MONTALAN Philippe

Nom: 
MONTALAN
Prénom: 
Philippe
Date de début d'activité: 
10/05/1838
Date de fin d'activité: 
28/04/1865
Adresses professionnelles: 

18, rue au Change (1838)
Rue Fructidor (1846)

Ville - Département: 
Chalon (Saône-et-Loire)
Successeurs: 
Informations personnelles: 

Il est né le 14 janvier 1795 à Lyon où il a un frère orfèvre. Il a toujours travaillé dans l'imprimerie, notamment chez Rusand à Lyon, pendant 17 ans, puis chez Périsse à Roanne, dont il devint le gérant.

Informations professionnelles: 

Il a d'abord demandé un brevet de libraire et un autre d'imprimeur en lettres pour Nantua ; seul le premier lui fut accordé  le 14   novembre 1826. Jugeant que la seule activité de libraire ne pourrait suffire à le faire vivre, il renonça à exploiter ce brevet. En 1838, il demande à reprendre le brevet d'imprimeur en lettres de Perrin et à recevoir par création un brevet de lithographe, auquel il joindrait son brevet de libraire, échangé de Nantua à Chalon. Il dit avoir de plus le projet de devenir fondeur de caractères et de pratiquer la stéréotypie. Il obtient ses brevets car, de l'avis du Préfet, "la réunion dans une seule maison de ces trois branches de l'industrie serait un moyen puissant de concurrence à opposer à un imprimeur de la même ville dont tous les actes sont hostiles au gouvernement."
Il est le propriétaire et imprimeur du Courrier de Saône-et-Loire. Sa production typographique est importante : factums, discours de distributions de prix, professions de foi politiques, querelles locales, oeuvres d'historiens ou de poètes locaux, publications administratives... En 1859, il se dit imprimeur-libraire-éditeur pour un ouvrage sur la résistance des matériaux.
La lithographie lui permet de faire de classiques travaux de ville comme des étiquettes.
Il est condamné le 3 mars 1843 à 500 F d'amende pour défaut de signature dans un supplément de son journal, destiné à soutenir un candidat. Il obtient remise entière de son amende, sans doute parce que "il défend depuis plusieurs années les principes conservateurs avec un louable dévouement".
Certaines de ses étiquettes portent la mention "Lith. Montalan gérée par Bellanger". Après sa reprise par Sordet, l'imprimerie est connue sous le nom d'Imprimerie Montalan-Sordet.

Bibliographie Sources: 

Archives Nationales F18 2065