A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W Y Z
BOUSSAINGAULT

Nom : BOUSSAINGAULT
Prénom : Jacques, Henri
Date : 29/11/1831

Ville : Fontainebleau (Seine-et-Marne)

Informations personnelles

Il est né à Fontainebleau le 20 juillet 1796 ; son père était taillandier. Il est père d'une nombreuse famille et il justifie la cession de son brevet par sa grave maladie. Il meurt, en effet, à l'hospice de Bicêtre le 1er septembre 1837.

Informations professionnelles

Il demande un brevet de lithographe par création pour répondre à la demande d'une clientèle de notaires et d'avoués. Six ans plus tard, il veut céder son brevet à Lheureux car, dit-il, "il ne lui reste que ce moyen  de s'acquitter envers [...] son ami de tous les services qu'il lui a rendus et de ceux qu'il lui rend chaque jour." Il semble donc que cette cession soit un moyen de rembourser des dettes et d'obtenir un peu de crédit nouveau.

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BOUSSARD

Nom : BOUSSARD
Prénom : Monique, Adélaïde, Françoise
Date : 11/09/1855

Ville : Louviers (Eure)

Informations personnelles

Elle est née le 17 mai 1824 à Louviers où son père était imprimeur. Son beau-père lui transfère en octobre 1849 son brevet de typographe et, en 1855, celui de lithographe.

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BOUTAREL

Nom : BOUTAREL
Date : 05/04/1875

Ville : Mâcon (saône-et-Loire)

Informations personnelles

Il est le concessionnaire départemental pour la vente des allumettes.

Informations professionnelles

Il utilise une presse autographique pour ses besoins professionnels.

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BOUTEREAU

Nom : BOUTEREAU
Prénom : Casimir
Date : 31/01/1832

Ville : Beauvais (Oise)

Informations personnelles

Il est né à Port-Louis (Morbihan) le 6 janvier 1800 ; son père était lieutenant d'infanterie. Il est professeur à Beauvais et donne des cours  publics et gratuits de géométrie  mécanique.

Informations professionnelles

Il veut un brevet de lithographe pour éditer lui-même ses cours de géométrie usuelle et de dessin linéaire.

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BOUTHIER

Nom : BOUTHIER
Prénom : Joseph
Date : 30/10/1878

Adresses professionnelles

58, Grande rue

Ville : Longjumeau (Seine-et-Oise)

Informations personnelles

Il est né à Paris le 15 octobre 1848.

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BOUTTON

Nom : BOUTTON
Prénom : Guillaume
Date : 30/05/1866

Ville : Beaune (Côte-d'or)

Informations personnelles

Il est né à Mâcon (Saône-et-Loire) le 6 septembre 1836 ; son père était tisserand. Il est ouvrier lithographe et habite Beaune depuis 1859.

Informations professionnelles

L'enquête statistique de 1876 note qu'il a quitté Beaune en 1868 à la suite de mauvaises affaires.

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BOUVETIER

Nom : BOUVETIER
Prénom : Marius, Baudile, Joseph, Eustache
Date : 01/07/1842

Ville : Nîmes (Gard)

Informations personnelles

Il est né le 20 septembre 1810 à Eguilles (Bouches-du-Rhône) ; son père était tailleur. Il a travaillé à Marseille et à Nîmes, deux ans, chez la veuve Nourry comme écrivain et dessinateur lithographe.

Informations professionnelles

Il travaille en association avec son frère cadet. Quand il démissionne pour suivre sa famille à Paris, il cède le brevet à son frère.

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BOUVETIER

Nom : BOUVETIER
Prénom : Eugène, François, Marius
Date : 01/02/1867

Ville : Nîmes (Gard)

Informations personnelles

Il est né le 1er février 1819 à Saint-Cannat (Bouches-du-Rhône) ; son père était tailleur.

Informations professionnelles

Il travaille pendant 30 ans en association avec son frère aîné comme écrivain lithographe. Quand son frère quitte Nîmes, il reprend son brevet.

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BOUVIER

Nom : BOUVIER
Prénom : *Louis, Nicolas, Marie
Date : 25/11/1857

Adresses professionnelles

9, rue Fontaine au Roi (avril 1864)
24, rue Beaurepaire (1858)
137, rue du Faubourg Saint-Denis

Ville : Paris

Informations personnelles

Il est né le 23 novembre 1830.

Informations professionnelles

Il a acheté le fonds Magnier à sa veuve.

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BOUVRET

Nom : BOUVRET
Prénom : Pierre, Louis
Date : 07/05/1841

Adresses professionnelles

88, rue Saint-Antoine

Ville : Paris

Informations personnelles

Il est né à Brienon (Yonne) le 2 août 1785. Son père était entrepreneur de flottages. Il est veuf. C'est un ancien négociant en vins, officier de la Garde nationale et électeur. Il possède des biens dont une tuilerie à Pont-Sainte-Maxence. Il n'a pas de compétences en lithographie. 

Informations professionnelles

Il compte sur son gendre Lepelletier qui dirige depuis trois ans une imprimerie parisienne, pour gérer l'imprimerie. Par un acte notarié du  28 janvier 1845, il donne  procuration à son gendre pour ouvrir et gérer en son nom son imprimerie lithographique car il vit dans l'Yonne. L'imprimerie a pour raison sociale Lepelletier-Bouvret.

 

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BOUYET

Nom : BOUYET
Prénom : Jean-Baptiste, Marie, Gustave
Date : 24/05/1876

Ville : Aubusson (Creuse)

Informations personnelles

Il est le fils et petit-fils d'imprimeur. Il est bachelier ès lettres.

Informations professionnelles

Il reprend l'imprimerie typo-lithographique que sa mère exploitait depuis la mort de son père le 30 décembre 1874. Il est le propriétaire gérant du Mémorial de la Creuse.

