1 Les titres de ce genre ont été ajoutés par les clercs du
Prieuré. Leur rédaction, souvent vague ou ambiguë, n'est pas sans pièges.
2 Toutes les fois que j'ai eu la bonne fortune de rencontrer
l'original d'une Charte, j'en ai suivi le texte typique, sans me soucier des copies, me
bornant à marquer davantage la ponctuation.
3 Les auteurs qui ont essayé la généalogie des premiers
seigneurs de Dammartin, sont loin d'être d'accord. Les uns croient que Hugues, de la
puissante maison de Bulles, serait devenu comte de Dammartin par son mariage avec Roaide,
fille et héritière d'Eudes de Dammartin ; les autres que Hugues, comte de Dammartin,
aurait hérité de Bulles par sa femme, tante de Goscelin, dit l'Enfant.
4Église signifie la paroisse avec l'édifice sacré qui existait déjà
dans la villa et la charge de faire le service divin, d'administrer les Sacrements, etc.
; autel, le droit de percevoir les oblations ; aitre, le privilége de fournir un lieu de sépulture sainte.
Le Pape Eugène III confirmant en l'année 1151 à la suite de Thibaut, évêque de Paris,
la donation faite de l'église de S. Julien le Pauvre aux religieux de Longpont près
Montlhéry et de l'« atrium », explique, dit l'abbé Lebeuf (T. I, p.
17), le mot atrium par celui de sepultura. Voir
aussi en Louvet (Hist. et antiquitez du Pais de Beauvaisis, T. II, p. 11), la fondation
du Prieuré de S. Adrien de Bethisy, en 1060.
5 Gui, évêque de Beauvais de 1063 à 1085 environ, finit ses
jours à Cluny, après un épiscopat militant et attristé.
6 Eglise ou Ordre de Cluny : ensemble des monastères, abbayes,
prieurés, celles etc. sur lesquels l'abbaye mère avait une juridiction.
7Hôtes « espèces de locataires ou de
fermiers, occupant une habitation ou une terre étrangère sous des conditions plus ou moins
onéreuses » et attachés au fonds.
8 Gui de la Roche a donné son nom au château célèbre de la
Roche-Guyon. L'on trouvera infrà Richard, frère, et Gui, fils de Gui de
la Roche.
10 Hugues de Crépy, frère du Roi, que le scribe de la Charte
XXIV appellera « le Grand », mort à Tarse en Cilicie le 18 octobre 1101.
11 Adèle, fille d'Herbert IV de Vermandois et d'Adèle de Crépy
et femme d'Hugues de Crépy, de qui elle eut entre autres enfants Raoul de Vermandois et
Béatrix de Gournay. Adèle, veuve, se remaria avec Renaud II de Clermont.
12 Roaide, fille d'Eudes de Dammartin ou tante de Goscelin.
Voir 3.
13 Cette indication précieuse fixe plus d'un détail de la généalogie des premiers
Dammartin. Voir VIII, IX, XI.
14 Adam de l'Isle apparaît avec le titre d'échanson ou de
connétable dans plus d'une charte de 1067, 1069, 1070. Voir Loisel (Mémoire
des Pays... de Beauvais, p. 261).
15 Hervé de Montmorency est nommé semblablement aux dates de
1075, 1079, etc.
16 Gervais, connétable, a souscrit à des chartes de 1085,
1086.
17 Thibaut dit le Riche, seigneur de Nanteuil le Haudouin et châtelain du donjon de Crépy,
mort vers 1080.
18 Gautier, fils de Martin, tige des seigneurs d'Aulnay lès
Bondy.
19 Est-ce l'Igier dont il sera dit à la charte XXII : « Gérard,
fils d'Igier, chevalier très entreprenant » ? Une charte de Gui, évêque de Beauvais, au
sujet de la restitution de Bulles en 1075, cite parmi les témoins, « Igier de Bulles. ».
Voir Loisel (Mém. des Pays... de Beauvais, p. 260).
20 Episcopat, diocèse. Noter ce conseil que formaient, autour
de l'évêque, les abbés, le chapitre cathédral et « les premiers » du diocèse
entier.
21 S. Hugues, 6o abbé de Cluny, l'une des
gloires les plus pures de son siècle, 1049 à 1109.
22 Mello, canton de Creil (Oise). Le chanoine Afforty a noté
(T. XIII, p. 377) que « Gislebertus cognomento Paganus » a donné à S. Martin des Champs le
village de Noisiel. Quel est le sens du sobriquet Compains qui semble un
composé de paganus ? Ou bien « compagnon » ainsi qu'on le lisait sur une
pierre tombale du XIIe siècle à Noyon : Companni ergo | Qui me
calcatis, | Precibus rogo, | Subveniatis. — Ou bien, associé dans le gouvernement d'un pagus. — Voir infrà VIII.
29 Hildomus pour Hildoinus, Hilduin. Johe est Jouy-le-Comte,
près Bernes, canton de Beaumont (S.-et-O.) Le Nécrologe de S. Eléonor de Beaumont
mentionne : « Hilduinus miles qui dedit iiii arpennos terræ apud
Baernam » ; il était, dit Douet d'Arcq (Recherches sur les anciens comtes de Beaumont sur
Oise), de la maison des Voyers de Beauvais.
31 « On ne voit pas, dit Afforty (T. XI, p. 6047) que Pierre
ait succédé à Hugues dans le Comté de Dammartin. Il est à présumer que ce comté sera passé
dans la maison de Beauvais par le mariage d'une des filles d'Hugues, la seconde, dite
Adeline de Bulles » etc. C'est assez pour faire voir comme cette filiation des premiers
Dammartin a été embrouillée. Ce Pierre de Dammartin a passé si inaperçu jusqu'ici —
puisque le P. Anselme se contente de le nommer et que l'abbé Deladreue le qualifie «
Evêque de Beauvais », — que cette charte est presque une révélation. Pierre apparaît avec
le titre de comte ; a pour femme Eustachie ; meurt au château de Rosnay
en Champagne ; est ensépulturé au prieuré de S. Leu à côté de ses parents en 1107 ; et
laisse le comté à Hugues qui est son frère ou son fils.
32 Aimar, premier du nom, a gouverné le prieuré de 1104 au
moins à 1134 environ. L'on sait que les Prieurs des Prieurés Clunisiens étaient nommés par
les abbés.
33 Les noms de Lambert, d'Ours ou Ourson, d'Eudes etc,
serviteurs du Prieuré et prévôts, reviendront fréquemment depuis 1104 jusqu'en 1193, ce
qui suppose une charge quasi-héréditaire ou plutôt fixée avec une espèce de roulement,
dans une même famille.
35 Mitry, canton de Claye (Seine-et-Marne). Un siècle plus
tard, en 1227, l'on retrouvera un Hugues de Mitry, prévôt de Dammartin (Afforty, t. XV, p.
557).
37 Gaubert le Grainetier et son fils Baudouin, — Foulques le
Pâtissier, — Raimbaud le Boulanger, — Hermier le Chambrier appartiennent évidemment à la
maison du comte de Dammartin.
38 Foulques le Maire. Maire, sorte d'intendant dont « l'emploi
fut érigé en fief mouvant de la Seigneurie » qui lui avait confié la surveillance de ses
intérêts, vers le XIe siècle.
39 Godefroi le Forestier. Ces indications de profession
fourniront plus tard un apport considérable dans la formation des noms
patronymiques.
40 Eudes ou Oudard de Breuil ou du Breuil. Breuil, de Brogilus, brolium, bois de futaie, indique un fief noble et une famille
d'Esserent que nous saluerons plus d'une fois en 1106, 1262 : Oudart de Bruelg qui «
portait d'argent à une fasce d'azur chargée de trois roses de gueules », comme on le voit
à une arcade maîtresse du transsept de l'église de Creil. « L'église du Prieuré » possède
à S. Leu (1385), un fief nommé le fief de « Breuil comprenant un hôtel en ruines et un
jardin ». Les vieux plans cadastraux indiquent une rue du Breuil.
42 Adam le Cordonnier ou le Sueur. Cet Adam ou plutôt son fils
est nommé vers 1160, dans une charte d'Henri, évêque de Beauvais, en faveur de Chaalis
(Aff. t. XVI, p. 261).
44 Fromond de Cauffry. Cauffry, canton de Liancourt
(Oise).
45 Hubert de Soustraine. Soustraine, hameau de Cauffry.
46 Raoul fils de Foulques, dit du Breuil. Ce tablet aidera à suivre le texte de cette
notice.
47 Est-ce le Dreux premier du nom, lequel aurait épousé une sœur d'Ives, comte de Beaumont
? Nous pourrions essayer d'établir ainsi les parentages des premiers Mello
:
51 Mézières, commune de Vallangoujard, canton de l'Isle-Adam
(S.-et-Oise).
52 Le procureur ou économe était un des quatre officiers
importants du Prieuré.
53 Bury, canton de Mouy (Oise). Raoul de Bury semble de la tige
d'une famille importante qui apparaîtra en 1160 (Afforty, T. XIV, 254) : Raoul, frère de
Pierre, marié à Mathilde, d'où Simon, Raoul, etc., et sous Philippe-Auguste ou un Raoul de
Bury est cité parmi les feudataires du comté de Beaumont.
