NIVEDUAB Paul, Émile

Nom: 
NIVEDUAB
Prénom: 
Paul, Émile
Date de début d'activité: 
05/05/1836
Date de fin d'activité: 
10/10/1860
Adresses professionnelles: 

18, rue des Ayres

Ville - Département: 
Bordeaux (Gironde)
Informations personnelles: 

Il est né le 11 janvier 1796 à Alet (Aude) ; son père était marchand. Il s'est engagé en 1816 et il a été fourrier dans la garde royale avant de travailler, de 1826 à 1829, chez Mantoux à Paris, comme lithographe. Sa demande d'un brevet pour Paris, datée du 19 mars 1829, n'ayant pas abouti, il part pour Bordeaux. Il est médaillé de Sainte-Hélène . 
Il épouse  en janvier 1841, à Alet, Jeanne Sophie  Philippine Menier avec qui il aura un fils, Albert, né en 1842.
Il meurt le 9 février 1877.

Informations professionnelles: 

il travaille d'abord  comme artiste lithographe indépendant pour le compte de Faye, l'imprimeur typographe et lithographe bordelais. En 1832, il forme avec lui la société H. Faye et Niveduab, mais ils se séparent en 1835, Faye le jugeant rétrospectivement,  "intelligent, mais maladif", et souvent absent. Il fait alors une demande de brevet qu'il exploite de 1836 à 1840. Il semble qu'il ait vendu son matériel en 1841, en raison de "sa mauvaise position" et quitté Bordeaux pour Alet ; il s'y marie avec, selon un témoin, un de ses cousines qui a 60 000 F de dot ! Quelques travaux retrouvés par Michael Twyman suggèrent qu'il a continué à travailler comme lithographe à Alet. Lui-même évoque devant un témoin une imprimerie incendiée dont on n'a pas trouvé trace.  En 1860, son brevet est annulé car il n'habite plus Bordeaux (ce que l'enquête de 1851 avait déjà constaté) et il a vendu son matériel. Toutefois, en avril 1864, il demande à reprendre son titre, ignorant (ou feignant d'ignorer) que le titre a été annulé et que cela exigerait qu'un nouveau brevet soit créé. Il se voit opposer un refus car une création est exclue dans la conjoncture du moment, d'autant que l'administration le soupçonne de ne vouloir ce brevet que pour le revendre rapidement. Ce qui semblait en effet son intention.
Plus que l'autographie, il pratique la lithographie. Comme l'annonce une carte publicitaire et le confirment les exemples retrouvés de son travail, il se consacre aux travaux de ville : "Factures, Adresses, Circulaires [...] Cartes de visite [...] Billets à ordre[...] Lettres de faire-part [...] Étiquettes pour Pharmaciens, Confiseurs, Parfumeurs, Liquoristes, etc. Copies de plans, Musique, Vignettes en tous genres, Fac-similés et généralement tout ce qui concerne les Sciences et les Arts". Il s'y distingue par un talent particulier pour la création de lettres ornées et de grisés dont l'aspect décoratif ne nuit jamais à l'efficacité du message véhiculé.

Associés: 
Bibliographie Sources: 

Archives Nationales F18 1932

Twyman (Michael), "L'art d'écrire sur la pierre dans les années 1830 : les travaux d'Émile Niveduab à Bordeaux" (à paraître)

Remarques: 
S'appuyant sur plus de 500 exemples de la production d'Émile Niveduab, conservés dans une collection privée, Michael Twyman a consacré une remarquable étude à la création graphique de cet écrivain lithographe bordelais. Grâce au caractère exceptionnel de cette collection et à la richesse de l'étude qu'elle permet, c'est notre connaissance des multiples aspects du métier d'écrivain lithographe qui se trouve éclairée.