 [S. Martin-des-Champs]).</p></note>
                            &#160;;</item>
                        <item>la coexistence de deux types de formules de souscription de
                            chancellerie, l’un objectif, emprunté à la chancellerie pontificale, <hi
                                rend="i">Data per manum talis cancellarii</hi>, l’autre subjectif
                            (variant dans le détail), tel que <hi rend="i">Talis cancellarius
                                relegendo subscripsi</hi>.</item>
                    </list>
                    <p>Un début d’uniformisation se manifeste enfin dans l’apparition de la formule
                        introductive des souscriptions des grands officiers, destinée à un grand
                        avenir&#160;: <hi rend="i">Astantibus in palatio nostro quorum nomina
                            subtitulata sunt et signa</hi>.</p>
                    <p>5) Les innovations consécutives à la fondation de Puiseaux / S. Victor (1112
                        / 1113–1120).</p>
                    <list type="dash">
                        <item>à compter de 1112, le déterminant accompagnant le prénom des grands
                            officiers disparaît complètement, d’où quelque difficulté pour procéder
                            à certaines identifications&#160;;</item>
                        <item>pour la souscription de chancellerie, seul ou à peu près subsiste le
                            type objectif à partir de 1113<note><p>Au sujet de cette formule, cf. G.
                                    TESSIER, Diplomatique royale française,
                            p. 222-223.</p></note>,</item>
                        <item>le sceau pendant commence à être employé assez fréquemment à compter
                            de cette même date.</item>
                    </list>
                    <p>Subsistent cependant encore quelques exemples de clauses comminatoires en
                        1113–1114 (n. 81, Étampes, N.-D., 82, Meung-sur-Loire, S. Liphard, 84,
                        Pithiviers, S. Pierre, 86, Givaudins, 87, S. Denis et 97, Paris, N.-D.).</p>
                    <p>Les années 1112 / 1113 marquent donc un tournant important dans les habitudes
                        de la chancellerie royale, comme l’ont déjà remarqué A.
                                LUCHAIRE<note><p>Louis VI, p. 298 et 308.</p></note> et G.
                                TESSIER<note><p>Diplomatique royale française, p. 214 (à propos de
                                l’apparition du sceau pendant au bas des diplômes).</p></note>. Mais
                        les raisons profondes de cette transformation sont difficiles à
                        déceler&#160;: on peut y voir bien sûr une conséquence de la fondation de
                        Puiseaux / S. Victor (1112 / 1113), faite à l’instigation de Guillaume de
                        Champeaux, archidiacre de Paris, puis évêque de Châlons-sur-Marne en
                        1113&#160;; peut-être aussi ce dernier, qui continua à venir enseigner à
                                Paris<note><p>Cf. R.-H. BAUTIER, Paris au temps d’Abélard,
                                dans&#160;: Abélard en son temps. Actes du colloque international
                                organisé à l’occasion du 9e centenaire de la naissance de Pierre
                                Abélard (1979), Paris, 1981, p. 54.</p></note> et donc à rester en
                        contact étroit avec les évêques de cette cité, Galon (mort le 9 mars 1117),
                        puis Girbert II, jusqu’à sa mort en janvier 1121, fit-il entrer à la
                        chancellerie royale des clercs de N.-D. de Paris. Cela coïnciderait avec
                        l’éloignement de Simon de Chécy de l’entourage royal et même avec un léger
                        recul d’Etienne de Garlande.</p>
                    <p>6) L’hégémonie d’Etienne de Garlande (1120–1127). A la mort de son frère
                        Guillaume, Etienne de Garlande ajoute à sa charge de chancelier celle de
                        sénéchal – fait unique pour un clerc –, d’où l’expression d’<hi rend="i">a
                            rege secundus</hi> que lui donne la chronique de Morigny<note><p>Ed. L.
                                MIROT, Paris, 1912, p. 34.</p></note>. Dans les actes royaux, cette
                        hégémonie transparaît dans la mise en place d’une équipe de clercs, petite
                        certes, mais cohérente, dont l’écriture est aisément identifiable. De
                        nombreux préceptes mineurs au formulaire allégé sont alors produits&#160;;
                        leur structure la plus fréquente s’écrit I-Su / C-Dlt–1324-SC (Invocation
                        verbale – Suscription / Formule de corroboration – Dates de lieu et de temps
                        – Souscriptions des grands officiers, ordonnées selon la formule 1324 –
                        Souscription de chancellerie). L’ordre de préséance des grands officiers a
                        donc changé, le bouteiller Gilbert de Garlande prenant le pas sur le
                        connétable Hugues de Chaumont.</p>
                    <p><pb n="74"/>7) Le cancellariat de Simon de Chécy (1128–1132). Au cours du
                        second semestre de 1127, Etienne de Garlande, trop ambitieux, en butte à
                        l’hostilité d’une grande partie de l’entourage royal et en particulier de la
                        reine Adélaïde, est disgracié&#160;; le nouveau chancelier, Simon de Chécy,
                        obtient le renvoi des clercs engagés par Etienne de Garlande et prend auprès
                        de lui un nouveau copiste. Le cadre formel des actes royaux se
                        modifie&#160;: le type de préceptes mineurs décrit à l’instant disparaît
                        presque&#160;; on adopte par exemple un type particulier de notification <hi
                            rend="i">Omnibus notum esse volumus quod</hi>&#160;; l’ordre de
                        préséance des grands officiers est modifié du fait de la vacance de la
                        charge de sénéchal, devenue trop dangereuse aux yeux du roi.</p>
                    <p>8) Les modifications consécutives au retour en grâce d’Etienne de Garlande
                        (1132–1137). Peut-être à la suite de la mort du chancelier Simon de Chécy,
                        Etienne de Garlande récupère le cancellariat, mais non le dapiférat qui est
                        confié à une personne sûre, Raoul de Vermandois, cousin du roi. Etienne de
                        Garlande rappelle les clercs qui avaient été à son service entre 1120 et
                        1127 et commande de nouveau l’établissement de préceptes mineurs&#160;:
                        préambules, clauses comminatoires, souscriptions de témoins ont donc pour
                        ainsi dire disparu. Le sceau pendant triomphe définitivement du sceau plaqué
                        en 1134. L’ordre de préséance des grands officiers correspond comme dix ans
                        plus tôt à la formule 1324, Guillaume I<hi rend="sup">er</hi> de Senlis, dit
                        le Loup, occupant alors la charge de bouteiller.</p>
                    <p>Il me reste à présenter les lettres missives et les mandements qui
                        apparaissent sous Philippe I<hi rend="sup">er</hi>, à partir de 1089, donc
                        lors de l’archicancellariat de Geoffroy I<hi rend="sup">er</hi> de Boulogne,
                        évêque de Paris<note><p>A son sujet, cf. J. DEPOIN, Essai sur la chronologie
                                des évêques de Paris de 768 à 1138, dans&#160;: Bulletin historique
                                et philologique du Comité des travaux historiques et scientifiques,
                                1906, p. 238&#160;; M. PROU, Philippe I<hi rend="sup">er</hi>,
                                p. LVI.</p></note>. Pour ce règne, on en compte sept, dont
                        l’original PROU n. 169, déjà cité. Mandements et lettres, fort brefs, ont
                        alors à peu près la même structure et se distinguent des préceptes par un
                        cadre formel restreint&#160;: le protocole, dépourvu d’invocation verbale,
                        est réduit à la suscription, à l’adresse et à une salutation (souvent <hi
                            rend="i">salutem</hi> ou <hi rend="i">salutem et gratiam
                        nostram</hi>)&#160;; l’eschatocole, sans clause de corroboration ou date, se
                        limite à une salutation (<hi rend="i">vale</hi> ou <hi rend="i"
                        >valete</hi>). En réalité, la différence essentielle entre mandements et
                        lettres réside dans le ton employé&#160;: les mandements contiennent en
                        général un verbe ou une expression verbale exprimant avec force l’ordre, la
                        volonté du roi (<hi rend="i">mandamus, mandamus tibi et precamur</hi>), à
                        moins que ce ne soit une interdiction formelle (<hi rend="i">prohibeo et
                            defendo</hi>)&#160;; le verbe présent dans le dispositif des lettres
                        exprime une invite avec plus de tact (<hi rend="i">rogamus</hi>). Notons,
                        bien sûr, que ces documents, dépourvus de monogramme, étaient scellés&#160;;
                        mais alors que les mandements portaient un sceau pendant à l’instar du PROU
                        n. 169, le mode de scellement des lettres – nécessairement closes – devait
                        être différent.</p>
                    <p>Le règne de Louis VI est marqué par l’accroissement du nombre des mandements
                        et des lettres&#160;: j’ai en effet compté quatorze mandements, dont sept
                        sont conservés, et trente-trois lettres, dont quinze conservées. Les
                        mandements, adressés souvent aux agents royaux (quatre sur quinze) – ce qui
                        dénote un développement certain de l’«&#160;administration&#160;»
                                locale<note><p>A ce propos, cf. J.-F. LEMARIGNIER, Autour des
                                premiers Capétiens (987–1108). D’un réseau d’encadrement à un
                                embryon d’administration locale, dans&#160;: Histoire comparée de
                                l’administration (IV<hi rend="sup">e</hi> s.–XVIII<hi rend="sup"
                                    >e</hi> s.). Actes du XIV<hi rend="sup">e</hi> colloque
                                historique franco-allemand (Tours, 27 mars–1er avril 1977), Munich,
                                1980, p. 245.</p></note> et aussi la volonté de Louis VI de mieux
                        contrôler les affaires sur le terrain – sont établis selon une structure
                        assez précise, très proche de celle des mandements de Philippe I<hi
                            rend="sup">er</hi>. En revanche, les lettres de Louis VI ne suivent <pb
                            n="75"/>aucune règle précise et paraissent donc informes&#160;; entre
                        autres, elles comportent rarement de salutation finale. Cette diversité
                        tient, me semble-t-il, d’une part à la multiplicité des destinataires
                        (papes, cardinaux, évêques) et des affaires concernées (reconnaissance du
                        pape Innocent II, convocation à une assemblée), d’autre part à la hâte mise
                        pour les rédiger&#160;: il en va par exemple ainsi des trois lettres que
                        Louis VI envoie dans les mêmes jours à son cousin Hugues, évêque de
                        Châlons-sur-Marne, au clergé et au peuple de cette cité<note><p>DUFOUR
                                n. 77, 78 et 79.</p></note>.</p>
                    <p>Un mot, enfin, à propos du DUFOUR n. 404, concernant Évrard, doyen de
                        Melun&#160;: contrairement à G. TESSIER<note><p>Diplomatique royale
                                française, p. 231.</p></note> qui estimait ce document aberrant, j’y
                        vois l’origine des lettres patentes, nouvelle catégorie d’actes appelés à
                        proliférer par la suite&#160;: débutant par une notification universelle, il
                        est dépourvu d’invocation verbale, de formule de corroboration, de liste de
                        grands officiers, de monogramme et de date&#160;; vu sa petite taille, il ne
                        pouvait être scellé que d’un sceau pendant<note><p>Le n. 325 (Dilo),
                                comportant une invocation verbale, lui est
                        apparenté.</p></note>.</p>
                    <p>En conclusion, cette étude de la typologie des actes de Philippe I<hi
                            rend="sup">er</hi> et de Louis VI a fait ressortir particulièrement deux
                        faits en apparence antinomiques. En premier lieu, ces actes paraissent,
                        sinon informes, du moins établis sans véritables règles constantes&#160;;
                        cela tient avant tout au rôle encore important que les destinataires
                        continuèrent à jouer fréquemment dans leur rédaction. Mais, en second lieu,
                        la chancellerie royale, se libérant peu à peu des habitudes anciennes,
                        chercha, notamment sous Etienne de Garlande, en charge durant plus d’un
                        quart de siècle, à élaborer des actes qui répondent mieux aux nécessités
                        d’une administration plus active&#160;; les préceptes mineurs, au cadre
                        formel allégé, se multiplient&#160;; mandements et lettres dénotent, à
                        partir de la fin du XI<hi rend="sup">e</hi> s., tout à la fois des relations
                        plus fréquentes entre pouvoir royal et agents locaux et la volonté royale de
                        traiter personnellement et directement d’affaires particulières, par exemple
                        avec la papauté.</p>
                    <div>
                        <head type="h1"><pb n="78"/>Structure des actes de Philippe I<hi rend="sup"
                                >er</hi> et de Louis VI</head>
                        <p>Légende&#160;:</p>
                        <list>
                            <item>C = Formule de corroboration</item>
                            <item>Dl = Date de lieu&#160;; Dlt = Dates de lieu et de temps&#160;; Dt
                                = Date de temps&#160;; Dtl = Dates de temps et de lieu</item>
                            <item>GO = Grands officiers <list>
                                    <item>1 = sénéchal&#160;; (1) = personnage tenant lieu de
                                        sénéchal&#160;; 15 = sénéchal et chancelier</item>
                                    <item>2 = connétable</item>
                                    <item>3 = bouteiller</item>
                                    <item>4 = chambrier</item>
                                    <item>5 = chancelier</item>
                                    <item>chiffre barré = charge vacante</item>
                                </list>
                            </item>
                            <item>I = Invocation verbale</item>
                            <item>M = Clause comminatoire</item>
                            <item>P = Préambule</item>
                            <item>p = Souscription du prince, roi désigné</item>
                            <item>R = Souscription du roi</item>
                            <item>r = Souscription de la reine</item>
                            <item>SC = Souscription de chancellerie</item>
                            <item>SN = Souscription d’un notaire</item>
                            <item>Su = Suscription</item>
                            <item>T = Souscriptions de témoins</item>
                        </list>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1"><pb n="79"/>Structure des actes de Philippe I<hi rend="sup"
                                >er</hi>&#160;: exemple (1067–1077)</head>
                        <table>
                            <row>
                                <cell role="label">N.</cell>
                                <cell role="label">Destinataires</cell>
                                <cell role="label" cols="4">Protocole</cell>
                                <cell role="label" cols="11">Eschatocole</cell>
                                <cell role="label">Dates</cell>
                            </row>
                            <row role="data">
                                <cell>29</cell>
                                <cell>S. Denis</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell>P</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>C</cell>
                                <cell/>
                                <cell>R</cell>
                                <cell>T+4+1</cell>
                                <cell/>
                                <cell>Dlt</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>SC</cell>
                                <cell>T</cell>
                                <cell>1067, 27. V</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>30</cell>
                                <cell>P., S. Mart. / Champs</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell/>
                                <cell>P</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell/>
                                <cell>C</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>M</cell>
                                <cell/>
                                <cell>Dlt</cell>
                                <cell>R</cell>
                                <cell>T+1+4+2+3</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>1067, 29. V</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>31</cell>
                                <cell>Reims, S. Denis</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell>P</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>C</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
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                                <cell>P</cell>
                                <cell/>
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                                <cell>C</cell>
                                <cell/>
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                                <cell>Dlt</cell>
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                                <cell>SC</cell>
                                <cell>M</cell>
                                <cell>1069, av. 4. VIII</cell>
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                                <cell>Pontoise, S. Germ.</cell>
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                                <cell>P</cell>
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                                <cell>C</cell>
                                <cell/>
                                <cell>T+1+3+2+5</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>Dlt</cell>
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                                <cell>Gisors, S. Ouen</cell>
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                                <cell>SC</cell>
                                <cell>1069, av. 4. VIII</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>51</cell>
                                <cell>Ferrières</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell/>
                                <cell>P</cell>
                                <cell>Su</cell>
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                                <cell>P</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell/>
                                <cell>C</cell>
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                                <cell>1070, 18. III / 4. VIII</cell>
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                                <cell>P., S. Mart. / Champs</cell>
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                                <cell>P</cell>
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                                <cell>C</cell>
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                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell/>
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                                <cell>1071, 25. IV</cell>
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                                <cell/>
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                                <cell/>
                                <cell>Dlt</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>SC</cell>
                                <cell/>
                                <cell>1071, ap. 25. XII</cell>
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                            <row>
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                                <cell>Paris, S. Magloire</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>M</cell>
                                <cell>C</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>T+4+1+3</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>Dlt</cell>
                                <cell/>
                                <cell>T+R</cell>
                                <cell>SC</cell>
                                <cell>1072, ap. 23. V</cell>
                            </row>
                            <row>
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                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>C</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
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                                <cell>Dlt</cell>
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                                <cell/>
                                <cell>1073, 21. V</cell>
                            </row>
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                                <cell>P., S. Germain / Prés</cell>
                                <cell>I</cell>
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                                <cell>P</cell>
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                                <cell/>
                                <cell>C</cell>
                                <cell/>
                                <cell>M</cell>
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                                <cell>R</cell>
                                <cell>T</cell>
                                <cell/>
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                                <cell>1073</cell>
                            </row>
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                                <cell>65</cell>
                                <cell>S. Denis</cell>
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                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>C</cell>
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                                <cell>M</cell>
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                                <cell/>
                                <cell>Dlt</cell>
                                <cell>T+1+2+3</cell>
                                <cell/>
                                <cell>SC</cell>
                                <cell/>
                                <cell>1073</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>66</cell>
                                <cell>Bourgueil, S. Pier.</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell/>
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                                <cell>C</cell>
                                <cell/>
                                <cell>T+1+2+4</cell>
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                                <cell/>
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                                <cell>67</cell>
                                <cell>Sens, S. Colombe</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
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                                <cell>C</cell>
                                <cell>M</cell>
                                <cell>1+T+4+2+R</cell>
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                                <cell>Dlt+Dt</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>SC</cell>
                                <cell/>
                                <cell>1074, av. 4. VIII</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>71</cell>
                                <cell>Puiset, S. Martin</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>M</cell>
                                <cell>C</cell>
                                <cell/>
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                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>SC</cell>
                                <cell/>
                                <cell>1074 / 75</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>72</cell>
                                <cell>Aire, S. Pierre</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell/>
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                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>Dt</cell>
                                <cell/>
                                <cell>T</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>1075</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>73</cell>
                                <cell>Paris, S. Magloire</cell>
                                <cell/>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
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                                <cell>M</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>Dlt</cell>
                                <cell/>
                                <cell>T</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>1075</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>76</cell>
                                <cell>Cluny</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>C</cell>
                                <cell/>
                                <cell>T+1+2+4</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>Dlt</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>SC</cell>
                                <cell/>
                                <cell>1075, av. 23. V</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>77</cell>
                                <cell>S. Mesmin / Micy</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell>P</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>C</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>Dlt</cell>
                                <cell/>
                                <cell>SC</cell>
                                <cell>1+3+4+23</cell>
                                <cell/>
                                <cell>1075, ap. 23. V</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>78</cell>
                                <cell>Tournus</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell>P</cell>
                                <cell/>
                                <cell>M</cell>
                                <cell>C</cell>
                                <cell/>
                                <cell>T+1+4+3+2+R</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>Dlt</cell>
                                <cell/>
                                <cell>SC</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>1075, ap. 23. V</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>79</cell>
                                <cell>Cluny</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>C+1+3+4</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>Dlt</cell>
                                <cell/>
                                <cell>SC</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>1075 / 76</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>81</cell>
                                <cell>Douai, S. Am</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell>P</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>Su+Dt+T+4+1+3+2</cell>
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                                <cell/>
                                <cell>SC</cell>
                                <cell>Dt</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
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                                <cell>1076, II</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>82</cell>
                                <cell>Soissons, S. J. / Vign.</cell>
                                <cell/>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell>P</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>C</cell>
                                <cell/>
                                <cell>T</cell>
                                <cell/>
                                <cell>SC</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>T</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>1076, ap. 4. VIII</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>84</cell>
                                <cell>Poitiers, Montiern.</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>C</cell>
                                <cell/>
                                <cell>T+4</cell>
                                <cell/>
                                <cell>R</cell>
                                <cell>Dlt</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>1076, 14. X</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>85</cell>
                                <cell>Charroux</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell/>
                                <cell>P</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell/>
                                <cell>C</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>Dlt</cell>
                                <cell/>
                                <cell>[SC]</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>1077</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>86</cell>
                                <cell>Autun, S. Symphor</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell>P</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>C</cell>
                                <cell>Rr</cell>
                                <cell>T+1+2+4+3</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>Dlt</cell>
                                <cell/>
                                <cell>SC</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>1077, av. 23. V</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>87</cell>
                                <cell>Orléans, S. Gervais</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell>P</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>C</cell>
                                <cell>R</cell>
                                <cell>T+1+4+2+3</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>Dlt+SC</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>1077, av. 23. V</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>89</cell>
                                <cell>Cluny</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>T</cell>
                                <cell/>
                                <cell>R</cell>
                                <cell>Dt</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>1077, av. 23. V</cell>
                            </row>
                        </table>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1"><pb n="80"/>Structure des actes de Louis VI&#160;: 1<hi
                                rend="sup">er</hi> exemple (1108–1113)</head>
                        <table>
                            <row>
                                <cell role="label">N.</cell>
                                <cell role="label">Destinataires</cell>
                                <cell role="label" cols="4">Protocole</cell>
                                <cell role="label" cols="11">Eschatocole</cell>
                                <cell role="label">Dates</cell>
                            </row>
                            <row role="data">
                                <cell>19</cell>
                                <cell>S. Benoît / Loire</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell/>
                                <cell>P</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>1234</cell>
                                <cell/>
                                <cell>Dlt</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>SC</cell>
                                <cell/>
                                <cell>T</cell>
                                <cell>1108, peu ap. 3. VIII</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>20</cell>
                                <cell>Plaimpied</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>Dlt</cell>
                                <cell>C</cell>
                                <cell/>
                                <cell>SC</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>1108 (ns), ap. 3. VIII</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>21</cell>
                                <cell>Sens, S. Pierre / Vif</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell>P</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell/>
                                <cell>C</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>Dlt</cell>
                                <cell/>
                                <cell>1324</cell>
                                <cell>T</cell>
                                <cell/>
                                <cell>SC</cell>
                                <cell>1108, ap. 3. VIII</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>22</cell>
                                <cell>Paris, N.-D.</cell>
                                <cell/>
                                <cell>Su</cell>
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                                <cell>1109 [I-II]</cell>
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                                <cell>C</cell>
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                                <cell>1110, av. 3. VIII</cell>
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                                <cell>S. Denis</cell>
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                                <cell>T</cell>
                                <cell>1110, av. 3. VIII</cell>
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                                <cell>1110, av. 3. VIII</cell>
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                                <cell>1234</cell>
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                                <cell/>
                                <cell>SC</cell>
                                <cell>1110, av. 3. VIII</cell>
                            </row>
                            <row>
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                                <cell>P</cell>
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                                <cell>1110 [15. VIII–14. IX]</cell>
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                                <cell>1110, 14. IX</cell>
                            </row>
                            <row>
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                                <cell>I</cell>
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                                <cell>P</cell>
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                                <cell>C</cell>
                                <cell/>
                                <cell>1234</cell>
                                <cell/>
                                <cell>Dlt</cell>
                                <cell>SC</cell>
                                <cell/>
                                <cell>T</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>1111 [av. 12. III]</cell>
                            </row>
                            <row>
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                                <cell>Paris, S. Genev.</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell/>
                                <cell>P</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell/>
                                <cell>C</cell>
                                <cell/>
                                <cell>1234</cell>
                                <cell/>
                                <cell>Dlt</cell>
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                                <cell/>
                                <cell>T</cell>
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                                <cell>D</cell>
                                <cell>1111 [av. 12. III]</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>52</cell>
                                <cell>Reims, S. Remi</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell>P</cell>
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                                <cell>T</cell>
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                                <cell/>
                                <cell>SC</cell>
                                <cell>1111, 21. V</cell>
                            </row>
                            <row>
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                                <cell>Beauvais, S. Quent.</cell>
                                <cell/>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell>P</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>Dlt</cell>
                                <cell>T</cell>
                                <cell>1324</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>SC</cell>
                                <cell>1111, 21. V</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>54</cell>
                                <cell>Compiègne</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell>P</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
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                                <cell/>
                                <cell>[1111, v. 21. V]</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>56</cell>
                                <cell>S. Mart. / Champs</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell>P</cell>
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                                <cell>1111, av. 3. VIII</cell>
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                                <cell>M</cell>
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                                <cell>P</cell>
                                <cell>Su</cell>
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                                <cell>C</cell>
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                                <cell>C</cell>
                                <cell/>
                                <cell>T+5</cell>
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                                <cell>SC</cell>
                                <cell/>
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                                <cell>1111, 31. XII</cell>
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                                <cell/>
                                <cell>C</cell>
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                                <cell>1112 [av. 18. IV]</cell>
                            </row>
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                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell>P</cell>
                                <cell/>
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                                <cell>C</cell>
                                <cell/>
                                <cell>1342</cell>
                                <cell/>
                                <cell>Dlt</cell>
                                <cell>SC</cell>
                                <cell/>
                                <cell>T</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>1112 [av. 18. IV]</cell>
                            </row>
                            <row>
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                                <cell>S. Benoît / Loire</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>P</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell/>
                                <cell>C</cell>
                                <cell/>
                                <cell>1234</cell>
                                <cell/>
                                <cell>Dlt</cell>
                                <cell>SC</cell>
                                <cell/>
                                <cell>T</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>1112 [f. IV–2. VIII]</cell>
                            </row>
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                                <cell>Orléans, S. Croix</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell>P</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell/>
                                <cell>C</cell>
                                <cell/>
                                <cell>1234</cell>
                                <cell/>
                                <cell>Dlt</cell>
                                <cell>SC</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>1112 [f. IV–2. VIII]</cell>
                            </row>
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                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell>P</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>C</cell>
                                <cell/>
                                <cell>1324</cell>
                                <cell/>
                                <cell>Dlt</cell>
                                <cell>SC</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>1112 [f. IV–2. VIII]</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>69</cell>
                                <cell>Morigny</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
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                                <cell>Dlt</cell>
                                <cell>1342</cell>
                                <cell>C</cell>
                                <cell>T</cell>
                                <cell>SC</cell>
                                <cell>T</cell>
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                            <row>
                                <cell>70</cell>
                                <cell>S. Denis</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell>P</cell>
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                                <cell>[1112, f. IV–2. VIII]</cell>
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                            <row>
                                <cell>71</cell>
                                <cell>Compiègne, S. Co.</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell>P</cell>
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                                <cell>M</cell>
                                <cell>C</cell>
                                <cell/>
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                                <cell>1324</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>SC</cell>
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                                <cell>72</cell>
                                <cell>Poissy, N.-D.</cell>
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                                <cell>P</cell>
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                                <cell>C</cell>
                                <cell>1324</cell>
                                <cell/>
                                <cell>SC</cell>
                                <cell>T</cell>
                                <cell>1112 [f. IV–2. VIII]</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>74</cell>
                                <cell>S. Denis</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
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                                <cell>C</cell>
                                <cell>1324</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
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                                <cell>1112, ap. 3. VIII</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>80</cell>
                                <cell>Paris, S. Victor</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell/>
                                <cell>P</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell/>
                                <cell>C</cell>
                                <cell/>
                                <cell>T+R+T</cell>
                                <cell/>
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                                <cell>SC</cell>
                                <cell>1243</cell>
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                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>1113 [21. V–2. VIII]</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>81</cell>
                                <cell>Étampes, N.-D.</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell/>
                                <cell>P</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell>M</cell>
                                <cell/>
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                                <cell/>
                                <cell>Dlt R</cell>
                                <cell>SC</cell>
                                <cell>1234</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>T</cell>
                                <cell>1113, av. 3. VIII</cell>
                            </row>
                        </table>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1"><pb n="81"/>Structure des actes de Louis VI&#160;: 2<hi
                                rend="sup">ème</hi> exemple (1125–1130)</head>
                        <table>
                            <row>
                                <cell role="label">N.</cell>
                                <cell role="label">Destinataires</cell>
                                <cell role="label" cols="4">Protocole</cell>
                                <cell role="label" cols="9">Eschatocole</cell>
                                <cell role="label">Dates</cell>
                            </row>
                            <row role="data">
                                <cell>228</cell>
                                <cell>Prémontré</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>C</cell>
                                <cell/>
                                <cell>15–324</cell>
                                <cell>Dlt</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>T</cell>
                                <cell>SC</cell>
                                <cell>1125, av. 3. VIII</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>229</cell>
                                <cell>Laon, évêque</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell>P</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>C</cell>
                                <cell/>
                                <cell>R T</cell>
                                <cell>Dl+SC(+1)+Dt</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>1125, 4. X</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>231</cell>
                                <cell>S. Leu / Esserent</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>C</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>Dlt</cell>
                                <cell/>
                                <cell>1324</cell>
                                <cell/>
                                <cell>SC</cell>
                                <cell>1125, ap. 3. VIII</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>232</cell>
                                <cell>Orléans, S. P. / Puel.</cell>
                                <cell>I</cell>
                                <cell/>
                                <cell>P</cell>
                                <cell>Su</cell>
                                <cell/>
                                <cell>C</cell>
                                <cell/>
                                <cell/>
                                <cell>Dlt</cell>
                                <cell/>
                                <cell>1324</cell>
                                <cell/>
                                <cell>SC</cell>
                                <cell>1125, ap. 3. VIII</cell>
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                                <cell>Paris, S. Victor</cell>
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                                <cell>Su</cell>
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                                <cell>C</cell>
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                                <cell>T</cell>
                                <cell>1324</cell>
                                <cell/>
                                <cell>SC</cell>
                                <cell>1125, ap. 3. VIII</cell>
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                                <cell>SC</cell>
                                <cell>1125, ap. 10. IX</cell>
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                                <cell>1126, av. 3. VIII</cell>
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                                <cell>1126, av. 3. VIII</cell>
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                                <cell>Geof. «&#160;Silvestr.&#160;»</cell>
                                <cell>I</cell>
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                                <cell>[1126] av. 3. VIII</cell>
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                                <cell>Corbeil, N.-D.</cell>
                                <cell>I</cell>
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                                <cell>1126, ap. 3. VIII</cell>
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                                <cell>S. Riquier acte privé</cell>
                                <cell/>
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                                <cell>S. Germain / Laye Notice</cell>
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                                <cell>1127 (ns) [1–3. II]</cell>
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                                <cell>Orléans, S. Croix</cell>
                                <cell>I</cell>
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                                <cell>I</cell>
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                                <cell>Su</cell>
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                                <cell>Laon, «&#160;paix&#160;»</cell>
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                                <cell>P</cell>
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                                <cell>p</cell>
                                <cell>324</cell>
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                                <cell>Rp T</cell>
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                                <cell>[1130, av. 14. IV]</cell>
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                                <cell>293</cell>
                                <cell>Senlis, S. Vincent</cell>
                                <cell>I</cell>
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                                <cell>294</cell>
                                <cell>Pier. ch. (Orl., SC)</cell>
                                <cell>I</cell>
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                                <cell>1130 [14. IV–2. VIII]</cell>
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                                <cell>295</cell>
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                                <cell>I</cell>
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                                <cell>p</cell>
                                <cell>324(1)</cell>
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                                <cell>1130, av. 3. VIII</cell>
                            </row>
                        </table>
                    </div>
                    <pb n="82"/>
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                        <head>Dimensions des actes originaux de Philippe I<hi rend="sup"
                            >er</hi></head>
                    </figure>
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                        <head>Dimensions des actes originaux de Louis VI</head>
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                        <head>Scellement des actes de Louis VI</head>
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                        <head>Actes de Philippe I<hi rend="sup">er</hi> et de Louis VI –
                            Dénombrement des préambules</head>
                    </figure>
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                        <head>Actes de Philippe I<hi rend="sup">er</hi> et de Louis VI –
                            Dénombrement des clauses comminatoires</head>
                    </figure>
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                        <head>Actes de Philippe I<hi rend="sup">er</hi> et de Louis VI –
                            Souscriptions de témoins</head>
                    </figure>
                    <pb n="88"/>
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                        <head>Ordre des souscriptions des grands officiers sous Philippe I<hi
                                rend="sup">er</hi> (de 1060 à 1105)</head>
                    </figure>
                    <pb n="89"/>
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                        <head>Ordre des souscriptions des grands officiers sous Philippe I<hi
                                rend="sup">er</hi> et Louis VI (de 1106 a 1137)</head>
                    </figure>
                    <pb n="90"/>
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                        <head>1. Lettre de Louis VI aux cardinaux. Dufour nr&#160;: 291</head>
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                        <head>2. Mandement de Philippe I à Notre-Dame de Paris. Prou, nr. 169</head>
                    </figure>
                    <pb n="92"/>
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                        <head>3. Louis VI pour Notre-Dame de Paris. Dufour, nr. 274</head>
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                    <pb n="93"/>
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                        <head>4. Louis VI pour Sainte-Croix d’Orléans. Dufour, nr. 67</head>
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                    <pb n="94"/>
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                        <head>5. Philippe I pour Saint-Denis. Prou, nr&#160;: 4</head>
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                    <pb n="95"/>
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                        <head>6. Louis VI pour Sainte-Geneviève de Paris. Dufour, nr&#160;:
                            140</head>
                    </figure>
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                        <head>7. Louis VI pour Sainte-Croix d’Orléans. Dufour, nr&#160;: 226</head>
                    </figure>
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                        <head>8. Louis VI pour Saint-Denis. Dufour, nr. 70</head>
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                    <pb n="98"/>
                    <figure>
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                        <head>9. Galon, évêque de Paris, pour Saint-Martin-des-Champs. A.N.K 21 A,
                            13</head>
                    </figure>
                    <pb n="99"/>
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                        <head>10. Lettre patente de Louis VI pour Évrard, doyen de Melun. Dufour, nr
                            &#160;: 404</head>
                    </figure>
                </body>
            </text>
            <text xml:id="art_05">
                <front>
                    <head><pb n="101"/>Les actes de la chancellerie royale française sous les règnes
                        de Louis VII (1137–1180) et Philippe Auguste (1180–1223)</head>
                    <byline><docAuthor>Robert-Henri Bautier</docAuthor></byline>
                </front>
                <body>
                    <p>Après les progrès réalisés au cours des règnes de Philippe I<hi rend="sup"
                            >er</hi> et surtout de Louis VI, tant en ce qui concerne l’organisation
                        de la chancellerie qu’une certaine normalisation des actes issus de son
                        activité, le règne de Louis VII et surtout de Philippe Auguste marquent,
                        parallèlement à l’extension du domaine royal, à l’accroissement de
                        l’autorité du souverain dans le royaume et à l’évolution des institutions,
                        des étapes décisives.</p>
                    <div>
                        <head type="h1">Les actes du règne de Louis VII</head>
                        <p>Certes le début du règne de Louis VII ne fait que prolonger la situation
                            existant à la fin de celui de son père. En effet, le notaire Algrin, qui
                            avait été vice-chancelier au moment de la vacance de la chancellerie à
                            deux reprises en 1127–1128 d’abord, puis un moment en 1132 peu avant le
                            retour en grâce d’Etienne de Garlande, semble avoir pris en mains la
                            chancellerie dans les dernières semaines du règne de Louis VI avant
                            d’être nommé officiellement à la tête de la chancellerie dès l’avènement
                            du nouveau roi&#160;: il ne fait que continuer les pratiques antérieures
                            jusqu’à sa révolte et sa disgrâce de 1140. D’autre part, dans sa thèse
                            sur les écritures sur des actes royaux de cette époque, FRANÇOISE
                            GASPARRI a constaté qu’un scribe, dont elle avait vu la main sous
                            Louis VI dès 1120, a poursuivi son travail dans les premières années du
                            règne de son successeur. On a également remarqué que des actes sont
                            encore écrits à ce moment par les destinataires selon une vieille
                            habitude de la chancellerie royale.</p>
                        <p>Mais en 1140, le clerc berrichon Cadurc est nommé chancelier et il
                            tiendra la chancellerie jusqu’en 1147. Or on constate que c’est
                            précisément à partir de 1140 que se vérifie pour la première fois une
                            influence directe des actes de la chancellerie pontificale, avec
                            notamment la liaison caractéristique des lettres <hi rend="i">ct</hi> et
                                <hi rend="i">st</hi>. En fait c’est seulement avec la nomination,
                            comme chancelier, de Hugues de Champfleury, évêque de Soissons, que des
                            progrès sérieux sont faits vers l’établissement de formes d’actes plus
                            normalisées&#160;; cela est sans doute à mettre en rapport avec la
                            longue durée de son cancellariat (1150–1172) et avec son rôle qui semble
                            essentiel dans la direction de la politique royale. Celle-ci se marque
                            notamment dans le domaine des relations avec la papauté et dans la
                            conduite des affaires ecclésiastiques, comme cela ressort de
                            l’exceptionnel registre de sa correspondance qui nous a été conservé.
                            Une dernière période s’ouvre dans le règne avec la disparition de
                            Champfleury, qui provoque une longue vacance de la chancellerie et,
                            finalement, la vacance définitive de la charge de chancelier de
                            France.</p>
                        <p><pb n="102"/>Le scellement des actes marque assez bien les hésitations
                            d’une diplomatique qui se cherche. Louis VII est le premier souverain
                            capétien, d’une part, à renoncer définitivement au sceau plaqué et cela,
                            dès le début de son règne (ce qu’avait déjà innové son père vers 1134)
                            et, de l’autre, à utiliser un contre-sceau. L’apparition de celui-ci est
                            due à une circonstance particulière&#160;: roi de France, Louis VII
                            était aussi, par son mariage avec Aliénor, duc d’Aquitaine. Aussi, comme
                            d’autres souverains de cette époque, inaugure-t-il, dès son avènement,
                            le système d’un sceau pendant biface&#160;: si le droit, le présente en
                            majesté avec son titre royal, le revers le montre selon le type
                            équestre, avec la légende <hi rend="i">et dux Aquitanorum</hi>. Il va le
                            conserver jusqu’en 1154, donc après son divorce de 1152, avant d’en
                            revenir au type traditionnel uniface. Puis une autre innovation apparaît
                            &#160;: l’apposition de son petit sceau personnel en contre-sceau du
                            grand sceau de majesté&#160;: il semble, que ce soit pendant la vacance
                            de la chancellerie, que le roi se méfiant de son entourage et prétendant
                            contrôler lui-même l’expédition de ses actes, a entendu marquer ainsi
                            son intervention lors du scellage. C’est d’abord une petite intaille
                            qu’il avait certainement rapportée de sa croisade en Terre Sainte&#160;:
                            il s’agissait d’un «&#160;abraxas&#160;», curieuse figure à tête de coq
                            et à queue de serpent, tenant un bouclier et un fouet, figuration dont
                            on a signalé divers exemplaires datant des premiers siècles de notre ère
                            et qui aurait été honoré par une secte du Proche-Orient. Puis, en 1175,
                            il adopte un autre contre-sceau, une autre intaille antique représentant
                            une Diane chasseresse, avec la légende <hi rend="i">Ludovicus rex</hi>.
                            Enfin, dernière innovation, pendant la durée de sa croisade, les actes
                            furent expédiés et scellés par les «&#160;régents du royaume&#160;».</p>
                        <p>D’autre part, si la chancellerie de Louis VII a, d’abord, poursuivi le
                            mode de scellement paternel – les courroies ou lanières de cuir blanc-,
                            s’il a également recouru à des attaches faites de cordonnets de fil ou
                            de soie ou encore à des doubles queues de parchemin, on constate que dès
                            1137 les flots de soie font leur apparition à la chancellerie, passant
                            tantôt par deux incisions, tantôt par une incision unique tréflée ou
                            bien encore en forme de losange ou de triangle. Ces flots furent de
                            couleurs diverses, vertes, jaunes, vertes et jaunes, rouges, rouges et
                            vertes, vertes et brunes… Cela coïncide, d’une part, avec l’apparition
                            de la soie d’origine orientale sur le marché du textile, mais ce fait
                            souligne bien, d’autre part, qu’aucune signification précise n’était
                            encore attachée à l’emploi d’une couleur donnée.</p>
                        <p>Le diplôme demeure encore le type d’acte royal de très loin le plus
                            employé par la chancellerie royale. Toutefois, d’autre types
                            documentaires qui avaient fait leur apparition sous les deux règnes
                            précédents, la lettre patente, le mandement et la lettre missive,
                            tendent à prendre une place nettement plus importante parmi les
                            écritures royales, à mesure que les institutions deviennent plus
                            complexes et que se développent les interventions de l’autorité du roi
                            dans des domaines qui lui demeuraient précédemment à peu près
                            étrangers.</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1"><pb n="103"/>Le diplôme royal</head>
                        <p>Le diplôme de Louis VII ne fait que reprendre, dans l’ensemble la
                            tradition du diplôme royal des premiers Capétiens. Il commence
                            normalement par l’invocation sous sa forme désormais classique&#160;:
                                <hi rend="i">In nomine sanctae et individuae Trinitatis, amen</hi>.
                            La suscription royale, qui suit en général l’invocation verbale mais est
                            quelquefois rejetée après le préambule, sinon après la notification, est
                            encore parfois précédée de <hi rend="i">Ego</hi>, mais cette forme se
                            fait plus rare et disparaît dans les dernières années du règne&#160;; en
                            revanche, et il convient de le rappeler, jusqu’en 1154 le roi a
                            constamment adjoint à sa titulature royale les mots <hi rend="i">et dux
                                Aquitanorum</hi>.</p>
                        <p>Sous l’influence pontificale, l’adresse en vient à s’accompagner des mots
                                <hi rend="i">in perpetuum</hi>, et le préambule, sauf dans un petit
                            nombre d’actes a tendance à disparaître. La notification, universelle,
                            adopte la forme&#160;: <hi rend="i">Notum facimus tam presentibus quam
                                futuris</hi> ou bien <hi rend="i">Sciant omnes tam futuri quam
                                presentes</hi>. Dans le dispositif, la mention de l’avis ou du
                            conseil des grands du royaume se fait moins fréquente que sous les
                            règnes précédents et même disparaît à la fin du règne.</p>
                        <p>Les clauses comminatoires, déjà rares sous Louis VI, disparaissent, sauf
                            cas exceptionnels. La clause de réserve <hi rend="i">salvo iure
                                alieno</hi> fait son apparition en 1167 et 1169&#160;; elle est rare
                            encore, mais elle se rencontre plus fréquemment vers la fin du
                            règne.</p>
                        <p>La formule de corroboration, avec référence à la valeur perpétuelle de
                            l’acte, commence par annoncer trois éléments&#160;: la mise par écrit,
                            le sceau et le monogramme (<hi rend="i">Quod ut perpetue stabilitatis
                                obtineat munimentum, scripto commendavimus et sigilli nostri
                                auctoritate et nominis nostri karaktere subterfirmavimus</hi>), mais
                            ensuite l’ordre de mise par écrit disparaît de la formulation, et la
                            clause finale devient&#160;: <hi rend="i">Quod ut stabile firmumque
                                perpetuo perseveret</hi> (ou une formulation voisine) <hi rend="i"
                                >presentem cartam sigilli nostri auctoritate ac regii nominis
                                karaktere subter annotato fecimus confirmari</hi>.</p>
                        <p>La formule de datation – et c’est là un trait nouveau du règne – se place
                            toujours après la formule de corroboration qu’elle coupe en deux en
                            attirant à elle la liste des grands officiers, selon le schéma <hi
                                rend="i">Actum publice apud X, anno etc., astantibus in palatio
                                nostro quorum nomina sunt et signa</hi>… Leurs noms sont précédés de
                                <hi rend="i">Signum</hi> ou d’un <hi rend="i">S</hi> barré, ce qui
                            ne signifie nullement la présence effective de ces personnages à l’acte,
                            mais l’indication qu’ils sont alors en charge de leur office. Si cette
                            charge n’est pas affectée, le <hi rend="i">signum</hi> est remplacé par
                            la mention de vacance (ainsi <hi rend="i">dapifero</hi> ou <hi rend="i"
                                >constabulario nullo</hi>) ou bien, parfois mais rarement, se
                            rencontre une formule plus développée. Quant à la date proprement dite,
                            elle comporte l’an de l’Incarnation, normalement exprimé selon le style
                            de Pâques, et l’année du règne, comptée à partir de la mort de Louis VI
                            (1er août 1137), mais il semblerait que la date de quelques rares actes
                            ne pourrait s’expliquer, dans ce cas, que si le point de départ des
                            années du règne a été calculé – fort occasionnellement – à partir du
                            25 octobre 1131 (sacre du vivant de Louis VI par le pape Innocent II) et
                            surtout à compter de janvier 1134 (qui fut le moment où Louis, ayant
                            atteint sa 15e année, fut armé chevalier)<note><p>A titre d’exemples de
                                    la diversité de présentation des diplômes de Louis VII, je
                                    citerai trois actes&#160;:</p>
                                <list type="dash">
                                    <item>ordonnance royale – un des premiers actes de cette nature
                                        – expédiée de Paris en 1144 (le roi, apprenant que des juifs
                                        convertis sont retournés au judaïsme, ordonne leur expulsion
                                        immédiate sous peine de mort ou de mutilation, si on les
                                        arrête)&#160;: l’acte est scellé d’un sceau de cire brune
                                        sur lanières de cuir blanc, avec repli de 16 mm. L’acte est
                                        dépourvu d’invocation initiale.</item>
                                    <item>confirmation par le roi d’une donation faite aux Templiers
                                        de Poissy&#160;; l’acte est expédié de Paris en 1162, est
                                        scellé de cire rouge sur une courroie de cuir tressé, avec
                                        repli de 20 mm.</item>
                                    <item>confirmation par le roi de l’abandon fait à Saint-Victor
                                        de Paris, par un chevalier, de la grange de Châtillon&#160;;
                                        l’acte, expédié de Bulles en 1175 est scellé de cire verte
                                        sur courroie de cuir blanc, avec repli de 42 mm et il est
                                        dépourvu des lettres allongées.</item>
                                </list></note>.</p>
                        <p><pb n="104"/>Quant au monogramme royal, désormais toujours uniforme, il
                            prend normalement place à la dernière ligne du texte, encadré par la
                            souscription de chancellerie, celle-ci imitée de la chancellerie
                            pontificale&#160;: <hi rend="i">Data per manum N.</hi> (monogramme) <hi
                                rend="i">cancellarii</hi> ou la formule en tenant lieu&#160;: <hi
                                rend="i">Data vacante</hi> (monogramme) <hi rend="i"
                                >cancellaria</hi>.</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1">Les lettres patentes ou chartes du roi</head>
                        <p>Sous Louis VI étaient apparus des actes moins solennels que les diplômes
                            &#160;; ce type d’acte, que l’on appellera lettres patentes ou, mieux, «
                            chartes&#160;», se répand sous Louis VII, sans atteindre – et de loin –
                            la fréquence qu’il aura sous Philippe Auguste. Des originaux en sont
                            conservés. Ce sont des actes d’un format réduit, scellé sur double queue
                            de parchemin. Leur écriture ne comporte pas d’éléments décoratifs et
                            elle peut prendre un caractère cursif.</p>
                        <p>Normalement, un tel acte commence (sans invocation) par les mots <hi
                                rend="i">Ego Ludovicus Dei gratia Francorum rex</hi>. Ne comportant
                            ni adresse, ni salut (à la différence des mandements), le texte débute
                            par une notification simple de caractère universel&#160;: <hi rend="i"
                                >Notum facimus universis quod</hi> (ou parfois <hi rend="i">omnibus
                                in perpetuum</hi>). Sans monogramme royal, ni liste des grands
                            officiers, la formule de corroboration annonce seulement le sceau. A la
                            différence des simples «&#160;lettres&#160;», la charte a une date
                            indiquant le lieu et l’an de l’Incarnation selon le type suivant&#160;:
                                <hi rend="i">Actum Senonis anno Incarnati Verbi M°C° LXXI°</hi>, que
                            suit la recognition de chancellerie, toujours exprimée par la
                            formule&#160;: <hi rend="i">Datum per manum N cancellarii</hi>.</p>
                        <p>Toutefois un certain nombre de ces lettres ne comportent ni date, ni
                            recognition de chancellerie, tandis qu’on rencontre, tout au contraire,
                            d’autres lettres qui ont date, annonce du sceau, souscription de
                            chancellerie, mais avec une adresse, comme telle lettre de 1155 adressée
                            par le roi à ses prévôts pour qu’ils assurent la franchise de passage
                            sur ses terres à l’abbaye d’Igny<note><p>Cf. A. LUCHAIRE, Actes de
                                    Louis VII, n. 358.</p></note>. Autre exemple&#160;: un acte par
                            lequel le roi invite tous ses agents (<hi rend="i">omnibus prepositis
                                ministris suis</hi>) à agir en sorte que le chapitre de Notre-Dame
                            de Paris n’ait point lieu de se plaindre&#160;: cet acte, qui était
                            scellé sur double queue, comporte un salut initial (<hi rend="i"
                                >Salutem</hi>) et final (<hi rend="i">Valete</hi>), mais point de
                                    date<note><p>Arch. nat., K 25 B n. 12&#160;; cf. LUCHAIRE,
                                    Actes, n. 779.</p></note>. On est alors à l’origine même d’un
                            type d’acte qui va se multiplier sous Philippe Auguste à partir de 1185
                            et qui dominera dès le début du XIII<hi rend="sup">e</hi> siècle, mais
                            qui hésite encore visiblement entre la future lettre patente et le
                            mandement.</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1">Les mandements royaux</head>
                        <p>De même qu’on avait déjà relevé quelques «&#160;mandements&#160;», actes
                            de forme encore assez incertaine et se distinguant mal de la charte,
                            sous les règnes de Philippe I<hi rend="sup">er</hi> et de Louis VI, la
                            chancellerie de Louis VII commence à expédier de véritables mandements
                            pour l’expédition d’ordres de nature administrative. Un excellent
                            exemple, conservé d’ailleurs en original, est celui par lequel le roi
                            notifie à l’ensemble de ses prévôts et de ses sergents (<hi rend="i"
                                >omnibus prepositis et servientibus suis</hi>) qu’il a pris sous sa
                            protection les marchands qui se rendront à la foire de Puiseaux <pb
                                n="105"/>en Gâtinais et il leur enjoint (<hi rend="i">mandamus vobis
                                et precipimus</hi>) de publier ce privilège dans les lieux de leur
                            ressort. Cet acte comporte un salut, mais ni date ni formule de
                            corroboration, et il est scellé sur simple queue, découpée au bas du
                            parchemin, puis repassée par une incision au centre de la
                                    pièce<note><p>Arch. nat., K 23, n. 22 (11)&#160;; cf. A. TARDIF,
                                    Cartons des rois, n. 484.</p></note>. On possède d’ailleurs un
                            certain nombre d’exemples analogues sous forme de copie, notamment un
                            mandement assez caractéristique relatif à l’abbaye de Chaalis. Ici
                            encore, on est donc à la racine d’un type d’acte, le mandement scellé
                            sur simple queue, qui va se multiplier dès le règne suivant.</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1">Les lettres missives du roi</head>
                        <p>De Louis VII on a également conservé le texte – mais non l’original – de
                            nombreuses lettres missives, le plus souvent de nature politique,
                            adressées au pape, à l’empereur, à des évêques etc., avec le salut final
                            caractéristique <hi rend="i">Vale, Valete</hi>. Elles nous ont été
                            conservées en copie par le recueil de lettres de Hugues de Champfleury,
                            le chancelier royal, dont le manuscrit original est aujourd’hui à la
                            Bibliothèque Vaticane et dont le contenu a été publié au XVII<hi
                                rend="sup">e</hi> siècle par ANDRÉ DUCHESNE<note><p>Republié dans le
                                    Recueil des historiens de France, t. XVI, p. 1–170.</p></note>,
                            mais sans respect de l’ordre de pièces.</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1">Les actes du règne de Philippe Auguste</head>
                        <p>Le règne de Philippe Auguste marque un tournant des plus importants dans
                            l’histoire de la chancellerie et dans la diplomatique des actes royaux
                            français. C’est, en effet, de ce règne que date la vacance de la
                            chancellerie, qui ne sera suspendue que pendant quelques années, après
                            la fin du règne, au profit de Frère Guérin, évêque de Senlis&#160;: des
                            vacances s’étaient déjà produites sous le règne de Louis VI et de
                            Louis VII, mais c’est Philippe Auguste qui cesse de nommer un
                            chancelier, avec toutes les prérogatives de cette charge, pour confier
                            la direction du bureau d’écriture et de scellage des actes royaux à un «
                            garde de la chancellerie&#160;» (<hi rend="i">custos sigilli</hi>).
                            C’est avec son règne, d’autre part, que commence vers 1200 la tenue de
                            registres de la chancellerie, sans que pour cela – bien au contraire –
                            on puisse parler d’un enregistrement systématique des actes. Enfin la
                            typologie des actes royaux prend, vers 1190, un caractère plus strict
                            que précédemment, même si on doit admettre que les différents types
                            d’actes existaient déjà dès le règne précédent, mais avec une
                            variabilité beaucoup plus grande dans la présentation ou la
                            formulation.</p>
                        <p>Les actes royaux peuvent dès lors se classer en grandes catégories&#160;:
                            les diplômes, les chartes, les lettres patentes et les mandements, en
                            laissant de côté les lettres missives que l’on doit supposer s’être dès
                            lors multipliées, mais que la condition de la conservation des archives
                            ne nous permet plus guère aujourd’hui d’être prises en
                            considération.</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1"><pb n="106"/>Le diplôme et la charte</head>
                        <p>La distinction typologique fondamentale entre le diplôme et la charte
                            apparaît très nettement dans le cas suivant, où un même acte a fait
                            l’objet d’une double expédition sous deux formes diplomatiques
                            différentes. Il s’agit de la confirmation par le roi d’une vente faite à
                            l’abbaye de Saint-Germain des Prés de l’avouerie d’Esmans, tenue en fief
                            du roi, ainsi que d’un droit d’usage sur les bois dont une enquête avait
                            prouvé que cet avoué était le seul à jouir. Ces deux
                                    expéditions<note><p>Arch. nat., K 27, n. 8&#160;: 1 a et
                                    b&#160;; éd. Recueil des actes de Philippe Auguste,
                                n. 744.</p></note>, rédigées simultanément, à Paris en 1203, sont
                            toutes deux scellées de cire verte sur lacs de soie rouge et verte, mais
                            leurs formes diplomatiques sont différentes&#160;:</p>
                        <p>– dans l’exemplaire sous forme de <hi rend="b">diplôme</hi>, la première
                            ligne est toute entière occupée par une invocation à la Trinité, suivie
                            de la souscription royale et elle est écrite en caractères
                            allongés&#160;; à la fin il comporte la date de lieu, l’année de
                            l’Incarnation (sans mois ni quantième) et l’année du règne, ainsi que la
                            liste des grands officiers sous la forme apparue sous le règne précédent
                                (<hi rend="i">Astantibus in palatio nostro</hi>…)&#160;; au pied de
                            la pièce, s’étale sur toute une ligne la recognition de chancellerie
                            encadrant le monogramme royal&#160;: <hi rend="i">Data vacante</hi>
                            (monogramme) <hi rend="i">cancellaria</hi>, chaque syllabe ou groupe des
                            syllabes étant séparé de la précédente par un blanc, et au-dessous, en
                            petits caractères&#160;: <hi rend="i">per manum fratris Garini</hi>.</p>
                        <p>– l’autre exemplaire sous forme de <hi rend="b">charte</hi>, d’une teneur
                            identique, est d’un format nettement plus petit&#160;; elle n’a point de
                            caractères allongés et elle est dépourvue d’invocation initiale. Elle
                            comporte, au contraire, une adresse universelle suivie d’un salut (<hi
                                rend="i">Universis ad quos littere presentes pervenerint,
                                salutem</hi>) et la notification est brève&#160;: <hi rend="i"
                                >Noscitis quod</hi>. La date se limite au nom de lieu et à l’an de
                            l’Incarnation, sans l’an du règne ni la liste des grands officiers, mais
                            elle comporte l’indication du mois (sans le quantième) et elle ne
                            comporte ni mention de chancellerie, ni monogramme royal.</p>
                        <p>Cet exemple montre que la forme du diplôme est définitivement fixée.
                            L’invocation verbale est de règle&#160;: <hi rend="i">In nomine sanctae
                                et individuae Trinitatis</hi>, et il n’y a pas d’adresse. Une
                            formule de corroboration fait état de la finalité perpétuelle de l’acte,
                            généralement exprimée ainsi&#160;: <hi rend="i">Quod ut perpetuum robur
                                obtineat</hi>, suivie de l’annonce du sceau et du monogramme désigné
                            par les mots <hi rend="i">regii nominis karakter</hi>. Il s’y trouve, en
                            outre, très fréquemment une formule générale de réserve&#160;: <hi
                                rend="i">salvo iure nostro</hi> ou bien <hi rend="i">salvo iure
                                alieno</hi> ou encore cette double formulation. Liée à la date où
                            l’année de l’Incarnation est exprimée selon le style de Pâques et celle
                            du règne est comptée à partir du sacre royal (1er novembre 1179) et non
                            pas de la mort de Louis VII en 1180 – la liste des grands officiers
                            (commençant par la fiction de l’assistance&#160;: <hi rend="i"
                                >Astantibus in palatio nostro</hi>) continue à figurer. Au bas du
                            diplôme est la mention <hi rend="i">Datum per manus N.</hi> (accompagnée
                            de la mention éventuelle de la vacance de la chancellerie&#160;: <hi
                                rend="i">Vacante cancellaria</hi>).</p>
                        <p>Si, au début du règne et jusque vers 1190, les caractères respectifs du
                            diplôme et de la charte et ceux de la charte et de la lettre patente ne
                            sont pas encore toujours fixés d’une manière absolument stricte, par la
                            suite la distinction devient de plus en <pb n="107"/>plus nette.
                            Normalement, la charte – que la chancellerie désignera officiellement
                            comme des «&#160;lettres patentes en forme de charte&#160;» et
                            finalement de « charte&#160;» – ne comporte pas d’invocation et elle
                            commence directement par la suscription royale&#160;; l’adresse et le
                            salut se font progressivement exceptionnels, mais elle présente toujours
                            une notification universelle et perpétuelle (<hi rend="i">Notum facimus
                                universis presentibus et futuris</hi>) suivie d’une formule de
                            perpétuité (<hi rend="i">in perpetuum</hi>), le préambule n’existant
                            désormais que dans les actes de forme particulièrement solennelle. Mais
                            il y a généralement une formule de corroboration de type perpétuel
                            comportant l’annonce du sceau. Le date comporte le lieu, l’année de
                            l’Incarnation (mais non celle du règne) et le mois&#160;; la charte
                            s’achève par la mention de la recognition de chancellerie (exprimée par
                                <hi rend="i">vacante cancellaria</hi>). Le sceau de cire verte, qui
                            a pu au début du règne, pendre à une queue, généralement double, de
                            parchemin, l’est ensuite régulièrement à des lacs de soie, dont la
                            couleur ne semble pas avoir été fixée&#160;; tantôt rouge, tantôt rouge
                            et jaune ou rouge et verte, celle-ci l’emportant définitivement vers la
                            fin du règne.</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1">La lettre patente</head>
                        <p>La lettre patente, qui sous Louis VII se distinguait mal de la
                            «&#160;charte &#160;», s’en détache progressivement sous Philippe
                            Auguste. Elle garde l’allure épistolaire, avec une adresse universelle
                            et un salut, mais sans aucune référence à une notion de
                            perpétuité&#160;: <hi rend="i">Universis presentes litteras inspecturis
                                salutem</hi> ou bien <hi rend="i">Noverint universi</hi>. La formule
                            de corroboration est souvent absente&#160;; quand elle existe, elle ne
                            comporte aucune allusion à la valeur perpétuelle de l’acte. Le sceau est
                            normalement de cire jaune qui, appendu le plus souvent à une courroie de
                            cuir blanc, devient à la fin du règne, une double queue de
                            parchemin.</p>
                        <p>Ainsi naît ce qui sera une des formes classiques d’un type d’acte de la
                            chancellerie royale française&#160;: la lettre patente scellée de cire
                            jaune sur double queue de parchemin, passant par des incisions percées
                            dans un repli de la pièce. A partir de 1190 et surtout de 1200, chartes
                            et lettres patentes l’emportent nettement en nombre sur les diplômes,
                            qui constituaient auparavant le mode le plus usuel de l’expression
                            écrite de la volonté royale.</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1">Le mandement</head>
                        <p>Le mandement est un acte par lequel le roi entend communiquer un ordre à
                            des officiers ou à des dépendants, vassaux ou autorités municipales. Il
                            est écrit d’une plume rapide et sans fioritures sur un morceau de
                            parchemin, généralement de petite dimension et il est scellé désormais
                            d’un sceau de cire jaune sur simple queue de parchemin découpée au pied
                            de la pièce. Ce sceau était de même type que celui qui scellait les
                            actes plus solennels, mais au cours du règne, et sans doute à mesure que
                            s’accroissait le nombre de ces actes «&#160;administratifs&#160;», on
                            utilisa une matrice d’un diamètre légèrement plus réduit que le grand
                            sceau.</p>
                        <p><pb n="108"/>Le mandement comporte une adresse particulière ou collective
                            et un salut. Sans notification, l’acte exprime directement et brièvement
                            l’ordre royal, généralement marqué par les mots <hi rend="i">mandamus
                                tibi</hi> (ou <hi rend="i">vobis</hi>) ou <hi rend="i">vobis
                                mandantes praecipimus</hi> ou encore <hi rend="i">interdicimus</hi>.
                            Il ne comporte ni formule de corroboration ni mention de chancellerie,
                            et il s’achève par une date de lieu et de l’an de l’Incarnation, avec
                            indication du mois (sans quantième).</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1">Les actes bullés d’or</head>
                        <p>Philippe Auguste – dont le surnom qui lui fut donné n’est certainement
                            pas innocent – fut l’un des seuls souverains français à utiliser, dans
                            des circonstances exceptionnelles, une bulle d’or, et il faut y voir
                            sans aucun doute son désir de rivaliser avec l’empereur, notamment
                            Frédéric Barberousse qui avait fait expédier un certain nombre de ses
                            bulles d’or pour diverses églises de la «&#160;région d’entre
                            deux&#160;», entre le Rhône et des Alpes. Nous n’avons pas conservé
                            d’actes originaux ainsi scellés, mais deux mentions d’actes perdus sont
                            à cet égard révélateurs. L’une se rencontre dans la réponse qu’adressa à
                            Philippe Auguste le prince de Galles Llywelyn le Grand, en se référant à
                            ses lettres ainsi bullées&#160;: <hi rend="i">litteras vestras sigillo
                                aureo impressas</hi><note><p>Arch. nat., J 655, n. 14 (= AE III
                                    66).</p></note> pour confirmer l’alliance entre les deux pays.
                            L’autre allusion se trouve dans une lettre adressée à Alphonse de
                            Poitiers le 24 mars 1254&#160;: <hi rend="i">tres cartas de imperatore
                                et unam de… rege Francorum Philippo, in auro
                                    sigillatas</hi><note><p>Fac-similé de l’École des chartes, n. NF
                                    287 (cf. CH.-V. LANGLOIS, Une lettre…, dans Bibliothèque de
                                    l’École des chartes, XLVI, 1885, p. 589–593).</p></note>.</p>
                        <p>Dans le domaine du sceau, Philippe Auguste innova également en adoptant
                            régulièrement, dès son avènement, un contre-sceau dont le type – sans
                            légende – fut la fleur de lys. Celle-ci était unique, type que son
                            petit-fils saint Louis devait reprendre, alors que Louis VIII usa de
                            l’écu de France au semis de fleur de lys.</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1">Le sceau de régence</head>
                        <p>Lorsque Philippe Auguste partit pour la croisade de 1190–1191, il emporta
                            son grand sceau et se fit accompagner de son garde du sceau qui en
                            scella divers actes au cours de la campagne. Mais avant son départ il
                            avait organisé le fonctionnement de l’administration du royaume et de la
                            chancellerie en son absence. Le contrôle de l’usage du sceau – et donc
                            de l’expédition des actes – fut alors confié à un conseil formé de six
                            grands bourgeois de Paris, chargés par ailleurs de veiller à la
                            régularité des affaires financières<note><p><hi rend="i">Parisius sex
                                        homines probos et legitimos constituimus, quorum nomina sunt
                                        haec&#160;: T. A. E. R. B. et N.</hi></p></note>. Les actes
                            furent intitulés au nom du roi et sous la même forme que lorsque le
                            souverain était présent dans le royaume, mais il est alors indiqué
                            nettement qu’ils ont été dressés <hi rend="i">in presentia nostrorum
                                burgensium qui sigillum nostrum custodiunt</hi>, ou bien <hi
                                rend="i">sub testimonio nostrorum burgensium</hi>, ou encore <hi
                                rend="i">coram burgensibus nostris</hi>. En outre dans nombre
                            d’actes étaient indiqués les noms des bourgeois présents, dont beaucoup
                            nous sont connus par divers actes de l’époque, notamment Thibaut le
                            Riche, Ébrouin le Changeur, Athon de la Grève etc., ainsi que ceux
                            d’officiers royaux tels que le chambellan André, le maréchal Pierre, le
                            clerc Nicolas ou Robert de Chartres. Certains actes mentionnent encore
                                <pb n="109"/>que le manquement à leur contenu entraîneraient les
                            mêmes sanctions que s’ils émanaient du roi lui-même<note><p><hi rend="i"
                                        >tam corpore quam possessione merciam noverint
                                        incurisse</hi>.</p></note>.</p>
                        <p>Pour le scellement de ces actes avait été gravé un nouveau sceau, de type
                            analogue à celui du grand sceau, mais d’un diamètre un peu
                            inférieur&#160;; mais il est surtout à noter qu’on lui donna pour
                            contre-sceau une aigle aux ailes éployées, qui montre là aussi le désir
                            du roi de se donner l’image d’un roi «&#160;empereur en son
                            royaume&#160;». Ce fait est encore à rapprocher du sceau royal qui fut
                            également institué à Paris et dans plusieurs prévôtés pour valider les
                            contrats passés entre Juifs et chrétiens&#160;: en effet, ce
                            «&#160;sceau aux Juifs&#160;» (<hi rend="i">sigillum Judeorum</hi>)
                            était aussi une aigle essorant, premier sceau d’une juridiction royale,
                            dont l’usage devait durer une vingtaine d’années.</p>
                        <p>On voit par toutes ces observations l’importance qu’a revêtue dans
                            l’histoire de la diplomatique royale française le règne de Philippe
                            Auguste, avec la multiplicité des types d’actes royaux, avec la
                            prédominance de la charte par rapport au diplôme, avec l’établissement
                            de règles plus régulières pour la forme et le scellement de la charte et
                            du mandement, avec l’adoption du contre-sceau, avec le fonctionnement
                            d’une chancellerie en l’absence du roi. Les années 1190–1200 ont donc
                            été capitales dans l’évolution de la chancellerie royale, sans compter
                            que vers 1200 la tenue de livres pour la conservation d’actes expédiés
                            par la chancellerie ou concernant les droits et intérêts du roi –
                            origine de la longue série des registres de la chancellerie – ouvrait
                            une période nouvelle dans l’histoire de celle-ci et même, plus
                            généralement, dans celle du gouvernement du royaume. Cela a correspondu
                            à ce temps de mutations fondamentales qui, en tant d’autres domaines,
                            politiques, institutionnels, économiques, religieux, intellectuels,
                            artistiques, a vu, avec la reprise en mains du royaume, l’institution
                            des baillis et la naissance de l’Université, une transformation profonde
                            du royaume, un véritable tournant du Moyen Âge.</p>
                        <pb n="111"/>
                        <figure>
                            <graphic url="cid1992_acte1.jpg"/>
                            <head>1. 1145–1146. Louis VII pour Saint-Victor de Paris</head>
                        </figure>
                        <pb n="112"/>
                        <figure>
                            <graphic url="cid1992_acte2.jpg"/>
                            <head>2. 1144–1145. Louis VII – Ordonnance pour les Juifs</head>
                        </figure>
                        <pb n="113"/>
                        <figure>
                            <graphic url="cid1992_acte3.jpg"/>
                            <head>3. 1203, février. Philippe Auguste&#160;: deux expéditions du même
                                acte</head>
                        </figure>
                    </div>
                </body>
            </text>
            <text xml:id="art_06">
                <front>
                    <head><pb n="115"/>Die karolingischen Diplome der Francia orientalis<note><p>Die
                                hier vorgelegte Skizze gibt lediglich die Umrisse des von der
                                älteren Forschung, insbesondere von PAUL FRIDOLIN KEHR, ausführlich
                                gezeichneten Bildes wieder. Der Text des Beitrages entspricht im
                                wesentlichen dem in Olmütz gehaltenen Vortrag. Bei der Erarbeitung
                                konnte ich mich der tatkräftigen Unterstützung von Dr. Mark
                                Mersiowsky (Münster) erfreuen, der bei der Edition der Diplome
                                Ludwigs des Frommen für die MGH mitwirkt. Insbesondere konnte ich
                                mich für die äußeren Merkmale auf das Manuskript seiner Abhandlung
                                „Graphische Symbole in den Urkunden Ludwigs des Frommen“ stützen,
                                die dem Sammelband „Graphische Symbole in mittelalterlichen
                                Urkunden, hg. von PETER RÜCK, Historische Hilfswissenschaften 3“
                                S. 335–384.</p></note></head>
                    <byline><docAuthor>Peter Johanek</docAuthor></byline>
                </front>
                <body>
                    <p>Es geht in dem hier vorgelegten Beitrag um die Diplome der ostfränkischen
                        Karolinger, d. h. der ostfränkischen Herrscher von Ludwig dem
                                Deutschen<note><p>Ich bleibe bei dieser gebräuchlichen Bezeichnung;
                                zur Problematik vergleiche ganz allgemein CARLRICHARD BRÜHL,
                                Deutschland und Frankreich, Die Geburt zweier Völker, Köln-Wien
                                1990.</p></note> (826 bzw. 833–876) bis Ludwig das Kind (900–911).