54 Rieux, canton de Liancourt (Oise) : « In pago Belvacensi in
villa que dicitur Reus, en 1061 (Afforty, t. XIII, p. 367).
56 S. Michel-aux-Bois. Il n'est resté de cette chapelle que quelques blocs de murailles
éboulées dont une végétation folle de lianes et de fougères semble protéger le secret.
Nous donnerons un dessin de deux chapiteaux des débuts du XIIe
siècle, d'une clef et de poteries que M. Lion a exhumés de cet endroit.
« Hugues de Dammartin », dit Graves, « ayant été fait prisonnier dans un pèlerinage en
Palestine, sa rançon fut, dit-on, payée par les religieux d'une petite maison de
Bénédictins qui existait auprès du bois de S. Michel. Hugues par reconnaissance etc. »
Quelle est l'origine première de cette légende ?
57 Artaud, XIIe abbé de Vézelay en 1096,
1103, tué dans une émeute des bourgeois vers 1106.
58 Faut-il appliquer à cet Ives ce que rapporte D. Lhuillier :
« Ives de S. Quentin, de la maison de Vermandois, qui assiste notre Saint [Hugues] comme
grand prieur de Cluny » ? (Vie de S. Hugues, p. 511).
59 Renaud, prieur de Mello, c'est-à-dire, doyen du chapitre ou
collégiale de six chanoines que Martin de Mello, frère de Dreux I et chanoine de Paris,
avait fondée en 1103, sous le vocable de Notre-Dame. Il faut donc distinguer à Mello : (a)
Notre-Dame, bâtie en 1103, et renouvelée ou agrandie au milieu du
XIIe siècle, au XIIIe et au XVe, comme il est aisé de le constater, — et (b) le Prieuré de la Madeleine, établi en 1157 par Renaud de Mello, soumis à Vézelay dont Renaud
s'était fait religieux, augmenté en 1265 par les générosités de Guillaume de Mello et
aujourd'hui réduit à un simple souvenir.
60 Thibaud, successeur de S. Gautier et deuxième abbé de
Saint-Martin de Pontoise (1099-1124).
61 Aubri de Mello, désigné autrement par le sobriquet de Payen,
qui signifie d'après Du Cange et M. Joseph Depoin : « dont le baptême a été différé
».
62 Monnée, moulte, droit en nature dû au propriétaire du moulin
sur la mouture du grain. J'ai rencontré une affiche in fo de 1764
portant « Sentence du bailliage Police de Crèvecœur aux meuniers étrangers de chasser les
monnées dans l'étendue de la Baronnie ».
63 Adélaïde, femme d'Aubri de Mello, est apparemment
l'Adélaïde, fille d'Hugues de Dammartin et de Roaide.
64 Gaubert, prêtre ou curé de Boran. Boran, canton de
Neuilly-en-Thelle (Oise).
68 Gui, fils de Garnier de Ramerupt. Ramerupt, arr.
d'Arcis-sur-Aube (Aube).
69 Pierre, fils d'Oroard de Bulles. Bulles, canton de Clermont
(Oise).
70 Ascelin de la Cengle ou de la Sengle. Les la Sengle étaient
Seigneurs de Thieux et tenaient entr'autres la forteresse de Gannes (Oise) dès le milieu
du XIIe siècle. Les cartulaires de Chaalis (Afforty, T. XIII, p. 943)
et de Froidmont amènent les noms d'Ascelin de la Cengle, de Frésende sa femme, de Mathieu
son neveu, parmi les bienfaiteurs de ces abbayes.
71 Gautier de Pomponne, d'après Duchesne, fut Bouteiller de
France sous Louis le Gros et signe comme témoin une donation faite à l'abbaye de Chaalis
en 1153 à côté de Suger « Sigerius », abbé de S. Denis (Afforty, T. XIII, p. 898 et XIV,
p. 133). — Pomponne, canton de Lagny (S. et M.).
72 Adam et Pierre Aiguillon, Anguillons, Léguillon etc. Les
Cartulaires de Beaumont, d'Ourscamp, de Pontoise etc. ramènent plus d'une fois ce surnom
ou sobriquet.
73 Cramoisy, canton de Creil (Oise). Un Guillaume de Cramoisy,
qualifié chevalier, sera témoin en 1190 « à la chartre dou dédiement de la maladrerie de
Creil ».
74 Quel est cet Hugues de Montataire ? Est-ce lui qui sera
qualifié infrà (XXIX) « chevalier » ?
75 Gautier, fils de Lambert prévôt. Je n'oublierai pas cet avis
de nos maîtres : « La filiation est difficile à établir avant 1200 ». — Les famuli, dit D.
Lhuillier, p. 410, semblent bien distincts des frères convers et peu différents des serfs
proprement dits. « On les voit au service des doyens chargés de la culture des métairies ;
on les trouve au service de l'aumônerie, de l'infirmerie ».
78 Vigier, qualifié infra (XVII) de «
Serviteur des moines ».
79 Rosnay, Rosnacum, « château fort qui est
situé en Champagne », canton de Ville-en-Tardenois (Marne).
80 Frère Brice. Nous retrouverons plus tard en 1117 ce moine
industrieux et persuasif.
81 Ermenonville « Hermenaldi villa », canton de Nanteuil
(Oise).
82 Bulles, castrum Bullz, canton de Clermont
(Oise), où restes de forts ou muches, d'une motte et d'un prieuré de la Madeleine.
83 Geoffroy, fils d'Eudes de Vezelay et (XII) frère d'Eudes.
Que faisaient au Prieuré de S. Leu au début du XIIe siècle ces
Bourguignons ? Les religieux devaient songer bientôt à la construction du porche.
84 Nous donnerons plus tard une liste des personnages plus
considérables qui ont reçu la sépulture dans l'église du Prieuré.
85 Quel est ce fils de Pierre et d'Eustachie ? Voir 13 et
31.
86 Raoul, fils d'Oilard. Duchesne, dans son Histoire des Bouteillers de Senlis, fait mention d'un Oylard de Creil qui reçut de
Rothold de Senlis, à la fin du Xe siècle, « la terre d'Humbertuisin
(?) [Montataire] sur la rivière de Tère [Thérain] ; d'Ebroin fils d'Oylard, filleul de
Rothold ; et de Richard, fils d'Ebroin ». Douët d'Arcq cite aussi un Oylard ou Oelard de
Creil, lequel a pour fils Raoul vers 1110, 1120 et pour petit-fils Joscelin. Voir
XXI.
87 Reri, diminutif d'Alberic ou Aubry [de Goussainville], fils
de Reri de Lusarches. Lusarches arr. de Pontoise (S. et O.).
88 Adam, vicomte [de Melun], cité de nouveau à XXX.
89 Pierre, fils de Gautier [d'Aunay]. Voir 67 : Gautier, fils
de Pierre.
90 Hugues de Tilly. Tilly, canton de Houdan (S. et O.).
91 Garnier, maréchal, amènera plus tard, XXI, son fils
Raoul.
93 Hugues II, fils et successeur de Pierre au comté de
Dammartin. C'est cette opinion sur Hugues qui m'a conseillé de dater cette charte de 1107
au plus tôt, d'autant plus volontiers qu'ella ramène des témoins de la charte
précédente.
95 Nivelon de Beauvais, frère de Raoul, sénéchal de Philippe I, m'a dit M. J. Depoin ;
d'où cette généalogie :
Voir M. de Lépinois : Recherches sur l'ancien Comte... de Clermont en
Beauvoisis, et infrà LXXXVII.
96 Le Prieuré possédait « deux moulins au lieu dit Lévrel, près
de Cramoisy, où tous les habitants de S. Leu sont banniers, excepté pendant le mois
d'août, et valent par an 30 muids de blé ». Dénombrement de 1384. Arch. de l'Oise, H.
2447. Voir 73.
97 Courlieu, Courlaye, aujourd'hui La Rue-Saint-Pierre, canton
de Clermont (Oise).
104 Abeval, lieu dit au terroir de S. Leu « entre le chemin du
moulin S. Leu, la Ruelle du même moulin et le chemin de Montataire à Précy. »
105 Gilbert « de Tilliello » — Tillet, hameau de
Cires-lès-Mello, canton de Neuilly-en-Thelle (Oise). Voir XXXII, LII.
106 Le Nécrologe de Beaumont fait mention au mois d'avril de «
Gaufridus, vice-comes » (Douët d'Arcq : op. cit.).
107 Saint-Maximin, canton de Creil (Oise). La moitié de
l'église de Saint-Maximin avait été donnée au Prieuré de Saint-Leu.
108 Trossy, hameau de Saint-Maximin, canton de Creil
(Oise).
109 Gui le Chambrier paraît en plusieurs chartes de 1106, 1108,
1114, 1119, 1121, etc., concernant Pontoise, Cluny, etc. Sa femme est nommée infra Aleidis. Gui est le fils de Valeran, chambrier, lequel transforma
l'abbatiole de St-Christophe en Halatte en prieuré (1060). Il semble que Gui a pour frère
l'archidiacre Gautier.
112 Du Mur, du Murat « de Murato » famille senlisienne qui a
fourni un maire à Beauvais sous saint Louis — ou « de Mours ».
