DESPORTES *Jules, Alexandre

Nom: 
DESPORTES
Prénom: 
*Jules, Alexandre
Date de début d'activité: 
14/12/1830
Date de fin d'activité: 
18/06/1860
Adresses professionnelles: 

15, place du Pont-neuf, "vis-à-vis HenriIV"  (1834)
Institut royal des sourds-muets (1837)
66, rue d'Enfer (1844)
113, rue du Bac (1860)

Ville - Département: 
Paris
Adresse personnelle: 

54, rue de la Harpe (1830)
15, rue du Pont-neuf (1834)
60, rue d'Enfer (1844)
121, chaussée du Maine (1860)
23, rue du Bac (mai 1860)

Successeurs: 
Informations personnelles: 

Il est né à Aubenas (Ardèche) le 5 juin 1805. Il est marié et père de deux enfants. Il appartient à la compagnie des grenadiers de la 11e légion 4e bataillon.  À l'âge de 16 ans, il a commencé à pratiquer la lithographie, à Lyon pendant 8 ans, puis à Paris les deux dernières années.  "Depuis 9 ans, j'exerce la profession de lithographe et, dans ce laps de temps, j'ai demandé deux fois un brevet d'imprimeur, mais toujours en vain" écrit-il pour soutenir sa troisième demande le 8 novembre 1830 ;  et, faute de réponse, il relance l'administration le 24 car il est sans travail et ses ressources s'épuisent.

Informations professionnelles: 

Après avoir obtenu son brevet de lithographe, il demande un brevet de libraire pour vendre lui-même les livres dont il imprime les illustrations et son propre manuel de lithographie. Il l'obtient le 6 novembre 1834 et le gardera jusqu'au 14 novembre 1853.
En 1834, il possède "6 presses  qui roulent constamment  pendant 10 ou 11 mois de l'année " note Bailleul dans son rapport d'octobre 1834. Il imprime des plans, des cartes itinéraires, des portraits...mais il peut aussi reproduire les écritures par l'autographie et fabriquer des registres. On peut se procurer auprès de lui encre, crayons et tout matériel nécessaire à la lithographie.
En 1835, il demande l'autorisation de posséder des caractères typographiques car il a trouvé un procédé pour mêler lithographie et typographie ; il souhaite l'utiliser pour imprimer des programmes d'enseignement des sciences naturelles dans les collèges et joint des exemples réalisés par la seule lithographie qui, par leur imperfection, prouvent la nécessité du recours à la typographie. L'autorisation de posséder les caractères nécessaires à 3 pages in-4°, lui est accordée le 15 avril 1835 et prolongée en décembre, ce qui lui permet d'imprimer un  Atlas de la géographie des trois règnes de la nature et diverses autres planches.
Le 23 mai 1860, il déclare se séparer d'une presse lithographique et se transporter rue du Bac.

Parallèlement à son activité commerciale, il a une activité didactique. Il a rédigé un  Manuel pratique du lithographe  (1834, rééd.1840), aboutissement des travaux soumis à la Société d'encouragement de l'industrie nationale, qui sert de référence jusqu'à sa nouvelle édition de 1850 augmentée de  l'expérience d'autres imprimeurs. Pour la vente par souscription des exemplaires autographiés, il fait la preuve de son dynamisme en contactant ses confrères parisiens grâce à la liste de l'Almanach du commerce et en réclamant à l'administration de la Librairie sa liste des lithographes de province. D'autre part, le 16 décembre 1837, il est nommé  professeur à l'Institut Royal des sourds-muets. Il y installe son imprimerie où il forme 22 élèves et réalise les imprimés de l'administration, en même temps qu'il poursuit sa production personnelle "pour les arts et le commerce" : il ne doit, en effet, que 4 heures et demie  d'enseignement par jour et reste libre de travailler pour lui le reste du temps. Il apparaît rapidement que les locaux sont trop exigus pour  toute cette activité et il obtient d'utiliser  un second atelier tout proche, rue d'Enfer, l'administration  restant à l'Institut. Sans cela, il ne pourrait imprimer les figures de saints de la Légende céleste de l'abbé Forestier qui seront imprimées "en dix ou douze couleurs au moyen d'autant de tirages différents"
Enfin, en 1837,  il a fondé et dirige Le Lithographe, journal des artistes et des imprimeurs, dont la publication, arrêtée en 1840, reprend en 1845-1846, comme journal de la Chambre des imprimeurs ; en 1851-1853,  il élargit avec les  Annales de l'imprimerie, journal spécial de la typographie, de la lithographie, de la taille-douce, de la photographie, et de tous les arts et industries qui se rattachent à l'imprimerie le champ des procédés.

Il a été condamné le 8 avril 1836  à 3 000 F d'amende (réduite à 500 F) pour défaut  de nom et d'adresse sur une circulaire du directeur de l'Univers religieux à ses abonnés.

Bibliographie Sources: 

Archives nationales F18 1755A

Nouveau manuel complet de l'imprimeur lithographe (Nouvelle édition très augmentée) / par M. L.-R. Brégeaut, 1850