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BOUYET

Nom : BOUYET
Prénom : Pierre, Amédée, Alphonse
Date : 12/09/1856

Ville : Aubusson (Creuse)

Informations personnelles

Il est né le 11 décembre 1826 à Aubusson dans une famille où l'on est imprimeur depuis plus de 60 ans. Son père avait repris l'entreprise de son beau-père, l'imprimeur Betoulle, et ses brevets de libraire et d'imprimeur en lettres. À sa mort en 1847, sa veuve, Jeanne Bouyet-Betoulle, lui a succédé à la tête de l'imprimerie et de la librairie. 

Il est conseiller municipal à Aubusson. Il meurt le 30 décembre 1874.

Informations professionnelles

Jeanne Bouyet-Betoulle cède, le 17 avril 1852, le brevet d'imprimeur en lettres à son fils. Elle meurt peu de temps après et  le brevet de libraire qu'elle avait conservé, passe à sa fille. Pierre Bouyet reprend ensuite un brevet de lithographe. Il poursuit la publication, commencée en 1841 par son père, de l'hebdomadaire Le Mémorial de la Creuse.

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BOUYS

Nom : BOUYS
Prénom : François, Gustave
Date : 18/10/1856

Adresses professionnelles

23, passage Choiseul (1859)

Ville : Paris

Informations personnelles

Il est né à Bordeaux (Gironde) le 24 mai 1825. Son père était commis négociant. Il est marié. Il est graveur sur métaux. Depuis 1849, il est associé avec Ducros qui a pris la direction de l'imprimerie de son frère.

Informations professionnelles

Il est breveté taille-doucier et lithographe en même temps, reprenant les deux brevets de Quesneville.
Il obtient l'autorisation de vendre un tableau lithographique de l'histoire de France composé par Mlle Marie Vadon.

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BOUZIAT

Nom : BOUZIAT
Prénom : François, Charles, Marcel
Date : 23/07/1833

Ville : Saint-Amand (Cher)

Informations personnelles

Il est né le 14 décembre 1805 à Nevers (Nièvre). Son père était imprimeur.  Il a déjà travaillé douze ans dans l'imprimerie et, quand il demande son brevet, il est compositeur.

Informations professionnelles

Il obtient le 23 juillet 1833 les trois brevets de lithographe, imprimeur en lettres et libraire. Il sert de prête-nom à Farré qui lui a versé 300 f pour les brevets et qui a payé le renouvellement du matériel. L'entreprise marchant bien, Farré souhaite sortir de l'illégalité et obtenir la substitution des brevets. Bouziat, qui est retourné à Paris où il travaille comme compositeur, s'y oppose, dénonçant la validité de leur accord et prétextant qu'il a des offres intéressantes pour la reprise de  ses brevets. Bien qu'il ait essayé de ruiner le crédit de Farré auprès de l'administration, celle-ci tranche en faveur de Farré et annule son brevet d'imprimeur en lettres à Saint-Amand en 1839. Bouziat tente ensuite d'obtenir un brevet  d'imprimeur en lettres pour la banlieue parisienne qui lui est refusé en juin 1839, comme lui est refusé celui qu'il demande en 1846 pour Montluçon. L'administration craint qu'il n'ait la tentation de créeer dans cette ville un second journal local qui ne pourait qu'être hostile au gouvernement pour se démarquer du journal déjà existant. Le brevet de lithographe est annulé lors de l'enquête de 1859 car il n'est pas utilisé. Bouziat est soupçonné de ne l'avoir demandé que pour pouvoir le vendre.

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BOUZIN dit CÉSAR

Nom : BOUZIN dit CÉSAR
Prénom : Léopold
Date : 14/11/1871

Adresses professionnelles

48, avenue de Neuilly

Ville : Neuilly-sur-Seine (Seine)

Informations professionnelles

Il est libraire  et possède une presse typographique et une presse lithographique. En 1876, son frère le remplace.

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BOVE

Nom : BOVE
Prénom : Jean, Marie, Joseph
Date : 14/03/1820

Adresses professionnelles

34, rue de Vaugirard (Noël aîné et cie)
31, rue du Caire (1824)
144, rue Montmartre (1820)

Ville : Paris

Informations professionnelles

Il est marchand de gravures et souhaite installer 1 presse pour imprimer ses dessins (il joint à sa demande un dessin de sa presse).
Il s'installe ensuite chez Noël à qui il donne tout pouvoir pour  faire en son nom les dépôts. Les lithographies (cf portraits de musiciens) sont alors signées : "imp. lith. de Bove dirigée par Noël aîné". En 1826, il participe à la réalisation de la série Récréations d'Henry Monnier dont certaines seront signées de Noël ou Bove, mais la majorité de Bernard.
Le 21 juin 1827, il remet son brevet "à la disposition  de son Excellence Monseigneur le ministre secrétaire d'État de l'Intérieur pour en disposer ainsi qu'il avisera", écrivant maladroitement de sa main au bas de cette phrase :  "japprouve lé criture"

 

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BOYER

Nom : BOYER
Date : 16/12/1874

Ville : Marseille (Bouches-du-Rhône)

Informations personnelles

L'abbé Boyer est le vicaire de la paroisse Saint-Lazare.

Informations professionnelles

Il déclare utiliser une presse lithographique et une presse typographique. Il cède rapidement la place à Joséphine Mascle.

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BOYER

Nom : BOYER
Prénom : Guillaume
Date : 18/03/1839

Ville : Saint-Étienne (Loire)

Informations professionnelles

En 1844, il échange son brevet pour Saint-Étienne avec celui de Pinsard pour Pontarlier.

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BOYER

Nom : BOYER
Prénom : Guillaume
Date : 09/08/1844

Ville : Pontarlier (Doubs)

Informations personnelles

Il est né le 6 septembre 1808 à Saint-Chamond (Loire) où son père était ciergier. Exempté de service militaire pour faiblesse de constitution, il  a travaillé à Lyon  comme écrivain lithographe.

