DECAN Louis, Henri

Nom: 
DECAN
Prénom: 
Louis, Henri
Date de début d'activité: 
09/07/1847
Date de fin d'activité: 
15/06/1853
Adresses professionnelles: 

28, rue du Paradis Poissonnière (1850)
19, rue Richer (1848)
7, rue Richer (1847)

Ville - Département: 
Paris
Adresse personnelle: 

3, rue de Chabrol (1847)

Prédécesseurs: 
Successeurs: 
Informations personnelles: 

Il est né le 1er septembre 1797 à Messy (Seine-et-Marne)  ; son père était cultivateur. Il est marié et père de famille. Il est propriétaire de la maison qu'il habite et de deux autres, à Monmartre et rue Transnonain. Il est entrepreneur de peinture en bâtiments et il a consenti des prêts importants à l'imprimeur Rigo.

Informations professionnelles: 

Il reprend l'imprimerie de Rigo pour éviter sa faillite et sauver les avances qu'il lui a faites. Il s'appuiera sur le chef d'atelier Lebref qui,depuis longtemps dans l'imprimerie, a fait la preuve de sa capacité ; ils sont associés quelques mois jusqu'en 1848 (lithographies signées Decan et Lebref). Il a le projet de céder plus tard l'entreprise à son fils.
En 1848, il possède 22 presses, mais il ne lui en reste plus que 12 l'année suivante. Il poursuit l'impression -régulière et volumineuse- des planches de la Galerie dramatique, dessinées par Lacauchie qui s'attache plus aux costumes qu'à la personnalité des acteurs et danseurs, rendue de façon très banale. Il travaille aussi pour l'illustration d'autres périodiques comme Le Voleur et le cabinet de lecture réunis, Le Feuilleton de Paris, La Mode... ou de publications très illustrées comme L'Histoire de l'ornement de Guilmard ou le Voyage au Soudan oriental. La Révolution de 1848 ne lui offre l'occasion que d'estampes assez "neutres" et fades tant politiquement qu'esthétiquement.
Le 14 avril 1850, il est condamné à une amende de 3 000 Fpour omission de son nom et 100 F pour absence de dépôt d'une adresse de L'Auteur aux abonnés des Mystères du peuple, édité par La Châtre. L'administration reconnaît volontiers qu'il n'imprime habituellement pas de textes politiques et qu'il ne s'occupe pas lui-même de la marche de son imprimerie ; elle concentre son enquête sur Lebref, mais, si des relations avaient déjà été nouées entre Rigo et La Châtre, notamment autour d'une Histoire des papes, "oeuvre peu morale", elle ne trouve rien à reprocher à Lebref. Après hésitations, l'amende est ramenée à 1 000 F le 2 novembre 1850.

 

 

 

Bibliographie Sources: 

Archives Nationales F18 1752