REY Joseph

Nom: 
REY
Prénom: 
Joseph
Date de début d'activité: 
13/05/1843
Date de fin d'activité: 
09/10/1880
Adresses professionnelles: 

2, rue Saint-Côme

Ville - Département: 
Lyon (Rhône)
Prédécesseurs: 
Successeurs: 
Informations personnelles: 

Il est né le 26 décembre 1801 à Cervières (Hautes-Alpes). Il est ouvrier lithographe.
Il meurt le 25 mai 1880

Informations professionnelles: 

Après avoir obtenu son brevet de lithographe par transfert de celui de Béraud-Lauras, il fait la demande d'un brevet d'imprimeur en lettres par création pour lequel Louis Perrin, entrainant ses confrères, lui refuse, en février 1848,  le certificat de capacité : il ne lui dénie pas la capacité à être imprimeur typographe, mais s'oppose, ainsi que ses confrères, à la création de nouveaux brevets et en informe le Préfet. Rey, déçu de la fraternité "bien peu maçonnique de ses confrères lyonnais", contourne la difficulté en s'adressant aux lithographes de Saint-Étienne Nublat, Pichon, Saurin et Théollière. Pour plus de sûreté, profitant de l'évolution du contexte politique, il informe le ministre : "Le corps des imprimeurs de Lyon s'est opposé à cette création parce que ce nouvel établissement aurait servi d'organe à la presse radicale qui aurait rappelé aux citoyens les dangers de la patrie. Ce corps voulait exercer un monopole qui contraste aujourd'hui avec nos idées de réforme et avec la victoire du peuple scellée au sang  des martyrs de nos libertés". Il donne ainsi à un conflit qui n'était peut-être que professionnel une dimension politique qui lui vaut l'obtention de son brevet le 15 mai 1848, mais aussi une surveillance étroite quand le contexte politique change. Le 14 août 1849, il est condamné à 25 F d'amende pour défaut de déclaration d'un placard, imprimé au moment des élections "La République rouge et la République blanche". Le 2 décembre 1850, il est condamné pour complicité avec Alphonse Gent, le militant républicain qui, depuis Lyon, essayait de rassembler les forces d'opposition, car il aurait servi d'intermédiaire pour l'acheminement  de son courrier. À la suite de cette condamnation, le Préfet suggère que lui soit retiré son brevet ; le ministère refuse, arguant que cette dernière condamnation n'est pas un délit d'imprimerie, pas plus que celle de juillet 1845 pour appartenance à une société secrète, d'ailleurs déjà ancienne ; quant à  la condamnation de 1849, la peine fut trop faible pour justifier un retrait de brevet. Après le coup d'État, il est menacé d'internement mais grâcié le 29 mars 1852, restant soumis à surveillance.  Le 2 décembre 1853, il est à nouveau poursuivi pour avoir imprimé et livré aux candidats les bulletins de vote pour le conseil des prudhommes sans avoir attendu le délai de 24 h permettant à l'administration de refuser éventuellement son autorisation.
À sa mort, son associé et beau-frère Jacques Michel Casimir Sézanne  assume pour deux ans la direction de l'imprimerie, avant de mourir à son tour, laissant l'entreprise à ses fils Victor et Léon

Associés: 
Bibliographie Sources: 

Archives Nationales F18 2060

Poursuivis à la suite du coup d'État de 1851,  http://tristan.u-bourgogne.fr:8088/4DCGI/Fiche1851/22511