[03 août] e. III nonas.
Obiit. Inventio
sancti Stephani, et aliorum.
[04 août] f. II nonas.
Obiit.
[05 août] g. Nonas.
Obiit Jehans dis La
Perchate453 de Romarimont, et Belat sa
feme,
l’an mil CCCC[...], qui ont donei et devisei le jour de lor
anniversaire, ai
chascun chanonne de nostre eccleise VI deniers toullois, que li
chapellains de Sainct Michiel454 fondee pres de nostre dicte
ecclise
serait tenui de distribuer
chascun an. Et est assignee li dicte distribution sur XXXIIII sols toullois de cens que li dis chapellain doit recepvre en la ville de
Romarimont, sur la maisom c’om dit Le Breton qui fut, seant ou bourg de Romarimont,
emmi la grant Rue de la ville455, au
devant de la Franche Pierre456, entre la
maisom Huguenin
Le Senechault d’une part, et la maisom Jehan Copat, corvoisier
d’autre part.
[06 août] A. VIII idus.
Obiit. Syxti
pape, et
aliorum.
[07 août] b. VII idus.
Obiit.
Notes
453. Jean dis La Perchate (ou de La Perche) était le fils de Jeannot de La Perche, bourgeois de Remiremont, et le père du prieur Guillaume qui ouvrit cet obituaire. Cette famille de clercs et d’artisans romarimontains (en 1328-1335, Jeannot de La Perche est forgeron, son frère Demengins est clerc ; ADV, VII H 34, nos 19 et 39, VII H 37, nos 9 et 19) fut très liée au Saint-Mont. Demoinge, frère de Guillaume fut également chanoine du Saint-Mont (OSM 23 sept.) et fonda un obit dès l’ouverture de l’obituaire en 1406. Nous conservons l’acte de fondation de l’obit de Jean (1389 ; ADV, VII H 8). La notice de l’obituaire tait le nom de Guillaume, donateur avec ses parents, et résume assez bien les détails de la distribution et de la fondation sans en reprendre aucune expression. La localisation de la maison sur laquelle pèse le cens de 34 sous, gagne cependant en précision (emmi la grant rue de la ville, au devant de la Franche Pierre), et le métier de Jean Coppat est ajouté. Peut-être parce que le prieur Guillaume est le copiste de la notice comme d’une grande partie du manuscrit ? Reste le problème de la date qui semble incomplète dans l’obituaire, comme si le copiste avait choisi d’y revenir postérieurement, comme si la notice avait été rédigée de mémoire ?
454. Dans l’acte de fondation conservé, cette chapelle Saint-Michel du Saint-Mont est dite novellement fondee et edifieie en la montaingne dou Saint Mont en 1389 (ADV, VII H 8). Cette chapelle Saint-Michel était un petit oratoire situé au nord-ouest du promontoire. Le chapelain de Saint-Michel devait distribuer six deniers à chaque chanoine présent à l’anniversaire, deux deniers au clerc présent, trois sous au sonrier de Remiremont ; le reste était utilisé pour l’entretien de la chapelle, en particulier pour la lumière et la toiture. Voir Ch. KRAEMER, « Le Saint-Mont : première implantation monastique en Lorraine », in Archéologie médiévale, 19 (1989), p. 63 et 76.
455. Remiremont, rue de la Saulnerie.
456. Franche-Pierre (La), quartier de Remiremont. La Franche-Pierre sur laquelle les ducs de Lorraine juraient de conserver les franchises de l’abbaye et de la ville, était plantée dans le ruisseau, devant la maison qui est à l’entrée de la Boulangerie de la rue Dessous-Saint-Jean (Paris, BnF, ms. n.a.l. 10017, fol. 81), c’est-à-dire aujourd’hui à l’angle des rues Charles-de-Gaulle et de la Franche-Pierre.