                        Die Diplome Ludwigs des Frommen bleiben ausgeklammert, denn hier überwiegt
                        unter den Empfängern immer noch eindeutig der Bereich der Francia
                                occidentalis<note><p>Vgl. zu ihnen den Beitrag von ROBERT-HENRI
                                BAUTIER in diesem Band. Zur Lage der Edition: PETER JOHANEK,
                                Probleme einer zukünftigen Edition der Urkunden Ludwigs des Frommen,
                                in: Charlemagne’s Heir. New Perspektives on the Reign of Louis the
                                Pious (814–840), ed. PETER GODMAN-ROGER COLLINS, Oxford 1990,
                                S. 409–424.</p></note>. Der Bestand, von dem damit die Rede ist,
                        kann aber auch als einer der am besten erforschten und bearbeiteten Komplexe
                        der karolingischen Diplomatik gelten. Bekanntlich hat THEODOR V. SICKEL
                        gerade an den Urkunden Ludwigs des Deutschen 1861 / 62 den ersten Versuch
                        seiner neuen, kritischen Methode erprobt.<note><p>THEODOR V. SICKEL,
                                Beiträge zur Diplomatik I u. II, Sitzungsberichte der Akademie der
                                Wiss. Wien, phil.-hist. Cl. 36, 1861, S. 329–402, bzw. 39, 1862,
                                S. 105–177; dazu KEHR, Kanzlei Ludwigs des Deutschen, (wie Anm. 5),
                                S. 3.</p></note> PAUL FRIDOLIN KEHR hat dann in den dreißiger Jahren
                        unseres Jahrhunderts im Zuge der Edition dieses Corpus in der Reihe der
                        Diplomata der Monumenta Germaniae Historica, die er in einer ganz
                        unglaublich kurzen Zeit vorlegte, im Grunde alles dazu gesagt, was zu sagen
                                ist<note><p>PAUL KEHR, Die Urkunden der deutschen Karolinger, Bd. 1:
                                Die Urkunden Ludwigs des Deutschen, Karlmanns und Ludwig des
                                Jüngeren, Berlin 1932–1934: DERS., Die Urkunden der deutschen
                                Karolinger, Bd. 2: Die Urkunden Karls III., Berlin 1937; DERS., Die
                                Urkunden der deutschen Karolinger, Bd. 3: Die Urkunden Arnulfs,
                                Berlin 1940; THEODOR SCHIEFFER, Die Urkunden der deutschen
                                Karolinger, Bd. 4: Die Urkunden Zwentibolds und Ludwigs des Kindes,
                                Berlin 1960. Parallel dazu und in Ergänzungen und Einleitungen
                                erschienen: PAUL FRIDOLIN KEHR, Die Kanzlei Ludwigs des Deutschen,
                                Abhandlungen d. Preuss. Ak. d. Wiss., Jg. 1932, Phil.-hist. Kl.,
                                Nr. 1; DERS., Die Schreiber und Diktatoren der Diplome Ludwigs des
                                Deutschen, Neues Archiv 50, 1935, S. 1–105; DERS., Die Kanzleien
                                Karlmanns und Ludwigs des Jüngeren, ebd., 1933, Nr. 1; DERS., Die
                                Kanzlei Karls III., ebd., 1936, Nr. 8; DERS., Die Kanzlei Arnolfs,
                                ebd., 1939, Nr. 4; DERS., Die Kanzlei Ludwigs des Kindes, ebd.,
                                1939, Nr. 16. Hinzuwiesen ist noch auf die Studie THEODOR
                                SCHIEFFERS, Die lothringische Kanzlei um 900, Deutsches Archiv 14,
                                1958, S. 17–148. Die Ergebnisse dieser Arbeiten sind dem folgenden
                                zugrundegelegt; in der Regel werden nur wörtliche Zitate
                                nachgewiesen.</p></note>. Hinzu tritt noch der magistrale Überblick
                        von ROBERT-HENRI BAUTIER aus dem Jahre 1984, der die Urkundenproduktion des
                        ostfränkischen Bereichs in das Gesamttableau der karolingischen Kanzleien
                                einordnete<note><p>ROBERT-HENRI BAUTIER, La chancellerie et les
                                actes Royaux dans les Royaumes Carolingiennes, Bibliothèque de
                                l’École des Chartes, 142, 1984, S. 5–80. Die Entwicklung der äußeren
                                Gestalt umriß im Rahmen eines weitgespannten Überblicks PETER RÜCK,
                                Die Urkunde als Kunstwerk, in: Kaiserin Theophanu. Begegnung des
                                Ostens und Westens um die Wende des ersten Jahrtausends.
                                Gedenkschrift des Kölner Schnütgen-Museus zum 1000. Todestag der
                                Kaiserin, hg. v. ANTON V. EUW u. PETER SCHREINER, Köln 1991,
                                S. 311-333.</p></note>. Dem ist kaum etwas hinzuzufügen, sondern es
                        kann hier nur ein Resümee oder vielmehr ein Kondensat vorgelegt werden, das
                        dem Zweck dieses Sammelbandes dienlich sein kann. Es geht dabei darum, die
                        Grundlagen für einen photographischen Atlas zu legen, der die formale und
                        graphische Entwicklung der königlichen Urkunden in Europa dokumentieren
                        soll. Diese Aufgabenstellung erlaubt es, einen bestimmten Schwerpunkt zu
                        setzen. Es wird davon die Rede sein müssen, was die Kanzleien der
                        ostfränkischen Herrscher aus dem Modell gemacht haben, das unter Karl dem
                        Großen und vor allem unter Ludwig dem Frommen entwickelt worden ist. Das
                        bedeutet auch, daß im wesentlichen von Ludwig dem Deutschen zu handeln
                        ist.</p>
                    <div>
                        <head type="h1">1. Verfügbares Material</head>
                        <p>Es geht um die Urkunden von fünf Herrschern. Am Beginn steht Ludwig der
                            Deutsche, der von 840 an im ostfränkischen Reich eine kontinuierliche
                            Urkundenproduktion entfaltete. Er hat dort aber schon seit 830,
                            allerdings in weit geringerem Umfang geurkundet; der Urkundenausstoß pro
                            Jahr der Zeitspanne von 830–840 erreicht etwas über die Hälfte der
                            späteren Zeit. Es folgen Karlmann (876–880), der in einer Herrschaft und
                            Beurkundungstätigkeit auf Bayern und Italien beschränkt war, sowie
                            Ludwig der Jüngere (876–882). Karl III. (876–887) bleibt zunächst auf
                            dem alemannischen Bereich beschränkt, herrscht seit 879 in Italien, dann
                            tritt das gesamte ostfränkische Reich hinzu (882) und zuletzt der
                            westfränkische Bereich (885). Ihm folgt Arnulf von 887–899 (seit 896
                            auch Kaiser)<note><p>Zum Überblick über die Geschichte der
                                    karolingischen Dynastie vgl. neuerdings RUDOLF SCHIEFFER, Die
                                    Karolinger, Stuttgart 1992, S. 139-204.</p></note>.</p>
                        <p><pb n="116"/>Von diesen 5 Herrschern sind insgesamt 571 echte Diplome
                            (mit einigen verunechteten) überliefert; davon 307 im Original. Auf die
                            einzelnen Herrscher verteilen sich diese Urkunden<note><p>Die hier
                                    angegebenen Zahlen wurden anhand der Anm. 5 vermerkten Editionen
                                    über die Editionsnummern ermittelt, wodurch die als echt
                                    geltenden, ganz oder teilweise erhaltenen oder in Form von <hi
                                        rend="i">notitiae</hi> vorhandenen Stücke samt der
                                    verunechteten gezählt wurden. Auch die Mandate sind
                                    mitgezählt.</p></note>.</p>
                        <table>
                            <row>
                                <cell>Ludwig der Deutsche</cell>
                                <cell>171</cell>
                                <cell>92</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>Karlmann</cell>
                                <cell>28</cell>
                                <cell>10</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>Ludwig der Jüngere</cell>
                                <cell>24</cell>
                                <cell>18</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>Karl III.</cell>
                                <cell>172</cell>
                                <cell>88</cell>
                            </row>
                            <row>
                                <cell>Arnulf</cell>
                                <cell>176</cell>
                                <cell>99</cell>
                            </row>
                        </table>
                        <p>Das ist ein verhältnismäßig umfangreiches Corpus und über 50 % des
                            Bestandes ist im Original überliefert, so daß einigermaßen gesicherte
                            Aussagen über die äußeren Formen der Diplome möglich sind und ihre
                            typischen Formen herausgearbeitet werden können. Das gilt für die
                            Diplome und Privilegien, nicht aber für die so wichtige Urkundenart der
                            Mandate, von denen bekanntlich nur ganz wenige (insgesamt 6, davon 5 als
                            Original) erhalten sind.</p>
                        <p>Das genannte Corpus ist der Urkundenausstoß ostfränkischer Herrscher,
                            richtete sich jedoch nicht ausschließlich an ostfränkische Empfänger.
                            Der Begriff „ostfränkische“ ist ohnehin problematisch; KEHR hat noch
                            ganz unbefangen von „deutsch“ gesprochen<note><p>Vgl. allein den Titel
                                    der MGH-Editionen: Die Urkunden der deutschen Karolinger.
                                    Anm. 5.</p></note>. Wenn hier im folgenden von ostfränkisch die
                            Rede ist, so ist jeweils der lothringische Raum mitgemeint, so weit er
                            sich im Machtbereich des jeweiligen ostfränkischen Herrschers befand und
                            von ihm in seiner Urkundentätigkeit erfaßt wurde. Das ist bereits bei
                            Ludwig dem Deutschen von Wichtigkeit, vollends selbstverständlich in der
                            Regierungszeit Arnulfs. Auch andere Regionen werden von der
                            Urkundentätigkeit dieser ostfränkischen Herrscher erfaßt. Karlmann hat
                            über zwei Drittel seiner Urkunden für italienische Empfänger ausgestellt
                            (19 Stücke gegenüber 9 für bayerische Empfänger). Bei Arnulf fallen die
                            insgesamt 9 Stücke für italienische Empfänger nicht ins Gewicht, doch
                            bei Karl III. entfallen von den 172 Urkunden, die er ausstellte, 75 auf
                            ostfränkisch/lothringische Empfänger, auf Italien 61 Stücke und auf den
                            westfränkischen Bereich 36. Die letzte Zahl ist besonders bemerkenswert,
                            da sie in knapp zwei Jahren erreicht wird. Auch ist hervorzuheben, daß
                            die westfränkischen Gewohnheiten sofort in diese Stücke eindringen und
                            ihre äußeren und inneren Formenmerkmale beeinflußen<note><p>KEHR,
                                    Kanzlei Karls III., S. 45–47 sowie die Vorbemerkungen zu DD K
                                    III, 116–119.</p></note>. Es sind Kräfte der westfränkischen
                            Köngiskanzlei, die hier tätig werden, etwa ein Schreiber des
                            westfränkischen Karlmann, des Sohnes Ludwigs des Stammlers, aber auch
                            Schreiber aus der Schule von Langres. Das zeigt, daß vom Empfänger-Kreis
                            starke Impulse auf die Urkundenherstellung ausgehen, und zwar auch auf
                            deren formale Gestaltung. Das geschieht selbst dort, wo von
                            Empfängerausfertigung nicht zu sprechen ist. Solche Beeinflussungen wird
                            man bei der Typenbildung oder bei der Herausarbeitung charakteristischer
                            Züge berücksichtigen müssen.</p>
                        <p>Noch ein weiterer Zug der Überlieferung und der Empfängerstruktur muß
                            kurz betrachtet werden. Es ist bekannt, daß die Urkundenherstellung
                            unter Ludwig dem Frommen gegenüber den letzten Lebensjahren Karls des
                            Großen stark angestiegen <pb n="117"/>ist. Versucht man, über einen
                            Indikator – der sich aus der Division der Zahl der erhaltenen Urkunden
                            durch die Zahl der Regierungsjahre bilden läßt – sich einen Eindruck von
                            der Intensität der Urkundenausstellung zu machen, so gelangt man für
                            Ludwig den Frommen auf etwa 20 Stücke im Jahr<note><p>Zu diesem
                                    Verfahren JOHANEK, Probleme, S. 420 f.</p></note>. Für die
                            Empfänger auf dem Gebiet des späteren ostfränkischen Reiches ist dieser
                            Indikator niedriger anzusetzen als für die übrigen Gebiete des
                            fränkischen Reichs.</p>
                        <p>Der Indikator ist auch unter Ludwig dem Deutschen niedrig: In den Jahren
                            von 840–876 liegt er bei 3,8<note><p>Die Zahl 519 bei JOHANEK, Probleme,
                                    S. 421, Anm. 52 beruht auf einem Rechenfehler.</p></note>, bei
                            Karlmann für Bayern bei 2,25 (Italien 4,75; insgesamt 7,0), bei Ludwig
                            dem Jüngeren bei 4,0. Unter Karl III. ist eine Steigerung zu
                            verzeichnen. Insgesamt ergibt sich der Indikator 15,6; für den
                            ostfränkischen Bereich allein 6,8 und den westfränkischen Bereich 18,0.
                            Allerdings ist im letzteren Falle zu berücksichtigen, daß sich hier die
                            Gesamtzahl der Diplome auf lediglich zwei Jahre verteilt, die
                            gleichzeitig den Regierungsantritt bedeuten. Eine solche Situation
                            bringt stets einen bedeutenden Schub der Urkundenfertigung. Zuvor lag im
                            fränkischen Reich der Indikator niedriger, denn Karl der Kahle hat im
                            Durchschnitt 12 Diplome pro Jahr ausgestellt<note><p>Berechnet auf der
                                    Grundlage von Recueil des Actes de Charles II le Chauve, Roi de
                                    France, ed. GEORGES TESSIER, I–III, Paris
                            1943–1955.</p></note>.</p>
                        <p>Deutlich ist das Ansteigen der Urkundentätigkeit unter Arnulf, für dessen
                            Regierungszeit der Indikator bei 14,7 liegt. Man wird diese Steigerung
                            nicht lediglich der nun festeren Einbindung des lotharingischen Bereichs
                            in das ostfränkische Herrschaftsgebiet zuschreiben müssen und der damit
                            verbundenen größeren Zahl von geistlichen Empfängern. Ein Befund, der
                            für gewöhnlich wenig beachtet wird, macht deutlich, daß sich Änderungen
                            in der Empfängerstruktur vollzogen haben. Zwar hat die weitaus größte
                            Zahl der überlieferten Urkunden geistliche Gemeinschaften zu Empfängern,
                            doch gibt es auch zahlreiche Stücke für Einzelpersonen, Geistliche wie
                            Laien. Es liegt auf der Hand, daß die Überlieferungschancen für solche
                            Urkunden besonders gering sind, jedenfalls insgesamt bedeutend geringer
                            als Ausfertigungen für Institutionen. Betrachtet man nun die für Laien
                            ausgefertigten Stücke, so ergeben sich für Ludwig den Deutschen 11 (bei
                            insgesamt 171), für Karl III. bei einer Gesamtzahl von 172 Diplomen 26
                            Stücke (ostfränkischer Bereich: 16; westfränkischer Bereich: 5; Italien:
                            5). Unter Arnulf jedoch sind es 42 Stücke von insgesamt 176 Diplomen.
                            Anders gewendet: Unter Ludwig dem Deutschen entfällt auf je 4
                            Regierungsjahre eine Urkunde für Laienempfänger. Unter Karl III. ist ein
                            deutlicher Anstieg zu verspüren. Berechnet man den Indikator in der
                            beschriebenen Weise, so liegt er für die Laienempfänger insgesamt bei
                            2,4, wobei der Schwerpunkt deutlich im ostfränkischen Bereich liegt
                            (Indikator 1,5). Doch der Anteil der Laienempfänger unter Karl III. ist
                            gar nicht vergleichbar mit der Zeit Arnulfs. Nahezu ein Viertel der
                            erhaltenen Urkunden Arnulfs ist für Laienempfänger ausgestellt
                            (Indikator 3,5). Selbst bei Berücksichtigung der Unsicherheiten, die
                            solchen Berechnungen anhaften, ist doch festzustellen, daß im
                            ostfränkischen Bereich die Urkundenproduktion der Herrscher in der Zeit
                            von Ludwig dem Deutschen bis Arnulf stark angestiegen ist. Weiterhin
                            zeigt sich, daß sich die Proportionen verschieben, indem Laien zunehmend
                            als Empfänger von Diplomen auftreten. Sie haben demnach in stärkerem
                            Maße nach Urkunden verlangt, ihre Ausfertigung <pb n="118"/>impetriert.
                            Das bedeutet aber auch, daß die Kanzlei in stärkerem Maße als bisher
                            gefordert wurde und eine große Arbeitslast zu tragen hatte. Die
                            erhaltene Überlieferung – insbesondere der Urkunden für Laien – stellt
                            nur einen Ausschnitt dessen dar, was einst hergestellt wurde. Man wird
                            unter Umständen damit rechnen müssen, daß die Zahl der für Laien
                            ausgestellten Urkunden die für geistliche Institutionen bestimmten
                            Diplome beträchtlich überstieg. Auch die Zahl der für einzelne Kleriker
                            ausgestellten Diplome liegt relativ hoch, bei etwas mehr als 9 % (16
                            Stücke).</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1">2. Typische Züge des äußeren Erscheinungsbildes.</head>
                        <p>Es gilt nun, anhand einiger Beispiele die charakteristischen Züge und
                            Wandlungen im äußeren Erscheinungsbild der Urkunden der ostfränkischen
                            Herrscher vorzustellen.</p>
                        <div>
                            <head type="h2">a) Die ludovicianische Tradition.</head>
                            <p>Ludwig der Deutsche hat seit 830 in seinem <hi rend="i">regnum</hi>
                                Baiern selbständig geurkundet und dazu über eine Kanzlei verfügt,
                                die KEHR als „Nebenkanzlei der großen fränkischen“
                                        bezeichnete<note><p>Urkunden Ludwigs des Deutschen,
                                        S. XVIII.</p></note>. Die Problematik solcher Termini ist
                                hier nicht zu diskutieren. Es ist aber festzuhalten, daß die frühe
                                Urkundenherstellung Ludwigs des Deutschen ganz in der Tradition der
                                Kanzlei Ludwigs des Frommen erfolgt. So stammt auch der Rekognoscent
                                und Schreiber vieler Urkunden Ludwigs des Deutschen, der Diakon
                                Adalleodus, aus der Kanzlei Ludwig des Frommen, wo er von Durandus
                                ausgebildet wurde. Er ist von 830–837 tätig und rekognosziert mit
                                einer Ausnahme die ersten 25 Diplome des Königs.</p>
                            <p>Das äußere Erscheinungsbild dieser ersten Diplome Ludwigs des
                                Deutschen entspricht den Erzeugnissen der Kanzlei Ludwigs des
                                Frommen bis in Einzelheiten hinein<note><p>Vgl. Abb. 1: D LD 8 für
                                        Salzburg 833 X 6; leicht zugänglich auch D LD 7 für Salzburg
                                        832 III 27 in den Kaiserurkunden in Abbildungen, hg. v.
                                        HEINRICH V. SYBEL-THEODOR V. SICKEL, I, 9.</p></note>. Mann
                                kann diesen Sachverhalt zusammenfassend folgendermaßen
                                charakterisieren: Adalleod verwendet eine flüssige Halbkursive
                                (Spätkursive), die KEHR als „gerade und steif, aber
                                wohlproportioniert“ bezeichnete<note><p>KEHR, Schreiber u.
                                        Diktatoren, S. 8, dort auch eine
                                    Gesamtcharakteristik.</p></note>. Sie darf jedoch – im
                                Langzeitvergleich mit den Erzeugnissen der ausgehenden
                                Karolingerzeit – als ausgesprochen elegant gelten.</p>
                            <p>Die erste Zeile dieser Diplome ist in verlängerter Schrift gehalten,
                                ebenso im Eschatokoll die beiden Unterschriftenzeilen – Signumzeile
                                und Rekognitionszeile –, wobei beide die gleiche Schrifthöhe
                                ausweisen. Die Datumszeile ist noch einmal in abweichender Schrift
                                gehalten. All das entspricht dem allgemeinen Erscheinungsbild der
                                Diplome unter Ludwig dem Frommen. Gerade an dem in verlängerter
                                Schrift gehaltenen Zeilen läßt sich die vollkommene Angleichung an
                                die Gebräuche der Kanzlei Ludwigs des Frommen und vor allem an die
                                Eigenheiten des Durandus am eindrucksvollsten belegen.</p>
                            <p>Vor der Invokation fehlt das Chrismon. Das entspricht einer Praxis,
                                die sich in der Kanzlei Ludwigs des Frommen um diese Zeit gerade zu
                                verfestigen beginnt. <pb n="119"/>Bekanntlich besitzen die Urkunden
                                Karls des Großen zunächst lediglich ein Chrismon und keine
                                Verbalinvokation, bis die letztere 801 eingeführt wird und es so zu
                                einer Doppelung der Invokationen kommt. Dieser Usus wird unter
                                Ludwig dem Frommen zunächst beibehalten. Erstmals 818, dann immer
                                häufiger, wird das Chrismon weggelassen. Schon SICKEL vermutete, daß
                                dies mit einer neuen Schreibergeneration unter Führung von
                                Hirminmaris zusammenhängen könnte. In der Tat hat gerade Hirminmaris
                                auch sonst offenbar bewußt Tautologien zu vermeiden gesucht. Während
                                bis in die frühen 30er Jahre in der Kanzlei Ludwigs des Frommen
                                Diplome mit Anfangschrismon noch überwiegen, dreht sich die Tendenz
                                in dieser Zeit um. Nach 833 ist kaum noch eine Urkunde mit
                                Anfangschrismon gefertigt worden. In der Kanzlei Ludwigs des
                                Deutschen hat man von Anfang an Verzicht geübt und übernimmt damit
                                eindeutig die sich neu ausbildende Tradition der Kanzlei Ludwigs des
                                Frommen. Das fügt sich in das Bild eines von Durandus ausgebildeten
                                Schreibers ausgezeichnet ein. Adalleodus hat die Eigenheiten des
                                Durandus auch in den übrigen Auszeichnungselementen perfekt
                                immitiert. Das gilt besonders für das Chrismon vor der
                                Rekognitionszeile und das Rekognitionszeichen selbst; beides ist
                                kaum von den Erzeugnissen des Durandus zu unterscheiden, ebenso wie
                                die Art der Anbringung der tironischen Noten, die er noch vollkommen
                                beherrscht. Einen eigenen Akzent hat Adalleodus lediglich in der
                                Weglassung des verkleinerten Chrismon vor der Datierungszeile
                                gesetzt, das bei Durandus regelmäßig erscheint<note><p>Zum
                                        Vorstehenden vgl. die Abhandlung von MERSIOWSKY, Graphische
                                        Symbole. Siehe anm. 1.</p></note>. Damit ist das Modell der
                                Diplome Ludwigs des Frommen für die Kanzlei der ostfränkischen
                                Herrscher adaptiert und grundsätzlich die Linien für die
                                Weiterentwicklung vorgezeichnet. Ein von Adalleodus in seiner
                                Frühzeit gefertigtes Diplom kann daher als Specimen für die
                                Typologie der ostfränkischen Herrscherdiplome dienen.</p>
                            <p>Bei dem beschriebenen Modell ist es in der Kanzlei Ludwigs des
                                Deutschen lange geblieben, auch dann, als Adalleodus 837 ausschied
                                und andere Rekognoszenten an seine Stelle traten. Doch sie alle, bis
                                in die 50er Jahre hinein, vor allem Comeatus, Dominicus und ihre
                                Gehilften lebten in den ludovicianischen Traditionen. Auch wenn sie
                                nicht so eng an einen einzelnen Schreiber der Kanzlei Ludwigs des
                                Frommen anzuschließen sind, wie Adalleodus an Durandus, so sind sie
                                doch in den graphischen Formen der Kanzlei geschult und haben sie
                                offenbar fest im Griff. Ferner beherrschen sie die Halbkursive und
                                kennen den Gebrauch tironischer Noten. Wenn ein Schreiber in diesen
                                Kreis der Notare trat und mit den Formen der Urkundenschrift nicht
                                vertraut war – wie etwa der Subdiakon Reginbert –, so paßte er sich
                                binnen kurzem diesen Formenapparat an. Die Bindekraft der Tradition
                                hielt an.</p>
                            <p>Es kann darauf verzichtet werden, diese Phase der Kanzleigeschichte
                                und der in ihr entstandenen Diplome durch weitere Bespiele zu
                                erläutern. Bemerkt sei lediglich noch, daß Dominicus 840,
                                unmittelbar nach dem Tod Ludwigs des Frommen, daß Anfangschrismon
                                wieder eingeführt hat, obwohl von der Urkundenproduktion des Kaisers
                                in dessen letzten Lebensjahren keine besondere Ermunterung dazu
                                ausgegangen war. Dagegen verschwinden nunmehr die Chrismen vor der
                                Rekognitionszeile <pb n="120"/>und erst recht vor der Datierung. Das
                                scheint eine Kleinigkeit zu sein, verrät aber doch wohl ein
                                schwindendes Bewußtsein, das das Diplom ein wechselndes Sprechen von
                                Aussteller und Rekognoscenten darstellt, das jeweils neu eingeleitet
                                werden muß. Damit mag es hinsichtlich dieser zweiten
                                Notarsgeneration der Kanzlei Ludwigs des Deutschen sein Bewenden
                                haben. Sie stammt – soweit man überhaupt Vermutungen aussprechen
                                darf – aus dem ostfränkischen Bereich, weist aber doch Bindungen an
                                einen Kreis auf, der der alten Kanzlei des Gesamtreichs zur Zeit
                                Ludwigs des Frommen verbunden war.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1">Die hebehardsche Wende.</head>
                        <p>Bis weit in die fünfziger Jahre des 9. Jahrhunderts hinein ist die
                            ostfränkische Kanzleigeschichte eine Geschichte der ludovicianischen
                            Tradition. Dann tritt ein Bruch ein, den man im allgemeinen mit dem
                            Auftreten des Notars Hebarhard im Jahr 859 in Verbindung bringt. KEHR
                            hat die Schärfe des Bruchs bestritten oder vielmehr dessen präzise
                            Datierung in das genannte Jahr. Er hat darauf hingewiesen, daß wichtige
                            Eigenheiten der späteren Zeit bereits bei dem Notar Hadebert nachweisbar
                            sind, der 854, also ein Lustrum früher, in den Kreis der Kanzlei Notare
                                    trat<note><p>KEHR, Kanzlei Ludwigs des Deutschen, S. 21 f.; zu
                                    Heberhard bes. DERS., Schreiber und Diktatoren,
                                S. 73–93.</p></note>.</p>
                        <p>Es ist richtig, daß gerade Hadebert als Notar und Rekognoszent ganz
                            deutlich nicht mehr in der Tradition der Kanzlei Ludwigs des Frommen
                            stand. Seine Halbkursive wirkt zwar elegant, verkörpert aber eben nicht
                            die Kanzleitradition<note><p>KEHR, Schreiber und Diktatoren,
                                    S. 55–60.</p></note>. Damit reißen offenbar personelle
                            Kontinuitäten ab, und ein solcher Vorgang ist ein entscheidender Faktor
                            für eine Formengeschichte von Kanzleien. Stilbildend jedoch hat Hadebert
                            nicht gewirkt. Die Ausbildung von neuen Formen und neuen Modellen mit
                            prägender Kraft gehört vielmehr ohne Zweifel dem Notar Hebarhard an.
                            Daher sind sie hier noch einmal zu charakterisieren, obwohl dieser Stoff
                            zum wohlbekanntesten gehört, was die Diplomatik der Karolingerzeit zu
                            bieten hat.</p>
                        <p>Der Beginn der Kanzleitätigkeit dieses Mannes, der die Formen des
                            spätkarolingischen Diploms der ostfränkischen Herrscher so entscheidend
                            beeinflußt hat, wirkt kläglich genug, ja hinterläßt im Grunde einen
                            verheerenden Eindruck. In dem ersten Diplom, das man von seiner Hand
                            kennt, bleibt das bisherige Grundmodell selbstverständlich
                                    gewahrt<note><p>Vgl. Abb. 2: D LD 96.</p></note>. Davon weicht
                            man lange nicht ab, vor allem bleibt der ostfränkische Bereich bei den
                            Querformaten, während im Westen sich bereits eine Tendenz zur Carta
                            transversa abzuzeichnen beginnt. Drei Charakteristika, die man zu Recht
                            als entscheidend für den Wandel empfunden hat, sind hervorzuheben:</p>
                        <list type="dash">
                            <item>Die Halbkursive wird ersetzt durch eine neue Schriftart, die man
                                als diplomatische Minuskel bezeichnet. Auf sie wird zurückzukommen
                                sein.</item>
                            <item>Der Sinn des Rekognitionszeichens ist offenbar verloren gegangen,
                                möglicherweise hängt dies mit der eben geschilderten Veränderung in
                                der Rekognitionszeile insgesamt zusammen. Jedenfalls wird das
                                Rekognitionszeichen zum reinen Dekorationelement, zu jenem
                                „Bienenkorb“ als der es fortan zumeist erscheint.</item>
                            <item><pb n="121"/>Der Gebrauch der tironischen Noten gehört nicht mehr
                                zum Repertoire dieses Schreibers sowie aller anderen späteren
                                Schreiber ostfränkischer Königsurkunden. Die Reminiszenzen an sie,
                                die sich im Anschluß an das Rekognitionszeichen finden, sind
                                ebenfalls zu Zierelementen geworden. Die Zeichen im Anschluß an das
                                Rekognitionszeichen sind nicht mehr Sachmitteilung, sondern
                                Ornament.</item>
                        </list>
                        <p>Zwei dieser Merkmale – das sei in Erinnerung gerufen – sind bereits das
                            Eigentum Hadeberts, und es ist demnach vielleicht symptomatisch, daß das
                            Eschatokoll dieses Stücks nicht von Hebarhard stammt, sondern daß er es
                            eben gerade von Hadebert eintragen ließ. Diese beiden Merkmale, die in
                            den späteren Stücken Hebarhards ebenfalls enthalten sind, bedeuten
                            gewichtige Änderungen. Doch das entscheidende ist sicher die Änderung
                            der Schriftart, ja die Entwicklung einer neuen Schriftart für die
                            Herstellung von Urkunden. Hebarhard war – das ist keine Frage – ungeübt
                            in der Urkundenherstellung als er an diese Diplom heranging. Das mag
                            auch der Grund gewesen sein, weswegen er Hadebert das Eschatokoll
                            überließ. Wie unsicher er war, zeigt die erste Zeile in verlängerter
                            Schrift: <hi rend="i">In nomine sanctae et individuae trinitatis,
                                Hludouuiduae trinitatis. Hludouuicus divina fauente gratia rex</hi>.
                            Das bedarf keines Kommentars. Die Kontextschrift läßt sich am besten mit
                            den Worten PAUL FRIDOLIN KEHRS charkaterisieren: „Es ist offenbar, daß
                            dieser Schreiber, der bisher in der Kanzlei verwendeten diplomatischen
                            Halbkursive nicht mehr kundig war, denn im Grunde ist seine Schrift eine
                            richtige Buchminuskel, die er durch allerlei Aufputz und mit ihr fremden
                            Buchstabenformen und Verzierung feierlicher zu gestalten
                                    versucht“<note><p>KEHR, Schreiber und Diktatoren,
                                S. 74 f.</p></note>. Das ist ihm in diesem Stück gründlich
                            mißlungen, die Schrift wird uneinheitlich und häßlich. Dennoch gehörte
                            diesem Grundgedanken die Zukunft. Zunächst sei aber noch auf einen
                            anderen zukunftsträchtigen Wandel hingewiesen, nämlich die Neugestaltung
                            des Chrismon. Es weicht von den bisherigen Formen dieses Zeichens
                            entschieden ab und baut auf der Grundform eines C auf. Allgemein gilt es
                            als Hebarhards eigenen Erfindung; KEHR hat allerdings darauf
                            hingewiesen, daß es Parallelen in den Urkunden Ludwigs II.
                                    gibt<note><p>Ebd., S. 75 mit Anm. 1.</p></note>. Doch wie dem
                            auch sei, im ostfränkischen Bereich gehört Hebarhard die Priorität, und
                            er ist bei dieser einmal gefundenen Form geblieben.</p>
                        <p>Doch es ist notwendig, nun noch den Wandel der Schrift kurz zu
                            beschreiben. KEHR hat sehr richtig den gegensätzlichen Charakter von
                            halbkursiver Diplomschrift und karolingischer Bücherminuskel
                            hervorgehoben. Die Halbkursive drängte die Buchstaben eng zusammen, was
                            durch die Ligaturen noch verstärkt wurde, dabei strebte sie in die Höhe.
                            Die Bücherminuskel „setzte die Buchstaben in gleichen Proportionen
                            nebeneinander“ und zeigt eine Tendenz in die Breite<note><p>KEHR,
                                    Kanzlei Ludwigs des Deutschen, S. 21.</p></note>. Hebarhard hat
                            die Höhentendenz zu erhalten versucht indem er die überdehnten und
                            geschwungenen Oberlängen und Zierelemente mit der Minuskel verband. Das
                            ist ihm gelungen.</p>
                        <p>Hebarhard ist von 859 bis 875 in der Kanzlei Ludwigs tätig gewesen, wobei
                            er die Geschäfte allein führte und erst von 874 an Gehilfen heranzog.
                            Von seiner Hand sind insgesamt 67 Originale erhalten. Sie zeigen ein
                            sehr einheitliches Bild<note><p>Vgl. Abb. 3: D LD 118.</p></note>. Die
                            von ihm entwickelte Form des Chrismon ist beibehalten; es wird nun in
                            den <pb n="122"/>Schriftblock einbezogen, während das übrige Lay-out
                            unverändert bleibt. In Signum- und Rekognitionszeile finden sich keine
                            Chrismen, die erstere ist doppelt so hoch wie die letztere. In der
                            Kanzlei Ludwigs des Frommen hatte in dieser Hinsicht keine Regel
                            bestanden. Das Rekognitionszeichen zeigt die Charakteristika, die
                            bereits bei dem Notar Hadebert festzustellen waren und die Verwandlung
                            der ehemals sinnvollen, eine Nachricht vermittelnden tironischen Noten
                            in ornamentalen Schmuck ist hier weiter ausgestaltet. Die von ihm
                            verwendete Schrift – die diplomatische Minuskel – zieht die Konsequenzen
                            aus dem Ergebnis der unbeholfenen Bemühungen, wie sie sein erstes Diplom
                            für St. Emmeram in Regensburg zeigte<note><p>Vgl. Abb. 2.</p></note>.
                            Hebarhard hat die beibehaltenen Elemente der alten Diplomschrift
                            vermindert und vereinheitlicht, sie sparsam eingesetzt in einer Weise,
                            die eine neue kaligraphische Wirkung erzeugte. Vielleicht ist gerade
                            dies das eigentlich entscheidende, zukunftsträchtige Element, das er in
                            die Herrscherkanzlei eingebracht hat. Diese Art der Ausgestaltung der
                            karolingischen Bücherminuskel zu einer diplomatischen Minuskel ließ die
                            Aneignung der Diplomschrift zugänglicher werden. Sie wurde leichter
                            erlernbar.</p>
                        <p>Hebarhard hat ein Urkundenoeuvre von großer Einheitlichkeit geschaffen,
                            das nur in Einzelzügen Variationen aufweist. So fehlte in den einfachen
                            Präzepten – von denen insgesamt 18 Originale aus der Zeit Ludwigs des
                            Deutschen erhalten sind, die Signumzeile des Herrschers mit dem
                            Monogramm. Es sind dies gerade jene Stücke, die für Einzelpersonen
                            ausgestellt wurden und die dann unter Arnulf so stark zunahmen.
                            Andererseits hat die Kanzlei Ludwigs des Deutschen in besonderen Fällen
                            neben das Monogramm des ausstellenden Herrschers auch die Signa der
                            Königssöhne gesetzt. Ein besonders eindrucksvolles Beispiel ist das
                            Präzept, das 875 für den Kanzleileiter Liutbert ausgestellt wurde, in
                            das man später zusätzlich noch das Monogramm Arnulfs
                                    eintrug<note><p>Vgl. Abb. 4: D LD 164.</p></note>. Insgesamt
                            sind 7 Stücke dieser Art erhalten, die zumeist Angelegenheiten der
                            Herrscherfamilie und der Kanzlei selbst betreffen.</p>
                        <p>Hebarhard hat ein neues Modell der äußeren Formen des Präzepts entwickelt
                            oder vielleicht besser: er hat das unter Ludwig dem Frommen geschaffene
                            Modell vereinfacht, veränderten Verhältnissen angepaßt. Das gilt auch
                            für Hebarhards Diktate, von denen hier nicht zu handeln
                                    ist<note><p>KEHR, Schreiber und Diktatoren,
                            S. 82 ff.</p></note>. Er griff alte Formeln auf und vereinfachte sie,
                            vor allem die Arengen, die er im übrigen immer häufiger wegließ. Durch
                            den steten Gebrauch solcher Versatzstücke verlieh er den Urkundentexten
                            Einheitlichkeit. In die Kanzlei kam – nach einer Zeit der Schwankungen
                            unter Hadebert – große Stetigkeit. Das hat auch KEHR hervorgehoben; er
                            hat also die Verdienste Hebarhards durchaus erkannt. Doch KEHR mochte
                            Hebarhard nicht. Er hielt ihn für einen „fleißigen, und korrekten, aber
                            nüchternen und langweiligen Kanzlisten“. Auch als Diktator hielt er ihn
                            für unzulänglich, „von einer kümmerlichen Monotonie“<note><p>KEHR,
                                    Kanzlei Ludwigs des Deutschen, S. 22; DERS., Schreiber und
                                    Diktatoren, S. 84.</p></note>. All dies aber war wohl gerade das
                            Rezept seines Erfolges. Es ist ganz offenkundig, daß KEHR Hebarhards
                            Abkehr von den eleganten Formen der Zeit Ludwigs des Frommen weh getan
                            hat, daß er in der Entwicklung des äußeren Formengutes der Urkunden
                            unter Ludwig dem Deutschen auch die Dekomposition des Karolingerreichs
                            gespiegelt sah.</p>
                        <p><pb n="123"/>KEHR sah vor allem in der neuen diplomatischen Minuskel
                            keine schöpferische Tat, keinen genialen Griff Hebarhards, sondern er
                            hielt sie für den Notbehelf eines Schreibers, der mit der eleganten
                            Halbkursive nicht zurecht kam. Das mag nun stimmen oder nicht. In jedem
                            Fall aber beweist die Art, in der Hebarhard die Neugestaltung seiner
                            Schrift nach den wenig überzeugenden Anfang von 859 vorgenommen hat,
                            große konzeptuelle Kraft. Vor allem aber hat er die Konsequenz aus den
                            neuen Bildungsverhältnissen gezogen. Et hat den besonderen Charakter der
                            Urkundenschrift für königliche Präzepte erhalten und sie gleichzeitig
                            für alle handhabbar und zugänglich gemacht, die in der neuen
                            karolingischen Bücherminuskel geschult waren. Das machte wohl auch die
                            Durchschlagskraft des von ihm veränderten ludovicianischen Modells aus.
                            Er ist – zugespitzt formuliert – der letzte Vollstrecker der
                            karolingischen <hi rend="i">correctio</hi>.</p>
                        <p>Faßt man die Urkunden der ostfränkischen Herrscher unter dem
                            Gesichtspunkt der Typologie ins Auge, so lassen sich die Betrachtungen
                            hier abbrechen. Die Formengeschichte der Diplome der karolingischen
                            Nachfolger Ludwigs des Deutschen ist im wesentlichen nur die
                            Erfolgsgeschichte der hebarhardschen Neukonzeption des königlichen
                            Präzepts. Es wäre möglich, hier nun die Reihe der Diplome von Ludwig dem
                            Jüngeren bis Ludwig das Kind und Konrad I. Revue passieren zu lassen,
                            doch soll darauf verzichtet werden. Es könnten zwar einzelne Schreiber
                            vorgestellt werden, mit manchen interessanten Einzelentwicklungen. Der
                            einmal entwickelte Typ der Ausstattung und des Lay-outs bleibt
                                    gewahrt<note><p>Vgl. Abb. 5: D Arn 60.</p></note>. Nur einmal,
                            in der Regierungszeit Ludwigs des Jüngeren gab es mit dem Rekognoszenten
                            Wolfher noch einmal eine Renaissance der diplomatischen Halbkursive.
                            Doch sehr schnell hat sich auch hier die Hebarhardsche Manier
                            durchgesetzt, die die Kanzleien Karls III. – jedenfalls im
                            ostfränkischen Bereich – und Arnulfs beherrscht. Für Ludwig das Kind und
                            Konrad I. hat bereits PAUL FRIDOLIN KEHR die Formen der
                            Urkundenproduktion dieser beiden Herrscher als die unmittelbare
                            Fortsetzung der Kanzleibräuche Kaiser Arnulfs bezeichnet<note><p>KEHR,
                                    Kanzlei Ludwigs des Kindes, S. 3 u. 38; zu den Diplomen
                                    Konrads I. noch HANSWERNER GOETZ, Der letzte „Karolinger“ ? Die
                                    Regierungszeit Konrads I. im Spiegel seiner Urkunden, Archiv der
                                    Diplomatik, 26, 1980, S. 56–125.</p></note>.</p>
                        <p>Diese Einheitlichkeit des Erscheinungsbildes der Urkunden der
                            ostfränkischen Herrscher der ausgehenden Karolingerzeit ist umso
                            bemerkenswerter, als der Kreis der am Beurkundungsgeschäft beteiligten
                            Schreiber sich unter Arnulf offenkundig stark erweitert hat. Unter
                            Ludwig dem Deutschen war es stets eine entscheidende Persönlichkeit
                            gewesen, die mit ein oder zwei Gehilfen das Beurkundungsgeschäft
                            erledigt hatte. In der Kanzlei Arnulfs gibt es eine große Zahl von
                            Schreibern, die jeweils nur wenige Diplome mundieren, also sonst wohl
                            mit anderen Schreibgeschäften befaßt waren, deren Niederschlag nicht
                            mehr faßbar ist. Der Ausstoß der Kanzlei umfaßte ja – das soll hier in
                            Erinnerung gerufen werden – neben den rechtssichernden Präzepten noch
                            umfangreiches weiteres Schriftgut: die rechtssetzenden Gesetze, die
                            Placita, die das Recht durchsetzten und die rechtsumsetzenden Mandate
                            und Briefe. Bemerkenswert jedenfall bleibt, daß diese wachsende Zahl der
                            Schreiber und Notare, die ganz offenkundig – wie eingangs gezeigt –
                            einen ansteigenden Ausstoß von Urkunden für einen sich vergrößernden
                            Kreis von Empfängern zu bewältigen hatte, ein so einheitliches
                            Erscheinungsbild der königlichen Präzepte <pb n="124"/>erzielte. Auch
                            dieses Faktum zeugt von der Durchschlagskraft und der Praktikabilität
                            des hebarhardschen Neuentwurfs.</p>
                    </div>
                </body>
            </text>
            <text xml:id="art_07">
                <front>
                    <head><pb n="127"/>Die ottonisch-salische Herrscherurkunde</head>
                    <byline><docAuthor>Theo Kölzer</docAuthor></byline>
                </front>
                <body>
                    <p>Das mir aufgetragene Thema umfaßt zeitlich die rund zwei Jahrhunderte von
                        Konrad I. (+ 919) bis Heinrich V. (+ 1125). Der Auftrag zielt auf die
                        Urkunde, die gleichsam idealtypisch vorgestellt werden soll, wie mir
                        versichert wurde. Unbeachtet bleiben also neben der Kanzlei auch die vielen
                        bunten Blüten an unserem oft so dürren Baum, etwa die Chirographe Ottos III.
                        für Kloster Ödingen (D O. III. 363) und der Kaiserin Kunigunde für Freising
                        und Salzburg (DD Kun. 2–3), das auf der Rückseite einer Urkunde Ludwigs des
                        Kindes notierte Konzept für ein Diplom Heinrichs II. für Niederalteich (D H.
                        II. 90), die Bestätigung einer Privaturkunde durch ein Siegel
                                Konrads II.<note><p>Kaiserurkunden in Abbildungen (KUiAbb.), Bd. II,
                                edd. H. v. SYBEL – TH. v. SICKEL, Berlin 1881, Taf. 4b.</p></note>
                        usw. Außerhalb der Betrachtung bleiben weiter die Pacta, Capitularia,
                        Synodalprotokolle, kurz das, was in dem ersten Band der Constitutiones
                        ediert ist<note><p>MGH Const. I. ed. L. WEILAND, Hannover 1893, S. 1–164
                                Nr. 1–111.</p></note>. Wegen der Beschränkung auf die typische
                        Herrscherurkunde bleiben auch Mandate, Briefe und Placita unberücksichtigt,
                        obwohl von allen drei Gattungen Originale überliefert sind<note><p>Brief
                                Ottos I., das Erzbistum Magdeburg betreffend: D O. I. 366 =KUiAbb
                                III. 29 (der Brief unterscheidet sich optisch von einem Privileg nur
                                durch die fehlenden Rekognitions- und Datumszeilen); ein Mandat
                                Konrads II. an Herzog Bernhard von Sachsen u. a.: D Ko. II. 130 =
                                KUiAbb. II. 4a; Placita Heinrichs IV. und Heinrichs V.: DD H IV.
                                415, 444; St. 3129, 3132.</p></note>. Bedenke ich es recht, läuft
                        also mein Auftrag letztlich auf eine Paraphrasierung etwa des Überblicks von
                        WILHELM ERBEN (1907) hinaus<note><p>W. ERBEN, Die Kaiser- und Königsurkunden
                                des Mittelalters in Deutschland, Frankreich und Italien (Handbuch
                                der mittelalterlichen und neueren Geschichte, Abt. IV, Bd. 1;
                                München–Berlin 1907, Ndr. Darmstadt 1971).</p></note>, denn
                        grundsätzlich neue Einsichten haben sich seither nicht ergeben. Ich bitte
                        daher um Nachsicht, wenn ich bereits Bekanntes vortrage.</p>
                    <p>Erhalten sind von Konrad I. bis einschließlich Heinrich IV. insgesamt,
                        inklusive der Fälschungen, 3065 Texte; hinzu kommen die 256 Urkunden
                        Heinrichs V. und seiner Gemahlin Mathilde, die z. Zt. von MATTHIAS THIEL
                        (Göttingen) bearbeitet werden<note><p>Freundl. Auskunft des Hg., wonach man
                                mit weiteren 102 Deperdita zu rechnen hat. Die Fälschungsquote liegt
                                bei rund 12%.</p></note>. Alle übrigen Urkunden sind bereits in
                        kritischen Editionen der MGH greifbar, bilden dort das erste Drittel der
                        „Diplomata regum et imperatorum Germaniae“ (t. I–VI)<note><p>t. I: Die
                                Urkunden Konrad I., Heinrich I. und Otto I., ed. TH. SICKEL,
                                Hannover 1879–1884 (DD Ko. I., H. I., O. I.); t. II: Die Urkunden
                                Otto des II. und Otto des III., ed. TH. SICKEL, Hannover 1888–1893
                                (DD O. II., O. III.); t. III: Die Urkunden Heinrichs II. und
                                Arduins, edd. H. BLOCH und H. BRESSLAU Hannover 1900–1903 (DD H.
                                II.); t. IV: Die Urkunden Konrads II., ed. H. BRESSLAU Hannover 1909
                                (DD Ko. II.); t. V: Die Urkunden Heinrichs III., edd. H. BRESSLAU
                                und P.F. KEHR, Berlin 1931 (DD H. III.); t. VI: Die Urkunden
                                Heinrichs IV., ed. D. v. GLADIß, Weimar 1941–1952, Erg. bd. hg. v.
                                A. GAWLIK, Hannover 1978 (DD H. IV.). Die Urkunden Heinrichs V.
                                werden einstweilen zitiert nach K.F. STUMPF-BRENTANO, Die
                                Reichskanzler vornehmlich des 10., 11. und 12. Jahrhunderts, Bd. 2:
                                Die Kaiserurkunden des 10., 11. und 12. Jahrhunderts, Innsbruck
                                1865, Ndr. Aalen 1964 (zit.: St. mit Nr.).</p></note>. Die originale
                        und urschriftliche Überlieferung bewegt sich zwischen 50 und 60% und
                        erreicht bei Heinrich II. mit fast zwei Dritteln den
                                Spitzenwert<note><p>Vgl. DD Ko. I., S. XII; DD O. III., S. IV; DD H.
                                II., S. VIIIf.; DD Ko. II, S. VIII; DD H. III., S. XXIIIf.; DD H.
                                IV., S. XIX. Für Heinrich II. schlagen natürlich die 83 Urkunden für
                                Bamberger Kirchen positiv zu Buche.</p></note>.</p>
                    <p>Wissenschaftsgeschichtlich kann man sagen, daß – sehen wir einmal von der
                        verunglückten Merowingeredition von KARL PERTZ ab (1872)<note><p>MGH
                                Diplomatum imperii, tomus I: Diplomata regum Francorum e stirpe
                                Merowingica, ed. K. A.F. PERTZ, Hannover 1872; vgl. H. BRESSLAU,
                                Geschichte der Monumenta Germaniae historica (= NA 42), Hannover
                                1921, S. 471ff.</p></note> – die Diplomatik hier ihre erste
                        wirkliche editorische Bewährungsprobe erlebte; die „Chartes et
                                diplômes“<note><p>Chartes et diplômes relatifs à l’histoire de
                                France, hg. von der Académie des Inscriptions et Belles-Lettres,
                                Paris 1908 ff. Die ersten Bände, 1908 erschienen, betrafen Lothar
                                und Ludwig IV. (edd. L. HALPHEN – F. LOTH) sowie Philipp I. (ed. M.
                                PROU).</p></note> und die „Diplomi“ SCHIAPARELLIS<note><p>I diplomi
                                di Berengario I, a cura di L. SCHIAPARELLI (Fonti per la storia
                                d’Italia, 35; Roma 1903); die folgenden Bände erschienen
                                1906–1924.</p></note> folgten erst zu Beginn unseres Jahrhunderts.
                        Diese Bewährungsprobe ist eng mit dem Namen THEODOR v. SICKELS verbunden.
                        SICKEL hatte zunächst mit seinen „Beiträgen zur Diplomatik“<note><p>Die
                                „Beiträge“ erschienen 1861–1882 in den Sitzungsberichten der Ksl.
                                Akademie der Wissenschaften, phil.-hist. Cl.; Nachdruck in einem
                                Band: TH. SICKEL, Beiträge zur Diplomatik, Hildesheim-New York
                                1975.</p></note> und den „Acta Karolinorum“<note><p>TH. SICKEL, Acta
                                regum et imperatorum Karolinorum digesta et ennarata, 2 Bde., Wien
                                1867.</p></note> die methodischen Fundamente des Fachs maßgeblich
                        verbessert – übrigens ohne das Material der MGH benutzen zu
                                dürfen<note><p>BRESSLAU, Geschichte, S. 401ff.</p></note> – und
                        wollte nun – entgegen seinem ursprünglichen Plan<note><p>R. ROSEMUND, Die
                                Fortschritte der Diplomatik seit Mabillon vornehmlich in
                                Deutschland-Österreich (Historische Bibliothek, 4; München-Leipzig
                                1897) S. 73.</p></note> – ihre Tragfähigkeit an dem Urkundenmaterial
                        der Ottonenzeit erproben. Die drei Bände mit den Urkunden der Könige des 10.
                        Jh. erschienen 1879–1893, wobei aber bei dem 2. und 3. Band die eigentliche
                        Verantwortlichkeit bei KARL UHLIRZ und WILHELM ERBEN <pb n="128"/>lag, was
                        das Titelblatt nicht verrät<note><p>BRESSLAU, Geschichte, S. 591f.,
                            686.</p></note>. Aus damaliger Sicht handelte es sich um eine
                        bahnbrechende Leistung. Heute, nach rund 100 Jahren, wird man ohne Vorwurf
                        an SICKEL sagen müssen, daß gerade diese SICKEL’ SCHEN Editionen dringend
                        der Revision bedürfen<note><p>C. BRÜHL, Derzeitige Lage und zukünftige
                                Aufgaben der Diplomatik, in: Ders., Aus Mittelalter und Diplomatik.
                                Gesammelte Aufsätze, Bd. 2, Hildesheim-München-Zürich 1989,
                                S. 463–473, bes. S. 466.</p></note>. SICKEL hatte seine Methode, die
                        er sichtlich an den zu seiner Zeit aufstrebenden Naturwissenschaften
                        orientierte, deutlich überschätzt, und natürlich standen ihm noch nicht jene
                        technischen Hilfsmittel zur Verfügung, die uns heute z. B. den
                        Schriftvergleich enorm erleichtern. Zu den Fortsetzern SICKELS, das sei nur
                        ergänzend in Erinnerung gerufen, zählten nicht minder bekannte Diplomatiker
                        wie HARRY BRESSLAU und PAUL KEHR, zu den Mitarbeitern u. a. der bereits
                        genannte WILHELM ERBEN, auf dessen Handbuch wir im folgenden immer wieder
                        zurückgegriffen haben.</p>
                    <p>Beginnen wir unsere Bestandsaufnahme mit dem äußerlichsten der äußeren
                        Merkmale, dem <hi rend="b">Beschreibstoff</hi><note><p>L. SANTIFALLER,
                                Beiträge zur Geschichte der Beschreibstoffe im Mittelalter. Mit
                                besonderer Berücksichtigung der päpstlichen Kanzlei, Teil I:
                                Untersuchungen (MIÖG-Erg. bd. 16 / 1; Graz-Köln 1953).</p></note>.
                        Geschrieben wird wie schon in karolingischer Zeit ausschließlich auf
                        Pergament, das beidseitig zugerüstet wird. Die bekannten
                        Urkundeninschriften, etwa das in Goldbuchstaben an der Domfassade
                        angebrachte Privileg Heinrichs V. für die Stadt Speyer<note><p>St. 3071;
                                bestätigt durch D F. I. 827 (1182).</p></note>, sind natürlich
                        sekundäre Ausführungen, denen jeweils ein ganz normales Privileg
                                vorausging<note><p>W. MÜLLER, Urkundeninschriften des deutschen
                                Mittelalters (Münchener historische Studien, Abt. Geschichtl.
                                Hilfswiss., 13; Kallmünz 1975).</p></note>. Gleiches gilt, wie BRÜHL
                        gezeigt hat, für die Purpururkunden<note><p>C. BRÜHL, Purpururkunden, in:
                                Aus Mittelalter und Diplomatik II, S. 601–619. Vgl. auch W. GEORGI,
                                Ottonianum und Heiratsurkunde 962 / 972, in: Kaiserin Theophanu.
                                Begegnung des Ostens und Westens um die Wende des ersten
                                Jahrtausends, Bd. 2, hg. von A. v. EUW und P. SCHREINER, Köln 1991,
                                S. 135–160.</p></note>. Vier der insgesamt neun noch erhaltenen
                        Exemplare wären in unserem Zusammenhang einschlägig: das berühmte
                        „Ottonianum“ von 962, die noch berühmtere Heiratsurkunde Ottos II. für seine
                        Gemahlin Theophanu (972) und je eine Urkunde Konrads II. für das Bistum
                        Parma und Heinrichs IV. für die Abtei Pomposa<note><p>DD O. I. 235, O. II.
                                21, Ko. II. 218, H. IV. 450.</p></note>. Die gleichfalls als
                        Purpururkunde konzipierte Bestätigung des „Ottonianum“ durch Heinrich II.
                        von 1020 ist verloren, aber gut bezeugt<note><p>D H. II. 427; Regesta
                                Imperii II / 4, bearb. von Th. GRAFF, Wien-Köln-Graz, 1971,
                                Nr. 1968.</p></note>. In die Reihe der Prunkausfertigungen gehören
                        schließlich auch D H. III. 369 für das Metzer Domkapitel sowie D H. IV. 310
                        für das Bistum Osnabrück von 1079, die – ersteres nur teilweise – in
                        Goldtinte auf normales Pergament geschrieben
                                wurden<note><p>Echtheitsnachweis bei K.-U. JÄSCHKE, Studien zu
                                Quellen und Geschichte des Osnabrücker Zehntstreits unter
                                Heinrich IV., in: AfD 9 / 10 (1963 / 64) S. 112–285, bes. S. 178ff.;
                                BRÜHL, Purpururkunden, S. 612.</p></note>, ebenso vielleicht das
                        wenig jüngere D H. IV. 312 für das Bistum Padua<note><p>JÄSCHKE, Studien,
                                S. 180.</p></note>. Für die Kanzleipraxis sind diese wohl vom
                        Empfänger verursachten Prunkausfertigungen natürlich nicht repräsentativ,
                        weil alle vier erhaltenen Exemplare ganz sicher keine Kanzleiausfertigungen
                                waren<note><p>Vgl. die jeweiligen Vorbemerkungen.</p></note>. Den
                        malerischen Schmuck der Urkunde Theophanus hat jüngst HARTMUT HOFFMANN dem
                        anonymen Trierer (St. Maximiner ?) „Meister des Registrum Gregorii“
                        zugewiesen, einem Künstler von epochalem Format<note><p>H. HOFFMANN,
                                Buchkunst und Königtum im ottonischen und frühsalischen Reich, Bd. I
                                (MGH-Schriften, 30 / I; Stuttgart 1986) S. 103 ff.</p></note>.</p>
                    <p>Das <hi rend="b">Pergament</hi> stand 1987 im Mittelpunkt des 2.
                        Internationalen Marburger Kolloquiums für Historische
                                Hilfswissenschaften<note><p>P. RÜCK (Hg.), Pergament. Geschichte,
                                Struktur, Restaurierung, Herstellung (Historische
                                Hilfswissenschaften, 2, Sigmaringen 1991).</p></note>. So erhellend
                        die Beiträge im einzelnen waren, etwa auch im Hinblick auf die Geschichte,
                        Struktur und Konservierung des Pergaments, so wird der Diplomatiker außer
                        der in Maßen bewährten Unterscheidung von nördlichem und südlichem Pergament
                        weiterhin eher dem Urteil von HARRY BRESSLAU zuneigen, daß „Beschaffenheit
                        und Zurichtung des Pergaments… wenig zuverlässige Anhaltspunkte für die
                        Kritik der Urkunden“ bieten<note><p>H. BRESSLAU, Handbuch der Urkundenlehre
                                für Deutschland und Italien, Bd. II, Berlin, 4, 1969,
                            S. 496.</p></note>.</p>
                    <p>Gewiß kann man in merowingischer Zeit beobachten, daß das Querformat den
                        eigentlichen Präzepten vorbehalten war<note><p>I. FEES, Die Matrix der
                                abendländischen Herrscherurkunde. Format und Layout der
                                Merowingerdiplome, in: P. RÜCK (Hg.), Mabillons Spur. Zweiundzwanzig
                                Miszellen aus dem Fachgebiet für Historische Hilfswissenschaften der
                                Philipps-Universität Marburg zum 80. Geburtstag von Walter
                                Heinemeyer (Marburg 1992) S. 213–229.</p></note>, wie überhaupt
                        ERIKA EISENLOR zufolge <pb n="129"/>im Frühmittelalter (5. – 8. Jh.)
                        „Breitformate generell auf eher behördlich – öffentliche Schriftsätze
                        weisen, Hochformate eher abschriftlichen oder privaten Charakter
                                andeuten“<note><p>E. EISENLOHR, Die Pergamente der St. Galler
                                Urkunden (8.–10. Jh.). Ein praktischer Versuch zur Bestimmung von
                                Tierhäuten, in: Pergament (oben Anm. 27) S. 63–95, bes.
                            S. 93.</p></note>. So haben es noch die Karolinger gehalten, und so gilt
                        es zunächst auch in der hier zu betrachtenden Zeit, wobei freilich anders
                        als im Frühmittelalter die inhaltlichen Kriterien für die Formatwahl nicht
                        mehr gelten. ERBEN zufolge gelte bis Otto III. das Breitformat, während seit
                        Heinrich II. Breit- und Hochformat in buntem Wechsel Verwendung
                                fänden<note><p>ERBEN, Die Kaiser- und Königsurkunden, S. 124f. Das
                                früheste Hochformat in den Beständen des Marburger Lichtbildarchivs
                                ist D H. II. 325 für Hamburg (1014 XI 20), während das vermeintlich
                                ältere DH. II. 511 (1005 X 1) bezeichnenderweise ein Spurium des 12.
                                Jh. ist. Als weitere Hochformate habe ich en passant notiert: DD H.
                                II. 398, Ko. II. 31, 121, H. III. 245, doch bleiben solche Fälle
                                zunächst die Ausnahme.</p></note>. Gesicherte Zahlen gibt es
                                kaum<note><p>Für Privaturkunden vgl. EISENLOHR, Die Pergamente,
                                S. 82ff.; I. LÜBBECKE, Formate lothringischer Grafenurkunden
                                1091–1250, in: Mabillons Spur (oben Anm. 29) S. 247–251.</p></note>,
                        doch hat das Breitformat unter Heinrich IV. nur noch einen Anteil von etwa
                        einem Sechstel<note><p>GLADIß-GAWLIK, DD H. IV. Erg. bd.,
                            S. LXXXV.</p></note>. Die Hintergründe dieses Phänomens wären noch
                        genauer zu betrachten. Vordergründig und falsch dürfte es sein, das Vorbild
                        der italienischen Privaturkunde oder der Papsturkunde ins Feld zu führen,
                        die im 11. Jh. nicht beeinflussend gewirkt hat, sondern im Gegenteil von der
                        Kaiserurkunde nachhaltig geprägt wurde<note><p>Vgl. BRESSLAU-KEHR, Vorbem.
                                DD H. III., S. XXXVII f.</p></note>. Plausibler erscheint die
                        Erklärung von PETER RÜCK, der einstweilen an eine Folge wachsender
                        Textmengen denkt, die das Querformat wegen der benötigten Zeilenzahl schnell
                        an die Grenzen der natürlichen Pergamentbreite (ca. 50 cm) stoßen ließ. Ob
                        diese Erklärung ausreicht, oder ob sich in der Gestaltung großflächiger,
                        hochformatiger Urkunden zugleich eine größere zeitbedingte „Schaulust“
                        manifestiert, wie RÜCKS Mitarbeiter FRANK BISCHOFF meinte<note><p>F.
                                BISCHOFF, Die Datenbank des Marburger „Lichtbildarchivs älterer
                                Originalurkunden bis 1250“. Systembeschreibung und Versuch einer
                                vorläufigen statistischen Auswertung, in: P. RÜCK (Hg.),
                                Fotografische Sammlungen mittelalterlicher Urkunden in Europa.
                                Geschichte, Umfang, Aufbau und Verzeichnungsmethoden der wichtigsten
                                Urkundenfotosammlungen, mit Beiträgen zur EDV – Erfassung von
                                Urkunden und Fotodokumenten (Historische Hilfswissenschaften, 1;
                                Sigmaringen 1989) S. 25–70, bes. S. 53.</p></note>, bleibt
                        abzuwarten im Hinblick auf weitere Untersuchungen aus dem Marburger Seminar,
                        das sich seit geraumer Zeit mit Fragen des Layouts der beschriebenen
                        Pergamentseite beschäftigt<note><p>P. RÜCK, Die Urkunde als Kunstwerk, in:
                                Theophanu II (oben Anm. 20), S. 311–333, bes.
                        S. 332f.</p></note>.</p>
                    <p>Die <hi rend="b">Linierung</hi> erfolgte in der Regel blind auf der
                        Schreibseite. Vereinzelt scheinen tatsächlich auch Farbstifte oder Tinte
                        benutzt worden zu sein<note><p>BRESSLAU, Handbuch II, S. 505; GLADIß-GAWLIK,
                                DD H. IV., Erg. bd., S. LXXXV.</p></note>. Die Zeilenabstände, die
                        schon in der Karolingerzeit 3 und nicht selten sogar 4 bis 5 cm betrugen,
                        sind in salischer Zeit oft beibehalten worden, zumal die zunehmend vertikal
                        orientierten und verschlauften Oberlängen der diplomatischen Minuskel ihr
                        Recht forderten: trotz enormer Materialkosten beherrschte nicht
                        Pragmatismus, sondern Repräsentation den Schriftraum der mittelalterlichen
                                Herrscherurkunde<note><p>RÜCK, Die Urkunde als Kunstwerk,
                                S. 318.</p></note>. Hinsichtlich der optischen Wirkung verweise ich
                        erneut auf die Untersuchungen von PETER RÜCK, der geradezu von „Urkunden als
                        Plakate (n) des Mittelalters“<note><p>P. RÜCK, Urkunden als Plakate des
                                Mittelalters, in: Forschung. Mitteilungen der DFG 4 / 90,
                                S. 26f.</p></note> spricht. Daß das Aussehen einer Urkunde in einer
                        weitgehend illiteraten Umgebung in der Tat ein wichtiger Bestandteil ihres
                        Autoritätsgehaltes war, zeigt das Beispiel Kaiser Friedrichs II., der für
                        die Empfänger im Kaiser- und Königreich Sizilien unterschiedlich urkundete
                        und sogar unterschiedliche Siegel benutzte<note><p>Th. KÖLZER, Die
                                sizilische Kanzlei von Kaiserin Konstanze bis König Manfred
                                (1195–1266), in: DA 40 (1984) S. 532–561, bes. S. 556f.</p></note>.
                        Und vielleicht kann man auch von hier besser verstehen, warum bei dem –
                        zugegebenermaßen meist recht groben – discrimen veri ac falsi des
                        Mittelalters paläographische Tatbestände eine deutlich untergeordnete Rolle
                        spielten. Wie sonst kann man sich erklären, daß „mein“ Maximiner Fälscher,
                        der doch einen enormen Aufwand betrieb und Schriftmerkmale täuschend ähnlich
                        imitieren konnte, daß dieser begabte Falsarius für frühottonische und
                        spätsalische Falsifikate stets dasselbe Schriftmuster verwendete und nur auf
                        das akkurate Layout Wert legte<note><p>Th. KÖLZER, Studien zu den
                                Urkundenfälschungen des Klosters St. Maximin vor Trier (10.–12. Jh.)
                                (Vorträge und Forschungen, Sonderbd. 36; Sigmaringen 1989),
                                S. 160.</p></note> ?</p>
                    <p>Über die <hi rend="b">Schrift</hi> der Urkunden läßt sich wenig Allgemeines
                        sagen, denn seit sich im 9. Jh. die von Hebarhard geprägte diplomatische
                        Minuskel allgemein durchgesetzt <pb n="130"/>hat, nimmt auch die
                        Diplomschrift in ihrem Mittelband teil an den nur schwachen
                        Formveränderungen der Sattelzeit zwischen karolingischer Minuskel und
                        gotischer Schrift<note><p>Die beste Übersicht bietet B. BISCHOFF,
                                Paläographie des römischen Altertums und des abendländischen
                                Mittelalters (Grundlagen der Germanistik, 24; Berlin
                            1979).</p></note>. Generell wird die diplomatische Minuskel stärker
                        „domestiziert“ durch Beseitigung etwa der weit ausladenden, peitschenartigen
                        Oberlängen der frühen Ottonenzeit zugunsten einer Schlaufenbildung und durch
                        eine insgesamt stärkere Entschlackung und Vertikalisierung der Schrift in
                        salischer Zeit. Das Erscheinungsbild der Herrscherurkunde in salischer Zeit
                        ist im Gegensatz zur ottonischen Zeit ruhiger, statischer, alles in allem
                        vielleicht feierlicher, und nur wo es auf die plakative Außenwirkung nicht
                        ankommt, etwa in den Briefen, fehlt „die Motivation für eine spezielle
                        Inszenierung der Urkundenschriften“<note><p>RÜCK, Die Urkunde als Kunstwerk,
                                S. 320.</p></note>. Eine „Mode“ der Salierzeit ist die Hervorhebung
                        der Eigennamen durch Majuskeln, die sich schon unter Konrad II.
                                findet<note><p>DD Ko. II. 199, 207 (1033, 1034).</p></note> und
                        vielleicht italienische Wurzeln hat<note><p>ERBEN, S. 133 f.; vgl. DD H.
                                III., S. XXXVIII (ohne Erklärung).</p></note>. Individuelle
                        Eigenheiten, die bisweilen gelehrige Nachahmung fanden, sind z. B.
                        ornamentale Verzierungen von Buchstaben, etwa durch Umwicklung oder
                        wellenförmige Gestaltung der Schäfte.</p>
                    <p>Die graphische Gliederung der Urkunde erfolgt durch die <hi rend="b"
                            >Elongata</hi> der ersten sowie der Signum- und Rekognitionszeile.
                        Generell läßt sich im Anschluß an das vorher zur Schrift Gesagte festhalten,
                        daß die Elongata erst in salischer Zeit zu jener engen Gitterschrift wird,
                        die das Entziffern so schwierig macht, während die Elongata der Ottonenzeit
                        in der Regel noch sehr klobig wirkt<note><p>J. GOETZE, Die Litterae
                                Elongatae. Ein Beitrag zur Formengeschichte und Herkunft der
                                mittelalterlichen Urkundenschrift, in: AfD 11 / 12 (1965–66)
                                S. 1–70. Vgl. auch O. KRESTEN, Diplomatische Auszeichnungsschriften
                                in Spätantike und Frühmittelalter, in: MIÖG 74 (1966)
                            S. 1–50.</p></note>. Die <hi rend="b">Eingangszeile</hi> umfaßt zunächst
                        neben der Intitulatio auch den Beginn der Arenga oder Publicatio. In
                        salischer Zeit ist die Tendenz spürbar, die erste Zeile allein der
                        Intitulatio vorzubehalten, indem man etwa den Raum durch eine Sperrung von
                            <hi rend="i">augustus</hi> überbrückte oder zwischen Invocatio und
                        Intitulatio ein Spatium ließ. Diese Tendenz ist jedoch nicht konsequent
                        verfolgt und durchgesetzt worden.</p>
                    <p>Das <hi rend="b">Chrismon</hi>, dessen Genese jüngst ERIKA EISENLOHR neu
                        beleuchtet hat<note><p>E. EISENLOHR, in: Graphische Symbole in
                                mittelalterlichen Urkunden (Historische Hilfswissenschaften, 3; im
                                Druck).</p></note>, behält in ottonisch-salischer Zeit die Grundform
                        des Majuskel – C bei. Allerdings ist schon unter Otto II. eine deutliche
                        Reduzierung der beiden Vertikalen und damit eine Konzentrierung auf dem
                        Körper des <hi rend="i">C</hi> sichtbar<note><p>Angedeutet schon in D O. II.
                                24 (972 VIII 14), deutlicher in DD O. II. 35b und O. II.
                            42.</p></note>. Die Füllung und Ausgestaltung der Form variiert
                        individuell. <hi rend="b">Signum</hi> – und <hi rend="b"
                            >Rekognitionszeile</hi> grenzen den Kontext gegenüber der Datatio ab.
