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            <titleStmt>
                <title>LI LIVRES DE JOSTICE ET DE PLET</title>
                <principal xml:id="GP">Graziella Pastore</principal>
                <funder>École nationale des chartes</funder>
                <respStmt>
                    <name xml:id="MH">Mathilde Henriquet</name>
                    <resp>2015 - édition électronique</resp>
                </respStmt>
            </titleStmt>
            <editionStmt n="1">
                <p>2015, première édition électronique</p>
            </editionStmt>
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            <publicationStmt>
                <publisher>École nationale des chartes</publisher>
                <address>
                    <addrLine>65, rue de Richelieu</addrLine>
                    <addrLine>75002 Paris</addrLine>
                    <addrLine>tél.&#160;: +33 (0)1 55 42 75 00</addrLine>
                    <addrLine>http://enc.sorbonne.fr/</addrLine>
                    <addrLine>recherche@enc.sorbonne.fr</addrLine>
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                <idno>http://elec.enc.sorbonne.fr/josticeetplet/</idno>
                <date>2015</date>
                <availability status="restricted">
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                </availability>
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                <title>Éditions en ligne de l'École des chartes</title>
                <idno type="URI">http://elec.enc.sorbonne.fr</idno>
                <idno type="vol"/>
            </seriesStmt>
            <sourceDesc>
                <bibl>
                    <abbr>Li livres de jostice et de plet</abbr>
                    <title>Li livres de jostice et de plet, publié pour la première fois d’après le
                        manuscrit unique de la Bibliothèque nationale par [P.N.] Rapetti, avec un
                        glossaire des mots hors d’usage par P. Chabaille</title>
                    <pubPlace>Paris</pubPlace>, <publisher>Firmin Didot Frères</publisher>, <date
                        when="1850">1850</date>
                </bibl>
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            <projectDesc>
                <p>L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti,
                    telle qu'elle apparaît dans l'édition imprimée de 1850, couplée aux sections
                    précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.</p>
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            <change when="2016-11" who="GP">Mise à jour du fichier</change>
            <change when="2015-10" who="MH">Création du fichier</change>
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    <text>
        <front>
            <head>LI DIX-SEPTIESMES LIVRES</head>
        </front>
        <group>
            <head>LI DIX-SEPTIESMES LIVRES</head>
            <text xml:id="art_01">
                <pb n="270"/>
                <front>
                    <head type="gp">I. Ci commoince li sistes livres de Di[154vB]geste nove. Cis
                        titres est de excepcions et de prelacions <hi rend="i">[rubr.]</hi></head>
                    <div type="original">
                        <listWit>
                            <witness>Traduit du Dig., liv. 44, tit. 1&#160;: <hi rend="i">de
                                    Exceptionibus, et prescriptionibus, et
                                prejudiciis</hi>.</witness>
                        </listWit>
                    </div>
                </front>
                <body>
                    <div>
                        <head>§ {44.1.1}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Ulpians dit&#160;: il senble que cil demant qui use de excepcion ;
                                car li deffenderres est autresi comme li demanderres quant il
                                propose excepcion.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.1.2}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Cil moismes dit&#160;: excepcion est une barre qui est mise contre
                                l’aucion à aucun por boter arriere s’entencion. ¶ {1} Replicacion
                                n’est nule autre chose que excepcion que vient par devers le
                                demandeor. Et replicacions sont necesseres por mestre arriere les
                                excepcions&#160;; ne eles ne sont mises avant par nule autre cause.
                                ¶ {2} L’en doit savoir que excepcions et replicacions ne sont fors
                                barres, car l’excepcion bote arriere l’entencion au demandeor. {3}
                                Mes contre replicacion selt estre opposee triplicacion, et contre
                                triplicacion quadruplicacion, et issi en montepleant tant comme li
                                uns et li autres en velt proposer. ¶ {4} Nos solons dire que les
                                unes excepcions sont dilatoires et les autres peremptoires.
                                Excepcion dilatoire est qui deloie le plet, si comme excepcion qui
                                est proposee contre le procurator&#160;; car cil qui dit que il ne
                                loit pas pledier par procurateur n’estaint pas le plet mes il le
                                desloie.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.1.3}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Gaius dit&#160;: excepcions sont ou pardurables ou peremptoires, ou
                                temporels ou dilatoires. Les pardurables ou peremptoires sont celes
                                qui ont toz jorz leu ne ne puent estre achevees ; si comme sont
                                excepcion de tricherie et de chose juigee, et de ce qui est fet
                                contre les lois ou contre les consauz au senat, et cele de
                                pardurable convenant si comme se il a esté mis en convenant que cele
                                dete ne sera jamés demandee. ¶ Les temporeles et dilatoires sont
                                celes qui n’ont pas toz jorz leu, ainz puent estre eschevees&#160;;
                                si comme cel de convenant temporel si comme se il fut mis en
                                convenant que cele dete ne seroit demandee devant .v. anz. ¶ Les
                                excepcions de procurators sont dilatoires qui puent estre eschevees
                                aucunne foiz.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.1.4}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Paulus dit&#160;: cil qui dit que il a fet seremant puet user des
                                autres excepcions o cele de seremant ou d’autres seules&#160;; car
                                il est ostroié à user de plusors deffensses.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.1.6}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Cil moismes dit&#160;: se cil à qui une chose fut lessie la demande,
                                l’en puet user contre lui d’excepcion de la tricherie au [155rA]
                                mort&#160;; car autresi comme cil qui est heirs de toz ses biens est
                                mis arriere par excepcion, i puet estre mis cil à qui uns lés est
                                lessiez qui n’est hoirs que d’une chose.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.1.7}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Cil moismes dit&#160;: les excepcions qui apartienent à la persone à
                                aucun ne vienent pas à autres, si comme excepcion de compoignie.
                                L’excepcion de ce que li peres ou parrons ne puet paier n’apartient
                                pas à son pleige. Li plege que li mariz dona est condempnz à rendre
                                tot le doere quant li mariages est departiz. {1} Les excepcions qui
                                vienent de la chose apartient as plege&#160;; si comme excepcion de
                                chose juigee, ou de tricherie, ou de seremant, ou de ce qui est fet
                                par cause de poor. Et se li detors a fet un convenant de la chose,
                                l’excepcion dou convenant vaut au plege. ¶ Excepcion de quitence et
                                de ce qui est demandé por chargier franchise apartient au plege. Et
                                se aucuns est plege por le fiz qui est en bail contre le consoil au
                                senat, ou par celui qui a meins de .xxv. anz qui est deceuz, il se
                                puet deffendre par excepcion&#160;; mes se il n’est pas deceuz, il
                                n’a pas droit enterine restitucion, ne ses plege n’a pas
                                excepcion.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.1.8}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Cil moismes dit&#160;: il n’est deffendu à nul à user de pluseurs
                                excepcions, ja soit ce que eles soient diverses.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.1.9}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Marciaus dit&#160;: il ne senble pas que cil reconoisse l’intencion à
                                son averseire qui use d’excepcion.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.1.10}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Modestinus dit&#160;: chose qui est jugee entre les uns ne nuit pas
                                as autres. Et se cil contre qui l’en n’a rien juigié et il plede por
                                l’eritage, l’excepcion de cele sentence ne li puet nuire, qui fut
                                donee contre lui ainz que il fut heirs.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.1.11}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Cil moismes dit&#160;: uns hons fut trez en cause por une dete et
                                quant instrumant furent aporté avant, il paia par le commandemant au
                                juige, autressi comme se il fussent verité. Se il set aprés la
                                verité et il voit que li istrumant soient faus, et il velt prover
                                que li instrumant soient faus par quoi il fut trez en cause et ou il
                                fist subscripcion par le commandemant au juige, se demant se
                                excepcion de chose juigie li puet estre opposee, par ce que il est
                                apertement contenu es establissemenz as princes quex sentence qui
                                est donnee par faus instrumant, et l’en trove aprés que il soient
                                faus, excepcion de chose juigee ne soit pas opposee. Et
                                Modestinus respont que, por ce que li paemenz est fez par error, ou
                                l’en a demandé caucion de paier par cez instrumanz que l’en dit ore
                                qui sont faus, n’a pas l’excepcion de chose juigie leu.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.1.12}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Ulpians dit&#160;: il est en leu de demandeor qui mest avant [155rB]
                                s’intencion.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.1.13}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Julians dit&#160;: se li plez d’un heritage est entamz et l’en
                                demande aprés chascunne des choses par soi, il nos plet que
                                excepcion de plet qui est commoinciez ne nuise pas&#160;; car tex
                                excepcions nessent do juigement qui a esté fez et ne mie de celui
                                qui est a fere.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.1.14}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Ulpians dit&#160;: li filz qui estoit en bail vendi un de ses sers et
                                mist en convenant que li pris li seroit renduz et paietz&#160;; cil
                                sers fut retrez et puis morut, et li peres demandoit à l’acheteor
