GOUPIL Jean-Baptiste, Michel, *Adolphe

Nom: 
GOUPIL
Prénom: 
Jean-Baptiste, Michel, *Adolphe
Date de début d'activité: 
01/08/1845
Adresses professionnelles: 

9, rue Chaptal (1876)
19, bd  Montmartre 17 000 f EN1852

15, boulevard Montmartre (1845) magasin

Ville - Département: 
Paris
Adresse personnelle: 

12, rue d'Enghien 1852 td
7, rue de Lancry (1845) td

Informations personnelles: 

Il est né le 11 mars 1806 à Paris. Son père était pharmacien. Il est marié et père de 5 enfants. Il est électeur et le rapport de 1852 le juge "homme d'ordre [...] ayant des sympathies pour la maison d'Orléans".  Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 8 février 1850, officier le 29 septembre 1877 ; son parrain est le peintre Gérôme, son gendre. loyer bd montmartre 1200 F
Il meurt  le 9 mai 1893.

Informations professionnelles: 

En 1829, il a fondé un magasin d'estampes et d'objets d'art, doublé d'une imprimerie en taille-douce. Il s'est pour cela associé avec un autre marchand d'estampes Joseph Henry Rittner, qui mourra en 1840. Goupil s'associe alors avec Théodore Vibert qui apporte dans la société la maison de commerce de son beau-père. Vibert  et Goupil demandent l'un et l'autre un brevet de lithographe, mais l'administration juge que le second serait sans utilité. Il est breveté taille-doucier le 14 juillet 1852.
En 1852, il possède 6 presses en taille-douce et emploie 12 ouvriers "d'élite", éditant pour 900 000 F d'estampes chaque année. Pour ses ateliers et  magasin, il paie 17 000 F de loyer. Profitant d'abord des liens familiaux de Rittner en Allemagne, il étend son réseau et exporte ses estampes à Londres, Berlin, New-York, Vienne, Bruxelles, La Haye, villes où il a ouvert des succursales entre 1845 (New York, Londres) et 1866.
"Il doit être considéré comme le seul fabricant éditeur de grandes estampes au burin, à la manière noire et à l'aquatinte existant à Paris" dit de lui, en 1852,  l'inspecteur Gaillard. Il reçoit une médaille d'argent à l'Exposition universelle de 1855, d'or à celle de 1867, une médaille de progrès à celle de Vienne en 1873 ainsi que deux médailles et un diplôme d'honneur à l'exposition de Philadelphie en 1876.
La spécialité de la maison Goupil est la reproduction d'oeuvres d'art du passé ou contemporaines, présentées au Salon. La gravure en taille-douce est privilégiée.En 1854, il fonde une collection de livre d'estampes nommé « Homme du jour »..soit 150 qui rassemble ce qu'il a édité depuis 1848 dont orléans mais aussi révolutionnaires cabet proudhon raspail
On trouve dans ce dossier des accusations beaucoup d'actions engagées par Boussod pour contrefaçon concernant la production de lithophanies, d'objets décorés de reproductions (plateau de tôle, camées, bijoux, stores, vases...))our contrefaçon contre M. Schulgen et Schawann. Ils sont condamnés à lui payer 1 000 francs d'amende, mais M. Goupil en demandait 40 000. Il fait un procès en appel mais il le perd. Par la suite, il se montre récalcitrant pour déposer les estampes qu'il publie Plaintes d eGaillard du non respect  du décret du 17 février 1852. R2PONSE ESTAMPES EN ATTENTE DE SOUSCRIPTION Le 15 septembre 1853, il expose une estampe non autorisée.  On trouve également dans le dossier une remise à l'ordre le 03/02/1876 pour un dépôt tardif d'un livre.

À partir de 1860, il opère une diversification dans la photographie, ce qui lui vaut de nombreuses récompenses, notamment une médaille d'or à l'Exposition universelle de 1878.

 

 

Bibliographie Sources: 

Archives nationales F18 1771
Archives de la Légion d'honneur, LH/1178/19    www2.culture.gouv.fr/LH/LH082/PG/FRDAFAN83_OL1178019v001.htm

Lafont-Couturier (Hélène), "La maison Goupil ou la notion d'oeuvre originale remise en question", Revue de l'Art, 1996, n°112, p. 59-69.DOI : https://doi.org/10.3406/rvart.1996.348269 

www.persee.fr/doc/rvart_0035-1326_1996_num_112_1_348269

Remarques: 
À la liquidation de la maison Goupil, le fonds fut acheté par un marchand d'art bordelais, puis acquis par la ville de Bordeaux auprès de son descendant. Constitué de 70 000 photos, 46 000 estampes, 7 400 matrices, etc., il est aujourd'hui conservé au Musée d'Aquitaine.