                        Die beiden Zeilen stehen meist etwas versetzt, gelegentlich
                                nebeneinander<note><p>So etwa D H. I. 28 für Freising; D H. I. 26
                                ist ein Spurium Anf. 11. Jh.</p></note>, wodurch dann das
                        aufgepreßte Siegel an den äußeren rechten Rand der Urkunde rückt. Nach der
                        Kaiserkrönung Ottos I., m. W. erstmals 965<note><p>Ältestes mir bekanntes
                                Beispiel ist D O. I. 280 für St. Maximin (965 IV 5).</p></note>,
                        rückt die Rekognitions- unter die Signumzeile, und so wird es fortan feste
                        Regel bleiben. Unter Heinrich II. hat ein nur in Urkunden für Bamberg
                        tätiger Notar die Reihenfolge der Zeilen vertauscht<note><p>Notar Ba III: DD
                                H. II. 220, 239–241, 270, 283 (= KUiAbb. IV. 9), 315, 334; vgl.
                                H.-U. ZIEGLER, Das Urkundenwesen der Bischöfe von Bamberg von
                                1007 bis 1139. Mit einem Ausblick auf das Ende des 12. Jahrhunderts,
                                Teil I, in: AfD 27, (1981), S. 1–110, bes. S. 50 ff.</p></note>,
                        doch blieb das eine persönliche Marotte ohne weitere Folgen. Man wird sich
                        hier und bei anderer Gelegenheit fragen, was sich Kanzleinotare alles
                        erlauben durften, und vielleicht hängt die Antwort mit unserem falsch
                        vorgeprägten Begriff von „Kanzlei“ zusammen<note><p>Vgl. unten S
                            *.</p></note>.</p>
                    <p>Über die <hi rend="b">Monogramme</hi> der deutschen Herrscher fehlt –
                        jenseits der Typenliste von BAUDIS<note><p>G. L. BAUDIS, Monogrammatum
                                imperatorum ac regum Germanicorum analysis, (Lipsiae 1737); vgl.
                                auch V. GARDTHAUSEN, Das alte Monnogramm, (Lepzig 1924).</p></note>
                        – eine zusammenfassende Arbeit, die uns die Überprüfung auch kleinster
                        Variationen im Rahmen des discrimen veri ac falsi erlauben würde. Grundform
                        ist, wie schon unter Ludwig d. Fr., das Majuskel – <hi rend="i">H.</hi>
                        Dieser Grundform <pb n="131"/>ähnelt auch das Monogramm der drei Ottonen,
                        für das man zwei nebeneinanderstehende <hi rend="i">T</hi> durch eine
                        Horizontale verbunden hat, darauf in der Mitte eine Senkrechte errichtete,
                        an deren Enden die beiden <hi rend="i">O</hi> sitzen. Auf die verschiedenen
                        Formen und Erweiterungen durch Einbeziehung der Titel (seit 975: <hi
                            rend="i">Otto imperator</hi>)<note><p>SICKEL, DD O. II., S. 4 (erstmal
                                in der Utrechter Empfängerausfertigung D O. II. 107, erst danach in
                                der Kanzlei rezipiert parallel zur herkömmlichen Form).</p></note>
                        ist hier nicht einzugehen. Hinzuweisen ist jedoch noch auf den
                        Vollziehungsstrich, meist die Horizontale der Grundform, der sich häufig
                        schon aufgrund unterschiedlicher Tintenfärbung erkennen läßt. Allein für
                        Heinrich IV. sind jedoch fünf verschiedene Vollziehungsstriche
                                nachgewiesen<note><p>GLADIß-GAWLIK, DD H. IV. Erg. bd.,
                                S. XCIII.</p></note>. Eigenhändige Beteiligung wird für Ottonen und
                        Salier im allgemeinen vorausgesetzt, ist aber nicht ganz unumstritten. Der
                        Befund unterliegt sehr stark subjektiver Beurteilung und bedarf im Rahmen
                        des discrimen veri ac falsi in jedem Einzelfall sorgfältiger
                                Prüfung<note><p>ERBEN, Die Kaiser- und Königsurkunden S. 150ff.;
                                vgl. etwa BRESSLAU, DD Ko. II, S. XXII m. Anm. 3.</p></note>. Bei
                        Heinrich IV. etwa ist in vielen Fällen eine Nachtragung auszuschließen, und
                        bei einigen Urkunden ist das Tätigwerden des Notars sogar stringent
                                nachzuweisen<note><p>GLADIß-GAWLIK, DD H. IV. Erg. bd.,
                                S. XCIIf.</p></note>. Der Bearbeiter der Diplome schloß daraus, daß
                        „die eigenhändige Vollziehung durch den Herrscher… demnach nur als Fiktion
                        aufrechterhalten worden sein dürfte“<note><p>Ebd. S. XCIV.</p></note>. In
                        einigen mit Ringen und Kreuzchen belegten Monogrammen Ottos III. von 990–996
                        glaubt man freilich „Spuren der spielenden Kinderhand“<note><p>ERBEN, Die
                                Kaiser- und Königsurkunden, S. 152; vgl. SICKEL, DD O. III.,
                                S. 386a; P.F. KEHR, Die Urkunden Otto III., Innsbruck 1890,
                                S. 107ff. Otto III. wurde 980 geboren, war demnach 10 Jahre
                            alt.</p></note> feststellen zu können.</p>
                    <p>Innerhalb der <hi rend="b">Signumzeile</hi> steht das Monogramm zunächst
                        meist nach dem Namen, wenngleich stets eine gewisse Variationsbreite bleibt,
                        wie die Editionen der MGH zeigen: Unter Heinrich III. bevorzugt man bis zur
                        Kaiserkrönung die Stellung nach der Ordinalzahl <hi rend="i">tertii</hi>,
                        dann entweder nach <hi rend="i">secundi</hi> oder <hi rend="i"
                            >invictissimi</hi>. Unter Heinrich IV. und Heinrich V. befindet sich das
                        Monogramm häufig ganz am Ende der Signumzeile, freilich erneut ohne eine
                        ganz feste Regel zu bilden. Diese Dinge blieben offenbar dem Gutdünken des
                        jeweiligen Notars überlassen, und manche Notare Heinrichs IV. haben sich
                        offenbar aus ästhetischen Gründen um eine Zentrierung des Monogramms in die
                        Mitte des Pergaments bemüht und gelegentlich das Siegel darunter
                                gesetzt<note><p>Vgl. etwa DD H. IV. 264, 265 sowie D H. IV. 199
                                (Abb. bei RÜCK, Die Urkunde als Kunstwerk, S. 317).</p></note>.</p>
                    <p>Nur verwiesen sei auf die z. T. sicher, z. T. wahrscheinlich eigenhändigen
                        Unterfertigungen ottonisch – salischer Herrscher durch Kreuz und
                        Unterschrift, die WALDEMAR SCHLÖGL mit großem Aufwand untersucht
                                hat<note><p>W. SCHLÖGEL, Die Unterfertigung deutscher Könige von der
                                Karolingerzeit bis zum Interregnum durch Kreuz und Unterschrift.
                                Beiträge zur Geschichte und zur Technik der Unterfertigung im
                                Mittelalter (Münchener hist. Studien, Abt. Geschichtl. Hilfswiss.,
                                16; Kallmünz 1978).</p></note>. Die Umstände tragen jeweils
                        individuelles Gepräge und sind hier nicht im einzelnen zu untersuchen. In
                        der Mehrzahl handelt es sich um Placita und Synodalakten, die nicht nach den
                        Maßstäben der Herrscherurkunde entstanden und folglich nicht daran zu messen
                        sind. Auffallend ist freilich der hohe Anteil der ottonisch-salischen
                        Herrscher: Von insgesamt 64 ermittelten Fällen betreffen nicht weniger als
                        50 die Herrscher von Otto d. Gr. (D O. I. 235, 962 Febr. 13: Ottonianum) bis
                        Heinrich V. (St. 3181, 1122 Sept. 23: Wormser Konkordat), davon allein 29
                        Heinrich IV. (13) und Heinrich V. (16); überwiegend handelt es sich um
                        italienische Betreffe.</p>
                    <p>Das <hi rend="b">Rekognitioszeichen</hi> ist zunächst der bekannte, in vielen
                        Variationen begegnende „Bienenkorb“, der schon keine Rückschlüsse mehr auf
                        die Ursprünge des Zeichens, wohl ein <hi rend="i">ss</hi> für <hi rend="i"
                            >subscripsi</hi>, erlaubt. Unter Otto I. drängt sich manchmal das Siegel
                        noch vor das Rekognitionszeichen<note><p>DD O. I. 69, 77, dann
                            häufiger.</p></note>, was bald geradezu zur Regel wird. <pb n="132"
                        />Damit verliert dieses Zeichen völlig seine Bindung an den ursprünglichen
                        Kontext, und vielleicht hängt damit zusammen, daß nun die Form völlig
                        degeneriert und etwa architektonische Zeichnungen (palastartige Gebäude,
                        Kirchen usw.) begegnen<note><p>DD O. I. 183, 190. N. GUSSONE, Zur
                                Problematik zeitgenössischer Darstellungen mittelalterlicher
                                Pfalzen, in: Francia 4 (1976), S. 107–119.</p></note>. Erstmals 973
                        (D O. I. 427) findet sich an dieser Stelle ein verzierter Halbbogen,
                        hervorgegangen vielleicht aus einem Minuskel-<hi rend="i">s</hi>, und dieses
                        Zeichen wird fortan die Regel. Aber schon unter Otto II. fällt das
                        Rekognitionszeichen gelegentlich ganz weg<note><p>Erstmal D O. II. 121
                                (975 XII 26 für Kloster Einsiedeln).</p></note>, seit 987/88 fehlt
                        es völlig<note><p>Zuletzt beobachtet in DD O. III. 36, 40 (987 V bzw.
                                988 III 16).</p></note> und ist in echten Urkunden Ottos III. sonst
                        nicht nachzuweisen<note><p>D O. III. 437 für Kloster Reichenau ist ein
                                Spurium des 12. Jh.</p></note>; dasselbe gilt für die Zeit
                                Heinrichs II.<note><p>D H. II. 348b für Schuttern ist nicht nur
                                deshalb verdächtig!</p></note> Erst ein Notar Heinrichs III. (EA)
                        hat dieses Zeichen seit 1041 wieder aufgenommen, und andere sind ihm
                                gefolgt<note><p>Vgl. KEHR, DD H. III., S. XLIff.</p></note>, wobei
                        sich jetzt die Zeichen deutlich auf die Kanzler bezogen, gleichsam
                        Erkennungszeichen und doch insgesamt nur „dekoratives Element“
                                waren<note><p>Ebd., S. XLIV.</p></note>. Völlig neu ist eine Art
                        Diptychon, 1046 zunächst für den italienischen Kanzler Heinrich eingefügt (D
                        H. III. 176), von 1048 bis 1054 jedoch auch für andere
                                verwendet<note><p>Ebd., S. XLIII.</p></note>. Auch die Architektur –
                        Modelle kehren gelegentlich wieder<note><p>DD H. III. 116–117 für die
                                Königin Agnes.</p></note>. Unter Heinrich IV. läßt sich das
                        Rekognitionszeichen nur wenige Male für den Notar Heriman A
                                nachweisen<note><p>GLADIß-GAWLIK, DD H. IV. Erg. bd.,
                            S. XCVI.</p></note>.</p>
                    <p>Die Verwendung tironischer Noten, die seit der Merowingerzeit gerade im
                        Rekognitionszeichen am häufigsten und längsten benutzt worden sind, läuft
                        schon in der frühen Königszeit Ottos I. aus, weil sie immer weniger
                        verstanden wurden. Solche <hi rend="i">notae notarii</hi>, und das heißt:
                        für ihn tatsächlich oder vermeintlich noch entzifferbare tironische Noten,
                        verzeichnet SICKEL zuletzt, wenn ich recht sehe, in D O. I. 125 von 950
                        Mai 1, löst sie aber nie auf. Der für die genannte Urkunde verantwortliche
                        Notar Bruno A war noch weitere drei Jahre im Amt, ohne sich jemals wieder an
                        tironischen Noten zu versuchen<note><p>D O. I. 164, 953 April
                        21.</p></note>. Unter Heinrich IV. und Heinrich V. hat man auf
                        Rekognitionszeichen im allgemeinen verzichtet<note><p>Unter Heinrich IV.
                                stets Herimann A: GLADIß-GAWLIK, DD H. IV. Erg. bd., S. XCVI.
                                St. 3006 für St. Adalbert in Aachen (Bienenkorb mit
                                Kanzler-Namen).</p></note>.</p>
                    <p>Eine Besonderheit der Zeit Heinrichs III., von seinen beiden Nachfolgern spät
                        und nur gelegentlich aufgenommen, ist das sogenannte <hi rend="b"
                            >Beizeichen</hi> oder <hi rend="i">signum speciale</hi>. Es handelt sich
                        um ein Buchstabenmonogramm, bestehend aus unzialem <hi rend="i">M, P</hi>
                        und <hi rend="i">R</hi>, das als Abkürzung für <hi rend="i">manu
                            propria</hi> gedeutet wird. Das Zeichen grenzt sich gegen die
                        Signumzeile durch eine Reihe übereinandergestellter Punkte und Tilden ab und
                        wird rechts abgeschlossen durch drei übereinander gestellte Kreuze. Die drei
                        Kreuze sowie zumindest Teile der Punktreihe dürften anfangs (bis 1053) vom
                        Aussteller vollzogen worden sein, während das eigentliche Beizeichen vom
                        Notar mindestens vorgezeichnet wurde. Es begegnet erstmals im November 1041
                        (D H. III. 87) und fehlt seither in keiner Kanzleiausfertigung, die eine
                        Signumzeile aufweist. Die Verwendung ist also nicht in das Belieben des
                        Notars gestellt, sondern das Zeichen ist unverzichtbarer Bestandteil und
                        notwendige Ergänzung des Monogramms. Die symmetrische Form mit Majuskel –
                            <hi rend="i">M, P, R, I, A</hi> begegnet erstmals 1084 unter
                        Heinrich IV. (D H. IV. 369)<note><p>D H. III. 372 A<hi rend="sup">2</hi> für
                                St. Maximin ist ein Spurium nach der Mitte des 12. Jh.; vgl. KÖLZER,
                                Studien, S. 187f.</p></note>, und es scheint, als hätten es die
                        Notare, die es ohne Zwang benutzen, für ein kaiserliches Symbol
                                gehalten<note><p>GLADIß-GAWLIK, DD H. IV. Erg. bd.,
                            S. XCV.</p></note>. Unter Heinrich IV. und Heinrich V. wird das Zeichen
                        selten verwendet, v. a. seit 1086 bzw. 1111–1116<note><p>D H. IV. 379;
                                St. 3082 für Fulda: zuletzt in St. 3123; zu den beiden letzteren
                                Urkunden vgl. KÖLZER, Studien, S. 160 m. Anm. 18,
                            S. 213ff.</p></note>. Erneut wäre nach den Gründen für den auffälligen
                        Spielraum der Notare zu fragen.</p>
                    <p><pb n="133"/>Über die <hi rend="b">Siegel</hi> ist hier nicht ausführlich zu
                                handeln<note><p>O. POSSE, Die Siegel der deutschen Kaiser ud Könige
                                von 715–1913, 5 Bde., Dresden 1906–1913, Ndr. in 3 Bdn.,
                                Leipzig-Köln, 1981; K. FOLTZ, Die Siegel der deutschen Könige und
                                Kaiser aus dem sächsischen Hause 911–1024, in: NA 3, (1878),
                                S. 9–45; H. BRESSLAU, Die Siegel der deutschen Könige und Kaiser aus
                                der salischen Periode 1024–1125, in: NA 6, (1881),
                            S. 541–577.</p></note>. Wir beschränken uns auf einige allgemeine
                        Beobachtungen, die wenigstens die Etappen der Entwicklung verdeutlichen
                        sollen. Die Regel war in karolingischer Tradition das aufgepreßte, runde
                        Wachssiegel. Gold- und Bleibullen sind schon für Otto I. bzw. Otto III.
                        bezeugt; erhalten sind solche aber erst seit Otto III., der seit 998 keine
                        Wachssiegel mehr verwendete<note><p>POSSE V, S. 13, Nr. 8, S. 14, Nr. 7
                                (Otto II.); SICKEL, DD O. III., S. 392a; BRESSLAU, Handbuch II,
                                S. 564f.</p></note>. Von Heinrich IV. und Heinrich V. wiederum sind
                        keine Bleibullen mehr bezeugt, die überhaupt aus der Reichskanzlei verbannt
                        worden zu sein scheinen. Das Siegelbild – ich beschränke mich auf die
                        Wachssiegel – ist zunächst unter Konrad I. in karolingischer Manier
                        gestaltet: ein Brustbild mit linksgeneigtem Kopf im Profil, mit Speer und
                        Schild als Herrschaftszeichen. Gemmensiegel werden nicht mehr verwendet.
                        Seit dem 1. Kaisersiegel Ottos I. (962) finden wir ein Brustbild en face, im
                        1. und 2. Kaisersiegel Ottos III. (996/998) nach byzantinischem Vorbild eine
                        stehende Figur, die Konrad II. vorübergehend (1028 bzw. 1033–1038) in jenen
                        Siegeln wiederbelebte, die ihn gemeinsam mit dem Thronfolger
                                zeigen<note><p>POSSE V, S. 19, Nr. 8–9.</p></note>.
                        Traditionsbildend war aber nur das 3. Kaisersiegel Ottos III. von 997/98,
                        ein Thronsiegel, das Otto III. selbst zwar zugunsten der Bleibullen aufgab,
                        das aber seit Heinrich II. – sieht man von dessen erstem Königssiegel
                                ab<note><p>POSSE V, S. 16, Nr. 1: Brustbild en face.</p></note> –
                        ohne Ausnahme als Standard – Typ der Wachssiegel gelten muß. Alle
                        Wachssiegel sind aufgepreßt, wobei man in spätsalischer Zeit immer häufiger
                        das Oblatenverfahren verwendete, bei dem eine bedruckte Wachsoblate in eine
                        vorgefertigte Wachsschüssel eingelegt wird. Genauere Untersuchungen zum
                        Aufkommen dieser Besiegelungsform gibt es noch nicht<note><p>KÖLZER,
                                Studien, S. 96, Anm. 361, S. 201f.; BRESSLAU, Handbuch II,
                                S. 561.</p></note>.</p>
                    <p>Damit sind die äußeren Merkmale der ottonisch-salischen Herrscherurkunde in
                        den wesentlichen Zügen abgehandelt. Auf die <hi rend="b">inneren
                            Merkmale</hi> soll nicht weiter eingegangen werden, zumal hier die
                        individuelle Variationsbreite der Notare größer ist<note><p>R. NEUMANN, Die
                                Arengen der Urkunden Ottos des Großen, in: AfD 24 (1978),
                                S. 292–358.</p></note>, wenn sich in Einzelfällen nicht sogar
                        „Eigendiktat“ des Ausstellers ermitteln läßt<note><p>H. HOFFMANN,
                                Eigendiktat in den Urkunden Ottos III. und Heinrichs II., in: DA 44
                                (1988), S. 390–423.</p></note>.</p>
                    <p>Politisch-ideologisch wichtigster Teil des Urkundenformulars ist die <hi
                            rend="b">Intitulatio</hi>, die für unseren Zeitraum jüngst von HERWIG
                        WOLFRAM und BRIGITTE MERTA untersucht wurde<note><p>H. WOLFRAM, Lateinische
                                Herrschertitel im neunten und zehnten Jahrhundert, in: DERS. (Hg.),
                                Intitulatio II. Lateinische Herrscher- und Fürstentitel im neunten
                                und zehnten Jahrhundert (MIÖG-Erg. bd. 24, Wien-Köln-Graz 1973),
                                S. 19–178; B. MERTA, Die Titel Heinrichs II. und der Salier, in: H.
                                WOLFRAM und A. SCHARER (Hgg.), Intitulatio III. Lateinische
                                Herrschertitel und Herrschertitulaturen vom 7. bis zum 13.
                                Jahrhundert (MIÖG-Erg. bd. 29, Wien-Köln-Graz, 1988),
                                S. 163–200.</p></note>. Kanzleinorm war seit Ludwig d. Deutschen
                        (833) zunächst der absolute rex-Titel und ggfs. seit 962 (<hi rend="i"
                            >Romanorum</hi>) <hi rend="i">imperator augustus</hi>. Abweichungen und
                        Sondertitel sind, wie etwa bei Otto III. (<hi rend="i">servus Iesu Christi,
                            servus apostolorum</hi> etc.) persönlich oder aus der aktuellen
                        politischen Situation erklärbar, wobei solche Sonderformen
                        bezeichnenderweise vor allem für Italien, Lothringen und Burgund bezeugt
                        sind. Zukunftsweisend wurde allein die Erweiterung des absoluten rex-Titels
                        durch <hi rend="i">Romanorum</hi>, die nach vereinzelten Zeugnissen seit der
                        Zeit Heinrichs II. (D H. II. 170) sich endgültig unter Heinrich V. vollzieht
                        und über Lothar III. der Stauferzeit als neuer Standard weitervererbt wurde.
                        Die Betonung des römischimperialen Anspruchs wandte sich, wie schon ECKHART
                        MÜLLER-MERTENS zeigen konnte<note><p>E. MÜLLER-MERTENS, Regnum Teutonicum.
                                Aufkommen und Verbreitung der deutschen Reichs- und Königsauffassung
                                im früheren Mittelalter (Forschungen zur mittelalterlichen
                                Geschichte, 15, Wien-Köln-Graz; 1970).</p></note>, gegen die
                        herabmindernde Titelpolitik des Reformpapsttums, die den königlichen
                        Anspruch bekanntlich auf das <hi rend="i">regnum Teutonicum</hi>
                        beschränkte. Gelegentlich seit 1077, dann seit der Kaiserkrönung<note><p>DD
                                H. IV. 286–287, 330ff. (a. 1081), 366ff. (in
                            Kaiserurkunden).</p></note> wurde es zudem üblich, dem Aussteller auch
                        in der Intitulatio im Bedarfsfall eine Ordinalzahl zuzulegen.</p>
                    <p><pb n="134"/>Signifikant ist in der Zeit Heinrichs IV. der „Übergang von der
                        Interventions – zur Zeugenformel“, der neben dem hohen Anteil an
                        Empfängerausfertigungen (seit 1098 fast ausschließlich) Spiegel der Schwäche
                        der Königsgewalt ist<note><p>A. GAWLIK, Die Intervenienten und Zeugen in den
                                Diplomen Kaiser Heinrichs IV. (1056–1105). Der Übergang von der
                                Interventions – zum Zeugenformel, (Münchener historische Studien,
                                Abt. Geschichtl. Hilfswissenschaften, 7; Kallmünz 1970),
                            S. 109.</p></note>.</p>
                    <p>Idealtypisch ist die Form in der hier betrachteten Zeit konstant, wobei sich
                        freilich im Detail immer wieder kurzeitige „Moden“ oder individuelle
                        Eigenheiten der Notare beobachten lassen. Die karolingische Tradition hatte
                        seit dem 9. Jh. eine relativ stabile „Matrix“ geformt, die fortan das Bild
                        der Herrscherurkunde bestimmte. Gleichwohl gilt aber auch hier, was HANS
                        PATZE mit Blick auf die Kanzlei Barbarossas formulierte: ein Notar „konnte
                        technisch kein Schriftstück zustande bringen, das der Überprüfung am
                        Handbuchapparat eines heutigen Mediävisten bis auf den Buchstaben
                                standhält“<note><p>H. PATZE, Friedrich Barbarossa und die deutschen
                                Fürsten, in: Die Zeit der Staufer, Bd. V, hg. von R. HAUSHERR und
                                CH. VÄTERLEIN, (Stuttgart 1979), S. 35–75, bes. 36.</p></note>. Die
                        Eigenheiten genauer zu ermitteln als Parameter für das discrimen veri ac
                        falsi, ist Aufgabe des Editors, und diese Aufgabe ist – mit Ausnahme der
                        Urkunden Heinrichs V. – mehr oder weniger zufriedenstellend gelöst worden.
                        Kritischer zu betrachten sind jedoch im Einzelfall im Gegensatz zu SICKEL
                        die Abweichungen von diesen Regeln, und nicht von ungefähr erleben wir
                        nahezu jedes Jahr die Entlarvung neuer Fälschungen gerade innerhalb der
                        ottonischen Diplomen<note><p>Vgl. etwa H. THOMAS, Ein kaisergleicher König
                                und die Immunität der Trierer Kirche. Der Mönch Theoderich als
                                Fälscher des DO I, in: Jb. für westdt. Landesgeschichte 19 (1993)
                                S. 91–103.</p></note>. Es bleibt demnach auch auf einem viel
                        beackerten Feld noch viel zu tun. Von einer „crisi di
                                esaurimento“<note><p>A. PETRUCCI, Diplomatica vecchia e nuova in:
                                Studi medievali, 3<hi rend="sup">a</hi> ser. 4 (1963) S. 785–798,
                                bes. S. 785.</p></note> kann selbst auf dem Gebiet der
                        ottonisch-salischen Herrscherurkunde keine Rede sein.</p>
                    <pb n="140"/>
                    <figure>
                        <graphic url="cid1992_akte1.jpg"/>
                        <head>1. - 940, 29. 5. Otto I. für Kloster St. Emmeram in Regensburg; D O;
                            I. 29</head>
                    </figure>
                    <pb n="141"/>
                    <figure>
                        <graphic url="cid1992_akte2.jpg"/>
                        <head>2. - 1049, 16. 6. Heinrich III. für Bistum Passau. D H. III.
                            237</head>
                    </figure>
                    <pb n="142"/>
                    <figure>
                        <graphic url="cid1992_akte3.jpg"/>
                        <head>3. - 1112, 27. 4. Heinrich V. für Bistum Bamberg, St. 3086</head>
                    </figure>
                </body>
            </text>
            <text xml:id="art_08">
                <front>
                    <head><pb n="143"/>Typologie der Königsurkunde – Die Urkunden Lothars III. und
                        der älteren Staufer</head>
                    <byline><docAuthor>Walter Koch</docAuthor></byline>
                </front>
                <body>
                    <p>Eine zusammenfassende Aussage über die Typologie der deutschen
                        Herrscherurkunde – über die Königsurkunde also und die mit ihr in der
                        formalen Gestaltung und in der Rechtswirkung völlig identischen
                        Ausfertigungen des zum Kaisertum aufgestiegenen Königs – in Vorbereitung des
                        von der Comission Internationale de Diplomatique geplanten internationalen
                        Photoatlasses zum königlichen Urkundenwesen, der einen Vergleich im
                        europäischen Rahmen ermöglichen soll, erfordert einige Vorbemerkungen:</p>
                    <p>– Unsere Kenntnis vom Aussehen und Aufbau der kaiserlichen Dokumente und von
                        den Modifikationen, die sie im Laufe der Zeit durchmachten, gehört in den
                        großen Linien – zumindest bis einschließlich des zwölften Jahrhunderts – zum
                        gesicherten Wissen der Diplomatik seit Jahrzehnten<note><p>Zu verweisen ist
                                auf die grundlegenden Handbücher: HARRY BRESSLAU, Handbuch der
                                Urkundenlehre für Deutschland und Italien. Bd. 1, 3. Aufl., Bd. 2 /
                                1, 3. Aufl., Bd. 2 / 2, 2. Aufl., Hs. v. H.W. KLEWITZ. Berlin 1958.
                                Register zur 2. und 3. Aufl., zusammengestellt v. H. SCHULZE, Berlin
                                1968; WILHELM ERBEN, Die Kaiser- und Königsurkunden in Deutschland,
                                Frankreich und Italien, in: Handbuch der mittelalterlichen und
                                neueren Geschichte IV / 1. München-Berlin 1907, Nachdr. 1967; S.
                                weiters die kanzleigeschichtlichen Einleitungen zu den einzelnen
                                Bänden der Diplomata – Editionen im Rahmen der Monumenta Germaniae
                                Historica sowie deren diplomatische und rechtschistorische
                                Vorarbeiten.</p></note>. Es basiert auf dem frühzeitigen Bemühen um
                        eine kaiserliche Spezialdiplomatik, das insgesamt mit dem Aufbau der
                        modernen Urkundenlehre und Urkundenkritik im deutschsprachigen Raum
                        untrennbar verbunden war<note><p>Zur besonderen Rolle THEODORS VON SICKEL,
                                des Vorstands des Instituts für österreichische Geschichtsforschung
                                und Schöpfers der modernen Diplomatik, und zu der des in Innsbruck
                                lehrenden JULIUS VON FICKER, ebenso zum vermeintlichen Gegensatz von
                                Diplomatik und Historie im Kreise der Wiener Schule s. zuletzt die
                                subtile wissenschaftsgeschichtliche Studie aus der Feder HEINRICH
                                FICHTENAUS, Diplomatiker und Urkundenforscher. MIÖG 100, 1992,
                                S. 16 ff.</p></note>, sowie auf der unmittelbaren Beziehung von
                        diplomatischer Forschung und der voranschreitenden Editionstätigkeit im
                        Rahmen der Diplomata – Reihe der Monumenta Germaniae Historica.</p>
                    <p>– Die akribische Analyse und formale Beurteilung der Einzelurkunden im
                        Vorfeld der Editionen ermöglicht, jene „große Linien“, von denen wir
                        sprachen, mit Leben zu erfüllen, zu untermauern, aber auch zu relativieren.
                        Ich verhehle nicht die günstige Situation, die für den hier zu behandelnden
                        Zeitraum gegeben ist, betrifft er doch die von der Wiener Diplomata –
                        Abteilung der MGH 1903 zur Bearbeitung übernommene Periode (1125–1197). Es
                        steht dort-am Institut für österreichische Geschichtsforschung – auch das
                        gesamte Bildmaterial zu Vergleichszwecken zur Verfügung. Der große und
                        zentrale Block, die Kanzlei Friedrichs I., liegt durch eine Reihe von
                        Monographien und eine Fülle von Einzelstudien zu Spezialfragen aus der Feder
                        HEINRICH APPELTS und seiner Mitarbeiter RAINER MARIA HERKENRATH, JOSEF
                        RIEDMANN, KURT ZEILLINGER, FERDINAND OPLL sowie des Berichterstatters bis in
                        die Details aufgearbeitet vor<note><p>An umfangreichen bzw.
                                zusammenfassenden Publikationen s. HEINRICH APPELT, Die Kanzlei
                                Friedrich Barbarossas, in: Die Zeit der Staufer,
                                Geschichte-Kunst-Kultur. Katalog der Ausstellung, Stuttgart 1977,
                                Bd. 5, Stuttgart 1979, S. 17–34; DERS., Diktatvergleich und
                                Stilkritik erörtert am Beispiel der Diplome Friedrichs I., MIÖG 100,
                                1992, S. 181–196; KURT ZEILLINGER, Die Notare der Reichskanzlei in
                                der ersten Jahren Friedrich Barbarossas. DA 22, 1966, S. 472–555;
                                JOSEF RIEDMANN, Studien über die Reichskanzlei unter Friedrich
                                Barbarossa in den Jahren 1156–1166. MIÖG 75, 1967, S. 322–402 und
                                MIÖG 76, 1968, S. 23–105; DERS., Die Beurkundung der Verträge
                                Friedrich Barbarossas mit italienischen Städten. Studien zur
                                diplomatischen Form von Vertragsurkunden im 12. Jahrhundert, in:
                                Sitzungsberichte der Österr. Akademie d. Wissenschaften, Phil. –
                                hist. Kl 291 / 3, Wien 1973; RAINER M. HERKENRATH, Die Reichskanzlei
                                in den Jahren 1174 bis 1180, in: Denkschriften der Österr. Akademie
                                der Wissenschaften, Phil.-hist. Kl. 130, Wien 1977; DERS., Die
                                Reichskanzlei in den Jahren 1180–1190, ebd. 175, Wien 1985;
                                FERDINAND OPLL, Das kaiserliche Mandat im 12. Jahrhundert 1125–1190.
                                MIÖG 84, 1976, S. 290–327; WALTER KOCH, Die Reichskanzlei in den
                                Jahren 1167 bis 1174. Eine diplomatischpaläographische Untersuchung,
                                in: Denkschriften der Österr. Akademie d. Wissenschaften, Phil. –
                                hist. Kl. 115, Wien 1973; DERS., Die Schrift der Reichskanzlei im
                                12. Jahrhundert 1125–1190. Untersuchungen zur Diplomatik der
                                Kaiserurkunde, in: Denkschriften der Österr. Akademie d.
                                Wissenschaften, Phil.-hist. Kl. 134, Wien 1979; DERS., Zu Sprache,
                                Stil und Arbeitstechnik in den Diplomen Friedrich Barbarossas. MIÖG
                                88, 1980, S. 36–69; DERS., Die Reichskanzlei unter Kaiser
                                Friedrich I. DA 31, 1985, S. 327–350.</p></note>. All diese
                        Untersuchungen lieferten nicht nur die nachvollziehbaren Belege für die
                        Zuweisungen im Rahmen der Edition, sondern bieten auch einen minuziösen
                        Einblick in die Infrastruktur des Kanzleigeschehens. Die klassische Methode
                        des von THEODOR VON SICKEL am Wiener Institut begründeten und in der Folge
                        verfeinerten Schrift- und Diktatvergleiches hat sich im Rahmen der
                        Vorbereitung der monumentalen Ausgabe der Barbarossa – Urkunden, deren
                        letzter und fünfter Band mit der zusammenfassenden kanzleigeschichtlichen
                        „Einleitung“ dank der zielstrebigen und bewundernwerten Energie HEINRICH
                        APPELTS 1990 erscheinen konnte<note><p>MGH Diplomata regum et imperatorum X
                                1–5: Die Urkunden Friedrichs I., bearb. von HEINRICH APPELT u. a.,
                                Hannover 1975–1990. – Die Kanzleigeschichte in Bd. 5,
                            S. 1–138.</p></note> überzeugend bewährt. Sie <pb n="144"/>konnte als
                        die für die Kanzlei der frühen Staufer adäquate Untersuchungsmethode noch
                        voll und ohne Abstriche zur Anwendung gebracht werden<note><p>KOCH,
                                Reichskanzlei unter Kaiser Friedrich I., S. 331. S. zuletzt
                                eingehend APPELT, Diktatvergleich, S. 181 f. – Die Individualismen
                                in der Arbeitsweise der einzelnen Kanzleikräfte – im Rahmen einer
                                vorgegebenen, freilich nicht zu sehr beengenden Tradition – sind im
                                Regelfall hinreichend deutlich. Auch ist das Fehlen einer behörden –
                                oder zumindest bürohaften Vereinheitlichung nach wie vor gegeben, so
                                daß man neben der Scheidung der Schreiberhände den Vergleich der
                                Dictamina mit Erfolg vornehmen kann – selbst in jenen Fällen, in
                                denen das Zusammenwirken der Notare oder die Dominanz einer
                                führenden Kraft ein zeitweises Abschleifen der Usancen mit sich
                                brachte. Auch in diesen Fällen ist es der Diktatvergleich in
                                Verbindung mit den vergleichenden Schriftuntersuchungen, der die
                                Triebkräfte in der Kanzleiarbeit aufhellt und das „Kanzleidiktat“
                                von den Produkten der Empfänger- und Gelegenheitsschreiber abhebt.
                                Daß unter veränderten Gegebenheiten, etwa in der Kaiserzeit
                                Friedrichs II., über weite Strecken mit einem modifizierten
                                methodischen Instrumentarium zu arbeiten ist, ist
                            evident.</p></note> – möglicherweise in diesem Umfang und in dieser
                        Ausschließlichkeit zum letzten Mal, wenn man manch zunehmende Uniformierung
                        und die Reduktion des Individuellen in Rechnung stellt, was sich schon in
                        der Spätzeit Barbarossas behutsam anzudeuten beginnt. Die Edition der
                        Diplome Lothars III., besorgt von EMIL VON OTTENTHAL und HANS HIRSCH, sowie
                        die der Urkunden Konrads III. durch FRIEDRICH HAUSMANN, liegen samt den
                        dazugehörigen diplomatischen Vorstudien bekanntlich seit längerem
                                vor<note><p>MGH Diplomata regum et imperatorum Germaniae VIII: Die
                                Urkunden Lothars III. und der Kaiserin Richenza, hg. von EMIL VON
                                OTTENTHAL und HANS HIRSCH. Berlin 1927, und IX: Die Urkunden
                                Konrads III. und seines Sohnes Heinrich, hg. von FRIEDRICH HAUSMANN.
                                Wien–Köln–Graz 1969. – Vgl. FRIEDRICH HAUSMANN, Reichskanzlei und
                                Hofkapelle unter Heinrich V. und Konrad III., Schriften der MGH 14,
                                Stuttgart 1956; zuletzt WOLFGANG PETKE, Kanzlei, Kapelle und
                                königliche Kurie unter Lothar III., 1125–1137, in: Forschungen zur
                                Kaiserund Papstgeschichte des Mittelalters, Beihefte zu J.F. BÖHMER,
                                Regesta imperii 5, Köln-Wien 1985.</p></note>. Die Arbeiten an einer
                        Edition der Urkunden Heinrichs VI. sind – in engem Zusammenwirken mit dem
                        Codex diplomaticus regni Siciliae<note><p>So sind die Urkunden der Kaiserin
                                Konstanze, der Gattin Heinrichs VI., an beiden Stellen erscheinen:
                                Codex diplomaticus regni Siciliae, Series II, Tomus I, 2:
                                Constantiae imperatricis et reginae Siciliae diplomata 1195–1198,
                                ed. THEO KÖLZER. Köln–Wien 1983, sowie MGH Diplomata regum et
                                imperatorum Germaniae XI, 3: Die Urkunden der Kaiserin Konstanze,
                                bearb. von THEO KÖLZER. Hannover 1990. Auch für Heinrich VI. ist,
                                soweit es seine Tätigkeit als König von Sizilien betrifft, eine
                                entsprechende Vorgangsweise vorgesehen. – Zur Kanzlei der Konstanze
                                s. THEO KÖLZER, Urkunden und Kanzlei der Kaiserin Konstanze, Königin
                                von Sizilien 1195–1198, in: Studien zu den normannisch – staufischen
                                Herrscherurkunden, Beihefte zum „Codex diplomaticus regni Siciliae“
                                2, Köln–Wien 1983.</p></note> – im Laufen. Eine Kanzleigeschichte im
                        Überblick verfaßte bekanntlich PETER CSENDES<note><p>PETER CSENDES, Die
                                Kanzlei Heinrichs VI., in: Denkschriften der Österr. Akademie der
                                Wissenschaften, Phil. – hist. Kl. 151, Wien 1981.</p></note>. Was
                        nun die Gesamtzahl der Urkunden betrifft, so enthält die Edition der
                        Urkunden Lothars III., Konrads III. und Friedrichs I. einschließlich der
                        Verfügungen ihrer Gattinnen sowie des früh verstorbenen Sohnes Konrads III.
                        Heinrich eine Zahl von 1682 Nummern, worin freilich mittelalterliche
                        Fälschungen, Deperdita und teilweise auch Briefe enthalten sind. Für
                        Heinrich VI. kommt nach unserem bisherigen Wissenstand eine Zahl von 525
                        Dokumenten hinzu. Von der Gesamtzahl liegen etwa 880 Stück noch im Original
                        vor – insgesamt also eine beachtliche Basis für eine Untersuchung der
                        äußeren Merkmale.</p>
                    <p>– Es ist hier nicht der Ort, die Diskussion über den Kanzleibegriff im
                        allgemeinen oder den der Reichskanzlei im besonderen wieder aufzugreifen-
                        und es wäre auch nicht allzu sinnvoll. Nach einigen Irritationen ist als
                        Ergebnis von „Kanzlei“ – Untersuchungen klar, daß es sich um mehr als um
                        einen bloßen „Verabredungsbegriff“ handelt<note><p>S. zuletzt HEINRICH
                                APPELT, Die Reichskanzlei Barbarossas – ein terminologisches Problem
                                ?, Römische Historische Mitteilungen 28, 1986,
                        S. 141 ff.</p></note>, wohl auch um mehr als um eine bloße
                        „wissenschaftliche Hilfskonstruktion“, wie HANS-WALTER KLEWITZ in seiner so
                        fruchtbaren Studie zum Kanzleibegriff einst formulierte<note><p>HANS-WALTER
                                KLEWITZ, Cancellaria. Ein Beitrag zur Geschichte des geistlichen
                                Hofdienstes. DA 1, 1937, S. 45.</p></note>. Daß man sich freilich
                        vor büro – oder gar behördenhaften Vorstellungen, wie sie das vorige
                        Jahrhundert vielfach hatte, hüten muß, steht außer Diskussion. Unter
                        Berücksichtigung dieser Gegebenheiten ist es auch weiterhin legitim, von
                        „Kanzlei“ bzw. „Reichskanzlei“ zu sprechen. Wir haben es demnach mit einer
                        „Beurkundungsstelle im Gefolge des Herrschers“ zu tun<note><p>KOCH,
                                Reichskanzlei, S. 185.</p></note>, die befähigt war, die
                        kaiserlichen Verfügungen in geziemender Weise zu „Papier“ zu bringen.
                        Getragen wurde die Arbeit von einer Gruppe von Notaren – man sollte wohl
                        eher von Schreibern sprechen –, deren Zahl erstaunlich gering war, unter
                        normalen Umständen, etwa in der Zeit Barbarossas, zwei bis drei nicht
                        überstieg, vielfach aber auch nur eine einzige Kraft ausmachte. Bei Bedarf
                        konnte ihre Zahl allerdings beträchtlich darüber liegen<note><p>Vgl. zum
                                folgenden KOCH, Schrift, S. 324 ff. (mit Angabe weiterer Literatur),
                                sowie APPELT, Reichskanzlei, S. 149.</p></note>. Fünf Notare – mehr
                        oder weniger gleichzeitig – 1163 auf dem dritten Italienzug Friedrichs I.
                        stellten ohne Zweifel einen Höhepunkt dar. Nach der Katastrophe vor Rom 1167
                        ist hingegen für Monate überhaupt keine Kraft nachweisbar. Nun – jene uns
                        namentlich nahezu ausschließlich unbekannten Schreiber besorgten die
                        Textierung und die Ausfertigung der kaiserlichen Verfügungen, im Regelfall
                        offensichtlich ohne ständige oder unmittelbare Kontrolle durch
                        Höhergestellte oder Vorgesetzte. Nicht faßbar und auch nicht anzunehmen ist
                        eine „Kanzleischule“ am Hofe, in der sie ihre Ausbildung fanden. <pb n="145"
                        />Vielmehr war es offenkundig das Zusammenwirken der Kräfte, das eine
                        Schulung ermöglichte und die Tradition gewährleistete, so daß unter
                        „Kanzleimäßigkeit die Summe der typischen Merkmale der in der Kanzlei
                        tätigen Kräfte unter Berücksichtigung verpflichtender
                                Traditionen“<note><p>KOCH, Reichskanzlei unter Friedrich I.,
                                S. 344 f.</p></note> zu verstehen ist. Die Beachtung des
                        einzigartigen Gesamtbildes, das das feierliche deutsche Diplom auszeichnete
                        und das sich von den Ausfertigungen anderer Aussteller – nach wie vor auch
                        noch in der zur Behandlung anstehenden Zeit – abhob, war das wesentlichste
                        Kriterium, dem sich die Kanzleikräfte unterzuordnen hatten, wobei vielerlei
                        Freiheiten in der Ausführung der Details möglich waren. Vorbildung,
                        Geschicklichkeit sowie die Fähigkeit und der Wille, sich zu integrieren,
                        bestimmten nicht wenig das Bild unserer Diplome. Paläographische
                        Spezialstudien zu den einzelnen Händen und der Entwicklung, die sie nahmen,
                        eine „paléographie diplomatique“ unter eingehender Berücksichtigung der
                        Diktatbeziehungen, ermöglichen den Einblick in mitunter höchst
                        unterschiedliche Gegebenheiten, die das Fehlen verbindlicher und klar
                        umgrenzter Kanzleiregeln erkennen lassen. Nicht minder in Betracht zu ziehen
                        ist die stattliche Anzahl von Ausfertigungen durch Empfänger- oder
                        Gelegenheitsschreiber, die unter Lothar III., in einer Zeit anfangs weniger
                        konsolidierter Kanzleiverhältnisse, etwa 50% der im Original vorliegenden
                        Urkunden ausmachte, unter Barbarossa immerhin, phasenweise freilich
                        unterschiedlich dicht, noch nahezu 30% – und zwar bemerkenswerterweise fast
                        nur für deutsche Empfänger und kaum für solche in Italien und in
                                Burgund<note><p>S. HEINRICH APPELT, Der Anteil der Empfänger an der
                                Ausfertigung der Diplome Friedrichs I., in: Geschichte und ihre
                                Quellen. Festschrift für Friedrich Hausmann zum 70. Geburtstag. Graz
                                1987, S. 383 f.</p></note>. Die Auswirkungen der persönlichen
                        Beziehungen der Notare zueinander und die Spannbreite zwischen möglicher
                        Freiheit und ererbtem Herkommen einerseits, das Aussehen der
                        Fremdausfertigungen zwischen rein „privaturkundlicher“ Gestaltung bis hin
                        zur Kooperation kanzleifremder Hände mit Kanzleikräften in manigfacher
                        Abstufung anderseits – alldieservielfältigen Gegebenheiten in den
                        Ausfertigungen, die insgesamt rechtlich kaiserliche Verfügungen waren,
                        sollte man sich bewußt sein, wenn man die Kaiserurkunde als Typus summarisch
                        und generalisierend vorzuführen hat. Daß es in unserem Zusammenhang
                        vornehmlich um die sogenannten „äußeren Urkundenmerkmale“ geht, versteht
                        sich von selbst.</p>
                    <p>Wenn man demnach in der Summe der Gewohnheiten der Kanzleinotare – jenes
                        Personenkreises also, der nach freilich etwas unscharfer Definition durch
                        seine Tätigkeit an verschiedenen Orten, zu verschiedener Zeit und für
                        verschiedene Empfänger gekennzeichnet war – den Maßstab für die Gestaltung
                        der Urkunden im Rahmen der Kanzlei eines Herrschers sieht, so ist es
                        legitim, die „Typologie“ der Königs- bzw. Kaiserurkunde unter
                        Berücksichtigung der Ausfertigungen der wichtigsten und über längere Zeit
                        nachweisbaren Kräfte vorzuführen. Sie haben vielfach jüngere Kollegen,
                        Gehilfen und kanzleifremde Schreiber (Empfänger- und Gelegenheitsschreiber)
                        in deren Arbeitsweise beeinflußt und nicht selten – zumindest für eine
                        gewisse Zeitspanne – „stilbildend“ gewirkt<note><p>S. zum Folgenden
                                insgesamt KOCH, Schrift, passim.</p></note>.</p>
                    <p>Zu behandeln ist in der ersten Linie das althergebrachte <hi rend="b"
                            >Diplom</hi>, das in ungebrochener Tradition bis in die fränkische Zeit
                        zurückreicht. Unter Barbarossa traten neben diese der Exklusivität des
                        Kaisertums entsprechenden feierlichen Privilegierungen <pb n="146"
                        />einfachere Ausfertigungen, die zunehmend an Bedeutung gewinnen sollten.
                        Mandate sowie mancherlei Sonderformen, die an sich nicht den Typ der
                        kaiserlichen Urkunde repräsentierten, jedoch zur Beurkundung der
                        Willenäußerungen des Herrschers herangezogen wurden, sind im Anschluß daran
                        wenigstens kurz anzusprechen.</p>
                    <p>Die großen politischen Einschnitte, die sich mit den Königswahlen der Jahre
                        1125 und 1138 verbanden, wurden auch immer wieder für das Kanzleigeschehen
                        reklamiert. Kontinuität durch Übernahme von Führungskräften oder subalternem
                        Personal – vom letzten Salier hin zu Lothar III. bzw. von letzterem zu
                        Konrad III. – war in keinem der beiden Fälle gegeben. Konrad III. knüpfte
                        bekanntlich nach den Ergebnissen von HANS HIRSCH und FRIEDRICH HAUSMANN
                        wieder voll an die spätsalische Tradition an<note><p>S. HAUSMANN,
                                Reichskanzlei, S. 94 f. bzw. MG DDK III, S. XX.</p></note>.</p>
                    <p>Der besonders hohe Anteil an kanzleifremden Ausfertigungen unter Kaiser <hi
                            rend="b">Lothar III.</hi> weist offenkundig auf einen Engpaß an
                        eingearbeiteten Kräften hin. HANS HIRSCH sprach insgesamt mit guten Gründen
                        von einem „buntscheckigen Bild in der äußeren Form und im stilistischen
                                Aufbau“<note><p>HIRSCH, MG DDL III., S. XXVI.</p></note>.
                        Nichtdestoweniger war das traditionelle Bild des Diploms zu festgefügt und
                        zu bekannt, als daß sich weiterreichende Modifikationen in der relativ
                        kurzen Zeit Lothars hätten entscheidend durchsetzen und behaupten können.
                        Wir sehen vielmehr in seiner Kanzlei das Bemühen, zur Tradition zu
                        finden.</p>
                    <p>Ein erhebliches Abweichen vom Herkommen – und besonders deutlich macht dies
                        ein Vergleich mit den spätsalischen Diplomen – in den Ausfertigungen einer
                        ersten, offensichtlich wenig erfahrenen Kraft<note><p>Zu diesem Schreiber,
                                der sich in der Rekognition einer von ihm mundierten Urkunden mit
                                seinem Namen – Anno – nennt, s. KOCH, Schrift, S. 25 ff. (mit
                                weiterer Literatur und Abb.) sowie Kaiserurkunden in Abbildungen,
                                hf. von HEINRICH VON SYBEL und THEODOR VON SICKEL. Berlin 1880–1891,
                                Tafel VI 3.</p></note> – kaiserliches Monogramm in Form einer Rota,
                        der Versuch der Wiedererlebung des „Bienenkorbes“ (Rekognitionszeichen)
                        sowie <hi rend="i">ego</hi> an der Spitze der Intitulatio – wurde innerhalb
                        kürzester Zeit wieder aufgegeben.</p>
                    <p>Erst mit dem Auftreten des Thietmar A (TA)<note><p>Seine Gleichsetzung mit
                                dem Notar und Kanzleileiter Thietmar ist nach den Ausführungen
                                PETKES, Kanzlei, S. 28 ff., sicherer geworden. Thietmar arbeitete
                                wohl zuvor für die Äbtissin Beatrix von Neuenhersee.</p></note> mehr
                        als eineinhalb Jahre später (ab Juli 1127) stand eine profiliertere Kraft
                        zur Verfügung, die auch offensichtlich Einfluß auf ihr Umfeld auszuüben
                        vermochte und somit eine erste, wenn auch noch kaum nachhaltige
                        Konsolidierung in der Kanzleiarbeit bedeutete. Seine Elongata erstreckt sich
                        über die gesamte erste Zeile und schließt den Beginn des Kontextes
                                ein<note><p>S. KOCH, Schrift, Abb. 2.</p></note>. Ihr Aussehen ist
                        recht antiquiert, ebenso die Bezeichnung <hi rend="i">archicapellanus</hi>
                        statt <hi rend="i">archicancellarius</hi> in der Rekognitionszeile. Dies
                        geht offenkundig auf die „Schulung“ bzw. auf die „Vorbilder“ zurück, die für
                        den Notar maßgeblich waren. Der Aufbau der Intitulatio und der Signumzeile
                        mit der Wortfolge <hi rend="i">Lotharius tercius dei gracia Romanorum
                            rex</hi> wird von ihm konsequent eingehalten und fand mancherlei
                        Nachahmung. Was das Eschatokoll betrifft, so kann man eine blockartige
                        Anordnung links unten finden, mit den beiden „Unterschriftzeilen“ –
                        traditionsgemäß in Elongata – untereinander, während das Titelmonogramm, das
                        nach wie vor in der traditionellen <hi rend="i">H</hi> – Form aufgebaut ist,
                        nicht im Verband der Signumzeile gezeichnet ist. Diese Position ist freilich
                        weder für TA noch sonst für die Diplome Lothars III. bereits als
                        charakteristisch oder als dominierend anzusprechen. Insbesondere die
                        Datierungszeile befindet sich meistens nach altem Herkommen noch <pb n="147"
                        />immer – beträchtlich abgesetzt – unterhalb des <hi rend="i">sigillum
                            impressum</hi> über die gesamte Breite des Blattes geschrieben. Auf die
                        unterschiedliche Formulierung der Rekognitionszeile aufgrund der
                        Nichtbesetzung des Kanzleramtes während der gesamten Regierungszeit
                        Lothars III. kann hier nicht näher eingegangen werden.</p>
                    <p>Noch vor Antritt zum ersten Italienzug (1132) begegnet uns Ekkehard A
                        (Bertolf), der das Kanzleigeschehen bis zum Tode Lothars III. dominierend
                        prägen sollte und an 57 Diplomen – das ist nahezu die Hälfte aller Urkunden
                        dieses Kaisers, von denen wir wissen – beteiligt war. Seine Entwicklung aus
                        bescheidenen Anfängen, offensichtlich aus dem Bereich der Buchschrift, bis
                        hin zu höchster Eleganz ist Schritt für Schritt nachzuvollziehen<note><p>S.
                                KOCH, Schrift, S. 39 ff. (mit Abb.). – Vgl. auch Kaiserurkk. in
                                Abb., VI 9.</p></note>. Das gefundene Bild wurde dann mit
                        beträchtlicher Konsequenz beibehalten: Elongata der ersten Zeile beschränkt
                        auf Invocatio und Intitulatio (meist mit Sperrung des <hi rend="i">st</hi>
                        von <hi rend="i">Augustus</hi>), Monogramm schließlich mehrheitlich vor <hi
                            rend="i">invictissimi</hi> gesetzt, Datumsangabe auf zwei Zeilen
                        verteilt, erstmals ein deutliches Hervorheben von Versalien in einer Reihe
                        von Diplomen. Mit diesen Leistungen war nunmehr unter Lothar III. eine auf
                        hohem Niveau stehende und von der Tradition bestimmte Ausprägung des Diploms
                        gefunden. Der Prozeß der Konsolidierung im Rahmen der Kanzlei Lothars III.
                        war, wie Ausfertigungen anderer gleichzeitiger, teilweise auch
                        kanzleifremder Kräfte zeigen, abgeschlossen.</p>
                    <p>Mag die Zahl der Fremdausfertigungen unter <hi rend="b">Konrad III.</hi> auch
                        nicht wesentlich geringer als unter seinem Vorgänger gewesen sein, so stand
                        nichtdestoweniger von Anfang an mit Arnold A (AA) ein gewandter und
                        offensichtlich routinierter, wohl aus dem rhein – maasländischen Raum
                        stammender Notar zur Verfügung, in dessen Tätigkeit man ein wesentliches
                        Bindeglied zur Kanzlei Heinrichs V. vermutete<note><p>S. HAUSMANN,
                                Reichskanzlei, S. 86 u. 136. – Zu seinen graphischen Eigenheiten
                                insgesamt vgl. KOCH, Schrift, S. 57 (mit Abb.), s. weiters HAUSMANN,
                                Reichskanzlei, Taf. 5, Kaiseurkk. in Abb. X 1 und FRANZ STEFFENS,
                                Lateinische Paläographie, 2. Aufl., Freiburg / Schweiz 1907–1909,
                                Taf. 82.</p></note>. Er bestimmte nachhaltig die Kanzleiarbeit in
                        den ersten beiden Jahre unter Konrad III. Die Elongata der ersten Zeile
                        umfaßt – und dies gilt auch sonst, soweit es sich um Kanzleihände, und zwar
                        um die maßgeblichen Notare handelt – die Invocatio und die Intitulatio. Gar
                        nicht so selten setzt allerdings – vornehmlich in von Heribert<note><p>Zu
                                den graphischen Eigenheiten insgesamt vgl. KOCH, Schrift, S. 98 ff.
                                (mit Abb.), weiters HAUSMANN, Reichskanzlei, Taf. 13, uun
                                Kaiserurkk. in Abb., X 7a.</p></note> und Wibald von
                                Stablo<note><p>Zu den graphischen Eigenheiten insgesamt vgl. KOCH,
                                Schrift, S. 88 ff. (mit Abb.), weiters HAUSMANN, Reichskanzlei,
                                Taf. 11, und Kaiserurkk. in Abb., X 6.</p></note> nach der
                        Breitseite mundierten Diplomen – der Kontext noch in der ersten Zeile, und
                        zwar in Textminuskel geschrieben, ein. Jene Ausfertigungen hingegen, in
                        denen entweder nur die Invocatio oder die gesamte erste Zeile, also
                        einschließlich des Beginns der Arenga, uns in verlängerter Schrift begegnen,
                        sind unter die individuellen Einzelfälle zu rechnen. Das Chrismon ist mit
                        senkrecht verlaufenden Schlangelinien gefüllt, die in den ersten Jahren die
                            <hi rend="i">C</hi> – Form schneiden. Wibald zog es hingegen vor, den
                        Körper des Zeichens mit horizontalen Reihen von <hi rend="i">s</hi> –
                        förmigen Schnörkeln zu füllen. Die Anordnung des Eschatokolls in einem Block
                        links unten – maßgeblich für das weitere 12. Jahrhundert – findet sich
                        nunmehr überwiegend. Doch ist auch die frühere Vorgangsweise mit der
                        abgesetzten Datumszeile nach wie vor anzutreffen. Zu den Kanzleiusancen
                        gehörte weiterhin die Ausführung beider, untereinander angeordneten
                        „Unterschriftszeilen“ in Elongata. Nicht durchgesetzt hat sich die
                        Vorgangsweise Heriberts, der in einer Reihe von Diplomen auf die
                        Auszeichnungsschrift überhaupt verzichtete und beide Zeilen in
                        diplomatischer Minuskel schrieb. Hingegen sollte die von Wibald vereinzelt,
                        von Arnold <pb n="148"/>H (Albert)<note><p>Zu den graphischen Eigenheiten
                                insgesamt vgl. KOCH, Schrift, S. 115 ff. (mit Abb.), weiters
                                HAUSMANN, Reichskanzlei, Taf. 15 a und 15 b.</p></note> überwiegend
                        geübte Manier, die Signumzeile zwar in Elongata zu belassen, die Rekognition
                        hingegen in Textschrift zu schreiben, in die Kanzlei Friedrichs I. eingehen
                        und entscheidend für die weitere Entwicklung sein. Beide Kräfte,
                        insbesondere Arnold H (AH), spielten dann in den ersten Jahren Barbarossas
                        weiter ihre Rolle in der Kanzlei. Von Arnold A eingeführt und in der Folge
                        unter Konrad III. immer wieder aufgegriffen, ist jenes O – förmige, von
                        einem <hi rend="i">I</hi> – Schaft geschnittene Beizeichen, das sich unter
                        dem Monogramm befindet und häufig in der Höhe der Rekognitionszeile zu
                        stehen kommt. In der frühen Zeit Barbarossas – offenkundig unter Vermittlung
                        der aus der Kanzlei Konrads übernommenen Kräfte – begegnet es noch
                        gelegentlich. Ein vereinzeltes späteres Auftreten – und zwar bei
                        kanzleifremden oder wenig erfahrenen Kräften – ist als unzeitgemäßes, ältere
                        Traditionen aufnehmendes Relikt, das wohl Feierlichkeit ausdrücken sollte,
                        zu werten<note><p>S. APPELT, MG DDF. I., Bd. 5, S. 87.</p></note>. Das
                        Monogramm Konrads III., ebenfalls ein „Titelmonogramm“, verzichtete
                        allerdings auf den entbehrlich gewordenen Mittelbalken und baute somit nicht
                        mehr auf der traditionellen <hi rend="i">H</hi> – Form auf. Eine Beteiligung
                        des Herrschers daran ist nämlich – wie freilich auch schon unter Lothar III.
                        – nicht mehr gegeben. Das Zeichen scheint in zwei Ausprägungen auf, nämlich
                        mit oder ohne <hi rend="i">G</hi> oben am rechten Schaft des Grundgerüstes,
                        d. h. also mit oder ohne Berücksichtigung der Devotionsformel <hi rend="i"
                            >dei gratia</hi>. Es ist in der Regel bereits aus dem Verband der
                        Signumzeile gelöst, befindet sich jedoch meist unmittelbar neben den beiden
                        Unterschriftszeilen, d. h. daß es vielfach wohl erst nach Fertigstellung der
                        Rekognitionszeile eingezeichnet wurde.</p>
                    <p>Der überaus rasche Herrscherwechsel des Jahres 1152, die Wahl und Krönung des
                        bereits von Konrad III. zum Nachfolger designierten <hi rend="b">Friedrich
                            Barbarossa</hi> brachte vorerst ein kontinuierliches Weiterarbeiten in
                        der Kanzlei. Von den übernommenen Kräften war für das unmittelbare
                        Kanzleigeschehen vorerst ohne Zweifel Arnold H die maßgebliche
                        Persönlichkeit, insbesondere in seiner zweiten Arbeitsphase ab November
                        1155, während der alternde Staatsmann Wibald sowie Heribert, der spätere
                        Erzbischof von Besançon, offensichtlich für besondere Problemkreise
                        herangezogen wurden und sonst dem Herrscher vornehmlich aufgrund ihrer
                        reichen Erfahrung, etwa in diplomatischen Missionen, dienten, jedoch gewiß
                        nicht den laufenden Tagesgeschäften der Beurkundungstätigkeit nachkamen. An
                        unter Barbarossa neu hinzugekommenen Notaren ergibt sich eine Zahl von 21,
                        die – Deutsche wie Romanen – aus verschiedenen Teilen des Imperiums kamen.
                        Entscheidend war, daß das feierliche Diplom in seinem grunlegenden Aufbau –
                        in salischer Tradition – völlig gefestigt vorgegeben war. Das bedeutete
                        jedoch nicht, daß die einzelnen Urkunden – selbst die der Kanzleiangehörigen
                        – „deckungsgleich“ gewesen wären. Wir sehen – zumindest bis zur Katastrophe
                        vor Rom 1167 – im graphischen Bereich wie auch in den Dictamina – vielfach
                        überaus eigenwillige, man könnte sagen, profilierte Personen am Werk. Das
                        Ergebnis war ein beträchtlicher Variantenreichtum, der sich in der
                        Gestaltung der Schrift, der Zeichen und in anderem äußerte, wobei die
                        Produkte mehr oder weniger stark vom Herkommen geprägt waren.</p>
                    <p><pb n="149"/>Man sieht vielerlei nebeneinander: ein für die Zeit Barbarossas
                        bereits überaus konservativ anmutendes Bild infolge übergroßer
                        Zeilenabstände und Oberlängen sowie eines steifen und noch immer extrem von
                        der Vertikalen bestimmten Schreibens<note><p>S. etwa KOCH, Schrift, Abb. 58
                                (Notar Rainald D – RD) – insgesamt S. 165 ff. (mit Abb.).</p></note>
                        oder aufgrund jener inzwischen schon antiquierten Doppelschlingen im Kontext
                        bzw. der Zitterlinien in der verlängerten Schrift<note><p>Dies gilt
                                insbesondere für den Notar Rainald H (RH). Zu seinen graphischen
                                Usancen s. KOCH, Schrift, S. 188 ff. (mit Abb.), weiters HERKENRATH,
                                Reichskanzlei 1174 bis 1180, Abb. 8, und Archivio paleografico
                                Italiano, III, S. 98.</p></note>. Man findet aber zeitgleich auch
                        ein lockeres, überaus geschmeidiges und elegantes Schriftbild, das
                        offensichtlich schon stärker, wenn auch noch behutsam, zusätzlich dem
                        diagonalen Element Raum gab. Es ist dies die Schrift eines Notars, des
                        Rainald C (RC), dessen Entwicklung von hölzernen Anfängen bis hin zu einem
                        höchst kostbaren und formschönen Schreiben gut zu verfolgen ist<note><p>S.
                                zu ihm KOCH, Schrift, S. 154 ff. (mit Abb.) und Reichskanzlei
                                Abb. 16.</p></note> – zu einem modernen Schriftbild, das, wenn es
                        allgemein verbindlich geworden wäre, ein echtes kaiserliches Pendant zur
                        päpstlichen Kurialminuskel hätte werden können. Nimmt man noch den Notar mit
                        der Sigle RG (Rainald G) hinzu, einen der am längsten tätigen Notare
                        Barbarossas, und seine völlig andere, nicht in der Kanzleitradition
                        begründete einwillige Art, mit den Oberlängenschäften „umzugehen“, in seinem
                        Bemühen, den Urkunden ein geziemendes Aussehen zu geben, dann sieht man die
                        Breite der Palette an Möglichkeiten. Gemeint sind seine girlandenartigen,
                        weit nach links zurückreichenden Schlingen an den Oberschäften, ebenso das
                        Übereinanderstellen von Kürzungszeichen. Er war offenkundig einer der
                        einflußreichsten und wirksamsten Notare Barbarossas und manche Innovation
                        verband sich allem Anschein nach mit ihm<note><p>S. dazu unten. Auch die
                                Einführung der sogenannten zweiteiligen feierlichen staufischen
                                Datierung, deren Anwendung auch manche graphischen Auswirkungen zur
                                Folge hatte, wird auf ihn zurückgeführt. – S. zu ihm RIEDMANN,
                                Studien, passim; zur äußeren Gestaltung der von ihm mundierten
                                Urkunden vgl. KOCH, Schrift, S. 172 ff. (mit Abb.) und
                                Reichskanzlei, Abb. 2 und 4, weiters RIEDMANN, Studien, MIÖG 75,
                                nach 388, und Kaiserurkk. in Abb. X 10.</p></note>.</p>
                    <p>Diese Beispiele, die alle zeitlich eng beisammen liegen<note><p>S. KOCH,
                                Reichskanzlei unter Friedrich I., S. 345 f.</p></note>, könnte man
                        noch beträchtlich fortsetzen<note><p>Daneben standen etwa Kräfte, die –
                                weniger spektakulär und individuell, vielfach auch im Schatten und
                                Einfluß markanter Kollegen stehend – einfach den Faden der Tradition
                                weiterführten. U. a. ist hier der über nahezu 17 Jahre nachweisbare
                                Notar Ulrich B (UB) zu nennen, dessen besondere Leistung darin lag,
                                daß er über den Zusammenbruch des Jahres 1167 hinaus, der auch die
                                Kanzleiarbeit über Monate zum Erliegen gebracht hatte, die
                                Kontinuität gewährleistete. S. zu ihm v. a. KOCH, Reichskanzlei,
                                S. 23 ff. (mit Abb.) und Schrift, S. 203 ff. (mit Abb.), weiters
                                Kaiserurkk. in Abb. X 9 und 16 a.</p></note>. – Und doch wußten alle
                        Notare, worauf es ankam. Sie vermochten den Diplomen das althergebrachte
                        Aussehen im Grundsätzlichen zu geben. Den ihnen zur Vefügung stehenden
                        Freiraum – vergleicht man im Unterschied dazu das feierliche päpstliche
                        Privileg und die zeitgenössische Kurialminuskel – verstanden sie
                        unterschiedlich zu nützen und blieben doch innerhalb eines gewissen Rahmens.
                        Diese Freiheiten bedeuten nicht, daß nicht über alle Individualismen hinweg
                        eine behutsame Weiterentwicklung, das Fortschreiten der Zeit, ersichtlich
                                wäre<note><p>Dies gilt mindestens ebenso für das „Sprachbild“ der
                                Diplome. Die sprachliche Formulierung der Urkunden, eine aus
                                mannigfachen Elementen gespeiste Kunstsprache, gleicht dem Geschiebe
                                eines Flusses, der viel Traditionelles mitträgt, manches, v. a.
                                sachlich nicht mehr Zeitgemäßes, aussondert, das jedoch über den
                                Einfluß von Vorurkunden oder die Verwendung von Formulae wieder
                                Eingang finden konnte. Vgl. hierzu KOCH, Sprache,
                            S. 42 ff.</p></note>. So fällt etwa als völlig antiquiert und für die
                        zweite Hälfte des 12. Jahrhunderts nicht mehr zeitgemäß die Gewohnheit des
                        Notars Rainald H (RH), den die Forschung in den Nahebereich Rainalds von
                        Dassel rückte<note><p>Vgl. RAINER M. HERKENRATH, Studien zum Magistertitel
                                in der frühen Stauferzeit. MIÖG 88, 1980, S. 29 ff.</p></note>, auf,
                        wenn er u. a. noch immer beide Unterschriftszeilen, also auch die
                        Rekognition, in mächtiger Elongata schrieb. Diese Zeit war vorbei.</p>
                    <p>Vielerlei ist bei der Beurteilung des Aussehens eines Diploms, bei der
                        Kennzeichnung des Typischen, zu beachten: Erstlingsarbeiten mit Verstößen,
                        die über den Rahmen des zeitgemäß Gewohnten hinausgingen, die „Einschulung“
                        neuer Kräfte durch erfahrene und dominierende Kollegen, die Zusammenarbeit
                        in Schrift, aber auch Diktat, das Nebeneinander von deutschen und
                        romanischen Notaren, Auswirkungen auf Schrift und Sprache aufgrund von
                        Aufenthalten in romanischen Gebieten und vieles mehr. Es ist in diesem
                        Zusammenhang nicht möglich, auf dieses vielschichtige Netz von Beziehungen,
                        die sich in der äußeren Gestaltung, aber auch in der Textierung äußern,
                        einzugehen.</p>
                    <p><pb n="150"/>Diese Vielfalt nahm in der zweiten Hälfte der Regierungszeit
                        Barbarossas und in den Diplomen Heinrichs VI. merklich ab. Die Notare und
                        Schreiber sind zwar nach wie vor als Individualitäten voneinander
                        abzugrenzen, doch die Bandbreite, innerhalb der sie sich bewegten, ist
                        wesentlich schmäler geworden. Ihre Arbeit wurde uniformer, in mancherlei
                        Hinsicht „einfacher“. Neben die vielfach anspruchlos gesetzten
                                Oberlängenverschleifungen<note><p>Unter den zahlreichen Beispielen
                                vgl. etwa KOCH, Schrift, Abb. 73 und eta 79.</p></note> – an sich
                        das von „privaten“ Ausstellern als traditionelles Charakteristicum der
                        kaiserlichen Urkunde immer wieder nachgeahmte Merkmal – traten zunehmend
                        Schriftbilder, die sich mit einfachen Schlaufen begnügten oder überhaupt auf
                        jegliche Markierung der Schäfte verzichteten<note><p>Vgl. etwa KOCH,
                                Schrift, Abb. 78 und 81, bzw. CSENDES, Kanzlei, S. 12,
                            14.</p></note>. Zuvor waren dies begründbare Einzelfälle gewesen, etwa
                        das Schriftbild des Notars offenkundig italienischer Herkunft Christian E
                                (CE)<note><p>S. zu ihm v. a. RAINER M. HERKENRATH, Zwei Notare
                                Friedrich Barbarossas und des Reichslegaten Christian von Buch. MIÖG
                                73, 1965, S. 247 ff., zum graphischen Bild seiner Urkunden KOCH,
                                Schrift, S. 216 ff. (mit Abb.) und Reichskanzlei,
                            Abb. 22–24.</p></note>.</p>
                    <p>Verbunden war all dies mit dem Trend weg von der exklusiven Feierlichkeit der
                        kaiserlichen Verfügungen. Das Schriftbild wurde enger, die Zeilenabstände
                        und somit die charakteristischen Oberlängen verringerten sich in ihrem
                        Ausmaß. Diese Tendenzen waren in der Kanzlei Barbarossas noch nicht
                        dominant, sie nahmen hier aber ihren Anfang und sollten sich unter <hi
                            rend="b">Heinrich VI.</hi> beträchtlich verstärken. Auf das
                        entscheidende und zukunftsträchtige Aufkommen „kleinerer“ Ausfertigungen
                        werden wir noch zurückkommen. Darin sollte ein oder vielmehr der
                        entscheidende Wandel liegen, der sich vorbereitete. Das feierliche Diplom
                        selbst machte keine wesentlichen Änderungen mehr durch – sieht man davon ab,
                        daß in den letzten Jahrzehnten des 12. Jahrhunderts, unter Barbarossa schon,
                        v. a. jedoch unter seinem Nachfolger, das Eschatokoll in stärkerem Maß
                        wieder über die gesamte untere Breite der „carta transversa“, dem in diesem
                        Jahrhundert bevorzugten Format, geschrieben wurde. Dies war letzlich die
                        Folge davon, daß sich das Hängesiegel durchgesetzt hatte und somit der
                        notwendige Platz vorhanden war. Zuvor war es lediglich ein Notar in der
                        Frühzeit Barbarossas gewesen, Arnold II D (A II D), der entgegen dem damals
                        herrschenden Brauch stets das Monogramm innerhalb einer sehr dekorativ
                        gestalteten, bis zum Blattrand geschriebenen Signumzeile angeordnet
                                hatte<note><p>S. KOCH, Schrift, S. 132.</p></note>.</p>
                    <p>Das feierliche Diplom ist, wenn man über die Wende vom 12. zum 13.
