En complément de ses publications imprimées, l'École des chartes propose sur ce site des textes et corpus dédiés à l'exploration électronique.
Accordant à la liturgie une place centrale dans leur vie religieuse, les Prêcheurs attachèrent une grande importance à son unification. Accomplie en 1254-1256, sous la direction du cinquième maître de l’ordre, Humbert de Romans, celle-ci fut aussitôt fixée dans les quatorze livres de la liturgie dominicaine, dont le lectionnaire de l’office et son sanctoral. Le manuscrit apographe de ces textes, dit le « Prototype », est parvenu indemne jusqu’à nous : il est aujourd’hui conservé aux Archives générales de l’ordre, au couvent Sainte-Sabine de Rome, sous la cote XIV L 1. L’édition et l’étude du sanctoral appellent l’attention, non seulement des liturgistes, mais plus largement des historiens des savoirs médiévaux, sur la technique des citations et de l’emploi des sources ainsi que sur l’originalité dans la composition même du lectionnaire – étonnante pour le XIIIe siècle.
Le Du Cange est un glossaire médiéval, rédigé majoritairement en latin. L'ouvrage a été initié par Charles Du Fresne Du Cange au XVIIe siècle, et fut augmenté deux siècles durant. Malgré son ancienneté, cette référence reste nécessaire à l'historien du Moyen Âge occidental. L'édition électronique proposée tente de proposer de nouveaux outils pour aider le chercheur à tirer profit du corpus.
Le Miroir des classiques est un répertoire des traductions des classiques latins et grecs faites en français et en occitan au Moyen Age. Sont présentées, sous le titre de chaque ouvrage traduit, les différentes traductions dans leur ordre chronologique ainsi que leurs remaniements éventuels. Pour chaque traduction, caractérisée rapidement, est fournie une analyse précise des manuscrits et des éditions (incunables et éditions du XVIe siècle) qui la conservent. Les notices seront publiées sur ce site au fur et à mesure de leur achèvement.
Les archives médiévales de Montferrand sont parmi les plus riches du Midi de la France et conservent une série très fournie de comptes en langue d'oc, qui s'échelonnent du milieu du XIIIe siècle à la fin du XIVe siècle. Après avoir édité en 1985 le premier registre (1259-1272), R. Anthony Lodge poursuit ici la publication scientifique d'une comptabilité consulaire exceptionnelle, dont l'intérêt est tout autant historique que linguistique.
Cet ouvrage est aussi disponible en version papier dans la collection Études et rencontres de l'École des chartes accompagné d'un index et d'une étude historique et linguistique.
Le séminaire "Mai 68 et les intellectuels versus l'histoire orale" affiche dans son titre la dualité de son propos. Au titre de l'enseignement, il propose une réflexion sur les spécificités d'une discipline historique - l'histoire orale - en la comprenant dans un contexte international de circulation des savoirs, dans une temporalité historique et dans l'application d'une méthode scientifique. Pensé comme un atelier de recherche, il est dans l'agir puisque les postulats sont immédiatement convertis par la fabrication puis l'analyse d'un corpus raisonné de témoignages "d'intellectuels" qui, en situation à l'École des chartes, à l'Université ou dans les emprises du pouvoir politique, ont connu une intersection signifiante avec 68. Ce site Web reflète les activités du séminaire et en offre les résultats.
Le Graduel prémontré de Bellelay (XIIe siècle) est la première publication électronique en ligne d'un manuscrit liturgique et musical du Moyen Âge.
Conservé à la bibliothèque cantonale jurassienne à Porrentruy (Suisse), c'est l'une des premières sources de l'ordre de Prémontré contenant le répertoire complet pour le cycle liturgique annuel. L'origine problématique de ce manuscrit et le contenu musical original font de cette source un témoin précieux de la vie liturgique et musicale médiévale.
Du XIIIe au XVe siècle, lorsqu'un auteur voulait faire un travail sérieux sur l'histoire de France, il allait se renseigner à Saint-Denis, abbaye proche du pouvoir capétien et gardienne des insignes royaux, qui se flattait d'être la mémoire de la dynastie. Même s'il n'y allait pas, il valait mieux prétendre qu'il y était allé...
Voici le texte que lui proposaient les moines bénédictins de Saint-Denis : un recueil de textes historiques depuis les origines, qu'ils avaient compilé à partir de sources antérieures, et qu'ils s'attachaient à tenir à jour. Avec ses erreurs, ses lacunes et ses réussites, c'est la base de travail des historiens et chroniqueurs, le socle de connaissances supposées sûres sur lesquelles ils bâtissaient leur propre édifice.
La base BÈDE (Bibliographie des EDitions et Etudes de sources documentaires françaises médiévales) est une bibliographie rétrospective des études et des éditions d'actes et de documents d'archives du Moyen Âge, pour le territoire de la France contemporaine. Procédant d'une enquête bibliographique poussée et d'une description détaillée du contenu, elle recense d'ores et déjà plus de 2000 titres parus entre 1965 et 2000. La tranche 2001-2005 est en cours de traitement. Deux modes d'interrogation sont disponibles : la « recherche » sur une question mono- ou multicritère, le « feuilletage » méthodique des données par sujet.
