LANOÜE Paul, Eugène

Nom: 
LANOÜE
Prénom: 
Paul, Eugène
Date de début d'activité: 
26/09/1854
Adresses professionnelles: 

66, rue du faubourg Saint-Martin (1853)
5 bis, rue d'Arcole
20, rue Domat / 51, rue Galande (1866)

Ville - Département: 
Paris
Adresse personnelle: 

103, quai Valmy (1854)

Prédécesseurs: 
Informations personnelles: 

Il est né le 3 septembre 1820 à Paris. Il est marié et père de 5 enfants. Il a travaillé pendant dix-huit ans chez Cattier, Basset, puis Lemercier en tant qu'ouvrier lithographe.

Informations professionnelles: 

Il a fait une première de demande de brevet par transfert qui a été rejetée le 11 février 1853 "parce que son instruction et son aptitude étaient insuffisantes" ; le commissaire inspecteur de la Librairie Gaillard l'avait interrogé "sur les procédés lithographiques les plus connus" et il ignorait même "les devoirs et les obligations fixés par la loi, pour les imprimeurs" ; la dictée à laquelle il avait été soumis  était d'une écriture peu élégante, mais contenait moins de fautes d'orthographe que ne le suggèrait Gaillard. L'année suivante, il est jugé  "qu'il a acquis une instruction suffisante que l'enquête a constatée" et il obtient donc son brevet.
Il doit travailler pour la Compagnie de chemin de fer du Bourbonnais et de l'Est pour imprimer des cartes et plans de grandes dimensions et redoute de casser les pierres lithographiques de grande taille en les transportant. Pour cette raison, il obtient le 2 octobre 1860 l'autorisation pour un an d'installer 4 de ses huit presses, près des ateliers de dessin de la Compagnie, au 69, rue Blanche ; il s'y installerait définitivement l'année suivante, quand le local entier deviendrait libre ; il renonce rapidement à ce projet et l'autorisation est annulée en décembre 1861.
Il fait faillite en 1865 avec un actif de 16 177 F et un passif de 17 456 F. Il reprend néanmoins une activité puisqu'il déclare en 1866, quitter son atelier de la rue d'Arcole pour cause d'expropriation et annonce son déménagement pour la rue Domat.
Il fournit à des imprimeurs en lettres des illustrations lithographiées pour de grandes affiches typographiques, à des éditeurs d'estampes des scènes d'actualité et produit pour son propre compte des recueils de caricatures théâtrales, des affiches publicitaires... Sauf exceptions, comme les caricatures de Carjat, ses lithographies sont d'un style assez banal et conventionnel. Pour les chemins de fer du Bourbonnais, il a lithographié le luxueux atlas grand in-folio des Travaux et matériels de chemins de fer (1868), sous la direction de l'ingénieur Bazaine, et ses 65 planches.
 

Bibliographie Sources: 

Archives Nationales F/18/1785
Archives de Paris D10 U3 38 n°4376