JUNDT Jean, Jacques

Nom: 
JUNDT
Prénom: 
Jean, Jacques
Date de début d'activité: 
14/07/1829
Adresses professionnelles: 

8, rue des Hallebardes

Ville - Département: 
Strasbourg (Bas-Rhin)
Informations personnelles: 

Né le 29 septembre 1796, à Strasbourg. Son père était passementier. Il est le gendre de Kirstein, un ciseleur réputé. Il se présente lui-même comme un artiste, graveur de formation. Il est marchand de papeterie, d'objets d'art, de gravures et fabricant de registres à documents à élastiques.

Informations professionnelles: 

 Il demande son brevet de lithographe, avec l'appui du député  Benjamin Constant, pour lutter contre la concurrence allemande. Créer une nouvelle imprimerie lithographique est un " moyen de lutter favorablement avec les presses lithographiques de l'Allemagne qui nous inonde de leurs productions [...] le nombre des imprimeries lithographiques borné à trois dans le département du Bas-Rhin, est loin de suffire aux besoins surtout pour l'exportation  et l'échange de produits qu'il importe tant d'entretenir et de favoriser sur cette frontière où les communications ont si fréquentes et si faciles" écrit le Préfet. Il s'oriente vers "l'impression d'objets d'art et d'agrément et principalement d'instruction et de récréation pour la jeunesse". Il  fait aussi des travaux de ville.
En 1860, il répond à l'administration qui l'interroge sur son recours à la lithographie : "Nous sommes imprimeurs lithographes depuis 1829 et depuis cette époque nous n'avons jamais cessé d'exercer cette profesion. Nous fabriquons des papiers de fantaisie et de porcelaine. C'est nous qui avons introduit cette fabrication en France. Cette branche d'industrie est soumise à la mode et ses conséquences. Ainsi il arrive parfois que pendant des années entières nous ne pouvons pas nous servir de la lithographie c'est à dire juqu'à ce qu'un nouveau genre de travail nous ait été commandé".
Le jury de l'Exposition de l'Industrie de 1849 note : "MM. Jundt et cie sont de nos plus anciens fabricants de cartes et papier-porcelaine ; ils glacent environ 2 000 rames et exportent une partie de leurs produits en Belgique, en Italie et en Espagne." Ayant examiné leurs calendriers sur porcelaine pour 1850, ils les jugent en général "élégants et originaux" (pagode de Ma-Tsou-Pou à Macao, vue du Bosphore, palais de Tsiaou-Chann...) ; le manque de netteté de l'impression en couleur est excusée en raison de la modicité des prix et une mention honorable leur est décernée.

Bibliographie Sources: 

Archives Nationales F18 2045 ; F18 2306

Annales de l'Imprimerie, 1851, p. 271.