113 Eudes Niflard de Creil est cité par Afforty (T. XIV, p.
262) à la date de 1160. Niflard est un de ces surnoms que le poète Ausone qualifiait «
nomina jocularia » et dérive de nifler, flairer avec bruit.
114 Précy, canton de Creil (Oise). Le prieuré était collateur
de la cure de Précy.
115 Douët d'Arcq signale dans le Nécrologe de S. Léonor de
Beaumont un « Hilduin, chevalier, qui donna au Prieuré quatre arpents de terre à côté de
Bernes ». Nous retrouverons XLIX ce Gilduin vicomte.
117 Raoul, chevalier de Presles [?], canton de l'Isle-Adam (S.
et O.). Voir infrà XXXII.
118 De la Ruelle ou de Reuil (?), canton de Marly-le-Roi (S. et
O), fils de Payen, premier seigneur de Franconville.
119 Raoul fils d'Oilard, voir 86. M. Mathon, qui a résumé cette charte dans les Mémoires de la Société Acad. de l'Oise (T. IV) dit : « Le Prieur de S.
Leu d'Esserent ayant reçu d'un nommé Raoul, fils d'Oysard, ce qu'il tenait du château de
Creil, au village de Tracy, Renaud, comte de Clermont... et Creil..., donna son
consentement à cette donation vers l'an 1153 » etc. — M. de l'Epinois a accepté cette
date de 1153. — Le docteur Boursier (Hist. de Creil, p. 349) a traduit
d'une façon peu exacte le texte de la charte, ayant changé le ou en
et et confondu Oilard avec « Oduart ».
Je crois devoir vieillir cette charte, entre autres motifs à cause de la présence de
Raoul, fils d'Oilard, que nous avons rencontré déjà avant 1107 et aussi à cause de la
situation de Marguerite de Clermont, non encore mariée, ce semble.
121 Orcheu, hameau disparu près de Dammartin (S. et M.) où le
Prieuré de S. Leu possédait un fief consistant en terres de labour, au lieu dit La Gerbe d'Or.
124 Renaud II, comte de Clermont (1103 — vers 1163), fils d'Hugues de Clermont, marié en
premières noces vers 1103, à Adèle de Vermandois, veuve d'Hugues le Grand, et en
secondes noces à Clémence de Bar.
Marguerite, fille de Renaud II et d'Adèle de Vermandois, mariée d'abord avant la mort
de Baudouin à la Hache, comte de Flandres (juillet 1129), à Charles le Bon, cousin et
héritier de Baudouin.
125 Foulangues, canton de Neuilly-en-Thelle (Oise).
126 Presbyter. « Sacerdos, presbyter, levita » dit M. Giry, «
signifient chanoine, à partir du Xe siècle ». Ce
sens n'est-il pas trop restreint ? Je traduirais : Eudes, curé de
Gouvieux. Gouvieux, canton de Creil (Oise).
127 Ce nom d'Igier, abrégé d'Audigier, reparaît à la charte de restitution de Bulles comme
témoin (Loisel, Mémoires du Pais... de Beauvais... p. 260) et à la
charte XXX, avec cette désignation : « Igier de Bulles, Ilgerius de Bubulis ».
Gérard, fils d'Igier, « chevalier de marque ».
Ces deux noms, qui sonnent une fanfare de bravoure, n'ont-ils pas inspiré les
imaginations romanesques que l'on sait : Histoire ancienne d'Assaillant et de Gérard,
son fils, « premiers comtes de Dammartin, peu après Dagobert », ms. du XVe siècle (Bibl nation. Supplém. fr. n° 1130). — Généalogie rimée des comtes de
Dammartin publiée par Dreux de Radier.
128 Ève (Eglise de Notre-Dame d'), canton de Nanteuil
(Oise).
129 Gui de la Tour Bouteillier (1099-1124), seigneur de
Chantilly etc., marié à Jacqueline de Soisy. — Guillaume, son fils, — 1149.
130 La charte XXIV substituera à cette qualification de doyen
celle de prévôt.
131 Apud Silnectis (orthographe primitive) : Senlis
(Oise).
132 Hervé, autre fils de Gui de la Tour, n'est point mentionné
dans l'Hist. des Bouteillers de Duchesne.
136 Arnoul, fils d'Oudard de Senlis, tige, selon M. J. Depoin,
des seigneurs de Gonesse.
137 Baron, canton de Nanteuil (Oise). Afforty cite déjà aux
dates de 1097 un Pierre fils d'Adam (T. I, p. 156). L'église de Baron avait été donnée à
Cluny vers 1100.
139 Pierre de Dammartin, fils de Lancelin de Dammartin,
surnommé de Beauvais, et frère entre autres de Lancelin II, de Foulques qui l'avait
précédé sur le siège de Beauvais (1084-1095) et de Raoul, abbé du Bec, gouverna l'église
de Beauvais de 1114 à 1133.
140 Odilon ou Eudes apparaît comme châtelain en 1090. Cet
Eudes, pense M. Joseph Depoin, est Eudes IV, frère de Gautier et d'Ansel. — Sur Adam, fils
d'Odilon, voir XLIX, Afforty (t. XIV, pp. 254 et 1160) et Labande : Hist. de
Beauvais et de ses Institutions communales, pp. 50, 52.
141 Voir encore Cartul. de Compiègne, année
1112 ; Labande (op. cit., p. 262).
145 Je lirais volontiers : « et ad eam [vitam monachicam]
habitu et cinctura se devote transferret. »
146 Montdidier (Somme). Là, prieuré clunisien où, dit-on, les
corps des Saints Lugle et Luglien avaient été apportés de Paillart sous le comte Hilduin
et sa femme Havoise.
147 Pierre de Montboissier, dit le Vénérable, abbé de Cluny de
1122 à 1158.
148 Quel est ce R..., prieur de Montdidier ? La Gallia Christ. ne donne le nom d'aucun prieur avant « Le Roux, lequel était à la
tête de la communauté vers 1140 ».
149 Liancourt, arrond. de Clermont (Oise). Voir infrà Dreux, frère de Raoul de Liancourt ; Richard et Ebroïn, ses fils.
150 Est-ce le clerc Gautier, frère du comte Raoul de Clermont ?
Voir Afforty, t. IX, p. 565 ; de l'Épinois, ch. VI, § lxxii, à la date
de 1162 et infrà ch. LXXII.
151 Moine qui surveillait un prieuré, une celle ou une métairie
(villa), ou doyen rural. L'abbé E. Morel (Cartul. de S. Corneille) cite au plaid de Senlis
de 1106 un Eudes doyen.
152 « Dominus Lancelinus, seigneur ou sire Lancelin »
probablement Lancelin de Bulles.
153 Bourdin de Garches. Garches, canton de Sèvres (S. et
O.).
154 Il existait à S. Taurin, près Roye (Somme), un prieuré
Clunisien dépendant de Lihons. S. Taurin ou par corruption S. Aurin n'est plus qu'un
hameau de la petite commune de l'Échelle. Le prieuré de S. Leu y possédait un vivier et un
moulin.
155 Renaud succéda à Aimar I, de 1134 à 1138, dans la charge de
prieur.
157 Herbert monte le premier ; Gautier qui vit des armes etc.
Ces sobriquets originaux et colorés dont l'usage commence à devenir plus fréquent, sont
une des origines des noms de famille.
158 Gautier, échanson de Dammartin. Afforty, t. XIV, p.
384.
159 André de Compiègne. Compiègne, chef-lieu d'arrond.
(Oise).
160 Louvet se borne à mentionner le nom de Marguerite de
Gerberoy dans des lettres de confirmation des biens de l'abbaye de S. Paul près Beauvais :
« Ego Odo secundus ex dono Margaretæ vice-dominæ de Gerboredo » (T. I, p. 617). — Le
chanoine Pillet, dans son Histoire de Gerberoy, confesse ne connaitre
pas Marguerite. — M. de l'Épinois remarque que « aucun historien ne fait mention de cette
princesse ». Notre charte apporte quelque lumière sur cette oubliée dont elle parle avec
une émotion tendre et poétique.
Gérard de Gerberoy, mari de Marguerite, était, d'après le chanoine Pillet, le fils aîné
de Pierre I, vidame de Gerberoy et d'Ivis, et par conséquent, le frère d'Hélye avec
lequel il succéda au vidamé, et de Guillaume, chanoine de Beauvais. « Il n'est pas
impossible » ajoute le même Pillet cité par de l'Épinois, « que le vidame Gérard qui se
fit chanoine de Beauvais en 1144 et mourut en 1164, soit le mari de Marguerite ».
162 La présence de Renaud prieur, comme les noms de Lambert,
Herbert, Arnoul et ce que Hugues de Clermont disait déjà de lui-même en 1101 qu'il était
vieux, semblent exiger que l'on place la confection de ce testament entre les dates 1134
et 1138.
163 Pierre, fils de Gérard et Béatrix, femme d'Eudes d'Angivillers. « La plus ancienne
mention » dit de l'Épinois, « qui nous soit parvenue d'un seigneur d'Angivillers » est
fournie par « cette pièce non datée, mais antérieure à 1160 etc. ». La Charte LXIV nous
permet ce tableau généalogique :
175 Cet Aimar qui apparaît avec le titre de sous-prieur à côté
de Renaud, lui succédera bientôt en 1138.