Informations professionnelles

Il échange son brevet  obtenu pour Saint-Étienne le 18 mars 1839 avec Charles Eugène Pinsard qui a obtenu le sien pour Pontarlier.
Lors d'une enquête en 1860, il est inconnu dans la ville et son brevet est annulé.

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BOYER

Nom : BOYER
Prénom : Émile
Date : 09/09/1871

Adresses professionnelles

192, rue St Martin (1871)

Ville : Paris

Informations professionnelles

Papetier, il prend des commandes qu'il fait exécuter par  un lithographe breveté, mais l'association est rompue. Il veut pouvoir travailler sous son nom.
À sa mort, il est remplacé par François Georges Fontaine.

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BOYNEST du GAREL

Nom : BOYNEST du GAREL
Prénom : Denis, Hippolyte
Date : 03/09/1819

Adresses professionnelles

23, rue de l'Arcade

Ville : Paris

Informations personnelles

Il a été sous-intendant à Spalatro en Illyrie. Il est l'auteur  d'un poème intitulé "Le duc et la duchesse d'Angoulême dans le Midi" (1817) et il est bien connu des comtes de Chabrol et de Saint-Aulaire.

Informations professionnelles

 Il veut publier un Voyage en Illyrie dont il est l'auteur et qui contient de nombreuses planches. C'est un voyage du style, dit-il, de celui du comte de Forbin au Levant. Cet ouvrage est en cours de publication à l'Imprimerie royale, accompagné de plus de 70 planches lithographiées. En revanche, l'ouvrage de Boynest semble n'avoir jamais été imprimé.

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BRACKE

Nom : BRACKE
Prénom : François
Date : 12/12/1845

Adresses professionnelles

Rue des Chats-Bossus

Ville : Lille (Nord)

Informations personnelles

Il est né le 14 mai 1819 à Lille ; son père était lieutenant d'infanterie en retraite.

Informations professionnelles

Il a obtenu son brevet d'imprimeur en lettres le 24 octobre 1845 et un brevet de libraire le 20 juin 1846. Il édite de la littérature générale , imprime des chansons et une succession de journaux : Le Messager du Nord, Le Papillon et  mais aussi L'Abeille lilloise (1847), ses calendriers et almanachs, le Journal programme littéraire de modes et d'annonces (1849), L'Entr'acte lilloise, moniteur officiel des théâtres (1853) dont lui-même ou sa femme est le seul rédacteur. Quelques publications émanant d'organisations socialistes, la proximité de l'Abeille lilloise avec le Charivari, ses liens avec Nadar, la brève mue (deux mois) de l'Abeille lilloise en Abeille républicaine en 1848 trahissent un républicain modéré. Il est condamné le 13 février 1850 à  un mois de prison et 200 F d'amende, peine réduite ensuite à 500 F d'amende : il a glissé des propos politiques dans un journal qui n'y est pas autorisé.
En 1851, l'imprimerie est détruite par un incendie.

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BRACQUART abbé

Nom : BRACQUART abbé
Date : 24/03/1876

Ville : Laon (Aisne)

Informations professionnelles

Il utilise une presse typographique et une presse lithographique pour les besoins de l'institution Notre-Dame qu'il dirige.

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BRADIER

Nom : BRADIER
Prénom : Joseph, Eugène
Date : 27/02/1871

Ville : Arras (Pas-de-Calais)

Informations personnelles

Il est né à Salon (Aube) le 31 juillet 1831 ; son père était manouvrier. Il est employé de l'imprimerie de la Société de Saint-Victor pour la propagation des bons livres, fondée par Collin de Plancy, après sa conversion.

Informations professionnelles

Il obtient le 7 mars 1853 un brevet de libraire : il veut créer une librairie religieuse qui vendrait les livres de la Société de Saint-Victor ; créée en 1846, elle est dissoute en 1858.

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BRAINNE

Nom : BRAINNE
Prénom : Denis, Charlemagne
Date : 25/11/1853

Ville : Albert (Somme)

Informations personnelles

Il est né le 4 novembre 1806 à Montdidier (Somme) ; son père était tailleur. Il est  instituteur à Montdidier depuis vingt ans.

Informations professionnelles

Il reprend les brevets de libraire et de lithographe de Cagny. En 1874, Oger prend sa suite.

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BRANCHARD

Nom : BRANCHARD
Prénom : Édouard, Louis, René
Date : 01/12/1873

Adresses professionnelles

28, Grande Rue

Ville : Briey (Meurthe)

Informations professionnelles

Sa mère, qui était libraire, avait cédé son commerce à Dubuisson qui le lui rétrocède. Il ajoute la lithographie à son activité.

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BRASSAC

Nom : BRASSAC
Prénom : Jean, Justin
Date : 30/08/1864

Ville : Cahors (Lot)

Informations personnelles

Il est né le 22 novembre 1826 à Cahors. Son père était alors relieur et libraire. En 1848, il est remarqué pour ses opinions libérales et, en 1856, "il laisse encore à désirer sous le rapport des opinions" comme l'écrit le Préfet.

Informations professionnelles

Il reprend l'entreprise et les trois brevets de son père.

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BRASSAC

Nom : BRASSAC
Prénom : Armand, dit Jean
Date : 14/12/1830

Ville : Cahors (Lot)

Informations personnelles

Il est né le 4 mars 1795 à Cahors. Son père était boucher. Il a travaillé chez des libraires de Toulouse et s'installe comme relieur. Il est marié et père de deux enfants.