                                les deners qui furent convenenciez à son fil. Il nos plet que il se
                                peust deffendre par excepcion de ce que li denier furent promis por
                                le serf qui fu retrez.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.1.15}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Julians dit&#160;: replicacion de tricherie ne doit pas estre donee
                                contre excepcion de seremant ; car li prevoz doit fere que l’en
                                n’enquiere pas do seremant à aucun.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.1.16}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Affricans dit&#160;: tu porsiez le champ Tyce de quoi il a plet entre
                                moi et toi par la proprieté&#160;; et par desus ce, je demant voie à
                                aler i parmi le champ Semprone, que l’en set bien qui est tuens. Se
                                je demant la voie, tele excepcion c’est bone que l’en ne puisse pas
                                prover que la voie me soit deue devant que je aie prové que le chans
                                Tyce est miens.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.1.17}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Paulus dit&#160;: mes se je demant avant la voie et puis le champ,
                                por ce que ce sont diverses choses et les causes de la restitucion
                                sont diverses, l’excepcion ne me nuira pas.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.1.18}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Affricans dit&#160;: je te demans une partie do champ que tu diz qui
                                est tiens propre et si vuel que il soit partiz par devant cel meisme
                                juige. Et de l’autre part, se tu porsiez ce meisme champ et je di
                                que il soit miens propres et je t’en vuell demander les fruiz, l’en
                                demande se l’excepcion qui grieve soit fete au champ, ou à une
                                partie, te doit nuire ou non. Et je croi, en l’un cas et en
                                l’autre, que li prevoz s’en doit entremetre, ne ne doit pas ostroier
                                au demandeor à pledier por les fruiz ou par avoir partie dou champ
                                devant que l’en sache que la proprieté en soit soue.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.1.19}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Marcus dit&#160;: totes les excepcions qui apartienent au detor
                                apartiennent au plege malgré au detor.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.1.20}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Paulus dit&#160;: excepcions sont proposees ou por ce que ce est fet
                                que il convint fere, ou por ce que ce n’est pas fet que il convint
                                fere. Excepcion est donnee por ce que ce est fet que il convint
                                fere, si comme excepcion de chose vendue et de chose juigee. Ele est
                                donnee por ce que ce est fet que il ne convint pas fere, si comme
                                quant la possession de la chose qui [155vA] est vendue n’est pas
                                baillie.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.1.22}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Paulus dit&#160;: excepcion est contredissemenz qui aucunne foiz
                                garde celui qui est acusez d’estre condempnez, et aucunne foiz
                                amenuisse le condempnement. ¶ {1} Replicacion est
                                    contraire<note>contraire] <emph>constroie</emph> (?) dans le
                                    ms., cf. lat. <emph>Replicatio est contraria
                                    exceptio</emph></note> à excepcion, et autresi comme excepcion
                                contre excepcion.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.1.23}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Pains dit&#160;: Paulus dit que se aucuns met une ymage en un commun
                                leu par corage que ele soit en commun et il la velt puis demander,
                                il sera mis arriere par excepcion seur le fet.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.1.24}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Hermogenes dit&#160;: li filz qui est en bail aquiert à son pere
                                excepcion de seremant se il jure que il ne doit rien.</p>
                        </div>
                    </div>
                </body>
            </text>
            <text xml:id="art_02">
                <front>
                    <head type="gp">II. De excepcion de chose jugie <hi rend="i">[rubr.]</hi></head>
                    <div type="original">
                        <listWit>
                            <witness>Traduit du Dig., liv. 44, tit. 2&#160;: <hi rend="i">de
                                    Exceptione rei judicatœ</hi>.</witness>
                        </listWit>
                    </div>
                </front>
                <body>
                    <div>
                        <head>§ {44.2.1}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Ulpians dit&#160;: por ce que les chose qui sont juigees entre les
                                uns ne grievent point as autres, l’en puet pledier par le testamant
                                en coi franchise ou lés a esté lessiez, ja soit ce que li testamanz
                                ait esté toz ou vains ou tenuz por desleal. Et se cil à qui li lés
                                fut lessiez et seurmontez, por ce ne pert pas li autres la franchise
                                qui li fut lessie.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.2.3}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Cil moismes dit&#160;: Julians dit que excepcion de chose juigee
                                nuist totes les foiz que uns moismes plez est recommoinciez entre
                                unes meismes persones. Et por ce, se aucuns a demandé chescunne des
                                choses par soi et il demande aprés tot l’eritage, il sera mis
                                arriere par excepcion de chose juigie.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.2.5}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Cil moismes dit&#160;: aucuns puet pledier de la chose dont il a
                                pledié, ja soit ce que il n’en plede pas par l’aucion par quoi il en
                                pleda premierement ; si comme se aucuns a pledié par aucion de
                                mandemant et il plede aprés par cele meisme chose par aucion de
                                besoignes fetes. L’en dit donc par droit que cil ne plede pas par
                                cele meisme chose qui ne chalonge pas cele meisme chose. Mes se il
                                mue l’aucion, et il plede par autre, et demande cele moisme chose,
                                il senble que il plede de la chose meisme dont il avoit avant
                                pledié, mes par autre aucion.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.2.6}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Paulus dit&#160;: il nos plest par bone reson que une aucion et une
                                sentence soffisse à chescunne cause que li plet ne soient
                                monteplié&#160;; et moismement, se l’en donoit diverses sentences,
                                il convient donc obeir à excepcion de chose juigee.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.2.7}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Ulpianus dit&#160;: se aucuns avoit demandé tote une chose et
                                sentence en fust donee contre lui et il en demande ore [155vB] une
                                partie, excepcion de chose juigee li nuist, car la partie est
                                contenue en tot. Et ce est une meisme chose se il demande une partie
                                de ce que il demanda tot&#160;; et por ce, se aucuns a demandé un
                                champ et il en demande une partie, excepcion li nuist. Autresi puet
                                l’en dire se aucuns demandoit premierement .ii. choses, et il en fut
                                convoincuz, il n’en demande or que une ; car excepcion li nuira.
                                Autresi est il se aucuns demanda un champ et il demande ore un arbre
                                qui est copez&#160;; ou se il demanda une meson et il demande ore la
                                place, ou le merrien, ou les pierres&#160;; ou se il demanda une nef
                                et il en demande ore les tables. Se ge demant une serve grosse, et
                                je sui conveincuz, et je demant aprés l’enfant que ele a puis eu, il
                                a grant dote savoir mon se je demant cele meisme chose ou autre. Et
                                l’en puet dire que une meisme chose est demandee totes les foiz que
                                l’en demande par devant le derrener juige ce que l’en demanda par
                                devant le premer. {1} Excepcion nuist donc en totes ces choses. Mes
                                il est autrement el pierres, e ou marrein ; car se cil qui demanda
                                le marrien demanda les pierres ou les chevrons ou aucunne autre
                                chose, il senble que il demande autre chose que il ne demanda
                                avant&#160;; car il avient sovant que les choses de quoi la meson
                                est fete ne sont pas à celui de qui la meson est. Quant la meson est
                                donc depecee, cil à qui les choses sont les puent donc chalengier.
                                {2} Ceste meisme question est des fruiz qui est de l’enfant ; car
                                ces choses n’estoient encor pas quant l’en pleda, mes eles sont de
                                la chose qui est demandee. Il est donc melz que ceste excepcion ne
                                nuisse pas à celui qui les demande. ¶ {3} Julians dit generaument
                                que excepcion de chose juigee nuist totes les foiz que uns moismes
                                plez est renovelez entre unes meismes persones. Et por ce, se aucuns
                                a demandé un heritage et il en demande ores aucunnes choses, ou il a
                                demandé les choses et il demande hore l’eritage, il sera mis arriere
                                par excepcion. ¶ {4} Ce meisme porra l’en dire se aucuns a demandé
                                la dete à un des deteurs de l’eritage et il a esté convaincuz et il
                                demande aprés l’eritage, ou se il demanda avant l’eritage et puis
                                demande la dete, car en ce cas li nuira excepcion&#160;; car quant
                                je demant heritage les choses et les aucions qui apartienent à
                                l’eritage sont en ma [156rA] demande.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.2.8}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Julians dit&#160;: se aucuns a demandé une partie d’un champ et il
                                plede aprés par aucion de partir heritage ou de partir choses
                                communes, il sera mis arriere par excepcion.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.2.9}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Ulpians dit&#160;: ge te demant un heritage quant tu ne porsoes rien,
                                et tu as puis commoincié à porsoer aucunne chose, et ge te demant de
                                rechief l’eritage, l’en demande se ceste excepcion me nuist.
