COSNIER Léon

Nom: 
COSNIER
Prénom: 
Léon
Date de début d'activité: 
22/02/1838
Date de fin d'activité: 
17/12/1863
Adresses professionnelles: 

13, rue de la Chaussée Saint-Pierre

Ville - Département: 
Angers (Maine-et-Loire)
Prédécesseurs: 
Successeurs: 
Informations personnelles: 

Il est né le 24 septembre 1811 à Angers ; son père était notaire. Après des études au lycée d'Angers, il part en 1829 pour Paris faire des études de droit. Il y retrouve Victor Pavie, le fils de l'imprimeur angevin, et Sainte-Beuve qui lui font rencontrer Hugo. Peu motivé par le droit, il voyage puis, de retour à Angers, occupe ses loisirs à rédiger des souvenirs publiés dans les Affiches d'Angers et La Gerbe, que publie Pavie. Il ne cessera plus de publier des articles dans les revues angevines et sera parmi les trois fondateurs de la Revue de  l'Anjou et du Maine (1852-1862). Après sa retraite définitive de l'entreprise, il multipliera les études historiques et biographiques, et s'investira dans la défense des anciens monuments d'Angers menacés par la modernisation de la ville. Catholique très investi dans les oeuvres sociales et de sensibilité légitimiste, il dirige le Journal de Maine-et-Loire, de 1848 à 1851, soutenant une liste d'union entre légitimistes et orléanistes qui obtient en 1848 l'élection de Falloux à la députation, puis l'élection de Napoléon Bonaparte.
Il a épousé le 26 août 1840 Zoé Debrais, nièce du bibliothécaire et bibliophile François Grille. Elle "le secondera  utilement dans sa gestion professionnelle et dans la prépartion de ses travaux littéraires".
Il meurt le 18 septembre 1901.

Informations professionnelles: 

Il a d'abord repris en 1837 un brevet de libraire et tient un cabinet de lecture, puis, le 1er janvier 1838, il s'associe avec son beau-frère Ambroise Adolphe Lachèse (1800-1883) pour racheter l'imprimerie de Lesourd dont il garde les trois brevets. L'imprimerie a pour raison sociale "Imprimerie Cosnier et Lachèse". Sans formation à l'imprimerie, les deux associés s'appuient sur le personnel fidèle formé par Lesourd et Mame avant lui. Cosnier s'occupe plus particulièrement de la librairie où il rassemble un salon littéraire, et Lachèse de l'imprimerie. Dès le 6 mars 1838, il se charge de l'impression du conservateur Journal de Maine-et-Loire et prépare la publication d'ouvrages illustrés (Angers et ses monuments, Souvenirs de l'exposition de 1839). Il enlève à Pavie l'impression de l'Almanach de Maine-et-Loire, et une grande partie de sa clientèle de notables (Grille, Quatrebarbes...) dont il publie les catalogues de bibliothèque, les rééditions érudites (Chroniques d'Anjou et du Maine, éditées en 1842 au profit des réfugiés espagnols légitimistes, Oeuvres du roi René, mention Honorable à l'Expositon universelle de Londres), les études d'histoire régionale, de médecine, d'agriculture... La Société industrielle d'Angers, la Société de médecine lui confient leur Bulletin et, après le retrait de Pavie, il devient l'imprimeur de la Société d'agriculture, sciences et arts d'Angers ; la Revue de l'Anjou et de Maine-et-Loire sort aussi de ses presses. Sa production d'une quarantaine d'ouvrages par an se diversifie avec notamment des publications liées à la Cour impériale d'Angers et il travaille occasionnellement pour de petits éditeurs parisiens comme Maison.  
Il est condamné le 22 mai 1847 pour défaut de dépôt de l'Apparition de la Sainte-Vierge à deux bergers des Alpes à une amende de 2 000 F, réduite à 50 F en septembre.
L'Anjou pittoresque, annoncé en 9 livraisons de 5 lithographies et 3 feuilles de texte, à partir du 6 décembre 1841, semble bien refléter l'usage de la lithographie chez Cosnier : dans cet in-folio à la belle typographie, les plans des églises étudiées, de même que celui de la ville offert aux souscripteurs, sont lithographiés sur place ; en revanche, pour les vues (Intérieur de l'église Saint-Serge, Maison Abraham, Pont des tanneries...), il a été fait appel au nantais Charpentier, spécialistes des vues pittoresques et artistiques. La pauvreté des illustrations d'Angers ancien et moderne confirme le rôle secondaire joué par la lithographie dans l'imprimerie.
Il se retire de l'entreprise le 1er mai 1866, laissant l'imprimerie à son beau-frère qui prend comme associés Dolbeau et Belleuvre.
 

Bibliographie Sources: 

Archives Nationales F18 1973

Pavie (Eusèbe), M. Léon Cosnier, Angers, Germain et G. Grassin, 1904.