Informations professionnelles

Il obtient un brevet de libraire pour Cahors le 20 juin 1826. Sa demande de brevet de lithographe en 1830 suscite une demande concomitante des imprimeurs Richard et Combarieu qui essaient sans doute de faire ainsi écarter sa demande. Le Préfet se prononce, en effet, en leur faveur et la demande de Brassac  est d'abord écartée, puis finalement reçue. Les deux imprimeurs concurrents ne feront pas usage de leur brevet et il pourra proclamer qu'il a introduit la lithographie dans la ville. "Il a également présenté à l'Exposition  des produits de l'industrie de la Société  agricole et industrielle du Lot un échantillon de pierres lithographiques découvertes par lui dans le département, ce qui lui valut une médaille d'argent et une prime d'encouragement" en 1839. Il n'a pu développer cette production à cause, dit-il, de communications insuffisamment développées et "d'entraves  causées par des personnes dont le concours lui était nécessaire."
En 1840, puis 1842, il fait une demande de brevet d'imprimeur en lettres mais n'obtient satisfaction que le 2 juin 1848 en arguant que, "depuis la Révolution, l'imprimerie  a pris de notables développements à Cahors". Ce brevet suscite une longue  protestation signée de la veuve Richard et de Combarieu qui demandent, dès octobre 1848, que ce brevet lui soit retiré car il a été attribué "dans ces premiers jours de crise [où] les règles ordinaires n'étaient plus suivies. [...] C'était sur bien des points le règne de l'arbitraire [...] Les principes de l'équité, de la justice ont été foulés aux pieds à [leur] préjudice" ; ils ne sont pas suivis. Ce brevet lui permet d'imprimer Le Réformateur du Lot, ce qui lui vaut ensuite, ainsi qu'à son fils, "d'être soumis à la surveillance de la Commisson mixte  pour la part qu'il a prise dans les événements de l'époque" (déciion du 20 avril 1852).  Cet engagement est rappelé  quand il est condamné, le 17 juillet 1856, à 2 000 F d'amende pour avoir imprimé  une fausse circulaire préfectorale pour le compte de relieurs ambulants. Le Préfet considère qu'il est, dans cette affaire, de bonne foi, qu'il a une charge de famille particulièrement lourde avec un fils à l'asile d'aliénés et qu'il est inutile de faire une démonstration de rigueur à l'égard d'un homme revenu à de bons sentiments. L'amende sera réduite à 200 F.

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BRASSELET

Nom : BRASSELET
Prénom : Louis, Pierre
Date : 07/03/1853

Ville : Angers (Maine-et-Loire)

Informations personnelles

Il est né le 19 mai 1810 à Mée (Mayenne) ; son père était cutivateur. Il a travaillé 14 mois chez l'imprimeur Marchais. Il est débitant de vins.

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BRASSEUR

Nom : BRASSEUR
Prénom : Alphonse, Henri
Date : 16/07/1847

Ville : Dunkerque (Nord)

Informations personnelles

Il est né à Lille (Nord) le 24 janvier 1822 ; son père était ouvrier à la Monnaie. Après avoir vécu à Lille jusqu'à l'âge de 19 ans, il est parti s'installer à Roubaix, puis à Dunkerque depuis 1845. Il est graveur, associé avec Joseph Rollet.

Informations professionnelles

Il souhaite se mettre à son compte et demande un brevet de lithographe ; il obtient ensuite un brevet de libraire le 3 mai 1850.
Il fait des travaux de ville, notamment des connaissements, contrats de chargement maritimes, liés à l'activité portuaire.

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BRAUN

Nom : BRAUN
Prénom : Victor, Alexandre, Xavier
Date : 25/10/1856

Adresses professionnelles

9, place Gutenberg

Ville : Strasbourg (Bas-Rhin)

Informations personnelles

Il est né le 23 septembre 1821 à Strasbourg. Son père était d'abord économe de la Grande Armée, puis directeur des hôpitaux militaires de Strasbourg et enfin épicier. Il a quatre frères (épicier, employé des contributions indirectes, militaire, receveur des douanes) et quatre soeurs. Il épouse le 11 avril 1863 Françoise Schenck, le couple restant sans descendance.
Il meurt à Strasbourg  le 30 mars 1866.

Informations professionnelles

Il est écrivain et dessinateur lithographe depuis 18 ans quand il reçoit son brevet qu'il demande depuis 1852  : à chaque fois il lui était répondu que le nombre de lithographes à Strasbourg était suffisant.
Il fait des travaux de ville (factures, circulaires...) et  des "couvertures de cahiers instructives pour la jeunesse".

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BRAUN

Nom : BRAUN
Prénom : Gabriel
Date : 18/03/1862

Ville : Mulhouse (Haut-Rhin)

Informations personnelles

Né le 10 mars 1820 à Kembs dans le Haut-Rhin. Son père est lieutenant des douanes. Lui-même a servi comme artilleur, puis a travaillé chez Brückert à Guebwiller en 1857-1858,  puis chez Wimmerlin pendant 2 ans.

Informations professionnelles

Un brevet pour Mulhouse lui a été refusé en septembre 1858, au motif qu'il y a déjà suffisamment de lithographes dans cette ville et que sa situation financière précaire ne lui permettrait pas de soutenir la concurrence. Il obtient néanmoins le 15 décembre 1858 un brevet pour Dornach. Un brevet pour Mulhouse n'étant plus exploité, il demande le transfert du sien, arguant que cela lui évitera des déplacement puisque sa clientèle est déjà à Mulhouse.

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BRAVET

Nom : BRAVET
Prénom : Pierre, Jules
Date : 09/04/1866

Ville : Marseille (Bouches-du-Rhône)

Informations personnelles

Il est né le 22 janvier 1841 à Marseille. Son père était porte-faix.

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BRAZON

Nom : BRAZON
Prénom : Charles
Date : 10/02/1832

Adresses professionnelles

124, rue Saint-Lazare

Ville : Paris

Informations personnelles

Il est né à Chartres (Eure-et-Loir) le 16 décembre 1796. Son père était jardinier. Il a été militaire avant de devenir lithographe.

