Tome n° 8 de la collection Elec
L'obituaire du Saint-Mont (1406) Marie-José Gasse-Grandjean
fol. 23 v° AUGUSTUS 13-17 Imprimer

[13 août] A. Idus. Obiit Jehans dis Quartal490 de Romarimont, l’an mil CCC quatrevint [...] donait pour som anniversaire VIII sols toullois de cens, qu’il avoit acquestei a Perrin Charmosat491 de Romarimont, que sunt assigneis sur une foriere seant ou Clos de Molin, c’om dit ou prei Boudat, et sur le Grant Prei, partable avec les hers Salemon de Molin. Item ait encor donei por le commui du celier I florin de cens, qu’il avoit acquester ai Jehan Vairon de Romarimont clerc. Et est assignei li dis florins de cens, sur la maisom le dit Jehans Vairon, seant ou bourg de Romarimont, emmi la rue de la Grant Belangerie492, entre la maison les hers Jehan Godart belangier qui fut d’une part, et la maisom monsi Jehan Walthier chanonne Saint Romaric d’autre part.

[14 août] b. XIX kl. septembris. Obiit.

[15 août] c. XVIII kl. Obiit. Assumptio sancte Marie Virginis.

[16 août] d. XVII kl. Obiit. Arnulphi493 episcopi.

[17 août] e. XVI kl. Obiit. Octava sancti Laurentii.

Notes

490. Il s’agit probablement de Jean Quartaul (Cartal ou Cartaul), mari de Marguerite (fille de Colin Le Duc, cité au 30 novembre dans l’Obituaire) et maire de Remiremont. En 1366, son nom figure dans la permission de clore accordée aux bourgeois par le chapitre de Remiremont (ADV, G 983, n° 1). En 1376, il n’était plus maire (ADV, VII H 37). Il est mort en 1389 (ADV, VII H 8) mais il est encore question de son anniversaire vers 1408, dans le testament de Baudouin de Hadonviller, second mari de son épouse, vers 1408 (ADV, VII H 42). Il était relativement fortuné si l’on en juge par un seul acte dans lequel il acense un moulin, une fourrière et leurs dépendances (1376, ADV, VII H 37). Voir ADV, VII H 11.

491. Perrin Charmosat (ou Chermoset) possédait aussi un pré au Clos du Moulin près de Remiremont (1413, OSM 29 novembre).

492. A Remiremont, la rue de la Grande Boulangerie était située entre le Maisel, la Boucherie et la Franche-Pierre (aujourd’hui c’est une portion de la rue Général de Gaulle).

493. La translation de saint Arnoul est inscrite le 18 juillet.