176 Ce Josbert forestier a laissé son nom au bois
Josbert.
177 Foulques, doyen. Voir sens du mot Doyen,
n. 151.
178 Mathieu I, comte de Beaumont, chambrier de France.
179 Mathieu II, fils du précédent et d'Emma de Clermont, dame
en partie de Luzarches, etc.
180 Raoul, neveu de Raoul, chevalier d'Esserent, est destiné à
l'état religieux. L'on sait que « si les prieurés Clunisiens recevaient des novices, la
profession de ceux-ci devait avoir lieu à S. Pierre de Cluny ». Cette règle n'était point
sans importance, même au point de vue de l'architecture et de l'art.
181 L'abbé E. Morel, dans son Cartulaire de S.
Corneille, LXXXIV, cite une « Marie de S. Leu, femme de Raoul », laquelle « donne à
S. Corneille de Compiègne en 1157, par la main de l'Évêque Henri de Beauvais, la dîme de
Bienville [Buienville], avec l'assentiment de Clémence qui en avait été dotée, et d'Eudes,
fils de Clémence. Goisbert son père, Pierre son oncle, Hugues et Jean, ses frères...
Témoins Aimar [Aimario], prieur de S. Leu ; Renaud, sous-prieur. »
184 Thierri cimentier, maçon. C'est l'époque où la construction
du clocher succédait à celle du porche, selon un système ingénieux et très
personnel.
185 Noter ces lieux dits Saint-Leusiens : l'Argillière, le
Jardin Rufaut, le Chêne ou Quesnel.
186 J'avoue avoir passé bien du temps pour déterminer l'orthographe et l'identité de ce
mot. Loisel a lu ou cru lire dans une charte d'Élie et de Pierre, vidame de Gerberoy, à
la date de 1138 : « Hugo Hanoth et Thomas, frater ejus ». Le Livre Rouge de la commune
de Noyon mentionne en 1140 : « Aubert de Anoth ».
Autiolt est-il Antheuil, canton de Ressons (Oise), ou plutôt Antilliacum, Antilliac,
Antilly, canton de Betz (Oise), que l'on rencontre dans des chartes de Beaumont de
1194-1195 et en Afforty (t. XIV, p. 865) ? Eléonore, comtesse du Valois, abandonna en
1194, à Antilliacum, un cens de froment et d'avoine que l'église de Collinances lui
devait sur sa grange.
189Stimulus et Aculeus me
semblent la traduction du même sobriquet ou nom de famille : Aiguillon
que l'on a rencontré aux chartes IX et XXXVI.
190 Le texte distingue ici : a) l'hôte
lui-même ; — b) la masure, métairie ou ferme avec son revenu ; — c) la justice de la masure.
191 Atrium, aitre, signifie ici le parvis de l'église. Voir
4.
192La Bibliothèque nouvelle de Labbe (T. II, p. 646) nous a
conservé une lettre d'Adam, évêque de Senlis, au Roi, c'était vers 1155, par laquelle le
saint prélat sollicite humblement la liberté de Barthélemy... qui avait été pris les
armes à la main. Le coupable se croisera. Philippe, son frère, se portera caution avec
Hugues de Villers et ses frères.
193 Terre de serf décédé sans enfant mâle légitime.
194 Obédience signifie ici un monastère dépendant d'une
abbaye.
196 « Le 8 des kalendes d'avril 1162, le comte Raoul consigna
par écrit la donation faite par Odeline, fille de Bernier, meunier de Cramoisy... aux
religieux de Jumièges habitant Montataire, de la tierce partie du moulin Levret ». (E. de
l'Épinois, op. citato, ch. IV, § lxxxii).
197 Le mot calumnia que nous avons rencontré
déjà souvent, signifie réclamation mal fondée.
198 La copie de Baluze laisse évidemment à désirer dans ce passage que je corrigerais
volontiers de cette façon : « Quicumque hanc elemosinam tenuerit, sive superstites, sive
decessores, scire debent quod, vineæ de more, debent famulo, etc.. ».
L'on voit que la culture de la vigne était relativement importante dans nos pays.
207 Gislebert d'Angleterre était, du côté de son père, Richard
de Clare, de la forte race de Richard, duc de Normandie. L'on trouvera dans la Chronique de Jumièges son activité militaire, son ingratitude envers le
roi d'Angleterre, etc.
214 L'on notera que l'autorité d'alors, malgré la réputation
d'absolutisme qu'on lui a faite, s'entourait volontiers de conseils : « Moi... mu par un
avis semblable de tous les grands ». — « Les anciens de Creil », dira la charte suivante,
« accordant ce tiers de transit, » etc.
215 Ce Gui, fils peu connu de Renaud II de Clermont, me conseille de donner ce tablet
généalogique qui aidera à éclairer notre texte.
217 Raoul le Vaillant, comte de Vermandois, fils
d'Hugues-le-Grand et d'Adèle de Vermandois, échanson de 1141-1151.
218 Mathieu de Montmorency, connétable, 1136-1154.
219 Cadurce apparaît avec ce titre de chancelier dès la fin de
1140 (charte de la commune de Noyon), en 1146 et 1147 (Afforty, t. XIV, et 31) et meurt
vers 1198.
220 Formule fréquemment usitée. Voir dans l'Ancien Testament au
Livre des Nombres, ch. xvi, le châtiment de Dathan et
d'Abiron fils d'Eliab, lesquels s'étaient révoltés contre Moïse.
221 Gournay-en-Bray (Seine-Inf.). — Cet Hugues, seigneur de Gournay, est Hugues II, fils de
Giraud et d'Edith de Varenne, marié à Béatrix, sœur de Raoul de Vermandois.
Hugues III, son fils, marié à Milesende, sera l'un des illustres révoltés dont
l'ingratitude et l'énergie militaire contristeront davantage les derniers jours d'Henri
II d'Angleterre.
L'on retrouvera les noms de ces seigneurs au Cartulaire normand, dans
les chartes de l'abbaye de Froidmont.
Béatrix, fille d'Hugues-le-Grand et d'Adèle de Vermandois (voir n. 11).
225 Guillaume Fretel. Fletel sorte de flûte. E. de l'Épinois
mentionne un sire Robert Fretel qui avait un fief à Précy et le Cartul. de N.-D. d'Amiens
ramènera, à la date de 1222, un « Robert Frétiaus, seigneur de Bus. »
226 Mouchy le Châtel, canton de Noailles (Oise). Dreux II, fils de Dreux I défunt, marié à
Basilie, qui est peut-être la fille d'Hugues de Dammartin. N'est-ce pas en cette année
1145 que Dreux II prit la croix pour aller mourir en Terre Sainte, vers la mi-carême
1148 ?
Je crois devoir noter ici ce que la Chronique de Jumièges rapporte de ces Dreux de
Mouchy : « Giraud de Gournay (note 221) gagnant Jérusalem avec sa femme Edith, sœur de
Guillaume comte de Varenne, meurt en route. Sa femme, revenant de là, épousa Dreux de
Mouchy (de Monceio) et lui donna un fils nommé aussi Dreux » (Hist.
des Gaules, t. XII).
227 Quel est ce Gilduin vicomte qui a déjà paru à la charte
XXo ?
232 Le Cartulaire d'Amiens cite ce « Pierre fils de Fredesende
» parmi les témoins d'une restitution de biens sis au territoire de Nointel près Clermont
(Oise). Voir aussi le Cartulaire de S. Corneille de Compiègne, XXXVII, à la date de
1115.
233 Thibaut, archidiacre de Beauvais, cité par Douët d'Arcq à
la date de 1127.
234 Litz, canton de Clermont (Oise), où Louis VII fera détruire
la forteresse de Raoul de Clermont. Afforty (t. XIII, p. 943 et XIV, p. 264) et de
l'Épinois citent d'autres de Litz aux dates de 1145 et 1160 environ : Eudes, Anseau, son
fils, N. frère d'Ansculf et père d'Hugues, de 1197 et 1200 ; Jean et Gislebert.
235 Ou plutôt « de Dilugio, de Delugio » ; le Déluge, canton de
Noailles (Oise).
236 Gondacre (Godegrand) de Creil, chevalier, frère d'Eudes «
l'assassiné ». Voir infrà. « Notum facio..., dit le Prieur de S. Nicolas
d'Arq (Afforty, t. XIV, p. 155)... quod quidam miles de Credulio
Gundacrius nomine... Nous vous notifions qu'un certain chevalier de Creil, nommé
Gondacre, nous a donné sa même dîme « de Villa Bernoia et de Plessieo »,
ce dont témoigne « Eudes li Pot ».
237 Gautier, abbé de S. Symphorien à Beauvais, est nommé en
1148.
238 Maître Elinand, chanoine de Beauvais et chancelier de
l'Evêque Henri en 1151. Voir Loisel : Chartes et Cartul. de Lannoy.