                                Et ge croi que se il fust juigié que li heritages estoit miens, ou
                                se tu fus asous por ce que tu ne porsoies rien, ceste excepcion ne
                                me nuist rien. {1} Se aucuns deffendi le champ que il cuidoit que il
                                porsoit et il acheta aprés, et sentence fut donee por celui qui li
                                demandoit, je demant se il est tenuz do rendre li le champ. Et
                                Neraces dit que se excepcion de chose juigie est opposee contre
                                celui qui le demande segonde foiz, il porra user de replicacion que
                                sentence a esté donee par lui. ¶ {2} Julians escrit que excepcion de
                                chose juigie vient de vendeor à l’acheteor mes ele doit retorner
                                arriere de l’acheteor au vendeor. Et por ce, se tu as vendu une
                                chose de ton heritage, et je la demant à celui qui l’a acheté et je
                                le vaint, je ne opposeroi pas contre toi ceste excepcion se tu me
                                demandes cele chose.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.2.12}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Paulus dit&#160;: quant l’en demande se ceste excepcion doit nuire ou
                                non, il convient garder se l’en plede de la chose meisme dont l’en a
                                pledié autre foiz.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.2.13}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Ulpianus dit&#160;: et se ele est de cele meisme quantité.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.2.14}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Paulus dit&#160;: et se il a une meisme cause de demander et se la
                                condicion des persone est une meisme et se totes ces choses ne
                                s’asenblent, la chose est autre. L’en entant en ceste excepcion que
                                la chose est une meisme, ja soit ce que la premiere qualité ou la
                                premere quantité n’est pas gardee, car l’en prent la chose plus
                                largemont par le commun profit. ¶ {1} Cil qui avoit une partie d’un
                                usaire le demanda tot&#160;; se l’autre partie li eschiet puis, et
                                il la demande, il ne sera pas mis arriere par ceste excepcion, car
                                ceste partie n’eschiet pas à l’autre mes à lui. {2} Les aucions
                                personels se devisent en ce .ii. aucions qui sont menés seur la
                                chose, que quant uns hons me doit une chose je puis mestre toz jorz
                                toz les obligemenz et totes es causes por quoi il la me doit. Et
                                l’une ne prist pas por l’autre, mes quant je plede sus la chose, et
                                je ne di pas la cause [156rB] par quoi ele est moie, totes les
                                causes sont comprises en une demandee&#160;; car la chose ne puet
                                pas estre moie plus d’une foiz, ja soit ce que ele me puet estre
                                deue.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.2.15}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Gaius dit&#160;: se plez est meüz entre moi et toi d’un heritage et
                                tu en porsiez unes choses et je autres, rien ne deffant que tu ne me
                                puisses demander l’eritage et je à toi. Et se tu commoinces à
                                pledier o moi puis que sentence sera donee, il convient regarder se
                                il fut prononcié que li heritages fust miens ou tuens. Et se il fut
                                juigié que il fut miens, excepcion de chose juigie te nuira, car il
                                a esté prononcié que il est miens et que il n’est pas tuens. Et se
                                il est prononcié que il n’est pas miens, l’en n’entant pas por ce
                                que il soit tuens ; car il puet avenir que il n’est ne miens ne
                                tuens.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.2.16}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Julians dit&#160;: il est aperte chose et leal que excepcion de chose
                                juigie ne puet rien valoir à celui contre qui sentence est
                                donee.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.2.19}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Marciaus dit&#160;: uns hons bailla une meisme chose en gage à deus
                                en duis tens&#160;; li derreners pleda au premier par aucion de gage
                                et le vainqui, cil commença maintenant à pledier par autretel
                                aucion, l’en demande se excepcion de chose juigee li doit
                                nuire. Se il propose que la chose li fut premierement engagie
                                et il n’i ajoint nule novele chose, l’excepcion li nuira ; car il
                                rapele en juigement la chose qui est terminee.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.2.23}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Ulpianus dit&#160;: se l’en a pledié en un juigement et l’en ne
                                demande fors usures, excepcion de chose juigie ne tost pas à
                                demander le chetel. Autresi sera il se aucuns ne velt chalengier
                                fors usures en juigement de bone foi, car por ce ne remoint pas que
                                usures ne corent ou tens qui est à venir&#160;; car tant comme li
                                marchiez de bone foi dure, corent les usures.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.2.24}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Ulpians dit&#160;: se aucuns achete une chose de celui qui n’est pas
                                sires, et li sires la demande et il est assous de sa demande, et il
                                en pert aprés la possession et il la demande au seignor, replicacion
                                li vaudra contre l’excepcion au seignor se sentence n’a avant esté
                                donee.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.2.31}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Paulus dit&#160;: se aucuns a pledié sus une chose et il ne l’a pas
                                conquise, se il la demande depuis, auction de chose juigie ne li
                                nuist pas.</p>
                        </div>
                    </div>
                </body>
            </text>
            <text xml:id="art_03">
                <front>
                    <head>III. De fere teneure en pez laborer.</head>
                </front>
                <body>
                    <div>
                        <head>§ 1.</head>
                        <p>Uns hons demende un héritage par la reson de ce que il est droiz heirs.
                            Cil qui tient cel héritage dit, pardevant la justice, que il ne li en
                            viaut respondre, por ce que il a fete en pez, en tens convenable&#160;;
                            si la veaut desbléer, ençois que il ait responsse de lui. Et li autres
                            dit que il li quite la desblée por ses façons, et que il respoigne au
                            fonz de l’éritage&#160;: car quant li débaz n’et que por les façons, et
                            l’en les li quite, bien doit respondre à l’éritage. Li autres n'i viaut
                            respondre, et se metent en juigemenz&#160;: et droit dit que responsse
                            ne doit pas remanoir por ce.</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ 2.</head>
                        <p>Uns hons gaagna une terre sans le congié à celui qui ele estoit&#160;; et
                            vint un terme de cuillir les fruis, et les volt cuillir&#160;; et cil
                            qui la terre estoit i mist contanz. Li gaignerres oit
                            (<emph>dit</emph>), comme il ait gaignie cele chose sanz contenz, que il
                            viaut avoir les fruiz, et estre en la sésine de la chose. A ce respont
                            li hériters&#160;: Comme vos (<emph>n'</emph>) avez esté en sésine de
                            ceste chose un an et un jor sanz interrupcion, nos volons que riens <pb
                                n="271"/>que vos aiez fet vos vaille rien&#160;; ainz volons qu'el
                            vos nuisse, com cil qui a mise sa faucille en autrui blé. Et li
                            gaagnerres respont&#160;: Tot ne le ai-ge tenu an et jor sanz contanz,
                            je le gaigne sanz contenz. L'en demende qu'en dit droiz. Et l'en
                            respont que li gaagnerres n'aura pas le gaaing&#160;; mès il aura
                            avenament ce qu'il aura au preu au seignor, com nus ne doie estre riches
                            de l'autrui&#160;; car nus ne doit avoir profit en sa malice&#160;; com
                            nus ne doie estre en sésine de chose, se la sésine n'est veraie&#160;;
                            ne sésine n'est pas veraie, s'el n'est tenue an et jor sanz contenz.</p>
                        <p>Se aucuns fet ma chose, toi li lessé-je fere sanz contanz, l'en ne doit
                            mie entendre que ge m'i consente, fors por mon preu. Et se li anz et li
                            jorz passe sanz fere interrupcion encontre, li gaagnierres est en veraie
                            sésine, et quaudra la dablie.</p>
                        <p>Et se ge achète vignes, ou terres, ou choses que conviant coitiver, comme
                            vignes fere de sarpe, et de marre, et de terre gaagnier&#160;; et la
                            costume del païs soit tele que l'en ne puisse chalengier dedanz l'an et
                            dedanz le jor, à la pécune païant qu'ele aura coûté&#160;: aurai-ge les
                            fruiz&#160;? L'en dit que oïl, por la façon, s'el n'est chalongie dedanz
                            les trois droites façons (<emph>sesons&#160;?</emph>). Et del pré
                            aurai-ge le fain, que niens n'aura coûté à coitiver&#160;? L'en dit que
                            non, se la chose n'est chalongée avant que li foins soit en seson. Et le
                            loer de la meson auré-ge&#160;? Nenil, fors les mises que l'en i aura
                            mises&#160;; et tex recetes sont mises en poiement. Et se ge faz les
                            choses à l'orfelin don le bail sera miens, et dedanz le termes de la
                            cuillete sera aagé avant&#160;: et la naturel reson de gaagner fut.</p>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ 3.</head>
                        <p>Uns hons si dit aissint&#160;: Je aurai gaanies les terres, et si avoie
                            fetes les vignes en droite seson, sanz contenz. Gaubert m'en a
                            désési&#160;; si requier à estre en sésine des fruiz, com cil qui a
                            fetes les choses sanz contanz. Et s'il viaut dire que ce ne soit voirs,
                            ge sui prez de mostrer et de l'avérer par moi et par garanz, que c'est
                            voirs. A ce respont Gaubert&#160;: Com cele chose soit moie, et il ne
                            fut onques en veroie sésine, ne voill que riens qu'il i ait fet li
                            vaille, com cil qui n'a pas tenue la chose an et jor sanz contanz. L'en
                            demende que dit droiz&#160;? Et l'en respont que ci n'a pas
                            bataille&#160;; mès l'en enquerra se li gaagnierres est en veraie
                            sésine&#160;; et s'il est en veraie sésine, il aura les fruiz, avant que
                            autre plez corge&#160;; et si n'est en veroie sésine, li sires de la
                            propriété aura les fruiz, à rendant les choses qui li auront costé.</p>
                    </div>
                </body>
            </text>
            <text xml:id="art_04">
                <pb n="272"/>