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BRÉAUTÉ, veuve DELABARUSSIAS

Nom : BRÉAUTÉ, veuve DELABARUSSIAS
Prénom : Prudence
Date : 06/07/1855

Adresses professionnelles

32, rue Richer (avril 1856)
222, quai de Jemmapes (atelier provisoire)

Ville : Paris

Informations personnelles

Elle est née à Vernon (Eure) le 11 novembre 1799. Son père était marchand de fer. Elle a épousé le 7 janvier 1823 l'imprimeur Delabarussias qui est mort le 14 avril 1855. Sa fille est brodeuse.

Informations professionnelles

La mort de son mari la laisse dans une situation "très gênée". Son mari est mort insolvable et, en octobre 1854, ils avient été expulsés de leur domicile (56, rue Notre-Dame-de-Lorette) avec retenue de leurs meubles et d'une presse lithographique.Ils ont déménagé temporairement quai de Jemmapes, chez un papetier qui leur fournirait  de l'ouvrage et une presse. Gaillard donne un avis favorable à la transmission du brevet même s'il n'a pas d'illusion sur l'avenir de cette lithographe.

 

 

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BRÉBANT

Nom : BRÉBANT
Prénom : Guillaume, Philippe, Alexandre
Date : 14/05/1869

Adresses professionnelles

71, rue du Faubourg Saint- Martin (1869)

Ville : Paris

Informations personnelles

Il est né le 12 décembre 1818 à Sars-la-Bruyère en Belgique. Il vit  depuis 1821 en France où il  s'est marié vingt ans plus tard. Il a été naturalisé français par décret impérial le 10 décembre 1868.

Informations professionnelles

Il a travaillé comme ouvrier lithographe chez Thierry frères et chez Michelet, puis comme contremaître chez Walter pendant six ans. Il obtient son brevet par création. Il s'est associé avec Leloutre et ferait de la chromolithographie pour le compte du papetier Marion.

 

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BREFFORT

Nom : BREFFORT
Prénom : Jean, François, *Louis
Date : 10/05/1831

Adresses professionnelles

12, rue Transnonain (1831)

Ville : Paris

Informations personnelles

Il est né le 28 avril 1776 à Paris. Il est l'une des victimes, avec son fils Louis et sa nièce qui travaillait avec eux, du massacre de la rue Transnonain le 14 avril 1834. Il meurt le 15 des coups de baïonnette reçus au ventre et au bras. Il est peut-être l'un des personnages représentés par la célèbre lithographie de Daumier.

Informations professionnelles

Il est fabricant de papiers peints de fantaisie et imprime sur des étoffes nouvelles dites philippines. Il veut faire des décors pour les cartonniers et éventaillistes. Il  joint un exemple (voir ci-dessus, impression argent sur papier rose)

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BRÉGEAUT

Nom : BRÉGEAUT
Prénom : Charles, *Rémy
Date : 25/02/1869

Adresses professionnelles

72, rue des Tournelles ( avril 1877)
64, rue des Tournelles (octobre 1876)
12, rue Villehardouin (juillet 1875)
18, rue St Gilles (avril 1874)
11, rue Castex (mai 1873)
2, rue du Roi Doré (septembre 1872)
240, rue de Charenton (1869)

Ville : Paris

Informations personnelles

Il est né le 6 septembre 1824. Il est le petit-fils d'un lieutenant colonel de cavalerie de l'Empire et le fils de Louis Rémy Brégeaut, auteur d'un manuel de lithographie et successeur de Lasteyrie,  "un homme dont la fortune s'est engloutie  dans les recherches tendant à faciliter la propagation de la lithographie". Il est marié et père de famille.  Il a été élève à l'École spéciale de dessin de la rue de l'École de médecine et a pratiqué la lithographie, avant de s'engager  le 20 juin 1844 ; il a été libéré le 20 juin 1851 avec le grade de maréchal des logis fourrier au 5e régiment d'artillerie. Il est maintenant employé des Chemins de fer de Paris à Lyon comme comptable pour un salaire annuel de 2 700 F.

 

Informations professionnelles

Il a fait une 1ère demande en 1868 qui a été rejetée car il refusait de quitter préalablement son emploi. Il sollicite donc l'autorisation de posséder une presse lithographique de petites dimensions à Paris Bercy pour faire des expériences et des essais artistiques. Elle lui est accordée  le 14 mai 1868 pour une durée de six mois.  Il maintient sa demande de brevet qui lui est accordé par création en février 1869 alors qu'il démissionne de son poste de comptable. Il est breveté taille-doucier le 10 mai 1869 pour pouvoir faire des reports sur pierre, ainsi que  libraire et imprimeur en lettres le 22 septembre 1872.

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BRÉGEAUT

Nom : BRÉGEAUT
Prénom : Rémy, Louis
Date : 04/07/1825

Adresses professionnelles

33, rue de l'École de médecine (1831)
8, rue Saint-Marc
Passage des Panoramas, successeur du comte de Lasteyrie (1827)

Ville : Paris

Informations personnelles

Il est né à Nantes (Loire-inférieure) le 22 février 1795. Son père était commis. Le second prénom (Louis) ne figure pas sur l'extrait d'acte de naissance.
Il a servi pendant les Cent jours comme volontaire royal. Il est marié et père de 4 enfants. Il a été commis, puis directeur de l'imprimerie du comte de Lasteyrie.
Sa femme obtient un brevet de libraire en 1833.

