THOMAS Marie, Jean-Baptiste

Nom: 
THOMAS
Prénom: 
Marie, Jean-Baptiste
Date de début d'activité: 
09/12/1843
Date de fin d'activité: 
06/11/1846
Ville - Département: 
Sens (Yonne)
Successeurs: 
Informations personnelles: 

Il est né à Saint-Florentin (Yonne) le 12 juin 1797 : son père était marchand. Il a étudié quelques temps au séminaire de Troyes.
Il se fait appeler Thomas-Malvin, en ajoutant le nom de sa mère.

Informations professionnelles: 

Il a obtenu le 17 juin 1823 un brevet de libraire. Il demande ensuite un brevet d'imprimeur en lettres. Malgré un épais dossier de recommandations d'ecclésiastiques et le projet d'imprimer des ouvrages de piété, il ne réussit ni en 1825 ni en 1829 ; l'administration lui répond que la ville de Sens compte moins de 10 000 habitants et qu'un second typographe y est inutile. Il réitère sa demande en août 1830, "maintenant qu'un gouvernement plus libéral..." Sans plus de résultat. Il n'obtient finalement son brevet que le 12 février 1836 et le rapport constitué à cette occasion éclaire sur les raisons, mêlant politique et  rivalité commerciale, de ces refus successifs. L'imprimeur Tarbé mène campagne depuis longtemps contre ce concurrent potentiel ; c'est sans doute lui "la personne très honorable" qui confie au Préfet que Thomas "est peut-être le seul homme dangereux qu'il y ait à Sens", "un intrigant du parti légitimiste et religieux"  dont la librairie tire profit  de son activisme religieux. Il est vrai que Thomas s'est fait remarquer  par l'énergie de ses regrets pour le gouvernement déchu". Malgré cet avis très négatif du Préfet, l'administration accorde le brevet. En 1839, Thomas fait la demande d'un brevet de lithographe et se heurte dans un premier temps à un nouveau refus du Préfet, justifié (confidentiellement) par ses opinions légitimistes. Toutefois,  Thomas a fourbi ses armes : il est désormais recommandé par le Maire et le député et mobilise un certain nombre de personnalités locales pour attaquer son adversaire sur le terrain notamment des prix pratiqués ; enfin, il a donné des gages politiques en refusant récemment ses presses à un journal légitimiste et à un journal "radical", et en soutenant, avec ses amis, les candidats du gouvernement aux dernières élections. Il obtient donc son brevet de lithographe en 1843. Il imprime surtout des ouvrages religieux (sermons, rituels, lettres pastorales, catéchismes...) mais ausi l'Almanach historique et statistique des arrondissements de l'Yonne.
Il cède ses brevets à son gendre Pierre Gallot qui avait précédemment repris l'ancienne imprimerie de son vieil ennemi Tarbé après une série de manoeuvres. Il reprend les brevets qu'il avait cédés à Gallot le 3 octobre 1848.

Bibliographie Sources: 

Archives Nationales F18 2116 A