ENGELMANN Jean

Nom: 
ENGELMANN
Prénom: 
Jean
Date de début d'activité: 
18/03/1839
Date de fin d'activité: 
10/11/1875
Adresses professionnelles: 

1, cité Bergère (1839)
12, rue de l'Abbaye (1851)

Ville - Département: 
Paris
Adresse personnelle: 

1, cité Bergère

Parrains: 
Informations personnelles: 

Il est né le 2 mars 1816 à Mulhouse (Haut-Rhin) et mort en 1875. Il est le fils de l'imprimeur lithographe Godefroy Engelmann et de Catherine Thierry.

Informations professionnelles: 

Il travaille avec son père et le brevet d'invention du procédé de chromolithographie est pris à leurs deux noms en 1837. À la mort de son père, il prend la direction, qu'il exercera jusqu'en 1851, de ses ateliers spécialisés en chromolithographie, à Paris, en association avec son oncle, Thierry. En 1842, il s'installe avec un ami de Mulhouse, Auguste Graf. Engelmann et Graf prennent entre, 1856 et 1858, plusieurs brevets pour remplacer le verre dépoli à décor (le verre "mousseline") par une feuille de papier lithographiée et collée sur le verre, puis le verre coloré pour "abat-jours, lanternes, écrans et autres objets transparents" par une feuille imprimée de couleurs transparentes "d'une vigueur et d'un éclat tout à fait comparables à la vraie peinture sur verre" ; leur procédé baptisé "diaphanie" est ensuite étendu à des supports légers comme gaze et mousseline. Ils exposent le procédé dans un ouvrage qui connaîtra de régulières rééditions, La Diaphanie, ou l'Art de confectionner facilement et économiquement les vitraux peints (1855). D'autre part, ils se spécialise dans la reproduction par la chromolithographie de miniatures et manuscrits enluminés du Moyen-Age (Livre d'heures d'après les Manuscrits de la Bibliothèque Royale, 1846 ;  Statuts de l'ordre du Saint-Esprit ,1853...) Ils impriment aussi une partie des planches pour Les Arts et l'Industrie, éditées par Gide et Baudry.  Présents à l'Exposition universelle de 1867, ils retiennent l'attention de D. Kaeppelin par "des sujets de sainteté pour livres de messe d'une grande pureté de ton" et des "imitations de vitraux d'église d'une exécution admirable" et d'un prix si bas que la plus modeste église peut acquérir ces ornements auparavant "réservés aux plus anciennes et plus riches cathédrales" : la feuille imprimée est enchâssée entre deux plaques de verre.
Ils déménagent de la cité Bergère, où le loyer était estimé à plus de 10 000 F, à la rue de l'Abbaye en 1851.
Il est également breveté libraire depuis le 10 juillet 1856. Il possède un atelier de reliure 10, rue Royale Saint-Honoré, dirigé par sa femme Catherine Aglaé Mercier. Le brevet de libraire est pour elle, et elle compte y vendre des ouvrages d'art et de luxe. Devenue veuve, elle poursuivra l'exploitation de cette librairie tandis que son fils Robert Philippe remplacera son père à la tête de l'imprimerie (10 novembre 1875).
En 1871, il est l'un des fondateurs de la Chambre syndicale des imprimeurs lithographes de Paris.

 

Associés: 
Bibliographie Sources: 

Archives Nationales F18 1761

INPI, 1 BA 5768 Procédé d'impression lithographique d'objets d'art en couleur nommé par les auteurs "impression lithocolore", 1837.
         1 BB 28527 (1) (2), Imitation du verre-mousseline par impression sur papier transparent, 1856-1858.
         1 BB 42812, Perfectionnement dans le mécanisme de distribution des machines à vapeur, 1859.

INPI, 1 BB 180135  Procédé de fabrication des vitraux par gravure à l'acide fluorhydrique et application de couleurs vitrifiables à l'aide de décalcomanie, 1886.  http://bases-brevets19e.inpi.fr

L'art de peindre la parole. Études sur l'imprimerie, la librairie... par MM. Gobin (H.), Jeunesse (A.), Kaeppelin (D.), Paris, Eugène Lacroix, 1874, p. 94-95.   http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5711971f