241 Gondacre marié à Gile, Jean et Anselme frères.
Le docteur Boursier, dans son Hist. de Creil (p. 339) fait mention, à
la suite de E. de l'Épinois, de « Jean, fils d'Ansel de Creil et d'Ameline d'Egmont,
dame d'Hécourt », lequel aurait épousé pour la céder bientôt à l'état religieux, une
femme nommée Ameline aussi, et appuie ces conjectures sur les textes tronqués ou
incompréhensibles que voici : « Odo secundus, Belvacensis
episcopus... quoniam Johannes filius Ancellide Credulio, uxor ejus Amelina... illa mundo
renunciavit apud Esserentum, 1143 ». Quoi qu'il en soit, il s'agissait
évidemment ici d'une de ces prises d'habit ad succurrendum qu'il était
d'usage à cette époque de solliciter au moment de la mort.
Ce Jean paraît plus haut comme caution de Gui le Chambrier.
242 Les chartes LI, LII et LVIII, permettent d'essayer ainsi un
tableau généalogique de ces anciens nobles de Creil :
243 Une charte de Galon ou Valon, évêque de Beauvais (Archives
de la Côte-d'Or, cart. II de l'abbaye de Molesme, fo 110) reproduite
par le Dr Boursier, p. 338, amène à la date de 1104 « Antelmusde Craolyo et uxor ejus Amiota, et Hugo
Josberti filius et Hodierna uxor ejus » à côté de Robert, abbé
de Molesme et d'Eudes « Regis Franciæ cognatus », prieur de Verneuil, etc.
244 Une charte d'Amaury, évêque de Senlis concernant St-Arnoul
de Crépy de 1158 à 1167 (Aflorty, t. XIV, p. 204), amène comme témoin un Gui
de Creil.
245 Archembaud, chevalier de Creil, est cité parmi les bienfaiteurs de l'abbaye de Chaalis
(Donations faites sur le territoire de Troussures vers 1145, ap. Afforty, t. XIII, p.
943.)
247 Quels sont ces Aimeri, qui exemptent le Prieuré du droit de
tonlieu à Beauvais ?
248 Droit de présence ou honoraires pour la présence partagé
ici entre l'Evêque et les autres témoins.
249 Jean, archidiacre de Beauvais, cité dans les cartulaires de
l'abbaye de Lannoy en 1151 et de Chaalis en 1160 et 1180 avec Ives doyen, Thibaut autre
archidiacre, Hugues de Compiègne, Gérard de Gerberoy et maître Helinand chancelier ; dans
Loisel, Op. cit, p, 278 ; dans Afforty (t. XIV, pp. 239, 254 et 259),
etc.
250 Guillaume de Meung, Meung-sur-Loire (Loiret), où il est
demeuré à l'église S. Liphard un portail latéral de la date de notre charte.
251 Raoul de Milly. Milly, doyenné de Marseille (Oise).
252 Elie et Pierre, vidames de Gerberoy (Voir XXXI) dont
Orderic Vital dit : « Elie vidame avec son associé reçut avec joie l'exilé royal [Robert
d'Angleterre] ; c'est la coutume en cette place forte qu'il y ait deux seigneurs égaux et
que tous les fugitifs y soient reçus d'où qu'ils viennent ».
253 A constater ici l'apparition du génitif pour indiquer le
nom de l'ancêtre.
254 Pierre, fils de Belot. Beloth en Afforty (t. XIII, p.
943).
257 Reri d'Andeli ou d'Andilly est mentionné plus d'une fois par l'abbé Lebeuf et par Douët
d'Arcq dans les chartes de S. Denis, de S. Martin des Champs, de Beaumont, en 1137,
1148, 1151. — Andeli, Andilly etc. canton de Montmorency (S.-et-O).
Les Archives du Prieuré Bénédictin de St-Martin-Longueau (Arch. de l'Oise, H 1697),
amèneront à la date de 1225 un Jean « de Andeilli » chevalier, son frère Rery, etc. — Ce
Jean apparaîtra de nouveau dans une charte de S. Corneille de Compiègne de 1231 où
figurent comme arbitres Nicolas, prieur de S. Leu..., Robert, moine de Compiègne,
etc.
258 Moulin des mounets, appelé plus tard « de mongneaux, de
moinneaux », etc.
259 Description et usage du chirographe répétés de la charte
XXXVIII qui est aussi une charte de métayage : « Cette charte sera écrite deux fois sur un
seul parchemin afin que les moines en aient une partie et que la susdite femme et ses
héritiers gardent l'autre et que le chirographe soit scindé par le milieu ». Rien de
nouveau sous le soleil.
260 Anseau de l'Isle, échanson, fondateur de l'abbaye du Val, apparaît souvent en 1112,
1114, 1136. Voir Afforty, t. XIII, p. 830, t. XIV, pp. 129, 581 ; D. Doublet, Hist. de l'Abbaye de S. Denis, p. 519 ; Douët d'Arcq.
Voici pour l'intelligence de nos chartes, un tablet généalogique :
263 Aimar a donc été prieur à partir de l'année 1138. — Voici
la suite de ces premiers prieurs : Aimar I (1104-1134) ; — Renaud I (1134-1138). — Aimar
II (1138-1149...) ; — auquel succédera Renaud II de Haute-Pierre.
264 L'abbaye de Jumièges possédait à Montataire dès le VIIe siècle un domaine ou prieuré-cure sous le vocable de S. Pierre et de
S. Léonard. Ce prieuré s'enrichira à l'époque de cette charte de toute la dîme que le
clerc Gautier, frère de Raoul de Clermont, possédait à Montataire et à Creil, ce que le
Comte reconnaîtra solennellement en juin 1162 en présence d'Aimar son
chapelain, de Hugues de Villers, etc. (E. de l'Epinois, op. cit.) Il n'est demeuré de ce
prieuré qu'une cave ou cellier carré dont les arcs diagonaux en plein cintre et les
doubleaux en tiers point reposent sur des colonnettes engagées et une colonnette centrale,
fin du XIIe siècle.
265 Le Thérain, qui prend sa source à Gruménil (S.-Inf.), se
jette après avoir arrosé Songeons, Beauvais, dans la rivière d'Oise au bas des
escarpements rocheux qui portent l'église et le château de Montataire. C'est par erreur
que j'ai copié à la charte X : in praeria montis Thare ; le texte
original porte : in praeria Montistere.
266 Collégiale de S. Evremond, dont il subsiste encore de très
remarquables ruines du deuxième quart du XIIe siècle.
267 Renaud, deuxième du nom, prieur de Notre-Dame de Mello.
Voir 59.
268 Pierre des Prés reparaît dans la charte qui suit, dans le
Cartul. de S. Christophe en Halatte, vers 1172. Cette famille des Prés, qui doit son nom
probablement aux vastes prairies qu'elle possédait sur les bords de l'Oise et du Thérain,
à Tiverny, à Montataire et Gournay (Gornacum)... fournira Josbert, frère de Pierre ;
Hugues, fils de Josbert (1170-1197) ; Raoul, fils d'Hugues et de Mazilie ; Aveline des
Prez, mariée à Thibaut li Poz de Verneuil, chevalier, qui sera ensépulturée au prieuré en
1262.
269 Hugues de Chester (Voir III ter et XL), mari d'Ermentrude,
fille d'Hugues de Clermont et de Marguerite de Montdidier.
270 Ce Gournay, Gornacum, est un hameau sur la rivière du
Thérain.
271 J'ai écrit ailleurs du château de Montataire que Hugues de
Clermont le construisit au début du XIIe siècle et que Renaud II le
fortifia davantage en appliquant contre les courtines du donjon carré, « des tours
massives et sévères réunies l'une à l'autre par des arcades de décharge à plein cintre ».
On reconnaît encore à la salle basse les chapiteaux romans de cette époque à leurs
tailloirs massifs, à leur corbeille à palmettes et à figures sauvages.
272 Eudes Bouvier. Voir infrà : Hugues
Bouvier de Pontoise.
273 Ce Renaud, fils du comte Renaud et de Clémence, est peu
connu. Voir 215.
274 Un Renaud, chevalier de Villers, est témoin dans une charte
de Clémence de Dammartin et de Gui son fils en faveur de Chaalis (1163).
275 Guernon, maire de Montataire. Voir un Guernon : V et
XXI.
276 Hugues Bouvier de Pontoise, mari d'Adeline, laquelle était
fille d'Albert dit Harpin.
277Riparium, ripaticum, rivagium, droit de
rivage, c'est-à-dire impôt perçu sur les marchandises qui viennent par eau.
278 Ce Guillaume est probablement Guillaume de Mello, qui fut
abbé de S. Martin de Pontoise avant de l'être de Vézelay.
279 Ce Harpin est cité dans le Cartul. de Saint-Martin de
Pontoise vers 1150.
280 Noter ce don d'un couteau, arme ou instrument, pour
investiture.
281 Douët d'Arcq cite à la date de 1176 : « Pierre le Sanglers
» ou le Sanglier, qui est nommé plus bas avec Philippe et Isabel.
282 Bois de la Sagette, dans la forêt de
Chantilly. « Hugues, échanson de Louis, roi de France », s'empare de ce bois vers
1254-1261. — « Il est en gruerie de M. de Dammartin et contient 120 arpents ». 1385. — Le
Prince de Condé l'achète en 1663.
283 Ces noms de Lambert, d'Herbert, d'Eudes, etc., que l'on
retrouve à des dates parfois très distantes rivés aux mêmes positions sociales, semblent
appartenir à une série de pères et de petits-enfants, peut-être leurs filleuls, entre
lesquels les descendants immédiats introduisent volontiers un nom alternant.
