HANGARD Isidore, Étienne

Nom: 
HANGARD
Prénom: 
Isidore, Étienne
Date de début d'activité: 
04/05/1845
Adresses professionnelles: 

27, rue Neuve l'Église, Gros-Caillou (1845)
42, rue du Four Saint--Germain (1848)
36-38 rue du Four Saint-Germain
5, rue Honoré-Chevalier (août 1852)
 

Ville - Département: 
Paris
Adresse personnelle: 

27, rue neuve de l'Église Gros-Caillou (1845)

Prédécesseurs: 
Informations personnelles: 

Il est né le 1er octobre 1813 à Fresnes-l'Archevêque (Eure) ; père était jardinier. Il est marié et paie un loyer de 250 F. Il a travaillé chez Maulde et Renou qu'il a quittés quand un nouvel associé a pris la place de contremaître, puis chez Appert et, enfin, Ricard pour la lithographie en couleurs.

Informations professionnelles: 

Après s'être démis de son brevet de lithographe pour Versailles en 1838, et avoir travaillé chez plusieurs imprimeurs,il s'installe à son compte : il possède bientôt 9 presses lithographiques. Il est également breveté libraire le 14 février 1848 et taille-doucier le 2 août 1852 ; il ajoute à sa librairie un commerce de papeterie.À l'occasion de l'impression des illustrations des Ctacombes de Rome, il sollicite l'autorisation d'installer 4 de ses 9 presses dans un second local de la rue du Four, ne voulant pas déménager pour s'agrandir et perdre les 4 ans de bail qui restent à courir pour 1 60 F ; il reçoit cette autorisation le 2 septembre 1851.
Il imprime des estampes politiques, notamment dans les années 1848-1850, des cartes géographiques, des portraits, mais se distingue surtout par les chromolithographies qu'il imprime pour des ouvrages documentaires luxueux consacrés à l'archéologie, aux arts décoratifs, à l'architecture, et édités par Gide et Baudry avec l'aide de souscriptions du Gouvernement : Les catacombes de Rome, dont l'impression mobilisa surtout Lemercier et Bry, Les arts somptuaires, histoire des costumes et de l'ameublement...(1852-1858) pour lequel travaillèrent les spécialistes de la chromolithographie Ferdinand Seré et Franz Kellerhoven, Les Arts et l'Industrie, dont il partage l'impression  des planches avec Engelman et Graf. Les planches réalisées en chromolithographie pour la Monographie de la cathédrale de Chartres, publiée sous les auspices du ministère de l'Instruction publique, à partir des travaux de Lassus, Amaury Duval et Didron, sont considérées par Dionise Kaeppelin comme "l'oeuvre capitale sortie des presses de cette maison". Il imprime aussi des ouvrages de moindre envergure  comme Le Document  du joillier [sic] : recueil encyclopédique de joaillerie dédié à l'atelier.  Il participe à l'Exposition universelle de 1867.
Il fait faillite en 1877 avec un actif de 120 000 F et un passif de 82 833 F.

 

 

Bibliographie Sources: 

Archives Nationales F18 1775
Archives de Paris D10 U3 49 /  D11 U3 860

L'Imprimerie, décembre 1866, n° 36 p. 394.
L'art de peindre la parole. Études sur l'imprimerie, la librairie... par MM. Gobin (H.), Jeunesse (A.), Kaeppelin (D.), Paris, Eugène Lacroix, 1874, p. 95.   http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5711971f

 

Remarques: 
Revu E. P., 16/5/2019
Autres brevets: