JUNCA Pierre, *Théophile

Nom: 
JUNCA
Prénom: 
Pierre, *Théophile
Date de début d'activité: 
13/04/1835
Date de fin d'activité: 
28/03/1851
Adresses professionnelles: 

6, passage Saulnier (1835)
Galerie Colbert (1836)

Ville - Département: 
Paris
Adresse personnelle: 

37, rue des Augustins (1835)

Successeurs: 
Informations personnelles: 

Il est né le 23 août 1810 à Bayonne  (Basses-Pyrénées) ; son père était directeur divisionnaire des Postes militaires. Il appartient à la Garde nationale.
En  octobre 1840, il est revenu à Bayonne où il exerce comme agent de change. Puis, il y ouvre un comptoir  sous le patronage de la Compagnie générale des caisses d'escompte, créée en 1852, et, après la liquidation de celle-ci en 1858, un établissement bancaire. Il est mis en faillite le 20 octobre 1862. Un rapport établi par la Banque de France le peint, en 1862,  "actif et intelligent", mais "ardent et facile".

Informations professionnelles: 

Il déclare avoir l'intention d'employer 6 ou 8 presses à l'impression de dessins et estampes. Il prend, en effet, le relais des impressions lithographiques pour La Caricature et le Charivari qu'éditent Aubert et Philipon ; l'administration le soupçonne d'ailleurs d'avoir Aubert pour commanditaire à un moment où la multiplication des poursuites finit par décourager les imprimeurs de cette presse satirique, et de travailler pour le compte de celui-ci dans les locaux du Musée Gaugain, galerie Colbert. Junca imprime donc, outre des images d'actualité (attentat et procès de Fieschi ; spectacles ), des caricatures politiques, dont plusieurs concernent directement la liberté de la presse,  jusqu'à la "machine infernale de Sauzet" et la loi de septembre 1835. Cette production n'aura donc duré que quelques mois. Il doit désormais se contenter d'imprimer des caricatures de moeurs, dues notamment à Daumier, de nombreuses scènes de représentations théâtrales, des portraits anodins ou satiriques, des reproductions pour le Charivari des statuettes de Dantan... De son côté, Aubert a obtenu, en février 1836,un brevet à son nom et peut signer désormais l'impression des estampes qu'il édite. En avril 1836, les estampes portent la mention "Imp. d'Aubert et Junca, gal. Colbert", Junca signant encore le dépôt jusqu'en octobre 1837. Il semble qu'à la fin de 1837 Junca abandonne l'association avec Aubert, dont la production porte désormais la mention "Imp. Aubert et cie".

Bibliographie Sources: 

Archives Nationales, F/18/1782

Lastécouères (C.), Les feux de la banque. Oligarchie et pouvoir financier dans le Sud-Ouest (1848-1941), Paris, éd. du CTHS, 2006, p. 74-77.