                        Jahrhundert hinüberblickt, zunehmend als „Auslaufmodell“ zu bezeichnen. Die
                        Zukunft des kaiserlichen Urkundenwesens lag sicherlich nicht auf dieser
                        Linie. Deutlich wird dies, wenn man etwa in der deutschen Königszeit
                        Friedrichs II. die zahllosen Inkonsequenzen sieht, die bei der Ausfertigung
                        der feierlichen Diplome – die erste Zeile, aber insbesondere das Eschatokoll
                        betreffend – zutage traten. Ein letzter Höhepunkt in der Kaiserzeit
                        Friedrichs II., ein aus Tradition und Neuerungen geformtes Bild des
                        feierlichen Diploms von beträchtlicher Konsistenz, versank mit dem Ende des
                        Stauferkaisers. Doch darüber zu handeln, ist hier nicht unsere
                                Aufgabe<note><p>S. WALTER KOCH, Das staufische Diplom – Prologomena
                                zu einer Geschichte des Urkundenwesens Kaiser Friedrichs II., in:
                                Civiltà del Mezzogiorno d’ Italia. Libro scrittura documento in età
                                normanno – sveva, gh. von Filippo d’ Oria, Salerno 1994,
                                S. 396 ff.</p></note>.</p>
                    <p>Jene angesprochene zunehmende Uniformierung auf verschiedenen Ebenen ab dem
                        späteren 12. Jahrhundert – sie blieb keineswegs auf die Kaiserurkunde
                        beschränkt – provoziert die Frage nach den Ursachen. Die gestiegene
                        Schriftlichkeit im Rechtsleben, der insgesamt größere Arbeitsanfall, der
                        sich durch die Weite des <pb n="151"/>staufischen Herrschaftsanspruches
                        ergab, waren sicherlich dem großen, feierlichen Diplom auf dauer nicht hold.
                        Einfachere Urkundenformen und eine einfachere Ausführung generell mußten
                        zeitgemäßer sein. Aber auch ein spürbarer vereinheitlichender Einfluß, der
                        vom päpstlichen Urkundenwesen, dem nach dessen Aufstieg das römisch –
                        christliche Europa im Laufe des 12. und im 13. Jahrhundert nichts
                        Vergleichbares entgegenzusetzen hatte, ausging<note><p>Zur Rolle des
                                päpstlichen Vorbilds während des 12. Jahrhunderts im Graphischen s.
                                KOCH, Schrift, S. 307 ff. (mit Abb.), ansonsten vgl. v. a. KARL
                                HELLEINER, Der Einfluß der Papsturkunde auf dic Diplome der
                                deutschen Könige im 12. Jahrhundert. MIÖG 44, 1930,
                            S. 21 ff.</p></note>, ist nicht von der Hand zu weisen. Teile des
                        päpstlichen Formulars, Wendungen und Gedanken wurden bekanntlich in
                        verschieden intensiver Weise integriert. Dem konnte sich auch die
                        Kaiserurkunde trotz allen Beharrungsvermögens nicht voll entziehen. Zu einer
                        qualitativen Umformung des kaiserlichen Diploms, insbesondere des äußeren
                        Bildes, ist es jedoch nicht gekommen – auch nicht, als mit Arnold II C (A II
                        C) ein offensichtlich in der päpstlichen Kanzlei geschulter Notar in die
                        Kanzlei Barbarossas eingetreten war. Er schrieb zwar seine kuriale Minuskel
                        und verwendete über weite Strecken den Cursus. Was er bot, war aber
                        nichtdestoweniger – von einigen Anfangsschwierigkeiten abgesehen – ein voll
                        entsprechendes kaiserliches Diplom<note><p>S. zu ihm ZEILLINGER, Notare,
                                S. 526 ff. Zu der äußeren Gestaltung der von ihm mundierten Diplome
                                s. KOCH, Schrift, S. 78 ff. (mit Abb.). – Zu einer möglichen
                                Gleichsetzung dieses Notars mit Gottfried von Viterbo s. zuletzt
                                wieder FRIEDRICH HAUSMANN, Gottfried von Viterbo, Kapellan und
                                Notar, Magister, Geschichtsschreiber und Dichter, in: Friedrich
                                Barbarossa, Handlungsspielräume und Wirkungsweisen des staufischen
                                Kaisers, hg. von ALFRED HAVERKAMP, Vorträge und Forschungen 40,
                                Sigmaringen 1992, S. 609 ff. HAUSMANN hatte bereits 1969 auf dem 10.
                                österreichischen Historikertag in Graz in einem unveröffentlichen
                                Vortrag seine These vorgetragen.</p></note>. Extreme Entnahmen aus
                        päpstlichen Urkunden blieben auch in der Folge individuelle Einzelfälle, die
                        zu keiner Tradition wurden. Mehr jedoch fanden wohl auf indirektem Wege
                        Elemente – nach Notaren unterschiedlich intensiv und keineswegs systematisch
                        angewendet – Aufnahme, die ohne Zweifel vom päpstlichen Urkundenwesen einst
                        ihren Ausgang genommen hatten, so etwa die Verwendung von deutlich
                        hervortretenden Initialen zur Kennzeichnung von Einschnitten. Es handelte
                        sich meist um flächig – fette, zur Rundung neigende Formen, die eigentlich
                        dem traditionell linearen Schriftbild der Kaiserurkunde widersprachen.
                        Insbesondere die alte Elongata, die sich zunehmend an ein strenges
                        Zweilinienschema hielt und deren Anteil an die Leserlichkeit fördernden
                        Majuskelformen entscheidend zugenommen hatte, wehrte sich erfolgreich gegen
                        diese fremden Elemente. Eine bescheidene „fette“ Markierung des <hi rend="i"
                            >I</hi> am Beginn der Invocatio bzw. des <hi rend="i">F</hi> der
                        Kaiserinitiale in der Mitte der ersten Zeile bei einigen Notaren war die
                        einzige nennenswerte Konzession in diese Richtung. Alles andere lag im
                        Bereich von nicht ins Gewicht fallenden Ausnahmen. Als Zierelement war
                        hingegen vielfach die Sperrung des <hi rend="i">st</hi> im Worte <hi
                            rend="i">augustus</hi> gegeben. Im Bereich der graphischen
                        Vereinfachungen und Modernisierungen – für deren Beurteilung sind ohne
                        Zweifel die einfacheren Ausfertigungen (s. unten) bedeutsamer – fällt
                        europaweit der Zug zur Diagonalen auf, der neben die traditionelle vertikale
                        Ausrichtung der Schrift trat und mit kleineren Zeilenabständen verbunden
                                war<note><p>Vgl. etwa KOCH, Schrift, Abb. 92; CSENDES, Kanzlei,
                                Abb. 14.</p></note>. Hierfür, ebenso im beginnenden Aufbiegen der
                        Unterlängen, war sicherlich die päpstliche <hi rend="i">Littera</hi> weithin
                        Vorbild. Darin lag der generelle Trend zur Schlingenbildung der gotischen
                        Urkundenminuskel in seinen ersten Ansätzen begründet. In der Reichskanzlei
                        ging er allerdings in unserem Zeitraum über Ansätze noch kaum hinaus. Die
                        allmähliche Gotisierung der konservativen Diplomschrift<note><p>S. KOCH,
                                Schrift, S. 337 ff.</p></note> – der Textschrift wie der in der
                        Entwicklung vorangehenden Versalien – kann freilich nicht im Rahmen dieser
                        Ausführungen behandelt werden.</p>
                    <p>Das Chrismon, das inzwischen voll in das Schriftband der ersten Zeile
                        integriert war, beruhte so sehr auf der Grundform des Buchstabens <hi
                            rend="i">C</hi>, daß es fast den <pb n="152"/>Charakter einer Initiale
                        am Eingang des Diploms annahm. Die Ausgestaltung blieb den einzelnen Notaren
                        überlassen. Sie reichte von den alten senkrechten Zitterlinien und den
                        horizontalen Häkchenreihen bis hin zu gekerbten Linien im Innenkörper und zu
                        kalligraphischen, fetten Punktstrichverzierungen. Das Titelmonogramm
                        Friedrichs I. und seines Sohnes war auf der Basis eines kapitalen <hi
                            rend="i">N</hi> aufgebaut, das durch einen Mittelschaft zweigeteilt war.
                        Es beinhaltete – wohl in salischer Nachfolge<note><p>S. APPELT, DDF I.,
                                Bd. 5, S. 85 f.</p></note> – auch das Wort <hi rend="i"
                            >Romanorum</hi>. In der Königszeit Friedrichs setzte man in der Mitte
                        ein deutlich hervortretendes <hi rend="i">X</hi>, das in der Kaiserzeit
                        durch ein <hi rend="i">O</hi> ersetzt wurde. Ab der Zeit des fünften
                        Italienzuges und in den Diplomen Heinrichs VI. wurde dieses von den Schäften
                        nicht mehr geschnitten, sondern ausgespart. Die Anordnung der Buchstaben am
                        Grundgerüst konnte nach Notaren etwas variieren. Eine zunehmende
                        kalligraphische Ausführung des Zeichens unter Friedrich I. wurde unter
                        seinem Nachfolger wieder zurückgenommen.</p>
                    <p>Ansatzpunkt für jene bereits mehrfach erwähnten <hi rend="b"
                            >vereinfachten</hi> Urkundenformen für Privilegierungen – zunächst im
                        kleinen Format den Mandaten und Briefen entsprechend – lag im gestiegenen
                        Arbeitsanfall, anfangs mitunter in der Notwendigkeit, Material, d. h.
                        Beschreibstoff, zu sparen<note><p>S. ERBEN, Kaiser- und Königsurkunden,
                                S. 196 ff.</p></note>, wohl aber nicht zuletzt auch im Vorbild der
                        päpstlichen Kanzlei, in der sich die Scheidung von feierlichen und einfachen
                        Ausfertigungen bereits durchgesetzt hatte. Von Vorstufen in der frühen Zeit
                        Barbarossas abgesehen<note><p>S. RIEDMANN, Studien, MIÖG 75,
                            S. 372.</p></note>, haben wir unser ältestes Beispiel vom Juli
                                1159<note><p>DF. I. 280 für das Alexanderstift in
                            Brescia.</p></note>. Es stammt aus der Hand des RG, jenes bereits
                        erwähnten maßgeblichen Notars während des zweiten Italienzuges. Um es
                                vorwegzunehmen<note><p>Vgl. KOCH, Reichskanzlei unter Friedrich I,
                                S. 349.</p></note>: Es gelang nicht – weder im Formular noch im
                        äußeren Bild – festumrissene Typen zu entwickeln, geschweige denn, daß sie
                        bestimmten rechtlichen Bereichen vorbehalten geblieben wären. Sie waren
                        vielmehr „Reduktionsformen“ des feierlichen Diploms und blieben dies
                        letztlich auch. Auf Chrismon und verbale Invokation wurde verzichtet. Die
                        Elongata beschränkte sich auf die Intitulatio, in der meist die kleine
                        Devotionsformel <hi rend="i">dei gratia</hi> Anwendung fand, zunehmend
                        jedoch sogar bloß auf den Herrschernamen. Dieser findet sich aber zuweilen
                        auch in Kapitälchen, die ansonsten in staufischer Zeit nur mehr wenig
                        herangezogen wurden, geschrieben oder bloß mit seinem ersten Buchstaben
                        angegeben. Das Eschatokoll fehlte bis auf eine unterschiedlich stark
                        verkürzte Datierung, die wenigstens in der Kanzlei Heinrichs VI. einer
                        gewissen Reglementierung unterworfen war. In den letzten eineinhalb
                        Jahrzehnten der Regierung Barbarossas und besonders unter Heinrich VI.
                        setzten sich diese verkürzten Formen immer mehr durch. In zunehmendem Maß
                        wurden die kaiserlichen Verfügungen – ohne rechtlichen Unterschied zu den
                        feierlichen Diplomen – nun in diesem „moderneren“ Kleid ausgefertigt. Die
                        angedeutete breite Palette in Aufbau und Aussehen barg von vornherein die
                        Möglichkeit zu Abstufungen in sich. Bekanntlich hat PETER CSENDES den
                        Begriff der „gehobenen Ausfertigung“<note><p>S. CSENDES, Kanzlei 90,
                                S. 123 f.</p></note> und DIETER HÄGERMANN<note><p>S. DIETER
                                HÄGERMANN, Studien zum Urkundenwesen Wilhelms von Holland. Ein
                                Beitrag zur Geschichte der deutschen Königsurkunde im 13.
                                Jahrhundert. AfD, Beiheft 2, Köln-Wien 1977, S. 239.</p></note> den
                        der „großen Ausfertigung“ vorgeschlagen, um eine Scheidung zu tatsächlich
                        schlichten „einfachen Ausfertigungen“ zu gewinnen – allerdings ohne eine
                        einigermaßen klare Abgrenzung angeben zu können. Auch in der Sorgfalt der
                        Ausführung und in der – nicht ausschließlich, aber <pb n="153"/>doch meist
                        schlichteren – Schrift war ein breites Spektrum gegeben – bis hin zu einer
                        gelegentlich schon recht flüchtigen Schreibweise mit kursiven Elementen,
                        vornehmlich in der Zeit Heinrichs VI<note><p>Vgl. CSENDES, Kanzlei,
                                Abb. 6.</p></note>.</p>
                    <p>Beträchtlich muß der Überlieferungsverlust an <hi rend="b"
                                >Mandaten</hi><note><p>S. OPLL, Mandat, S. 291 ff.</p></note> und
                        insbesondere der von ihnen vielfach nicht eindeutig abgrenzbaren Briefe
                        gewesen sein. <hi rend="i">Litterae</hi> hießen sie meist insgesamt in der
                        zeitgenössischen Terminologie. Erst die moderne Wissenschaft des 19.
                        Jahrhunderts war um eine feinsäuberliche Scheidung bemüht, die sich formal
                        nicht aufdrängt und die auch inhaltlich gelegentlich nicht ganz
                        unproblematisch ist<note><p>Zur Frage der Abgrenzung, die sich dem Editor
                                notgedrungen stellt, vgl. WALTER KOCH, Eine Urkundenedition in
                                Rahmen der MGH ind ihre Anforderungen, in: Historische Edition und
                                Computer. Möglichkeiten und Probleme interdisziplinären
                                Textverarbeitung und Textbearbeitung, hg. von ANTON SCHWOB, KARIN
                                KRANICH-HOFBAUER, DIETHARD SUNTINGER, Graz 1989,
                        S. 18 f.</p></note>. Nach den relativ wenigen Originalen zu schließen,
                        handelte es sich um formlose, kleine querformatige Stücke, die im
                        allgemeinen mit einer schmucklosen reduzierten Urkundenschrift geschrieben
                        waren. Der Herrschername wurde mit der Initiale gekürzt, häufig auch der des
                        Empfängers. Chrismon, Monogramm, die „Unterschriftszeilen“, verbale
                        Invokation, die Elongata insgesamt hatten in Mandaten nichts verloren.
                        Manche Überschneidungen zu einfachsten Ausfertigungen waren formal, nicht
                        selten aber auch inhaltlich gegeben, noch verstärkt dadurch, daß im 12.
                        Jahrhundert die Salutationsformel, die vom 9. – 11. Jahrhundert den <hi
                            rend="i">litterae</hi> vorbehalten gewesen war, allmählich wieder in die
                        Privilegien einzudringen begann. Mandaten und Briefen fehlten im Normalfall
                        auch Datierungsangaben. Die Vielfalt der Verwendung und des Inhalts von
                        gegebenen Informationen über Wünsche des Herrschers bis zu im Befehlston
                        ausgesprochenen Weisungen unter ein und derselben Form, die Heranziehung
                        mandatähnlicher Beurkundungsformen für Rund- und Propagandaschreiben, etwa
                        in der Zeit des Schismas, oder zur Verbriefung von Hofgerichtsurteilen zeigt
                        den Mangel an formal und rechtlich differenzierten Typen.</p>
                    <p>Kleinformatige Ausfertigungen förderten aus praktischen Erwägungen, aus
                        Platzgründen, ohne Zweifel den Übergang vom traditionellen, meist mittels
                        Kreuzschnitt angebrachten und in der Regel naturfarbenen <hi rend="i"
                            >sigillum impressum</hi> zum <hi rend="b">Hängesiegel</hi>. Wieder war
                        es innerhalb der Kanzlei der für Neuerungen aufgeschlossene Notar Rainald G,
                        der 1159 – also ebenfalls während des zweiten Italienzuges – zu dieser
                        moderneren Form der Besiegelung griff. Vereinzelte Fälle von hängendem oder
                        eingehängtem Siegel zuvor unter Konrad III. und Barbarossa erklärten sich
                        offensichtlich aus dem Einfluß des Empfängers. Urkunden für westlichstes
                        Reichsgebiet oder überhaupt für „ausländische“ Empfänger wie St. Remi in
                        Reims folgten der im französischen Urkundenwesen schon seit geraumer Zeit
                        beobachteten Vorgangsweise. Bis 1174 herrschte aber – zumindest im
                        feierlichen Diplom – das aufgedrückte Siegel vor, um dann allerdings
                        ziemlich abrupt aufgegeben zu werden. Was die Goldbulle betrifft, ist die
                        tatsächliche Zahl ihrer Anwendung nicht mit voller Sicherheit auszumachen,
                        da es aus den Siegelankündigungen vielfach nicht völlig eindeutig
                        hervorgeht. Für Friedrich Barbarossa sind etwa 90 Fälle
                                anzunehmen<note><p>Zur Besiegelung der Diplome Barbarossas s.
                                zusammenfassend APPELT, MG DD F. I., Bd. 5,
                        S. 88 ff.</p></note>.</p>
                    <p>Mit den besprochenen Ausfertigungsformen ist an sich all das gesagt, was in
                        eine Typologie der deutschen Königs- bzw. Kaiserurkunde gehört. Anderes ist
                        in der Kanzlei des Kaisers nicht heimisch geworden. Dies galt wohl auch für
                        die <hi rend="i">litterae clausae</hi>. Ein Original liegt uns aus der Zeit
                        Lothars III. vor, zwei aus der Friedrichs I.<note><p>DL. III. 94 bzw. DDF.
                                I. 39 und 1030.</p></note>
                        <pb n="154"/>von einem weiteren haben wir Kunde<note><p>DF. I.
                            607.</p></note>. Wir sehen die Bereitschaft Barbarossas, in romanisch
                        sprechenden Reichsteilen in Ausnahmefällen – offenkundig unter
                        Empfängereinfluß- Beurkundungsformen zuzulassen, die dortigen
                        Rechtsgewohnheiten entsprachen. Mögen diese auch kaiserliche Rechtsakte
                        beurkundet haben, Kaiserurkunden waren es keine. In erster Linie sind in
                        Italien die sich damals verfestigenden jüngeren Notariatsinstrumente zu
                        nennen. Die Monumenta – Edition hat 21 aufgenommen<note><p>S. APPELT, DDF.
                                I., Bd. 5, S. 4 ff., weitesr RIEDMANN, Studien, MIÖG 75, S. 373 ff.
                                und HERKENRATH, Reichskanzlei 1174 bis 1180, S. 65 ff.</p></note>.
                        Die überwiegende Mehrzahl – vielfach in Beziehung mit dem kaiserlichen
                        Hofgericht – datiert aus der Zeit nach dem Frieden von Venedig. Die meisten
                        stammten vom kaiserlichen Pfalznotar Martinus Philippi aus Pavia. Die
                        ältesten Beispiele integrierten Elemente des Diploms (Intitulatio, auch
                        Invocatio) in das Instrument<note><p>S. DDF. I. 227, 287 und
                        302.</p></note>. Einzelfälle sind weiters zwei Chirographe<note><p>DDF. I.
                                857 und 970.</p></note>, eine von Kaiser rogierte <hi rend="i">carta
                            donationis</hi><note><p>DF I. 647.</p></note> und ein
                        Assoziationsvertrag nach französischer Rechtsgewohnheit<note><p>DF. I.
                                598.</p></note>. Dazu kommen vielfach mehr oder weniger formlose
                        Niederschriften von Vertragsabmachungen. Sie wurden bekanntlich von JOSEF
                        RIEDMANN im Detail untersucht<note><p>S. RIEDMANN, Die Beurkundung der
                                Verträge, zusammenfassend APPELT, DDF. I., Bd. 5, S. 6 ff. – Zu den
                                oft ebenfalls formlos aufgezeichneten Gesetzen, aber auch zu
                                Zwischenformen zum Diplom s. eingehend APPELT, DDF. I., Bd. 5,
                                S. 8 ff.</p></note>.</p>
                    <p>Nur mehr peripher sei für das Ende des zu behandelnden Zeitraumes – nach dem
                        Herrschaftsantritt Heinrichs VI. im normanischen Königreich – die Berührung
                        des kaiserlichen Diploms mit dem bodenständigen sizilisch – normannischen
                        Urkundenwesen angesprochen, etwa das deutliche Eindringen der
                        Aushändigungsformel, allerdings im Rahmen der Datierung<note><p>S. CSENDES,
                                Kanzlei, S. 148 f.</p></note>, wie auch die für Spätzeit
                        Heinrichs VI. zu merkende zunehmende Tendenz, Mandat und Privileg zu
                        verbinden, sogenannte „feierliche Mandate“ in sizilischen
                                Tradition<note><p>S. CSENDES, Kanzlei, S. 337. Vgl. hierzu KÖLZER,
                                Urkunden, S. 88 f. (mit Angabe weiterer Literatur).</p></note>.
                        Insgesamt brachte diese kurze Zeitspanne damals noch keine fortdauernde
                        Wirkung, die den Gesamteindruck und den formalen Aufbau der kaiserlichen
                        Ausfertigungen verändert hätte. Dieser Problemkreis wird erst für die
                        Kanzlei Friedrichs II. in extenso aufzugreifen sein. Das Urkundenwesen der
                        Konstanze, wie wir aus den so eingehenden Untersuchungen von THEO KÖLZER nun
                        endgültig wissen<note><p>S. KÖLZER, Urkunden, S. 80 und DDKonst.
                            XIV f.</p></note>, stand, zur Gänze von Kräften aus dem Südreich
                        getragen, voll in normanischer Tradition, gelegentlich nur, insbesondere in
                        der Anfangszeit, von „deutschen Gewohnheiten“ beeinflußt.</p>
                    <p>Um zum Ende zu kommen: Die kaiserliche Urkunde des 12. Jahrhunderts stand
                        fest auf dem Boden der ererbten Tradition oder vielleicht sollte man sagen,
                        im Banne dieser Tradition. Nur zörgernd öffnete sie sich im Laufe der
                        letzten Jahrzehnte Neuerungen, die zeitgemäß waren und dem vermehrten
                        Arbeitsaufwand Rechnung trugen, zugleich jedoch die alte Exklusivität des
                        kaiserlichen Diploms weiter reduzierten. Weder festgefügte behördenhafte
                        innere Strukturen in der Kanzleiarbeit noch klar umrissene, den
                        unterschiedlichen rechtlichen Erfordernissen entsprechende
                        Ausfertigungstypen wurden im erwünschten Ausmaß entwickelt. An Modernität
                        und Schlagkraft blieb die kaiserliche Kanzlei nicht nur hinter der
                        päpstlichen, sondern wohl auch hinter denen der aufstrebenden süd- und
                        westeuropäischen Monarchien zurück, deren Urkundenwesen sich zweifellos
                        damals schon in einem fortgeschritteneren Entwicklungstadium befand.
                        Nichtsdestoweniger vermochte sie als „Herrschaftsinstrument“ des staufischen
                        Kaisertums den ihr gestellten Aufgaben gerecht zu werden.</p>
                    <pb n="160"/>
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                        <graphic url="cid1992_foto1.jpg"/>
                        <head>1. 1183, 30. 5. Friedrich I. für Kloster Schäftlarn: DF. I. 845</head>
                    </figure>
                    <pb n="161"/>
                    <figure>
                        <graphic url="cid1992_foto2.jpg"/>
                        <head>2. 1174–1186. Friedrich I. für Domkapitel von Würzburg. DF. I.
                            1012</head>
                    </figure>
                    <pb n="162"/>
                    <figure>
                        <graphic url="cid1992_foto3.jpg"/>
                        <head>3. 1190, 21. 11. Heinrich VI. für Erzbischof Adalbert III. von
                            Salzburg. Böhmer-Baaken, 107</head>
                    </figure>
                </body>
            </text>
            <text xml:id="art_09">
                <front>
                    <head><pb n="163"/>Corona de Castilla-León. Documentos reales. Tipología
                        (775–1250)</head>
                    <byline><docAuthor>Pilar Ostos</docAuthor></byline>
                    <byline><docAuthor>Maria Luisa Pardo</docAuthor></byline>
                    <byline><docAuthor>Maria Josefa Sanz-Fuentes</docAuthor></byline>
                </front>
                <body>
                    <p>El establecimiento de tipologías referidas a los documentos reales en la
                        corona castellano-leonesa para el arco temporal que nos ocupa, presenta una
                        clara dicotomía, determinada fundamentalmente por el volumen de
                        documentación que ha llegado hasta nuestras manos, la calidad de su
                        transmisión y la existencia o no de una cancillería claramente organizada.
                        Ello motiva la necesidad de establecer dos períodos netamente diferenciados,
                        que nos permitan abordar su establecimiento de una manera más
                        clarificadora:</p>
                    <list>
                        <item>1. – PERIODO PRECANCILLERESCO <list>
                                <item>1.1. – PRIVILEGIOS (Documentos solemnes)<note><p>Los términos
                                            subrayados son los actualmente utilizados para denominar
                                            tales tipos documentales.</p></note> – I</item>
                                <item>1.2. – CARTAS (Documentos semisolemnes) <list>
                                        <item>1.2.1. – De concesión (preceptos) – II y III</item>
                                        <item>1.2.2. – De gobierno (no preceptos) – IV</item>
                                    </list>
                                </item>
                            </list>
                        </item>
                        <item>2. - PERIODO CANCILLERESCO <list>
                                <item>2.1. – PRIVILEGIOS <list>
                                        <item>2.1.1. – Con signo no rodado <list>
                                                <item>2.1.1.1. – Signum imperatoris – V</item>
                                                <item>2.1.1.2. – Signum regis Castellae – VI</item>
                                                <item>2.1.1.3. – Signum regis Legionis – VII</item>
                                            </list>
                                        </item>
                                        <item>2.1.2. – Con signo rodado <list>
                                                <item>2.1.2.1 – Signum regis Castellae – VIII</item>
                                                <item>2.1.2.2. – Signum regis Legionis – IX y
                                                  X</item>
                                            </list>
                                        </item>
                                    </list>
                                </item>
                                <item>2.2. – CARTAS <list>
                                        <item>2.2.1. – De concesión <list>
                                                <item>2.2.1.1. – Con suscripciones confirmativas
                                                  (privilegios menores) – XI</item>
                                                <item>2.2.1.2. – Sin suscripciones confirmativas –
                                                  XII</item>
                                            </list>
                                        </item>
                                        <item>2.2.2. – De mandato <list>
                                                <item>2.2.2.1. – Con data completa – XIII y
                                                  XIV</item>
                                                <item>2.2.2.2. – Con data abreviada – XV</item>
                                            </list>
                                        </item>
                                    </list>
                                </item>
                            </list>
                        </item>
                    </list>
                    <div>
                        <head type="h1">1. – PERIODO PRECANCILLERESCO (775–1126)</head>
                        <p>Es el período que más problemas plantea, dada la escasez de fuentes
                            originales, acentuado aún más ante el hecho perfectamente constatable de
                            que gran parte de <pb n="164"/>los documentos conservados fueron
                            redactados no por la cancillería real, sino por los escribas
                            dependientes de los destinatarios, que redactan los documentos
                            intitulados por los monarcas astur-leoneses haciendo uso de fórmulas
                            propias y habituales de la documentación privada. A este modelo responde
                            el hasta ahora tenido por más antiguo original de la monarquía
                            asturiana, el denominado solemnemente <hi rend="i">Praeceptum regis
                                Silonis</hi>, datado en el año 775.</p>
                        <p>Es en cambio, por otra parte, el período al que en primer lugar se le
                            dedicó un estudio de conjunto. Este, llevado a cabo por el hispanista
                            galo L. BARRAUDIHIGO<note><p>L. BARRAU-DIHIGO, Étude sur les actes des
                                    rois asturiens (789–910), Révue Hispanique, XLVI, 1919,
                                    pp. 1–192.</p></note>, si bien sirvió para que nuestra
                            documentación altomedieval fuera conocida allende los Pirineos, ha
                            venido a marcar lo que, en nuestra opinión, significa un claro
                            desenfoque del objeto. Y ello porque aplicó a esta documentación hispana
                            el esquema utilizado en su correspondiente francesa, haciendo así uso
                            del término de preceptos para designar a un tipo documental que poca
                            relación tiene con los conocidos preceptos carolingios.</p>
                        <p>Nuestra propuesta de clasificación para este período inicial, período
                            que, por otra parte, consideramos como precancilleresco, al no estar
                            dotada aún la expedición de documentos reales del sello como elemento de
                            validación, nos lleva a establecer dos categorías documentales y tres
                            tipos claramente determinados. Tipos que enlazan evolutivamente con los
                            que de ellos surgirán en el período posterior. Tales categorías y tipos
                            son los siguientes:</p>
                        <div>
                            <head type="h2">1. 1. – Privilegios</head>
                            <p>Son los denominados por BARRAU-DIHIGO Documentos solemnes y de hecho
                                reúnen todos los requisitos para que se les otorgue tal
                                denominación, ya que las fórmulas de contenido religioso con que se
                                redactan, tanto la invocación verbal como las cláusulas finales de
                                sanción penal espiritual, son amplias. Asimismo, es característica
                                la intitulación conjunta del monarca y su esposa, con inclusión de
                                la expresión del título – <hi rend="i">princeps, rex, regina-</hi>.
                                Todo ello unido a la cuidadosa distribución de los confirmantes y
                                testigos.</p>
                        </div>
                        <div>
                            <head type="h2">1. 2. – Cartas</head>
                            <p>Se corresponden con los denominados por BARRAU-DIHIGO como documentos
                                semisolemnes. En concreto, se trata de documentos cuyas fórmulas se
                                redactan con mucha mayor sencillez que los anteriores. Son, en
                                realidad, documentos no solemnes. Su contenido es, en muchos casos,
                                de igual importancia que el de los privilegios: concesiones a
                                perpetuidad. Yen ellos nunca falta la suscripción y signatura del
                                monarca. Según su contenido, podemos distinguir dos tipos:</p>
                            <div>
                                <head type="h3"><pb n="165"/>1. 2. 1. – De concesión</head>
                                <p>Significadas por la inclusión en su tenor de la fórmula <hi
                                        rend="i">per huius nostre preceptionis iussionem</hi>, que
                                    llevó a BARRAU-DIHIGO a calificarlas como preceptos. Su
                                    característica esencial es la brevedad en las fórmulas del
                                    protocolo inicial, que elimina la invocación verbal o la hace
                                    muy escueta y que reduce la intitulación del monarca a su mero
                                    nombre propio. La expresión de la fecha se introduce por el
                                    breve <hi rend="i">notum die</hi>.</p>
                            </div>
                            <div>
                                <head type="h3">1. 2. 2. – De gobierno</head>
                                <p>Tipos, al igual que los de concesión, carentes de las fórmulas
                                    que, precisamente, otorgan solemnidad a los privilegios, pero
                                    cuyo contenido no es ya una concesión, sino una orden del
                                    monarca.</p>
                                <p>Todos los documentos de este período llevan como elemento de
                                    validación el <hi rend="i">signum</hi> del monarca. En estos
                                    momentos, el signo es personal del propio monarca y por ello
                                    cambia de uno a otro, al ser, como todo signo personal,
                                    individual.</p>
                            </div>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1">2. – PERIODO CANCILLERESCO (1135–1250)</head>
                        <p>El reinado de Alfonso VII (1126–1250) marca un hito en la historia de la
                            documentación real castellano-leonesa. Es en su reinado cuando por
                            primera vez aparece la figura del canciller, así como el primer sello
                            utilizado por los monarcas castellanos. Un sello figurativo, sedente en
                            majestad, de gran módulo y de una sóla impronta, que utiliza como
                            materia la cera virgen.</p>
                        <p>La cancillería de este monarca, organizada por dos francesses –el
                            canciller Hugo y el escribano Giraldo– es el germen a partir del cual se
                            irá desarrollando la posterior y compleja cancillería
                            castellano-leonesa.</p>
                        <p>Los tipos documentales que se desarrollan en el período de tiempo que
                            transcurre desde el reinado de Alfonso VII (1126–1157) al de
                            Fernando III (1217–1253), y que nos permite enlazar con las tipologías
                            bajomedievales que tuvimos ocasión de proponer en Coimbra, con motivo
                            del Coloquio celebrado por esta Comisión en 1991, son los
                            siguientes:</p>
                        <div>
                            <head type="h2">2. 1. – Privilegios</head>
                            <p>Claramente herederos de los examinados en el período anterior, pasan
                                a tener como distintivo especial el hecho de ser los únicos
                                documentos en los que el monarca acompaña la suscripción con el
                                signo. Y el signo, a partir de este momento y desde mediados del
                                reinado de Alfonso VII no va a ser ya el personal del monarca, como
                                ocurría teriormente, sino que va a ser el signo del reino,
                                manteniendo un elemento figurativo característico.</p>
                            <p><pb n="166"/>El privilegio va a diferenciarse asimismo de los otros
                                tipos documentales por incluir en su redacción fórmulas de
                                solemnidad, tanto en el protocolo inicial – amplias invocaciones y
                                característica intitulación del monarca, con expresión de dominio–,
                                como en el texto, en el que suelen comparecer amplias y variadas
                                arengas, y en el escatocolo, donde junto con la precisión de la
                                fecha tópica, no es difícil hallar abundantes datos personales y
                                fechas históricas. Por otra parte, la suscripción del monarca es aún
                                más extensa que la intitulación y los confirmantes pasan a
                                expresarse en columnas que flanquean el signo real. Como cierre, la
                                suscripción de la línea de cancillería.</p>
                            <p>La diferente figuración del signo es la que nos permite distinguir
                                los siguientes tipos de privilegio:</p>
                            <div>
                                <head type="h3">2. 1. 1. – Con signo no rodado</head>
                                <p>En ellos, el signo aparece bien aislado, bien incluido en una
                                    cartela de forma rectangular.</p>
                                <div>
                                    <head type="h4">2. 1. 1. 1. – Signum imperatoris</head>
                                    <p>Es el utilizado por Alfonso VII (1126–1157). Emplea como
                                        signo la cruz incluída en una cartela, con la leyenda <hi
                                            rend="i">signum imperatoris</hi>.</p>
                                </div>
                                <div>
                                    <head type="h4">2. 1. 1. 2. – Signum regis Castelle</head>
                                    <p>Tras la muerte de Alfonso VII y la división que nuevamente
                                        efectúa de su dominio en dos reinos –Castilla para su hijo
                                        mayor, Sancho III, y León para el menor, Fernando II–, el
                                        reino de Castilla sigue utilizando la cruz, pero la leyenda
                                        explicita, en este caso, el nombre del monarca: <hi rend="i"
                                            >Signum Sancii regis, signum Adelfonsi regis</hi> y <hi
                                            rend="i">signum Fernandi regis</hi>.</p>
                                </div>
                                <div>
                                    <head type="h4">2. 1. 1. 3. – Signum regis Legionis</head>
                                    <p>Adoptada por el reino de Castilla la cruz que utilizara con
                                        anterioridad el Emperador Alfonso VII, el reino de León
                                        acudirá al símbolo parlante para el dibujo del signo real:
                                        la figuración de un león. Por lo general no va incluído en
                                        ningún tipo de cartela y carece de leyenda.</p>
                                </div>
                            </div>
                            <div>
                                <head type="h3">2. 1. 2. – Con signo rodado</head>
                                <p>Las cancillerías de ambos reinos –Castilla y León– pronto
                                    incluyen su signo dentro de una rota o rueda, círculo en el que
                                    la figura correspondiente ocupa su espacio central, mientras que
                                    la leyenda, al principio situada fuera de dicha rueda, pasa
                                    después a ocupar el anillo externo de la misma. Este signo
                                    rodado pasará <pb n="167"/>pronto a ser el elemento más
                                    característico de los privilegios, que pasarán a ser conocidos
                                    precisamente como privilegios rodados.</p>
                                <div>
                                    <head type="h4">2. 1. 2. 1. – Signum regis Castellae</head>
                                    <p>La rueda lleva inscrita en su interior la cruz que en estos
                                        momentos fue adoptada por el reino de Castilla como signo.
                                        Más adelante, tras la unión definitiva de ambos reinos y en
                                        paralelo con el reino de León, se adoptará su símbolo
                                        parlante: el castillo. Ello ocurrirá en el reinado de
                                        Alfonso X (1253–1284).</p>
                                </div>
                                <div>
                                    <head type="h4">2. 1. 2. 2. – Signum regis Legionis</head>
                                    <p>La rueda lleva inscrita en su interior un león, pasante,
                                        normalmente, a la izquierda, y así será hasta que los
                                        privilegios rodados dejen de ser confeccionados por la
                                        cancillería castellano-leonesa. Hecho que acontecerá en el
                                        reinado de los Reyes Católicos.</p>
                                </div>
                            </div>
                        </div>
                        <div>
                            <head type="h2">2. 2. – Cartas</head>
                            <p>Además del privilegio rodado, documento solemne, la cancillería de
                                estos reinos hispanos expide otros documentos –cartas–, no signados,
                                en los que podemos establecer una doble distinción a tenor de su
                                contenido:</p>
                            <div>
                                <head type="h3">2. 2. 1. – De concesión</head>
                                <p>Con el mismo contenido de gracia que los privilegios, presentan
                                    una redacción mucho más breve, casi carente de solemnidades. La
                                    presencia o ausencia de confirmantes nos permite fijar dos tipos
                                    diferentes dentro de estas cartas de concesión:</p>
                                <div>
                                    <head type="h4">2. 2. 1. 1. – Con suscripciones
                                        confirmativas</head>
                                    <p>Suponen un primer paso en la simplificación de fórmulas de
                                        los privilegios, manteniendo como elemento arcaizante y de
                                        solemnidad: la invocación verbal y la presencia de
                                        suscripciones confirmativas al pie del texto. Comúnmente,
                                        han sido denominadas como privilegios menores y desaparecen
                                        pronto, ya que las concesiones reales van a expedirse en
                                        forma de privilegio rodado y de cartas.</p>
                                </div>
                                <div>
                                    <head type="h4">2. 2. 1. 2. – Sin suscripciones
                                        confirmativas</head>
                                    <p>De redacción mucho más breve, se caracterizan, desde el
                                        momento de su aparición, por iniciarse su tenor con la
                                        notificación. Constituyen el origen de las clasificadas en
                                        el período siguiente como cartas plomadas o abiertas
                                        notificativas, cuyo contenido será también una
                                        concesión.</p>
                                </div>
                            </div>
                            <div>
                                <head type="h3"><pb n="168"/>2. 2. 2. – De mandato</head>
                                <p>Al igual que las cartas de concesión sin suscripciones
                                    confirmativas, presentan una redacción breve y concisa. Se
                                    diferencian, aparte de en el verbo que enuncia el dispositivo,
                                    en el inicio de su redacción, que en estas cartas de mandato
                                    pasa a ser ocupado por la intitulación del monarca. Entre ellas
                                    podemos distinguir dos tipos, según la diferente forma de
                                    expresión de la data:</p>
                                <div>
                                    <head type="h4">2. 2. 2. 1. – Con data completa</head>
                                    <p>Expresan la fecha incluyendo el dato topográfico y el
                                        cronológico, con determinación del día, mes y año. Este
                                        último expresado siempre por el sistema de la Era
                                        Hispánica.</p>
                                </div>
                                <div>
                                    <head type="h4">2. 2. 2. 2. – Con data abreviada</head>
                                    <p>La fecha de estos mandatos carece de la expresión del año.
                                        Son utilizados para la emisión de documentos que incluyen
                                        órdenes de ejecución inmediata, sin un contenido de valor
                                        permanente. Este tipo documental, cuya utilización
                                        desaparece una vez establecida en la legislación de
                                        Alfonso X –Espéculo y Partidas– la obligatoriedad de
                                        expresar la fecha con todos sus elementos, vuelve a aparecer
                                        en los siglos XIV y XV para documentos-albalaes, misivas y
                                        reales cédulas-también de inmediato cumplimiento.</p>
                                    <p>Todos estos tipos documentales del período cancilleresco,
                                        tanto los privilegios como las cartas, grosados sobre
                                        pergamino, eran validados con sello pendiente. Ya hemos
                                        indicado que el sello más antiguo, el de Alfonso VII, era de
                                        cera. De cera asimismo y monofaciales como él, los utilizan
                                        sus sucesores en ambos reinos, pero con un significativo
                                        cambio en el tipo, ya no es el figurativo sedente en
                                        majestad del Emperador, sino que pasan a hacer uso del
                                        figurativo ecuestre de guerra.</p>
                                    <p>Alfonso VIII de Castilla (1158–1214) y Alfonso IX de León
                                        (1188–1230) cuentan ya para la validación de sus documentos
                                        con sellos metálicos –de plomo– y bifaciales, manteniendo el
                                        tipo ecuestre en el anverso y ocupando el reverso con los
                                        emblemas heráldicos de sus respectivos reinos: el castillo
                                        de tres torres para Castilla y el león rampante para León.
                                        Símbolos que pasarán a ocupar anverso y reverso
                                        respectivamente del sello de plomo de Fernando III, que
                                        vuelve a reunir en su persona, y definitivamente, las dos
                                        coronas.</p>
                                    <p>Desde el momento de su aparición, el sello de plomo se
                                        vinculará a concesiones y órdenes de valor perpetuo,
                                        quedando el sello de cera para las concesiones mandatos de
                                        valor temporal.</p>
                                </div>
                            </div>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1"><pb n="169"/>I</head>
                        <p><hi rend="i">920, julio 28</hi>.</p>
                        <p><hi rend="i">Ordoño II dona al obispo Cixila y al monasterio de San Cosme
                                y san Damián unas tierras en Sollanzo, junto al río Porma</hi>.</p>
                        <p><hi rend="i">A. – A. Catedral de León, núm. 809</hi>.</p>
                        <p>(<hi rend="i">Crismón</hi>). In nomine Sancte Trinitatis. Hordonius
                            princeps, uidelicet Giluira regina, uobis honorando patri domno
                            Cixilani, episcopo, omnibus necnon &lt;cum&gt; fratribus Sanctorum Cosme
                            et Damiani, / in Deo eternam salutem. Placuit serenitati nostre ut
                            donaremus, sicuti et concedimus, in locum monasterii uestri senera et
                            reliquas terras, qui sunt in confiniis regni nostri, propinquo de
                            Legionense / 3 territorio Sublancio, quas fluuius Porma diuidet, iuxta
                            que fuerunt de Ueremudo comite Caluo; id est, per termino quam
                            nuncupantur ad illa spina, subtus uia et desursum uia, per terminis
                            suis; / ipsas terras subunatas ab integritate donamus monasterio uestro
                            firmiter mansuras. Immo ubicumque in partibus Sublanzii ex eas inuenire
                            potueritis, ita ut de odie et infra quic[quid] agere / uel iudicare
                            uolueritis, a nobis licentiam habeas.</p>
                        <p>Si quis de propinquitate nostra ipsas terras de monasterio uestro auferre
                            ausus fuerit conabere, in primis sit extraneus a Sancta Matre Eclesia /
                            6 et fide cattholica, et tartareis ultricibus deditus, Iuda cum
                            traditore participium summat in eterna damnatione &lt;amen&gt;. Facta
                            scribtura concessionis die V kalendas iunias, era DCCCCa LVIIIa.</p>
                        <p>(<hi rend="i">1a col.</hi>). (<hi rend="i">Crismón</hi>) Hordonius, rex,
                            hanc concessionem a nobis factam (<hi rend="i">signum</hi>). – (Crismón)
                            Giluira, regina, confirmans (<hi rend="i">signum</hi>) – (<hi rend="i"
                                >Crismón</hi>) Sanzo, confirmans (<hi rend="i">signum</hi>) – (<hi
                                rend="i">Crismón</hi>) Adefonsus, confirmans (<hi rend="i"
                                >signum</hi>). – (Crismon) Ranimirus confirmans. – (<hi rend="i"
                                >Crismón</hi>) Scemena, confirmans (<hi rend="i">signum</hi>) – (<hi
                                rend="i">Crismón</hi>) Garsea, confirmans (<hi rend="i"
                            >signum</hi>).</p>
                        <p>(<hi rend="i">2a col.</hi>) (<hi rend="i">Crismón</hi>) Sisebutus Petri
                                (<hi rend="i">signum</hi>).</p>
                        <p>(<hi rend="i">3a col.</hi>) (<hi rend="i">Crismón</hi>) Sub Christi
                            nomine, Frunimius, episcopus (<hi rend="i">signum</hi>). – (<hi rend="i"
                                >Crismón</hi>) In Christi nomine, Fortis, episcopus. – (<hi rend="i"
                                >Crismón</hi>) Sub Christi nomine, Pantaleo, episcopus (<hi rend="i"
                                >signum</hi>). – (<hi rend="i">Crismón</hi>) Sub Christi nomine,
                            Sauaricus, episcopus (<hi rend="i">signum</hi>). – (<hi rend="i"
                                >Crismón</hi>) Adefonsus, regi, confirmans (<hi rend="i"
                            >signum</hi>)</p>
                        <p>(<hi rend="i">4a col.</hi>) (<hi rend="i">Crismón</hi>) Ranimirus, frater
                            regis, confirmans (<hi rend="i">signum</hi>).</p>
                        <p>(<hi rend="i">5a col.</hi>) (<hi rend="i">Crismón</hi>) Sisebutus Petri,
                            testis (<hi rend="i">signum</hi>). – (<hi rend="i">Crismón</hi>)
                            Siseuutus Mauratelli, testis. – (<hi rend="i">Crismón</hi>) Gebuldus,
                            testis (<hi rend="i">signum</hi>). – (<hi rend="i">Crismón</hi>)
                            Conantius, testis (<hi rend="i">signum</hi>) – (<hi rend="i"
                                >Crismón</hi>) Abi Zuleiman, estis (<hi rend="i">signum</hi>). –
                                (<hi rend="i">Crismón</hi>) Alporz, testis – (<hi rend="i"
                                >Crismón</hi>) Gisuado, maiordomus, testis (<hi rend="i"
                            >signum</hi>). – (<hi rend="i">Crismón</hi>) Adulfus, diaconus, scripsi
                                (<hi rend="i">signum</hi>).</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1"><pb n="170"/>II</head>
                        <p><hi rend="i">860, junio 28</hi></p>
                        <p><hi rend="i">Ordoño I dona al obispo legionense Frunimio la iglesia de
                                santa Eulalia de</hi> «&#160;<hi rend="i">Villausujo</hi>&#160;»,
                                <hi rend="i">la basilica de Santa María y el monasterio de San
                                Martín de</hi> « <hi rend="i">Villa Sauceta</hi>&#160;».</p>
                        <p><hi rend="i">A. – A. Catedral de Léon, núm. 978</hi>.</p>
                        <p>(<hi rend="i">Crismón</hi>). Hordonius, patri Fronimio episcopo. Per
                            huius nostre preceptionis iussionem / donamus atque concedimus tibi loca
                            quod est ex nostra proprietate, id est, secus flubio Lena, ecclesiam / 3
                            uocabulo Sancte Eulalie, que est fundata in uilla Ussio. Adicimus etiam
                            aliam baselicam Sancte Marie, et sub / ea aliam decaniam ubi est
                            monasterius Sancti Martini, iuxta amne Aliere nomine, in uilla Sauceta,
                            cum edificiis, / ornatum ecclesie, libros, uineas, pomipherares, terras,
                            tam quod odie ibi uidetur permanere, quam etiam / 6 quod homines laici
                            inlicite de ipsa ratione optinent, uel monachi neclegentes ex ipsa loca
                            extraneauerunt. / Omnia rigiliter adprehende et post partem eclesie
                            restitue et firmissime o[b]tine, et ex omni circui- / tu de ipsa iam
                            dicta loca, prout canones docent, dextros eorum pone pro corpora
                            tumulanda et pro subsidio / 9 fratrum.</p>
                        <p>Si autem pro eandem loca petitor quislibet e[u]enerit tibi, ad nostram
                            occ[u]rre presentiam, / qualiter cum nostro adsertore pars eorum
                            intendat iudicio, et prout est proprium, per omnia sit confirmatum /
                            tibi et monachis tuis perenniter abiturum.</p>
                        <p>Notum die IIII kalendas iulias, era DCCC LXL VIIIa.</p>
                        <p>(<hi rend="i">1a col.</hi>) (<hi rend="i">Crismón</hi>) Ranemirus. – (<hi
                                rend="i">Crismón</hi>) Froila. – (Crismón) Sigericus,
                            archediaconus.</p>
                        <p>(<hi rend="i">2a col.</hi>) (<hi rend="i">Crismón</hi>) Guttiher.</p>
                        <p>(<hi rend="i">3a col.</hi>) (<hi rend="i">Crismón</hi>) Hordonius (<hi
                                rend="i">signum</hi>). – (<hi rend="i">Crismón</hi>) Adefonsus
                            confirmans (<hi rend="i">signum</hi>)</p>
                        <p>(<hi rend="i">4a col.</hi>) Benignus, diaconus, testis (<hi rend="i"
                                >signum</hi>).</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1">III</head>
                        <p><hi rend="i">875, julio 10</hi>.</p>
                        <p><hi rend="i">Alfonso III dona al presbítero Beato y a Cesáreo el villar
                                de Avelicas, que ambos habían tomado por presura en tiempos del rey
                                Ordoño I, y a Cesáreo otro villar que él había ocupado igualmente
                                por presura</hi>.</p>
                        <p><hi rend="i">A. – A. Catedral de León, núm. 2</hi>.</p>
                        <p>(<hi rend="i">Crismón</hi>). Adefonsus, Beato presbitero et Cesario,
                            cognomento caubello. Per huius nostre preceptionis iussionem donamus
                            atque concedimus / uobis uillarem in <pb n="171"/>foris montem que
                            dicunt Auelicas per omnes suos terminos cum suo bustello, qui secus est
                            uia qui discurrit de fonte Casiaria, et usque in termino / 3 de Pereta,
                            et sic usque in pinna qui diuidet terminum de Sepesindi, presbiteri,
                            sicut illut iamdudum tempore genitoris nostri diue memorie domni
                            Hordoni, principis, de squalido / adprehendidistis neminem possidentem.
                            Adicimus etiam tibi Cesario singulariter alium uillarem quem tu
                            singulariter ante odie de squalido adprehendidisti / per suos terminos,
                            sicut illud modo obtines, ita ut habeatis ipsos uillares de nostro dato
                            firmiter, et uos et posteritas uestra ad perhabendum. Neminem uero
                            hordinamus / 6 qui uos pro id inquietare presumat.</p>
                        <p>Notum die VI idus iulias, era DCCCCa XIIIa.</p>
                        <p>(<hi rend="i">1a col.</hi>) (<hi rend="i">Crismón</hi>) Adefonsus (<hi
                                rend="i">signum</hi>). – (<hi rend="i">Crismón</hi>) Ho[r]donius,
                            confirmans (<hi rend="i">signum</hi>). – (<hi rend="i">Crismón</hi>)
                            Froila confirmans (<hi rend="i">signum</hi>) – (<hi rend="i"
                                >Crismón</hi>) Ranimirus confirmans (<hi rend="i">signum</hi>). –
                                (<hi rend="i">Crismón</hi>) Sub Christi nomine, Ouecco, episcopus
                                (<hi rend="i">signum</hi>). – (<hi rend="i">Crismón</hi>) Sub
                            Christi nomine, Salomon, episcopus (<hi rend="i">signum</hi>). – (<hi
                                rend="i">Crismón</hi>) Sub Christi nomine, Frunimius, episcopus (<hi
                                rend="i">signum</hi>).</p>
                        <p>(<hi rend="i">2a col.</hi>) (<hi rend="i">Crismón</hi>) Teodila, filius
                            Petri, testis (<hi rend="i">signum</hi>). – (<hi rend="i">Crismón</hi>)
                            Aldroittus, filius Petri, testis (<hi rend="i">signum</hi>). – (<hi
                                rend="i">Crismón</hi>) Tardenatus, testis (<hi rend="i"
                            >signum</hi>). – (<hi rend="i">Crismón</hi>) Guttier, testis (<hi
                                rend="i">signum</hi>). – (<hi rend="i">Crismón</hi>) Leouegildus,
                            filius Furtunionis (<hi rend="i">signum</hi>). – (<hi rend="i"
                                >Crismón</hi>) Eruigius, filius Wilieni, testis (<hi rend="i"
                                >signum</hi>). – (<hi rend="i">Crismón</hi>) Tructinus, filius
                            Attani (<hi rend="i">signum</hi>). – (<hi rend="i">Crismón</hi>) Gutinus
                                (<hi rend="i">signum</hi>). – (<hi rend="i">Crismón</hi>) Quiliacus,
                            strator (<hi rend="i">signum</hi>). – (<hi rend="i">Crismón</hi>)
                            Flaianus, notarius (<hi rend="i">signum</hi>). – (<hi rend="i"
                                >Crismón</hi>) Oletrius, diaconus (<hi rend="i">signum</hi>).</p>
                        <p>(<hi rend="i">3a col.</hi>) (<hi rend="i">Crismón</hi>) Uitalis, abba,
                            testis (<hi rend="i">signum</hi>)</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1">IV</head>
                        <p><hi rend="i">904, octubre 22</hi></p>
                        <p><hi rend="i">Alfonso III concede al monasterio de Sahagún jurisdicción
                                sobre los habitantes de la villa de Zacarías</hi>.</p>
                        <p><hi rend="i">A. – Madrid, A. Histórico Nacional, sección Clero, carpeta
                                872, núm. 6</hi>.</p>
                        <p>(<hi rend="i">Crismón</hi>). Dominus sanctisimus et gloriosisimus.
                            Adefonsus, fratri Adefonso, abbati, uel ad omni congregationem fratrum
                            de eglesia sanctorum Facundi et Primi- / tiui, Zegensis monasterii.
                            Ordinamus uobis ad imperandum post partem eglesie homines quanticumque
                            sunt habitatores / 3 in uilla de Zacarías, in locum Calzata, uel alios
                            quantosqumque ibidem superuenerint ad abitandum, ita, ut ad uestra
                            concurant / ordinationem pro qualibuscumque utilitatibus eglesie
                            peragendis, et quicquid a uobis iniunctum uel ordinatum acceperint /
                            inescusauiliter omnia adimpleant adque peragant. Tu uero, Sanzo, non te
                            presumes eos inquietare pro nullaque actione. / 6</p>
                        <p>Notum die XI kalendas nouembras, era DCCCC XL IIa.</p>
                        <p>(<hi rend="i">1a col.</hi>) (<hi rend="i">Crismón</hi>) Adefonsus (<hi
                                rend="i">signum</hi>). – (<hi rend="i">Crismón</hi>) Garsea,
                            confirmat (<hi rend="i">signum</hi>). <pb n="172"/>– (<hi rend="i"
                                >Crismón</hi>) Hordonius, confirmat (<hi rend="i">signum</hi>).</p>
                        <p>(<hi rend="i">2a col.</hi>) (<hi rend="i">Crismón</hi>) Froyla confirmat
                                (<hi rend="i">signum</hi>). – (<hi rend="i">Crismón</hi>)
                            Gundisaluus confirmat. – (<hi rend="i">Crismón</hi>) Ranemirus
                            confirmat.</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1">V</head>
                        <p><hi rend="i">1137, junio. Montealegre</hi></p>
                        <p><hi rend="i">Alfonso VII dona a Diego Muñíz el realengo de Villanueva y
                                Cardeñosa</hi>.</p>
                        <p><hi rend="i">A. – Madrid, A. Histórico Nacional, sección Clero, carpeta
                                896, núm. 8</hi>.</p>
                        <p>(<hi rend="i">Crismón</hi>). Sub Dei nomine. Ego Adefonsus, gratia Dei
                            Hispanie imperator, una cum coniuge mea domina Berengaria, bono animo /
                            pro illo seruicio quod mihi fecistis et cotidie facitis, facio cartam
                            donationis uobis Diego Muniz et dono uobis in hereditatem / 3 totum
                            illum regalengo quod habeo et mihi pertinet in Uillanoua et in
                            Cardegnosa cum exitibus et intratibus suis et cum / omnibus suis
                            pertinentiis; et saquo meum saionem de eisdem uillis, Cardegnosa
                            uidelicet et Uilla Noua, et de populatione / quod a modo non intret ibi;
                            et saquo pesqueram et fossaderam cum saione de tota uestra hereditate
                            tantummodo et de sen- / 6 manza et de hereditate Urrace Martínez, et
                            saquo omnes meos directos, quos in illis habere debeo. Hanc heredi- /
                            tatem iam dictam et istos foros dono et concedo uobis Diego Muniz, ut
                            teneatis et habeatis illos uos et filii uestri et / omnis generatio
                            uestra iure hereditario in perpetuum.</p>
                        <p>Si quis autem de mea gente uel aliena hoc meum factum / 9 disruperit, sit
                            a Deo maledictus et in inferno cum Iuda proditore sine fine dampnatus et
                            cum Datan et / Abiron, quos uiuos terra obsorbuit, uariis cruciatibus
                            tormentetur, et super hoc pectet regi terre mille morabitinos / et quod
                            prendiderit in duplum reddat.</p>
                        <p>Facta carta in Monte Alacri, mense iunii, era Ma C LXXVa. Adefonso,
                            imperatore, imperante in Toleto, Legione, Sarragoza, Naiara, Castella,
                            Galicia.</p>
                        <p>Ego Adefonsus, imperator, hanc cartam quam iussi fieri anno tercio quod
                            coronam in Legione recepi, confirmaui et manu mea roboraui et pro ipsa
                            carta Ctum morabitinos in roboratione a Diego Muniz accepi.</p>
                        <p>(<hi rend="i">Signum</hi>) Signum imperatoris.</p>
                        <p>(<hi rend="i">1a col.</hi>) Petrus, Palentinus episcopus, confirmat. –
                            Petrus, Legionensis episcopus, confirmat. – Bernardus, Cemorensis
                            episcopus, confirmat. – Infans Sancia, soror imperatoris, confirmat. –
                            Comes Rodericus Martínez, confirmat. – Comes Rodericus, Gómez
                            confirmat.</p>
                        <p>(<hi rend="i">2a col.</hi>) Guter Ferrández, maiordomus, confirmat. –
                            Rodericus Ferrández, confirmat. – Lop López, confirmat. – Remir Frólez,
                            confirmat. – Diego Muniz, merinus in Carrione, confirmat. – Michael
                            Féliz, merinus in Burgis, confirmat. – Guter Pedrez Orco, confirmat.
                                (<hi rend="i">Bajo el signo</hi>) Giraldus scripsit, iussu magistri
                            Hugonis, cancellarii imperatoris. – Cidi, testis. – Belidi, testis. –
                            Anaia, testis.</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1"><pb n="173"/>VI</head>
                        <p><hi rend="i">1165, febrero 2</hi></p>
                        <p><hi rend="i">Alfonso VIII, rey de Castilla, da a Diego Martínez el
                                monasterio de San Andrés de Valbení</hi>.</p>
                        <p><hi rend="i">A. – Madrid, A. Histórico Nacional, sección Clero, carpeta
                                2260</hi>.</p>
                        <p>(<hi rend="i">Crismón, alfa y omega</hi>). In nomine Domini, amen. Decet
                            regiam potestatem aliquem sibi et fideliter seruientem donis /
                            remunerare. Eapropter ego Adefonsus, Dei gratia rex Castelle et
                            Extremature, do uobis domno / 3 Didego Martini atque successoribus
                            uestris illud monasterium quod uocatur Sanctus Andreas de Valle- / ueni,
                            cum illis ecclesiis, cum terris et uineis, cum molendinis et piscariis,
                            cum pratis et pascuis, cum ingressibus et regres- / sibus atque cum
                            omnibus pertinenciis suis. Dono, inquam, uobis et concedo deinceps in
                            perpetuum, ut habeatis et possideatis / 6 illud iam prefatum monasterium
                            liberum et inmune. Et hoc facio pro amore Dei et remedio animarum aui et
                            patris mei. /</p>
                        <p>Si aliquis homo ex quauis proienie istam meam cartam infringere uoluerit,
                            sit a Deo maledictus et excomunicatus / et cum Iuda traditore in inferno
                            dampnatus, et insuper quod carta resonat pectet M libras auri regi
                            terre. / 9</p>
                        <p>Facta carta in II die febroarii, era Ma CCa IIIa. Regnante rege in
                            Castella et in Extrematura et in Nazera. /</p>
                        <p>Ego rex Adefonsus, qui hanc cartam fieri iussi, manu propria roboro et
                            confirmo</p>
                        <p>(<hi rend="i">signum</hi>) Signum regis</p>
                        <p>(<hi rend="i">1a col.</hi>) Iohannes, Toletane sedis archiepiscopus,
                            confirmat. – Raimundus, Palentinus episcopus, confirmat. – Petrus,
                            Burgensis episcopus, confirmat. – Comes Amalrricus confirmat. – Comes
                            Lupo confirmat. – Comes Nuno confirmat. – Gondissaluez de Maranon
                            confirmat.</p>
                        <p>(<hi rend="i">2a col.</hi>) Fernando Brauole confirmat. – Petrus Facundez
                            confirmat. – Garcia Petriz confirmat. – Petrus Garciz, maiordomus curie
                            regis, confirmat. – Rodericus Gonsaluez, alferiz regis, confirmat. –
                            Diego Boiso confirmat. – Petrus Roderiguez confirmat.</p>
                        <p>(<hi rend="i">Bajo el signo</hi>) Raimundus, cancellarius regis et
                            comitis, scripsit hanc cartam.</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1">VII</head>
                        <p><hi rend="i">1189, mayo 24. Villalpando</hi>.</p>
                        <p><hi rend="i">Alfonso IX, rey de León, confirma al monasterio de Eslonza
                                la iglesia de San Salvador de Caso, que le había donado
                                Fernando II</hi>.</p>
                        <p><hi rend="i">A. – A. Histórico Nacional, sección Clero, carpeta 965,
                                núm. 11</hi>.</p>
                        <p><pb n="174"/>(<hi rend="i">Crismón</hi>) In nomine Domini nostri Ihesu
                            Christi, amen. Catholicorum regum esse dignoscitur sancta loca diligere
                            ac uenerari, et illa que eis a suis antecessoribus misericorditer et
                            diuino intuitu sunt / concessa, robore perpetuo confirmare. Eapropter
                            ego Adefonsus, Dei gratia rex Legionis et Gallecie et Asturiarum, per
                            istud scriptum semper ualiturum notum facio uniuersis de Astu- / 3 riis
                            et Caso et aliis per totum regnum meum constitutis, presentibus et
                            futuris, quod concedo et confirmo Deo et monasterio Sancti Petri de
                            Eldonza et vobis, domno Martino, eiusdem loci abbati, / et capitulo et
                            successoribus uestris in perpetuum illam ecclesiam Sancti Saluatoris de
                            Caso, quam eidem monasterio predicto pater meus, rex domnus Ferrandus,
                            dedit et iure hereditario preconcessit, cum omnibus suis perti- /
                            nentiis et directuris, ubicumque potuerint inueniri. Et defendo omnibus
                            modis quod nullus sit ausus intrare in ipsam predictam ecclesiam uel
                            eius iura per uiolentiam ut ibidem malum / 6 aliquid faciat uel
                            contrarium monasterio supradicto. Hoc autem facio ob remedium anime mee
                            et patris mei et auorum et parentum meorum / et quia partem habere
                            desidero in orationibus et obsequiis, que in sepe memorato monasterio
                            Domino exhibentur.</p>
                        <p>Si quis igitur tam de meo genere quam de alio istam meam / confirmationem
                            uoluerit reuocare et contra istud factum meum spontaneum temptauerit
                            uenire, iram Dei omnipotentis et maledictionem incurrat et regiam
                            indignationem habeat / 9 et quantum inuaserit in triplum restituat, et
                            pro ausu temerario regie parti mille morabetinos in penam persoluat.</p>
                        <p>Facta karta apud Uillarpandum, IXo kalendas iunii, era Ma CC XXVIIa.
                            /</p>
                        <p>Ego rex domnus Adefonsus hanc cartam roboro et confirmo. (<hi rend="i"
                                >signum</hi>)</p>
                        <p>(<hi rend="i">1a col.</hi>) Petrus, Compostellanus archiepiscopus,
                            confirmat. – Manricus, Legionensis episcopus, confirmat. – Fernandus,
                            Astoricensis episcopus, confirmat. – Wilelmus, Cemorensis episcopus,
                            confirmat. – Menendus, Ouetensis electus, confirmat.</p>
                        <p>(<hi rend="i">2a col.</hi>) Comes Gumiz, tenens Trastamarem, confirmat. –
                            Comes Fernandus, regis maiordomus, confirmat. – Froila Ramiriz, tenens
                            Asturias, confirmat. – Velascus Fernandi, tenens Beriz, confirmat. –
                            Iohannes Fernandi, regis signifer, confirmat. – Rudericus Petri, tenens
                            Maioricam, confirmat. – Goterrus Fernandi, tenens Mansellam,
                            confirmat.</p>
                        <p>(<hi rend="i">Bajo el signo</hi>) Rudericus Fernandi, regis cancellarius,
                            confirmat. – Froila, regis notarius, scripsit et confirmat.</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1">VIII</head>
                        <p><hi rend="i">1202, junio 10. Soria</hi></p>
                        <p><hi rend="i">Alfonso VIII aprueba y confirma la concordia y convenio
                                establecido entre los monasterios de Trianos y de Sahagún, cediendo
                                a este último los derechos que <pb n="175"/>pudieran pertenecercle
                                en la iglesia de Trianos y en sus heredades y posesiones</hi>.</p>
                        <p><hi rend="i">A. – Madrid, A. Histórico Nacional, sección Clero, carpeta
                                99, núm. 7</hi>.</p>
                        <p>(<hi rend="i">Crismón, alfa y omega</hi>). Presentibus et futuris notum
                            sit ac manifestum quod ego Aldefonsus, Dei gratia rex Castelle et
                            Toleti, una cum uxore mea / Alienor regina, et cum filio meo Ferrando
                            concedo et confirmo compositionem illam, quam abbas et conuentus
                            Trianensis ecclesie fecerunt / 3 cum abbate et conuentu Sancti Facundi,
                            ut sit rata et stabilis imperpetuum, sicuti continetur in instrumentis
                            illius compositionis hinc inde / factis; et omnia iura que ad me
                            pertinent in Trianensi ecclesia et in omnibus hereditatibus et
                            pertinentiis suis, dono et concedo ecclesie / Sancti Facundi, iure
                            hereditario imperpetuum habenda et possidenda.</p>
                        <p>Si quis uero hanc cartam infregerit uel diminuerit, iram Dei omnipotentis
                            plenarie incurrat / 6 et regie parti mille aureos in cauto persoluat et
                            dampnum super hoc illatum dupplicatum restituat.</p>
                        <p>Facta carta apud Soriam, era Ma CCa XLa, / Xa die mensis iunii.</p>
                        <p>Et ego rex Aldefonsus, regnans in Castella et Toleto, hanc cartam quam
                            fieri iussi manu propria roboro et confirmo. /</p>
                        <p>Martinus, Toletane sedis archiepiscopus, Hyspaniarum primas,
                            confirmat.</p>
                        <p>(<hi rend="i">1a col.</hi>) Matheus, Burgensis episcopus, confirmat.