Numérisation en mode texte et image de 8 éditions de cartulaires d'Ile-de-France parues à la fin du XIXe siècle et conservées à la bibliothèque de l'Ecole des chartes.
Achevé au plus tard au début de 1427, le formulaire d'Odart Morchesne, ici édité dans la version la plus proche de l'auteur, est riche de quelque 270 modèles d'actes que les notaires et secrétaires du roi de France pouvaient être amenés à composer. Aucun recueil n'était jusque-là parvenu à ce degré de pertinence et de variété dans le choix des textes, aucun n'avait encore organisé la matière de façon aussi efficace et structurée. De fait, la compilation de Morchesne forma le socle d'un grand nombre de formulaires postérieurs, puis, au début du XVIe siècle, du Grand stille officiel de la chancellerie. Sa capacité de séduction ne tient pas qu'à son efficacité, mais aussi au double souci de l'auteur de livrer des matériaux d'une actualité immédiate, autant que des formules éprouvées ; il fait pénétrer de plain-pied dans l'écritoire du notaire du roi en même temps que dans les années troubles du « royaume de Bourges ».
Ce texte est le canevas du cours intitulé « méthodes pratiques de statistique et de cartographie » professé devant les élèves de première année de l'École des chartes durant l'année 2003-2004. Il ne s'agit pas d'un cours de statistique, mais d'un cours d'histoire, fait par un historien pour des historiens. La visée en est essentiellement pratique : apporter aux étudiants une vue générale des possibilités riches et variées que les techniques statistiques ouvrent à toute recherche historique. Dans ce cours, contrairement à ce que l'on trouve dans la plupart des manuels, on a laissé de côté tout ce qui ressemble à des démonstrations mathématiques, en privilégiant une approche essentiellement conceptuelle. J'ai insisté sur trois aspects :
1. un aspect historique, en précisant le plus souvent possible quand et dans quelles conditions se sont développées les méthodes auxquelles il est fait allusion ;
2. un aspect critique, c'est-à-dire des indications sur ce qu'il faut faire et ce qu'il faut éviter ; sur ce dernier point, il s'agit autant des pièges classiques (qu'il vaut mieux signaler énergiquement) que de certaines procédures, voire certains logiciels, qui ont pignon sur rue et dont l'usage me semble beaucoup plus néfaste que profitable ;
3. un aspect prospectif, en signalant quelles sont, de mon point de vue, les principales lacunes de l'arsenal actuel, et les perspectives de développement de nouvelles procédures qui semblent prioritaires.
L'usage de ce texte, destiné à tous les historiens, est libre à l'exclusion de tout contexte commercial.
En 1406, Guillaume de la Perche, prieur de la communauté monastique du Saint-Mont, dépendant de la grande abbaye voisine de Remiremont, fit ouvrir un livre pour inscrire le nom des bienfaiteurs de son monastère et célébrer leur mémoire. L'entreprise fut continuée irrégulièrement jusqu'au début du XVIIIe siècle. Cet obituaire ou livre des obits est aujourd'hui conservé à la bibliothèque de Metz (médiathèque du Pontiffroy).
Ce manuscrit — jusqu'alors inédit — est riche d'informations sur la vie quotidienne d'une petite maison très impliquée dans le réseau économique et social du bourg voisin. L'édition qu'en donne Marie-José Gasse-Grandjean, accompagnée de la numérisation du manuscrit effectuée par la bibliothèque de Metz, y donne enfin accès.
La onzième réunion plénière de la Commission internationale de diplomatique a été organisée par l'École des chartes et ses séances de travail regroupées autour du thème de la langue des actes, qui faisait écho à l'un des questionnaires de l'équipe de recherche de l'École, « Diplomatique et linguistique ». Quelques lignes directrices ont été tracées, dont on donne l'exposé sur ce site.
Textes des conférences organisées tout au long de l'année à l'École des chartes.
Édition électronique des édits de pacification promulgués pendant les guerres de religion du XVIe siècle dont une édition inédite de l'édit de Nantes.
Nouvelle version du répertoire des architectes diocésains paru dans l'ouvrage de Jean-Michel Leniaud : Les Cathédrales au XIXe siècle, Economica, 1993.
Edition électronique du plus important cartulaire de l'abbaye de Saint-Denis : le Cartulaire blanc.
Disponible actuellement : le chapitre de Tremblay-en-France et le chapitre de Rueil-Malmaison.
Base de données des catalogues de vente de bibliothèques de l'époque moderne conservés dans les bibliothèques parisiennes mis au point dans le cadre de l'Institut d'histoire du livre.
Catalogue des estampes conservées à la bibliothèque de l'École nationale des chartes et ressources sur les estampes.