                <front>
                    <head type="gp">IV. [156vB] De excepcion de tricherie <hi rend="i"
                        >[rubr.]</hi></head>
                    <div type="original">
                        <listWit>
                            <witness>Traduit du Dig., liv. 44, tit. 4&#160;: <hi rend="i">de Doli
                                    mali et metus exceptione</hi>.</witness>
                        </listWit>
                    </div>
                </front>
                <body>
                    <div>
                        <head>§ {44.4.1}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Paulus dit&#160;: que ceste excepcion puisse estre entendue plus
                                clerement, voions avant de la cause par quoi ele est proposee et
                                comment l’en fet par tricherie. Et por ce entendrons nos comment
                                l’excepcion de tricherie nuira, et aprés voions contre quex persones
                                ele a leu ; et au derrenier, se eles apartienent en toz tens. {1} Li
                                prevoz propose ceste excepcion que tricherie ne vaille à nul contre
                                naturel droit par acheson de droit citeain. Et l’en entent bien par
                                le fait moismes quant aucunne chose est fete par tricherie, ou en
                                marchié, ou en testamant, ou en lois.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.4.2}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Ulpianus dit&#160;: il est aperte chose que ceste excepcion est
                                proposee por la cause moisme par quoi aucion de tricherie est
                                proposee. {1} Il convient que nos voions en quex causes ceste
                                excepcion a leu et contre quex persones ele doit estre proposee. Et
                                l’en doit savoir que il convient dire especiaument de quele
                                tricherie aucuns se plaint. Et cil qui oppose contre excepcion doit
                                prover que ses averseres a fet tricherie en la cause. Ne ce n’est
                                pas assz se il dit que tricherie i a esté fete se li demanderres ne
                                l’a fete&#160;; il doit nomer la persone por savoir se ele est tele
                                que sa tricherie doie nuire au demandeur. {2} Ne l’en ne demande pas
                                contre qui la tricherie fut fete, mes sanz plus se ele fut fete en
                                la chose par devers le demandeor. ¶ {3} En la premiere espece par
                                quoi cest excepcion puet avoir leu puet l’en enquerre ces choses. ¶
                                Se aucuns a fet que deners li soient convenenciez sanz cause et puis
                                plede par cele convenance, excepcion de tricherie li nuira ; car ja
                                soit ce que il n’i fist point de tricherie ou tens que la convenance
                                fut fete, neporquant desque il en [157rA] commoince plet, l’en doit
                                dire que il i fit tricherie. Et se il ot droite cause de fere la
                                convenance et il n’en a or point, il senble que il i fet tricherie,
                                si comme se aucuns devoit doner à prest deners. Et il fist
                                convenance que il seroient renduz, et il ne les presta pas ; l’en
                                doit dire que ceste excepcion li nuist. {4} Se aucuns fet purement
                                convenant que certoine quantité li soit rendue por aucunne certaine
                                cause et il convenance anprés que cele quantité ne li sera demandee
                                devant certain terme, l’en demande se excepcion de tricherie li doit
                                nuire se il la demande devant le terme. Et sanz dote l’en ne
                                doit pas doter que excepcion de convenant ne li valle. Et se aucuns
                                velt user de ceste excepcion, il le puet bien fere ; car l’en ne
                                puet pas noier que cil qui demande contre convenant ne face
                                tricherie. ¶ {5} L’en doit savoir generalment que excepcion de
                                tricherie nest de totes les auctions seur le fet ; car cil fet
                                tricherie qui demande ce don l’en se puet deffendre par aucunne
                                excepcion. Car, s’il n’i ot au commoincement point de tricherie, s’i
                                demande ore, il a par tricherie, se il n’i a tele ignorance qui soit
                                sanz tricherie. ¶ {6} Se uns creanciers a pris usures do tens qui
                                est à venir et il demande sa dete ainz que cil tens soit venuz,
                                excepcion de tricherie li nuist par droit ; car desque il prist les
                                usures il senble que il fist que il ne porroit demander la dete
                                devant le terme. ¶ {7} Se aucuns achete un serf à qui franchisse
                                estoit lessie se il devoit .x. livres, et cil qui l’achate n’en siet
                                rien, et il met en convenant que se li sers ne li est garentiz li
                                pris li soit renduz à dobles, et li sers li poie les .x. livres et
                                il vient à franchise, li acheterres puet pledier por avoir à dobles
                                les pris que il li dona. Mes se il ne conte les .x. livres que il
                                reçut par acomplir la condicion, il sera mis arriere par excepcion
                                de tricherie&#160;; et issint escrit Julians. Neporquant, se cil
                                dener furent do chestel qui apartient à l’acheteor, ceste excepcion
                                ne li nuira pas ; car il n’i fit rien par tricherie.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.4.4}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Cil moismes dit&#160;: Celsus demande&#160;: se li creanciers d’un
                                heritage commanderent à Tyce que il receut l’eritage, et li uns ne
                                li commanda pas por decevoir le, et, se por ce ne fust, i l’eust
                                commandé, et il plede aprés à lui, savoir mon se il doit estre mis
                                arriere par excepcion de tricherie&#160;; et Celsus dit que
                                excepcion de tricherie li doit nuire. ¶ {2} Se nos<note>nos]
                                        <emph>nos nos</emph> dans le ms.</note> meismes est mise, et
                                je ne la poi pas tenir por maladie et l’en me demande la poine, l’en
                                demande se ge me puis deffendre par excepcion de tricherie. Et
                                [157rB] Pomponius dit que oïl bien. ¶ {3} Se tu fais mise o celui
                                qui te devoit .vi.c livres, li offices à l’arbitre fut que il
                                commandat que il te rendist ce que il te devoit en verité. Et se il
                                comanda que il te rendist moins, tu puez demander le suerplus. Et se
                                l’en te tret en cause par la poine, tu te porras deffendre par
                                excepcion de tricherie. ¶ {4} Se aucuns a poié à un orfelin ce que
                                il devoit sanz l’autorité à son deffendeor et li orfelins en est fez
                                plus riches, l’en dira par droit que excepcion de tricherie nuira à
                                cez qui li demanderunt la dete. Autresi doit l’en dire as autres à
                                qui l’en ne paie pas par droit ; car se il en sont plus riches
                                l’excepcion avra leu. ¶ {20} Se mes deteurs te deçut, et il t’atorna
                                à moi à paier sa dete et tu la me convenenças et je la te demant,
                                l’en demande se excepcion de tricherie me puet nuire. Et il
                                est melz que il ne te soit pas otroié à user contre moi d’excepcion
                                de la tricherie ne à mon deteur ; car ge ne te deçui pas, mes tu en
                                porras pledier contre mon deteur. ¶ {27} Excepcion ne sera pas
                                opposee à l’acheteur de la tricherie au vendeur ; car il use de ce
                                que li acheterres li otroia. {29} Se aucuns chalonge une chose por
                                cause de lés ou por ce que ele li a esté donee, l’en demande se
                                excepcion li puet estre opposee de la tricherie à celui qui li donna
                                ou lessa la chose. Et Pomponius dit que oïll. Et ge croi que
                                cil doivent estre mis arriere par excepcion de tricherie qui a la
                                chose par la cause de gaagner&#160;; mes il est autrement de choses
                                achetees. {31} La tricherie au vendeur ne sera pas opposee à
                                l’acheteur, si comme nos avons dit&#160;; et nos garderons ce en
                                celui tant solement qui a la chose par achat, et en celui qui l’a
                                par eschange ou prise en sorte, et es autres qui sont autresi comme
                                acheteor.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.4.6}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Gaius dit&#160;: se il est avenu par le porchaz as creanciers que ses
                                deteurs ait perdu les deners que il a paié et il les demande puis,
                                il sera mis arriere par excepcion de tricherie.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.4.7}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Julianus dit&#160;: se je cudoie que je te deusse deners, et je
                                l’a‹i› premis par ton commandemant à celui à cui tu les voloies
                                doner, je me puis deffendre par excepcion de tricherie&#160;; et par
                                desus ce, je puis pledier à lui que il me quit. {1} Se tu cuidoies
                                que uns hom fust tes creanciers et je li promis par ton commandemant
                                les deners que je te cuidoie devoir, se il les me demande il doit
                                estre mis arriere par excepcion de tricherie. Et par desus ce, je
                                puis pledier à lui que il me quit. Et ceste sentence est plaine
                                d’umanité que je me deffande par excepcion, et soie delivrez de ce à
                                qui je fui obligiez.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.4.9}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Paulus dit&#160;: se uns procurators a pris deners por sofrir [157vA]
                                que il soit condempnz et l’en plede à son seignor par aucion de
                                chose juigee, il se deffendra par excepcion de tricherie. Et ce que
                                li procurators a receu ne li puet pas estre tolu ; car dener qui
                                sont receu por vileine cause doivent melz estre à celui qui est
                                deceuz que à celui qui deçoit.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.4.10}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Marcians dit&#160;: quant uns hom edefie aucunne chose en la place
                                que sa feme li a donee, pluseur dient que il puet garentir la chose
                                par excepcion de tricherie.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.4.12}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Panponius dit&#160;: cil qui puet brisier l’aucion à son averseire
                                par leal deffensse est seurs par excepcion.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.4.13}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Paulus dit&#160;: quant enfant son deserité ou testamant leur pere et
                                li testamanz est roz<note>roz] <emph>toz</emph> dans le ms., cf.