                            Aldericus, Palentinus episcopus, confirmat. – Didacus, Oxomensis
                            episcopus, confirmat. – Rodericus, Segontinus episcopus, confirmat. –
                            Gundissaluus, Secobiensis episcopus, confirmat. – Julianus, Conchensis
                            episcopus confirmat.</p>
                        <p>(<hi rend="i">Rueda</hi>) Signum Aldefonsi, regis Castelle. – Gonzalus
                            Roderici, maiordomus curie regis, confirmat. – Comes Ferrandus Nunii,
                            alferiz regis, confirmat.</p>
                        <p>(<hi rend="i">2a col.</hi>) Petrus Garsie de Lerma confirmat. – Rodericus
                            Díaz confirmat. – Lupus Sancii confirmat. – Gomicius Petri confirmat. –
                            Guillelmus Gonzalui confirmat. – Guterrius Díaz, merinus regis in
                            Castella, confirmat.</p>
                        <p>Petrus, domini regis notarius, Didaco Garsie existente cancellario,
                            scripsit.</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1">IX</head>
                        <p><hi rend="i">1186, marzo 7. León</hi></p>
                        <p><hi rend="i">Fernando II, rey de León, confirma al monasterio de Sahagún
                                la posesión de la villa de Golpellones</hi>.</p>
                        <p><hi rend="i">A. – Madrid, A. Histórico Nacional, sección Clero, carpeta
                                903, núm. 12</hi>.</p>
                        <p>(<hi rend="i">Crismón</hi>) In Dei nomine. Catholicorum regum est sancta
                            lo[c]a et personas religiosas diligere ac uenerari et pro earum meritis
                            / amplis ditare muneribus et largis ampliare benefic[i]is, ut dantes
                            temporalia, eterna ualeant adipisci. Iccirco ego rex domnus / 3
                            Fernandus, una cum filio meo rege domno Adefonso, concedo monasterio
                            Sanctorum Facundi et Primitiui donationem de uilla / que dicitur
                            Golpellones, quam infantissa domna Geluira, amita mea, concedente domno
                                <pb n="176"/>Adefonso imperatore, patre / meo, pro remedio parentum
                            nostrorum, ipsis sanctis martiribus spontanea uoluntate obtulit. Et cum
                            concessione ipsius donationis / 6 facio cartam confirmationis, ut sicut
                            eadem amita mea predictam uillam cum ecclesiis suis et cum omnibus ad
                            eam pertinentibus / per suos terminos, scilicet ad partem de uilla
                            Ferrocent per Quemadiellos, ad partem de Bolannos et de Ual de
                            Iunquiello per Granneros, ad / partem de Ual de Eras et de Sancto
                            Uincentio de la Lumba, per laguna de Zalama, ad partem de Uilla Frontin
                            per Otero de Amnazar, / 9 dedit atque concessit prefato cenobio iure
                            hereditario in perpetuum, ita ego rex domnus Fernandus concedo illam
                            uobis domno Iohanni, abbati eiusdem / monasterii, uestrisque
                            successoribus et monachis ibidem Deo seruientibus, ut eam iure
                            hereditario perhenniter possideatis, sicut hodie possidetis, et / tam
                            presentes eiusdem uille habitatores quam futuri, tales habeant foros,
                            quales uos illis concesseritis.</p>
                        <p>Quicumque ergo hoc scriptum infringere / 12 aut irritum facere
                            temptauerit, iram Dei omnipotentis et regis indignationem incurrat et ad
                            cautum regis duo milia aureorum persoluat. /</p>
                        <p>Facta carta apud Legionem, era Ma CCa XXa IIIIa et quot nonas marcii.
                            Regnante rege domno Fernando in Legione et Gallecia, / Asturiis et
                            Strematura.</p>
                        <p>Ego rex domnus Fernandus, una cum filio meo rege domno Adefonso, hoc
                            scriptum, quod fieri iussi, proprio robore / 15 confirmo.</p>
                        <p>(<hi rend="i">1a col.</hi>) Petrus, Compostellanus archiepiscopus,
                            confirmat. – Manricus, Legionensis episcopus, confirmat. – Rodericus,
                            Ouetensis episcopus, confirmat. – Fernandus, Astoricensis episcopus,
                            confirmat.</p>
                        <p>(<hi rend="i">Rueda</hi>) Signum Fernandi, regis Hyspanorum.</p>
                        <p>(<hi rend="i">2a col.</hi>) Comes Petrus, in Asturiis, confirmat. – Comes
                            Gomez, in Trastamero, confirmat. – Vermudus Albari, maiordomus regis,
                            confirmat. – Poncius Uele, signifer regis, confirmat.</p>
                        <p>Magister Bernardus, notarius regis, per manum Petri Uele, cancellarii,
                            scribi iussit.</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1">X</head>
                        <p><hi rend="i">1226, marzo 7. Santiago de la Pobla</hi></p>
                        <p><hi rend="i">Alfonso IX, rey de León, confirma al monasterio de Celanova
                                su orden de no poblar el castro de Verín</hi>.</p>
                        <p><hi rend="i">A. – Madrid, A. Historico Nacional, sección Sellos, caja 4,
                                núm. 7</hi>.</p>
                        <p>Quoniam certa res est tam fragilis quam putribilis, idcirco ego
                            Adefonsus, Dei gratia rex Legionis et Gallecie, priuilegium de
                            populatione non facienda umquam in / castro de Berim, monasterio
                            Cellenoue a me sub sigillo cereo olim concessum ad perpetuam rei
                            memoriam et ut priuilegium ipsum robur obtineat perpetue fir- / 3
                            mitatis et confirmationis, idem priuilegium innouans sub bulla plumbea,
                            quam <pb n="177"/>nouiter fieri iussi, ad peticionem domni Petri, tercii
                            abbatis eiusdem monas- / terii, de uerbo ad uerbum feci presentibus
                            adnotari. Tenor autem priuilegii predicti est iste:</p>
                        <p>In Dei nomine, amen. Notum sit omnibus tam presentibus quam futuris
                            presentem paginam inspecturis quod ego Adefonsus, Dei gratia rex
                            Legionis et Gallecie et Asturiarum, intuitu pie- / tatis et misericordie
                            et ad preces abbatis et conuentus monasterii Cellenoue, quia intellexi
                            et perpendi maximum dampnum et graue detrimentum inminere ipsi
                            monasterio Celle- / 6 noue per populacionem illam que fiebat in castro
                            de Berim, in terra de Barunceli, mando et precipio ipsam populationem
                            statim destrui et concedo et confirmo, quod numquam / ego nec aliquis de
                            successoribus meis faciat ibi populationem fieri. Hoc autem facio ob
                            remedium anime mee et parentum meorum et quia de bonis et helemosinis /
                            et orationibus que in predicto monasterio Deo iugiter exhibentur, eodem
                            Domino largiente partem desidero promereri.</p>
                        <p>Si quis igitur tam de meo genere quam de extraneo contra / 9 hoc meum
                            spontaneum factum uenire aut illud irrumpere attemptauerit, iram Dei
                            omnipotentis habeat et regiam indignationem [incurrat et si quid
                            inuaserit eidem] / monasterio, in dupplum restituat et pro temerario
                            ausu regie uoci mille morabetinos persoluat. Carta nichilominus in suo
                            robore permanente.</p>
                        <p>[Facta carta apud Aliariz, III] / die may, sub era Ma CCa LXa Ia.</p>
                        <p>Ego Adefonsus, Dei gratia Legionis rex, hanc cartam quam fieri iussi
                            roboro et sigilli mei appositione confirmo.</p>
                        <p>(<hi rend="i">1a col.</hi>) Petro IIII, Compostellano archiepiscopo. –
                            Iohanne, Ouetensi episcopo. – Ruderico, Legionensi episcopo. – Petro,
                            Astoricensi episcopo. – Martino I, Zamorensi episcopo. – Gunzaluo,
                            Salamantino episcopo. – Lombardo, Ciuitatensi episcopo. – Geraldo,
                            Cauriensi episcopo. – Laurencio, Auriensi episcopo. – Ordonio, Lucensi
                            episcopo. – Martino, Minduniensi episcopo. – Stephano, Tudensi
                            episcopo.</p>
                        <p>(<hi rend="i">Rueda</hi>)</p>
                        <p>(<hi rend="i">2a col.</hi>) Domno Aluaro Petri, maiordomo regis, tenente
                            Legionem, Asturias et Extremadura et Trasserram. – Domno Martino Sancii,
                            signifero domini regis, tenente Limiam et Toronium et Sarriam et
                            Baruncelim. – Domno Ruderico Gómez, tenente Trastamaram et Montem
                            Nigrum. – Domno Fernando Guterriz, tenente Montem Rosum. – Domno
                            Ruderico Fernandi de Caldelis, [tenente Caldelas et Triues. – Domno
                            Roderico Fernandi de Val-] le de Orma, tenente Cabre- [ram], Taurum et
                            Maioricam. – Domno [Aluaro Roderici, vasallo domini regis].</p>
                        <p>Magistro Bernardo, decano Compostellano, cancellario domini regis. –
                            Magistro Martino, archidiacono Salamantino, vicecancellario. – Michael
                            Ruderici, canonicus Minduniensis, notuit.</p>
                        <p>Nulli igitur omnino hominum liceat hanc paginam nostre innouationis et
                            confirmationis infringere uel ei ausu temerario contraire. Quod qui
                            presumpserit, iram Dei omnipotentis et regiam / indignationem se nouerit
                            incursurum et in penam sue temeritatis eidem monasterio mille
                            morabetinos coactus exsoluat. Carta nichilominus in suo robore
                            permanente. /</p>
                        <p><pb n="178"/>Datum apud Sanctum Iacobum de la Pobla, VII die marcii, sub
                            era Ma CCa LXa IIIIa.</p>
                        <p>(<hi rend="i">1a col.</hi>) Bernaldo, existente Compostellano
                            archiepiscopo. – Iohanne, Ouetensi episcopo. – Roderico, Legionensi
                            episcopo. – Petro, Astoricensi episcopo. – Laurencio, Auriensi episcopo.
                            – Stephano, Tudensi episcopo. – Michael, Lucensi electo. – Martino,
                            Minduniensi episcopo. – Martino II, Zamorensi episcopo. – Gondisaluo,
                            Salamantino episcopo. – Lombardo, Ciuitatensi episcopo. – Giraldo,
                            Cauriensi episcopo.</p>
                        <p>(<hi rend="i">Rueda</hi>)</p>
                        <p>(<hi rend="i">2a col.</hi>) Infante domno Petro, maiordomo domini [regis,
                            tenente Legionem,] Taurum, Zemoram, Strematuram et Trans- [serram. –
                            Domno Martino Sancii, signifero] domini regis, tenente Limiam, [Sarriam
                            et Toronium. – Domno Roderico Gómez,] tenente Trastamar, [Montem Rosum
                            et Montem Nigrum. – Domno Roderico] Gunzaluiz, tenente Asturias. – Domno
                            [Roderico Fernandiz de Valdornia, tenente] Astoricam et Beneuentum. –
                            Domno Aluaro Roderici, tenente [Infantaticum].</p>
                        <p>Domno Petro Petri, magistro scolarum Auriensi, canonico Compostellano,
                            existente domini regis cancellario, de cuius mandato ego Romanus,
                            scriptor Salamantinus, scripsi et confirmaui.</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1">XI</head>
                        <p><hi rend="i">1218, mayo 20. Villafranca</hi></p>
                        <p><hi rend="i">Alfonso IX, rey de León, concede al monasterio de Sahagún la
                                tercera parte de la villa Ilamada Confiñal, junto a Lillo</hi>.</p>
                        <p><hi rend="i">A. – Madrid, A. Histórico Nacional, sección Sellos. caja 6,
                                núm 4</hi>.</p>
                        <p>(<hi rend="i">Crismón</hi>) In Dei nomine, amen. Notum sit omnibus tam
                            presentibus quam futuris presentem paginam / inspecturis, quod ego
                            Adefonsus, Dei gratia rex Legionis et Gallecie, do et hereditario iure
                            in / 3 perpetuam helemosinam concedo Deo et monasterio Sancti Facundi et
                            abbati ac conuentui eiusdem monas- / terii eorumque successoribus illam
                            terciam partem de villa que dicitur Cofinal, iuxta Lilium, super Penna
                            Mian, sicut / habuit illam et possedit predictum monasterium in tempore
                            patris mei regis domni Fernandi, et ante populationem / 6 de Lilio. Hanc
                            igitur tertiam ville supradicte do et restituo ac confirmo prefato
                            monasterio et pleno iure / in perpetuum pacifice et sine aliqua
                            contradictione possidendam concedo pro remedio anime mee et animarum
                            parentum / meorum et quia de bonis et orationibus, que ibidem Deo
                            iugiter exhibentur, partem ipso largiente desidero / 9 promereri.</p>
                        <p>Si quis igitur tam de mea parte quam de extranea contra hoc factum meum
                            uoluntarium ue- / nire presumpserit aut infringere hanc donationis
                            cartam attemptauerit, iram Dei omnipotentis et regiam / indignationem
                            incurrat et quantum <pb n="179"/>inuaserit, in dupplum restituat et
                            mille morabetinos pro ausu temerario per- / 12 soluat, et tandem cum
                            Iuda, Domini traditore, et cum Datan et Abiron, quos uiuos terra
                            absorbuit, penas / luat perpetuas in inferno. Carta semper in pleno
                            robore permanente.</p>
                        <p>Facta carta apud Villam- / francam, XX die maii, era Ma [CC] a La
                            VIa.</p>
                        <p>(<hi rend="i">1a col.</hi>) Petro III, existente Compostellano
                            archiepiscopo – Iohanne, Ouetensi episcopo. – Ruderico, Legionensi
                            episcopo.</p>
                        <p>(<hi rend="i">2a col.</hi>) Domnus Sancius [Fernandi] confirmat, eodem
                            existente signifero domini regis tenente Asturias, Legionem et
                            Extrematuram. – Ordonius Aluari confirmat. – Fernandus Sancii confirmat.
                            – Nunus Froile confirmat.</p>
                        <p>Petro Petri, archidiacono Salamantino, tenente cancellariam, magister
                            Micha, domni regis notarius, confirmat.</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1">XII</head>
                        <p><hi rend="i">1217, diciembre 18. Salamanca</hi></p>
                        <p><hi rend="i">Alfonso IX, rey de León, dona a Martín, arcediano de la
                                iglesia de Salamanca, dos yugadas de heredad en el término de
                                Peñaranda de Sordos</hi>.</p>
                        <p><hi rend="i">A. – Madrid, A., Histórico Nacional, sección Clero, carpeta
                                1881, núm. 9</hi>.</p>
                        <p>Notum sit omnibus tam presentibus quam futuris quod ego Adefonsus, Dei
                            gratia rex / Legionis et Gallecie, do et hereditario iure concedo vobis
                            domno Martino Fernández, ar- / 3 chidiacono Salamantinus, duas iugarias
                            de hereditate cum pratis, uineis, exitibus et / regressibus in Penaranda
                            de Sordos, vt illam hereditatem libere habeatis et pacifi- / ce
                            possideatis in perpetuum et totam uestram uoluntatem de illa faciatis,
                            sicut de illa / 6 que melius habetis et liberius possidetis.</p>
                        <p>Quicumque igitur contra hanc mee donationis / cartam uenire presumpserit,
                            iram Dei omnipotentis et regiam indignationem incurrat et quan- / tum
                            inuaserit dupplet et regie parti mille morabetinos persoluat.</p>
                        <p>Facta carta / 9 apud Salamancam, XVIII die decembris, era Ma CCa L
                            quinta.</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1">XIII</head>
                        <p><hi rend="i">1229, diciembre 3. Mayorga</hi></p>
                        <p><hi rend="i">Alfonso IX, rey de León, ampara Cofiñal, Boada, Veneros y
                                Curueño en favor del monasterio de Sahagún</hi>.</p>
                        <p><hi rend="i">A. – Madrid, A. Histórico Nacional, sección Sellos, caja 6,
                                num. 6</hi>.</p>
                        <p>Adefonsus, Dei gratia rex Legionis et Gallecie, totis de meo regno,
                            salutem et <pb n="180"/>gratiam. Sapiatis, / quod ego recipio in mea
                            garda et in mea commenda Cofinal, Bouadam, Veneros, Curu- / 3 enno et
                            omnes alias hereditates et quantum habet abbas et monasterium Sancti
                            Facundi in / regno meo. Et mando et defendo firmiter, quod nullus
                            richomo teneat in commendam / ipsius abbatis et ipsius monasterii sine
                            uoluntate et placere ipsius abbatis. Et mando / 6 quod iste meus homo,
                            qui istam cartam leuat, requirat et demandet totas heredita- / tes et
                            rendas et directuras ipsius monasterii ad opus ipsius abbatis, et mando
                            quod faciat / directum ipsi abbati de omnibus regni mei de quibus
                            habuerit aliquam querimoni- / 9 am. Et mando, quod toti de meo regno
                            adiuuent istum meum hominem ad hoc faciendum, / ubi mester ei
                            fuerit.</p>
                        <p>Et qui contra istam meam cartam uenerit, iram meam habebit / et quantum
                            prendiderit duplabit, et mihi CC morabetinos pectabit.</p>
                        <p>Datum in Maiori- / 12 ca, III die decembris, era Ma CCa LXVIIa.</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1">XIV</head>
                        <p><hi rend="i">1231, octubre 21. Valladolid</hi></p>
                        <p><hi rend="i">Fernando III, rey de Castilla y de León, ordena que todos
                                los que fuesen al mercado de Sahagún paguen el portazgo</hi>.</p>
                        <p><hi rend="i">A. – Madrid, A. Histórico Nacional, sección Sellos, caja 6,
                                núm. 9</hi>.</p>
                        <p>Ferrandus, Dei gratia rex Castelle et Toleti, Legionis et Gallecie,
                            merino maiori concilio Sancti Facundi / et aliis merinis eiusdem ville
                            et omnibus hominibus hanc cartam uidentibus, salutem et gratiam. / 3
                            Mando que todos los que uinieren a mercado a Sant Fagund, que den el
                            por- / tadgo, assí como dize en la carta del rey don Alfonso, mío
                            auuelo. E / si alguna cosa quisieren dezir porque lo non deuen dar,
                            mando que / 6 uengan ante mí; e si non, mando a los merinos que los
                            peyndren fata que / den so portadgo o que uengan ante mí mostrar por qué
                            lo / non deuen dar.</p>
                        <p>Facta carta apud Valleoletum, rege exprimente, XXI die / 9 octobris, era
                            Ma. CCa LXa nona.</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1">XV</head>
                        <p>[1216], <hi rend="i">junio 13. Toro</hi></p>
                        <p><hi rend="i">Alfonso IX, rey de León, manda que las personas de Oviedo
                                que vivieran en tierras de jurisdicción real y que pertenecían a la
                                San Salvador de Oviedo vuelvan a las tierras de este señorio con
                                todos sus derechos y viceversa</hi>.</p>
                        <p><hi rend="i">A. – Madrid, A. Histórico Nacional, sección Clero, carpeta
                                1595, núm. 19bis</hi>.</p>
                        <p><pb n="181"/>Adefonsus, Dei gratia Legionis rex, totis de Asturiis, qui
                            litteras istas ui- / derint, salutem. Sapiatis quod ego mando, quod
                            secundum partitiones / 3 exquisarum, que facte fuerunt homines mei, qui
                            sederint in solo / Sancti Saluatoris Ouetensis, tornent ad solum meum
                            cum totis suis / directuris. Et similiter homines de Sancto Saluatore,
                            qui sedent in / 6 meo solo, mando, quod tornent ad solum Sancti
                            Saluatoris cum suis di- / recturis. Et mando vobis maiordomis meis
                            Ramiri, Petro / Alfonsi, Martino Montero et Garsie, Petri de Coures,
                            quod ita / 9 faciatis unusquisque in uestro maiordomatu et mandamento
                            complire, / si meam gratiam et meum amorem uultis habere. Mando etiam
                            fir- / miter uobis, quod sicut exquise dederunt, ita faciatis ecclesie
                            Sancti / 12 Saluatoris suos homines integre cum suis directuris dari et
                            in- / tegrari, si me amatis, cum suis etiam hereditatibus.</p>
                        <p>Datum in Tau- / ro, XIII die iunii.</p>
                        <pb n="182"/>
                        <figure>
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                            <head>1. - 920, 28. 7. Ordoño II al monasterio de San Cosme y Damián.
                                Num. I</head>
                        </figure>
                        <pb n="183"/>
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                            <head>2. 904, 22. 10. Alfonso III al monasterio de Sahagún.
                                Num. IV</head>
                        </figure>
                        <pb n="184"/>
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                            <head>3. 1137, junio Montealegre. Alfonso III a Diego Muniz:
                                Num. V</head>
                        </figure>
                        <pb n="185"/>
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                            <head>4. 1165, 2. 2. Alfonso VIII de Castilla a Diego Martínez.
                                Num. VI</head>
                        </figure>
                        <pb n="186"/>
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                            <head>5. 1218, 20. 5. Villafranca. Alfonso IX de Léon al monasterio de
                                Sahagún. Num. IX</head>
                        </figure>
                        <pb n="187"/>
                        <figure>
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                            <head>6. 1226, 7. 3. Santiago. Alfonso IX de Léon al monasterio de
                                Cellanova. Num. X</head>
                        </figure>
                    </div>
                </body>
            </text>
            <text xml:id="art_10">
                <front>
                    <head><pb n="189"/>The typology of English royal documents before 1200</head>
                    <byline><docAuthor>Jane Sayers</docAuthor></byline>
                </front>
                <body>
                    <head><hi rend="center">(List)</hi></head>
                    <div>
                        <head type="h1">1. Before 1066</head>
                        <div>
                            <head type="h2">A. Facsimiles and Handlist</head>
                            <p>All charters extant on single sheets of parchment written before the
                                end of the eleventh century have now been published in
                                facsimile:</p>
                            <p>E A BOND Facsimiles of Ancient Charters in the British Museum 4 vols.
                                (1873–8); Ordnance Survey, Facsimiles of Anglo-Saxon Manuscripts
                                3 vols (1878–84) and Facsimiles of Anglo-Saxon Charters
                                Supplementary Series vol. 1 by SIMON KEYNES (published for the
                                British Academy by Oxford University Press 1991)</p>
                            <p>All charters are listed, with full references to manuscripts and
                                printed texts, in P SAWYER Anglo-Saxon Charters: an Annotated List
                                and Bibliography (1968); a supplement, and a revised edition are in
                                preparation</p>
                            <p>S KEYNES Anglo-Saxon Charters: Archives and Single Sheets
                                (forthcoming 1996 or 1997) will present a survey of all archives in
                                which Anglo-Saxon charters have been preserved, and a classified
                                list of all charters surviving on single sheets</p>
                        </div>
                        <div>
                            <head type="h2">B. Editions</head>
                            <p>New edition of entire corpus of Anglo-Saxon charters to supersede
                                KEMBLE Codex Diplomaticus (1839–48) and W de GRAY BIRCH Cartularium
                                Saxonicum (1885–93)</p>
                            <p>Fascicules so far published for British Academy by Oxford University
                                Press</p>
                            <list>
                                <item>Rochester ed A CAMPBELL (1973)</item>
                                <item>Burton ed P SAWYER (1979)</item>
                                <item>Sherborne ed M A O’DONOVAN (1988)</item>
                                <item>St Augustine’s Canterbury ed S E KELLY (1995)</item>
                            </list>
                            <p>Shaftesbury, Barking and Selsey to be published shortly</p>
                            <p>Work in progress on Christ Church, Canterbury, Glastonbury, Wilton,
                                Winchester Old Minster, Abingdon, Worcester</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1">2. 1066–1154 (King William the Conqueror to King
                            Stephen)</head>
                        <p>DAVID BATES “The Conqueror’s Charters” in ed C Hicks England in the
                            Eleventh Century. Proceedings of the 1990 Harlaxton Symposium (Stamford
                            1992) <pb n="190"/>1–15 (Professor BATES is undertaking an edition of
                            the Conqueror’s charters)</p>
                        <p>Regesta Regum Anglo-Normannorum vol. i 1066–1100 ed H W C DAVIS (Oxford
                            1913)</p>
                        <p>vol. ii Henry I 1100–1135 ed C JOHNSON &amp; H A CRONNE (1956)</p>
                        <p>vol. iii 1135–54 Stephen, Matilda (&amp; Geoffrey &amp; Henry, dukes of
                            Normandy) ed H A CRONNE and R H C DAVIS (1968)</p>
                        <p>vol. iv Facsimiles of vol. ii with diplomatic introduction (1969)</p>
                        <div>
                            <head type="h2">Writs</head>
                            <p>Facsimiles of English Royal Writs to A. D. 1100 presented to V H G
                                GALBRAITH ed T A M BISHOP &amp; P T V M CHAPLAIS (Oxford 1957)</p>
                            <p>R C van CAENEGEM Royal Writs in England from the Conquest to Glanvill
                                (Selden Soc. 77, 1959)</p>
                            <p>D BATES “The earliest Norman writs” in English Historical Review 100
                                (1985)</p>
                            <p>P CHAPLAIS “Seals and originals of Henry I” in English Historical
                                Review 75 (1960)</p>
                            <p>T A M BISHOP Scriptores Regis (Oxford 1961) – royal scribes of
                                Henry I, Stephen and Henry II</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1">3. 1154–1199 (King Henry II and King Richard I)</head>
                        <p>J C HOLT and R MORTIMER Acta of Henry II and Richard I: Handlist of
                            Documents surviving in the Original in Repositories in the United
                            Kingdom (List and Index Society Special Series 21, 1986) (Professor
                            HOLT, with Dr MORTIMER, is undertaking an edition of Henry II’s
                            charters, both originals and copies)</p>
                        <p>J C HOLT “The acta of Henry II and Richard I of England 1154–1199: the
                            archive and its historical implications” in Historische
                            Hilfswissenschaften I ed P RÜCK (Sigmaringen 1989)</p>
                        <p>R MORTIMER “The charters of Henry II: what are the criteria for
                            authenticity ?” in Anglo-Norman Studies 12 ed M CHIBNALL (1990)
                            119–34</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1">The Typology of English royal documents before 1200</head>
                        <p>I wish to make it clear that I am not an expert on English royal
                            documents before 1200, my own speciality being papal diplomatic. I have,
                            however, kept abreast of the work going on in my country, both as a
                            matter of general interest and for teaching purposes, so this morning I
                            want to outline the work of others undertaken in this field since the
                                    1960s.<note><p>This paper could not have been written or
                                    presented at Olmutz without the work and kind and generous help
                                    given by Dr SIMON KEYNES, Dr (now Professor) DAVID BATES,
                                    Professor Sir JAMES HOLT and Dr RICHARD MORTIMER. They are, of
                                    course, in no way responsible for any opinions expressed. Since
                                    giving the paper, I have brought certain parts up to date,
                                    notably the list.</p></note></p>
                        <p>There has been much activity in three main areas or periods, firstly the
                            Anglo-Saxon period from before the Norman Conquest of 1066, secondly on
                            the period of the Anglo-Norman monarchy between 1066 and 1154, covering
                            the reigns of King William I, William II (Rufus), Henry I and Stephen,
                            and thirdly, finally, on the <pb n="191"/>period from 1154 to 1199 (the
                            reigns of King Henry II and King Richard I) the Angevins. The diplomatic
                            of English royal charters sits rather conveniently within the periods
                            defined and I have divided both my paper and the accompanying list
                            (above) into these three sections.</p>
                        <p>I begin with the Anglo-Saxon period, for which the first accepted
                            original dates from 679 and is a charter of King Hlothhere of Kent
                            (SAWYER 1968 no. 8). This is exceptionally early when one recalls that
                            the earliest surviving complete papal document comes from 130 years
                            later. The introduction of a documentary tradition has been associated
                            with the arrival of Archbishop Theodore of Tarsus at Canterbury in 669.
                            The case for St Augustine introducing the charter into England has been
                            put by PIERRE CHAPLAIS, who, in a series of seminal articles in the
                            1960s on “The origin and authenticity of the royal Anglo-Saxon diploma”,
                            “The Anglo-Saxon chancery: from the diploma to the writ” and “Some early
                            Anglo-Saxon diplomas on single sheets: originals or copies ?”, began a
                            re-evaluation of the evidence. There has been great activity on
                            Anglo-Saxon diplomatic, too, since 1966 when a joint committee of the
                            British Academy and the Royal Historical Society was set up to provide a
                            new edition of the entire corpus of Anglo-Saxon charters to supersede
                            two great nineteenth-century works, J. KEMBLE’S Codex Diplomaticus
                            (1839–48) and W. de GRAY BIRCH’S Cartularium Saxonicum (1885–93). So far
                            it has produced four volumes of fascicules for the churches and minsters
                            of Rochester, Burton, Sherborne and St Augustine’s, Canterbury
                            (published 1995). Shaftesbury, Barking and Selsey are promised shortly.
                            Work is in progress on Christ Church, Canterbury, Glastonbury, Wilton,
                            the Old Minster Winchester, Abingdon and Worcester. All volumes include
                            comments on the archive as a whole and on the authenticity and language
                            of the charters.</p>
                        <p>The outstanding work of SIMON KEYNES on The Diplomas of King Ethelred the
                            Unready 978–1016 (Cambridge 1980), in which he argues for charters
                            issued in the Witan and a definite royal chancery, will be known to some
                            of you. And in the last year, 1991, his Facsimiles of Anglo-Saxon
                            Charters, divided into three sections (1) charters written before <hi
                                rend="u">c.</hi> 900 (2) charters written between the tenth and
                            eleventh centuries and (3) charters written between <hi rend="u"
                            >c.</hi> 1100 and 1700, has completed the publication in facsimile of
                            all charters extant on single sheets of parchment written before the end
                            of the eleventh century, complementing E.A. BOND’S Facsimiles of Ancient
                            Charters in the British Museum and the Ordnance Survey Facsimiles of
                            Anglo-Saxon Manuscripts (both published in the nineteenth century).
                            KEYNES provides detailed diplomatic analysis of the wealth of material
                            here – diplomas, writs, wills and chirographs – and he will next provide
                            Anglo-Saxon Charters: Archives and Single Sheets.</p>
                        <p>Of most interest for comparative purposes is the peculiarly English
                            document the writ, of which we have examples from the end of the tenth
                            century. Written in the vernacular, in a letter form, sealed on a tongue
                            and undated, it was to determine much of the typology of royal documents
                            after the Norman Conquest. (example 1). Diplomas issued, too, by
                            Anglo-Saxon kings were in marked contrast to those of the <pb n="192"
                            />continental kingdoms. They were not sealed, included subscriptions,
                            but no symbols, beehives and so forth, and might include boundary
                            clauses in the vernacular. (example 2 – Paris, Archives Nationales,
                            Carton des rois AE 111 60 (K19, no. 6), 2 parts, diploma and writ)</p>
                        <p>Continuity, change and, of course, development are apparent in the second
                            period, in the 90 years or so between the Norman Conquest and the last
                            Anglo-Norman king, Stephen. The great strides of progress made here in
                            diplomatic began with the publication in 1913 of the now much reviled
                            first volume of the Regesta Regum Anglo-Normannorum which covered the
                            reigns of the Conqueror and Rufus.</p>
                        <p>Professor DAVID BATES (to whom I owe the following information) is now
                            engaged on a critical edition of the Conqueror’s charters. He has
                            already reduced the number of acceptable texts to about 140 (not so very
                            different in quantity from those issued under Edward the Confessor, for
                            which KEYNES suggests 120+ and CLANCHY about 100). Few of these are, of
                            course, originals. BATES has 60 or so documents not in the Regesta and
                            has removed from it a quite significant number of forgeries. He has
                            suggested the importance of continuing different diplomatic traditions –
                            English, Norman, Mancean and Angevin – and has approved KEYNES’S
                            suggestion that William the Conqueror’s English charters conform to a
                            continuation of English practice before 1066, while William’s post 1066
                            Norman charters continue Norman traditions, Maine charters preserving
                            Mancean traditions. Significant arguments of BATES concern the change
                            and growth of the use of the writ after the Domesday Survey (1086),
                            rather than after the Conquest, and an explosion in the issue of writs
                            under Henry I for whom there are some 1000 for England, while only 88
                            for him as duke of Normandy for roughly the same period. (BATES “The
                            earliest Norman writs” English Historical Review 100 (1985) 267). The
                            Latin writ emerged under the Normans and was more frequently now an
                            administrative order than a title deed. (examples 3 and 4). Under
                            Henry I, too, the diploma fades as does the use of the vernacular.
                            BATES’S point that the fusion of Anglo-Norman documentary tradition
                            belongs to the twelfth century rather than to the eleventh century is of
                            importance. BISHOP and CHAPLAIS’ pioneering work on English royal writs
                            before 1100 and CHAPLAIS’ work on the seals and original documents of
                            Henry I (English Historical Review 75, 1960 260–75) had already done
                            much to change the emphasis of the study by demonstrating that many
                            documents confidently dated to the Conqueror’s reign were in fact
                            twelfth century productions. And Mr BISHOP’S detective work Scriptores
                            Regis identified royal scribes of Henry I to Henry II, showing the move
                            away from beneficiaries’ charters towards royal chancery productions,
                            but no generic “official” script.</p>
                        <p>The third significant recent enterprise concerns our final period, 1154
                            to 1199, the reigns of Henry II and his son, Richard I. Professor HOLT
                            (with the assistance of Dr MORTIMER) has undertaken the mammoth task to
                            continue and enhance the earlier work on royal charters. As will be well
                            known here, the monumental work of DELISLE and BERGER concerned the
                            French provinces and <pb n="193"/>“the affairs of France”. There are
                            many more acts concerning England and it is HOLT’S intention to edit
                            both originals and copies for both kings and their family, including
                            Eleanor of Aquitaine and John as count of Mortain. It is the English
                            Everest to be climbed. By the end of August 1986, 3196 documents had
                            been identified, 2278 belonging to Henry II. HOLT suggests that the
                            final total will probably be between 5000 and 6000. The items have been
                            coded to indicate whether charter or writ, grant or confirmation and
                            original or copy. They will have full diplomatic commentaries. There are
                            rare bilingual charters from the beginning of Henry II’s reign,
                            specialized legal writs from the end of Richard I’s reign. Only a very
                            few letters close have survived: the tip of the iceberg perhaps of what
                            may have been a major part of the Chancery scribes’ work. So far the
                            originals of Henry II number 402 and these have been analysed by
                            Dr MORTIMER. They include 17 acts not known to BISHOP (and 22 of
                            Richard I not known to LANDON, who listed Richard’s charters in 1935).
                            Dr MORTIMER has pointed out that the bulk of the surviving acta are from
                            beneficiaries’ sources. He has produced detailed tables to show Chancery
                            and non-Chancery production. The conclusions are as follows:</p>
                        <list>
                            <item>Laymen and towns overwhelmingly use Chancery scribes.</item>
                            <item>Chancery scribes wrote the majority of writs.</item>
                            <item>The majority of general confirmations to a particular church are
                                written by unidentified scribes.</item>
                            <item>Specific confirmations are largely Chancery products.</item>
                        </list>
                        <p>Finally the documents from the first half of the reign outnumber those
                            from the second by two to one, but non-Chancery production outnumbers
                            Chancery production by 3 to 1. In short non-Chancery production becomes
                            less common, especially of writs. And while writs and specific
                            confirmations early in the reign were written by Chancery scribes,
                            general confirmations were usually drawn up outside the Chancery by the
                            beneficiaries themselves.</p>
                        <p>I can choose only one of Henry II’s charters to show as reasonably
                            representative. (example 5). All the royal titles are cited. After May
                            1172 “<hi rend="i">dei gratia</hi>” was introduced. The address is to
                            the ecclesiastics, nobility, king’s officers and subjects in that order.
                            The greeting is “<hi rend="i">salutem</hi>” and the text commences “<hi
                                rend="i">Sciatis me</hi>…”. The injunction “<hi rend="i">Quare
                                volo</hi>” etc is also in the singular. The witnesses’ clause is
                            completed by a place date. No year or day is given except in some
                            charters written outside the Chancery.</p>
                        <p>Under Richard I there are important changes with the introduction of the
                            plural from the time of the king’s coronation and the “<hi rend="i">data
                                per manum</hi>” clause, reminiscent of that of the papal chancery
                            and surviving until 1238. (example 6). It has been suggested that these
                            changes are connected with the chancellorship of William Longchamps.
                            Under Henry II the term “<hi rend="i">littere</hi>”, perhaps borrowed
                            from ecclesiastical scribes, comes to be used for royal documents: by
                            Richard’s reign perhaps “<hi rend="i">carta</hi>” was gaining the
                            restrictive meaning of grant, while writ meant administrative order.
                            Certainly by the end of the reign (1199), there is abundant evidence
                            that royal chancery instruments were classified into “<hi rend="i"
                                >carte</hi>”, “<hi rend="i">littere <pb n="194"/>patentes</hi>” and
                                “<hi rend="i">littere clause</hi>”, which determined the enrolment
                            divisions. There is scope for much more investigation now that the
                            collection of the material has taken place. Certainly I hope in my
                            retirement in the early years of the twenty-first century to be able to
                            answer on the basis of other people’s work many of the questions that
                            will doubtless be in your minds today.</p>
                        <pb n="195"/>
                        <figure>
                            <graphic url="cid1992_pl1.jpg"/>
                            <head>1. 1052–1066. Writ of Edward the Confessor. Bishop and Chaplais,
                                pl. 3.</head>
                        </figure>
                        <pb n="196"/>
                        <figure>
                            <graphic url="cid1992_pl2.jpg"/>
                            <head>2. 1053–57 and 1059. Writ and Diploma of Edward the Confessor.
                                Keynes, Facsimiles, pls. 20, 21</head>
                        </figure>
                        <pb n="197"/>
                        <figure>
                            <graphic url="cid1992_pl3.jpg"/>
                            <head>3. 1095. Writ of William II. Bishop and Chaplais, pl. 21</head>
                        </figure>
                        <pb n="198"/>
                        <figure>
                            <graphic url="cid1992_pl4.jpg"/>
                            <head>4. 1095. Writ of William II. Bishop and Chaplais, pl. 8</head>
                        </figure>
                        <pb n="199"/>
                        <figure>
                            <graphic url="cid1992_pl5.jpg"/>
                            <head>5. 1155. Charter of Henry II. Bishop, no. 424</head>
                        </figure>
                        <pb n="200"/>
                        <figure>
                            <graphic url="cid1992_pl6.jpg"/>
                            <head>6. 1190, 11. 1. Charter of Richard I.</head>
                        </figure>
                    </div>
                </body>
            </text>
            <text xml:id="art_11">
                <front>
                    <head><pb n="201"/>Das feierliche Präzept der langobardischen Fürsten von Capua
                        und Benevent</head>
                    <byline><docAuthor>Herbert Zielinski</docAuthor></byline>
                </front>
                <body>
                    <p>Der konservative Grundcharakter des abendländischen Urkundenwesens bringt es
                        mit sich, daß abrupte Änderungen in den äußeren und inneren Merkmalen
                        einzelner Urkundengruppen selten sind; wenn sie vorkommen, dürfen sie mit
                        Recht das besondere Interesse der gelehrten Forschung beanspruchen. Um einen
                        solchen Fall soll es im folgenden gehen.</p>
                    <p>Das plötzliche Aufkommen des neuen feierlichen Präzeptes der langobardischen
                        Fürsten von Capua und Benevent ist nur vor dem Hintergrund der politischen
                        Entwicklung in der Südlangobardia an der Wende vom 9. zum 10. Jahrhundert zu
                                verstehen<note><p>Auf Einzelnachweise wird im folgenden weitgehend
                                verzichtet; vgl. H. ZIELINSKI, Die südlangobardische Fürstenurkunde
                                zwischen Kaiserdiplom und Charta (Scrittura e produzione
                                documentaria nel Mezzogiorno longobardo. Atti del Convegno
                                internazionale di studio [Badia di Cava, 3–5 Ottobre 1990], a cura
                                di G. VITOLO e F. MOTTOLA. Badia di Cava 1991, S. 191–222), mit
                                zahlreichen Abbildungen im Text.</p></note>. Mir ist kein anderer
                        Fall bekannt, in dem eine innenpolitische Umwälzung, verbunden mit einem
                        Dynastiewechsel, mit solch einschneidenden Veränderungen im Urkundenwesen
                        der betroffenen Dynasten einhergegangen wäre. Worum geht es im Einzelnen
                        ?</p>
                    <p>Das schon zu Zeiten des langobardischen Königreichs weitgehend selbständige
                        langobardische Herzogtum Benevent, das im 7. und 8. Jahrhundert bis auf
                        kleine byzantinische Restgebiete zeitweilig fast ganz Süditalien vereinigte,
                        hatte auch nach der Einnahme Pavias durch Karl d. Gr. 774 fränkischen
                        Eroberungsversuchen im wesentlichen erfolgreich getrotzt. Herzog
                        Arichis II., ein Schwager des letzten Langobardenkönigs Desiderius, hatte
                        nach 774 seine neue quasikönigliche Stellung als Herrscher (<hi rend="i"
                            >dominus</hi>) der nicht unter die fränkische Herrschaft gefallenen
                        langobardischen Teilgens durch die Rangerhöhung zum Princeps und durch den
                        neuen Princeps – Titel in seinen Urkunden Ausdruck verliehen. Unter seinen
                        Nachfolgern kam es zur Teilung des Principats; neue Teilresidenz wurde in
                        den 840er Jahren Salerno.</p>
                    <p>Mit Kaiser Ludwig II., dem ältesten Sohn Kaiser Lothars I., der schon 840 in
                        dessen Vertretung in Pavia zurückgeblieben war, setzte in Rivalität zu
                        Byzanz eine neue Phase fränkischer Eroberungsversuche in Süditalien ein –
                        zusätzlich stimuliert durch das dreiste Auftreten sarazenischer Freibeuter,
                        die 844 sogar St. Peter in Rom geplündert hatten. Ludwig II., der <hi
                            rend="i">imperator Italiae</hi> wie er von Hinkmar von Reims etwas
                        geringschätzig genannt wird, verlegte Ende 866 seine Residenz nach Benevent,
                        nachdem er zuvor Capua und Salerno unterworfen bzw. zur Anerkennung seiner
                        Oberhoheit gezwungen hatte, und entriß 871 nach langer Belagerung mit
                        byzantinischer Flottenunterstützung Bari wieder den Sarazenen. Nach dem
                        Aufstand des Fürsten Adelchis II. von Benevent gegen ihn noch im selben Jahr
                        wich er 872 für über ein Jahr nach Capua aus. Das unter dem Grafen und
                        Bischof Landulf II. (863–879) aufstrebende „neue“ Capua wurde damals – neben
                        den schon traditionell den Frankenherrschern nahestehenden großen
                        Benediktinerabteien Montecassino <pb n="202"/>und S. Vincenzo al Volturno –
                        zum neuen Zentrum der fränkischen Herrschaft in Süditalien<note><p>Vgl. N.
                                CILENTO, Capua e Montecassino nel IX secolo (Montecassino. Dalla
                                prima alla seconda distruzione. Momenti e aspetti di storia
                                cassinese [Secc. VI-IX]. Atti del II Convegno di studi sul medioevo
                                meridionale [Cassino – Montecassino, 27–31 maggio 1984], a cura di
                                F. AVAGLIANO. Montecassino 1987, S. 347–362) S. 356.</p></note>.</p>
                    <p>Nach dem Tod des politisch letztlich gescheiterten Kaisers 875 gerieten die
                        südlangobardischen Fürsten wieder stärker unter byzantinischen Einfluß.
                        Während die fränkischen Nachfolgekämpfe um das Erbe Ludwigs II. ganz
                        Oberitalien jahrzehntelang nicht zur Ruhe kommen ließen, setzte sich Byzanz
                        unter Kaiser Basileios I. dauerhaft in Bari fest. Schon Fürst Aio II. von
                        Benevent (884–890) unterstellte sich wahrscheinlich 887 für kurze Zeit
                        formal dem byzantinischen Kaiser. Nach seinem Tode (890), als in Benevent
                        Aios unmündiger Sohn Ursus residierte, nutzten byzantinische Truppen die
                        Gunst der Stunde und eroberten (891) nach mehrmonatiger Belagerung die
                        Stadt, in der jetzt der byzantinische Stratege Symbatikios seinen Sitz
                                nahm<note><p>Abt Ragemprand von Montecassino ließ sich 892 den
                                Klosterbesitz von Symbatikios bestätigen: H. HOFFMANN, Die älteren
                                Abtslisten von Montecassino (Quellen und Forschungen aus
                                italienischen Archiven und Bibliotheken 47. 1967, S. 224–354)
                                S. 265.</p></note>. Das byzantinische Tema Langobardia wurde damals
                        als neue Verwaltungseinheit für die eroberten Gebiete eingerichtet.</p>
                    <p>Die direkte byzantinische Herrschaft währte bis 895, als der fränkische
                        Markgraf Wido IV. von Spoleto, wahrscheinlich ein Neffe des ein Jahr zuvor
                        gestorbenen Kaisers Wido, mit Unterstützung des mit ihm verwandten Fürsten
                        Waimar I. von Salerno die Stadt besetzte. Zusammen mit der Kaiserin
                        Ageltrude, einer Tochter des Fürsten Adelchis II. von Benevent, übergab er
                        die Stadt kurz vor seinem Tode (897) mit dem Einverständnis des
                        Widonenkaisers Lambert wieder dem Fürsten Radelchis II., einem Bruder der
                        Ageltrude, der schon zu Beginn der 80er Jahre in Benevent regiert hatte.
                        Nach dem plötzlichen Tode Lamberts am 15. Oktober 898, mit dem die
                        widonischen Hoffnungen auf die <hi rend="i">Renovatio regni Francorum</hi>
                        endgültig zerrannen, konnte sich Radelchis II. nur noch für kurze Zeit in
                        Benevent halten. Im Januar 900 wurde die Stadt mit Unterstützung
                        oppositioneller beneventanischer Kreise von Graf Atenolf von Capua
                        (887–910), dem Neffen Landulfs II., der 887 die Alleinherrschaft über Capua
                        erlangt hatte, erobert. In der von Arichis II. gegründeten vornehmsten
                        Kirche der Stadt, der „Staatskirche“ S. Sophia, ließ er sich anschließend
                        feierlich zum neuen Princeps proklamieren.</p>
                    <p>Mit der ersten Urkunde des neuen Fürsten von Benevent und Capua beginnt ein
                        völlig neuer Abschnitt im Urkundenwesen der beneventanischen Fürsten, das
                        bis zu diesem Zeitpunkt ausgesprochen konservativ gewesen war. Während
                        Arichis II. nach 774 parallel zu seiner Rang- und Titelerhöhung ein
                        weitgespanntes herrscherliches Repräsentationsprogramm entwickelt hatte, das
                        – um nur die wichtigsten Stichworte zu nennen – durch Reichskirchenbau und
                        Münzprägung, Gesetzestätigkeit und Bildnisrecht, Hofzeremoniell und
                        Mitherrschertum charakterisiert war, lassen sich vergleichbare
                        Aufwertungstendenzen in seinen Urkunden nicht nachweisen. Das
                        beneventanische Herzogspräzept des ausgehenden 8. und 9. Jahrhunderts war
                        und blieb – ähnlich wie die langobardische Königsurkunde – von wenig
                        feierlichem Äußeren (Abb. 1). Es ähnelt auf den ersten Blick eher einer
                        gewöhnlichen Charta als einer fränkischen Königsurkunde. Lediglich das vor
                        dem <hi rend="i">Actum</hi> in der Mitte des unteren Viertels eingedrückte
                        Wachssiegel, der Fortfall der Zeugenunterschriften sowie die in vergrößerter
                        Schrift gehaltene Schlußdatierung zeichneten das beneventanische Präzept vor
                        der gewöhnlichen Charta aus. Ob es tatsächlich <pb n="203"/>Arichis war, der
                        diese Auszeichnungsschrift, die übrigens keineswegs mit der fränkischen
                        Elongata gleichgesetzt werden darf, eingeführt hätte, wie dies einmal
                        beiläufig vermutet wurde<note><p>E. GARMS-CORNIDES, Die langobardischen
                                Fürstentitel (774–1077) (Intitulatio II. Lateinische Herrscher- und
                                Fürstentitel im neunten und zehnten Jahrhundert, hrsg. von H.
                                WOLFRAM. Wien-Köln-Graz 1973 [Mitteilungen des Instituts für
                                Österreichische Geschichtsforschung. Ergänzungsband XXIV]
                                S. 341–451) S. 348.</p></note>, ist keineswegs erwiesen.</p>
                    <p>Ganz anders als das alte langobardische Präzept präsentiert sich dagegen die
                        neue Urkunde Atenolfs von Capua und Benevent, von VOIGT nicht zu Unrecht als
                        „feierliches Privileg“ bezeichnet<note><p>K. VOIGT, Beiträge zur Diplomatik
                                der langobardischen Fürsten von Benevent, Capua und Salerno. Diss.
                                Göttingen 1902, S. 17 u. ö.</p></note>. Von April 901 datiert die
                        erste im Original überlieferte Urkunde des neuen Fürsten (Abb. 2). Sie ist
                        durch und durch Herrscherurkunde, „mächtige“ Urkunde, erkennbar an der
                        ausgeprägten Elongata in Protokoll und Eschatokoll, dem neuen, fast
                        quadratischen Format, der ausgeprägten Urkundenminuskel des Kontextes mit
                        ihren markant verzierten Oberlängen, der klaren Gliederung in Eingangszeile,
                        Hauptkörper und Schlußteil, überhaupt dem Layout, also der Verteilung der
                        Schrift und der graphischen Symbole im Pergamentraum, das wie bei jeder
                        herrscherlichen Urkunde durch die Verschiebung der optischen Mitte in die
                        untere Bildhälfte und den großzügigen Umgang mit dem Schreibraum
                        charakterisiert ist<note><p>Vgl. P. RÜCK, Die Urkunde als Kunstwerk
                                (Kaiserin Theophanu. Begegnung des Ostens und Westens um die Wende
                                des ersten Jahrtausends, hrsg. von A. van EUW u. P. SCHREINER,
                                Bd. II. Köln 1991, S. 311–333) S. 330.</p></note>.</p>
                    <p>Hinzu kommen mehrere auffällige graphische Symbole und Zeichen, die der neuen
                        Urkunde von vornherein den Charakter des Unverwechselbaren, des nur für die
                        Fürsten von Capua und Benevent Typischen verleihen: das große, bis auf die
                        zweite Zeile herabreichende Zierkreuz, das das kleine einfache Kreuz des
                        Präzeptes ersetzt hat, und, noch auffälliger, das große, in Rot gezeichnete,
                        kreuzförmige Monogramm des Fürsten. Es versteht sich von selbst, daß auch
                        das relativ gut erhaltene Wachssiegel mit dem Brustbild des Fürsten inmitten
                        des unteren Drittels der Urkunde am Ende der Signumzeile zu den typischen
                        Merkmalen der Herrscherurkunde zählt.</p>
                    <p>Der optische Gesamteindruck des neuen feierlichen Präzeptes läßt unschwer den
                        Einfluß und das Vorbild der fränkischen Königsurkunde erkennen, wie sie den
                        südlangobardischen Fürsten, nicht zuletzt auch den Gastalden und Grafen von
                        Capua, durch das Wirken Kaiser Ludwigs II. und der Widonenkaiser Wido und
                        Lambert in Süditalien vermittelt worden ist. Von einer pauschalen Übernahme
                        oder gar Kopie der äußeren Merkmale der fränkischen Königsurkunde kann man
                        aber auf keinen Fall sprechen.</p>
                    <p>Im Unterschied zur fränkischen Königsurkunde fehlt in der Urkunde Atenolfs
                        vor allem die Rekognitionszeile mit dem charakteristischen
                        Rekognitionszeichen, dem sogen. Bienenkorb. An ihrer Stelle findet sich auf
                        neuer Zeile eine in Kontextschrift ausgeführte einfache Schreiberformel, die
                        keinerlei hierarchisch gegliederte Kanzlei erkennen läßt. Auch die
                        Signumzeile Atenolfs entspricht nicht völlig dem fränkischen Vorbild, ist
                        sie doch vor allem durch die ansonsten im abendländischen Urkundenwesen
                        unbekannte und schon daher byzantinischen Einfluß verratende rote
                        Tintenfarbe des großen Namensmonogramms charakterisiert. Auch die graphische
                        Form des kreuzförmigen, um das kleine o gruppierten Monogramms entspricht
                        keineswegs dem seit Ludwig d. Fr. üblichen fränkischen Kastenmonogramm,
                        sondern ist älteren langobardischen Ursprungs.</p>
                    <p>Das für die fränkische Königsurkunde so überaus charakteristische Chrismon
                        ist <pb n="204"/>von den Schreibern des neuen feierlichen Präzeptes der
                        Fürsten von Capua und Benevent nicht aufgegriffen worden. Das an seiner
                        Stelle am Urkundenanfang kunstvoll gezeichnete große Zierkreuz ist
                        eigenständig entwickelt worden. Das Kreuz hat im Herrscherzeremoniell der
                        Langobarden von altersher eine große Rolle gespielt. Auffallend große Kreuze
                        finden sich wieder auf südlangobardischen Münzen. Das Motiv des ein Kreuz in
                        seiner rechten Hand wie ein Szepter emporhaltenden Fürsten treffen wir auch
                        auf dem Vordersiegel der gezeigten Urkunde Atenolfs an.</p>
                    <p>Schließlich findet auch die Eigenart der Schreiber, die erste, in Elongata
                        gezeichnete Zeile genau mit einer kurzen Standardarenga abschließen zu
                        lassen, in der fränkischen Königsurkunde keine Parallele. Man wird sogar
                        vermuten dürfen, daß der ausschließliche Gebrauch dieser kurzen
                        Standardarenga, die wegen ihrer eliptischen Fassung aus einer längeren
                        Version abgeleitet sein muß, gerade aus den Bestrebungen der Schreiber
                        resultiert, die Eingangszeile genau mit der Arenga enden zu lassen.</p>
                    <p>Zuguterletzt entbehren auch einige graphische Eigentümlichkeiten, die
                        teilweise schon in den ersten Urkunden Atenolfs begegnen, teilweise aber
                        auch erst später auftauchen, jeglichen fränkischen Vorbilds, sind vielmehr
                        genuin langobardische Entwicklungen, vielleicht durch byzantinische
                        Vorbilder angeregt<note><p>Vgl. H. ZIELINSKI, Auszeichnungsschriften,
                                graphische Zeichen und Symbole in den Urkunden der langobardischen
                                Fürsten von Benevent, Salerno und Capua (774–1077) (Graphische
                                Symbole in mittelalterlichen Urkunden, hrsg. von Peter RÜCK
                                [Historische Hilfswissenschaften 3] Sigmaringen 1996).</p></note>.
                        Während die in Capua von dortigen Schreibern ausgestellten Urkunden das
                        Datum im Eschatokoll (<hi rend="i">Data</hi> nebst Tagesangabe) in
                        vergrößerter Kontextschrift auszeichnen, sind die in Benevent ausgestellten
                        Urkunden seit der Mitte des 10. Jahrhunderts durch ein auffällig großes
                        Majuskel – A im Wort <hi rend="i">Actum</hi> gekennzeichnet. Dieses hängt
                        seinerseits vielleicht mit der gleichermaßen auffälligen Betonung des <hi
                            rend="i">Actum-A</hi> in einigen älteren Präzepten zusammen – dort
                        allerdings in Form eines in Schlangenlinie nach oben verlängerten kursiven
                        offenen <hi rend="i">a</hi>. Denselben Tendenzen zur Standardisierung und
                        graphischen Betonung stereotyper Urkundenformeln entspringt die auffällig
                        große <hi rend="i">P</hi> (<hi rend="i">er</hi>) – Kürzung, mit der schon in
                        den ersten neuen Privilegien die Dispositio eingeleitet wird: <hi rend="i"
                            >p</hi> (<hi rend="i">er</hi>) <hi rend="i">quos omnino
                        sancimus</hi>…</p>
                    <p>Alle diese graphischen Eigentümlichkeiten erlauben dem Betrachter der Urkunde
                        nicht nur eine rasche Textorientierung, sie verleihen der Urkunde auch
                        optisch den Charakter des Besonderen, Feierlichen, Typischen, machen sie von
                        vornherein kenntlich als in Capua oder Benevent ausgestellte Fürstenurkunde.
                        Vergleichbare Motive sind etwa auch bei der Verwendung der
                        Reservatbuchstaben in der byzantinischen Kaiserurkunde zu unterstellen.
                        Möglicherweise hat die byzantinische Kaiserurkunde nicht nur durch die rote
                        Farbe des Monogramms, sondern auch durch solche Eigentümlichkeiten auf die
                        südlangobardische Fürstenurkunde eingewirkt.</p>
                    <p>Das Vorbild der fränkischen Königsurkunde ist im Formular der neuen
                        südlangobardischen Fürstenurkunde in einem sehr viel stärkeren Maße als in
                        den äußeren Merkmalen nachweisbar. Während das ältere langobardische Präzept
                        die im fränkischen Diplom übliche Dreigliederung in Protokoll, Kontext und
                        Eschatokoll vermeidet und sogar so typische Formeln wie Arenga und
                        Promulgatio, Corroboratio und Signumzeile (bis auf wenige Ausnahmen) völlig
                        vermissen läßt, treffen wir in <pb n="205"/>der Urkunde Atenolfs von Capua
                        die genannten Formeln ohne Ausnahme und genau in der Reihenfolge an, die uns
                        aus der fränkischen Königsurkunde so vertraut ist. Bemerkenswert ist dabei
                        wieder die schon in den äußeren Merkmalen festgestellte Tendenz zur
                        weitgehenden Standardisierung und Harmonisierung. Die fränkische
                        Königsurkunde hat bekanntlich trotz einer gleichbleibenden Grundstruktur
                        vielfältig regional und historisch – kanzleigeschichtlich differenzierte
                        Urkunden hervorgebracht, die überhaupt erst die Voraussetzung für die
                        Diktatuntersuchungen der diplomatischen Forschung darstellen. Nicht so die
                        neue südlangobardische Fürstenurkunde. Aus dem offensichtlich den
                        Kanzelisten Atenolfs zur Verfügung stehenden Fonds fränkischer Diplome
                        schaffen sie ein relativ knappes, vielfältig verwendbares Standardmuster,
                        das in der Folgezeit im wesentlichen unverändert tradiert wird.</p>
                    <p>Die einmal ausgewählte Invocatio <hi rend="i">In nomine domini Salvatoris
                            nostri Iesu Christi Dei eterni</hi> wird stets beibehalten, die kurze
                        Arenga <hi rend="i">Cum principalis excellentia petitione dilecti sui iuste
                            petentis clementer favet</hi> kaum variiert. Die Intitulatio lautet bis
                        auf wenige Ausnahmen <hi rend="i">Atentolfus divina ordinante providentia
                            Langobardorum gentis princeps</hi>. Auch die Promulgatio <hi rend="i"
                            >Quapropter noverit omnium fidelium nostrorum presentium scilicet ac
                            futurorum sollertia</hi> wird kaum abgewandelt. Selbst die einleitenden
                        Worte der Dispositio mit dem überaus charakteristischen <hi rend="i">per
                            quos omnino sancimus</hi> sind weitgehend standardisiert. Gleiches gilt
                        für die Corroboratio (<hi rend="i">Ut autem hec nostra concessio verius
                            observetur, manu propria scripsimus et ex anulo nostro subter iussimus
                            sigillari</hi>) und das gesamte Eschatokoll (<hi rend="i">Signum</hi>
                        [M] <hi rend="i">domni Atentolfi serenissimi principis</hi> [SI]. / <hi
                            rend="i">Petrus clericus et scriba ex iussione supradicte potestatis /
                            Dat. IIII. Id. Aprelis anno secundo principatus domni Atentolfi
                            excellentissimi principis, indictione quarta. Actum in civitate
                            Capuana</hi>).</p>
                    <p>Obwohl man für jede Formel und fast jede Wendung Parallelen in der
                        fränkischen Königsurkunde aufzeigen kann<note><p>Vgl. etwa <hi rend="i"
                                    >fieri decrevimus apices, per quos… firmamus et omnino
                                    sancimus</hi> (D Lo. I. 50, 840 Dez. 4); <hi rend="i">apices eis
                                    fieri ac dari decrevimus, per quos decernimus atque omnino
                                    sancimus</hi> (D Lo. I. 53, 841 Jan. 21).</p></note>, hat es ein
                        bestimmtes fränkisches Diplom oder eine bestimmte Diktatgruppe, die den
                        Kanzlisten Atenolfs als Vorbild gedient hätte, offensichtlich nicht gegeben.
                        Selbst jene fränkisch-italische Spät- und Sonderform, wie sie in der
                        Spätzeit Ludwigs II., etwa zeitgleich mit seinem Eingreifen in Süditalien in
                        der Mitte der 60er Jahre, entstanden ist – auf diesen Urkunden, die ich in
                        anderem Zusammenhang schon einmal näher untersucht habe<note><p>H.
                                ZIELINSKI, Regesta Karolorum. Zu einem neuen Projekt der Regesta
                                Imperii. Mit Ausblicken auf Urkunden und Kanzlei Kaiser Ludwigs II.
                                (Archiv für Diplomatik 29. 1983, S. 285–309).</p></note>, basieren
                        auch die fränkisch-italischen Diplome eines Berengar und vor allem der
                        Widonen, mit denen die südlangobardischen Fürsten nicht nur politisch
                        konfrontiert wurden, sondern mit denen sie auch verwandtschaftlich verbunden
                        waren – hat keinen dominierenden Einfluß ausgeübt.</p>
                    <p>Wie bei einer Collage üblich haben die ersten Kanzlisten Atenolfs die ihnen
                        passend erscheinenden Formeln aus dem ihnen zur Verfügung stehenden
                        fränkischen Urkundenfonds gewissermaßen herausgelöst und neu
                        zusammengesetzt. So entstand eine für fast alle gewöhnlichen Rechtsinhalte
                        zutreffende Standardform, die in der Folgezeit kaum noch weiterentwickelt,
                        jedenfalls nicht durch weitere Vorbilder aus dem reichen fränkischen
                        Urkundenschatz angereichert und erweitert wurde.</p>
                    <p><pb n="206"/>Dieser auf weitgehende Effizienz ausgerichteten Arbeitsweise
                        entspricht es auch, daß die Kanzlisten Atenolfs gerade jene äußeren Merkmale
                        der fränkischen Königsurkunde haben fallen lassen, deren Bedeutung den
                        Zeitgenossen nicht oder kaum noch verständlich war, nämlich das seinen
                        ursprünglichen Sinn kaum noch offenbarende Chrismon und das völlig
                        sinnentleerte Rekognitionszeichen – beides übrigens Merkmale, die die
                        jüngeren abendländischen Urkunden bald ebenfalls abstoßen sollten.</p>
                    <p>Wer aber hat die neue Fürstenurkunde Atenolfs konzipiert ? Hat Atenolf schon
                        als Graf von Capua Urkunden ausgestellt, die sich stärker an fränkischen
                        Vorbildern als an der gewöhnlichen langobardischen Charta orientiert haben ?
                        Oder haben seine Kanzlisten – sei es nun der sich schon in der ersten
                        überlieferten Urkunde als Schreiber nennende und noch bis 928 bezeugte <hi
                            rend="i">Petrus clericus ac scriba</hi> oder ein dahinterstehender
                        ungenannter Diktator und Kanzleileiter – die neue Urkunde nach der
                        Rangerhöhung des Grafen ad hoc entwickelt, wofür allein schon die
                        chronologische Abfolge, d. h. die dichte zeitliche Aufeinanderfolge von
                        alter und neuer Urkunde, spricht ?</p>
                    <p>Da keine Urkunden aus der gräflichen Epoche der neuen capuanischen Dynastie
                        überliefert sind, weder Grafen- noch Bischofsurkunden, sind wir bei der
                        Beantwortung dieser Frage weitgehend auf Hypothesen angewiesen. Zwar ist es
                        richtig, daß, wie schon PRATESI erkannt hat<note><p>A. PRATESI, Le
                                cancellerie dei principi longobardi dell’Italia meridionale. Spunti
                                per una revisione delle conoscenze attuali (Miscellanea in onore di
                                RUGGERO MOSCATI. Napoli 1985, S. 47–59) S. 56.</p></note>, die
                        eliptisch verkürzte Arenga der Urkunde Atenolfs voraussetzt, daß den
                        Schreibern schon um 900 die ungekürzte Fassung geläufig war<note><p>VOIGT,
                                Beiträge, Nr. 123 (Juni 902) ist sie ausnahmsweise zur Gänze
                                überliefert: <hi rend="i">Cum principalis excellentia petitione
                                    dilectorum suorum iuste petenti clementer favet, non solum eos,
                                    quibus haec impendit, devotiores obsequiis reddit, verum etiam
                                    divinam maiestatem sibi propensius parare creditur
                                    adiutricem.</hi></p></note>, doch muß diese vollständige Fassung
                        nicht notwendigerweise bereits in Grafenurkunden Atenolfs vorgekommen sein.
                        Bei der eigentümlichen Arbeitweise des Konzipienten kann sie genausogut in
                        den ihm zur Verfügung stehenden fränkischen Königsurkunden vorgekommen sein.
                        Ihr Gedankengut ist traditionell, und wenn sich auch ihr Wortlaut exakt in
                        dieser Form nicht nachweisen läßt, sind die vielen Parallelen in den
                        fränkischen Königsurkunden doch unübersehbar.</p>
                    <p>Eine wichtige, bislang wenig beachtete Voraussetzung für das Aufkommen der
                        neuen Fürstenurkunde stellt der parallele tiefgreifende Wandel im Kreis der
                        für die Anfertigung der Fürstenurkunden zuständigen Kanzlisten dar. Vor 900
                        wurden die Präzepte der Fürsten von Benevent durchweg von Laiennotaren
                        verfaßt. Diese Notare standen zwar in einer engen Beziehung zum Fürsten,
                        haben aber nie ausschließlich für diesen gearbeitet, sondern auch
                        gewöhnliche Chartae vor allem für dem Hof nahestehende Privatleute
                        geschrieben.</p>
                    <p>Nach 900 werden die Fürstenurkunden sowohl in Benevent als auch in Capua
                        zunächst ausschließlich von Klerikern geschrieben, die sich schon durch
                        ihren neuen Scriba – Titel von den älteren Notaren unterscheiden. Bei diesen
                        Klerikern haben wir es wahrscheinlich mit Hofgeistlichen zu tun, die im
                        Unterschied zu den älteren Notaren nunmehr ausschließlich für den Fürsten
                        arbeiten.</p>
                    <p>Im Kreise dieser Hofgeistlichen, die Atenolf wohl schon vor 900 gedient haben
                        und die unbeeinflußt von der Schultradition des älteren langobardischen
                        Urkundenwesens waren, haben wir wahrscheinlich auch jenen führenden
                        Geistlichen zu suchen, der die neuen feierlichen Präzepte konzipiert
                        hat.</p>
                    <p><pb n="207"/>Woher nahm dieser Geistliche aber den fränkischen Urkundenfonds,
                        den er baukastenartig bei seiner Tätigkeit herangezogen hat ? In diesem
                        Zusammenhang verdient es Beachtung, daß sowohl der Konvent des Klosters
                        Montecassino als auch der des Klosters S. Vincenzo al Volturno nach der
                        Zerstörung ihrer Klöster durch die Sarazenen in den Jahren 881 bis 883 enge
                        Kontakte zu Atenolf von Capua geknüpft und eine vorübergehende Bleibe in
                        oder bei Capua gefunden hatten<note><p>Über die damaligen Ereignisse werden
                                wir vor allem durch die Chronik des Klosters Montecassino
                                informiert. Vgl. CILENTO, Capua, bes. S. 358f. Der Konvent von
                                Montecassino war nach 883 zunächst in das etwa 15 km nördlich von
                                Capua gelegene Teano gegangen (in Teano war der Vater Atenolfs I.,
                                Landonolf, Gastalde gewesen; vgl. die Stammtafel bei N. CILENTO, Le
                                origini della Signoria capuana nella Longobardia minore, Roma 1966,
                                S. 83). Ihre neue Bleibe in Teano brannte aber 896 ab. 914 gingen
                                die Mönche schließlich auf Bitten der Fürsten nach Capua. Vgl. auch
                                HOFFMANN, Abtslisten, S. 266f.</p></note>. Klöster aber besaßen
                        zahlreiche fränkische Herrscherurkunden. Die Hofgeistlichen Atenolfs, wo
                        immer sie auch herstammten, werden fraglos schon vor der Rangerhöhung ihres
                        Herrn mit diesen traditionellen Zentren fränkischer Kultur in Berührung
                        gekommen sein<note><p>Um nur ein Beispiel zu nennen: 887 ging eine
                                Gesandtschaft Atenolfs I. zu Papst Stephan V. nach Rom, der u. a.
                                der Abt des Klosters S. Vincenzo al Volturno, Maio, und der Diakon
                                des Klosters Montecassino, Dauferius, angehörten: Erchempert,
                                Historia Langobardorum Beneventanorum, c. 65, ed. G. WAITZ (MGH SS
                                rer. Langob., 1878) S. 260; vgl. CILENTO, Capua,
                        S. 358f.</p></note>. Die Vermutung liegt daher nahe, daß der für die
                        Konzipierung der neuen Fürstenurkunde verantwortliche Geistliche die
                        Urkundenschätze der beiden genannten Klöster ausgeschlachtethat. Vielleicht
                        läßt sich diese Hypothese durch detaillierte Diktatuntersuchungen noch
                        erhärten. Jedenfalls steht fest, daß der Konvent von Montecassino um 900
                        nicht nur enge Kontakte zu Atenolf I. unterhalten, sondern daß auch der neue
                        Fürst die Mönche ganz besonders gefördert hat<note><p>Von 901 bis 950 sind
                                24 Urkunden der Fürsten von Capua / Benevent überliefert, von denen
                                allein 16 an Montecassino gingen oder zumindest aus dortiger
                                Überlieferung stammen. Zwei weitere waren für S. Vincenzo al
                                Volturno bestimmt.</p></note>.</p>
                    <p>Die weitere Entwicklung der südlangobardischen Fürstenurkunden soll
                        abschließend nur kurz skizziert werden<note><p>Schon VOIGT, Beiträge, hat zu
                                Beginn unseres Jahrhunderts die wesentlichen Entwicklungslinien
                                aufgezeigt.</p></note>. Neben dem feierlichen Präzept Atenolfs haben
                        dessen Kanzlisten von vornherein auch ein einfaches Präzept konzipiert, das
                        vor allem die Signumzeile mit dem Monogramm sowie die Elongata der ersten
                        Zeile fortläßt und überhaupt in seinem einfachen Aufbau eher dem älteren
                        Präzept als der neuen feierlichen Urkunde ähnelt<note><p>Das erste einfache
                                Präzept stammt von 902 Mai (VOIGT, Nr. 122).</p></note>.</p>
                    <p>Die in Benevent ausgestellten feierlichen Präzepte unterscheiden sich in
                        unwesentlichen Einzelheiten von den aus Capua stammenden; auch wurden sie
                        durchweg von anderen Schreibern mundiert, so daß wir von zwei
                        unterschiedlichen Beurkundungsstellen auszugehen haben.</p>
                    <p>Nach dem Tode Landolfs IV. (982) zerfällt das Fürstentum wieder in die
                        Teilfürstentümer Benevent und Capua. In Capua folgt dem letzten
                        langobardischen Fürsten Landulf VI. 1062 der erste normannische Fürst
                        Richard I., der die Stadt zuvor nach mehrjähriger Belagerung erobert hat.