Informations professionnelles

Il a fait une première demande en 1822,  mais elle a été refusée, malgré les nombreuse apostilles dont celles du duc de Lévis et du marquis de Vence, pair de France, au prétexte qu'il y a trop d'imprimeurs lithographes. En 1824, il fait une nouvelle demande, mais pour Rouen d'où sa femme est originaire. Sans plus de succès. En avril 1825, il fait une demande non plus par création de brevet,  mais par transfert : le comte de Lasteyrie lui cède brevet et imprimerie. Le comte de Noailles l'appuie en faisant valoir au ministre de l'Intérieur qu'il "a beaucoup à gagner au change". Il est vrai que  le rapport de police le dit "très circonspect en politique"  et que Lasteyrie "lui donne toutes les facilités possibles pour l'acquisition de cette imprimerie". Il est donc breveté.
En 1827, l'imprimerie  est l'une des plus considérables de Paris avec 13 presses, mais elle fait faillite. Selon Brégeaut, la cause en est le retrait d'un associé au moment où il avait investi 25 000 F en matériel. En son absence (il dira être parti à Rouen chercher de l'argent), les scellés sont apposés, la faillite déclarée en septembre 1827 et le syndic Dondey-Dupré négocie pour que l'imprimerie continue à tourner jusqu'à la reprise par un nouvel imprimeur. Ce sera Alexis Marie Piaget (pas de dossier aux A. N.) Prévoyant  sa faillite, Brégeaut avait sollicité une place de commissaire de police à Rouen ou ailleurs. Pourtant, en décembre 1830, il fait une nouvelle demande de brevet ; l'administration n'y met aucun obstacle et le comte de Lasteyrie, qui figurait en tête de ses créanciers, le soutient. Il l'obtient le 29 janvier 1831.
Il est l'auteur du Manuel du dessinateur et de l'imprimerie lithographique (1827) qui connaitra deux rééditions de son vivant avant d'être complété et réactualisé par Knecht et Desportes en 1850 ; il s'appuie sur les connaissances acquises auprès de Lasteyrie et constitue un témoignage sur les recherches de ce dernier, notamment en mtière d'impression en couleur.

 

 

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BRÉGÉRAS et GUILLAT

Nom : BRÉGÉRAS et GUILLAT
Date : 25/06/1873

Adresses professionnelles

24, place des Bancs

Ville : Limoges (Haute-Vienne)

Informations personnelles

Ils sont typographes et lithographes en remplacement de la société Chapoulaud frères jeunes.
À la fin du siècle, la société est devenue Brégéras et Sègue et imprime  La Plume sténographique, organe officiel des sténographes du Centre de la France et quelques méthodes nouvelles d'écriture.

Informations professionnelles

Archives Nationales F18 2293

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BRÉHIER

Nom : BRÉHIER
Prénom : Jean, *Henri
Date : 24/10/1845

Adresses professionnelles

15, rue du Marché royal

Ville : Bordeaux (Gironde)

Informations personnelles

Il est né le 16 janvier 1822 à Bordeaux (Gironde) ; son père était ébéniste. Il est écrivain lithographe. Légé, chez qui il a été apprenti puis employé pendant huit ans comme écrivain, certifie que "l'élégance de son écriture, la pureté de sa plume et son goût pour la composition le mettent à même  d'occuper le premier emploi dans un établissement lithogaphique de premier ordre. "

Informations professionnelles

En 1851, il est parti pour Paris et il a voulu céder ses deux presses et son brevet à Franco, mais l'administration a refusé pour des raisons tenant à la personnalité de ce dernier ; elle a, de même, refusé la transmission à Saint-Gaudens, son beau-père, qui n'aurait été, pensait-elle, qu'un prête-nom, et, pour la même raison, elle rejette la transmission à Tanet le 1er février 1853.

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BRÉHIER

Nom : BRÉHIER
Prénom : Jean, *Henri
Date : 31/08/1868

Adresses professionnelles

16, passage du Caire
37, rue Saint-André-des-arts

Ville : Paris

Informations personnelles

Il est né à Bordeaux le 16 janvier 1822. Il est marié depuis 1849 et père de famille. Son père était ébéniste.

Informations professionnelles

Il a été écrivain lithographe, breveté pour Bordeaux, ville qu'il a quittée en 1851 pour Paris où il a été employé  pendant 13 ans chez Perdreau. Sa femme tient un magasin de papeterie au 16, passage du Caire et il compte y installer son imprimerie. Il est breveté à Paris par création.

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BREILLAT

Nom : BREILLAT
Prénom : Frédéric
Date : 20/11/1835

Ville : Orthez (Basses-Pyrénées)

Informations personnelles

Il est né le 2 octobre 1801.

Informations professionnelles

Il a d'abord travaillé à Issoudun, associé  dans un commerce de librairie-papeterie avec son beau-frère Henri Cotard qu'il quitte au bout de cinq ans. Après avoir obtenu ses brevets de lithographe, typographe et libraire pour Orthez, il  s'en démet et part pour Paris. Il crée une feuille périodique Les Petites affiches des basses-Pyrénées.

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BRÉMONT

Nom : BRÉMONT
Prénom : Frédéric, Jules, Armand de
Date : 30/06/1838

Ville : Paris

Informations personnelles

Il est né le 26 juin 1787. Après la mort de sa première épouse, il s'est marié en 1833 avec une veuve qui tient un bureau de papier timbré [ le contrat de mariage est joint au dossier] ; ils exploitent aussi ensemble des voitures de place, activité héritée de sa belle-mère, qui n'est plus aussi prospère que par le passé. Il est soupçonné d'être dépensier et de vivre au-dessus de ses moyens. Il se présente comme un homme de lettres, ancien rédacteur du Constitutionnel. Pour le Préfet de police, ce n'est pas "un homme d'ordre" mais il est instruit et intelligent ; ses opinions sont celles du journal auquel il collaborait.

Informations professionnelles

Letronne a attesté qu'il s'est beaucoup intéressé à la lithographie d'un point de vue scientifique et qu'il a fait chez lui "des épreuves de différents sujets de manière satisfaisante" ; Mantoux, de son côté, affirme que trois ans plus tôt, "plusieurs expériences ont été faites chez lui devant une commission scientifique composée de son ami Mérimée et de Firmin Didot". 
Son brevet a été annulé pour cause de non exploitation le 27 novembre 1854.