                                    lat. <emph>rupto testamento ius suum conservandum
                                    est</emph></note>, leur droiture lor doit estre gardee tote
                                entere, ne excepcion de tricherie ne lor sera pas opposee. Et ce
                                doit estre gardié non pas tant solement en la persone as enfanz mes
                                en leur heirs.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.4.16}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Hermogenes dit&#160;: se uns forsenez atorne son deteur à paier à son
                                creancier ce que il li doit, et li detors cuide que il soit bien en
                                son sans et il le paie, il se deffendra par excepcion de tricherie
                                se l’en li demande autre foiz la dete ; car ele est alee el besoing
                                à son deteur.</p>
                        </div>
                    </div>
                </body>
            </text>
            <text xml:id="art_05">
                <front>
                    <head type="gp">V. De quex choses aucion n’est pas donee <hi rend="i"
                            >[rubr.]</hi></head>
                    <div type="original">
                        <listWit>
                            <witness>Traduit du Dig., liv. 44, tit. 5&#160;: <hi rend="i">Quarum
                                    rerum actio non datur</hi>.</witness>
                        </listWit>
                    </div>
                </front>
                <body>
                    <div>
                        <head>§ {44.5.1}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Ulpianus dit&#160;: seremanz a force de chose juigee et par droit
                                desque aucuns fet son averseire juige de sa cause par ce que il se
                                met seur son seremant. {1} Se uns orfelins se met seur le seremant à
                                son averseire sanz l’autorité à celui qui l’a en garde, nos dirons
                                que ceste excepcion ne li nuira pas. ¶ {2} Se cil qui demandoit un
                                champ otroia à son averseire que ce que il en atreioit à garant
                                juroit que il li eust baillié, il lerroit le plet ; ceste excepcion
                                vaudra à cestui qui porsiet le champ. ¶ {3} Se aucuns se met sus le
                                seremant à son pleige et li plege juire que il n’est pas obligiez,
                                cele excepcion ne vaudra rien au deteur. Mes se il jure que la dete
                                n’est pas deue, l’excepcion en sera donee au detor. {4} Se je
                                franchis le serf qui a amenistré mes besoignes, et je li met en
                                convenant tant comme il est en servage que me rendra quant il sera
                                frans quanque il me doit de l’aministracion, se je en plede par la
                                convenance, ge ne serai pas mis arriere par excepcion&#160;; car cil
                                qui est franchiz ne se puet pas pleindre que il en soit chargiez se
                                il n’a de gaign ce que il osta de la chose à son patron. {5} Mes je
                                ne li peusse pas demander ce que je eusse mis en convenant por
                                char[157vB]gier la franchise. L’en dit queles choses sont establies
                                por chergier la franchise, qui sont establies, que se cil qui est
                                franchiz corroce son patron, eles li soient demandees&#160;; et por
                                paor de ce, est il toz jorz sozmis au patron et fet quant que il li
                                commande. {6} Et tot à une some, se aucunne chose est enjointe à
                                celui qui doit estre franchiz de quoi sa franchise fut chargee se il
                                la fesoit, l’en doit dire que excepcion i a leu&#160;; mes se ele li
                                est enjointe aprés ce que il est franchiz, il i a dote, car nus ne
                                le contraignoit de otroir la. Et l’en doit dire que excepcion i a
                                leu se il est aperte chose que cil qui fut franchiz ot tel paor et
                                tel reverence de son patron que il s’est sozmis à cele convenance. ¶
                                {7} Se li patrons asenbla compoignie avoc celui que il franchi et il
                                le fist por chergier la franchise et il plede o lui par aucion de
                                compoingnie, l’en demande se excepcion puet valoir à celui qui fut
                                franchiz. Et ge croi que il est seurs par droit contre la
                                demande au patron. ¶ {8} Les excepcions de chargier franchise
                                doivent valoir as plege autresi comme les autres, et à cez qui se
                                sont obligié par la requeste à celui qui a esté franchiz et à celui
                                meismes qui est franchiz, doit ele valoir se il est fez procurator à
                                deffendre celui à qui l’en demande ou se il est ses heirs. Car
                                desque li proposement au prevost fust que il secorust en tex
                                obligemenz au deffendeur, il n’acompliroit pas son proposement se il
                                ne deffendoit contre le patron le plege à celui qui a esté franchiz
                                et celui qui s’est obligiez par sa requeste ; car il a pou de
                                difference se il est contrainz de doner à son patron aucunne chose
                                par lui meisme ou par la persone à son plege ou à celui qui s’est
                                obligiez por lui. {10} Et se aucunne chose est promise au patron
                                meisme ou à autre par sa volenté, il senble que ce soit fet por
                                chargier la franchise, et por ce avra ceste excepcion leu. Et se li
                                patrons atorne à son creancier celui que il afranchi, voions se il
                                puet user de ceste excepcion contre le creancier à celui à cui il
                                est atornz por cause de chargier la franchise. Et Cassius dit que li
                                creanciers ne puet pas estre mis arriere par excepcion, car il
                                reçoit le suen&#160;; mes cil qui a esté franchiz le puet demander
                                arriere à son patron se il ne le fist par cause de transaction. {11}
                                Et se cil qui fut franchiz atorne son deteur à son patron, li
                                patrons ne doit estre mis arriere par nule excepcion&#160;; mes cil
                                qui fut franchiz li puet demander arriere [158rA] ce que il a receu.