Voici un tablet qui dirigera l'attention du lecteur :
285 Mérard, hameau de Bury, canton de Mouy (Oise). Je
traduirais volontiers ce texte de cette façon : « Moi Dreux... ayant un titre de servitude
sur la femme de Gilbert de Mérart, ce droit d'ailleurs indiscuté étant abandonné par moi,
je renvoie libre... »
286 Prieuré sous le vocable de S. Lucien. Voir n. 53.
288 Geoffroi, Eudes et Raoul de Caillouel, hameau d'Hermes,
canton de Noailles (Oise). Douët d'Arcq mentionne en 1186 ce « Radulphus de Cailloe
».
289 Guillaume et Gautier Jatans. Peut-être Jactant, vantard.
290 « L'on donnait volontiers ce surnom de pauvre aux cadets sans légitime », dit E. de l'Épinois, qui cite Nivelon et Simon
le Pauvre de Hez. Un des huit enfants d'Hugues de Clermont était désigné par le même
sobriquet, comme Hugues, fils de Robert comte de Meulan et un abbé de S. Germer en 1200,
etc.
291 La famille du Donjon forma des alliances aux débuts du
XIIIe siècle avec les Breteuil.
292 Il convient d'insister sur cette finale de la charte : «
Ceci fut fait en présence de..., et dans la même année où mourut Renaud de Mello et aussi
au jour de la bienheureuse Agathe, martyre. » Ce Renaud est probablement l'un des quatre
fils de Dreux II de Mello et le frère de Dreux III, de Raoul qui fut assassiné à Tripoli
et de Guillaume, abbé de S. Martin de Pontoise, puis de Vézelay : il n'est guère connu que
par une charte de S. Martin de Pontoise de l'année 1136.
293 Carnelles, forêt ou allée couverte, entre Nointel,
Asnières, St-Martin du Tertre et Presles (S. et O.)
294 Le texte porte : « aiiam » qui veut peut-être dire «
l'allée fermée de haies conduisant au moulin ».
295 Richard, fils de Gilbert d'Angleterre et d'Adélaïde de
Clermont. Voir XL. Au lieu de : necnon etiam quod sui homines, Baluze a lu : necnon etiam
dicti supra homines.
296 Afforty relate (T. XIV, p. 296) parmi les témoins d'une donation de Pierre, seigneur de
Fontaines, près Senlis, à l'abbaye de Chaalis, c'était en 1162, Deus le Gart,
c'est-à-dire Dieu le Garde I de Creil.
Quant à Renaud sous-prieur et Hervé moine, ce sont Renaud de Haute-Pierre, que nous
saluerons bientôt comme prieur et Hervé cellerier, que cite le Cartulaire de S.
Corneille à la date de 1157.
298 Afforty (T. XIV, p. 320) amène ce Raoul le Pauvre au milieu
des témoins d'une donation que Gautier, sénéchal de Dammartin, fait à l'abbaye rapidement
prospère de Chaalis. — Le nom de Raoul li Povres reviendra aussi parmi les vassaux du
comté de Champagne vers 1172, « deu fié de Danmartin », à côté de Guillaume de Mello. Je
suis très enclin à le rattacher à la race noble des « Povres de Hez ». Voir 290.
299 Goussainville, canton de Gonesse (S. et O). Il ressort d'une charte chaalisienne de
1140 (Afforty, T. XIII, p. 867), que Guillaume de Goussainville est fils de Reri de
Goussainville, et aussi des Recherches de Douët d'Arcq que le même Guillaume a pour fils
« Gaco, filius Willelmi de Gunseinvilla ».
300 Le tablet de la note 106 a indiqué le début de cette filiation.
Louvet, de l'Épinois, M. de Luçay citent, nés plus tard, Eudes et Rogue, frères de
Bernard.
301 Boutenangle, annexe d'Erquinvillers, canton de Saint-Just
(Oise). Afforty, t. XIV, pp. 255 et 262, (vers 1160) nomme un Gérard de Boutenangle marié
à Élisabeth, dont Gérard et notre Baudouin.
302 Dreux de Varce. Est-ce Vaux, hameau de Creil ?
306 « Oisard », dit le Dr Boursier (Hist. de Creil,
p. 349) en se référant à D. Grenier (Text. latin, n° 169, f. 15), « Oisard ou Auduart,
prévôt de Creil, donne au prieuré de S. Leu tout ce qu'il possédait à Sous-Rivière
(comm. de Cramoisy), en terres, en hostes et cens, enfin en justice sur une terre située
à S. Leu, en considération de ce que les religieux lui avaient donné l'habit monastique
». Le Dr. Boursier n'a-t-il pas confondu Oisard, Oilard, Oylard avec Oduard ou Oudard
?
Un prévôt, Oudard fils d'Eudes, qui souscrit à un chirographe de 1075 concernant une
terre à côté de Rouvray, serait-il un ancêtre du prévôt de Creil ? (Mém. du Com. arch.
de Senlis, IVe série, t. II, p. 126).
307 Hugues, frère de Mathieu II, fut vicomte de Beaumont et
seigneur de Persan.
308 Mathilde de Chateaudun, première femme de Mathieu II, morte
en 1168.
309 Gautier de Bornel, chevalier. Bornel, canton de Méru
(Oise).
310 Pierre de Boran et Pierre, son fils, sont cités fréquemment
de 1152 à 1191 par Afforty (T. XIV, p. 612) et par Douët d'Arcq.
311 Champagne, canton de l'Isle-Adam (S. et Oise), appartenait
au prieuré de S. Leu qui y avait un maire, Eudes, cité encore à la date de 1173 au
Cartulaire de S. Martin de Pontoise.
312 Cette famille Rosset ou Rosé « Rosetus « que mentionnent plus d'une fois Loisel et le
Nécrologe de S. Léonor de Beaumont, nous présente dans la charte LXVII :
313 Guiboud de Crouy. Crouy-en-Thelle, canton de
Neuilly-en-Thelle (Oise).
314 Raoul de Bernes. Bernes, canton de Beaumont (S. et
Oise).
316 Thierry, év. d'Amiens, 1144-1164, après avoir été abbé de
S. Eloi de Noyon.
317 Étaient présents à ce jugement les abbés d'Anchin, de S.
Amand, d'Hasnon, de Cercamps (dioc. d'Amiens), et de Barbeaux (dioc. de Meaux).
318 Disrationare, dérainier, démontrer le faux d'une accusation.
Baluze a lu et copié : presbyter humilis ; priorem de Escerento ;... possidebant ut
possessori bene donatum ;... cum de Ascerent.
319 Guillaume, premier du nom, prieur de S. Martin des Champs,
dont la Gallia Christ. dit (T. VII, col. 634) : « Il est fait mémoire de
Guillaume I l'an 1157 dans une charte de Thibaut, évêque de Paris, au sujet de la dîme de
Bray et de la menue dîme de Furchis [Fourcheret] ». Barthélemy, prédécesseur de Guillaume,
gouvernait encore le monastère en 1154.
320 Gautier, prieur de S. Nicolas d'Acy, hameau de Courteuil, canton de Senlis (Oise). Voir
Afforty, (t. XIII, p. 893) et l'abbé Vattier : Cartul. de S. Nicolas d'Acy.
Le prieuré de S. Nicolas d'Acy avait été donné aux religieux clunisiens de S. Martin
des Champs par le vidame de Senlis, Robert, entre 1095 et 1099, puis fondé en quelque
sorte de nouveau par la générosité de Gui de la Tour vers 1106.
321 H. de Lyon est Humbert de Baugé, 1148-1153, ou Héracle de
Montboissier, 1153-1183.
L'on corrigera aisément l'étourderie de la note 129. Gui, premier du nom de la Tour, a
eu pour femme, non Jacqueline de Soisy, mais Berthe, d'après Duchesne ou plutôt Aélis,
d'après M. Jos. Depoin, qui fournit des éléments nouveaux à cette
généalogie.
323 Chantilly, canton de Creil (Oise), où les Bouteillers
bâtirent un château qu'agrandirent ou relevèrent, on le sait, les Montmorency, les Condé
et leur illustre successeur. Le prieuré de S. Leu demeura propriétaire jusqu'aux
Montmorency, d'une petite ferme avec tourelle et chapelle « appellés la Tour
S. Leu ou Buccamp près le château de Chantilly, entre le dit
chasteau et Quimquempoit, dessus la rivière de Onnette ».
324 Eudes le Coq, qui est nommé à la Charte XXXIX, comme ayant
fief à Gouvieux, convaincu par son affaiblissement extrême qu'il était sous la menace
d'une paralysie.
326 Ives, doyen de Beauvais, est cité par Loisel,, par Afforty
(T. XIV, p. 239), par les Cartulaires de Lannoy, de Pontoise etc. en 1149, 1151, 1157,
1160, 1180.
327 Un Thibaud, archidiacre de Beauvais, est indiqué par Douët
d'Arcq, à la date de 1127. Un autre Thibaud, également archidiacre, apparaît, au dire de
Loisel, en 1180 à côté du doyen Ives. Voir n. 249.