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BRESSAND

Nom : BRESSAND
Prénom : Jean-Claude
Date : 18/11/1840

Ville : Bourg-en-Bresse (Ain)

Informations personnelles

Né le 31 mai 1796 à Tehoissey (Ain). Son père était jardinier. Il est père de famille.

Informations professionnelles

Il est instituteur à Saint-Trivier-de-Courtes (Ain) depuis 1836. L'enquête statistique de 1851 note qu'il est parti s'installer chez son gendre, imprimeur lithographe à Tarare.Son brevet est annulé pour cause d'inexploitation.

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BRESSLER

Nom : BRESSLER
Prénom : François, Alfred, Ferdinand
Date : 14/04/1840

Ville : Sainte-Marie-aux-Mines (Haut-Rhin)

Informations personnelles

Il est né le 2 juillet 1815 à Sainte-Marie-aux-Mines. Son père était percepteur, puis  propriétaire et  fabricant.  Avant de travailler pendant  2 ans chez Trotot comme écrivain lithographe,  il a été apprenti chez Jardel à la condition de ne pas lui faire ensuite de concurrence sous peine de payer 10 000 F de dommages-et intérêts. Le tribunal de Colmar a constaté la validité de cet engagement.

Informations professionnelles

Dès octobre, il demande à pouvoir s'installer à Sainte-Croix-aux-Mines car il avoue s'être engagé avec un confrère [Jardel] chez qui il s'est formé  et qui a  protesté  trop tard contre son installation à Sainte-Marie. Le transfert pour Sainte-Croix lui est refusé car le village est si près de Sainte-Marie qu'il y ferait tout autant concurrence à son confrère. Finalement, il fait le choix de Ribeauvillé. Ses brevets de lithographe et d'imprimeur en lettres y sont transférés en 1841, contre l'avis du Préfet. Ils seront annulés le 30 mai 1860 pour inexploitation.

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BRESSON

Nom : BRESSON
Prénom : Joseph
Date : 01/04/1876

Ville : Bourg-lès-Valence (Drôme)

Informations professionnelles

Le 8 mai 1876, il déclare ajouter la librairie et la typographie à la lithographie.

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BRETAGNE

Nom : BRETAGNE
Prénom : Pierre
Date : 16/12/1843

Adresses professionnelles

6, rue du Vieux Colombier (1843)
67, rue des Saints-Pères (1857)

Ville : Paris

Informations personnelles

Il est né à Gy-l'Evêque dans l'Yonne le 3 février 1808. Son père était cultivateur. Il est à Paris depuis 1823 : d'abord novice, il devient professeur d'écriture pendant 2 ans dans une maison fondée par l'abbé Bourgarel, puis diverses institutions à Paris, Vincennes ou ailleurs. À 21 ans, il est remarqué pour son écriture par Saunier qui l'emploie pendant deux ans, puis il travaille chez d'autres imprimeurs à Paris, Rouen et Rochefort avant de revenir à Paris chez Thuvien. Il y est depuis trois ans au salaire de 40 F par semaine. Il travaille aussi de temps en temps chez lui pour son propre compte. Il a donc 15 ans d'expérience en lithographie et autographie. Il est marié et père de 2 filles.
Il meurt le 15 mars 1856.

Informations professionnelles

Il a voulu s'associer avec Godin, mais ils se sont brouillés au bout d'un mois ; il a donc  racheté le matériel  (dont deux presses) de Godin pour 900 F le 18 juillet 1843 et fait sa demande de brevet dès le 25. En attendant l'attribution de ce brevet, il travaille sous le nom de Godin, mais il est dénoncé et ne peut produire le brevet que Godin a emporté ; les scellés sont apposés le 23 août 1843 ; toutefois, comme son dossier est en cours d'instruction, il obtient de pouvoir continuer à travailler à la condition de ne pas faire état de son nom sur ses imprimés, ce qui le limite aux travaux de ville. En décembre, n'ayant toujours pas son brevet, il s'impatiente car cette limitation lui est très préjudiciable.
Il annonce en 1847 une "spécialité pour les billets de mariage et de décès" et, pour capter la clientèle de la rive droite, il prend les commandes dans ce qu'il appelle improprement une succursale, un magasin de corsets installé  terrasse Vivienne, face à la galerie.

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BRETAGNE, épouse DECLERCK

Nom : BRETAGNE, épouse DECLERCK
Prénom : Cécile, Cléopâtre
Date : 11/05/1857

Adresses professionnelles

77, rue des Saints Pères
81, rue des Saints Pères (1876)

Ville : Paris

Informations personnelles

Elle est née à Rouen (Seine-inférieure) le 12 juin 1834. Elle a épousé un ouvrier lithographe qui a travaillé 13 ans dans l'imprimerie de son père lithographe.

Informations professionnelles

Elle est spécialisée dans les travaux de ville et prend le brevet en succédant à son père.

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BREUGNOT

Nom : BREUGNOT
Prénom : Claude, Joseph
Date : 09/09/1834

Adresses professionnelles

8, rue de Louvois

Ville : Paris

Informations personnelles

Il est né le 16 avril 1782 à Châtillon-sur-Seine (Côte-d'or). Son père était orfèvre. Selon le rapport de police, il a été employé au cadastre en Belgique, mais s'il est bien ingénieur géographe et auteur de cartes, il est peut-être, pour la Belgique, confondu avec un homonyme. Il est membre de la Société de géographie depuis 1831. Il s'associe  avec Jean Joseph François Prévost qui a loué en 1832 un local au 16, passage Colbert pour y exploiter le nouveau Géorama, une attraction dans la veine du Géorama de Delanglard, ouvert en 1826, du Cosmorama  de la galerie Vivienne voisine et autres panoramas de toiles peintes. Ce n'est pas un succès et, après avoir cédé leur décor à un nommé Serville,  les deux associés vont chercher à rentabiliser d'autre manière leur expérience.

