JOLICOEUR Jean-Baptiste

Nom: 
JOLICOEUR
Prénom: 
Jean-Baptiste
Date de début d'activité: 
30/03/1844
Date de fin d'activité: 
11/06/1874
Adresses professionnelles: 

15, passage Vendôme (1847)
21, rue de Vendôme (1846)
22, rue Michel-le-Comte (1844)
21, rue de Vendôme (1844)

Ville - Département: 
Paris
Adresse personnelle: 

21, rue de Vendôme (1844)

Informations personnelles: 

Il est né le 2 juin 1811 à Chanceaux (Côte-d'or) ; son père était cultivateur. Il a 8 frères et soeurs. Deux d'entre elles viendront vivre avec lui à Paris dont l'aînée, qui a été cuisinière à Dijon possède quelques économies qu'elle lui prêtera pour l'achat de ses presses, en même temps qu'elle le secondera dans son travail.
Il a commencé par travailler à Dijon dans une maison de reliure et lithographie, puis, à 18 ans, il s'est engagé pour remplacer son frère "dont les soins étaient indispensables à [s]a famille. Il est resté huit ans dans l'armée où, brigadier, il a travaillé dans l'imprimerie lithographique du général commandant l'École d'artillerie. Il est ensuite venu à Paris travailler chez Verville, Ricout et Séguin avant de se fixer chez Clérin, de la fin de 1837 à octobre 1840.
Il est garde national.

Informations professionnelles: 

En 1840, il fait une première demande de brevet, avec le projet de faire prospectus et adresses. Il a acheté conditionnellement  3 presses et 35 pierres à Gillet qui s'est mis ouvrier chez d'autres et l'a laissé travailler sous son nom. "Je lui laisse mon brevet jusqu'à ce qu'il ait obtenu celui qu'il sollicite " déclare-t-il, mais il refuse de le lui céder, comptant le louer plus tard à d'autres. Malheureusement, en mai 1841, le brevet lui est refusé à cause de son manque d'instruction : les quelques lignes que Bailleul lui a fait écrire et qu'il joint à son dossier, contiennent plusieurs fautes d'orthographe. Depuis le dépôt de sa demande, il n'en a pas moins continué à travailler sur les presses de Gillet, ce qui lui vaut des poursuites judiciaires. Comme il peut prouver qu'il a signé un traité publié dans la Gazette des tribunaux du 16 décembre 1841, son dossier est mis en attente de l'obtention d'un brevet. Jolicoeur fait donc une nouvelle demande. Entre-temps, cet imprimeur "sans éducation première, a pris un maître pour y suppléer quelque peu". Il espère surmonter l'épreuve de la dictée, expliquant  :  "le peu de facilité que j'ai pour écrire, ainsi que la timidité que j'éprouvai à ce moment, me firent faire de telles fautes d'orthographe et de style, que cette circonstance a motivé un ajournement" en juin 41.  Sa demande est aussi soutenue par le député de la Côte-d'or Saunac qui l'a toujours soutenu. Il obtient donc son brevet en 1844.
Dès la fin de l'année, un "surcroît de travail" l'amène à acheter une presse supplémentaire et le matériel qui l'accompagne ; or les planchers des 1er et 3e étages de la rue de Vendôme où sont les presses ne peuvent supporter cette charge et le propiétaire l'oblige à quitter les lieux. Il demande une autorisation de six mois pour mettre trois de ses pesses rue Michel-le-Comte en attendant que le local de la rue Vendôme soit transformé ou qu'il ait trouvé un meilleur atelier et  il déménage une presse avant même d'en avoir reçu l'autorisation, ce qui lui vaut de nouveaux ennuis. Il réintègre pourtant sa première adresse en mars 1846, avant de déménager définitivement pour le passage Vendôme.
En 1862, il achète une presse supplémentaire lors de la liquidation de l'imprimerie Leroy à Dijon.
L'enquête de 1844 montre qu'il n'imprime alors que "des lettres de voiture, billets à ordre et autres papiers de ce genre".
Il est remplacé en 1874 par son neveu Chantrieux

 

 

 

Bibliographie Sources: 

Archives Nationales F18 1781

Bibliographie de la France, XXXIIIe année, 1844, n° 19, p. 236.