                        Die letzte Urkunde eines langobardischen Fürsten von Benevent datiert von
                                1077<note><p>Landulf VI. starb damals ohne Erben, die Stadt selbst
                                fiel an die Römische Kirche, das Umland wurde
                            normannisch.</p></note>.</p>
                    <p>Im Unterschied zu den beneventanischen Fürstenurkunden setzen die Präzepte
                        der Fürsten von Salerno die Tradition des älteren langobardischen Präzepts
                        nach 900 ungerührt fort<note><p>Zur Geschichte des Fürstentums Salerno und
                                zu den dortigen Urkunden vgl. jetzt H. TAVIANI-CAROZZI, La
                                principauté lombarde de Salerne (IX<hi rend="sup">e</hi>–XI<hi
                                    rend="sup">e</hi> siècle). Pouvoir et société en Italie lombarde
                                méridionale, I-II, Rome 1991 (Collection de l’École française de
                                Rome 152).</p></note>. Erst zu Beginn des 11. Jahrhunderts, auch
                        dort mit der Tätigkeit von Hofgeistlichen anstelle von Laiennotaren,
                        entwickeln sie feierlichere äußere Formen, die sich allerdings nicht am
                        Vorbild der Fürsten von Capua oder am Vorbild der ottonisch-salischen
                        Kaiserurkunde orientieren. Auffälligstes äußeres Herrschaftszeichen der
                        salernitanischen Fürstenurkunden des 11. Jahrhunderts ist das relativ große,
                        eingedrückte Wachssiegel<note><p>Vgl. P. DELOGU, Mito di una città,
                                meridionale (Salerno, secoli VIII-XI), Napoli 1977,
                            Fig. 3–7.</p></note>. Fürst Waimar IV. von Salerno hat von 1038 bis 1047
                        auch über Capua geherrscht. Die in Capua von ihm ausgestellten Urkunden
                        wurden nach dem Vorbild der dort üblichen Privilegien mundiert. Auch Salerno
                        wurde 1077 von den Normannen erobert.</p>
                    <p>Die Edition der über 300 langobardischen Fürstenurkunden stellt ein
                        dringendes <pb n="208"/>Desiderat der diplomatischen Forschung dar. Ihre
                        Aufnahme in ein Faksimile – Corpus der abendländischen Herrscherurkunden
                        scheint mir unabdingbar.</p>
                    <pb n="210"/>
                    <figure>
                        <graphic url="cid1992_bild1.jpg"/>
                        <head>1. 810. Grimoald IV. von Benevent. Voigt, Nr. 34</head>
                    </figure>
                    <pb n="211"/>
                    <figure>
                        <graphic url="cid1992_bild2.jpg"/>
                        <head>2. 925, 23. 2. Capua. Atentolf II von Capua. Voigt, Nr. 130</head>
                    </figure>
                </body>
            </text>
            <text xml:id="art_12">
                <front>
                    <head><pb n="213"/>Die skandinavischen Königsurkunden um 1200</head>
                    <byline><docAuthor>Herluf Nielsen</docAuthor></byline>
                </front>
                <body>
                    <p>Die Gesamtzahl der im Original überlieferten dänischen, schwedischen und
                        norwegischen Pergamenturkunden vor 1200 ist gering. Deshalb wird es
                        schwierig sein, generelle Schlußfolgerungen vorzulegen. Ich möchte nur
                        darauf hinweisen, daß es in Dänemark nur drei gibt, eine davon nur
                        fragmentarisch überliefert<note><p>1135: Atlas, Nr. 1; Druck: D.D. II, 1963,
                                Nr. 63.</p></note>, und diese wird außerdem seit 1988 als mögliche
                        Abschrift angesehen<note><p>Paläographischer Versuch von S. KROON, in:
                                Skandia, Tidskrift för historisk forskning, Bd. 55, Lund 1989,
                                S. 233 flg.; Vgl. auch E. HOFFMANN, in: Deutsches Archiv f.
                                Erforschung d. MA, Bd. 47, 1991, S. 223.</p></note>. In Schweden
                        gibt es höchst zehn Originalurkunden vor 1200 aus der Zeit des Königs Knut
                        Eriksson, des Sohnes Eriks des Heiligen (1167–1195)<note><p>ÖBERG,
                            S. 5.</p></note>, aus Norwegen keine einzige Originalurkunde. Auch aus
                        der Zeit des dänischen Königs Waldemars des Großen (1157–1182) ist keine
                        einzige erhalten geblieben, nur jüngere Abschriften. Dagegen haben wir eine
                        undatierte Urkunde des Königs Knut VI., des ältesten Sohnes Waldemars I.,
                        die um 1194 datiert werden muß<note><p>Atlas, Nr. 988; D. D. III, 1976–1977,
                                Nr. 202.</p></note>. Die einzige wichtige Originalurkunde bleibt
                        somit die Urkunde des dänischen Königs Erik Lam von 1140<note><p>Atlas,
                                Nr. 2; D. D. II, Nr. 78.</p></note>, die ich nun hier behandeln
                        werde. Weiters erlaube ich mir, die Urkunden des Königs Waldemar II. des
                        Siegers (1202–1241) und seiner Söhne miteinzubeziehen, um eine breitere
                        Grundlage zu gewinnen. Wegen des gesamten spröden Materials haben Frau
                        BIRGITTA FRITZ, Stockholm, und ich verabredet, daß ich die schwedischen
                        Urkunden zusammen mit den dänischen beschreibe, und ich möchte hier Frau
                        FRITZ für wertvolle Hilfe und Hinweise sowie für mehrere Fotografien
                        danken.</p>
                    <p>Betrachten wir also zuerst das Privilegium des Königs Erik Lam für das
                        St. Petri Kloster bei Naesved aus Seeland aus dem Jahre 1140<note><p>[Texte
                                manquant].</p></note>. Sie ist auf Pergament geschrieben – 44
                        Zentimeter hoch, 33 Zentimeter breit. Es gibt hier eine Plikatur, an welcher
                        sich noch Überreste der roten seidenen Siegelfäden erhalten haben. Auch die
                        blinde Linierung kann man spüren. Der Schreiber läßt die Zeilen beinahe von
                        Rand zu Rand gehen. Er gebraucht die karolingische diplomatische Minuskel
                        mit sehr stark verlängerten Oberlängen in den Buchstaben <hi rend="i">d,
                            s</hi> und <hi rend="i">l</hi>, der Buchstabe <hi rend="i">d</hi>
                        überall mit senkrechtem Rückenstrich. Das allgemeine Abkürzungszeichen ist
                        in Form einer Schleife, es gibt einige Abkürzungen mit überschriebenen
                        Vokalen, unter anderem das sg. merowingische <hi rend="i">a</hi> und sonst
                            <hi rend="i">i</hi>. Er verwendet die <hi rend="i">s-t-</hi>Ligatur und
                            <hi rend="i">&amp;-</hi>Ligatur, aber nicht die tironische Note 7 für
                            <hi rend="i">et</hi>. Besonders hervorzuheben ist noch die Verwendung
                        von <hi rend="i">e-</hi>caudatum. Die Buchstaben <hi rend="i">r</hi> und <hi
                            rend="i">s</hi> haben dann und wann Unterlänge. Mehrere große Buchstaben
                        sind vergrößerte kleine (Minuskel). Die Apprecatio am Ende der Urkunde
                        schließt mit <hi rend="i">AMEN</hi> in Majuskeln, ein wenig spatiiert, der
                        Schreiber hat aber nicht versucht, die Buchstaben waagrecht zu strecken, um
                        die Linie gänzlich auszufüllen. Es gibt noch Raum für eine Linie vor dem
                        Umbug.</p>
                    <p>Der Diktator der Urkunde hat es bevorgezogen mit einer Arenga einzuleiten,
                        die inhaltlich ein langes Beispiel des sg. Oblivio – memoria – Typus ist,
                        erst danach <pb n="214"/>folgen die Publicatio und Adresse, die mit <hi
                            rend="i">et quia</hi> zur Intitulatio mit <hi rend="i">ego</hi>
                        weiterführt. Der Königsname ist teilweise mit Majuskeln geschrieben, aber
                        ohne die gewöhnliche nachfolgende Devotionsformel <hi rend="i">dei
                            gratia</hi>, statt dessen ist die Intitulatio direkt mit der Dispositio
                        verbunden. Der König gibt den Mönchen seine Rechte über die Stadt Naestved
                        und seine Abgaben davon und löst die Männer von ihrer Wehrpflicht ab. Dieses
                        Privilegium wird mit einer ausführlichen Sanktion, einer Datierung mit
                        Zeugen und einer Apprecatio abgeschlossen, die auf eine Bibelstelle aus dem
                        Römerbrief aufgebaut ist. Unter den Zeugen tritt ein <hi rend="i">Ascerus,
                            capellanus regis</hi>. Dieser Ascerus kommt noch anderswo in den
                        Urkunden des Königs Erik Lam vor und auch in einer Urkunde von 1148, die von
                        dem König Svend Grathe, dem Nachfolger Eriks, ausgestellt ist<note><p>Ebd. 7
                                D. D. II, Nr. 101.</p></note>. Da die Empfänger verschieden sind,
                        nimmt man üblicherweise an, daß er irgendwie einer königlichen Kanzlei als
                        ausstellender Behörde angehörte, und daß es also gewissermaßen eine
                        Kanzleiorganisation gab. Wer aber der Schreiber oder der Diktator gewesen
                        war, muß natürlicherweise dahingestellt bleiben. Keine Signaturen sind
                        vorhanden. Vielleicht kann man auch ein weiteres Zeugnis dieser
                        Kanzleiorganisation in dem königlichen Mandat für die Einwohner der
                        Nachbarschaft des Klosters annehmen, das er ungefähr drei Wochen später
                        ausgestellt hat – leider nur abschriftlich überliefert<note><p>D. D. II,
                                Nr. 79.</p></note>. Der König befiehlt den Einwohnern, das
                        königliche Privilegium für das Kloster zu respektieren. Jemand, der dieses
                        Privilegium nicht beachtet, muß als <hi rend="i">reum maiestatis regie</hi>
                        gelten, und der Erzbischof hat in Anwesenheit des Königs solche Personen
                        alle mit dem Banne belegt. Das Formelsystem ist in diesem Falle ganz
                        einfach. Eine Intitulatio <hi rend="i">Ericus rex</hi>, eine Adresse und
                        Grußformel. Eine Promulgatio wird direkt von der Dispositio gefolgt, die den
                        königlichen Befehl enthält. Abschließend die Sanctio, die, wie bereits
                        gesagt, mit dem erzbischöflichen Bann gestärkt ist. Dieses ist das älteste
                        Beispiel eines königlichen Mandats. Erst im Laufe des 14. Jahrhunderts
                        tauchen Mandate, Originale oder in Abschriften überliefert, wieder auf. Das
                        Formelsystem ist grundsätzlich noch dasselbe.</p>
                    <p>Unter den schwedischen Königsurkunden sind die ältesten zugunsten des
                        Klosters Viby – Julita ausgestellt worden<note><p>ÖBERG, S. 5.</p></note>.
                        Unter ihnen zeichnet sich die Schutzurkunde des Königs Knut Eriksson
                        besonders aus<note><p>D. S. I, Nr. 63.</p></note>. Die Schriftzüge derselben
                        sind in mehreren Fällen einigermaßen den Schriftzügen der Erik – Lam –
                        Urkunde ähnlich sowie auch die äußere Ausstattung. Sie ist ebenso auf
                        Pergament in Hochformat geschrieben, leider ohne jedes Datierungselement.
                        Auch hier gehen die Schriftzeilen von Rand zu Rand. Die blinde Linierung ist
                        noch zu spüren. Der Schreiber benutzt die karolingische diplomatische
                        Minuskelschrift. Die Oberlängen sind sehr hoch gezogen, der Buchstabe <hi
                            rend="i">d</hi> hat meistens einen senkrechten Rückenstrich, das
                        allgemeine Abkürzungszeichen ist etwa ein umgekehrter Apostroph. Nur <hi
                            rend="i">s-t-</hi>Ligatur kommt vor. Es gibt aber auch Unterschiede. <hi
                            rend="i">D</hi> mit geschweiftem Rückenstrich und ganz niedriger
                        Schleife kommt vor. Die Schleife oben an den Oberlängen wird oft durch eine
                        kleine Zerklüftung ersetzt. Der König Knut saß von etwa 1167 bis 1195 auf
                        dem Thron, die Schrift besagt aber, daß die Urkunde früheren Jahren
                        angehören muß. Die Urkunde fängt mit einem einfachen Protokoll an: <hi
                            rend="i">Kanutus dei <pb n="215"/>gracia Sweorum rex</hi>, Adresse und
                        Salutatio nur <hi rend="i">salutem</hi>. Eine Arenga folgt, die durch den
                        Ausdruck <hi rend="i">cuius consideratione</hi> mit der Dispositio verbunden
                        ist. Darauf folgen eine Sanctio und eine Prämienformel oder Sanctio
                        positiva, bevor eine lange Pertinenzformel das Gut des Kloster beschreibt.
                        Nach einem Spatium von einer Linie folgt die abschließende Corroboratio mit
                        Hinweis auf das Siegel. Dieses hängt an geflochtenen Seidenfäden. Die
                        Urkunde ist ohne Umbiegung. Die Fäden sind durch zwei Schnitte im
                        Zwischenraum unter der letzten Linie und einer folgenden nicht benutzten
                        Linie gezogen. Traditionell ist die ungefähre Datierung zwischen 1167,
                        Regierungsantritt des Königs Knut, und 1185, Todesjahr des Erzbischofs
                        Stephan von Uppsala. Das Schriftbild erlaubt jedoch, wie bereits gesagt,
                        eine Datierung auf die ersten Regierungsjahre des Königs. Der Schrifttypus
                        und die Schreiberhand kommen unter den schwedischen Urkunden nicht mehr
                        vor.</p>
                    <p>Es ist verlockend an dieser Stelle die weit spätere Urkunde des dänischen
                        Königs Erik IV. Plovpenning aus dem Jahre 1232 zu besprechen, in welcher er
                        die Privilegien der Stadt Soest bestätigt, weil die Schreiberhand und der
                        Schrifttypus der jetzt besprochenen Urkunde sehr ähnlich sind. Auch sie ist
                        auf Pergament in Hochformat geschrieben. Die Schriftzeilen gehen fast von
                        Rand zu Rand. Die einleitende Invokation ist mit überhohen Buchstaben, teils
                        Majuskeln, teils vergrößerten Minuskeln, geschrieben. Die Oberlängen der
                        hohen Buchstaben, <hi rend="i">f, s, l, b</hi> und <hi rend="i">d</hi> sind
                        sehr hoch gezogen, ebenso hoch wie die großen Anfangsbuchstaben. Dann und
                        wann sind diese, wie in in der Urkunde von 1140, mit einer kleinen Schleife
                        obenan versehen. Mit nur drei Ausnahmen hat der Buchstabe <hi rend="i"
                            >d</hi> einen senkrechten Rückenstrich. Das allgemeine Abkürzungszeichen
                        ist in Form einer Schleife, <hi rend="i">f, s</hi> und <hi rend="i">r</hi>
                        haben auch Unterlängen, die jedoch ein wenig nach links geschwungen sind.
                        Die <hi rend="i">s-t-</hi> Ligatur wird benutzt, nicht aber <hi rend="i"
                            >&amp;-</hi>Ligatur, statt dessen die tironische Note 7 für <hi rend="i"
                            >et</hi>. Das Schriftbild muß also als altmodisch gelten, die Formeln
                        aber vereinfacht, obwohl die Urkunde sich als eine Bestätigung eines
                        Privilegs des Vaters Valdemars II. bezeichnet. Eine Corroboratio und Sanctio
                        schließen den Text ab. Das Eschatokoll lautet nur <hi rend="i">Acta sunt
                            hec</hi> im Jahre 1232<note><p>Atlas, Nr. 22; D. D. VI, 1979,
                                Nr. 144.</p></note>. Das Siegel hängt in Seidenfäden, die mittelst
                        zwei Löchern durch die Umbiegung gezogen sind.</p>
                    <p>Zu den Pergamenturkunden in Hochformat gehört noch die älteste
                        Originalurkunde des Königs Waldemar II. des Siegers, der zwischen den Jahren
                        1202–1241 regierte. Im Jahre 1205 bestätigte er zu Østerborg auf Lolland die
                        Freiheiten und Immunitäten der Kirche zu Ratzeburg<note><p>Atlas, Nr. 3; D.
                                D. IV, 1958, Nr. 102.</p></note>. Auch hier läßt der Schreiber die
                        Schriftzeilen von Rand zu Rand gehen. Nach der letzten Zeile gibt es einen
                        leeren Raum von rund sieben Zeilen vor der Plikatur mit dem königlichen
                        Siegel in gelben Seidenfäden. Auch hier ist die karolingische Diplomminuskel
                        benutzt. Wieder beobachten wir sehr hohe Oberlängen bei den Buchstaben <hi
                            rend="i">f, l, s</hi> und <hi rend="i">s-t</hi> Ligatur. Das allgemeine
                        Abkürzungszeichen ist noch in der Form einer Schleife. Dagegen hat der
                        Buchstabe <hi rend="i">d</hi> hier einen gebogenen oder geschweiften
                        Rückenstrich, und der Schreiber verwendet immer die tironische Note 7 für
                            <hi rend="i">et. S</hi> und <hi rend="i">r</hi> haben bisweilen
                        Unterlängen, die jedoch nun ein wenig nach links geschwungen sind. Den
                        Schreiber kennt man nicht. Man hat sich ihn als von dänischer Herkunft
                        vorgestellt, weil er ø, das heißt <pb n="216"/>ein schräg durchgestrichenes
                            <hi rend="i">o</hi>, in dem Ortsnamen Østerborg verwendet. Das Argument
                        ist aber nicht sicher, da man z. B. auch zur selben Zeit und später in
                        Mecklenburg diesen durchgestrichenen Buchstaben verwendet. Seine Identität
                        bleibt also im Dunkeln verhüllt. Die anfängliche Intitulatio mit
                        Devotionsformel <hi rend="i">dei gracia Danorum Sclauorumque rex, dux Iucie,
                            dominus Nordalbingie</hi> zeigt, daß diese Urkunde sich unter den
                        Urkunden des Königs Waldemar bis 1214 findet<note><p>D. D. IV, Nr. 53,
                                Einleitung.</p></note>. Danach bezeichnet er sich ausnahmslos als
                            <hi rend="i">Danorum Schlauorumque rex</hi>. Die Änderung hängt damit
                        zusammen, daß der römische König Friedrich II. im Jahre 1214 alle Gegenden
                        nördlich der Linie Elben–Elde an König Waldemar abgab, wodurch König
                        Waldemar als offizieller Herr der betreffenden Länder anerkannt
                                war<note><p>D. D. V, 1957, Nr. 48.</p></note>.</p>
                    <p>Wie eben gesagt war 1185 das Todesjahr des Erzbischofs Stephan von Uppsala.
                        Vor diesem Jahr ist die große Austauschurkunde des schwedischen Königs Knut
                        für das Kloster Julita ausgestellt worden, da der Erzbischof unter den
                        Zeugen auftritt<note><p>D. S. I, Nr. 64.</p></note>. Diese Urkunde ist
                        wiederum auf ein Stück Pergament von Hochformat geschrieben. Die
                        Schriftzeilen gehen von Rand zu Rand, und die Zeilen füllen die ganze
                        Schriftfläche, nur mit ein wenig Rand oben und unten. Es gibt keine
                        Plikatur. Das Siegel hängt an einem Pergamentstreifen, der durch einen
                        Schnitt ganz nahe an dem unteren Rand gezogen ist. Der Schreiber benutzt
                        eine Schrift, die unter den jüngeren Formen der karolingischen Minuskel
                        eingereiht werden muß. Aber ältere Züge kommen auch vor: so finden sich
                        &amp;-Ligatur für <hi rend="i">et</hi>, verkleinertes <hi rend="i">R</hi> im
                        Inlaut, z. B. <hi rend="i">fRatribus, agRis</hi> auch einmal die seltene <hi
                            rend="i">N-t-</hi>Ligatur (Großbuchstabe <hi rend="i">N</hi> mit kleinem
                            <hi rend="i">t</hi> verbunden) mit <hi rend="i">appellaNtur</hi>. Der
                        Buchstabe <hi rend="i">d</hi> einmal mit senkrechtem Rückenstrich (<hi
                            rend="i">desidero</hi>), sonst in der nun geläufigen Form mit
                        geschweiftem Rükkenstrich. Die Buchstaben <hi rend="i">s</hi> und häufig <hi
                            rend="i">f</hi> sind mit einer Schleife oben an der Oberlänge versehen,
                        ähnlich wie in der häufig genannten Urkunde des Königs Erik Lam. Nach einer
                        sehr kurzen Intitulatio mit <hi rend="i">Ego</hi> und einer Arenga führt die
                        Promulgatio direkt zu den Austauschsbestimmungen. Darauf folgen Zeugen des
                        Austausches und Zeugen der Bestätigung. Zum Schluß eine Sanctio, eine
                        Belohnungsformel und eine Apprecatio. Das letzte Wort <hi rend="i">Amen</hi>
                        ist ein wenig spatiiert.</p>
                    <p>Auf den Gutbesitz desselben Klosters beziehen sich noch andere Urkunden des
                        Königs Knut. Sie sind von drei verschiedenen Schreibern geschrieben, die nun
                        Pergamentstücke von Querformat benutzen<note><p>D. S. I, Nr. 65, 67, 69;
                                Abbildungen: ÖBERG, Nr. 2 (D. S., Nr. 65), Nr. 3 (D. S.,
                                Nr. 69).</p></note>. Zwei von ihnen sind ohne Umbiegung<note><p>D.
                                S. I, Nr. 67, 69.</p></note>. Diese Urkunden sind außerdem ganz
                        einfach formuliert. Die Reihenfolge der einzelnen Einleitungsformeln
                        wechselt, und nach der Disposition folgen Zeugen und Sanktion mit Apprecatio
                        zum Schluß. In einem Fall befiehlt der König die Restituierung eines
                        entzogenen Gutes. Hier schließt die Urkunde mit der Sanktion und der Drohung
                        mit Strafverfolgung. Das Mandat wird wie im Mandat Erik Lams von etwa 1140
                        mit einem einfachen <hi rend="i">Valete</hi> abgeschloßen. Die Silben sind
                                getrennt<note><p>D. S. I, Nr. 69.</p></note>.</p>
                    <p>Eine Schenkungsurkunde des Königs Sverker Karlsson für die Kirche in Uppsala
                        von 1200 ist dagegen regelgerechter<note><p>D. S. I, Nr. 115.</p></note>.
                        Sie ist auf ein Stück Pergament von Querformat geschrieben, und hier gibt es
                        auch eine Umbiegung. Die Schrift ist noch die <pb n="217"/>karolingische
                        diplomatische Minuskel. Der Buchstabe <hi rend="i">d</hi> hat einen
                        senkrechten Rückenstrich. Die einzigen Ausnahmen sind zweimal die Verbindung
                            <hi rend="i">a-d</hi>, wo <hi rend="i">a</hi> einen hochgeschwungenen
                        Bogen hat. Einige der Oberlängen sind schwach zerklüftet. Das Protokoll wird
                        mit einer Invocatio eingeleitet, Intitulatio, Adresse und Salutatio bilden
                        den Schluß. Der Kontext bietet eine kurze Arenga dar, danach folgt die
                        Publicatio, welche zur Dispositio führt. Dispositio betrifft teils
                        Gutbesitz, teils Regeln über Gerichtsverfahren in Kriminalsachen. Dazu
                        kommen eine Corroboratio und eine Sanctio. Zuletzt eine Datierung nach dem
                        Inkarnationsjahr, dem Schaltjahr und dem Regierungsjahr des Königs sowie dem
                        Jahr nach der Konsekration des Erzbischofs, gefolgt von der Formel <hi
                            rend="i">regnante domino nostro Ihesu Christo cui est honor et imperium
                            in secula seculorum. Amen</hi>. Das <hi rend="i">Amen</hi> ist mit
                        Zwischenräumen zwischen den Buchstaben geschrieben, um die ganze Zeile ganz
                        und gar auszufüllen.</p>
                    <p>Kehren wir wieder nach Dänemark zurück, zu den Urkunden Waldemars II. Am
                        23. Mai 1214 bestätigte der König die Dispositionen des Grafen Albrecht von
                        Orlamünde zugunsten des Johannisklosters zu Lübeck<note><p>Atlas, Nr. 4; D.
                                D. V, Nr. 46.</p></note>. Diese Urkunde ist auf ein Stück Pergament
                        von Querformat von einem sonst nicht bekannten Schreiber geschrieben. Auch
                        hier gehen die Schriftzeilen von Rand zu Rand. Die Schriftfläche ist von
                        oben bis unten vollständig ausgefüllt, die Linierung ist mit Tinte
                        durchgeführt. Der Schreiber benutzt die karolingische diplomatische
                        Minuskelschrift. Die Invokation am Anfang mit verlängerten Buchstaben, eine
                        Mischung von Majuskeln und vergrößerten Minuskeln. Der Buchstabe <hi
                            rend="i">d</hi> hat teils senkrechte, teils geschweifte Rückenstriche,
                        der Buchstabe <hi rend="i">a</hi> ist mit einem sehr hohen Bogen versehen.
                        Der Diktator verhält sich selbständig der Vorlage gegenüber, nur in der
                        Dispositio gibt es einige Übereinstimmungen. Nach der eben genannten
                        Invokation folgen Intitulatio mit <hi rend="i">ego</hi>, Devotionsformel,
                        Adresse und Salutatio. Im Kontext finden sich eine kurze Arenga Oblivio –
                        memoria, eine Publicatio, eine Dispositio und eine Corroboratio mit Hinweis
                        auf Siegel (<hi rend="i">formule nostre impressione</hi>) und zum Schluß
                        Sanctio. Der Eschatokoll besteht nur aus einer Datierung ohne Ort und
                        Zeugen.</p>
                    <p>Am 28. Juli 1215 gewährte König Waldemar der Lübecker Kirche eine
                        Schutzurkunde, auf ein Stück fast quadratisches Pergament geschrieben. Sie
                        hat keine Plikatur. Das Königssiegel hängt an roten Seidenfäden, die durch
                        einen Schnitt zwischen der drittletzten und zweitletzten Zeile gezogen
                                sind<note><p>Atlas, Nr. 5; D. D. V, Nr. 57.</p></note>. Die
                        drittletzte Zeile enthält die Datierung. Die Jahreszahl kommt vor <hi
                            rend="i">Datum Lubec</hi>, der Tag ist nach römischem Gebrauch
                        angegeben. Die Zeugen sind am Ende der drittletzten Zeile und auf der
                        zweitletzten Zeile zusammengedrängt, jedoch von demselben Schreiber
                        geschrieben. Eine in der letzten Zeile genannte Gruppe wird als <hi rend="i"
                            >de familia regis</hi> gekennzeichnet.</p>
                    <p>Dies ist ein Indiz für Empfängerausfertigung aufgefaßt worden, obwohl die
                        Urkunde wie früher erwähnt nach der Invokation mit <hi rend="i">ego</hi> vor
                        Intitulation eingeleitet wird. Die Schreiberhand ist sonst weder unter den
                        dänischen Königsurkunden noch in Lübeckischen Urkunden aufgefunden worden.
                        Freilich werden ein <hi rend="i">Dorstanus notarius</hi> und ein <hi
                            rend="i">magister Iwanus</hi> am Anfang der Gruppe <hi rend="i">de
                            familia regis</hi>
                        <pb n="218"/>aufgeführt, dies aber besagt nichts Sicheres, weil ein Däne
                        Dorstanus zu dieser Zeit seinen Namen mit <hi rend="i">Th</hi> statt <hi
                            rend="i">D</hi> schreiben würde. Man muß also beide Möglichkeiten offen
                        halten. – Noch eine Schenkungsurkunde für die Stadt Lübeck von 1216, die von
                        einem anderen Schreiber geschrieben ist, soll hier erwähnt werden, weil sie
                            <hi rend="i">Datum Iurisburg per manum prepositi Iwari
                            prothonotarii</hi> gegeben ist. Das läßt vermuten, daß diese Urkunde
                        unter Mitwirken der königlichen Kanzlei ausgestellt ist, und daß also die
                        Kanzleigepflogenheiten in den größten europäischen Reichen den königlichen
                        Kanzleibeamten wohlbekannt sind. Besonders hervorzuheben ist der Gebrauch
                        von <hi rend="i">ae</hi> (i. e. a-Umlaut) in <hi rend="i"
                            >Holzaetaebrygge</hi> (die sich in Lübeck befindet)<note><p>Atlas,
                                Nr. 7; D. D. V, Nr. 73.</p></note>.</p>
                    <p>Drei Jahre später, im Jahre 1219, gibt es eine Urkunde, die den König
                        Waldemar als obersten Schiedsrichter zeigt<note><p>Atlas, Nr. 8; D. D. V,
                                Nr. 160. Die Urkunde ist stark beschädigt.</p></note>. Das
                        Domkapitel zu Viborg in Jütland und das Kloster Vitskøl (<hi rend="i"
                            >Vitescola</hi>) einigten sich, daß der König, nachdem er die
                        Privilegien und Zeugnisse der beiden Gegner gehört habe, ein entgültiges
                        Urteil darüber abgeben solle, wie das strittige Recht über die Insel Laesø
                        in Kattegat zwischen Kapitel und Kloster zu verteilen sei, damit ein Prozeß
                        vor dem Gericht vermieden werden könne. Der König erläßt ein sogenanntes
                        Privilegium, dessen Disposition den Schiedsspruch enthält. Die vorausgehende
                        Narratio gibt den Sachverhalt, und eine kurze Publicatio verbindet sie mit
                        der Disposition. Am Anfang gibt es ein kurzes Protokoll mit Intitulatio,
                        Devotionsformel, Adresse und Salutatio. Am Schluß findet sich nur Ort und
                        Datierung nach Inkarnationsjahr und Regierungsjahr des Königs. Auf der Plica
                        hängt noch die blaugefärbte Hanfschnur, das Siegel ist aber
                        verlorengegangen. Der Schiedsspruch des Königs wird als <hi rend="i"
                            >compositio</hi> bezeichnet.</p>
                    <p>Als Waldemar III., Sohn und Mitkönig Waldemars II., im Jahre 1229 Alienora
                        von Portugal heiratete, gab der König, der sich hier <hi rend="i">Waldemarus
                            Secundus</hi> nannte, bekannt, daß sein Sohn in der Anwesenheit der
                        Bischöfe und der einflußreichen weltlichen Herren seiner Frau Königin die
                        südliche Hälfte der Insel Fünen und die Stadt Odense als Mitgift übertragen
                        habe. Auch diese Urkunde ist wie die vorhergenannte Urkunde von 1219 auf
                        Pergament in Querformat geschrieben. Die Schriftzeilen gehen von Rand zu
                        Rand, die Schriftfläche ist mit 13 Zeilen bis zur Umbiegung vollständig
                                ausgefüllt<note><p>Atlas, Nr. 18; D. D. VI, 1979,
                        Nr. 98.</p></note>. Auf der Plikatur gibt es noch die gelben Seidenfäden mit
                        dem Fragment des Siegels. Das Formelsystem ist dasselbe wie in den
                        Privilegien: Protokoll mit Intitulatio, Devotionsformel, Adresse und
                        Salutatio. Kurze Arenga, Publicatio, Dispositio, Corroboratio, Zeugen und
                        Schlußprotokoll mit Ort, Datumpermanusformel (<hi rend="i">datum per manum
                            Hermanni de Strand</hi>), Inkarnationsjahr und Datierung römischer Art.
                        Der Schreiber ist sonst nich bekannt, die Dpm-Formel zeigt aber einen
                        Zusammenhang mit der königlichen Kanzlei. Die Schrift ist nun wie auch in
                        der Urkunde von 1219 nicht mehr karolingisch, sondern gotisch der älteren
                        Stufe.</p>
                    <p>Fast zur selben Zeit sehen wir auch in Schweden diese Schriftänderung. Im
                        Jahre 1219 stellten der König Johan Sverkersson und der königliche Kanzler
                        Karl, Bischof von Linköping, in Gemeinschaft eine Urkunde für das Kloster
                        Nydala aus. Sie ist auf ein Stück Pergament von Querformat geschrieben. Die
                        Zeilen gehen von <pb n="219"/>Rand zu Rand, und die Schriftfläche ist
                        vollständig ausgefüllt<note><p>D. S. I, Nr. 183; Abb.: ÖBERG,
                            Nr. 7.</p></note>. Nur am Fuß ist ein wenig Raum freigehalten. Hier
                        findet man das Siegel an einem Pergamentstreifen, der durch einen Schnitt
                        gezogen ist. Die Schrift ist die gotische Diplomschrift. Die Unterlängen
                        sind nach links geschweift, der Buchstabe <hi rend="i">d</hi> hat einen
                        geschweiften Rückenstrich. Nach Arenga und Promulgatio gibt die Dispositio
                        bekannt, daß die Erben des Herrn Bengt die Fischerei in einem See für das
                        Kloster bestimmt haben. Dies geschieht am Tag der königlichen
                        Thronbesteigung. Eine Sanktion und kurze Datirung mit <hi rend="i"
                            >actum</hi>, Jahr und Regierungsjahr schließen die Urkunde. Die letzte
                        Hälfte der Datierungszeile ist mit Federstrichen ausgefüllt.</p>
                    <p>Aus dem Jahr 1220 haben wir eine Urkunde, die von diesem König Johan
                        Sverkersson für Kloster Riseberga bestimmt ist<note><p>D. S. I, Nr. 185;
                                Abb.: ÖBERG, Nr. 8.</p></note>. Sie ist im Gegesatz zu der Urkunde
                        von 1219 mit einer Invocatio eingeleitet, sonst ist fast dasselbe
                        Formelsystem benutzt worden. Die Dispositio bezieht sich auf die Übertragung
                        einiger Besitztümer. Nach der Sanctio folgen diesmal die Zeugen vor der
                        Datierung mit Datum. Die Urkunde ist von demselben Schreiber wie die
                        vorhergehende geschrieben<note><p>ÖBERG, S. 7 nach L. SJÖDIN, Medeltida
                                kanslistilar i Sverige, in: Meddelanden fran svenska riksarkivet
                                1959–1961, Stockholm 1964, S. 310.</p></note>, und sie zeigt die
                        gleiche physische Gestaltung. In dem sparsamen Raum unten finden sich zwei
                        waagerechte Schnitte, durch welche die Seidenfäden mit dem Siegel gezogen
                        sind.</p>
                    <p>In Schweden gibt es auch einige Urkunden, die vom König als Schiedsrichter
                        ausgestellt sind. Zweimal hat König Erik III. Eriksson ein friedliches
                        Abkommen über die Teilung einiger Waldbesitztümer zwischen dem Kloster
                        Nydala und den lokalen Einwohnern getroffen<note><p>D. S. I, Nr. 294 und 300
                                (hier 1238).</p></note>. Beide Urkunden sind auf Pergament
                        geschrieben, und die Siegel hingen in durch die Umbiegung gezogenen Fäden.
                        Die Urkunden sind von zwei verschiedenen Schreibern geschrieben, in der
                        älteren Urkunde mit einem schmalen Rand, in der jüngeren ohne Rand. Die
                        Schrift ist die gotische Diplomschrift. Die Stäbe in <hi rend="i">m, n,
                            i</hi> und <hi rend="i">u</hi> weisen in der älteren Urkunde eine
                        moderate Brechung, in der jüngeren eine stärkere Brechung auf. Das
                        Formelsystem ist sehr einfach. Nach dem Protokoll mit Intitulatio, Adresse
                        und Salutatio folgt unmittelbar die Dispositio, nur in der jüngeren Urkunde
                        wird sie mit einer Publicatio eingeleitet und Jahreszahl 1238 am Anfang der
                        Dispositio angegeben. Die ältere Urkunde schließt mit Sanctio, die jüngere
                        hat eine Corroboratio mit Hinweis auf das Siegel. Dieses vereinfachte System
                        der jüngeren Urkunde wird ausschlaggebend für die folgende Zeit. Nun fügt
                        man aber in den meisten Fällen ein Eschatokoll mit Datierung und Zeugen
                        hinzu. Das Stück Pergament ist nun fast ausnahmslose von Querformat. Die
                        Größen sind natürlich sehr verschieden.</p>
                    <p>Vor 1200 kennt man keine im Original überlieferten Urkunden aus Norwegen. Aus
                        dem Zeitraum von 1200 bis etwa 1270 gibt es einige wenige, davon fünf auf
                        alt-norwegisch oder westnordisch abgefaßt<note><p>Abb.: Corpus codicum
                                Norvergicorum medii aevi, Folio serie, Bd. II: Norske diplomer til
                                og med ar 1300. Hs. F. HØDNEBØ, Oslo 1960.</p></note>, fünf in
                        lateinischer Sprache, die in der Public Record Office in London vorhanden
                        sind, und noch fünf, die dem Archiv der Hansestadt Lübeck gehören. Die
                        ältesten von diesen sind durchgehend ohne Datierung.</p>
                    <p>Die zweifellos älteste Königsurkunde ist von dem Gegenkönig Philippus, der
                        sich auf der Kirche stützte, auf alt-norwegisch ausgestellt worden. Sie ist
                        ohne <pb n="220"/>Datierung, aber nach 1208 verfaßt und auf ein kleines
                        rektanquäres Pergamentstück geschrieben<note><p>D. N. I, 1849, Nr. 3; Abb.:
                                Corpus codicum II, Nr. 3 und auch G. INDREBØ, Norsk Malsoga, Bergen
                                1951, S. 103. Die postume Arbeit von E. VÆGSLID, Norska skrivarar
                                fra millomalderen, Oslo 1989, war mir nicht zugänglich.</p></note>.
                        Sie ist ohne Plikatur. Ganz unten dem Rand nahe gibt es einen Schnitt für
                        das Siegel, die Schriftzeilen laufen von Rand zu Rand. Das Schriftbild ist
                        von den speziellen Buchstaben geprägt, die wahrscheinlich von der
                        angelsächsischen Schrift herkommen. Anders gestaltet sind <hi rend="i"
                            >f</hi> und <hi rend="i">v</hi> „<hi rend="i">wyn</hi>”, das
                        durchgestrichene <hi rend="i">d</hi> und „<hi rend="i">thorn</hi>“ als
                        Zeichen beziehungsweise das sogenannte „weiche“ <hi rend="i">d</hi> und für
                        den entsprechenden stimmlosen Laut. König Philippus befiehlt den Einwohnern
                        in Hobøl in der Nähe von Oslo, die Entscheidung der Streitfrage über ein
                        Gut, das der verstorbene König Inge dem Kloster Hovedøy geschenkt hat, zu
                        beachten. Das Formelsystem dieses Befehls ist sehr einfach. Ein kurzes
                        Protokoll mit Intitulatio – nur <hi rend="i">Philippus konogr</hi> (i. e.
                        König), Adresse und Salutatio führ ohne Übergang zur Narratio mit
                        Darstellung des Sachverhaltes. Darauf folgt die königliche Sanktion. Zuletzt
                        Eschatokoll nur mit <hi rend="i">Walete</hi>.</p>
                    <p>Aus der langen Regierungszeit des Königs Hakon IV. Hakonsøn (1217–1263) gibt
                        es einen Befehlsbrief wegen Streitigkeiten über die Fischerei in Døvik, um
                        1224 ausgestellt<note><p>D. N. II, 1851, Nr. 5; Abb.: Corpus codicum II,
                                Nr. 5.</p></note>, und die Bestätigungsurkunde der königlichen
                        Schenkungen für die St. Switungskirche in Stavangar, um 1245
                                ausgestellt<note><p>D. N. I, Nr. 51; Abb.: Corpus codicum II,
                                Nr. 7.</p></note>, beide in der alt-norwegischen Sprache abgefaßt.
                        Der Schreiber der Urkunde über die Fischerei verwendet die ältere gotische
                        Diplomschrift mit anfangenden schwachen Brechungen der Stäbe in den
                        Buchstaben <hi rend="i">m</hi> und <hi rend="i">n</hi>. Das Formelsystem ist
                        ein wenig ausführlicher. Die Intitulatio ist noch sehr kurz: <hi rend="i">H.
                            konogs sun H. konogr</hi> (i. e. H. König, Sohn des Königs H.), Adresse
                        und Salutatio <hi rend="i">quaediu guds oc sina</hi>. Der Kontext fängt mit
                        einer Publicatio an und setzt mit einer Narratio zur Erläuterung des
                        Sachverhaltes fort, die Fischerei habe früher dem Königtum gehört, sei nun
                        aber an den Bischof und die Geistlichen übergegangen. Nun haben die Bauern
                        versucht, den Wert der Fischerei herabzusetzen. Der König droht den
                        Verleumdern mit seinem Zorn und mit großen Geldstrafen. Kein
                        Eschatokoll.</p>
                    <p>König Hakons Bestätigungsurkunde für St. Swithuns Kirche in Stavanger ist
                        reicher ausgestattet. Sie ist auf ein mit Plikatur versehenes Pergamentstück
                        geschrieben, das Siegel hängt in Seidenfäden, die durch die Umbiegung
                        gezogen sind. Die Schrift ist die gotische Diplomschrift. Das Protokoll
                        besteht aus Intitulatio, Adresse und Salutatio. Der Kontext fängt mit einer
                        Arenga an, darauf folgt eine Narratio mit Hinweis auf eine Urkunde des
                        früheren Königs Magnus Erlingsson und auf die Tatsache, daß die Stadt
                        Stavanger aus dem Besitz der Kirche geraten ist. Mit den Wörtern <hi
                            rend="i">ok fyrir thvi</hi> i. e. igitur, als Verbindung folgen die
                        Publicatio und Dispositio. Das letztere Glied enthält die königliche
                        Bestätigung und eine Erweiterung der Donation. Zum Schluß eine Sanctio
                        positiva, eine Sanctio negativa und eine Apprecatio und Zeugen, aber keine
                        Datierung.</p>
                    <p>Die wenigen Urkunden in lateinischer Sprache aus der Zeit dieses Königs
                        zerfallen in zwei Gruppen, nämlich drei Urkunden im Public Record Office und
                        fünf in Lübeck. Die drei Urkunden in London sind an den englischen König
                                gesendet<note><p>D. N. XIX, 1910, Nr. 153, 154 und 167 (nach London,
                                Public Record Office, Anc. Correspondence IV,
                            Nr. 114–116).</p></note>. Sie haben alle ein und dasselbe Protokoll mit
                        Adresse: der englische König, Intitulatio: der norwegische König, beide mit
                        Devotionsformel <hi rend="i">dei gratia</hi>
                        <pb n="221"/>und zuletzt Salutatio. Zwei von ihnen<note><p>D. N. XIX,
                                Nr. 153 und 167.</p></note> betreffen Gierfalken, die der
                        norwegische König zu schenken wünscht, in dem einen Falle nach der Rückkehr
                        der königlichen Falkenfänger aus Island. Die dritte Urkunde bezieht sich auf
                        ein sequestriertes kaufmännisches Vermögen, deshalb eine Bitte um königliche
                        Hilfe. Kein Eschatokoll, nur im letzten Falle ein <hi rend="i"
                        >Valete</hi>.</p>
                    <p>Die Urkunden des Königs Hakon im Archiv der Hansestadt Lübeck beziehen sich
                        alle auf Streitigkeiten oder Beendigung einiger Fragen wegen norwegischer
                        oder lübeckischen Überfälle zur See<note><p>Hansisches Urkundenbuch, Bd. I,
                                Halle 1876, Nr. 356, 366, 389 und 390.</p></note>. Sie sind
                        Bruchstücke der politischen Auseinandersetzungen zwischen den beiden. Sie
                        sind ganz einfach formuliert. Eine sehr kurze Intitulatio, Adresse und
                        Grußformel. Danach eine Darstellung des Sachverhalts und Anspruch und
                        Angebot. Sie sind fast alle ohne Eschatokoll mit Datierung. Nur in einem
                        Falle gibt es eine Datierung mit Ort. Die Schrift ist die gotische
                        Diplomschrift.</p>
                    <p>Als König Magnus Hakonsson im Jahre 1265 den Dom zu Nidaros in seinen Schutz
                        nahm, stellte er eine Urkunde aus<note><p>D. N. II, Nr. 12; Abb.: Corpus
                                codicum II, Nr. 11.</p></note>, die ein reiches Formelsystem als
                        vorher darbietet, obwohl die Arenga fehlt. Das Protokoll ist dasselbe wie
                        früher: Intitulatio, Adresse und Salutatio <hi rend="i">quaediu guds oc
                            sinu</hi>. Der Kontext fängt mit Publicatio an, die unmittelbar zur
                        Dispositio führt, worauf die Sanctio negativa und positiva den Text beenden.
                        Das Eschatokoll ist nur auf die Datierung beschränkt. Das Pergament hat eine
                        Umbiegung, das Siegel hängt an Seidenfäden. Noch eine undatirte
                        Tauschurkunde des Königs für Nidaros bietet auch noch dieselben Textglieder
                                dar<note><p>D. N. II, Nr. 60; Abb.: Corpus codicum II,
                            Nr. 12.</p></note>. Beide Urkunden sind in der alt-norwegischen Sprache
                        abgefaßt, die Schreiberhände sind aber verschieden. Die Formulierungen der
                        Glieder lassen die Vermutung zu, daß das lateinische Formelsystem in
                        Norwegen wohlbekannt war<note><p>Für einen nichtnorwegischen Empfänger
                                verwendet man normalerweise die lateinische Sprache, vgl. oben
                                Anm. 33–34. Eine Ausnahme gibt es jedoch, u. z. die norwegisch
                                geschriebene Urkunde v. 31. 7. 1289 für Kampen, Hansisches UB I,
                                Nr. 1058, Abb.: Corpus codicum II, Nr. 26.</p></note>.</p>
                    <p>Warum denn wählt man alt-norwegisch statt lateinisch ? Die Frage ist
                        schwierig zu beantworten. Man hat sich Vorbilder aus England vorgestellt,
                        indem man zusammen mit Buchstaben aus der angelsächsischen Schrift auch
                        Formeln aus der angelsächsischen Kanzleisprache übernommen hatte, z. B. die
                        bereits genannte <hi rend="i">quadiu guds oc sina</hi> in angelsächsischer
                        Sprache <hi rend="i">Godes gretinge and his</hi> vergleiche lateinisch <hi
                            rend="i">salutem et benedictionem dei</hi><note><p>Kulturhistorisk
                                Leksikon for nordisk Middelalder, Bd. III, København 1958, s. v.
                                Diplomsprak, S. 93–94, mit Hinweis auf ältere Literatur.</p></note>.
                        Das bleibt natürlich eine Vermutung, die man nicht nachweisen kann. Eine
                        andere Möglichkeit ist, daß man die alt-norwegische Sprache wählt, weil die
                        Sprache der mittelalterlichen Gesetze, z. B.
                                Gulatingslogen<note><p>Kulturhistorisk Leksikon for nordisk
                                Middelalder, Bd. V, 1960, s. v. Gulatingsloven, mit Hinweis auf
                                ältere Literatur.</p></note>, bereits alt-norwegisch war und eben
                        das Gulatingsgesetz vor 1200 auch in dieser Sprache niedergeschrieben
                        war.</p>
                    <p><pb n="222"/>Abkürzungen: Atlas – Corpus diplomatum regni Danici I–VII,
                        Hauniae 1938, Hs. FRANZ BLATT, C.A. CHRISTENSEN. D.D. – Diplomatarium
                        Danicum, 1. Reihe, Bd. IVII, København 1957–1990, 789–1249, Hs. C.A.
                        CHRISTENSEN, H. NIELSEN, N. SKYUM-NIELSEN, L. WEIBULL. D.S. – Diplomatarium
                        Suecanum, Bd. I, Stockholm 1829, Hs. J.G. ILJEGREN. D.N. – Diplomatarium
                        Norvegicum, Bd. I–II, XIX, Christiania (Oslo) 1849, 1852, 1910, Hs. CHR.
                        LANGE u. a. ÖBERG – J. ÖBERG, Königliche Kanzlei und Diplomatik in Schweden
                        bis um 1250, in: Filologistk Arkiv, Nr. 19, Lund 1974, mit 12 Reproduktionen
                        von schwedischen Königsurkunden.</p>
                    <pb n="224"/>
                    <figure>
                        <graphic url="cid1992_bild_1.jpg"/>
                        <head>1. 1214, 23. 5. Valdemar II. von Dänemark</head>
                    </figure>
                    <pb n="225"/>
                    <figure>
                        <graphic url="cid1992_bild_2.jpg"/>
                        <head>2. 1216, 28. 4. Valdemar II. von Dänemark</head>
                    </figure>
                </body>
            </text>
            <text xml:id="art_13">
                <front>
                    <head><pb n="227"/>Übersicht über das Urkundenwesen der böhmischen Herrscher bis
                        zum Jahre 1197</head>
                    <byline><docAuthor>Jan Bistřický</docAuthor></byline>
                </front>
                <body>
                    <p>Das Ziel dieses Beitrags ist es, einen kurzen Überblick über die Entwicklung
                        des Urkundenmaterials der böhmischen Herrscher bis zum Jahre 1197 zu bieten.
                        Die böhmischen Přemysliden führten damals den Titel „Herzöge“, nur zwei
                        unter ihnen gewannen die Königskrone für ihre eigegenen Personen:
                        Vratislav II. im Jahre 1085 und Vladislav II. im Jahre 1158. Die Form der
                        Schriftstücke wurde durch diese Umwandlungen jedoch nicht stärker
                        beeinflußt. In der erwähnten Zeit stellten die böhmischen Herrscher
                        insgesamt 70 Schriftstücke aus, unter denen 24 Originale aus den Jahren
                                1147–1197<note><p>Codex diplomaticus et epistolaris regni Bohemiae
                                (CDB), Bd. I, Hg. G. FRIEDRICH, S. 161, Nr. 157; S. 194, Nr. 208;
                                S. 197, Nr. 210; S. 204, Nr. 227; S. 214, Nr. 245; S. 216, Nr. 246;
                                S. 243, Nr. 278; S. 244, Nr. 279; S. 251, Nr. 287; S. 257, Nr. 288;
                                S. 270, Nr. 301; S. 273, Nr. 304; S. 275, Nr. 305; S. 280, Nr. 310;
                                S. 283, Nr. 311; S. 290, Nr. 318; S. 292, Nr. 320; S. 296, Nr. 323;
                                S. 299, Nr. 326; S. 312, Nr. 348; S. 314, Nr. 349; S. 321, Nr. 356;
                                S. 326, Nr. 358; S. 330, Nr. 363.</p></note>, 10 Abschriften aus den
                        Jahren 1078–1196<note><p>CDB I, S. 85, Nr. 80; S. 192, Nr. 204; S. 256,
                                Nr. 290; S. 260, Nr. 292; S. 263, Nr. 295; S. 269, Nr. 300; S. 277,
                                Nr. 307; S. 279, Nr. 309; S. 283, Nr. 317; S. 319,
                            Nr. 355.</p></note> sowie 14 Aktenaufzeichnungen aus den Jahren
                                1000–1181<note><p>CDB I, S. 46, Nr. 40; S. 50, Nr. 46; S. 50,
                                Nr. 48; S. 52, Nr. 52; S. 53, Nr. 55; S. 60, Nr. 56; S. 89, Nr. 82;
                                S. 98, Nr. 91; S. 104, Nr. 98; S. 106, Nr. 102; S. 176, Nr. 179;
                                S. 254, Nr. 289; S. 262, Nr. 294.</p></note> und 22 Fälschungen aus
                        den Jahren 993–1197<note><p>CDB I, S. 111, Nr. 111; S. 167, Nr. 158; S. 347,
                                Nr. 375; S. 352, Nr. 379; S. 356, Nr. 381; S. 358, Nr. 382; S. 368,
                                Nr. 386; S. 371, Nr. 387; S. 392, S. 389; S. 393, Nr. 390; S. 405,
                                Nr. 393; S. 407, Nr. 395; S. 408, Nr. 396; S. 411, Nr. 399; S. 417,
                                Nr. 402; S. 421, Nr. 403; S. 423, Nr. 404; S. 425, Nr. 405; S. 438,
                                Nr. 406; S. 442, Nr. 409; S. 443, Nr. 410; S. 444,
                            Nr. 411.</p></note>.</p>
                    <p>Die in der ersten Hälfte des 11. Jahrhunders angeblich entstandenen
                        Fälschungen wurden regelrecht ausgeklügelt, und erst die jüngeren hatten
                        echte Grundlagen. Als Grundlage für alle dienten ältere Aufzeichnungen aus
                        der Zeit, in der die Urkunde nicht verwendet wurde oder diese sehr selten
                        war.</p>
                    <p>Die böhmischen Länder gehörten zu dem Teil Europas, wo das Rechtsverfahren
                        ursprünglich nur mündlich geführt wurde. Die schriftliche Form setzte sich
                        hier erst später durch. Die älteste Form des Rechtsaktes seitens des
                        Herrschers bei Mitgliedern seiner Familie und anderen Personen war die
                        mündliche Erklärung vor Zeugen. Diese Form wurde auch später in nicht so
                        wichtigen Fällen oder dann benutzt, wenn Empfänger nicht auf der Urkunde
                        beharrte.</p>
                    <p>Die Kirchenanstalten führten über solche Rechtsvorgänge interne
                        Aufzeichnungen auf einzelnen besonderen Pergamentblättern, in Büchern oder
                        in Form der Protokollareintragungen, aus denen sie dann die Listen der
                        betreffenden Güter zusammenstellten. Alle diese Typen von Eintragungen bis
                        auf einige Ausnahmen sind in Abschriften überliefert, die zusätzlich in
                        gefälschten Gründungsurkunden der Kirchenanstalten erfaßt
                                wurden<note><p>Probleme der ältesten böhmischen Diplomatik sind in
                                folgenden Studien bearbeitet: V. HRUBÝ, Tři studie k české
                                diplomatice (Drei Studien zur böhmischen Diplomatik). Brno, 1936;
                                Zd. FIALA, K počátkům listin v Čechách (Zu den Anfängen der Urkunden
                                in Böhmen), in: Historický sborník ČSAV, I, 1953, S. 27–45; J.
                                PRAŽÁK, Ke kritice českých aktů XII. století (Zur Kritik der
                                böhmischen Aktenaufzeichnungen d. XII. Jh.), in: Sborník archivních
                                prací, VIII, 1958, S. 130–151; J. ŠEBÁNEK – S. DUŠKOVÁ, Česká
                                listina v době přemyslovské (Die böhmische Urkunde in der
                                Přemyslidenzeit), in: Sborník prací filosofické fakulty brněnské
                                university, C 11, 1964, S. 52–72; J. BISTŘICKÝ, Über Falsifikate
                                böhmischer Gründungsurkunden bis zum Ende des 12. Jahrhunderts, in:
                                Archivmitteilungen, Bd. 41, 1991, S. 186–189.</p></note>.</p>
                    <p>Die Fälschung auf den Namen des Königs Ottokar I. angeblich aus dem Jahre
                        1205 inseriert den Komplex der Aktenaufzeichnungen des St.-Johannes-Kloster
                        auf der Insel bei Prag<note><p>CDB II, S. 379, Nr. 359.</p></note>. Die
                        Urkunde erwähnt ihn als <hi rend="i">conspectus</hi> oder <hi rend="i">actus
                            bonorum principum in unum collecti</hi><note><p>CDB II, Nr. 359 S. 380,
                                Zeile 20–28.</p></note>. Er umfaßt 24 Eintragungen, von denen zehn
                        die Spenden der böhmischen Herrscher betreffen<note><p>CDB I, S. 46, Nr. 40;
                                S. 50, Nr. 46; S. 52, Nr. 52; S. 60, Nr. 56; S. 89, Nr. 82; S. 98,
                                Nr. 91; S. 104, Nr. 97; S. 104, Nr. 98; S. 106, Nr. 102; S. 176,
                                Nr. 179.</p></note>. In der ersten spricht man darüber, daß Fürst
                        Boleslav II. vor seinem Tode (999) eine geeignete Stelle für das Kloster
                        auswählen ließ und den Mönch Landbert von Niederalteich dorthin berief. Auf
                        dem Totenbett befahl er seinem Sohn Boleslav III., diesen Mönch zum Abt zu
                        ernennen. Boleslav erfüllte Vaters Wunsch und bat den Prager Bischof, über
                        eventuelle Gegner dieses Vorganges den Bann zu verhängen. Die anwesenden
                        Mitglieder <pb n="228"/>der Fürstengefolgschaft riefen dann dreimal <hi
                            rend="i">AMEN</hi><note><p>CDB I, S. 46, Nr. 40.</p></note>.</p>
                    <p>Auf ähnliche Weise sind auch Aufzeichnungen über Spenden der Fürsten Ulrich
                                (1012–34)<note><p>CDB I, S. 50, Nr. 46.</p></note>, Břetislav I.
                                (1034–55)<note><p>CDB I, S. 52, Nr. 52.</p></note>, Spytihněv II.
                                (1055–1061)<note><p>CDB I, S. 60, Nr. 56.</p></note>, Vratislav II.
                                (1061–1092)<note><p>CDB I, S. 89, Nr. 82; CDB I, S. 98,
                            Nr. 91.</p></note>, Konrad (1092)<note><p>CDB I, S. 104,
                            Nr. 97.</p></note>, Břetislav II. (1092–1100)<note><p>CDB I, S. 104,
                                Nr. 98.</p></note>, Svatopluk (1107–1109)<note><p>CDB I, S. 106,
                                Nr. 102.</p></note>, Vladislav II. (1140–72)<note><p>CDB I, S. 176,
                                Nr. 179.</p></note> erhalten. Bei keinem von ihnen stoßen wir auf
                        Datierung und nur eine Eintragung Vratislavs enthält den bischöflichen
                                Bann<note><p>CDB I, S. 98, Nr. 91.</p></note>.</p>
                    <p>Unter allen Eintragungen ist die Traditionsnotiz über die Beschenkung des
                        Kollegiatkapitels zu Leitmeritz von Spytihněv II. vielleicht aus 1056 am
                                wichtigsten<note><p>CDB I, S. 53, Nr. 55.</p></note>. Exemplar A
                        dieses Schriftstückes ist das Original der Aktenaufzeichnung. Am Anfang
                        steht geschrieben: <hi rend="i">Cum Domino volente Spitigneus… dux ecclesiam
                            construxisset, familiam hanc tali tenore est largitus</hi>. Der
                        Aufzählung des Gesindes folgt die Liste der geschenkten Dörfer, danach der
                        mit Strafgeld drohende Bann, und zum Schluß ist dreimal <hi rend="i"
                            >AMEN</hi> angeschlossen. Einige Namen der Dörfer wurden dann
                        ausgekratzt und durch andere ersetzt, am Ende befindet sich noch ein Zusatz
                        mit Spenden anderer Personen<note><p>ZD. KRISTEN, Pamětní záznam o založení
                                a obvěnění kolegiátní kapituly litoměřické (Traditionsnotiz über die
                                Begründung und Beschenkung des Kollegiatkapitels zu Leitmeritz), in:
                                Acta Universitatis Palackianae Olomucensis, Historica 2, 1961,
                                S. 69–97.</p></note>.</p>
                    <p>Die Anfänge der böhmischen Herrscherurkunde reichen bis zu Vratislavs II.
                        Fürstenperiode zurück. Der Ausgangsartikel dafür ist die Gründungsurkunde
                        des Kloster Hradisch bei Olmütz, die von dem Olmützer Teilfürsten Otto und
                        seiner Gattin der ungarischen Prinzessin Eufemia am 3. Februar 1078
                        ausgestellt wurde<note><p>CDB I, S. 82, Nr. 79.</p></note>. Das Eingangs-
                        und Schlußprotokoll wurde wortwörtlich von der Vorlage, die aus der
                        ungarischen Heimat der Fürstin stammte, abgeschrieben<note><p>Diplomata
                                Hungariae Antiquissima, Epistolae et acta ab anno 1000 usque ad
                                annum 1196, Vol. I., Ed. G. GYÖRFFY, Budapest 1993, S. 182–184.
                                Darüber B.L. KUMOROWITZ, Die erste Epoche der ungarischen
                                privatrechtlichen Schriftlichkeit im Mittelalter XI–XII Jahrhundert,
                                in: Studia historica Academiae scientiarum Hungaricae, Bd. 21,
                                S. 6–7 und Anm. 16; J. BISTŘICKÝ, Zakládací listiny kláštera
                                Hradiska u Olomouce a počátky české panovnické listiny (Die
                                Grundungsurkunden des Klosters Hradisch bei Olmütz und die Anfänge
                                der böhmischen Herrscherurkunde), Vlastivědný věstník moravský XLV,
                                1993, č. 2, S. 131–136.</p></note>. Zwei Tage später wurde diese
                        Urkunde durch die Urkunde Vratislav II. bestätigt<note><p>CDB I, S. 85,
                                Nr. 80.</p></note>, kurz danach stellte Vratislav noch eine andere
                        Urkunde zugunsten des Kapitels in Alt Bunzlau<note><p>CDB I, S. 358,
                                Nr. 382.</p></note> aus, die in einer gefälschten Form erhalten
                        blieb. Beide Vratislavschen Urkunden wurden von einem und dem selben Notar
                        diktiert, der sich auf Ottos und Eufemias Urkunde stützte. Nach dieser
                        Feststellung kann man annehmen, daß Vratislav II. über eine diplomatische
                        Einrichtung verfügte<note><p>V. HRUBÝ, Tři studie, S. 74, 81 und Anm. 65,
                                S. 166 und Anm. 7; BISTŘICKÝ, Zakládací listiny,
                        S. 131.</p></note>.</p>
                    <p>Wenn die gefälschte Urkunde Soběslav I. für das Kapitel zu Wischegrad
                        angeblich aus 1130 unbeachtet bleibt<note><p>CDB I, S. 111,
                            Nr. 111.</p></note>, so gibt es die erste in der Originalfassung
                        erhaltene Urkunde Vladislav II. für die Olmützer Kirche vielleicht aus dem
                        Jahre 1147<note><p>CDB I, S. 161, Nr. 157.</p></note>. Sie wurde von einem
                        unbekannten Mitglied des Olmützer Skriptoriums des Bischofs Heinrich Zdik so
                        geschieben, daß der Schreiber die Schrift des Diploms Konrad III. nachahmte.
                        Das Diplom wurde vom König in derselben Sache ausgestellt und dem Bischof
                        Zdík Mitte Juni 1144 übergeben. Auf Konrads Diplom stützte sich auch der
                        Text der Vladislavschen Urkunde, welcher vom Bischof Zdík persönlich
                        diktiert wurde. Dem Fürsten Vladislav stand damals höchstens ein Mensch zur
                        Verfügung, der auf der Urkunde sein Siegel befestigte<note><p>M. FLODR,
                                Skriptorium olomoucké (Olmützer Skriptorium), Praha 1960,
                                S. 144–146; J. BISTŘICKÝ, Studien zum Urkunden-, Brief- und
                                Handschriftenwesen des Bischofs Heinrich Zdík von Olmütz, in: Archiv
                                für Diplomatik, Schriftgeschichte, Siegel- und Wappenkunde, Bd. 26,
                                1980, S. 173–174, 182, 197.</p></note>. Die fremden
                        Kirchenanstalten, das Zisterzienserstift Waldsassen und die Kirche in
                        Meißen, als Empfänger, fertigten selbst auch zwei Urkunden Vladislavs zur
                        Zeit seiner königlichen Regierung im Jahre 1159–1160 aus<note><p>CDB I,
                                S. 192, Nr. 204, S. 197, Nr. 210.</p></note>. Die Meißner Urkunde
                        ahmt in äußerer und innerer Hinsicht auffalend die Diplome des Kaisers
                        Friedrich I. Barbarossa nach. Erst einige anderen Urkunden Vladislavs haben
                        eine individuelle Stilisierung, die das Werk eines Notars ist, nämlich des
                        Prager Domherrn Winzenz, des Kaplans <pb n="229"/>beim Bischof Daniel I. und
                        sehr bekannten Chronisten dazu. Winzenz weilte mit seinem Bischof oft in
                        Italien, wo er sich einige Elemente des Formulars von italienischen
                        Notariatsinstrumenten aneignete, zum Beispiel die Gewohnheit die Datierung
                        an den Anfang der Urkunde zu setzen. Graphisch äußerte es sich jedoch nicht,
                        obwohl Winzenz über sich in siener Chronik schreibt, er habe 1158 den
                        Waffenstillstandvertrag zwischen Barbarossa, dem König Vladislav und der
                        Mailänder geschrieben. Dieses Dokument ist leider nur in abschriftlicher
                        Form überliefert<note><p>V. HRUBÝ, Tři studie, S. 39–44.</p></note>.</p>
                    <p>Unter Vladislav gab es auch die erste Kanzleiorganisation. Der König hatte
                        einen Kanzler, es waren Pröpste von Wischegrad Alexander, Batholomäus und
                        Gervasius. Die Vereinigung des Kollegiatskapitels zu Wischegrad, später auch
                        königliche Kapelle genannt, mit dem Kanzleramt hatte in Böhmen eine
                        Tradition und wurde bis zum 15. Jahrhundert erhalten<note><p>V. VOJTÍŠEK,
                                Vývoj královské české kanceláře (Entwicklung der böhmischen
                                königlichen Kanzlei), in: Výbor rozprav a studií Václava Vojtíška,
                                Praha 1953, S. 504–509.</p></note>.</p>
                    <p>Neben der Kirche zu Wischegrad interessierte sich auch die Prager Kirche für
                        die führende Stellung in der Kanzlei. Der Magister dieser Kirche Alexander
                        gewann das Kanzleramt für die beiden letzten Jahre unter dem Fürsten
                        Friedrich 1187–1189. Mit dem Antritt Konrad Ottos kam wieder der Propst von
                        Wischegrad Florian zurück.</p>
                    <p>Seit der Regierung Vladislavs II. gab es auch andere Kanzleibeamte:
                        Vizekanzler, Protonotar, Notar und Schreiber. Der Kanzler Florian bekleidete
                        während seiner Karriere zuerst einige niedrigere Posten<note><p>Ebenda,
                                S. 504.</p></note>.</p>
                    <p>Die Festigung der Kanzleiorganisation in der zweiten Hälfte des 12.
                        Jahrhunderts kam auch dadurch zum Ausdruck, daß die Anzahl der
                        kanzleimäßigen Ausfertigungen zunahm. Von sechs erhaltenen Urkunden
                        Soběslavs II. sind wahrscheinlich fünf die Werke eines Notars<note><p>V.
                                HRUBÝ, Tři studie, S. 45–47.</p></note>, bei Friedrich ist das
                        Verhältnis schlechter – 4: 8 zu ungunsten der kanzleimäßigen
                                Urkunden<note><p>Ebenda, S. 47.</p></note>.</p>
                    <p>Unter Friedrich begann sich das Zentrum der diplomatischen Tradition im
                        Zisterzienserstift Plaß zu bilden, wo ein imposanter Komplex von
                        Schriftstücken entstand, unter deren auch Urkunden der Fürsten Friedrich und
                        Heinrich Břetislav waren. Die Plaßer Mönche als Schreiber und
                        Urkundenverfasser drangen auch in andere Milieus vor. Einer von ihnen
                        stillisierte und schrieb die Gründungsurkunde des Klosters Bruck bei Znaim,
                        die von Fürsten Konrad Otto im Jahre 1190 ausgestellt wurde. Von ihm
                        wechselte er zum Prager Bischof Heinrich Břetislav über und blieb bei ihm
                        auch dann, als der Bischof auch zum Fürsten von Böhmen wurde
                                (1193–1197)<note><p>Ebenda, S. 47–52.</p></note>.</p>
                    <p>In der äußeren Gestaltung und im Stil der Herrscherurkunden im erwähntem
                        Zeitraum kann man keine festen Regeln finden. Man kann nur eine gewisse
                        Entwicklung des Urkundenformulars und in der zweiten Hälfte des 12.
                        Jahrhunderts, eine gewisse Andeutung einer Aufteilung in einfachere und
                        feierlichere Urkunden verfolgen.</p>
                    <p>Die Urkunde Vratislavs hat schon ein entwickeltes Formular, was man vor allem
                        am Eingangsprotokoll erkennt<note><p>CDB I, S. 85, Nr. 80.</p></note>. In
                        den Schlußteilen stößt man auf die Sanktion und auf Zeugenformel. Die
                        einzige nicht beschädigte Urkunde Vratislavs aus dem <pb n="230"/>Jahre 1078
                        hat zwar eine Datierung, vielleicht nach dem Muster der Urkunde Ottos und
                                Eufemias<note><p>CDB I, S. 82, Nr. 79.</p></note>, die andern, die
                        in den späteren Fälschungen verborgen sind, haben jedoch keine Datierung.
                        Sie fehlt auch in der Urkunde Vladislavs II. aus 1147<note><p>CDB I, S. 161,
                                Nr. 157.</p></note>, obwohl diese in der Vorurkunde Konrads III. aus
                        1144 beinhaltet ist<note><p>CDB I, S. 140, Nr. 138 = MGH DD IX, S. 189,
                                Nr. 106.</p></note>. Einige einheimische Gewohnheiten scheinen
                        stärker als fremde Vorlagen zu sein. Das betrifft auch die Sanktion, die
                        eher von der einheimischen Tradition ausgeht, d. h. den Vorgang des
                        rechtlichen Charakters vor der versammelten Gefolgschaft zu erklären und
                        diesen durch den eigenen oder bischöflichen Bann zu sanktionieren. Darauf
                        stößt man auch bei Aktenaufzeichnungen.</p>
                    <p>Da die Herrscherurkunde im Laufe des ganzen erwähnten Zeitraums auf dem
                        Niveau der Beweisurkunde blieb, ging ihrer Ausstellung immer diejenige
                        Prozedur voraus, die mit derjenigen Prozedur identisch ist, der die
                        Ausfertigung der Urkunde nicht folgt. Höchstens schaffte sich das Objekt des
                        zuständigen Rechtsaktes eine eigene Aufzeichnung an. Gewisse Veränderungen
                        kann man unter dem König Vladislav II. finden, als es zur Vereinigung der
                        Sanktion und Korroboration in eine Formel kam, wodurch bewiesen wird, daß
                        beide Mittel dieselbe Rechtskraft haben sollten<note><p>CDB I, S. 161,
                                Nr. 157; CDB I, S. 192, Nr. 204.</p></note>.</p>
                    <p>Mit einem Siegel wurden schon Vratislavs Urkunden versehen, ohne daß man auf
                        diese aufmerksam machte, wie es auch bei der ersten Urkunde Vladislavs der
                        Fall ist<note><p>CDB I, S. 85, Nr. 80.</p></note>. Daß ein fremdes Muster,
                        z. B. die Papsturkunde, hier wirken sollte, ist unwahrscheinlich.</p>
                    <p>Unter Soběslav II. stößt man auf einfachere Schriftstücke, als unter seinen
                                Vorläufern<note><p>CDB I, S. 243, Nr. 278; S. 244, Nr. 279; S. 252,
                                Nr. 288; S. 255, Nr. 290.</p></note>. Unter Friedrich blieb dieser
                        einfachere Typ<note><p>CDB I, S. 260, Nr. 292; S. 262, Nr. 294; S. 263,
                                Nr. 295; S. 269, Nr. 300; S. 270, Nr. 301; S. 273, Nr. 304; S. 277,
                                Nr. 307; S. 279, Nr. 309; S. 280, Nr. 310; S. 290,
                            Nr. 318.</p></note>, daneben kommt auch ein feierlicherer
                                vor<note><p>CDB I, S. 275, Nr. 305; S. 283, Nr. 311; S. 288,
                                Nr. 317; S. 292, Nr. 320.</p></note>.</p>
                    <p>Das wichtigste Unterscheidungsmerkmal ist die Verwendung einer verlängerten
                        Schrift in den feierlichen Urkunden, wobei keine Regeln für die Einsetzung
                        der Elongate gelten; einmal ist es die ganze erste Zeile, ein andermal nur
                        die Invokation mit der Intitulation oder nur eine Invokation. Die
                        Unterscheidung beider Gattungen wurde auch unter Heinrich Břetislav
                                erhalten<note><p>Zu den feierlichen Urkunden können CDB I, S. 312,
                                Nr. 348 und S. 321, Nr. 356, zu den einfacheren CDB I, S. 314,
                                Nr. 349 und S. 319, Nr. 355 gerechnet werden.</p></note>. Eins
                        seiner Stücke ist jedoch eine Kopie des Kaiserdiploms<note><p>CDB I, S. 312,
                                Nr. 348.</p></note>, bei dem anderen wurde der Chrysmon durch das
                        griechische Kreuz ersetzt<note><p>CDB I, S. 325, Nr. 358.</p></note>.</p>
                    <p>In der Gütertransaktion zwischen dem Kloster Tepl und dem Johanniterorden aus
                        dem Jahre 1189, die von Konrad Otto beurkundet wurde<note><p>CDB I, S. 296,
                                Nr. 323.</p></note>, befinden sich am oberen Rand durchgeschnittene
                        Großbuchstaben A-L. Am unteren Rand hingen fünf Siegel mit dem fürstlichen
                        in der Mitte. Es geht um eine eigenartige Verbindung einer Siegelurkunde mit
                        einem Chirograph, der für den ersten unter den wenigen Chirographen in den
                        böhmischen Ländern gehalten wird. Die Urkunde ist das Werk des Empfängers,
                        der auch die Form des Chirographs verwendet haben dürfte.</p>
                    <pb n="234"/>
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                        <head>1. [1146, 18. 10. – 1147, Mai–Juni]. Vladislav II. für Olmützer
                            Kirche. CDB I, 161, Nr. 158</head>
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                        <head>2. 1169. Vladislav II. für den Johanniterorden. CDB I, 216,
                            Nr. 246</head>
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                        <head>3. 1175. Soběslav II. für Kloster Plass. CDB I, 243, Nr. 278</head>
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                    <pb n="237"/>
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                        <head>4. [ante 1188]. Friedrich für den Johanniterorden. CDB I, 290,
                            Nr. 318</head>
                    </figure>
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                        <head>5. 1188. Friedrich für den Johanniterorden. CDB I, 292, Nr. 320</head>
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                    <pb n="239"/>
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                        <head>6. 1189, Schatzberg. Konrad Otto für Kloster Plass. CDB I, 325,
                            Nr. 358</head>
                    </figure>
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                        <head>7. 1197. Heinrich Břetislav für Kloster Tepl. CDB I, 325,
                            Nr. 358</head>
                    </figure>
                </body>
            </text>
            <text xml:id="art_14">
                <front>
                    <head><pb n="241"/>Die Siegel der böhmischen Herrscher bis 1250</head>
                    <byline><docAuthor>Jarmila Krejčíková</docAuthor></byline>
                </front>
                <body>
                    <p>Die Siegel gehören zu einer umfangreichen Gruppe von Zeichen, die die
                        Herrscher als Verkörperung des mittelalterlichen „Staates“ angelegt haben,
                        um ihre Herrschaft sichtbar zu machen. Das Siegelbild und ebenso das
                        Münzbild sind Hoheitszeichen erster Klasse und obwohl sie manchmal durch ein
                        bereits fest gewordenes „Bildmodell“ bestimmt waren und fortgeführt wurden,
                        bemühten sich die Stempelschneider und Münzmeister, näher an die
                        Wirklichkeit heranzukommen und dem Stilwandel folgend die Realität
                        wiederzugeben. Ihre Beurteilung muß auf mehreren Ebenen erfolgen, die Frage
                        nach äußerer Form der Hoheits- und Herrschaftszeichen ist nicht ausreichend.
                        Es stellen sich andere Fragen: was sollten sie bedeuten und welcher Sinn
                        wurde ihnen im Laufe der Zeiten unterlegt<note><p>P.E. SCHRAMM, Die
                                Deutschen Kaiser und Könige in Bildern ihrer Zeit, Bd. 1,
                                Leipzig–Berlin 1928.</p></note>.</p>
                    <p>Die Siegel der Přemyslidischen Herrscher kommen – im Vergleich mit den
                        anderen Suveränen Europas – mit einer gewißen Verspätung, die an erster
                        Stelle dem Traditionalismus der böhmischen Gesellschaft im Bereich des
                        Rechtes zuzuschreiben ist. Eine mündliche Proklamation vor der Versammlung
                        der vollberechtigten „Böhmen“, die einen vom Herzog angeführten
                        Personenverband bildeten, vor der Versammlung der Einwohner eines Dorfes,
                        vor der Versammlung der Gläubigen in einer Kirche, spielte zunächst im
                        böhmischen Recht die wichtigste Rolle, und die schriftliche Bezeugung wurde
                        gar nicht benötigt.</p>
                    <p>Der Herzog von Böhmen als Besitzer allen Boden in seinem Territorium hatte
                        das exklusive Dispositionsrecht über alle Güter und es gab in Böhmen keine
                        Macht, die dem Herzog zur Ausstellung von Urkunden hätte zwingen können. Die
                        Kirchen Böhmens, mit ihrer Tradition des römischen Rechtes einzige Schicht
                        der Gesellschaft, die die schriftliche Notierung des Rechtsverfahrens als
                        nützlich und notwendig angesehen hatte, setzte sich bei den Schenkungen und
                        Donationen mit ihren Anforderungen nicht durch, weil sie zu schwach war,
                        ihren eigenen Willen und ihre Wünsche zur Bedingung zu machen. Die Kirche
                        wurde der Macht des böhmischen Herzogs untergeordnet, und auch der Bischof
                        von Prag hatte Geltung nur als Kapellan des regierenden Přemysliden. Die
                        Vorgänger der alten böhmischen Adelsfamilien in der engesten Umgebung des
                        bömischen Herzogs behielten für ihre Dienste die Güter nur für eine
                        begrenzte Zeitperiode, und deshalb waren sie gar nicht an der schriftlichen
                        Bestätigung ihres nur provisorischen Besitzes interessiert<note><p>R. NOVÝ,
                                Přemyslovský stát 11. a 12. století, in: Acta Universitatis
                                Carolinae, Philosophica et historica, Monographia, XLIII, Praha
                                1972.</p></note>.</p>
                    <p>Die ältesten Spuren des Siegelgebrauchs in Böhmen sind erst am Ende des
                        11. Jhdts. nachweisbar, und die Gründe dafür sind im Selbstverständnis des
                        přemyslidischen Herrschers zu suchen. Die Krönung von Vratislav I.
                        (1061–1092) im Jahre 1085 und die Einführung der Königswürde in Böhmen
                        hatten verschiedene innenund außenpolitische Folgen. Vratislav I. fühlte
                        sich als erster König seiner Dynastie verpflichtet, in Prag einen echten
                        Königshof mit allen dazu passenden Attributen <pb n="242"/>einzurichten, wie
                        Verwaltung, Kanzlei, Urkunden, Kultur, Manuskripte usw., und das Siegel
                        stellte einen Stein in diesem Mosaik dar<note><p>R. NOVÝ, Královská
                                korunovace Vratislava II., in: Numismatické listy 43, 1988 5–6,
                                S. 129–144; R. TUREK, Kultura Vratislavovy doby, ibidem S. 145–147;
                                J. HÁSKOVÁ, Mincovnictví Vratislava II., ibidem
                            S. 148–159.</p></note>.</p>
                    <p>Kein echtes Siegel von Vratislav I. ist erhalten, aber die bis jetzt
                        überlieferten Siegelfälschungen, die aus dem 13. Jhdt. stammen, sind wohl
                        nach einer echten Vorlage gefälscht worden. Die äußeren Merkmale der Siegel
                        weisen den gleichen Stil wie andere Kunstobjekte auf, und im Siegelbild
                        wurde eine thronende Figur dargestellt, die dem Porträt des heiligen Wenzel
                        in einer Miniatur (Buchstabe D) des Vyšehrader Kodex ähnlich ist<note><p>J.
                                ČAREK, O pečetech českých knížat a králů z rodu Přemyslova, in:
                                Sborník příspěvků k dějinám hlavního města Prahy 8, 1928, S. 6; R.
                                NOVÝ, K počátkům feudální monarchie v Čechách I. Sigillum commune
                                regni, in: Časopis Národního muzea – historické muzeum 145, 1976,
                                S. 156. J. KREJČÍKOVÁ – T. KREJČÍK, Úvod do české sfragistiky,
                                Ostrava 1989, S. 30.</p></note>.</p>
                    <p>Die Regierungsperiode von Vratislav I. bildet den Höhepunkt der Formierung
                        einer mit dem Kult des heiligen Wenzel verknüpften Staats- und
                        Herrschaftsideologie; unter Vratislav I. wurde der Grundwechsel des
                        Wenzelsbildes von einem heiligen Märtyrer zu einem christlichen Ritter
                        vollendet, und die neue Darstellung des Landespatrons als Miles Christi und
                        eigentlichen Landesherrn wurde für Münzbilder und ander Kunstgegenstände
                                herangezogen<note><p>A. MERHAUTOVÁ – D. TŘEŠTÍK, Ideové proudy v
                                českém umění 12. století, Praha 1985, S. 94–96.</p></note>.</p>
                    <p>Das „Bildmodell“ wurde im Vyšehradauer Kodex, der anläßlich der Krönung
                        hergestellt wurde, bestimmt, und die obenerwähnte Initiale D enthüllt das
                        Geheimnis der přemyslidischen Wenzelsideologie der zweite Hälfte des
                        11. Jhdts. Wenzel als Landespatron tritt uns ganz als Herzog entgegen: er
                        sitzt auf einem Thron, sein Kopf ist mit einer Herzogsmütze bedeckt, und in
                        der linken Hand trägt er eine Lanze. Nur die rechte Hand, die zum Segen
                        erhoben ist, charakterisiert das Heiligtum dieses Přemysliden. Der Sinn
                        einer solchen Darstellung symbolisiert die Doppelfunktion des Landespatrons
                        – die Verteidigung des Staatsterritoriums gegen den äußeren Feind
                        einerseits, und den Schutz der Staatseinheit und des inneren Friedens
                        andererseits. Seine Zugehörigkeit zur herrschenden Dynastie hat ihm noch
                        eine andere Aufgabe zugeteilt: der jeweils regierende Herzog wurde mit
                        seinem Amt von Gott belehnt, aber von heiligen Wenzel investiert.</p>
                    <p>Die Verwendung der Figur des heiligen Wenzel im Siegelbild der ersten
                        böhmischen Siegel überhaupt konnte die Bedeutung dieser Staatsideologie
                        betonen, und durch die Einführung solcher ideologisierter Siegel konnte der
                        erste böhmische König demonstrativ seine Legitimität und zugleich seine
                        Verbindung mit dem gebildeten und kultivierten Europa beweisen. Die
                        innenpolitische Lage der böhmischen Gesellschaft war weit entfernt von den
                        Bemühungen seines Herrschers und nach dem Tod von Vratislav I., dessen
                        starke Persönlichkeit den Aufstieg von Böhmen bewirkt hatte, verschwanden
                        alle Attribute der Königswürde, damit auch das Siegel.</p>
                    <p>Erst fünfzig Jahre später, unter Vladislav II. (1140–1172), ist wieder ein
                        Herrschersiegel nachweisbar und zu dieser Zeit beginnt die ununterbrochene
                        Reihe der Siegel der böhmischen Herzöge und Könige. Auch die Spitze der
                        kirchlichen Hierarchie im přemyslidischen Staat folgte diesmal dem Beispiel
                        des Herrschers, und in den letzten Jahren des 12. Jhdts. erschienen unter
                        den Siegelinhabern in böhmischen Ländern die mächtigsten Repräsentanten des
                        entstehenden böhmischen Adels<note><p>Z. FIALA, K otázce funkce našich
                                listin do konce 12. století, in: Sborník prací filosofické fakulty
                                brněnské university C7, 1960, S. 5–34. J. ŠEBÁNEK – S. DUŠKOVÁ,
                                Česká listina doby přemyslovské, in: Sborník archivních prací 6,
                                1956, I, S. 136–211, II S. 99–160.</p></note>.</p>
                    <p>Vladislav II. besiegelte seine Urkunden schon in den Jahren 1146–1148, als er
                        noch den Herzogstitel trug. Das Siegelbild stellt ein Bildnis des heiligen
                        Wenzels <pb n="243"/>dar, der als Herzog von Böhmen und Schutzpatron
                        abgebildet auf einer einfachen Thronbank sitzt, seine rechte Hand hält eine
                        Lanze mit der Fahne, seine linke Hand liegt auf einem normanischen Schild.
                        Die Umschrift: + PAX SANCTI WAZELAI IN MANVS DVCIS VADIZLAVS verdeutlicht
                        die Staatsideologie, die sich seit Ende des vorhergehenden Jahrhunderts
                        nicht geändert hatte<note><p>Beschreibung bei ČAREK, l. c., S. 6, NOVÝ, l.
                                c., S. 156, KREJČÍKOVÁ – KREJČÍK, l. c., S. 30.</p></note>.</p>
                    <p>Böhmen aber war nicht der einzige Staat Europas, wo die aus dem Lehenswesen
                        stammende Vorstellung ihre Verbreitung fand, da die Könige und Herrscher
                        allgemein die Fahnenträger Christi oder eines Heiligen seien. Darüber hinaus
                        geht noch die in Norwegen sich im 12. Jhdt. herausbildende Auffassung, der
                        rex perpetuus des Landes sei der heilige Olaf und der konkrete König habe
                        nur die Stellung seines vicarius. Das war keine Besonderheit, auch in
                        Venedig übernahm ein Heiliger – der Evangelist St. Marcus – die Funktionen
                        des Landespatrons und damit die des eigentlichen, von Tod und Neuwahl
                        unabhängigen Landesherrn, der sich der Dogen als Ausführungsorgane seines
                        Willens bediente.</p>
                    <p>Der Glanz der Königswürde, die Vladislav II. im Jahre 1158 ad personam
                        erhielt, verursachte doch eine grundsätzliche Wendung der Staatsideologie,
                        und die neuen Richtlinien dieser Auffassung fanden ihren Ausdruck ganz
                        eindeutig im neuen Königssiegel dieses Přemysliden. Die Ambitionen und die
                        aufgestiegene Autorität des zweiten böhmischen Königs spiegeln sich auf der
                        Vorderseite des neu eingeführten Münzsiegels, wo ein Majestätsiegel mit der
                        Darstellung des thronenden, mit einer gefalteten, auf der rechten Schulter
                        zugeklammerten Tunika bekleideten Siegelinhabers mit den Attributen der
                        Königsmacht, mit der Krone in Diademform und mit zwei kurzen lilienförmigen
                        Zeptern, eingeschnitten wurde. Die Gravur des Averses wurde sorgfältiger
                        durchgeführt als die der Rückseite, wo sich das Bild des heiligen Wenzel in
                        seiner üblichen Form findet. Die Legende der Vorderseite enthält nur Namen
                        und Königstitel von Vladislav II., aber die Legende der Rückseite mit einer
                        Modifikation der Siegelumschrift aus seinem letzten Siegel bekommt jetzt
                        einen ganz anderen Sinn. Sie lautet: + PAX REGIS WLADIZLAI IN MANVS SANCTI
                        WENCEZLAI und betont den Wechsel der Prioritäten; der jeweils regierende
                        König übernimmt die Rolle des aktiven Subjektes des Geschehen, er ist nicht
                        mehr ein passives Objekt des Willens des heiligen und ewigen Herzogs, aber
                        er unterwirft sich und sein Land freiwillig dem Schutz des heiligen
                                Wenzel<note><p>Abbildung bei A. MERHAUTOVÁ – D. TŘEŠTÍK, Románské
                                umění v Čechách a na Moravě, Praha 1984, Bild 104, 105. Beschreibung
                                bei ČAREK, l. c., S. 6–7; MERHAUTOVÁ-TŘEŠTÍK l. c., S. 96;
                                KREJČÍKOVÁ-KREJČÍK, l. c., S. 30–31.</p></note>.</p>
                    <p>Im Laufe der Königsherrschaft von Vladislav II. wurde der Siegelstempel
                        mehrmals geändert, aber die Form eines Doppelsiegels ist immer geblieben und
                        das Grundschema seiner Siegelbilder wurden nur in Details modifiziert. Das
                        Königssiegel von Vladislav II. diente für seinen Nachfolger als Vorbild mit
                        seinen spezifischen äußeren Merkmalen und charakteristischen inneren
                        Eigenschaften – Münzsiegel einerseits und Bildnis des heiligen Wenzel auf
                        dem Revers andereseits<note><p>J. HOMOLKA, K ikonografii pečetí posledních
                                Přemyslovců, in: Umění doby posledních Přemyslovců, Roztoky u Prahy
                                1983, S. 159.</p></note>.</p>
                    <p>Die Münzsiegel waren zu dieser Zeit in Europa bereits bekannt und sie sind
                        aus verschiedenen Territorien überliefert (Italien, England, Dänemark), aber
                        die Ausbreitung solcher Siegel in Böhmen ist doch keine bloße Nachahmung der
                        fremden Muster. Die Münzsiegel Europas hatten als Ziel die Macht des
                        Siegelinhabers in <pb n="244"/>mehreren Ländern zugleich zu symbolisieren,
                        in Böhmen waren sie im Gegenteil Ausdruck der Unteilbarkeit der Herrschaft
                        in einem einzigen Land. Durch die Abbildung des heiligen Wenzel auf der
                        Rückseite des Münzsiegels wurde die Legitimität der Herrschaft der
                        jeweiligen, aus derselben Dynastie wie der Schutzpatron Böhmens stammenden
                        Herzöge demonstriert, und niemandem wurde erlaubt, diese Macht zu
                        bezweifeln. Die ideologischen, dynastischen Gründe der Einführung des
                        Münzsiegels in Böhmen stellen in Europa einen Einzelfall dar<note><p>O.
                                BAUER, O původu dvojstrannosti české pečeti panovnické, in: Český
                                časopis historický 37, 1931, S. 310–326, ČAREK, l. c.
                            S. 52–54.</p></note>.</p>
                    <p>Die Nachfolger von Vladislav II. blieben im Schatten dieses Herrschers, und
                        ihnen ist es nicht gelungen, sich innen- und außenpolitisch durchzusetzen.
                        Schon Soběslav II. (1173–1178) wurde vom römischen Kaiser in die
                        Herzogswürde eingesetzt und er regierte nur dank seiner ständigen
                        Unterstützung. Das Siegel dieses Přemysliden stellt auf beiden Seiten eine
                        fast identische Figur dar, und der einzige Unterschied ist der Nimbus um den
                        Kopf der sitzenden Gestallt auf der Rückseite. In der Siegelumschrift der
                        Vorderseite befinden sich nur Name und Herzogstitel des Siegelbesitzers, die
                        Legende auf dem Revers lautet einfach: + SANCTVS WENCEZLAVS DVX. Das Fehlen
                        des Hinweises auf die Zusammenwirkung des jeweiligen Herrschers mit dem
                        ewigen Herzog von Böhmen scheint ein Beweis dafür zu sein, daß die
                        Einsetzung von Soběslav II. der alten böhmischen Tradition wiedersprach und
                        nie als ein legitimer Vorgang anerkannt wurde. Deswegen konnte er nicht auf
                        seinem Siegel die Grundidee der üblichen Staatsideologie zum Ausdruck
                                bringen<note><p>Z. FIALA, Přemyslovské Čechy, Praha 1975, S. 65–66.
                                Beschreibung bei ČAREK, l. c., S. 8, KREJČÍKOVÁ-KREJČÍK, l. c.,
                                S. 31.</p></note>.</p>
                    <p>Die böhmischen Herzöge Friedrich (1178–1189) und Otto (1189–1191) haben nur
                        eine Nebenrolle in der europäischen Politik und ihre Randposition sowie der
                        Verlust ihres Prestiges fanden ein Echo auch im Siegelbild der Vorderseite
                        ihrer Münzsiegel. Statt des Thronsiegels befindet sich hier nur ein
                        Standbildsiegel und seine grobe Gravur und künstlerische Unvollkommenheit im
                        Vergleich zu dem üblichen Wenzelsbild der Rückseite entsprechen der
                        unsicheren Lage beider Herzöge in Böhmen und in der Reichspolitik. Der
                        ununterbrochene Schutz des Landespatrons war notwendig für die beiden
                        Herrscher und deshalb übernahm die Legende der Rückseite die traditionelle
                                Wenzelsdevise<note><p>Abbildung bei MERHAUTOVÁ – TŘEŠTÍK, l. c.,
                                Bild 189, 190. Beschreibung bei ČAREK, l. c., S. 8–9,
                                KREJČÍKOVÁ-KREJČÍK, l. c., S. 31. Erklärung bei HOMOLKA, l. c.,
                                S. 158, NOVÝ, l. c., S. 157–158.</p></note>.</p>
                    <p>Die erste Regierung von Herzog Přemysl Ottokar I. (1192–1193) war zwar kurz
                        und wenig ereignisreich, aber sein Siegel bringt zwei ganz neue Elemente in
                        der Entwicklungsreihe der Siegel der böhmischen Herrscher. Das erste Mal
                        stellt die Vorderseite ein Reitersiegel dar und auf derselben Seite
                        erscheint ein heraldisches Motiv. Přemysl Ottokar I., ein Přemyslide mit
                        großen Ambitionen, hat sein Reitersiegel nach ausländischen Vorbildern als
                        Symbol der ritterlichen Kultur gewählt und als Darstellung für das mutige
                        Unternehmen der Kreuzzüge. Die innere Verknüpfung beider Seiten seines
                        Münzsiegels wurde durch die Figur eines Adlers unterstrichen, der im Schild
                        des Ritters auf dem Avers erscheint, weil der Adler allgemein als Symbol und
                        Wappen des heiligen Wenzel galt, dessen übliche Abbildung sich auf dem
                        Revers befand. Die Siegelbilder selbst übernahmen die Aufgabe, die
                        Staatssymbolik auszudrücken, und deswegen war es nicht nötig, in den
                        Siegelumschriften dieses Thema zu wiederholen. Die Legende auf der
                        Vorderseite lautet nur: DVX PREMISL, auf der Rückseite: SANCTVS
                                WENCEZLAVS<note><p>Beschreibung bei ČAREK, l. c., S. 10,
                                KREJČÍKOVÁ-KREJČÍK, l. c., S. 31. Erklärung bei HOMOLKA, l. c.,
                                S. 164–165, NOVÝ, l. c., S. 162.</p></note>.</p>
                    <p><pb n="245"/>Im Jahre 1193 bestieg den böhmischen Herzogsthron Heinrich
                        Břetislav (bis 1197), der schon seit 1182 auf dem Prager Bischofsstuhl saß,
                        und so konzentrierte er in seinen Händen die Macht des Landesherren und der
                        Kirche in Böhmen. Sein Herrschersiegel übernahm zwar die traditionelle
                        přemyslidische Münzsiegelform, aber in den Siegelbildern spiegelt sich seine
                        Doppelfunktion: eine Seite symbolisiert die Macht des Herzogs von Böhmen in
                        Form eines Standbildsiegels, dessen Darstellung den Siegeln seiner Vorgänger
                        Friedrich und Otto ähnelt, die zweite Seite wurde als Symbol seiner
                        Bischofswürde gestaltet, und hier erscheint ein kirchliches Thronsiegel. Zum
                        ersten Mal verschwand das Wenzelsbild aus dem Siegel des regierenden
                        Přemysliden, und auch in den Siegelumschriften kam keine Erwähnung des
                        heiligen Landespatrons vor. Die Frage, ob Heinrich Břetislav wirklich kein
                        Wenzelssiegel besaß, war oft das Diskussionsthema der böhmischen
                        Siegelkunde, die letzten Forschungen haben das Fehlen dieses Siegels unter
                        Heinrich Břetislav bestätigt<note><p>Beschreibung bei ČAREK, l. c., S. 9–10,
                                KREJČÍKOVÁ-KREJČÍK, l. c., S. 31. Erklärung bei NOVÝ, l. c., S. 161,
                                wo auch die ausführliche Bibliographie, sowie die Abbildung,
                                S. 157.</p></note>. Dieser Herrscher fühlte sich offensichtlich
                        durch seine Doppelwürde und durch die kaiserliche Unterstützung so
                        gesichert, daß er auf die Hilfe des Landespatrons verzichten konnte.</p>
                    <p>Vom Siegel des Herzogs Vladislav Heinrich (1197), der schon in demselben
                        Jahr, als er zur Herzogswürde erhoben wurde, resignierte und den böhmischen
                        Thron seinem Bruder Přemysl Ottokar I. übergab, ist nur ein Fragment seines
                        einseitigen Reitersiegels erhalten und deshalb ist erst Přemysl Ottokar I.
                        (1197–1230) in seiner zweiten Regierungsperiode als Träger und Erneuerer der
                        alten böhmischen Siegeltradition der Landesherrscher nachweisbar.</p>
                    <p>Seit dem Jahre 1198 König von Böhmen, ließ sich Přemysl Ottokar I. ein neues
                        Siegel gravieren, ganz in den Intentionen seiner königlichen Vorgänger: ein
                        Münzsiegel mit dem Majestätssiegelbild auf dem Avers und mit dem Wenzelsbild
                        auf dem Revers. Der Siegelschnitt der Vorderseite ahmte die zeitgenossischen
                        Kaisersiegel mit ihrem byzantinisierenden Stil nach, und in der
                        Siegelumschrift erschien die Devise: + PAX REGIS PREMIZL IN MANV SANCTI
                        WENCEZLAI. Die auf dem Revers dargestellte Abbildung des heiligen Wenzel war
                        nur eine einfachere Fassung der auf dem Avers abgebildeten Figur mit den
                        Attributen des Landespatrons. Die Legende erhielt Name und Herzogstitel des
                        Heiligen der přemyslidischen Dynastie. Die Gestalltung dieses Siegels
                        unterstreicht wieder die Bedeutung der Königswürde und je höher Přemysl
                        Ottokar I. mit seinen Ambitionen tendierte, desto prächtiger wurden seine
                        Siegel. Im Laufe seiner Reigierung wurde der Siegelstempel mehrmals
                        geändert, das Grundschema hat aber keine Änderung erfahren, nur die immer
                        perfektere Gravur entsprach der steigenden Macht des böhmischen Königs und
                        der Erhabenheit des regierenden Přemysliden<note><p>J. ŽEMLIČKA, Století
                                posledních Přemyslovců, Praha 1986, J. ŽEMLIČKA, Přemysl Otakar I.,
                                Praha 1990. Abbildung bei MERHAUTOVÁ – TŘEŠTÍK, l. c., Bild 201,
                                202. Beschreibung bei ČAREK, l. c., S. 11, NOVÝ, l. c., S. 158–159,
                                HOMOLKA, l. c., S. 159–160.</p></note>.</p>
                    <p>Der Ehrgeiz, der Hochmut und nicht zuletzt der Wunsch, dem römischen Kaiser
                        zu konkurrieren, führten Přemysl Ottokar I. als einzigen Přemysliden und
                        einzigen König von Böhmen zur Einführung der Goldbulle. Die Beiden
                        erhaltenen Exemplare der Goldbulle, die durch zwei verschiedene Typare
                        geprägt wurden, sind Nachahmungen der üblichen Wachssiegelstempel von
                        Přemysl Ottokar I., und beide wurden für die wichtigsten Urkunden von großer
                        Bedeutung verwendet<note><p>Abbildung bei HOMOLKA, l. c., Bild 114, 115.
                                Beschreibung bei ČAREK, l. c., S. 12–13.</p></note>.</p>
                    <p><pb n="246"/>Wenzel I. (1230–1253) führte die alte Tradition der böhmischen
                        Herrschersiegel noch weiter. Er war im Besitz eines eigenen Siegels, und
                        zwar eines einseitigen Reitersiegels mit dem Wappen eines Adlers im Schild
                        des Ritters, solange noch sein Vater Přemysl Ottokar I. regierte. Nach
                        seinem Aufstieg zum böhmischen König hatte Wenzel I. ein neues Siegel,
                        dieses wiederholte – bis auf Kleinigkeiten – das letzte Wachssiegel seines
                        Vaters. Solche Wiederaufnahme symbolisierte wahrscheinlich die Treue zu den
                        dynastischen Traditionen der Přemysliden und das Bewußtsein der
                        Staatsideologie der böhmischen Herrscher im Wandel der Zeit. Dieses Typar
                        des Siegels von Wenzel I. wurde während seiner Regierung nie geändert und es
                        schließt die erste Entwicklungsperiode der Siegel der böhmischen Herzöge und
                        Herzöge und Könige ab<note><p>Abbildung bei HOMOLKA, l. c., Bild 116, 117,
                                Codex diplomaticus et epistolaris regni Bohemiae IV. 2, ed. J.
                                ŠEBÁNEK – S. DUŠKOVÁ, Praha 1965, Sigilla Bild 1, 2, 3. Beschreibung
                                bei ČAREK, l. c., S. 13, HOMOLKA, l. c., S. 164, KREJČÍKOVÁ-KREJČÍK,
                                l. c., S. 31.</p></note>. Die nachfolgenden Přemysliden Přemysl
                        Ottokar II., Wenzel II. und Wenzel III. behielten zwar die Form des
                        Münzsiegels, aber die Siegelbilder repräsetieren – wie in den anderen
                        Ländern Europas – die Herrschaft der böhmischen Könige über mehrere
                        Territorien.</p>
                    <p>Die erste Etappe der Entwicklung der böhmischen Herrschersiegel, die die
                        Jahre (1085) 1146–1253 umfaßt, wurde durch einige gemeinsamen Merkmale
                        charakterisiert: alle Siegel der böhmischen Herzöge und Könige dieser
                        Periode – mit den zwei Ausnahmen der Goldbullen von Přemysl Ottokar I. –
                        waren Wachssiegel, meist aus naturfarbenem Wachs, ausnahmsweise auch in
                        rotem, grünem und braunem Wachs. Alle waren Rundsiegel und wurden als
                        Hauptsiegel angewendet. Bis zum Jahre 1166 wurden alle Siegel nur
                        aufgedrückt, in der Zeitspanne 1166–1184 kommen aufgedrückte und angehängte
                        Siegel vor, danach sind nur Hängesiegel überliefert. Als Befestigungsmittel
                        dienten entweder Pergamentstreifen, typisch für die frühere Periode, oder
                        seidene Fäden verschiedener Farben, die unter Přemysl Ottokar I. und
                        Wenzel I. überwiegen, und nach dem Vorbild der Reichskanzlei wurde meistens
                        die rot-gelb Kombination gewählt.</p>
                    <p>Die Siegel der böhmischen Herrscher unterschieden sich von den Siegeln der
                        anderen Siegelinhaber durch ihre Größe. Entsprechend der mittelalterlichen
                        Vorstellungen symbolisierten die immer wachsenden Dimensionen des Siegels
                        unmittelbar die reale Macht oder die Ambitionen des Siegelbesitzers.
                        Deswegen strebten die Přemysliden nach größeren Siegeln und die Größe der
                        přemyslidischen Königssiegel im 13. Jhdt. überschritt sogar die der
                        Kaisersiegel ihrer Zeit.</p>
                    <p>Was für die Siegel der böhmischen Herrscher dieser Periode ganz spezifisch
                        war, ist ihre Form eines Münzsiegels. Auf der Vorderseite wurde regelmäßig
                        das Porträt des Inhabers dargestellt, das entsprechend der aktuellen
                        politischen Lage als Majestäts-, Thron-, Reiter- oder Standbildsiegel
                        eingraviert wurde. Auf der Rückseite erscheint ein gleichbleibendes
                        hagiographisches Motiv, der heilige Wenzel als Landespatron und ewiger
                        Herzog von Böhmen. Seine Herbeiziehung ist auf die přemyslidische Staats-
                        und Herrschersideologie zurückzuführen. Auch die heraldischen Figuren, die
                        seit 1192 erschienen, wurden mit Hinsicht auf die ideologischen und
                        dynastischen Gründe gewählt. Der Adler als Symbol und Wappen des heiligen
                        Wenzel wurde zuerst im Schild des Ritters auf dem Revers dargestellt, seit
                        dem Jahre 1224 findet er im Schild des Schutzpatrons auf dem Revers
                        Platz.</p>
                    <p><pb n="247"/>Die Siegelumschriften waren ein naheliegendes und ideales Mittel
                        für die Verdeutlichung der politischen Ziele und der ideologischen Gründe.
                        In dem Inhalt der Legenden spiegeln sich die Absichten der Herzöge und
                        Könige wider, hier verkörpteren sich die Ambitionen der Herrscher und hier
                        wurde auch die stabile oder unsichere Position der Siegelinhaber
                        wiedergegeben. Die zwei Seiten des Doppelsiegels der böhmischen Landesherren
                        boten mehrere Möghhlichkeiten zu Kombinationen: anfangs wurde die Legende
                        auf dem Avers für die Einführung von Name und Titel des Siegelbesitzers
                        bestimmt, und die auf dem Revers enthielt eine Devise mit dem Appell an den
                        heiligen Wenzel als Schutz- und Landespatron von Böhmen. Mit jedem Siegel
                        der böhmischen Herrscher kommen Modifikationen in den Siegelumschriften vor,
                        aber bis zur Königskrönung von Přemysl Ottokar I. blieb das Grundsystem
                        gleich. Die Königssiegel dieses Herrschers und seines Sohnes Wenzel I.
                        übernahmen die Wenzelsdevise für die Legende der Vorderseite, aber Name und
                        voller Titel des Siegelinhabers wurden als ein Teil dieser Devise
                        eingegliedert. Auf der Rückseite blieben in der Siegelumschrift nur Name und
                        Herzogstitel des Landespatrons. Alle Legenden waren lateinisch.</p>
                    <p>Als Schrift der Siegel wurde exklusiv Majuskel verwendet. Zuerst wurden die
                        Siegelumschriften in Kapitalschrift geschrieben, mit der Zeit erschienen
                        mehrere Uncialbuchstaben, und eine Tendenz zur frühgotischen Majuskel ist
                        erst auf den Königssiegeln aus dem 13. Jhdt. spürbar. Die ältesten Legenden
                        enthielten einige Fehler und seitenverkehrte Buchstaben, die der
                        Unvollkommenheit der Siegelstecher zuzuschreiben sind. In allen
                        Siegelumschriften erscheinen die allgemeinen Kürzungszeichen, aber sie
                        wurden nicht häufig verwendet, weil bis zum Jahre 1253 die Namen und die
                        Herrschertitel der böhmischen Herzöge und Könige nicht so umfangreich und
                        kompliziert waren um sie wesentlich kürzen zu müssen. Die Legenden und die
                        Devisen wurden regelmäßig mit einem Kreuz am Anfang eingeleitet, und sie
                        wurden von dem Siegelfeld durch eine Linie separiert.</p>
                    <p>Die erste Etappe der Entwicklung der Siegel der böhmischen Herzöge und Könige
                        aus der přemyslidischen Dynastie ist keine homogene Einheit, sie weist
                        einige spezifische Merkmale auf, die gerade für die böhmischen
                        Herrschersiegel dieser Periode typisch sind und die Siegel von den anderen
                        Herzogs- und Königssiegeln Europas sowie von den Siegeln anderer böhmischer
                        Landesherren ganz eindeutig unterscheiden: die aus der inneren Verknüpfung
                        mit der přemyslidischen Staatsideologie stammende Münzsiegelform einerseits,
                        und andererseits das Bild des heiligen Wenzel auf der Rückseite des Siegels
                        und die Wenzelsdevise in der Siegelumschrift.</p>
                </body>
            </text>
            <text xml:id="art_15">
                <front>
                    <head><pb n="249"/>La typologie des actes royaux polonais avant 1200</head>
                    <byline><docAuthor>Irena Sułkowska-Kuraś</docAuthor></byline>
                </front>
                <body>
                    <p>L’image de la diplomatique royale polonaise jusqu’à la fin de XII<hi
                            rend="sup">e</hi> siècle ne serait pas lisible sans un contexte
                        historique retracé dans ses grandes lignes au moins.</p>
                    <p>Le baptême du premier souverain historique, Mieszco (966), introduisit le
                        pays dans le cercle de la culture de l’Europe occidentale&#160;;
                        l’organisation ecclésiastique fut établie en Pologne. A la mort de Mieszco
                        en 992, son fils aîné Boleslas Chrobry (le Vaillant) prit le pouvoir et
                        raffermit la position internationale de son État (rencontre en l’an 1000, à
                        Gniezno, capitale de la Pologne, avec l’empereur Otton III&#160;; près de la
                        tombe du saint Adalbert). Des expéditions, auxquelles Boleslas le Vaillant
                        prêtait un puissant appui, allaient de Pologne en Prusse, pays de mission
                        (saint Adalbert, Brunon de Querfurt)&#160;; il fit venir (1002) des
                        Camaldules de l’ermitage du saint Romuald près de Ravenne. L’activité
                        diplomatique et ecclésiastique des deux monarques exigeait, sans nul doute,
                        l’expédition des lettres et l’expédition des documents divers. La seule
                        trace de ses faits est un résumé de l’octroi du pays saint Pierre par le
                        prince Mieszco et sa femme Oda&#160;; lors du pontificat de Jean XV
                                (985–992)<note><p>Bibl. Vatic. Ottob. lat. 3057, ch. 131 La lettre
                                de Mieszco citée tout comme les autres documents royaux jusqu’à la
                                fin du XII<hi rend="sup">e</hi> siècle sont enregistrés dans
                                l’ouvrage de ZOFIA KOZŁOWSKA-BUDKOWA, Repertorium polskich
                                dokumentow doby piastowskiej (Répertoire des documents polonaises de
                                l’époque des Piast), Krakow 1937&#160;; dans la suite cette
                                publication est citée comme Repertorium. La lettre de Mieszco –
                                Repertorium n. 2.</p></note>, qui se trouve dans le recueil des
                        canons du cardial Deusdedit, de la fin du XI<hi rend="sup">e</hi> siècle.
                        Aucune trace écrite ne nous est pas parvenu de l’activité de Boleslas&#160;;
                        couronné roi de Pologne en 1025.</p>
                    <p>Il mourut la même année et, durant tout le XI<hi rend="sup">e</hi> siècle, la
                        Pologne était occupée par les luttes pour le trône qui opposaient ses fils
                        et par les invasions des voisins qui s’en suivirent. La révolte des frères
                        de Mieszco II, fils de Boleslas, l’invasion impériale de l’ouest et de la
                        Russie de Kiev de l’est lui firent perdre la couronne, l’État fut démembré
                        en régions tribales, la révolution sociale et la révolte paysanne
                        précédaient l’invasion tchèque qui mit fin à son règne. Rien d’étonnant donc
                        que nous ne possédons pas de traces de l’activité diplomatique de ce roi. La
                        seule preuve matérielle que celle-ci existait, c’est le sceau, conservé
                        jusqu’à nos jours, de la femme de Mieszco II, Rycheza, fille du palatin de
                        la Lotharingie, qui, après avoir quitté la Pologne, vivait en
                                Allemagne<note><p>Attaché au document de 1054.</p></note>.</p>
                    <p>Le successeur de Mieszco II, Casimir (1038–1058), relevait l’État des ruines
                        &#160;; son fils, Boleslas Šmiały (le Hardi, 1058–1079), le raffermit et,
                        soutenu par le pape Grégoire VII&#160;; fut ceint de la couronne royale
                        (1076)&#160;; la controverse qui l’opposa à l’évêque de Cracovie, saint
                        Stanislas, terminée par le meurtre de l’évêque, aboutit à l’expulsion de
                        Boleslas. Les traces de l’activité diplomatique de ces deux souverains ne
                        subsistèrent pas, bien qu’elle dût exister (ne serait-ce que la
                        correspondance avec le pape au sujet du couronnement de Boleslas le
                        Hardi&#160;; dans le registre de la Chancellerie pontificale fut conservée
                        une lettre de Grégoire VII à Boleslas, de 1075)<note><p>Monumenta Poloniae
                                Historica, vol. I, p. 367–371.</p></note>.</p>
                    <p>Le dernier souverain polonais au XI<hi rend="sup">e</hi> siècle fut Ladislas
                        Herman (1079–1102), frère de Boleslas&#160;; son règne subordonné aux grands
                        seigneurs et perturbé par les <pb n="250"/>luttes avec ses fils – nous
                        laissa le premier document de monarque conservé en original. Son
                        destinataire est l’évêque et les chanoines de la cathédrale à
                                Bamberg<note><p>L’original se trouve dans le Hauptstaatsarchiv à
                                Munich.</p></note>. Le formulaire de ce document n’est pas
                        développé&#160;; il commence par une <hi rend="i">promulgatio</hi> et
                        renferme en plus une <hi rend="i">intitulatio</hi>, au singulier, ainsi que
                        le contenu essentiel&#160;: le renvoi des croix en or, rachetées par le
                        prince en Pologne, qui provenaient du pillage de la cathédrale de Bamberg
                        et, en second lieu, la fondation d’une prébende près de la cathédrale. Il
                        n’y a aucune formule finale&#160;; le sceau de majesté (<hi rend="i"
                            >sigillum maiestatis</hi>) de Ladislas est attaché au document Le
                        messager de l’évêque de Bamberg, un certain Gumpo, est nommé dans le
                        document-il se peut que le document fût préparé par celui-ci&#160;:
                        l’orthographe allemande du texte et la manière dont fut attaché le sceau,
                        rencontrée sur les documents de Bamberg à l’époque, le prouverait. La plus
                        ancienne chronique polonaise, celle de Gall dit Anonymus, qui provient de la
                        cour du successeur de Ladislas Herman, Boleslas Krzywousty, nous raconte le
                        contenu de la lettre de Ladislas Herman et de sa femme Judyta, adressée à
                        l’abbé du monastère Saint-Gilles-du-Gard (1085) avec une demande de prières
                        dans l’intention de leur future progéniture. Le contenu de la lettre citée
                        par Gall ne semble pas être une copie fidèle de cette lettre, il est
                        pourtant certain, que la délégation portant les offrandes votives à l’abbaye
                        fut munie d’une lettre<note><p>Monumenta Poloniae Historica, vol. I,
                                p. 386.</p></note>.</p>
                    <p>Le XII<hi rend="sup">e</hi> siècle connut d’abord les guerres internes&#160;:
                        les fils de Ladislas Herman se disputaient le trône (1102–1108), ensuite le
                        règne de l’un d’eux, Boleslas Krzywousty (Bouchetordue). Avant sa mort
                        (1138), il répartit le pays en provinces, accordant à son fils aîné le
                        pouvoir suprême. De cette période ni la correspondance, ni des documents ne
                        sont conservés, bien qu’ils ont existé certainement, en premier lieu l’acte
                        de la division du pays en provinces et la constitution du pouvoir
                        seigneurial du fils aîné, ce que fut sanctionné par le pape. Nous
                        connaissons aussi des bulles du pape concernant la relation de dépendance de
                        la métropole à Gniezno de Magdebourg (1133) et plus tard&#160;; à la suite
                        des démarches de Boleslas Krzywousty, la révocation de cette décision
                        (1136). Il n’y a pas de doute qu’une correspondance du roi à ces sujets dût
                        exister.</p>
                    <p>La structure introduite par le testament de Krzywousty marque le début de la
                        période du démembrement du pays en provinces, des conflits incessants entre
                        les frères et, plus tard, entre leurs descendants. Cet état politique influa
                        certainement sur la position internationale de la Pologne, n’oublions pas
                        pourtant que le document qui, aux X<hi rend="sup">e</hi> et XI<hi rend="sup"
                            >e</hi> siècles, fut sur le déclin dans l’occident de l’Europe, reprend
                        de l’importance au XII<hi rend="sup">e</hi> siècle, et que le document privé
                        se fait de plus en plus populaire. Cette situation trouve son reflet dans la
                        diplomatique polonaise&#160;: la diplomatique royale en Pologne commence à
                        suivre le modèle du document privé occidental.</p>
                    <p>Pour se faire une idée de la diplomatique royale de la Pologne à cette
                        époque, nous n’avons que six documents originaux, quatre copies de
                        documents, dix inscriptions ou notes dans les documents d’autres auteurs de
                            XII<hi rend="sup">e</hi> et XIII<hi rend="sup">e</hi> siècles. En plus
                        outre, nous connaissons des copies de lettres ou bien des notes à leur
                        propos au membre de sept. Un problème à part sont d’assez nombreux documents
                        falsifies, dont la falsification du XIII<hi rend="sup">e</hi> siècle
                        surtout.</p>
                    <p><pb n="251"/>Passons maintenant à l’analyse des exemples cités de la
                        diplomatique royale polonaise du XII<hi rend="sup">e</hi> siècle.</p>
                    <div>
                        <head type="h1">I. Documents conservés en original ou en copie
                            incontestable</head>
                        <list>
                            <item>(1138–1144) Salomea&#160;; princesse polonaise, pour le monastère
                                des bénédictines à Mogilno, copie (Repertorium n. 38)</item>
                            <item>1161 Boleslas et Henri, princes, pour le monastère des chanoines
                                réguliers à Cwerwińsk, copie (Repertorium n. 61)</item>
                            <item>(avant 1166) Henri, prince, pour les Hospitaliers de Saint-Jean
                                d’Jérusalem à Zagość, original (Repertorium n. 62)</item>
                            <item>Boleslas, prince, pour le monastère des Cisterciens à Lubiąź,
                                original, (Repertorium n. 74)</item>
                            <item>(1170–1175) Casimir, prince, pour les Hospitaliers de Saint-Jean
                                de Jérusalem à Zagość, original (Repertorium n. 78)</item>
                            <item>1176 Casimir, prince, pour le monastère des Cisterciens à Sulejów,
                                copie (Repertorium n. 80)</item>
                            <item>1177 Miezsco, prince, pour le monastère des Cisterciens à Lubiąź,
                                original, (Repertorium n. 87)</item>
                            <item>1185 Leszek, prince, pour la cathédrale à Włocławek, copie
                                (Repertorium n. 80)</item>
                            <item>1189 Casimir, prince, pour le chapitre de la cathédrale à
                                Cracovie, original (Repertorium n. 118)</item>
                            <item>10. 1189 Casimir, prince, pour le chapitre de la cathédrale à
                                Cracovie, original (Repertorium n. 119)</item>
                        </list>
                        <p>Les destinataires de tous les documents cités sont, comme on voit, des
                            institutions ecclésiastiques, des monastères en premier lieu. Si l’on
                            juge d’après le moulage de l’écriture des originaux et le caractère de
                            la rédaction, presque tous sont l’oeuvre des destinateurs, probablement
                            des ecclésiastiques venus de l’Europe occidentale<note><p>Le formulaire
                                    de l’un d’eux (Repertorium n. 9) provient de Wincenty Kadłubek,
                                    Polonais, ecclésiastique qui a fait ses études à Paris, auteur
                                    de la Chronique.</p></note>. Ces documents proviennent de divers
                            ordres monastiques, divers localités et leur datation embrasse la moitié
                            d’un siècle à peu près. Ce serait donc une conclusion mal fondée que
                            d’en déduire l’existence d’écoles d’écriture ou des traditions de
                            chancellerie – nous pouvons seulement émettre une opinion au sujet du
                            niveau général de réduire des documents pour différents princes des
                            provinces polonaises.</p>
                        <p>Le document commence&#160;; en général, par une invocation de forme
                            établie&#160;: <hi rend="i">In nomine sancte et individue
                                Trinitatis</hi> (n. 3, 4, 6, 9)&#160;; une seule fois elle
                            dit&#160;: <hi rend="i">In nomine Patris et filii et Spiritus sancti
                                amen</hi> (n. 5)&#160;; trois documents ne comportent pas cette
                            formule (n. 1, 2, 10).</p>
                        <p>L’<hi rend="i">intitulatio</hi> de tous les documents est au singulier
                                <hi rend="i">Ego</hi>, à l’exception de deux cas, où l’<hi rend="i"
                                >intitulatio</hi>, liée à la <hi rend="i">salutatio</hi>, commence
                            par le nom d’expéditeur (n. 4, 7).</p>
                        <p>Les trois documents les plus anciens (n. 1, 2, 3) n’ont pas de <hi
                                rend="i">publicatio</hi>, dans les autres elle est très
                            variée&#160;: <hi rend="i">Notum facio</hi>… (n. 5, 6)&#160;; <hi
                                rend="i">omnibus significo</hi>… (n. 9)&#160;; <hi rend="i"
                                >universis Christi fidelibus</hi>… (n. 4)&#160;; <hi rend="i">Notum
                                sit omnibus</hi>… (n. 10)&#160;; dans l’un des documents (n. 7), la
                                <hi rend="i">publicatio</hi> est remplacée par une <hi rend="i"
                                >salutatio</hi>.</p>
                        <p><pb n="252"/>Deux des documents analysés seulement portent une <hi
                                rend="i">arenga</hi>. La plus ancienne (n. 4) est plus
                            développée&#160;: <hi rend="i">Quandoquidem velocitate dierum nostrorum
                                transituri sumus quemadmodum fugere solet umbre, vel evanescere
                                fumus, consultissimum constat anime salvande providere, cuius vitam
                                scimus in eternum permanere</hi>&#160;; par rapport à la suivante,
                            concise&#160;: <hi rend="i">Quoniam nonnuli sunt maligni benignorum
                                interpretes</hi> (n. 9).</p>
                        <p>Cinq documents passent, après les formules initiales, directement aux
                            faits – la <hi rend="i">dispositio</hi> (n. 2, 4, 6, 8, 10). Dans les
                            autres, la <hi rend="i">dispositio</hi> est précédée par un exposé,
                            plutôt court, donnant les motifs de l’octroi. Le but de cet octroi est
                            avant tout la rémission des péchés propres du donateur (<hi rend="i">ut
                                excessus, eos… redimerem</hi>, n. 1), de ses parents (n. 3, 5) ou de
                            ces ancêtres et descendants (n. 6).</p>
                        <p>La partie essentielle du document, la <hi rend="i">dispositio</hi>, est
                            rédigée de façon spécifique selon le sujet d’octroi. Par son style cette
                            partie du document reflète le niveau de l’ensemble&#160;: elle peut être
                            très maladroite (comme le n. 2) ou bien formulée avec aisance et
                            précision (comme les n. 3, 4, 7).</p>
                        <p>L’eschatocole des documents royaux polonais du XII<hi rend="sup">e</hi>
                            siècle contient les formules suivantes&#160;: une formule pénale ou <hi
                                rend="i">maledictio</hi>, une <hi rend="i">corroboratio</hi>,
                            l’énumération des témoins et la date. Le nombre de ces formules ainsi
                            que leur ordre différent d’un document à l’autre. Cinq documents portent
                            la formule de <hi rend="i">maledictio</hi> (n. 1, 3, 8–10)&#160;; sur
                            l’un d’eux (n. 7) figure la formule pénale&#160;; la <hi rend="i"
                                >corroboratio</hi> est présente dans quatre documents (n. 1, 3, 6,
                            7, 10)&#160;; six documents citent des témoins (n. 1, 2, 4, 5, 7,
                            9)&#160;; la date est indiquée – de façon bien diverse, parfois il n’y a
                            que l’an – sur sept documents (n. 2, 4–9).</p>
                        <p>Il arrive que la <hi rend="i">maledictio</hi> soit très courte (<hi
                                rend="i">anathema sit amen</hi>, n. 1, 3)&#160;; mais elle peut être
                            développée (<hi rend="i">vinculo anathematis astrictus et cum Iuda et
                                Abiron deputatus</hi>, n. 10). Une seule fois la formule pénale
                            prend la tournure suivante&#160;: <hi rend="i">si qua persona
                                temptaverit… solvat</hi> (n. 7).</p>
                        <p>La <hi rend="i">corroboratio</hi> emprunte, en règle, une forme semblable
                            &#160;: <hi rend="i">sigilli impressione… corroboro et confirmo</hi>
                            (n. 3), <hi rend="i">sigillo… communivi</hi> (n. 10). Une fois
                            l’attachement du sceau princier est annoncé par une <hi rend="i"
                                >corroboratio</hi> irrégulière&#160;: <hi rend="i">ad complendum
                                pleniorem corroborationem… per impressionem ducalis annuli
                                signavimus</hi> (n. 7)&#160;; dans ce cas en guise de sceau princier
                            on met l’empreinte d’une <hi rend="i">intaglio</hi> romaine.</p>
                        <p>La datation et l’énumération des témoins se trouvent placées dans une
                            ordre variable. La date des sept documents analysés a un trait
                            commun&#160;: si le jour est indiqué, c’est en règle par le calendrier
                            romain&#160;; une fois (n. 8) elle est complétée de deux éléments&#160;:
                            epacta et concurrenta &#160;; un document n’a que la date de l’an
                            (n. 6). Deux documents conservés en original (n. 3, 10) ne portent aucun
                            élément de date.</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1">II. Inscriptions concernant les octrois et notes à propos
                            des documents</head>
                        <p>Quelques documents falsifiés provenant du XIII<hi rend="sup">e</hi>
                            siècle sont basés sur des inscriptions authentiques faites dans les
                            monastères aux XI<hi rend="sup">e</hi>–XII<hi rend="sup">e</hi> siècles
                            au sujet d’octroi royaux. Ils concernent trois octrois&#160;: du roi
                            Boleslas le Hardi (1065)<note><p>Repertorium n. 8.</p></note> et du <pb
                                n="253"/>prince Mieszco (1103)<note><p>Repertorium n. 15,
                                16.</p></note> pour le monastère des Bénédictines à Mogilno, du
                            prince Mieszco pour le monastère Saint Vincent à Wrocław
                                    (1146)<note><p>Repertorium n. 49.</p></note> et du prince
                            Casimir (1178) pour les Cisterciens à Sulejów<note><p>Repertorium
                                    n. 91.</p></note>.</p>
                        <p>Dans les documentes des papes, des évêques polonais et du patriarche de
                            Jérusalem provenant des années 1181–1191 on trouve des notes qui citent
                            quatre documents de princes polonais des années 1170–1194&#160;: pour le
                            monastère du Saint-Sépulcre à Miechów<note><p>Repertorium n. 112,
                                    135.</p></note>, pour les Cisterciens à
                                    Sulejów<note><p>Repertorium n. 124.</p></note>, pour les
                            Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem près de
                                    Poznań<note><p>Repertorium n. 115.</p></note> ainsi qu’une
                            disposition interdisant de confisquer à l’église en Pologne des bien
                            laissés par les évêques décédés<note><p>Repertorium
                            n. 96.</p></note>.</p>
                        <p>Dans un codex de X<hi rend="sup">e</hi> / XII<hi rend="sup">e</hi> siècle
                            conservé à Poznań, une main de XII<hi rend="sup">e</hi> / XII<hi
                                rend="sup">e</hi> siècle mit une inscription informant de l’octroi
                            par le prince Mieszco d’une campagne pour la cathédrale de Poznań
                            (1146).</p>
                        <p>Ce qui était dit au sujet des octrois des monarques polonais aux
                            institutions de l’Église n’offre pas de possibilités d’étudier le
                            caractère diplomatique des documents éventuels, notre connaissance de
                            l’activité de la chancellerie des expéditeurs est toutefois bien
                            enrichie.</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1">III. Correspondance des monarques</head>
                        <p>Aucune lettre des princes polonais du XII<hi rend="sup">e</hi> siècle
                            n’est conservée – en original ou en copie&#160;; on trouve cependant des
                            notes sur leur existence dans les chroniques de Gal et de Kosmas
                            (première moitié du XII<hi rend="sup">e</hi> siècle), dans celle de
                            Wincenty Kadłubek (première moitié du XII<hi rend="sup">e</hi> siècle)
                            ainsi que dans les vies de saint Otton écrites par Herbord et par
                            Ekkehard. Il y est question des lettres de Ladislas Herman et de
                            Boleslas Krzywousty adressées à l’abbaye Saint-Gilles-du-Gard (1085 et
                                    1128)<note><p>Repertorium n. 10 et 27.</p></note>, du même
                            Boleslas à Ladislas, prince de Bohême (1115)<note><p>Repertorium
                                    n. 20.</p></note> et à Otton, évêque de Bamberg
                                    (1128)<note><p>Repertorium n. 23.</p></note>, ainsi que de la
                            correspondance de Mieszco, prince de Pologne, avec Helena, veuve de son
                            frère (1198–1199)<note><p>Repertorium n. 146.</p></note>.</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1">IV. Documents royaux falsifiés du XII<hi rend="sup">e</hi>
                            siècle</head>
                        <p>Il faut rappeler aussi, ne serait-ce que brièvement, les documents
                            falsifiés, assez nombreux, datant surtout du XIII<hi rend="sup">e</hi>
                            siècle. C’est le monastère des Cisterciens à Ląd qui excellait dans leur
                            fabrication. Nous connaissons huit documents prétendus des années
                            1145–1188, conservés sous forme d’un original
                                    prétendu<note><p>Repertorium n. 40, 71, 117.</p></note> de
                            confirmation du XIII<hi rend="sup">e</hi> siècle<note><p>Repertorium
                                    n. 50.</p></note> ou dans un copie ultérieure. Ils n’ont pas
                            d’importance pour les recherches diplomatiques sur le formulaire du
                                XII<hi rend="sup">e</hi> siècle&#160;; ils pourraient témoigner
                            cependant que les octrois royaux furent si peu nombreux à l’époque que
                            le monastère pouvait librement, à l’aide de documents falsifiés, élargir
                            l’état de ses biens.</p>
                        <p>Un autre centre de production de documents royaux falsifiés aux XIII<hi
                                rend="sup">e</hi> et XIV<hi rend="sup">e</hi> siècles était le
                            monastère des Cisterciens à Lubiąź. Nous connaissons quatre prétendus
                                    originaux<note><p>Repertorium n. 39, 73, 99, 117.</p></note>.
                            Trois d’entre eux, prétendus de 1175 et le quatrième, prétendu de <pb
                                n="254"/>1176, sont basés sur un original conservé de
                                    1175<note><p>Repertorium n. 75–77, 90.</p></note> et ils
                            élargissent successivement les dimensions de l’octroi
                                    authentique<note><p>Repertorium n. 74&#160;; cf. n. 4 de la
                                    liste des originaux.</p></note>.</p>
                        <p>Nous connaissons aussi le contenu de documents falsifiés particuliers du
                                XIII<hi rend="sup">e</hi> siècle, accordant des privilèges aux
                            monastères des chanoines réguliers à Trzemeszno<note><p>Prétendu
                                    original de 1145, Repertorium n. 42.</p></note>, des Cisterciens
                            à Jędrzejow<note><p>De 1166–1167, conservé en copie, Repertorium n. 63,
                                    64.</p></note> et des Bénédictines à Lubiń<note><p>Prétendu
                                    original de 1181, Repertorium n. 104.</p></note>.</p>
                        <p>En présentant les documents royaux et la correspondance des monarques je
                            voulais brosser l’image de la diplomatique des rois polonais&#160;: des
                            pertes énormes dans les ressources d’archives&#160;; l’existence de la
                            chancellerie royale et princière qui aurait servi surtout à régler les
                            affaires politiques de l’État. Puisqu’il n’y avait pas de demande
                            sociale, les documents expédiés étaient plutôt rares – on employait le
                            plus souvent la preuve par témoins. A l’origine d’un tel état des choses
                            se trouvait un manque de traditions antiques et la christianisation
                            assez tardive du pays.</p>
                        <pb n="256"/>
                        <figure>
                            <graphic url="cid1992_1.jpg"/>
                            <head>1. [avant 1102, 4. 6.]. Ladislas à l’évêque et chanoines à
                                Bamberg. Krzyzanowski, tabl. I</head>
                        </figure>
                        <pb n="257"/>
                        <figure>
                            <graphic url="cid1992_2.jpg"/>
                            <head>2. [1170–1175]. Casimir pour les Hospitaliers à Zagość.
                                Krzyzanowski&#160;; tabl. IV</head>
                        </figure>
                        <pb n="258"/>
                        <figure>
                            <graphic url="cid1992_3.jpg"/>
                            <head>3. 1189, 12. 4. Casimir pour le chapitre à Cracovie. Krzyzanowski,
                                tabl. XV</head>
                        </figure>
                    </div>
                </body>
            </text>
            <text xml:id="art_16">
                <front>
                    <head><pb n="259"/>Die ungarischen Königsurkunden bis 1200</head>
                    <byline><docAuthor>György Györffy</docAuthor></byline>
                </front>
                <body>
                    <p>Das ungarische Königtum ist am ersten Tage unseres Jahrtausends mit der
                        Krönung Stephans des Heiligen entstanden. Diesen Zeitpunkt halten wir für
                        den Beginn des Urkundenwesens in Ungarn<note><p>GYÖRGY GYÖRFFY, Zu den
                                Anfängen der ungarischen Kirchenorganisation auf Grund neuer
                                quellenkritischer Ergebnisse. Archivum Historiae Pontificiae, 7,
                                1969, S. 79–113; DERS., König Stephan der Heilige. Budapest, 1988,
                                S. 156 ff.</p></note>. Die Jahrtausendwende gilt in Ostmitteleuropa
                        auch für Böhmen und Polen als Wendepunkt in der Staats- und
                        Kircheneinrichtung. Denken wir nur an die Tätigkeit der Kleriker des hl.
                        Adalbert in den drei erwähnten Ländern. Die Einführung der lateinischen
                        Schriftlichkeit und die Entwicklung gingen auch später paralell, da aber in
                        Ungarn die staatliche und kirchliche Organisation größer und stabiler war,
                        sind aus den ältesten Zeiten mehr Urkunden erhalten geblieben, obwohl hier
                        die Verluste, verursacht durch die Invasion der Mongolen und der Türken,
                        viel größer waren. Es genügt zu erwähnen, daß aus den zwölf Bistümern
                        (inbegriffen zwei Erzbistümer), die bis zum 12. Jh. gegründet
                                wurden<note><p>DERS., La christianisation de la Hongrie. Harvard
                                Ukrainian Studies, Bd. XII-XIII, 1988–1989, S. 68 ff.; La
                                christianisation des Hongrois et les peuples de la Hongrie. L’Église
                                et le peuple Chrétien dans les pays de l’ Europe du Centre-Est et du
                                Nord. Collection de l’École Française de Rome, Bd. 128, Rome 1990,
                                S. 59 ff.</p></note>, nur von einem, von Wesprim, und aus den mehr
                        als 20 königlichen Abteien und Kollegiatsstiften nur von vier (Martinsberg /
                        Panonhalma, Tihany, Sankt Benedikt am Gran / Hronský Beňadík und Zobor)
                        Urkunden aus dem 11. und 12. Jh. erhalten geblieben sind. Die als <hi
                            rend="i">capella regia</hi> dienende Domkirche von Stuhlweißenburg
                        (Székesfehérvár), in deren Sakristei das königliche Archiv schon im 12. Jh.
                        aufbewahrt wurde, ist im 16. Jh. vollkommen zerstört worden.</p>
                    <p>Unter solchen Verhältnissen können wir nur aus vereinzelten, zufällig
                        erhalten gebliebenen Königsurkunden ein sehr mangelhaftes Gesamtbild
                        zusammenstellen.</p>
                    <p>Die zweite Schwierigkeit liegt darin, daß nur wenige Originalurkunden
                        erhalten blieben und die Mehrheit der bekannten Stücke in Abschrift vorliegt
                        – oft durch Interpolierung verfälscht – oder nur in Exzerpten bekannt ist.
                        Nur ausnahmsweise sind zwei arianten, Original und interpolierte Fälschung,
                        erhalten, z. B. das Gründungsprivileg von Tihany von 1055<note><p>Diplomata
                                Hungariae Antiquissima. Accedunt epistolae et acta. Edendo operae
                                praefuit G. GYÖRFFY (DHA), Bd. I., (1000–1131). Budapest, 1992,
                                S. 145–156.</p></note>, die bezeugen, daß es sich bei den
                        Fälschungen meist um eingeschobene Besitzrechte handelt.</p>
                    <p>In Ungarn gingen die Meinungen darüber auseinander, was zu den Königsurkunden
                        gezählt werden solle. Nbenden regelrecht, in subjektiver Fassung
                        ausgestellten Urkunden gibt es auch in objektiver Form verfaßte Stücke,
                        meist Empfängerausfertigungen königlicher Abteien, die manchmal nachträglich
                        besiegelt wurden. Eine dritte Variante bilden diejenigen Privaturkunden, die
                        am königlichen Hof geschrieben bzw. mit königlichen Siegeln und der
                        Korroborationsformel bestätigt wurden. SZENTPÉTERY zählt sie in den „Regesta
                        regum“ zu den Königsurkunden<note><p>I. SZENTPÉTERY, Regesta regum stirpis
                                Arpadianae critico – diplomatica (= Reg. Arp.), I. Budapest, 1923,
                                S. 1–52.</p></note>, KUMOROWITZ zu den Privaturkunden<note><p>L. B.
                                KUMOROVITZ, Die erste Epoche der ungarischen privatrechtlichen
                                Schriftlichkeit im Mittelalter XI–XII. Jh. (= Erste Epoche), Études
                                historiques publiées par la Comission Internationale des Historiens
                                Hongroises, Budapest, 1990, Bd. I., S. 253–286.</p></note>. Bis 1180
                        läßt sich das oft nicht eindeutig entscheiden, in der zweiten Hälfte des
                        12. Jh., mit der Bildung der Kanzlei, stabilisierten sich aber auch die
                        Formen der königlichen Urkunden.</p>
                    <p>Da die Comission Internationale de Diplomatique über die Herausbildung der
                        europäischen Herrscherkanzleien drei Kongresse veranstaltet hat und wir in
                        Budapest, <pb n="260"/>Paris und München die Tätigkeit der Kanzleien
                        eingehend untersucht haben<note><p>G. GYÖRFFY, Die Anfänge der ungarischen
                                Kanzlei im XI. Jh. Archiv f. Diplomatik, Schriftgeschichte, Siegel-
                                und Wappenkunde, Bd. 30, 1980, S. 88–96; A. KUBINYI, Königliche
                                Kanzlei und Hofkapelle in Ungarn um die Mitte des 12. Jh. (=
                                Königliche Kanzlei). Festschrift Friedrich Hausmann, Graz, 1977,
                                S. 299–324; G. GYÖRFFY, La chancellerie royale de la Hongrie aux
                                XIII–XIV siècles (= La chancellerie). Forschungen über Siebenbürgen
                                und seine Völker, Bd. II., Festschrift für Attila T. Szabó und
                                Zsigmond Jakó, Hrsg. von K. BENDA, TH. v. BOGAY, H. GLASSEL und K.
                                LENGYEL, München, 1988, S. 159–175.</p></note>, wurden die
                        Grundlagen des Themas schon besprochen.</p>
                    <p>Die Formen der ersten königlichen Urkunden gelangten aus dem Ausland nach
                        Ungarn, u. zw. aus Ländern, mit denen der ungarische Königshof enge
                        Beziehungen hatte. König Stephan I. heiratete Gisela, die Schwester
                        Heinrichs II., die Nichte Kaiser Ottos III., die die Sendung einer Krone für
                        Stephan durch Papst Silvester unterstützt haben<note><p>Thietmar VI, 59. Ed.
                                R. HOLTZMANN, MG. SS. Nova Series vol. IX, 1935, S. 198; J. DEÉR,
                                Die heilige Krone Ungarns. Wien, 1966, S. 195 ff.; G. GYÖRFFY, Die
                                Corona sancti Stephani regis zur Zeit der Arpaden. Insignia regni
                                Hungariae, Bd. I., Budapest, 1983, S. 55–63.</p></note>. Das hatte
                        zur Folge, daß die ersten Notare aus dem Deutsch-Römischen Reich gekommen
                        sind und die frühesten Urkunden vereinfachte Varianten der
                        deutsch-italienischen Königsurkunden waren. HARRY BRESSLAU hat festgestellt,
                        daß das für Martinsberg ausgestellte Privileg von 1001 die interpolierte
                        Nachzeichnung einer Originalurkunde ist, die ein bekannter Notar der
                        italienischen Kanzlei Ottos III., Heribert C., stilisiert hat<note><p>H.
                                BRESSLAU, Zu den Urkunden König Stephans von Ungarn. Archiv f.