                                ¶ {12} Ceste excepcion doit estre donnee non pas tant solement à
                                celui qui a esté franchiz, mes à ses heirs&#160;; autresi doit l’en
                                savoir que li heirs au patron doit estre mis arriere par ceste
                                excepcion.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.5.2}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Paulus dit&#160;: se l’en met sus le seremant au fil qui est en baill
                                et il juire que ses peres ne doit rien, l’excepcion de cest seremant
                                doit estre donee au pere. ¶ {1} Se je vant ma chose au geu des dez,
                                ou ge le pert et ele est chalongee, et cil qui l’acheta ou gaagna
                                m’en tret en cause, il sera mis arriere par excepcion. ¶ {2} Se uns
                                sers promet à son seignor deners por franchir le, qui ne le
                                franchist pas autrement, et il li promet encore puis que il est
                                franchiz, l’en dit que excepcion ne nuist pas au patron se il
                                demande les deners&#160;; car cil denier ne furent pas promis por
                                chargier la franchise, et ce seroit male chose que li sires n’eust
                                eu son serf ou le pris. Et il senble que deners soient promis por
                                chargier franchise totes les foiz que li sires franchist son serf
                                sanz loier&#160;; et il velt que il promete deners, non<note>non]
                                        <emph>nonn</emph> dans le ms., signe d’abréviation excédent
                                    sur le dernier –<emph>n</emph></note> pas par non de pris mes
                                que cil qui est franchiz le croime toz jorz et obeisse à lui.</p>
                        </div>
                    </div>
                </body>
            </text>
            <text xml:id="art_06">
                <front>
                    <head type="gp">VI. De chose qui est en contenz <hi rend="i">[rubr.]</hi></head>
                    <div type="original">
                        <listWit>
                            <witness>Traduit du Dig., liv. 44, tit. 6&#160;: <hi rend="i">de
                                    Litigiosis</hi>.</witness>
                        </listWit>
                    </div>
                </front>
                <body>
                    <div>
                        <head>§ {44.6.1}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Ulpianus dit&#160;: se noncemenz qui est por empechier vente ne fet
                                pas que la chose soit coureceuse se uns plez est commoinciez entre
                                deus homes par une chose. {1} Et ge achate cele chose do tierz à cui
                                l’en n’en plede pas, veions se excepcion me doit valoir. Et ge croi
                                que oïl, car cil qui me vandi la chose n’en estoit pledoiez. Et il
                                puet avenir que dui movent entre aus plet por grever celui à cui il
                                ne puent pledier&#160;; neporquant, se l’en plede au procurateur, ou
                                au deffendeur à aucun, l’excepcion a leu autresi comme se l’en
                                pledast à lui meisme.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.6.2}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Cil moismes dit&#160;: se uns sers acheta une chose et il savoit que
                                ele estoit en contenz et ses sires ne le savoit pas, ou li sires le
                                sot et li sers ne le savoit pas, voions à la quele conscience l’en
                                doit melz regarder. Et il est melz que l’en regart à la conscience à
                                celui qui acheta la chose et ne mie à celui à qui ele est aquise. Et
                                par ce, i aparteint la paine qui est establie à cez qui achestent
                                les choses qui sont en contenz se il acheta sanz le commandemant son
                                seignor. Car se il acheta par le commandemant son seignor et il
                                savoit bien que ele estoit en contenz, et li sires n’en savoit rien,
                                sa conscience ne nuist pas au seignor&#160;; et issint [158rB]
                                escrit Julians.</p>
                        </div>
                    </div>
                </body>
            </text>
            <text xml:id="art_07">
                <front>
                    <head type="gp">VII. D’aucions et d’obligemanz <hi rend="i">[rubr.]</hi></head>
                    <div type="original">
                        <listWit>
                            <witness>Traduit du Dig., liv. 44, tit. 7&#160;: <hi rend="i">de
                                    Obligationibus et actionibus</hi>.</witness>
                        </listWit>
                    </div>
                </front>
                <body>
                    <div>
                        <head>§ {44.7.1}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Paulus dit&#160;: obligemenz nessent ou de marchiez, ou de mesfez, ou
                                d’un propre droiture ; ce est de diverses manieres de causes. {1}
                                Obligemenz qui nessent de marchié sont fez ou par choses, ou par
                                paroles, ou par consentement. {2} Obligemenz est fez par chose, si
                                comme en chose presente. L’en prete les choses qui sont baillies à
                                pois, à conte, ou à mesure, si comme vin, deniés, oile que nos
                                baillons ; si que eles soient à celui qui les reçoit et que il nos
                                rende autretrant d’autretel maniere et d’autretel qualité. {3} Cil à
                                qui nos prestons une chose à user en est obligiez à nos por
                                chose&#160;; mes ce est à rendre nos ce meisme que nos li prestons.
                                {4} Et cil à qui nos prestons la chose si que ele soit soe est
                                obligiez à rendre une autre d’autretel qualité et d’autretel
                                quantité. Et se il la pert par aucunne aventure, por ce ne remoint
                                pas que il ne soit obligiez à rendre la. Et se cil à qui nos
                                prestons la chose por user en la pert por aventure à qui il ne
                                puisse contrester, si comme par feu ou par peril d’eve, il est toz
                                seurs. Et ce li soffist bien que il ait mis autretel diligence en
                                garder la, comme en sa chose meisme. Mes se ele est perdue par sa
                                colpe, il i est tenuz&#160;; si comme se il devoit apeler ses amis à
                                mangier et il enprunta por ce vaissiaus d’argent et il l’aporta o
                                lui hors dou païs et la perdi par perill d’eve ou par assaut de
                                larrons. {5} Cil à qui nos baillons une chose à garder est obligiez
                                à nos por chose et est tenuz à rendre la nos. Mes se il la pert par
                                negligence, il ne la nos rendra pas ; car il ne la prist pas par son
                                besoing mes por le besoig à celui qui li bailla, et por ce n’est il
                                pas tenuz à rendre la se ele n’est perdue par sa tricherie. Car cil
                                qui baille sa chose à garder à home negligent ne se doit plaindre se
                                de soi moismes non. ¶ Neporquant, il nos plet que tres granz
                                negligence chie el crime de tricherie. {6} Li creanciers qui a pris
                                nostre gage est obligiez à nos par chose et il est tenuz à rendre la
                                chose meismes. ¶ {7} Obligemenz est fez par paroles, si comme par
                                demande et par response. {8} Et quant aucunne chose est convenencie
                                aucuns est obligiez ou en son non ou en autrui. Cil qui est obligiez
                                en autrui non est apelez plege ; car quant aucuns est obligiez à nos
                                en son propre non, nos prenons sovant autres qui [158vA] s’obligent
                                por lui à cele meisme chose quant nos volons estre seur plus que ele
                                nos soit rendue. ¶ {9} Se la chose qui est convenencee est tele que
                                ele ne puet estre rendue, il est aperte chose par droit naturel que
                                li obligemenz ne vaut rien&#160;; si comme se convenance est fete de
                                franc home, ou de celui qui est morz, ou de ma meson arse entre cez
                                qui ne sevent pas que li hons soit franc, ou que il soit morz, ou
                                que la meson soit arse. Autresi est il se aucuns mest en convenant
                                que uns leus sainz ou religios li soit donz, {10} ou la chose qui
                                est soe que il ne set pas qu’i soit soe. {11} Il est certeine chose
                                que la convenance ne vaut rien qui est fete soz condicion qui ne
                                puet avenir. ¶ {12} Il est aperte chose que se li forsenez
                                convenance ou promet aucunne chose, ce qui est fet ne vaut rien.
                                {13} Autresi est il de celui qui est de tel aage que il n’entant pas
                                ce que il fet&#160;; mes l’en fet plus benignement que l’en croit
                                que cil qui puet parler puet par droit convencier et promestre. ¶
                                {14} Il est aperte chose que chose prestee n’apartient de rien à
                                obligemenz de paroles. {15} Et l’en dira ce moismes de sort que l’en
                                dit do forsené&#160;; car ja soit ce que il puet parler, neporquant
                                il ne puet pas oïr les paroles à celui qui li convenance aucunne
                                chose. Et por ce, apert il que nos ne parlons pas de celui qui o‹ï›t
                                à poine mes de celui qui n’o‹ï›t point.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.7.2}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Cil moismes dit&#160;: obligemenz sont fez par consentemenz, si comme
                                en achat, ou en ventes et en loages, et en compoignies, et en
                                    conducions<note>conducions] <emph>condicions</emph> dans le ms.,
                                    cf. lat. <emph>locationibus conductionibus</emph></note>, et en
                                commandemanz. {1} Nos disons que obligemenz est fez par consentement
                                en cez manieres ; car l’en n’i demande nule proprieté d’escriture ne
                                de paroles, ainz est assz se cil qui font besoingnes s’i consentent.
