FAYE François

Nom: 
FAYE
Prénom: 
François
Date de début d'activité: 
05/06/1828
Date de fin d'activité: 
27/04/1854
Adresses professionnelles: 

44, rue du Cahernan / 139, rue Sainte-Catherine

Ville - Département: 
Bordeaux (Gironde)
Informations personnelles: 

Il est né le 19 février 1793 à Bordeaux dans une famile d'imprimeurs "depuis un temps immémorial". Il est bachelier ès lettres et il a travaillé pendant dix ans dans l'atelier de son père. Il est lieutenant de la Garde nationale, membre du Comité de la Société philomathique et fait partie des notabilités bordelaises. Il est de tendance légitimiste.
Il meurt le 14 août 1887.

Informations professionnelles: 

Il a repris le brevet d'imprimeur en lettres de son père le 9 juillet 1823. Il fait une demande de brevet de lithographe car il accuse la centralisation parisienne de lui avoir fait perdre une partie des impressions de la douane et de la marine qui faisaient la fortune de son père ; la lithographie compenserait cette perte. Il obtient aussi un brevet de libraire le 27 août 1833 car, imprimeur de l'archevêché, il souhaite vendre les ouvrages qu'il imprime. Il se démet de son brevet de typographe en juin 1851 et de celui de libraire en juin 1859.
Au tout début des années 1830, il fait travailler l'écrivain lithographe Paul Émile Niveduab dont Michaël Twyman reconnaît la patte dans certaines de ses impressions notamment dans sa carte professionnelle. Puis il entre en société avec lui en 1832 jusqu'à ce que Niveduab demande, en 1835, un brevet de lithographe pour se mettre à son compte.
Il est l'imprimeur de la Société de médecine de Bordeaux et de son journal, ce qui lui vaut une très importante production d'ouvrages médicaux, et de la Société philomathique ; il imprime aussi les lettres pastorales et mandements de l'évêque, des certificats de communion et images pieuses ainsi que, chaque année, un Calendrier ecclésiastique et de dévotion. S'y ajoute l'impression d'ouvrages divers : droit, histoire, littérature locale, agriculture, factums... Il pratique l'autographie, pour la musique notamment (La Lyre des souvenirs, Rodantaphon...), et la lithographie (portraits, plans...), plus occasionnellement la taille-douce. Éditant beaucoup d'ouvrages documentaires, il recourt à la lithographie pour illustrer des ouvrages aussi divers que la Recherche sur les forces productives de la Gironde ou De la pêche dans la bassin d'Arcachon, mais ses portraits et paysages n'ont pas le charme de ses titres ornés d'arabesques et sont de facture assez médiocre.

Associés: 
Bibliographie Sources: 

Archives Nationales F18 1930

Twyman (Michael), "L'art d'écrire sur la pierre dans les années 1830 : les travaux d'Émile Niveduab à Bordeaux" (à paraître)