Informations professionnelles

Ayant été confronté au problème de la reproduction de cartes géographiques de grande taille, Breugnot reste fidèle au procédé mis en oeuvre dans l'impression lithographique, mais cherche à substituer la feuille de zinc à la pierre utilisée comme support. L'idée n'est pas nouvelle, mais les résultats ont été jusqu'ici décevants. Or il a mis au point une solution acide adaptée au traitement du zinc et il en dépose le brevet  le 29 mars 1834. À l'Exposition des produits de l'industrie française de 1834, il reçoit une médaille de bronze  pour ses "impressions sur planches de zinc" et il ne manquera pas de faire valoir que le Roi s'est montré "vivement intéressé" par leur présentation. Parallèlement, il a passé un accord, en 1833, avec Charles Pitois, gendre de Caroline Levrault, pour se rendre à Strasbourg dans l'imprimerie Levrault et y utiliser la zincographie. À son retour, il a pu présenter au ministre de l'Instruction publique plusieurs cartes de géographie.
Prévost, de son côté, a déposé une demande de brevet de lithographe, expliquant que "les curieux ne venant pas [au Georama], les deux associés se borneront à fabriquer pour les institutions et les amateurs au moyen de leur procédé métallographique. C'est dans le local où était placé l'exposition qui'ls ont installé leur atelier de dessin et d'impression". Le brevet lui est refusé le 25 avril 1834 : fonctionnaire de la Préfecture de police, son éloignement avait été demandé et il s'était retrouvé commissaire à Nantes avant d'être destitué ; on le dit "criblé de dettes dont plusieurs ont le caractère d'escroqueries" et  l'argent de l'établissement vient de Breugnot... Prévost, qui dit avoir déjà acheté 2 presses et payé un bail de 2 300 F, demande aussitôt des explications...
L'affaire devient plus embrouillée. Breugnot semble avoir rompu son association avec Prévost et cède son brevet à Paul Carcenac qui le dépose le 23 mai 1834, après l'avoir complété et modifié en fonction d'essais récents ; ce dernier obtient aussi du Préfet de police, le 14 juin, l'autorisation d'utiliser une presse dans le local occupé par Breugnot pour continuer des essais de zincographie pendant que l'administration de la Librairie instruit sa demande de brevet. Protestation de cette dernière qui n'a reçu aucune demande de Carcenac et juge l'autorisation donnée par le Préfet anormale car préjugeant de sa décision concernant un éventuel brevet.
Le 23 juin, Breugnot se décide à faire lui-même sa demande d'un brevet de lithographe qui lui permettrait d'éviter le recours à un imprimeur breveté et, par conséquent, une dépense inutile. Le commissaire inspecteur de la Librairie Bailleul consacre à ce procédé qui "mériterait le nom exact de zincographie ou métallographie" et que Breugnot lui-même a perfectionné, un long rapport détaillé et très favorable à l'attribution du brevet. Il justifie la demande de l'inventeur : "Il doit faire usage simultanément  de presses lithographiques et de presses en taille-douce. Le premières, ayant une pression plus forte, serviront pour faire les décalques, mais le tirage proprement dit aura lieu sur les secondes dont le foulage plus doux ménagera davantage les planches de zinc qui à ce moyen supportent sans altération un tirage de plusieurs milliers. L'emploi d'une presse lithographique est donc tout à fait secondaire", la dernière remarque devant lever les réticences de la police toujours inquiète d'une nouvelle utilisation des techniques de reproduction. Il conclut en énumérant les avantages de la substitution du zinc à la pierre : économie, portativité, facilité d'exécution pour les dessins de grande dimension,  plus grande solidité des planches, bénéfice pour la France des  sommes exportées chaque année pour  l'achat de pierres lithographiques de Bavière". Bailleul ose même soutenir que les liens de Breugnot avec Prévost, s'ils existent encore, ne pourraient constituer un motif de refus du brevet. Devant l'opposition renouvelée du Préfet de police, Bailleul écrit le 12 août, un second rapport, toujours favorable à Breugnot, même s'il reconnaît que l'avantage de ne plus importer de pierres lithographiques allemandes grâce à la zincographie, se trouve "amoindri par la découverte en France de carrières de pierre à dessin". En revanche, il balaie les accusations portées anonymement (Breugnot aurait des "principes politiques favorables à Henri V"), n'ayant pas eu le temps de"remonter à la source de ces bruits injurieux  et de les contrôler d'une manière positive". Il emporte la décision. Breugnot, signant le récépissé de son brevet, fera suivre sa signature de la fière mention " zincographe du Roi"...bien que ce type de privilège n'existe plus dans l'Imprimerie.
En 1834, "les propriétaires de ce procédé [disaient n'avoir] en vue l'impression que de quatre genres particuliers : les cartes géographiques sur papier et sur calicot ; les grandes affiches pour les voitures publiques ; la musique ; les dessins de bronzes, pendules et plaques." Il ne semble pas que l'Imprimerie zincographique Breugnot ait prospéré dans ces domaines. Le brevet de Breugnot, passé à Carcenac, sera vendu par les héritiers de celui-ci, en septembre 1838, à Eugène Kaeppelin, grand imprimeur de cartes géographiques, et l'impression des partitions musicales fera plus tard un usage abondant de la zincographie. Breugnot lui-même a continué à "dresser et dessiner sur zinc " quelques cartes ( Europe : divisions naturelles et politiques...,  France. Dénomination raisonnée des départements ; voies principales..., 1839), mais il n'est plus fait mention de son imprimerie, à moins que ce ne soit de celle de Guérin, avec qui il va être en procès, l'accusant de lui avoir volé ses planches du Georama.

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