331 Henri de France, fils de Louis le Gros, év. de Beauvais,
puis archev. de Reims. Une charte du même évêque conservée par Afforty (T. XXV, p. 264) et
concernant plusieurs donations faites à Chaalis sur le territoire de Troussures, commune
de Ste-Eusoye (canton de Froissy, Oise), par des seigneurs de Bulles, de Reuil, etc. avec
le consentement d'Ansous de Litz, mentionne parmi les témoins, un Dreux de
Hescerent.
332 L'abbé Gordière, dans son. Cartul. de S. Amand, l'abbé Morel (Remarq. sur la donation d'Hugues de Coudun à S. Hugues de Cluny) et M.
Peyrecave mentionnent Vilfrid ou Guifroi aux dates de 1144, 1150 et 1157.
Elincourt, canton de Lassigny (Oise). — Le prieuré d'Elincourt avait été fondé par
Hugues de Coudun à la fin du XIe siècle. Il est resté de cet
établissement monastique quelques restes délicats du milieu du XIIe
et du XIIIe siècles.
J'avoue que M. Peyrecave me semble avoir fait quelque confusion, en ramenant, à deux
dates distantes d'un siècle, le même personnage ou les mêmes personnages : Vitfrid et
Raoul de Coudun (Elincourt-Ste-Marguerite, p. 34 et 46 : Cart. de
Saint-Lupi-d'Esserand). Il est regrettable pour sa monographie qu'il a faite avec une
belle passion, qu'il ait refusé les lumières que lui fournissaient l'archéologie des
ruines du prieuré et le chan. Morel.
333 Fresnel, hameau de Francières, canton d'Estrées-St-Denis
(Oise).
334 Henri, év. de Winchester. Le Cartulaire de Cluny relate que
cet Henri revenait de Rome à Cluny en 1149.
335 La Madeleine de Mello, prieuré fondé, dit Louvet (T. I, p.
108) en 1157 « par Renault de Mello du consentement de Manassès [Guillaume] de Mello, son
oncle, abbé de Vigelay [Vézelay] », après Ponce de Montboisier, « et de M. Guillaume de
Mello, son frère, seigneur du dit lieu ».
336 Ponce de Montboisier, abbé de Vézelay (1136-1161), célèbre
pour les luttes qu'il soutint contre la domination de Cluny et des comtes de
Nevers.
337 Quel est ce Reri de Dammartin qui se retire du monde,
lorsque la vie va le quitter ? Probablement le « Reri, fils de Reri de Luzarches » lequel
est nommé dans la Charte XIe vers l'année 1107.
338 Cet Ilbert, doyen de Senlis, est cité souvent par Afforty depuis 1134 jusqu'en 1167
sous les évêques Pierre, Thibaud et Amaury. L'on trouvera dans Afforty, au T. XI, p.
7084 et suiv., des notices et séries d'évêques, des doyens, etc. de
Notre Dame de Senlis.
Nous atteignons ce milieu du XIIe siècle où nos pays de l'Ile de
France, du Senlisois, etc. éveillés par une curiosité native et une passion du beau
qu'un goût pur et la défiance de tout ce qui semble excessif, protègent, essaient de
toutes manières de soulever les anciennes formes romanes vers un style plus montant et
plus délicat. L'on notera les visites que les religieux de Vézelay, de Cluny..,
multiplient dans nos régions et les influences réciproques qui devaient nécessairement
en résulter.
339 M. Jos. Depoin, qui a relevé ce détail piquant des mœurs de
l'époque, note avec raison que « cette charte fournit une généalogie très intéressante de
la famille de Mello ». Nous ajoutons à l'essai de généalogie que nous avons donné supra 47, les noms que notre Cartulaire amènera.
340 Jean de Gouvieux, chevalier, fils d'Adam. Voir 126.
341 Hugues de Compiègne. Voir le chan. Morel : les Doméliers.
342 Ebroïn, chapelain de la Reine, apparaît encore aux dates de
1143 (Afforty, T. XIII, p. 898) ; de 1153, dans un privilège accordé par la Reine aux
religieuses de S. Remi de Senlis ; de 1165, dans la charte octroyée par Raoul de Clermont
au bourg de Gournay-sur-Aronde.
343 Bernier, chevalier de Clermont. Le Cartulaire de
Philippe-Auguste cite un « Bernerius de Sancto Lupo », lequel a un domaine à Villers sous
S. Leu. Voir infra LXXVII.
344 Guillaume I, prieur de S. Martin des Champs de 1151, ce
semble, à 1161.
346 Le comte Simon de Crépy avait transformé en prieuré Clunisien, c'était vers 1078, la
collégiale de S. Arnoud que Gautier le Blanc avait fondée à côté de son château au début
du XIe siècle (Voir Ann. Bened. livre liii).
Le curieux salue encore avec une attention respectueuse les restes nobles et élégants
de ce pricuré : colonnes d'un très beau caractère roman d'une crypte ; cloître ; salles
d'habitation monastique du 3e quart du XIIe
siècle.
347 Le prieuré de Nanteuil-le Haudoin, qui remontait à S.
Valbert, dépendait de l'ordre de Cluny.
349 Etienne, chantre de Senlis. C'est de lui que la charte dit
: Il ne convient pas à la dignité des clercs d'acquitter envers un seigneur des
obligations comme celles de la fourche, c'est-à-dire la redevance du
vassal qui ramasse l'herbe des prés avec la fourche ou le râteau ; des corvées ; du sac, c'est-à-dire la fourniture des sacs pour
recueillir le grain ; du talion, un impôt qui était employé à
l'entretien de l'armée. Aussi l'on était d'accord sur ce point que « il devrait y avoir un
hôte, qui fût susceptible, sans déroger, de fournir le talion. »
350 De Maldestore, que je traduirais volontiers : de Maudétour,
canton de Magny-en-Vexin (S. et O).
351 Barthélemi de Montcornet, év. de Beauvais
(1162-1175).
352 Renaud de Haute-Pierre, — Haute-Pierre, canton de Vercel (Doubs) — cumule ces deux
charges de sous-prieur de Cluny et de prieur de S. Leu. Dans quelques années, en 1176,
il sera qualifié par Raoul de Clermont de « vénérable homme Dom Renaud, mon cousin,
alors prieur de S. Leu » Comment Renaud était-il cousin du comte de Clermont ?
Reinaldus de So Lupo sera témoin à Crépy en 1183 à une charte
d'Henri, év. de Senlis, en faveur de de S. Aubin de Crépy (Aff. t. XIV, p. 688).
Carlier mentionne aussi un « Raynaud de S. Leu », comme témoin du testament de Thibaut
III de Nanteuil (Hist. du Valois, t. I, p. 397).
353 Gautier de Chatillon, prieur de S. Martin des
Champs.
354 Gautier, abbé de S. Lucien. « Tous les historiens », dit
l'abbé Deladreue en son Hist. de l'abbaye de S. Lucien, « tous les
historiens et chronologistes donnent pour successeur immédiat à Pierre II (1147-1171), le
prieur du monastère, nommé Guillaume. Ainsi l'indiquent Louvet, D. Porcheron, D. de Noroy,
du Caurroy, les auteurs du Gallia chr., un ancien ms. cité par D.
Grenier et le Pouillé du dioc. de Beauvais, de 1707. Cependant, une charte, provenant de
l'Abbaye de S. Lucien et conservée aux archives de l'Oise, fait mention, en 1173, d'un
abbé nommé Gautier, qui avait Guillaume pour prieur... Cette charte, si elle est
authentique... » Et l'abbé Deladreue demeure hésitant. S'il avait connu notre charte, il
n'eût pas hésité à intercaler comme abbé de S. Lucien, avant la fin de l'an 1173, Gautier
entre Pierre II et Guillaume.
355 Un échange entre Raoul de Clermont et Guibert, prieur de S. Christophe, amène comme
témoin en 1171 cet Hugues, abbé de Flay (Aff. t. XIV, p. 466) ou de S. Germer —
Saint-Germer, canton du Coudray-St-Germer (Oise).
S'il est exact, comme l'avance le Continuateur de Robert du Mont, que
cet Hugues est le fils de Renaud II de Clermont et de Clémence de Bar (voir 215), il
était quelque peu cumulard.
356 Dreux, abbé de S. Quentin près Beauvais, est nommé avec
l'archidiacre Jean à côté de Gautier, abbé de S. Lucien et de Joscelin, chantre, dans la
charte que l'abbé Deladreue indique supra avec une défiance
imméritée.
358 Est-ce Laigneville que nous avons déjà rencontré note 231 :
Lainivilla ?
359 Mortemer en Bray, abbaye cistercienne, dioc. de Rouen.
L'abbé était lors Geoffroi.
360 N.D. du Val, fondée par Anseau de l'Isle-Adam avant 1137,
aujourd'hui canton de l'Ile-Adam (S.-et-O.). L'abbé était lors Renard.
361 Noisy-sur-Oise, canton de Luzarches (S.-et-O.).
362 Aaleis de Lusarches, 2e femme de
Matthieu II de Beaumont.
363 Bahalin ou Daalin comme Douët d'Arcq a lu successivement.
Voir Afforty (T. XIV, p. 612) en 1180.