                                Urkundenforschung, Bd. 6., 1916, S. 65–76; Vgl. GYÖRFFY, DHA I,
                                S. 66 ff.</p></note>. Das Gründungsprivileg des Bistums von
                        Fünfkirchen (Pécs) ist stark verfälscht in einem Transkript von 1404
                        erhalten geblieben; Stil und Datum beihalten aber solche Eigentümlichkeiten,
                        welche andeuten, daß der Schreiber früher unter dem Erzkanzler von
                        Heinrich II., Egilbert, als Notar tätig war<note><p>Ebenda,
                            S. 55–57.</p></note>. Der Stil des dritten Notars Stephans I., der 1009
                        eine Urkunde für das Bistum von Wesprim diktiert hat, ist typisch für die
                        italienisch-lombardische Kanzlei Ottos III., dessen Kanzler Peter, Bischof
                        von Como, seine Tätigkeit am Hofe Arduins, des Königs von Italien,
                        fortgesetzt hat. Der lombardische Sprachgebrauch dieser Urkunde erlaubt die
                        Annahme, ihren Schreiber in der Person von Bonipert, Bischof von
                        Fünfkirchen, zu suchen, der einen typisch lombardischen Namen
                                trägt<note><p>Ebenda, S. 50–53.</p></note>.</p>
                    <p>Die ersten drei Königsurkunden folgen in Chrismon, Invocatio, Intitulatio,
                        Arenga, Dispositio, Sanctio und Datum der Praxis des Reiches, abgesehen
                        davon, daß das Anathema der Bonipert zugeschriebenen Wesprimer Urkunde, die
                        auch in Venedig übliche byzantinische Formel der Verwünschung mit 318
                        Kirchenvätern enthält<note><p>Ebenda, S. 51–53.</p></note>. Dies steht im
                        Zusammenhang mit dem engen venezianisch-ungarischen Kontakt, der sich 1009
                        in der Heirat von Otto Orseolo mit der Schwester Stephans
                                realisierte<note><p>ANDREAS DANDOLUS, Chronicon Venetum, vol. IX,
                                cap. 2. Ed: A. MURATORI, SS. R. Ital., vol. XII, S. 235; Vgl. S. DE
                                VAJAY, Südost – Forschungen, Bd. 21, 1962, S. 78.</p></note>. Die
                        Heirat des Kronprinzen Emmerich mit einer byzantinischen Prinzessin führte
                        zur Gründung eines griechischen Klosters im Wesprimtal, und dadurch zur
                        Ausstellung eines griechischen Gründungsprivileg durch Stephan. Da es eine
                        Empfängerausfertigung ist, folgt es nicht dem Wortgebrauch der
                        byzantinischen Kaiserurkunden<note><p>DHA I, S. 81–85.</p></note>.</p>
                    <p>Es ist anzunehmen, daß die unter Stephan entstandene lateinische Praxis
                        während der Regierung seines Neffens und Nachfolgers König Peter Orseolo aus
                        Venedig und unter jenem Samuel Aba, der rege Kontakte mit Regensburg
                        pflegte, fortgesetzt wurde.</p>
                    <p>Nach dem Heidenaufstand von 1046, der sich gegen das italienische und
                        deutsche Pristertum und Militär richtete und den Märtyrertod des hl. Gerhard
                        (Gellért), Bischof von Tschanad (Csanád), verursachte<note><p>Scriptores
                                rerum Hungaricarum tempore ducum regumque stirpis Arpadianae
                                gestarum (= SRH), vol. I. Ed. E. SZENTPÉTERY, Budapest, 1937–1938,
                                S. 336 ff., vol. II., S. 501 ff.</p></note>, erfolgte eine starke
                        Wendung in der Ausstellung der Urkunden.</p>
                    <p>Nachdem Stephan 1018 Pilgerweg nach Jerusalem eröffnet hatte, zogen viele
                        hohe Adelige und Geistliche aus Italien, Gallien, Lothringen und Germanien
                        über <pb n="261"/>Ungarn nach Osten und genossen die Gastfreundschaft
                        Stephans. Große Bedeutung bekam, daß der berühmte Abt Richard von Verdun
                        zweimal, 1026 und 1035, über Ungarn pilgerte und Gerhard ihm sogar eines
                        seiner theologischen Werke dedizierte, was rege Kontakte zwischen Verdun und
                        Ungarn nach sich zog<note><p>GYÖRFFY, König Stephan, S. 175–178,
                            211.</p></note>.</p>
                    <p>Als 1046 die legitimen Arpadensöhne aus ihrem Exil aus Kiew nach Hause
                        zurückkehrten und den Heidenaufstand niederschlugen, ergänzten sie statt der
                        feindlich gesinnten italienischen und deutschen Geistlichen den kirchlichen
                        Nachwuchs aus Verdun. Sie benutzten die Gelegenheit, daß das
                        Kollegiatkapitel von Verdun 1047 von Baldwin, den Grafen von Flandern,
                        niedergebrannt worden war, und luden dessen 24 Kanoniker nach Ungarn
                                ein<note><p>M. BOUQUET, Recueil des historiens des Gaules et de la
                                France. Paris, 1767, S. 250.</p></note>, wo von dieser Zeit an die
                        als <hi rend="i">Latini</hi> bezeichneten Bischöfe und Äbte erscheinen. Das
                        Gründungsprivileg des Anianusklosters von Tihany von 1055 steht mit seiner
                        Zeugenliste den lothringischen Bischofsurkunden sehr nahe<note><p>GYÖRFFY,
                                Die Anfänge, S. 93–94; DHA I, S. 148, tab. VI,
                        fig. c.</p></note>.</p>
                    <p>Diese Praxis dauerte nicht lange, da durch die Heirat von Salomon mit der
                        Schwester Kaiser Heinrichs III. und von Ladislaus I. mit der Tochter Rudolfs
                        von Schwaben, des deutschen Gegenkönigs, wahrscheinlich die deutsche
                        Kanzleipraxis wieder zurückkehrte; merkwürdigerweise sind aus ihrer Zeit
                        keine autentischen feierlichen Privilegien erhalten geblieben. Als Salomon
                        1071 Belgrad (Griechisch Weißenburg) von den Byzantinern eroberte, stellte
                        er eine Urkunde aus, deren Bleibulle unlängst in der Burgschanze ausgegraben
                                wurde<note><p>DHA I, S. 189, tab. I, fig. c-d.</p></note>. Der
                        Inhalt des Privilegs ist unbekannt, wenn es aber dem griechischen Bistum von
                        Belgrad gegeben wurde, ist es wahrscheinlich griechisch geschrieben worden,
                        so wie Bela III. um 1190 dem Theodosios – Lavra von Jerusalem eine
                        Schenkungsurkunde griechisch ausgestellt hat<note><p>G. GYÖRFFY, Das
                                Güterverzeichnis des griechischen Klosters von Szávazentdemeter
                                (Sremska Mitrovica). Studia Slavica Acad. Scient. Hungariae Bd. 5,
                                1959, S. 30–60.</p></note>.</p>
                    <p>Der hl. Ladislaus und sein Nachfolger Koloman haben aller Wahrscheinlichkeit
                        nach auch feierliche Privilegien für die von ihnen gegründeten Bistümer –
                        Ladislaus für Agram (Zagreb) und Großwardein (Nagyvárad, Oradea) Koloman für
                        Neutra (Nitra) und andere Stifte – ausgestellt, die aber verschwunden sind;
                        es blieben nur Empfängerausfertigungen einiger Klöster erhalten, in denen
                        keine ständige Regel festzustellen ist. Von ihnen sind zwei Privilegien des
                        Klosters Zobor (1111, 1113) hervorzuheben, die in objektivem Sprachgebrauch
                        nach dem Datum mit den Wörtern verfügten: <hi rend="i">Facta est hec charta…
                            regnante Colomano rege piissimo Hungariae</hi> und auch den Namen des
                        Sigillators erwähnen: <hi rend="i">sigillatum per manus Manassis episcopi
                            Zagoriensis</hi><note><p>L. FEJÉRPATAKY, Könyves Kálmán király
                                oklevelei. Budapest, 1982, S. 42–44, 51–73, tab. I–II; R. MARSINA,
                                Codex diplomaticus et epistolaris Slovaciae [CDS], vol. I.,
                                Bratislava, 1971, S. 63–67; GYÖRFFY – KUMOROWITZ, DHA, I.,
                                S. 382–385, 391–399.</p></note> (Zagor bedeutet hier Tinnin, das
                        heutige Knin)<note><p>GYÖRFFY, Die Anfänge, S. 95.</p></note>. Knin war eine
                        der drei königlichen Residenzstädte Alt-Kroatiens neben Nona (Nin) und
                        Biograd (Zara – Vecchia). Alt-Kroatien, <hi rend="i">Croatia Maritima</hi> –
                        im 11. und 12. Jh. oft <hi rend="i">Sclavonia</hi> genannt, lag nicht auf
                        dem Gebiet des heutigen Kroatiens südlich von der Drave, sondern, wie
                        Konstantinos Porphyrogenetos genau beschreibt, südlich von der Save,
                        zwischen den Dinarischen Alpen und der adriatischen
                                Küste<note><p>Constantine Porphyrogenitus, De administrando imperio.
                                Ed. G. MORAVCSIK – R. J. H. JENKINS, Washington, 1967, Bd. I.,
                                S. 144–151, Bd. II., Commentary, London, 1962, S. 121, 129; Vgl. G.
                                GYÖRFFY, Die Nordwestgrenze des Byzantinischen Reiches im XI.
                                Jahrhundert und die Ausbildung des „ducatus Sclavoniae“. Mélanges
                                offerts à Szabolcs de Vajay, Braga, 1971, S. 295–331,
                                tab. XXIII–XXIV.</p></note>. Als 1090 die kroatische Dynastie
                        ausstarb und in Kroatien ein innerer Krieg ausbrach, rief die ungarische
                        Witwe des kroatischen Königs Demetrius Svinimir ihren Bruder Ladislaus, den
                        König von Ungarn, zu Hilfe, der den größten Teil Alt-Kroatiens mit
                        Zara-Vecchia besetzte. Da aber im dalmatischen Zara (dem heutigen Zadar) der
                            <pb n="262"/>byzantinische Regent von Dalmatien residierte, ließ Alexios
                        Komnenos Ostungarn durch türkische Kumanen angreifen. Es gelang erst König
                        Koloman 1105 das ganze Kroatien und Dalmatien zu erobern und seine
                        Herrschaft durch Kaiser Alexios, durch seinen Lehensmann in Venedig, den
                        Dogen Vitalis Michiel, und durch Papst Urban II. anerkennen zu
                                lassen<note><p>Ebenda, S. 299–300; Vgl. GYÖRFFY, DHA I, S. 271–273,
                                328–330, 347–348.</p></note>.</p>
                    <p>Von diesen Bestrebungen sind die ersten undatierten <hi rend="i">litterae
                            missiles</hi> der ungarischen Könige erhalten geblieben: von 1090, die
                            <hi rend="i">L</hi>(<hi rend="i">adislaus</hi>) <hi rend="i">Ungarorum
                            ac Messie… rex</hi> aus Kroatien dem Erzabt von Montecassino anscheinend
                        schrieb, um seine Bestrebungen beim Papst unterstützen zu
                                lassen<note><p>Ebenda, S. 271–272.</p></note>, und von 1097, die
                        Koloman, König von Ungarn, an den Dogen Vitalis Michiel mit dem Vorschlag
                        adressierte, einen Friedensvertrag zu schließen<note><p>Ebenda,
                                S. 325–327.</p></note>. Die ungarischen Könige haben in Dalmatien
                        und Kroatien die Urkunden immer nach den dort eingebürgerten dalmatinisch –
                        lateinischen, letzlich venezianischen Protokoll verfaßt; mit dem <hi
                            rend="i">Anno Incarnationis</hi> beginnend, dann z. B. 1102 <hi rend="i"
                            >Ego Colomannus dei gratia rex Ungariae, Croatiae atque Dalmatiae, salvo
                            habito consilio, postquam coronatus fui Balgradi supra mare, in urbe
                            regia</hi>, und mit der Liste der anwesenden Würdenträger
                                beendend<note><p>Ebenda, S. 330.</p></note>, und ähnlich 1108, um
                        die Rechte der Bürger von Trau (Trogir) zu bestätigen<note><p>Ebenda,
                                S. 357.</p></note>.</p>
                    <p>Das 12. Jh. ist die Periode, in welcher sich mit der Herausbildung der
                        königlichen Kanzlei die Zahl der königlichen Urkunden außerordentlich
                        vermehrte und die Urkundenformeln sich stabilisierten.</p>
                    <p>Was die Zahl anbelangt, genügt es zu erwähnen, daß wir aus der
                        fünfzehjährigen Regierungszeit Stephans II. (1116–1131) nur vier königliche
                        Urkunden, dagegen aus der neunjährigen Herrschaft Emmerichs (1196–1204) etwa
                        50 Urkunden und Briefe kennen<note><p>SZENTPÉTERY, Reg. Arp., Nr. 50, 51,
                                52a, 168–216.</p></note>. Die Ursache dafür ist die um 1183
                        realisierte Kanzleireform von Bela III<note><p>L. FEJÉRPATAKY, A királyi
                                kanczellária az Arpádok korában. Budapest, 1885, S. 29–36; Ders.,
                                Die Urkunden König Belas III. von Ungarn (1172–1196). MIÖG, Erg.
                                Bd., S. 221–234; I. SZENTPÉTERY, Magyar oklevéltan, Budapest, 1930,
                                S. 61 ff.; KUBINYI, Königliche Kanzlei, S. 299 ff.; GYÖRFFY, La
                                chancellerie, S. 162.</p></note>. Bis 1100 sind die königlichen
                        Notare meist hohe Geistliche, manchmal Bischöfe, im 12. Jh. schon meist
                        Pröpste einiger königlichen Kollegiatstifte, die selbst königliche Kaplane
                        und Mitglieder der königlichen Kapelle waren. Das hat dazu geführt, daß sich
                        im 12. Jh. die Urkundenaustellung differenziert. Die manchmal auch <hi
                            rend="i">cancellarius</hi> genannten Notare, meist Pröpste von
                        Stuhlweißenburg oder Altofen (Buda), schrieben nicht selber, sondern
                        besiegelten die Urkunden nur im Namen des Königs; von der Mitte des 12. Jh.
                        an wird die Besiegelung und auch die Bewahrung des königlichen Siegels die
                        Aufgabe des <hi rend="i">comes capellae</hi>, unter dessen Leitung Notare
                        diktierten, die selbst selten schrieben, sondern <hi rend="i">scriba</hi>
                        genannte Schreiber beschäftigten, wovon die von verschiedenen Händen
                        geschriebenen Urkunden Stephans III. (1163–1173) zeugen<note><p>KUBINYI,
                                Königliche Kanzlei, S. 299 ff.</p></note>.</p>
                    <p>Unter Bela III. wurde seit 1185 die königliche Kanzlei nach französischem
                        Muster ausgebaut. Der König, der die Schwester von Philippe August,
                        Margarethe, die Witwe des englischen Thronfolgers Heinrich,
                                heiratete<note><p>G. GYÖRFFY, Lexikon des Mittelalters, Bd. I.
                                S. 1833 mit Literatur.</p></note>, rief die in Paris, im Sainte
                        Geneviève lernenden ungarischen Kleriker nach Ungarn zurück. Von ihnen wurde
                        Job 1185 zum Erzbischof von Gran (Esztergom) ernannt, der als Primas die
                        Funktion des <hi rend="i">summus cancellarius</hi> ausübte; Kanzler wurde
                        sein Pariser Schulgefährte, Adrian, der neue Propst von
                                Ofen<note><p>Monumenta ecclesiae Strigoniensis, vol. I., Ed. F.
                                KNAUZ, Strigonii 1874, S. 130; SZENTPÉTERY, Magyar oklevéltan,
                                S. 63 ff.; III. Béla kiraly emlékezete (= Béla kiraly eml.). Red. G.
                                FORSTER, Budapest, 1900, S. 349–351; A. ECKHARDT, De Sicambria à
                                Sans-Souci. Paris 1943, S. 120–121.</p></note>. Der Königin zuliebe
                        gründeten sie auf dem Thomasberg neben dem Burgberg von Gran das
                        Kollegiatsstift, das jenem Märtyrer <pb n="263"/>Thomas Becket geweiht war,
                        der Margarethe in England als Beichtvater gedient hatte. Die Propstei
                        erhielt solche königlichen Güter als Schenkungen, in denen später dem
                        Märtyrer Thomas geweihte Kirchen erscheinen. Es ist anzunehmen, daß der
                        Propst des Thomasstiftes von Gran im folgenden Jahrzehnt der Königin als
                        Kanzler diente<note><p>G. GYÖRFFY, Thomas à Becket and Hungary. Hungarian
                                Studies in English, Bd. IV., Debrecen, 1969,
                        S. 45–52.</p></note>.</p>
                    <p>Seit diesen Jahren bekommt das königliche Urkundenwesen jene Form, die sich
                        mutatis mutandis im 13. Jh in West- und Mitteleuropa verbreitet und zur
                        Herausbildung der Urkundentypen führt.</p>
                    <p>Aus dem 12. Jh., vor der Kanzleireform von Bela III., sind zufälligerweise
                        keine feierlichen Privilegien im Original auf uns überkommen. Bela II. hat
                        1135 die Stiftung Bozók (Bzovík), die <hi rend="i">comes Lampertus</hi> und
                        seine Frau, Sophia, aus dem Arpaden – Hause gründeten, in einem Privileg
                        bestätigt, das in einem interpolierten und verkürzten Transsumpt erhalten
                        blieb, jedoch die Struktur folgenden Typs aufweist: Invocatio, Intitulatio
                        mit vollständiger Titulatur: <hi rend="i">Bela dei gratia Hungariae,
                            Dalmatiae, Croatiae, Ramaeque rex in perpetuum</hi> (<hi rend="i"
                            >Rama</hi> bedeutete das heutige Süd-Bosnien); nach Adresse und Narratio
                        folgt die Aufzählung der Güter; es endet mit dem Inkarnationsjahr <hi
                            rend="i">Regnante gloriosissimo Bela II., Feliciano archiepiscopo
                            Strigoniensi existente</hi> und der Besiegelung durch den königlichen
                                Notar<note><p>SZENTPÉTERY, Reg. Arp., Nr. 59; G. FEJÉR, Codex
                                diplomaticus Hungariae ecclesiasticus ac civilis (CDH), vol. VII /
                                5. Budae 1829, S. 45–52; MARSINA, CDS I, S. 71–72. Zur Benennung des
                                Landes Rama (= Süd-Bosnien): F. PESTY, Az eltünt régi vármegyék,
                                Bd. II. Budapest, 1880, S. 321 ff.; G. PAULER, A magyar nemzet
                                története az Arpad – házi királyok alatt, Bd. I. Budapest, 1899,
                                S. 279. Siehe die Literatur im Lexikon des Mittelalters, II, S. 477,
                                wo der Autor des Artikels „Bosnien“ S. CIRKOVIČ diese Frage nicht
                                erwähnt.</p></note>. Was auch diesem Privileg fehlt, befindet sich
                        in der drei Jahre später ausgestellten und einmal transsumierten
                        Güteraufzählung der Propstei Dömös. Dieses feierliche Privileg, entstanden
                        am königlichen Hof, verfaßt durch den königlichen Kanzler und geschrieben
                        vom Schreiber des Prinzen Ladislaus, Herzogs von Bosnien, spricht in
                        objektiver Form von der Tätigkeit des Königs und seines Hofes, zählt
                        namentlich die geschenkten 800 <hi rend="i">servi</hi>, mehr als 200 andere
                            <hi rend="i">ministri, operarii</hi> und <hi rend="i">liberi</hi> aus 50
                        Dörfern auf, die früher zu den zerstreuten Gütern des <hi rend="i"
                            >Ducatus</hi> gehörten<note><p>SZENTPÉTERY, Reg. Arp., Nr. 63; Monumenta
                                ecclesiae Strigoniensis I., S. 88–97; D. SZABÓ, Magyar Nyelv.,
                                XXXII, 1936, S. 54–57, 130–135, 203–206.</p></note>. Im Eschatokoll
                        finden wir, was im Privileg von 1135 weggelassen wurde: die Zeugenliste der
                        Bischöfe und anwesenden Grafen, die Verwünschung (<hi rend="i"
                        >anathema</hi>) der Heiligen, die Besiegelung durch den Kanzler und die
                        Benennung des <hi rend="i">scriptor</hi>.</p>
                    <p>In der Periode vom 12. Jh., also in der Zeit von Bela II., Geysa II. und
                        Stephan III. bzw. IV. bis zur Kanzleireform Belas III., gab es ständige
                        Wechsel in der Form der Königsurkunden<note><p>KUBINYI, Königliche Kanzlei,
                                S. 299–324; GYÖRFFY, La chancellerie, S. 159–175.</p></note>. In den
                            <hi rend="i">litterae patentes</hi> spricht der König meist in der
                        Einzahl und in subjektiver Form: so z. B. 1137 nach kurzer Einleitung: <hi
                            rend="i">Ego Bela rex Hungariae, Croatiae et
                                Dalmatiae</hi><note><p>SZENTPÉTERY, Reg. Arp., Nr. 61; L. ERDÉLYI, A
                                pannonhalmmi Szent-Benedek-rend törtnete, Bd. I. Budapest, 1903,
                                S. 90, 596.</p></note>, aber meist wurden nach <hi rend="i"
                            >Hungariae</hi> die Nebenländer weggelassen. Nach der Disposition endet
                        der Text mit Verwünschung, Besiegelung, Aufzählung der anwesenden Magnaten
                        und <hi rend="i">Actum</hi> bzw. <hi rend="i">Datum</hi>. In der Mehrheit
                        der Urkunden, die am königlichen Hof, vor einer Gruppe von Magnaten oder
                        durch den königlichen Notar ausgestellt wurden, spricht der Disponent
                        selbst, meist ein Privatbesitzer oder Prälat, in der Einzahl und disponiert
                        über Güter für Kirchenzwecke oder für seine Familie. In diesen Fällen werden
                        der König und seine Magnaten nur <hi rend="i">regnante X rege</hi> usw.
                        aufgezählt oder wie z. B. <hi rend="i">Ego Adalbertus iussu gloriosissimi G.
                            regis… et… cunctorum regni primatum decreto</hi> (1153) namentlich nicht
                                erwähnt<note><p>SZENTPÉTRY, Reg. Arp., Nr. 83; ERDÉLYI, A
                                pannonhalmmi, S. 602.</p></note>. Manchmal bleiben die konkreten
                        Anspielungen an die Anwesenheit <pb n="264"/>des Königs und seines Hofes
                        weg; nur aus den Worten <hi rend="i">accepta… regali
                                licentia</hi><note><p>SZENTPÉTERY, Reg. Arp., Nr. 72; ERDÉLYI, A
                                pannonhalmmi, S. 597.</p></note> kann darauf gefolgert werden, daß
                        die Löcher von einer königlichen Besiegelung stammen.</p>
                    <p>In der ungarischen Diplomatik ist es eben deswegen eine Streitfrage, ob es
                        sich in diesen Fällen um Königs- oder Privaturkunden handelt und die
                        Anwesenheit des Hofes, die Mitwirkung eines Notars, die königliche
                        Bewilligung und schließlich die Besiegelung einer Urkunde, die auch später
                        erfolgen konnte, eine solche Kategorisierung erlauben<note><p>Siehe Anm. 4
                                und 5.</p></note>.</p>
                    <p>Die Lösung dieser Probleme ist deshalb so sehr aktuell, weil wir die
                        Faksimilienausgabe der ältesten ungarischen Urkunden bis zum Ende des
                        12. Jh. im Album palaeographicum – Chartae antiquissimae Hungariae (Budapest
                        1994) beim Balassi Verlag ausgegeben haben. Da die Urkunden bis zur
                        Kanzleireform Belas III. in Beziehung mit dem Königtum oder mit Kirchen
                        unter königlichem Patronat standen und geschäftliche Aufzeichnungen <hi
                            rend="i">breves notitiae</hi> von Privatklienten, worüber die Gesetze
                        König Kolomans um 1100 verfügen, nicht auf uns überkommen
                                sind<note><p>KUMOROVITZ, Erste Epoche, S. 161–165.</p></note>,
                        können wir in unserer Ausgabe auch diese Kategorie mit in Betracht
                        ziehen.</p>
                    <p>Als Aussteller der Urkunde wird in diesen Fällen nicht der König betrachtet,
                        sondern die Person, welche die Verfügungen trifft, doch zeugt die Erwähnung
                        der Mitwirkung des Hofes oder dessen Organs mit den Wörtern <hi rend="i"
                            >coram curia regis</hi> von einer königlichen Bewilligung. Die Briefe
                        der Könige werden selbstverständlich zu den Königsurkunden gezählt. Der
                        erste im Original erhaltene Brief König Geysas von 1151 ist im Domkapitel
                        von Spalato (Split) aufbewahrt: <hi rend="i">G.</hi> (<hi rend="i"
                        >eysa</hi>) <hi rend="i">dei gratia Hungariae, Dalmatiae, Urguatiae,
                            Ramaeque rex G.</hi> (<hi rend="i">audio</hi>), <hi rend="i"
                            >archiepiscopo, Cerneche comiti, omnibus urbis Salonitanae
                            proceribus</hi>, also an die Würdenträger von Spalato, um ihnen für ihre
                        Anteilnahme am Tode seines Vaters zu danken und ihre Sonderrechte, ihre
                        Autonomie bei der Wahl ihrer Behörden zu bestätigen<note><p>SZENTPÉTERY,
                                Reg. Arp., Nr. 68; T. SMIČIKLAS, Codex diplomaticus et epistolaris
                                regni Croatiae, Dalmatiae et Slavoniae, vol. II. Zagrabiae, 1904,
                                S. 49.</p></note>. Wie ich in Spalato feststellen konnte, waren die
                        kleinen <hi rend="i">litterae clausae</hi> auf ein Viertel zusammengefaltet
                        und die Schnur einer Bulle durch acht Löcher gezogen, einer solchen
                        münzartigen goldenen oder Bleibulle, mit welcher der König zwei Privilegien
                        für den Erzbischof von Gran 1156 und 1157 bestätigt
                                hatte<note><p>SZENTPÉTERY, Reg. Arp., Nr. 84, 86. Vgl. Abb. der
                                Bleibulle in III. Béla király eml., S. 147.</p></note>. Sonst
                        gebrauchen die Könige im 12. Jh. im allgemeinen ein großes einseitiges
                        Wachssiegel, in dessen Imago auch das Ringsiegel des Königs eingeprägt
                        wird.</p>
                    <p>Durch die Kanzleireform Belas III. im Jahre 1183 wurden die Formen den
                        europäischen Typen angenähert.</p>
                    <p>Wir besitzen zwei feierliche Privilegien von 1193 mit einer goldenen Bulle,
                        das erste die Bestätigung der Güter des Hauses der Johanniter von
                                Stuhlweißenburg<note><p>SZENTPÉTERY, Reg. Arp., r. 155; Ó – magyar
                                olvasókönyv. Ed. E. JAKUBOVICH – D. PAIS, Pécs, 1929,
                            S. 53–61.</p></note>, das andere die Schenkung des Komitats Modrus in
                        Kroatien an den comes Bartholomeus, den Ahnen der Grafen Frangepani.
                        Invocatio mit verlängerten Buchstaben, volle Titulatur, Arenga, Narratio,
                        Dispositio, Corroboratio mit <hi rend="i">aurea bulla. Datum per manus
                            magistri Kathapani, Albensis ecclesie prepositi, Hungariae
                            cancellarii</hi>, mit Inkarnationsjahr und schließlich der Liste der
                        höchsten Würdenträger<note><p>SZENTPÉTERY, Reg. Arp., Nr. 154; Facsimile und
                                Edition: III. Béla király eml., S. 81, 347.</p></note>.</p>
                    <p>Wir kennen auch frühere Privilegien, aber seit 1185, als Adrianus als Kanzler
                        erscheint, führt er statt der subjektiven <hi rend="i">Ego</hi> den pluralis
                        maiestaticus <hi rend="i">Nos</hi> wieder <pb n="265"
                                />ein<note><p>SZENTPÉTERY, Reg. Arp., Nr. 139, 141 ff.</p></note>,
                        und statt der bisherigen unentbehrlichen Bedrohung mit Anathema und Poena
                        bleibt nur die Korroboration mit dem königlichen Siegel. Die Kraft der
                        Besiegelung verdrängt die Wirkungskraft der Verwünschung. Diese letzte
                        Wendung kommt so scharf zur Geltung, daß die Verwünschung nach 1193 nur in
                        Fälschungen vorkommen, mit Ausnahme von Texten, die für fremde Empfänger (z.
                        B. Tempelritter), nach altem Muster verfaßt wurden<note><p>GYÖRFFY, La
                                chancellerie, S. 168.</p></note>.</p>
                    <p>In dem Jahrzehnt vor 1185 war die Struktur noch nicht stabil; die königlichen
                            <hi rend="i">litterae patentes</hi> konnten mit Invocatio, Adresse,
                        Arenga oder Datum beginnen. Privatschenkungen wurden auch vor dem reisenden
                        König inmitten seines Hofes schriftlich abgefaßt, so für den Herrn Caba um
                        1177: <hi rend="i">Quando rex… in die Dominico… in domo Ssene comitis sub
                            quadam quercu sedebat et comites… cum eo</hi><note><p>SZENTPÉTERY, Reg.
                                Arp., Nr. 128; ERDÉLYI, A pannonhalmmi I, S. 85,
                        605.</p></note>.</p>
                    <p>Mit der Schaffung der <hi rend="i">loca credibilia</hi> aber erschienen schon
                        im 12. Jh. diejenigen Verfügungen, die in einer königlichen Stiftung auf
                        cyrographierten Doppelblättern vefaßt wurden und in denen die Anspielung auf
                        den König und seinen Hof nur in der Datierung <hi rend="i">Regnante X rege,
                            N. archiepiscopo existente</hi> vorkommt (1134, 1177,
                                1184)<note><p>1134: SMIČIKLAS, CDCDS, S. 42–43; 1177: SZENTPÉTERY,
                                Reg. Arp., Nr. 128; 1184: ERDÉLYI, A pannonhalmmi X,
                            S. 501.</p></note>.</p>
                    <p>Nach dem Tode Belas III. 1196, unter der Regierung seines Sohnes Emmerich,
                        der in sehr regem Kontakt mit Papst Innozenz III. in der Frage der
                        häretischen Südslawen und eines geplanten Kreuzzuges stand<note><p>FEJÉR,
                                CDH II, S. 311 ff. und die Ausgaben der Regesten des Papstes
                                Innozenz III. in den Jahren ab 1198.</p></note>, und durch
                        Eheschließungen mit den meisten europäischen Mächten Verbindungen hatte,
                        erreichte die königliche Urkundengebung in Ungarn und in den Nebenländern
                        ein europäisches internationales Niveau, mit Ausnahme des in Ungarn sich
                        ausgebildeten Instituts der <hi rend="i">loca credibilia</hi>, was hier die
                        Funktion des öffentlichen Notariats erfüllte<note><p>Vgl. F. EKHART, Die
                                glaubwürdige Orten Ungarns in Mittelalter. MIÖG, Erg. – Bd. IX,
                                1915, S. 536–558; G. BÓNIS, Les autorités de „fois publique“ et les
                                archives de „Loci Cridebili“ en Hongrie médiévale. n: Archivum –
                                Revue Internationale des Archives, Vol. 12 (1965),
                            S. 87–104.</p></note>.</p>
                    <pb n="269"/>
                    <figure>
                        <graphic url="cid1992_01.jpg"/>
                        <head>1. David, Prinz von Ungarn, für Kloster Tihany</head>
                    </figure>
                    <pb n="270"/>
                    <figure>
                        <graphic url="cid1992_02.jpg"/>
                        <head>2. Emerich von Ungarn für Kloster St. Gothard</head>
                    </figure>
                </body>
            </text>
            <text xml:id="art_17">
                <front>
                    <head><pb n="271"/>Les sceaux des chancelleries de Valachie et de
                        Moldavie</head>
                    <byline><docAuthor>Maria Dogaru</docAuthor></byline>
                </front>
                <body>
                    <p>Bien que j’aie voulu approcher le sujet prévu pour notre réunion de cette
                        année «&#160;les documents de chancellerie avant le XIII<hi rend="sup"
                            >e</hi> siècle&#160;» il n’a pas été possible puisqu’aucun document de
                        chancellerie de cette époque n’a été conservé aux institutions qui ont
                        rempli cette fonction sur le territoire de la Roumanie.</p>
                    <p>Le manque de sources n’est pas une conséquence du fait qu’on n’y a pas
                        déroulé des activités socio-économiques – mais le résultat des grandes
                        pertes subies par le trésor documentaire du pays, du fait des vicissitudes
                        du temps.</p>
                    <p>La recherche archéologique tout comme les sources documentaires externes
                        prouvent que sur le territoire de l’ancienne Dacie du bas Moyen Âge a existé
                        une population roumaine qui pendant les IX<hi rend="sup">e</hi>–X<hi
                            rend="sup">e</hi> siècles s’efforçait à passer à une forme supérieure
                                d’organisation<note><p>STEFAN PASCU, Voievodatul Transilvaniei, I
                                (2. ed.), Cluj, 1972, p. 160&#160;; DIMITRIE ONCIUL, Originile
                                Principatelor Române (Les origines des Principautés Roumaines),
                                Bucuresti&#160;; 1899.</p></note>. Sur le territoire de la Dobrudja
                        il y avait des dirigeants (seigneurs) tout comme «&#160;Jupan
                        Dimitrie&#160;» cité dans un document de 943.</p>
                    <p>Pendant le X<hi rend="sup">e</hi> siècle on saisit, au sud et à l’est des
                        Karpates, des débuts d’une organisation politique significative pour le
                        processus de cristallisation des relations féodales. En Transylvanie on
                        mentionne trois formations politiques «&#160;des Voïvodats&#160;» (cnezates)
                        l’un dans le Banat sous la règne de Glad, l’autre dans Crisana où Menumorut
                        s’était imposé et le troisième dans le plateau de la Transylvanie, pays
                        «&#160;vaste et riche&#160;» gouverné par Gelu<note><p>STEFAN STEFANESCU,
                                Istoria medie a Românei (L’histoire moyen de Roumanie), I,
                                Bucuresti, 1991, 1991, p. 30–77.</p></note>.</p>
                    <p>La conquête de la Transylvanie par les Arpadiens, à la suite des combats
                        pendant les XI<hi rend="sup">e</hi>–XIII<hi rend="sup">e</hi> siècles, a
                        empêché le développement de ces formations.</p>
                    <p>A l’époque de l’État roumaino-bulgare (les XII<hi rend="sup">e</hi>–XIII<hi
                            rend="sup">e</hi> siècles) les sources historiques valident l’existence
                        de quelques liaisons entre cet État et les princes régnants des formations
                        politiques du nord du Danube.</p>
                    <p>Pour mieux évaluer l’évolution de la société roumaine située entre les
                        Karpates et le Danube, au milieu du XIII<hi rend="sup">e</hi> siècle, c’est
                        à prendre en considération la bulle du roi de Hongrie, Bela IV, par laquelle
                        il offrait aux Chevaliers Ioanites le 2 juin 1247 le Pays de
                                Severin<note><p>Documenta Roumaniae Historica (DRH), C. Relatii
                                între Tãrile Române (Relations entre les Pays Roumaines), I,
                                Bucuresti, 1977, p. 21–28.</p></note>. Conformément à ce document au
                        sud des Karpates il y avait une société évoluée, des formations politiques à
                        haut niveau de développement.</p>
                    <p>On mentionne les voïvodats régnés par Litovoi et Seneslau et les cnezates de
                        Joan et Farcas, les derniers étant sous l’autorité de l’ordre mentionné ci
                        dessus, les premiers étant restés «&#160;sous le règne des roumains&#160;»
                        toute comme auparavant<note><p>Ibidem.</p></note>.</p>
                    <p>En 1272–1273 un autre Litovoi, probablement le successeur de celui mentionné
                        dans le diplôme du roi Bela IV, va essayer d'échapper à la suzeraineté de la
                        royauté magyare en conséquence il a refusé de payer encore le tribut.
                        L’intervention de l’armée magyare va ramener en 1277 le voïvodat régné par
                        Litovoi (tué en combat) sous dépendance magyare.</p>
                    <p><pb n="272"/>Mais il est significatif que son frère Barbat étant tombé
                        prisonnier, va parvenir à se faire racheter par une importante somme
                        d’argent.</p>
                    <p>L’évolution de la société se poursuivit au début du XIV<hi rend="sup">e</hi>
                        siècle, Basarab voïvode ayant réussi à unifier les formations politiques de
                        la droite et la gauche de l’Olt, constituant un État grand et puissant, la
                        Valachie, qui va gagner son indépendance en 1330 envers le royauté magyare à
                        la suite du combat de Posada, une lutte décrite d’une manière si expressive
                        dans «&#160;Chronicon pictum Vindobonense&#160;». Un processus semblant a eu
                        lieu sur le territoire de la Moldavie aussi&#160;: des sources externes et
                        des vestiges archéologiques certifient l’existence de quelques formations
                        politiques dont la royauté hongroise s’est emparée. Dans la période
                        1352–1353 on y institue «&#160;une marque&#160;» (petit État de frontière)
                        dirigée par Dragos, voïvode roumain de Maramures, sujet du roi hongrois,
                        celle-ci étant fondée dans le but de repousser les attaques des
                                tatars<note><p>STEFAN GOROVEI, Dragos si Bogdan întemeietorii
                                Moldovei. Probleme ale formarii statului feudal Moldova (Dragos et
                                Bogdan les fondateurs de la Moldavie. Problèmes de la formation de
                                l’État féodal de Moldavie), Bucuresti, 1973, p. 70–85.</p></note>.
                        Mais les gens du pays étaient mécontents de cet État de dépendance voilà
                        pourquoi ils vont passer au côté de Bogdan voïvode roumain de Maramurs, qui
                        était venu en Moldavie (1359) comme insurgé envers le roi magyar. Ainsi la
                        Moldavie devient indépendante la même année<note><p>Ibidem.</p></note>.</p>
                    <p>La Transylvanie, conquise comme on a déjà mentionné, par les magyars, va
                        s’organiser comme voïvodat (une formation spécifique roumaine) dirigé par un
                        représentant du roi.</p>
                    <p>Il est hors de doute que ces formations politiques ont émis des documents, se
                        sont crées des relations qui ont exigé des actes. Malheureusement il n’y a
                        plus de documents provenant des formations politiques en sujétion de la
                        royauté magyare ni des premiers princes régnants des pays roumaines devenus
                        indépendantes. La première information sûre concernant un document émis par
                        la chancellerie valaque (une mention dans le document du 13 Novembre 1618)
                        remonte à 1352 et atteste que le voïvode Nicolae Alexandru a fait don du
                        village Bãdesti à l’église de Cîmpulung<note><p>D. R. H., B, Tara Românescã
                                (Valachie), I, 1966, p. 11.</p></note>.</p>
                    <p>Il y a de même des données selon lesquelles le prince régnant de Valachie,
                        mentionné plus haut, a envoyé aux représentants de la Grande Église de
                        Constantinople plusieurs lettres sollicitant l’envoi d’un dignitaire
                        religieux en Valachie, mais nous ignorons complètement leur contenu et leur
                                aspect<note><p>FRANZ MIKLOSICH, Acta patriarchatus
                                Constantinopolitani&#160;; Vindobonae, 1960.</p></note>.</p>
                    <p>Le document le plus ancien émis par la chancellerie de Valachie, conservé
                        jusqu’à nos jours, est le privilège commercial octroyé le 20 Janvier 1368
                        par Vladislav I<hi rend="sup">er</hi>, le prince régnant de Valachie, aux
                        commerçants de Brasov<note><p>Archives d’État Brasov, Collection Privilèges,
                                Nr. 7.</p></note>.</p>
                    <p>Le premier document de la chancellerie de Moldavie conservé remonte au 1<hi
                            rend="sup">er</hi> Mai 1384 et concerne les dons fait par le Voïvode
                            Petru I<hi rend="sup">er</hi> (Petru Musat 1375–1391) à l’église Saint
                        Jean Baptiste de Tirgu Siret, édifiée au frais de sa mère Margareta, avec le
                        revenu de la douane de ce bourg<note><p>D. R. H., Moldava (Moldavie), 1975,
                                I, p. 1–2 &#160;:</p></note>.</p>
                    <p>En faisant une analyse au principal moyen de validation des actes émis par la
                        chancellerie, le sceau, on constate qu’il y avaient en Valachie plusieurs
                        impressions sigillaires.</p>
                    <p>La plus importante, qui est considérée à désigner le «&#160;pays&#160;», a
                        comme représentation un oiseau des montagnes, bec voûté, des serres forts et
                        pennage riche. Au <pb n="273"/>début, ce vautour était accompagné d’une
                        croix qui semble sortir de son pennage et deux astres (une étoile et un
                        croissant) situés en canton senestre supérieur<note><p>EMIL VÎRTOSU, Din
                                sigilografia Moldovei si a Tãrii Românesti (Sur la sigilographie de
                                la Moldavie et de la Valachie), Documente privind istoria României,
                                Introducere, II, Bucuresti 1956&#160;; p. 333–537.</p></note>.</p>
                    <p>Pendant le XV<hi rend="sup">e</hi> siècle cette composition va évoluer –
                        l’oiseau va devenir, l’aquila, serra représentée la croix au bec, les deux
                        astres séparés et l’étoile remplacée par un soleil<note><p>MARIA DOGARU,
                                Sigilii marturii ale tretului istorie (Les sceaux témoignages du
                                passé historique), Bucuresti 1976, p. 19–108.</p></note>. Dorénavant
                        il y auront quelques transformations peu significatives, le sceau héraldique
                        à «&#160;l’aigle porte croix&#160;», estimé par les spécialistes comme étant
                        le dérivé d’un prototype ancien, avant la formation de la Valachie comme
                        État indépendant<note><p>Cet emblème héraldique a été utilisé en même temps
                                qu’un autre remarqué sur des monnaies, l’écu à fasces dans la
                                première partie et à croissant ou champ libre dans la deuxième, un
                                écu timbre a l’aigle dans le XV<hi rend="sup">e</hi> siècle. Quant
                                au rapport de ces deux composition nous sommes d’accord avec les
                                héraldistes qui soutiennent que l’emblème héraldique est antérieur
                                aux armoiries gravées sur des monnaies (JEAN N.
                        MÃNESCU).</p></note>, est resté le même étant présent au patrimoine
                        héraldique roumain jusqu’au XX<hi rend="sup">e</hi> siècle. Sa mention est
                        la preuve du maintien au long des siècles, de l’ existence des États
                        roumains.</p>
                    <p>Quant à la signification de l’aigle héraldique dans les armoiries de
                        Valachie, les spécialistes soutient que sa source se trouve dans le
                        patrimoine spirituel roumain, l’aquila étant, c’est chose connue, le symbole
                        le plus cher des légions romaines. La croix, que l’aigle porte au bec, est
                        une évocation codifiée de l’assimilation par des indigènes, toujours pendant
                        l’antiquité, du christianisme, par l’intermédiaire du monde romain. Il est
                        significatif le fait que l’aquila est devenue le symbole officiel de
                        Principauté Roumaine qui confirme, même par sa dénomination, (Valachie) sa
                        descendance des romains.</p>
                    <p>Nous soulignions le fait que ces interprétations n’ont pas été faites dans la
                        période contemporaine. Le premier ayant énoncé une telle opinion a été
                        DIONISIO FOTINO&#160;; l’auteur de l’ouvrage «&#160;Histoire générale de la
                        Dacie&#160;» publié en 1812 à Vienne<note><p>L’ouvrage a été rédigé en
                                langue grec.</p></note>. Ces idées ont été ensuite reprises et
                        développées par les révolutionnaires de 1848 et soutenues, à l’aide des
                        arguments de plus en plus forts par les héraldistes et les historiens du
                            XX<hi rend="sup">e</hi> siècle<note><p>MARIA DOGARU, Conceptiile
                                revolutionaliror pasoptisti oglindite în sigilli (Les conceptions
                                des révolutionnaires de 1848 reflétées dans les sceaux), Revista
                                Arhivelor, 1973, Supliment, p. 134–138.</p></note>.</p>
                    <p>Une autre composition d’armoiries qui date dès le début du XV<hi rend="sup"
                            >e</hi> siècle – considérée comme étant l’emblème secondaire de la
                        Valachie comprend deux têtes couronnées séparées par une tige. Cette
                        composition, assimilée par certains spécialistes au type de majesté utilisée
                        dans les chancelleries de l’Occident<note><p>EMIL VÎRTOSU, Din sigilografia
                                Moldovei, p. 354–356.</p></note>, va évoluer. On va avoir deux
                        bustes&#160;; des personnages représentés à moitié puis trois-quarts et,
                        enfin, les personnages vont apparaître complètement. Suivant l’évolution des
                        personnages, la tige est devenue une plante, un arbuste et ensuite un
                                arbre<note><p>MARIA DOGARU, Sigiliile de tip iconografic utilizate
                                de domnii Tãrii Românesti (Les sceaux du type iconographique
                                utilisés par les princes de Valachie), Revista Arhivelor, 1979, XLI
                                / 3, p. 333–337.</p></note>. On a eu des discussions animées dans
                        l’historiographie roumaine sur la signification des éléments décrits
                        ci-dessus. Tout compte fait on a conclu que ces personnages avaient été au
                        début le prince régnant et son fils, le prince héritier, ensuite le couple
                        princier et finalement les Saints Constantin et Hélène. L’arbre qui se
                        trouve entre les deux personnages est l’arbre de la vie, le phénomène
                        dendrographic étant tout à fait puissant dans la mentalité de la société
                        roumaine de l’ époque.</p>
                    <p>L’emblème à deux personnages a subi une influence byzantine, influence déjà
                        fortement ressentie dans les Pays Roumaines, les seuls d’origine latine et
                        religion orthodoxe dans cette partie du continent<note><p>NICOLAE IORGA,
                                Byzance après Byzance. Continuation de l’histoire de la vie
                                byzantine, Bucarest, 1935.</p></note>.</p>
                    <p>Nous n’avons pas assez de temps pour insister sur d’autres représentations
                        comme le sceau du Grand Voïvode Mircea le Vieux, ayant un lion en
                                champ<note><p>C. MOISIL, Sigiliile lui Mircea cel Bãtrîn (Les sceaux
                                de Mircea l’Ancien), Revista Arhivelor, 1944–1945, VII,
                                p. 256–286.</p></note> ou sur les deux emblèmes récemment étudiés
                        par les spécialistes roumains, attribués à <pb n="274"/>un roi de Valachie
                        («&#160;le roi de Blaquie&#160;») par le plus ancien armorial français
                        Wignbergen, rédigé pendant 1265–1285<note><p>DAN CERNOVODEANU, Les armoiries
                                des souverains du sud-est européen dans les rôles d’armes français,
                                anglais et allemands du XIII<hi rend="sup">e</hi> au XV<hi
                                    rend="sup">e</hi> siècles, Communication présentée au XVII<hi
                                    rend="sup">e</hi> Congrès International des Sciences
                                Généalogiques et Héraldiques, Lisbonne, 7–13 septembre
                            1986.</p></note>.</p>
                    <p>Les armoiries de la Moldavie, dont la première représentation remonte au
                            XIV<hi rend="sup">e</hi> siècle<note><p>Le premier sceau ayant cette
                                représentation valide le traité de Pierre Musat voïvode de Moldavie
                                avec la Pologne (1387). Le plus ancien document de la chancellerie
                                de Moldavie (30 mars 1392) conservé dans les Archives roumaines est
                                authentifié par le grand sceau du prince Roman Musat. Nous voyons en
                                l’emblème les armes du pays&#160;: la tête d’auroch&#160;; l’étoile
                                entre les cornes, la rose à droite et le croissant à gauche.
                                Archives d’État de Bucarest, collection Sectia Istoricã, D. R. H.,
                                Moldavie, I, p. 2–3.</p></note>, représente un écu chargé d’une tête
                        d’aurochs ayant une étoile entre ses cornes et accompagné au début d’une
                                rose<note><p>LEON SIMANSCHI, Cele mai vechi sigilii domnesti si
                                boieersti din Moldova (Les plus anciens sceaux des princes régnantes
                                et des boyards moldaves), Analele Universitãtii Al. I. Cuza, XVI,
                                1980, p. 141–158.</p></note> et un croissant, ensuite par l’astre du
                        jour et de la nuit<note><p>STEFAN GOROVEI, Les armoiries de la Moldavie et
                                de ses princes régnants (XIV<hi rend="sup">e</hi> – XVI<hi
                                    rend="sup">e</hi> siècles), Recueil du XI<hi rend="sup">e</hi>
                                Congrès International des sciences Généalogiques et Héraldiques,
                                Liège 29 mai – 2 juin 1972, Braga, 1972, p. 263–270.</p></note>.
                        Cette composition aussi va durer dans les sceaux, jusqu’au XX<hi rend="sup"
                            >e</hi> siècle<note><p>LIA BATRÎNA – ADRIAN BATRÎNA, Mãrturii heraldice
                                cu privire la începuturile statului feudal independent Moldova
                                (Témoignages héraldiques concernant les débuts de l’État féodal
                                indépendent de Moldavie), dans Constituireastatelor feudale
                                românesti, Bucaresti, Edit&#160;: Academici, 1980,
                            p. 195–208.</p></note>.</p>
                    <p>Des recherches approfondies et de longue durée ont attesté tout comme dans le
                        cas de la Moldavie, le symbole principal, la tête d’aurochs, bien que
                        rencontrée dans les armoiries comme symbole de l’État féodal indépendant
                            (XIV<hi rend="sup">e</hi> siècle) étant un symbole dont la tradition se
                        perds dans la nuit des temps (Dragos, le prince régnant de l’État moldave,
                        sujet de la couronne hongroise – 1352–1353 – a eu un autre symbole).</p>
                    <p>Quelques chercheurs ont attribué à la tête d’aurochs une signification
                        mythique rituelle en faisant rapport à quelques pratiques d’un culte ancien
                        développé dans la zone des Karpates qui comprenait un rituel du sacrifice
                        d’un animal au bord d’une rivière. Les éléments qui l’accompagnent – le
                        soleil et la lune – ont permis de supposer qu’il s’agissait d’un animal,
                        symbole du culte solaire, d’une tradition ancienne appartenant aux mythes
                        concernant la genèse d’un état.</p>
                    <p>On peut donc constater que les éléments compris dans les sceaux utilisés en
                        Valachie et en Moldavie pendant le XIV<hi rend="sup">e</hi> siècle ont une
                        tradition lointaine. Bien que pour nous elles soient connues comme
                        représentant un certain siècle, elles renferment, dans des codes plastiques,
                        une histoire antérieure, évoquent des processus et des phénomènes déroulés
                        beaucoup de siècles auparavant. Ce sont les raisons qui m’ont déterminé à
                        suggérer d’inscrire à l’ordre du jour de cette réunion, le sujet que j’ai
                        brièvement exposé.</p>
                    <p>Je vais achever ma brève intervention en priant le Bureau de la Commission de
                        prendre en considération l’état des sources de documentation dans les pays
                        de l’Europe de l’Est où les processus sociaux sont très différents de
                        l’Europe occidentale ou centrale. Selon nous, se serait très important et
                        naturel pour l’album projeté d’inclure des sources documentaires provenant
                        de toutes les chancelleries européens en admettant une certaine limite ou
                        des critères (les plus anciens documents émis par une chancellerie
                        officielle qui a évolué et s’est maintenue au long des siècles). Je crois
                        qu’on pourrait ainsi renforcer le caractère international de l’ouvrage.</p>
                    <p>Ce serait une possibilité de comparer en temps et espace les intéressants
                        actes émis par les chancelleries des souverains et des princes, de mettre en
                        évidence d’une manière plus expressive le rôle de ces institutions dans la
                        diffusion de la culture tout comme la permanente circulation des idées.</p>
                </body>
            </text>
            <text xml:id="art_18">
                <front>
                    <head><pb n="277"/>Die byzantinischen Privilegienurkunden</head>
                    <byline><docAuthor>Joannes Karayanopulos</docAuthor></byline>
                </front>
                <body>
                    <p>Die kaiserliche Gunst und Gnade konnte sich jeder Urkundenart bedienen, wenn
                        es sich darum handelte, ein Mittel zu finden, um ihren Willen kundzutun.
                        Nach und nach bildeten sich jedoch zu diesem Zweck eigene Urkundentypen von
                        besonders feierlicher Form heraus, die mit einer Goldbulle versehen waren
                        und daher Chrysobullen genannt wurden.</p>
                    <p>Die Chrysobullen wurden je nach Bedeutung der gewährten Schenkung in drei
                        Gruppen geteilt, die in der Reihenfolge ihrer Feierlichkeit folgende waren:
                        der <hi rend="i">Chrysobullos logos</hi>, das <hi rend="i">Chrysobullon
                            sigillion</hi> und der <hi rend="i">Chrysobullos horismos</hi>. Sie
                        bilden sich gegen Ende des 9. oder zu Anfang des 10. Jh. heraus.</p>
                    <div>
                        <head type="h1">1. Chrysobullos logos</head>
                        <p>Die feierlichste Gruppe der byzantinischen Chrysobullen stellten, wie
                            gesagt, die Chrysobulloi Logoi dar, deren ältestes im Original
                            erhaltenes Beispiel aus dem J. 1052 stammt.</p>
                        <p>Der Chrysobullos Logos war die hervorragendste Ausdruckform der Majestät
                            des byzantinischen Kaisers. Er bestand aus einer Reihe von
                            Papierblättern rechteckigen Formats, die an ihrer Schmalseite
                            zusammengeklebt waren, und erreichte so eine ansehnliche Länge, so daß
                            schon in seinem Ausmaß die Größe der kaiserlichen Herrschaft in
                            Erscheinung trat. So hat der Chrysobullos Logos des Kaisers Michael VI.
                            Stratiotikos vom J. 1057 für das Lavrakloster ein Maß von 3,47 × 0,41 m.
                            Von kollosalem Ausmaß geradezu ist der Chrysobullos Logos Konstantins X.
                            Dukas vom J. 1060 ebenfalls für das Lavrakloster mit den Dimensionen
                            7,00 × 0,41 m.</p>
                        <p>Der Text wurde in einer besonders sorgfältigen, verzierten und eigene
                            Buchstabenformen (Reservatsbuchstaben) verwendeten Minuskel geschrieben,
                            der sg. Kanzleischrift.</p>
                        <p>Im Text des Chrysobullos logos wurden Lücken freigelassen, meist für das
                            Wort <hi rend="i">logos</hi>, das übrigens für die Urkunde
                            charakteristisch war (= <hi rend="i">chrysobullos logos</hi>). Die
                            Einsetzung des <hi rend="i">Logos</hi>-Wortes in den Text der Urkunde
                            geschah in der Regel dreimal. Ein besonderer Beamter, der <hi rend="i"
                                >epi tú kanikleiu</hi>, setzte das Wort mit roter Tinte in die
                            Lücken ein, nachdem er zuvor die vom Schreiber angefertigte Urkunde mit
                            dem Konzept des Chrysobullos logos verglichen hatte. Derselbe Beamte
                            vervollständigte die Datierung der Urkunde, von der einige Elemente mit
                            roter Tinte geschrieben wurden, und setzte, ebenfalls mit roter Tinte,
                            das Wort <hi rend="i">legimus</hi> dazu. Auf diese Weise beglaubigte er
                            die Richtigkeit des Textes der Urkunde und bestätigte, daß sie den
                            kaiserlichen Willen genau wiedergebe.</p>
                        <p><pb n="278"/>Die Annahme, daß die Eintragung der eingesetzten Rotworte
                            den Vollzug des Vergleiches der Urkunde mit ihrem Konzept bedeudete,
                            beweist folgendes: Im Text einiger Urkunden sind Zusätze oder
                            Streichungen von Wörtern mit roter Tinte zu beobachten, was sicher
                            bedeutet, daß der Benutzer dieser roten Tinte den Urkundentext
                            tatsächlich prüfte und korrigierte.</p>
                        <p>Um die widerrechtiche Einfügung eines Blattes in dem Chrysobullos Logos
                            zu verhindern, wurden auf seiner Rückseite, und zwar gerade auf die
                            Klebestreifen, Vermerke gesetzt (Klebvermerke), die aus der
                            eigenhändigen, eigenartig geordneten Unterschrift eines höheren Beamten
                            oder dem Austellungsdatum der Urkunde oder einfach aus drei Kreuzen
                            bestehen. Auf der Rückseite befanden sich auch die Registriervermerke
                            über die Eintragung der Urkunde in den verschiedenen kaiserlichen
                            Büros.</p>
                        <p>Seit Beginn des 12. Jh. erschienen auf der Vorderseite der Urkunde unter
                            der kaiserlichen Unterschrift die Referentenvermerke, das heißt Titel
                            und Namen des Beamten, der dem Kaiser über die Ausstellung der Urkunde
                            referiert und somit dem Kaiser gegenüber die Verantwortung für deren
                            Inhalt trug. So vorbereitet wurde der Chysobullos Logos dem Kaiser zur
                            Unterzeichnung vorgelegt.</p>
                        <p>Die Rekognition der Privilegienurkunden war seit dem 9. Jh. dem <hi
                                rend="i">epi tu kanikleliu</hi> übertragen, der auch bei der
                            Unterzeichnung durch den Kaiser assistierte.</p>
                        <p>Nachdem der Chrysobullos Logos soweit beendet war, wurde er am unteren
                            Ende unterhalb der kaiserlichen Unterschrift bzw. des
                            Referentenvermerkes, gewöhnlich ein- oder zweimal gefaltet (Plica) und
                            mit zwei, vier oder fünf Löchern versehen, durch die rote oder
                            lilafarbene Seidenschnur (<hi rend="i">mérinthos</hi>) gezogen wurde.
                            Die Enden der <hi rend="i">mérinthos</hi> drehte man unter der Plica zu
                            einer Kordel zusammen und an dieser befestigte man mit dem <hi rend="i"
                                >búlloótérion</hi> die Goldbulle in der Weise, daß die <hi rend="i"
                                >mérinthos</hi> der Länge nach durch die Bulle lief, und zwar längst
                            der Figuren des Kaisers und Christi auf der Vorder- und Rückseite der
                            Bulle. Danach wurde die Urkunde als Rolle gewickelt und war bereit zur
                            Absendung an den Empfänger.</p>
                        <p>Der Chrysobullos Logos ist in drei Teile gegliedert: Das Protokoll, den
                            Kontext und das Eschatokoll.</p>
                        <p>Das Protokoll gliedert sich wiederum in:</p>
                        <p>a) Die Anrufung Gottes (Invocatio), die symbolisch sein kann, z. B.
                            Kreuzzeichen oder Christogramm, oder verbal. Die verbale Invocation
                            lautet gewöhnlich: <hi rend="i">en onomati tú patros kai tú hyjú hagiu
                                pneumatos</hi>.</p>
                        <p>b) Den Tittel (Intitulatio). Dieser lautet in dem ältesten im Original
                            erhaltenen Protokoll eines Chrysobullos Logos: <hi rend="i"
                                >Koónstantinos… basileus… autokratór… tón Rómaion ho Dukas</hi>.
                            Seit 1079 wird der Tittel durch den Zusatz <hi rend="i">kai</hi>
                            zwischen den Wörtern <hi rend="i">basileus</hi> und <hi rend="i"
                                >autokratór</hi> leicht abgewandelt, so daß er seitdem und bis etwa
                            zu den achtziger Jahren des 12. Jh. so lautet: <hi rend="i">N… basileus
                                kai autokratór… tón Rhómaión ho N.</hi> Mit dem Tittel ist die
                            Devotionsformel verbunden, die gewöhnlich lautet:… <hi rend="i">pistos
                                orthodoxos</hi>.</p>
                        <p>Die beiden zuvor erwähnten Teile des Protokolls werden in langgezogener,
                            mit Minuskeln untermischten Unzialen hingesetzter Schrift geschrieben,
                            der sg. Protokollschrift <pb n="279"/>(Perpendikelschrift), die gegen
                            Ende des 12. Jh. verschwindet, wie übrigens auch der gesamte Protokoll
                            der Chysobulloi Logoi.</p>
                        <p>c) Die Adresse (<hi rend="i">Inscriptio</hi>). Im byzantinischen
                            Chrysobullos Logos bezieht sich die Inscriptio nicht auf eine
                            Einzelperson, sondern sie hat eine allgemeine, typische Form, da der im
                            Chrysobullos Logos ausgedrückte kaiserliche Wille zwar eine Einzelperson
                            betrifft, sich aber an alle wendet. Die Adresse des byzantinischen
                            Chrysobullos Logos ist mit lateinischen und griechischen Buchstaben
                            gemischt geschrieben und lautet: <hi rend="i">Pásé hois to par hémón
                                eusebes epideiknutai sigillion</hi>.</p>
                        <p>Das ganze Protokoll (Invocatio, Intitulatio, Inscriptio) der Chrysobulloi
                            Logoi ist mit einer Tinte geschrieben, welche von derjenigen des Textes
                            verschieden ist. Daraus läßt sich mit großer Wahrscheinlichkeit
                            schließen, daß die ersten Kollemata dieser Urkundengattung in der
                            Kaiserkanzlei als Formulare bereitlagen.</p>
                        <p>Auf das Protokoll folgt der Kontext, der folgende Teile umfaßt:</p>
                        <p>a) Das Prooimion (Arenga). Es ist eine rhetorische Einleitung, die
                            allgemeine Gedanken über die kaiserliche Gewalt und Sendung, über den
                            erhabenen Wert des Mönchslebens usw. mehr oder weniger lang ausführt und
                            die Verleihug der Privilegien durch den Kaiser rechtfertigt. Was ihren
                            Aufbau betrifft, so unterscheidet man nach den Arbeiten von H. HUNGER
                            zwei- und dreiteilige Prooimia.</p>
                        <p>b) Dem Prooimion folgt die Narratio, in welcher der Fall dargelegt wird,
                            desentwegen das Eingreifen des Kaisers erbeten wurde.</p>
                        <p>c) Der Narratio folgt die Dispositio, in welcher der kaiserliche Wille
                            ausgedrückt ist. Zur Dispositio gehört auch die Pönformel (Sanctio), das
                            heißt die Androhung der Strafe durch die Gottheit (Sanctio spiritualis)
                            oder durch den Kaiser (Sanctio temporalis) für jeden, der versucht, die
                            Anordnungen der Urkunde zu übertreten.</p>
                        <p>Mit der Sanctio schloß der Kontext und wurde das Eschatokoll eingeleitet.
                            Dieses bestand aus folgenden Teilen:</p>
                        <p>a) Der Datierung, dem Monat, Indiktion und Weltjahr, verzeichnet in
                            folgender Form: <hi rend="i">apolytheis</hi> (sc. Chrysobullos Logos)
                                <hi rend="i">kata ména… tés enistamenés… indiktiónos tú…
                            etús</hi></p>
                        <p>b) Aus dem für die Chrysobulloi Logoi typischen Satz: <hi rend="i">en hó
                                kai to hémeteron eusebes kai theoprobléton hypeséménato kratos</hi>.
                            Darauf wurde vom Rekognitionsbeamten das Wort <hi rend="i">legimus</hi>
                            geschrieben.</p>
                        <p>c) Aus der Unterschrift (Subscriptio). Die älteste erhaltene originale
                            Namensunterschrift eines Kaisers findet sich in dem von Johannes
                            Tzimiskes 972 für den Athos ausgestellten Typikon mit folgendem
                            Wortlaut: <hi rend="i">Ióannes en Christó tó Theó pistos basileus
                                Rómaión</hi>. Das zeitlich folgende Original, die erhaltene
                            Namensunterschrift des Kaisers Konstantinos IX. Monomachos aus dem Jahre
                            1052 in einem Chrysobullos Logos für das Lavrakloster, lautet: <hi
                                rend="i">Kónstantinós en Christo tó Theó pistos basileus Rómaión o
                                Monomachos</hi>. Im Chrysobullos Michaels VI. Stratiotikos vom
                            J. 1057 kommt eine Neuerung hinzu: <hi rend="i">Michaél en Christó tó
                                Theó pistos basileus autokratór Rómaión</hi>. Seit der Zeit des
                            Nikephoros Botaneiates, nämlich seit seinen Chrysobullen vom August
                            1079, bleibt die Kaiserunterschrift in der Form: (<hi rend="i"
                                >Nikeforos</hi>) <hi rend="i">en Christó tó Theó pistos basileus kai
                                autokratór Rómaión ho</hi> (<hi rend="i">Botaneiatés</hi>)
                            unverändert bis zum Ende des Reiches.</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1"><pb n="280"/>2. Chrysobullon Sigilion</head>
                        <p>Seit der Ende des 11. oder Anfang des 12. Jh. erscheint eine vereinfachte
                            Form des Chrysobullos Logos, das Chrysobullos Sigillion, das für
                            Privilegien von geringerer Bedeutung Anwendung fand. Das älteste im
                            Original erhaltene Chrysobullon Sigilion ist eine Urkunde Alexios’ I.
                            Komnenos für das Lavrakloster vom J. 1099 / 1107.</p>
                        <p>Das Chrysobullon Sigillion wurde anfangs auf Bombyzinpapier geschrieben,
                            später jedoch auf Pergament; sein Format war wesentlich kleiner als das
                            des Chrysobullos Logos. So mißt das genannte Chrysobullon Sigillion des
                            Alexios I. Komnenos nur 82 × 38 cm. Als später das Papier Pergament
                            ersetzte, wurden die Maße noch kleiner, wie das nur noch 37,5 × 29,5 cm
                            messende Chrysobullon Sigillion Johannes’ V. Palaiologos vom J. 1342
                            zeigt.</p>
                        <p>Diese Gattung der Privilegienurkunden trägt auch die Goldbulle und heißt
                            daher <hi rend="i">chrysobullon sigillion</hi>.</p>
                        <p>Das Chrysobullon Sigillion ist nicht in der Reservatschrift der
                            kaiserlichen Kanzlei, sondern in einer einfacheren Schriftart
                            geschrieben, und ebenso ist auch die Sprache dieser Urkunde schlichter
                            als die des Chrysobullos Logos.</p>
                        <p>Das Chrysobullon Sigillion trägt ebenso wie der Chrysobullos Logos die
                            Referentenvermerke. Auch die Goldbulle ist an ihm in derselben Weise
                            angehängt wie bei jenem.</p>
                        <p>Die Chrysobulla Sigillia waren in der Hauptsache
                            Kleinprivilegienurkunden. Gelegentlich aber wurden sie auch als Urkunden
                            für weniger wichtiges verwendet. Die innere Gliederung des Chrysobullon
                            Sigillion ist folgende:</p>
                        <p>Nach der symbolischen Invocatio steht ohne weiters Protokollelement der
                            Kontext, der nur manchmal durch ein sehr knappes Proomion eingeleitet
                            wird.</p>
                        <p>Auf das Proomion folgt eine ebenso kurze Narratio. Dann kommt die
                            Dispositio des Kaisers, die, manchmal wenigstens, auch eine Sanctio
                            enthält. In den Text ist mit roter Tinte das Wort <hi rend="i"
                                >sigillion</hi> einsetzt.</p>
                        <p>Der Text schließt gewöhnlich mit einer Corroboratio-Formel.</p>
                        <p>Das Eschastokoll enthielt in Rotschrift das eigenhändige kaiserliche
                            Menologem, zu dem bis zum Jahre 1119 das <hi rend="i">legimus</hi>
                            gesetzt wurde. Nach dem Menologem wurden gewöhnlich die
                            Referentenvermerke angebracht.</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head type="h1">3. Chrysobullos Horismos</head>
                        <p>Als dritte Gattung der Privilegienurkunden erscheint seit dem 14. Jh. der
                            Chrysobullos Horismos. Nur zwei Originale dieser Gattung sind erhalten:
                            ein Horismos des Kaisers Johannes V. Palaiologos aus dem Jahre 1356 und
                            ein verstümmelter Horismos derselben Zeit, heute in der Bibliothek des
                            St. Johns College in Cambridge.</p>
                        <p>Der Chrysobullos Horismos war in gewöhnlichen Schrift, nicht in der
                            Reservatschrift der Kaiserkanzlei geschrieben, enthielt die volle
                            Datierung (Weltjahr, Indiktion, <pb n="281"/>Monat), doch in schwarzer
                            Tinte und dazu die eigenhändige rote kaiserliche Namensunterschrift.</p>
                        <p>Der Chrysobullos Horismos entbehrte eingesetzter Rotworte; er hatte
                            Kleinformat und wurde auf dem jeweils üblichen Schreibstoff geschrieben
                            (Papier oder Pergament).</p>
                        <p>Im Chrysobullos Horismos gab es kein Protokoll, kein Proomion im Text und
                            kein <hi rend="i">legimus</hi>.</p>
                        <p>Als Chrysobulloi Horismoi bezeichnete man manchmal auch <hi rend="i"
                                >procuratorika chrysobulla</hi> (Procuratoria), die übrigens jenem
                            in formaler Hinsicht gleichen.</p>
                        <p>Ebenso bezeichneten sich die Chrysobulloi Horismoi zugleich auch als
                            Prostagmata, sodaß der einzige wesentliche Unterschied zwischen
                            Chrysobullos Horismos und Prostagma darin liegt, daß im ersteren die
                            Unterschrift und ein Goldsiegel, in letzterem das Menologem vorhanden
                            sind.</p>
                        <p>Damit sind wir am Ende unserer Ausführungen angelangt. Es ist
                            selbstverständlich, daß wir im Rahmen dieses sehr knappen Referats eine
                            Darstellung nur in ganz allgemeinen Zügen geben konnten, die aber, hoffe
                            ich, doch eine Idee der Eigentümlichkeiten der byzantinischen
                            Privilegienurkunden vermittelt hat.</p>
                        <pb n="282"/>
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                            <head>1. 1057, Januar. Chrysobullos Michaels VI.</head>
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                        <pb n="283"/>
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                            <head>2. 1314. Chrysobullos Androniks II. Paleologos</head>
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                            <head>3. 1298, Juni. Chrysobullos Androniks II. Paleologos. Anmerkungen
                                in verso</head>
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                            <head>4. 1298, Juni. Chrysobullos Androniks II. Paleologos</head>
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                            <head>5. 1094, Februar. Chrysobullos Alexis I. Comnenos</head>
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                            <head>6. 1084, August. Chrysobullos Alexis I. Comnenos</head>
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                    </div>
                </body>
            </text>
        </group>
    </text>
</TEI>
