LACROIX Jean

Nom: 
LACROIX
Prénom: 
Jean
Date de début d'activité: 
06/09/1821
Date de fin d'activité: 
18/02/1856
Adresses professionnelles: 

55, rue du Four Saint-Germain
2, rue Amelot (avril 1837)
82, rue du Temple
7,  rue des Deux Écus (décembre 1836)
20,  rue Jean-Jacques Rousseau (mai 1830)
14,  rue Jean-Jacques Rousseau (1829)
8, rue du Grenier Saint-Lazare (juillet 1828)
5, quai Voltaire (1826)
66, rue du Four (1819)

Ville - Département: 
Paris
Informations personnelles: 

Est-ce le graveur qui, entre juillet et octobre 1815, déposa une quinzaine de caricatures anti-bonapartistes ?

Informations professionnelles: 

En 1818, il s'est associé avec un maréchal des logis invalide pour faire une demande de brevet. Sans succès. Puis il épouse la fille d'un imprimeur qui possède une autorisation de lithographie et s'en démet en faveur de son gendre. Le beau-père lui apportant sa caution à hauteur de 8 000 F en tant qu'associé, Lacroix obtient son brevet de lithographe. En 1826, il est couvert de dettes, son matériel est saisi et il se cache. Sa femme demande, en décembre 1826, le transfert à son nom du brevet, soutenant que le brevet aurait dû revenir à son père. Manoeuvre dictée par son mari pour sauver le brevet ? Initiative personnelle pour sauver sa propre situation matérielle (ils ont alors  un enfant de 5 ans) ? Elle n'obtient rien. Il trouve alors comme associé le fils d'un ancien avocat au  Parlement de Paris, Deperigny, qui met 48 000 F dans l'imprimerie en désintéressant une partie des créanciers. Les scellés apposés sur l'imprimerie sont levés et Lacroix reprend son activité, mais rapidement éclatent des "scènes scandaleuses avec sa femme" qui le quitte pour éviter les mauvais traitements et demandera la séparation de corps et de biens. Lacroix disparaît à nouveau, laissant Depérigny face aux créanciers ; pour éviter la vente aux enchères du matériel, celui-ci trouve de nouveaux garants, pensant pouvoir exploiter le brevet  que Lacroix lui a laissé en "garantie"  ; or, le brevet étant nominatif ne peut lui être transféré que si Lacroix démissionne, ce qu'il ne fait pas. Depérigny, qui a gardé la charge du loyer du quai Voltaire, multiplie les plaintes auprès de l'administration de la Librairie.
En février 1827, une lettre anonyme dénonce "un imprimeur en déconfiture, lequel après s'être ruiné a encore ruiné son beau-père" et s'occuperait de fabriquer de faux billets avec l'aide d'un habile dessinateur. La police enquête mais ne trouve aucune preuve contre Lacroix.
Lacroix trouve dans plusieurs directeurs de journaux (Moniteur des théâtres, Courrier français) des associés successifs qui lui permettent de payer une partie de ses dettes en s'installant dans leurs locaux et en travaillant pour eux. Un nommé Grisier fait une demande de brevet pour sortir de l'association avec Lacroix ; il lui est refusé en mars 1829 car le personnage n'a pas de compétence et ne semble pas sûr. Lacroix retrouve momentanément  une certaine activité (il a 3 presses en 1836, 2 en 1837) mais il ne peut honorer le paiement de lettres de change et cherche à vendre son brevet avant de quitter Paris.
Il imprime quelques caricatures politiques favorables aux Ultras et dirigées contre l'abbé Grégoire.
Son brevet sera annulé en 1856.

 

 

Bibliographie Sources: 

Archives Nationales F18 1784 ; F 4601

Almanach du commerce, 1827.

Bordogna (Muriel), "Contrefaçons des billets de la Banque de France", Cahiers anecdotiques de la Banque de France, n° 17, 2003, p. 8.

Remarques: 
Revu E. P., 21/3/2019