FERNIQUE *Charles, Antoine

Nom: 
FERNIQUE
Prénom: 
*Charles, Antoine
Date de début d'activité: 
21/09/1851
Adresses professionnelles: 

15, rue de Clichy (1851)

Ville - Département: 
Paris
Prédécesseurs: 
Informations personnelles: 

Il est le fils d'André Simon Fernique. À 11 ans, il a quitté l'école pour entrer en apprentissage chez Mantoux, puis a fait son service militaire  et pendant 4 ans il a pratiqué la lithographie au train des équipages. Il a travaillé ensuite chez Aubert et "le sieur Philipon eut l'idée d'imprimer des dessins aux crayons noir et blanc. Ce fut [Fernique] qui fut chargé de trouver les moyens d'y réussir. À quoi il parvint au bout de quatre mois d'essais."

Informations professionnelles: 

En 1843, souhaitant mettre à profit son expérience, il demande le transfert à son profit du brevet de son père. Il  y renonce quelques mois plus tard. En effet, le 4 septembre 1843, Bailleul a fait un rapport  dans lequel il reconnaît ses compétences en matière de lithographie, mais déplore son peu d'instruction, conseillant, en conclusion de lui refuser un brevet, mais de lui donner une simple autorisation pour la possession personnelle d'une presse ; il pourrait ainsi continuer à s'entraîner à imprimer tout en prenant des leçons pour améliorer son instruction. Sans être exceptionnel, ce type de décision est rare. Même si quelques lignes écrites par le candidat montrent une écriture malhabile, une expression  très embarrassée et une orthographe hésitante, on peut se demander si la décision n'a pas été influencée par la mauvaise opinion que Bailleul avait du père et les bonnes relations du fils avec Philipon et Aubert chez qui il a travaillé. Le dossier d'André Simon Fernique mentionne une transmission à son fils le 21 février 1851 mais il n'y a pas de dossier au nom de son fils. Quoi qu'il en soit, il semble bien que Charles Fernique ait travaillé sous le brevet de son père, notamment pour la production satirique des années 1847-1851, signée simplement Lith. Fernique ou Fernique et cie. À partir de 1851, apparaît la signature Lith. Ch. Fernique sur une production abondante et diversifiée.
Il imprime des estampes satiriques d'Henry Emy (Bric-à-brac caricatural,  Les plaisirs du jeune âgeLa ville et le village) et de Cham (Mr. Papillon ou l'Amour autour du monde,  L' art de réussir dans le monde, Les tâtonnements de Jean Bidoux dans la carrière militaire), de très nombreux  portraits d'acteurs pour la Galerie dramatique, des jeux (La Campagne. Nouveau jeu de Dominos Pittoresques, 1851) et des albums d'illustrations pour enfants, des partitions ( La mélancolique, polka-mazurka), des textes lithographiés, des plans...Pour les dessins satiriques et les portraits, il travaille essentiellement pour le compte de l'éditeur et marchand Martinet.

Bibliographie Sources: 

Archives nationales F18 1763