FONROUGE Antoine, Catherine, *Adolphe

Nom: 
FONROUGE
Prénom: 
Antoine, Catherine, *Adolphe
Date de début d'activité: 
21/07/1828
Date de fin d'activité: 
28/02/1855
Adresses professionnelles: 

5, quai Conti (1830)
348, rue Saint-Honoré (1832)

Ville - Département: 
Paris
Adresse personnelle: 

12, rue Saint-Florentin (1826)
9, rue Godot de Maurois
29, rue de Seine

Informations personnelles: 

Il est né le 24 janvier 1798 à Bordeaux (Gironde). Son père était employé aux subsistances militaires. Il semble bénéficier d'appuis politiques importants dont il fait étalage dans sa demande de brevet (la duchesse de Duras, la marquise de La Roche-Jacquelin, la princesse de Talmont...) et un rapport ultérieur du Préfet de police note : "Il s'est fait remarquer pendant les évènements de juillet 1830 par son opposition légitimiste et il a publié de nombreux emblèmes en faveur de la branche armée des Bourbons. Il a donc été souvent poursuivi et plusieurs fois condamné pour délits politiques."

Informations professionnelles: 

Dans sa demande de brevet, il se présente comme étant le soutien de sa tante et ses cousines, son oncle, ancien directeur des subsistances militaires comme son père, étant décédé. Il veut donc devenir imprimeur lithographe (il a deux ans d'expérience notamment à la Préfecture de police) pour subvenir aux besoins de sa famille. Il obtient son brevet par voie de création, malgré les réticences de l'administration qui commence par l'orienter vers un transfert de brevet : en 1826, "M. Franchet lui répondit que l'on ne pouvait pour lors augmenter le nombre des imprimeurs lithographes mais que, eu égard  à la moralité de M. Fonrouge, on l'autorisait à acheter un brevet et à l'exploiter sous son nom." Il revient à la charge en 1828, quand le contexte politique a changé. Avec succès.
Un courrier administratif du 17 février 1832 constate que son établissement a été mis en vente, suite à la faillite « du propriétaire qui, dit-on, a mangé plus de cent mille francs dans ses misérables spéculations ». Dans cette circonstance, sa tante lui intente un procès, affirmant qu'elle s'est associée avec lui en 1828 pour l'exploitation de son brevet et de la future imprimerie, et revendique donc sa part au brevet. L'administration, de son côté, s'inquiète du "grand nombre de lithographies séditieuses qui auraient été faites dans l'imprimerie» et se trouvent à vendre du fait de la faillite ; l'acquéreur de ces pierres lithographiques, Didion, s'engage à ne pas les imprimer.
Un rapport de 1854 note qu'il a quitté la France depuis une quinzaine d'années pour se fixer à Bâton-Rouge, aux États-Unis. Le 22 février 1855, son brevet est annulé par décision ministérielle pour défaut d'exploitation.
Parmi beaucoup de lithographies non signées, on en remarque quelques-unes signées d'Achille Devéria, Lami, Wattier et d'Hardiviller, professeur de dessin du duc de Bordeaux. Sa production est largement marquée par ses opinions politiques et notamment son soutien à la duchesse de Berry ; il illustre en images édifiantes sa vie en exil, vouée à l'éducation de son fils, puis son équipée en France jusqu'à son arrestation et son emprisonnement..

Bibliographie Sources: 

Archives Nationales F18 1764

Remarques: 
E. P., 4/3/2019