                                {2} Et por ce sont tex besoignes fetes entre cez qui ne sont pas
                                present, si comme par letres ou par mesages. {3} En tel marchié est
                                obligiez li uns à l’autre en ce que il li doit doner por bien et por
                                loiauté.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.7.3}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Cil moismes dit&#160;: la sustance d’obligement n’est pas en ce que
                                ele nos doigne aucunne chose ou aucun servise, mes que aucuns soit
                                tenuz à nos à doner nos ou à fere aucunne chose. {1} Ce n’est pas
                                assez à engendre obligemenz que aucuns baille ses deners à un autre,
                                ainz convient que ce soit fet par corage d’establir obligemenz. Se
                                aucuns me done donc de ses deners, ja soit ce que il furent suen et
                                que il sont or mien, neporquant je ne sui pas obligiez à lui, car ce
                                ne fut pas mis en convenant&#160;; car obligemenz est de [158vB]
                                paroles quant cil qui font aucun marchié ont corage d’establir
                                le.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.7.4}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Gaius dit&#160;: obligemenz nessent de mesfet, si comme de larrecin,
                                de domage, de ravine, de tort fet ; et totes cez choses sont d’une
                                maniere, car cist obligemenz sont par chose tant solement ; et cil
                                qui nessent de marchié sont par choses et par paroles et par
                                consentement. ¶</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.7.5}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Se aucuns a fet les besoingnes à celui qui est hors do païs, se il
                                les a fetes par son commandemant, il est aperte chose que aucions de
                                commandemant nessent entre aus, par quoi il puent pledier entre aus
                                que li uns rende à l’autre ce que il li doit rendre par bone foi. Et
                                se il le fit sanz son commandemant, il nos plet que li uns soit
                                obligiez à l’autre. Et en ce quas sont aucions establies que nos
                                apelons de besoignes fetes, par quoi il puent pledier ensenble de ce
                                que il doivent rendre li uns à l’autre par bone foi. Mes obligemenz
                                ne nessant en aus ne por marchié ne por mefet ; car cil qui fit les
                                besoingnes à celui qui estoit hors do païs ne fit pas marchié à
                                lui&#160;; ne ce ne fut nus mesfez se il amenistra autrui besoingnes
                                sanz commandemant. ¶ Et l’en puet melz entendre que cil à qui les
                                besoingnes sont fetes ait fet marchié ou que il ait mesfet&#160;;
                                mes il a esté receu par cause de profit que li uns soit obligiez à
                                l’autre. Et ce est por ce que plusors vont hors do païs qui cuident
                                maintenant revenir, et por ce ne commandent il à fere à nul lor
                                besoignes, et puis leur avient tel chose que il les convient
                                longuement demorer ; et ce seroit mals que lor besoignes fussent
                                perdues, et perdues les convendroit il estre, se issi estoit que cil
                                qui les amenistreroit n’eust nule aucion contre lui de ce que il
                                avroit despendu do suen, ou se cil qui les besoignes seroient ne
                                poet avoir nule aucion de ce qui seroit malement fet. ¶ {1} Cil qui
                                sont tenu par aucion de garde ne sont pas proprement obligié par
                                marchié, car il n’ot nul marchié entre l’orfelin et son deffendeur.
                                Mes por ce que il ne sont pas obligié par mesfet, il senble que il
                                soient obligié autresint comme par marchié&#160;; et en ce cas a il
                                .ii. aucions, car li orfelins a aucion contre le deffendeur et li
                                deffenderres contre l’orfelin se il a mis do suen en la besoigne à
                                l’orfelin, ou il est obligiez par lui, ou il a obligié sa chose à
                                son creancier. ¶ {2} Li heirs qui doit lés n’est obligiez ne par
                                marchié ne par mesfet ; car cil à cui li lés fut lessiez ne fit
                                mar[159rA]chié ne o le mort ne o l’oir. Et il est aperte chose que
                                il n’a en cele chose point de mesfet. ¶ {3} Cil qui reçoit por error
                                chose que ne li est pas deue est obligiez à cez qui li paient
                                autresi comme par prest, et est tenuz par cele meisme auction par
                                quoi li deteur sont tenuz as creanciers. Mes l’en ne puet pas
                                entendre que il soit obligiez par cele cause autresi comme par
                                marchié ; car cil qui paie par error le fet plus par depecier
                                obligement que por fere le. ¶ {4} Se uns juiges fet le plet, il
                                n’est pas proprement obligiez autresi comme par mesfet, mes por ce
                                que il n’est pas obligiez par marchié ; et l’en entant que il a
                                mefet aucunne chose par peor des suens ; il senble que il soit
                                obligiez autresi comme par mesfet. ¶ {5} Cil de qui meson aucunne
                                chose est getee ou espandue, si que ele fet mal à aucun, est
                                obligiez autresi comme par mesfet comment que il soit, ou se la
                                meson est soue propre, ou se il la tient à loage, ou se ele li est
                                prestee&#160;; ne l’en entant pas que il soit proprement obligiez
                                par mefet, car ce est aucunne foiz en autrui colpe, si comme à un
                                serf ou à un franc home. Autresi est il de celui qui a mis ou pendu
                                aucunne chose sus la voie quant el fet mal à aucun. Et por ce, se li
                                fiz qui est ou baill habite aillors que o son pere, et aucunne chose
                                est getee ou espandue de sa meson, ou aucunne chose i est mise ou
                                pendue qui face mal à aucun se ele chiet, il plet à Julian que
                                aucion ne soit pas donee contre son pere mes l’en en puisse pledier
                                o lui meisme. ¶ {6} Li metres d’une nef, ou d’une taverne, ou d’une
                                ostelerie est tenuz autresi comme par mesfet por le domage qui est
                                fez en la nef, ou en la taverne, ou en l’ostel, se issint est que li
                                domages n’aviegne pas par son mesfet mes par aucun des serganz de la
                                nef, ou de la taverne, ou de l’ostel. Car desque aucion ne puet
                                valoir contre lui por nul mesfet, et il est corpables en aucunne
                                chose por ce que il a serganz mauvés, il est tenuz autresi comme par
                                mesfet.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.7.7}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Ponponius dit&#160;: le fiz ne puet avoir aucion contre son pere tant
                                comme il est en sa poesté.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.7.8}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Cil moismes dit&#160;: nus obligemenz n’en est de convenance qui est
                                fete soz condicion tele «&#160;se je vuoill&#160;» ; car cil qui fet
                                tel convenance ne puet estre contrainz de doner nule chose se il ne
                                viaut. Ne li heirs à celui qui fit la convenance, et ne volt rien
                                doner, n’i est pas tenuz ; car la condicion ne fut onques
                                aconplie.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.7.10}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Ulpianus dit&#160;: l’en tient les obligemanz [159rB] à naturex non
                                pas tant solement quant aucunne aucion en apartient, mes quant li
                                denier qui en sont paié ne puent estre demandé arriere.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.7.14}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Cil moismes dit&#160;: li serf sont obligié por lor mesfet ; et se il
                                sont franchi, il remaignent obligié&#160;; mes il ne sont pas
                                obligié citeinement por lor mesfet ne por marchié, mes il sont
                                obligié naturelment, et cil à cui il ont fet marchié. Se je paie à
                                un serf puis que il est franchiz les deners que il m’avoit prestez,
                                je en sui quites.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.7.21}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Julianus dit&#160;: l’an antant que chascuns ait fet marchié el leu
                                en coi il est obligiez à paier.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.7.22}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Affricans dit&#160;: quant aucuns a mis en convenant que une chose li
                                soit paié et il en a pris plege, l’en la doit proisier à tant comme
                                ele valoit quant il la prist en plege.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.7.23}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Cil moismes dit&#160;: quant deners orent esté presté por
                                marcheandier par tel convenant que se cil qui les reçut ne les
                                rendoit au terme qui fut mis, il paieroit une certaine paine. ¶
                                Quant li termes fut venuz, cil qui avoit baillié les deners les
                                demanda, mes il ne demanda lors la poine, et aprés il<note>il]
                                        <emph>il</emph> a dans le ms.</note> la commença à demander.
                                Et quant l’en m’an demanda consoil, je respondi que la paine poit
                                bien estre demandee, ne il ne poet avenir que ele ne soit demandee
                                se issi n’est que il est remés par le deteur que li dener ne furent
                                paié au terme&#160;; car se il ne remet pas en lui, mes por ce que
                                cil qui les devoit demander estoit malades, il n’est pas tenuz à la
                                paine. Et se cil qui devoit les deners ne les paia pas au terme mes
                                il les paia ainz que plez en fust commoinciez, l’en demande se il
                                est tenuz à la paine. Et ge croi que oïl, par droit&#160;; car
                                se uns arbitres conmanda que dener fussent paié à un certein jor, ne
                                il ne remaint par celui qui les dut paier, il n’est pas tenuz à la
                                paine. Et Servius dit que se li arbitres n’establi pas le jor dedanz
                                coi li dener doivent estre paié, il senble que il vossit doner peuc
                                terme. Autresi doit l’en dire quant une chose est vendue par tel
                                convenant que la vente ne valle rien se li pris n’est paiéz à un
                                certain terme.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.7.25}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Ulpianus dit&#160;: deus manieres d’aucions sont&#160;: l’une est
                                seur la chose qui est apelee chalongemenz et l’autre est seur la
                                persone. Auction seur la chose est par coi nos demandons nostre
                                chose que uns autres porsiet&#160;; et cele auction est toz jorz
                                contre celui qui porsiet nostre chose. Auction seur la persone est
                                par [159vA] quoi nos pledons contre celui qui est obligiez à nos à
                                fere nos, ou à doner aucunne chose&#160;; et cele aucion a toz jorz
                                leu contre celui. ¶ {1} Les unes aucions nessent de marchié, les
                                autres de fez, les autres de sur le fet. Auction qui nest de marchié
                                est totes les foiz que aucuns fet marchié ou autre por gaagnier, si
                                comme quant il vent ou achate, ou prent à loage, ou fet aucunne tel
                                chose. Auction qui nest de fet est quant aucuns est tenuz par ce que
                                il a fet, si comme quant il a fet larrecin, ou tort fet, ou domage.
                                Auction seur le fet est si comme cele qui est doneee au patron
                                contre celui que il a franchi qui le tret en cause contre le
                                banissement au prevost. {2} Totes aucions sont ou citaennes, ou eles
                                sont donnees par l’autorité au juige.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.7.28}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Cil moismes dit&#160;: aucion est donnee contre la persone, et
                                chalengemenz seur la chose est porsivemenz seur la chose, ou seur
                                la persone por avoir sa chose.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.7.31}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Neraces dit&#160;: les<note>les] <emph>ce</emph> dans le ms.</note>
                                convenances qui sont fetes soz condicion qui ne puet avenir ne sont
                                pas tant solement sanz valor, mes li autre marchié, si comme achaz
                                et loages, où condicion est mise qui ne puet avenir&#160;; car en la
                                chose qui est fete par assentement à deus ou à plusors est regarder
                                la volenté à toz. Et l’en doit savoir que ce qui est fet ne vaut
                                rien quant tel condicion est mise que l’en siet bien que n’avendra
                                ja.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.7.32}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Hermogenes dit&#160;: quant plusors aucions nessent d’un mesfet, si
                                comme il aviant quant arbre sont copé en larrecin, il fut ostroié
                                aprés plusors detes que l’en en puet pledier par totes.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.7.34}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Paulus dit&#160;: cil qui bat à tort autrui serf enchiet par un
                                meisme fet en la loi qui fet restorer les domages et en aucion de
                                torz fez. Car li torz fez vient de corage et li domages vient de sa
                                colpe&#160;; et por ce puent anbedeus les aucions apartenir contre
                                lui. Mes desque il en choisist l’une, l’autre li faut&#160;; car se
                                il plede par la loi qui fet restorer les dommages, l’aucion de
                                torfet faudra par ce que il n’est pas droiz que cil soit condempnz
                                par le tort fet qui a restoré le domage&#160;; mes se l’en pleda
                                avant par aucion de tort fet, l’en puet aprés pledier par la loi qui
                                fet restorer les dommages. Mes sentence doit estre deffendue par le
                                prevost se l’en ne plede por ce que [159vB] l’en puet avoir par la
                                loi qui fet restorer les domages plus que par l’auction de tort fet.
                                ¶ Il est donc plus tenable chose que cele sentence soit receue que
                                il li loise à pledier avant par la quele aucion que il vodra, et
                                puis demande par l’autre ce que il puet plus avoir que par cele.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.7.35}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Cil moismes dit&#160;: Cassius dit que l’en doit issi establir es
                                aucions que li prevoz donent, que o il a chalongement des choses
                                puissent estre donnees aprés l’an, et les autres dedanz l’an. Et
                                celes qui ne sont pas donnees aprés l’an ne doivent pas estre donees
                                contre l’oir por tant que il n’en ait gaing&#160;; si comme l’en fet
                                en aucion de tricherie et en l’entredit de force, et cez qui sont
                                senblable à cez. Celes contiennent chalongement de choses par quoi
                                nos chalongons les choses qui nos faillent de nostre patremoine, si
                                comme quant nos pledons à celui qui porsiet les biens à nostre
                                deteur, ou par aucion de dessesine qui est donnee en maniere de
                                chalongemant. Mes quant la chose est rendue et la longue tenue est
                                rompue, l’auction est finee en un an por ce que ele est donnee
                                contre le droit citaien. {1} Auction est donnee aprés un an contre
                                la chose commune por le marchié as metres de l’université.</p>
                        </div>
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                    <div>
                        <head>§ {44.7.43}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Paulus dit&#160;: cil puet estre obligiez qui est hors de bail et est
                                de saine penssee et a passé .xiiii. anz. Li orfelins n’est pas
                                obligiez par le droit citaian sanz l’autorité à celui qui l’a en
                                garde. Sers n’est obligz por nul marchié.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.7.46}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Cil moismes dit&#160;: li forsenz et li orfelins sont obligz sanz
                                l’autorité à cez qui les ont en garde quant l’auction n’est
                                d’aucunne chose&#160;; si comme se je ai un champ commun à aus et je
                                i despans aucunne chose, ou il m’i font domage, car il seront
                                obligié à moi par le juigement de partir choses communes.</p>
                        </div>
                    </div>
                    <div>
                        <head>§ {44.7.48}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Affricans dit&#160;: il n’est pas besoinz de paroles en toz marchiez,
                                ainz i soffist bien consentement ; et por ce les puet li sorz fere
                                desque il puet entendre, si comme en loage et en achat et en autres
                                senblables.</p>
                        </div>
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                    <div>
                        <head>§ {44.7.50}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Ponponius dit&#160;: se aucuns promet ou il est condempnz à paier
                                aucunne chose en cest an, il la puet paier en quel jor de l’an que
                                il vodra.</p>
                        </div>
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                    <div>
                        <head>§ {44.7.51}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Celsus dit&#160;: aucion n’est nule autre chose que chalonger en
                                juigement ce que l’en doit.</p>
                        </div>
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                    <div>
                        <head>§ {44.7.52}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Cil moismes dit&#160;: nos somes obligié ou par chose, ou par
                                paroles, ou par enbedues [160rA] ensenble, ou par consentement, ou
                                par loi, ou par le commandemant au juiges, ou par besoing, ou par
                                fet. {1} Nos somes obligié par chose quant aucunne chose est baillie
                                et receue. {2} Nos somes obligiez par paroles quant demande est fete
                                et puis avenant responsse. {3} Nos somes obligiez par chose et par
                                paroles ensenble quant la chose est baillie et aucunne chose en est
                                convenancee. {4} Il senble que nos seons obligiez en aucunne chose
                                par consentement, par besoing, et par nostre volenté. {5} Nos somes
                                obligié par loi quant nos fesons aucunne chose par le commandemant
                                de la loi. {6} Nos somes obligiez par le commandemant as juiges
                                quant nos fesons ce qui est commandé, ou lessons ce qui est deveé
                                par pardurable bannissement, ou par le commandemant à aucun juige.
                                {7} Cil sont obligié par besoing à qui il ne loit à fere aucunne
                                autre chose que ce qui lor est commandé, si comme cil qui est fez
                                heirs par force. {8} Nos somes obligié par fet quant tote la some de
                                l’aucion est en fet. {9} Nuz consentement soffist à fere obligement,
                                ja soit ce que il puisse estre exprés par paroles. {10} Et par
                                signes est aucunne foiz obligemenz fez.</p>
                        </div>
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                    <div>
                        <head>§ {44.7.53}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Cil moismes dit&#160;: plusors mesfez en une meisme chose engendrent
                                plusors aucions, mes il est prové que l’en ne puet pas pledier par
                                totes ; car se pluseurs aucions nessent en un obligement, l’en doit
                                user d’une sole et ne mie de totes. {1} Quant nos disons generaument
                                celui à qui la chose apartient, nos i comprenons noz fiz
                                adoptis.</p>
                        </div>
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                    <div>
                        <head>§ {44.7.54}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Cil moismes dit&#160;: marchié faint n’ont pas lian de droit, desque
                                il n’i a verité.</p>
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                    <div>
                        <head>§ {44.7.59}</head>
                        <div type="gp">
                            <p>Calistratus dit&#160;: l’en doit savoir que tuit li plet qui sont
                                entammé vienent as hoirs.</p>
                        </div>
                    </div>
                </body>
            </text>
        </group>
    </text>
</TEI>