364 Ronquerolles, canton de l'Isle-Adam (S.-et-O.). Pierre est
cité plus d'une fois par Douët d'Arcq aux dates de 1153, 1160, 1166, 1177.
365 Robert l'Ardent, dont Douët d'Arcq semble rattacher
l'origine familiale à Chambli : Gislebert Ardens de Chambli 1166 ; Odo li Ardans,
feudataire du Comté de Clermont en 1218.
366 Raoul, fils de Renaud II de Clermont et de Clémence de Bar,
marié à Adèle, fille de Valeran IV de Breteuil, comte de Clermont, châtelain de Creil,
connétable de France.
367 Philippe de Dreux, évêque élu de Beauvais, 1175-1217,
célèbre pour ses exploits plus militaires qu'ecclésiastiques, sa munificence...
368 Hugues, primicier de Metz, frère du comte Raoul. Voir Mettensia : « Testes... Hugo primicerius » de 1164 à 1170. Voir
355.
369 Simon, chevalier, autre frère du comte Raoul, dont il
épousera la belle-sœur, Mathilde d'Ailly.
370 Raoul de Sully, abbé de Cluny, lequel était lors à S.
Leu.
371 Renaud de Haute-Pierre, prieur de S. Leu. Voir 352.
372 Guillaume, chapelain du Comte, est cité plus d'une fois aux
dates de 1165-1171 (Afforty, T. XIV, p. 466).
373 Renaud Aguillum, Aguilluns, Aculeus. Cette épithète
Aiguillon apparaît accolée aux noms d'Adam en 1160 et 1165, de Pierre, chevalier, en 1170,
1177, 1180, 1186 (Afforty, T, XIV p. 466, 610-612). Voir Douët d'Arcq, de l'Epinois, M. de
Luçay...
374 Jean du Mont, chevalier, disent la charte des Mesiaus de
Creil (Afforty, T. XIV, p. 466) et le Cartulaire de S. Christophe en Halatte, lesquels
amènent vers 1171 ou 1172 ce personnage peu connu. Il apparaît fréquemment dans les
documents des années 1170, 1172, 1186 à 1190.
375 « Les ecclésiastiques de la France », dit Louvet comme
préambule de cette charte d'avouerie, « les ecclésiastiques qui avoient des seigneuries,
avoient des vidames, advouez ou protecteurs, tant pour les conserver que pour les
acquitter et descharger du service auquel elles estoient tenues vers le Roi. Cause
pourquoy Roger, Evesque et premier comte de Beauvais, ayant acquis la terre et seigneurie
de Monchy en Vermandois, la mit en la protection de Othon, comte de Vermandois... Ainsi
l'abbaye de St-Lucian... Ainsi Lambert, abbé de St Germer... Ainsi l'abbaye de S.
Lucian... Ainsi Jumièges... » Voir les jugements qui ont été portés sur cette convention,
par Eug. de l'Épinois (Op. cit. ch. VI, § lxxxiii).
376 Où s'éleva cette maison forte, entourée de murailles sans tour, protégée par un fossé ?
Probablement à l'endroit en face la mairie où le temps a respecté quelques débris très
significatifs d'une grande cheminée de la fin du XIIIe siècle, d'une
cave voûtée d'arète et soutenue par des piliers et des consoles un peu plus
anciens...
Mentionnons qu'Afforty, t. XIV, p. 946, nous a conservé dans ses copies des chartes de
Chaalis de 1186, le nom important d'Eustache, cimentier du comté de Clermont.
377 Hugues d'Auneuil « de Anuel ». Dans une Notice historique et archéologique
sur Auneuil, l'abbé Deladreue mentionne : Hugues I, chevalier, seigneur d'Auneuil
et vassal « casatus » de l'évêché de Beauvais (1132) ; Hugues II, 1182, qui, veuf
d'Agnès (1189), prit l'habit religieux à l'abbaye de Beaupré.
Dans le dénombrement que Philippe Auguste ordonnera bientôt, en 1218, l'on distinguera
parmi les possesseurs des 21 fiefs que comptait alors la ville de Creil :... Pierre du
Mont ;... Raoul Dannel ;... Thibaut li Poz ;... Renaud de Montataire [de la Tournelle]
;... Guillaume des Prés ;... Eudes de Chauferi [Cauffri] ;... Eudes de Vaux ;... Pierre
Choisel.... L'on retrouvera ces noms.
378 Cette famille de Choisel, qui a donné son nom au
Plessis-Choisel, château de Chamant, canton de Senlis (Oise), occupe une grande place dans
l'histoire du pays Senlisois, du Plessis-Choisel, de Chénevières, de S. Leu et de la forêt
d'Halatte.
381Villecourt, canton de Ham (Somme) ou Warlincourt,
canton de Pas (Pas-de-Calais).
382 Robert de Boves, le fils du trop fameux Thomas de Marle et de Mélissende de Crécy,
homme vaillant mais « entièrement diabolique », dit Suger, sera tué au siège d'Acre le
13 juillet 1191-1192.
Béatrix, fille de Hugues IV Candavène, comte S. Pol, et de (?) Marguerite de
Clermont.
Boves, chef-lieu de canton (Somme), où ruines du robuste donjon. Voir infrà LXXXV et XCIV.
383 Raoul d'Heilly, oncle de l'Evêque Thibaut,
1141-1178.
384 Ce Baudoin de Pas apparaît dans le Cart. d'Amiens depuis
1159 jusqu'à 1184. — Pas, commune de Rubescourt, près de Montdidier. Ancien
prieuré.
385 Quel est ce Foulques de Cheru ou de Cherisy, qui est témoin
au milieu des chevaliers ? — Cherisy, canton de Croisilles (Pas-de-Calais), ou plutôt
Quiry (nom de deux villages, l'un du canton d'Ailly-sur-Noye : Quiry-le-Sec ; l'autre,
aujourd'hui disparu, Quiry-le-vert, seigneurie entre Montdidier et Moreuil).
386 Ibert de Jumel, « de Gemella » ou « de Gumelles », comme le
cite en 1146 le Cartul. d'Amiens. — Jumel, canton d'Ailly-sur-Noye (Somme).
387 Eustache le Quien, maître et procureur des aumônes du
Temple.
388 Jean de Conti, fils de Mannessier ou Manassès de
Conti.
389 Aubri de Deneel. Je lirais volontiers : Quesnel. Voir XCVII
où Albericus Deqeneel, d'où le Quesnel-Aubri, canton de Froissy (Oise).
392 Geoffroy, dont D. Doublet dit que, trésorier de S. Denis «
il fut esleu pour sa vie saincte et pour son excellent scavoir » évêque de Senlis,
1185-1212.
393 Raoul et Gui le Coq, successeurs en la possession de la forêt de Verneuil près Creil,
de Geoffroy le Coq [Gallus]. Geoffroy-le-Coq est cité par Louvet dans ses Anciennes remarques, etc., à la date de 1170 et la Gallia
christ. indique un acte de Geoffroy, évêque de Senlis (après 1185), « de
donatione Gaufridi Galli de Creillo Jerosolymam proficiscentis », sur une donation de
Geoffroy le Coq de Creil partant pour Jérusalem.
Raoul le Coq apparaît dans la charte de la commune de Senlis parmi les neuf chevaliers
qui possédaient un fief dans cette ville vers 1173 (Afforty, t. XIV, p. 499). Une charte
des Archives de l'Oise (H. 619) note à propos d'une vente de bois en la forêt d'Halatte
par Raoul le Queux de Senlis, chevalier, en 1147, que « cette vente fut consentie par
Laurence sa mère, et Gui chevalier et Aubri, et Eudes et Hugues ses frères, et Rohes et
Sanctissime et Hersende, sœurs du même Raoul.
Un Gui le Coq sera nommé parmi les chevaliers de la châtellenie de Senlis sous
Philippe-Auguste, vers 1200. Voir XIX, Gui, dit le Chambrier, qui est peut-être un
ancêtre des Le Coq.
J'ai insisté parce que cette famille semble avoir occupé une place considérable dans
l'histoire de nos pays et de nos forêts.
395 Eudes de Cauffery [Cauffry]. Sire Odon de Chauffery, cité
en 1197 dans la charte d'affranchissement des habitants de Creil à côté de Hues des Pres,
Amauris de Villers [S. Paul] etc. ; en 1210, dans une vente qu'il [Eudes de Chauferi, fils
de Tescia de Chaufery, femme d'Eudes de Montgrésin] fait au roi d'un bois entre Halatte et
la Pommeraye (Catal. des Actes de Philippe Aug. nos 1422, 1923) ; et
en 1218, dans le Cartulaire de Philippe-Auguste, parmi les feudataires relevant du comté
de Clermont à côté de Jean de Cramoisy, d'Amauri de Vilers, de Raoul Danuel, de Renaud de
Montatère, de Guillaume des Prés, etc. Voir n. 44.
396 Thibaud II, abbé de S. Martin de Pontoise, avait en déjà
pour successeur Guillaume deuxième du nom, en 1148. Faut-il supposer un Thibaud III ? — Un
archidiacre du nom de Gautier a déjà paru dans la liste des dignitaires de l'Église de
Pontoise dès 1165. — Durand prêtre [curé] de S. Martin.
397 Enguerrand, chevalier de Taverny. Taverny, canton de Montmorency (S. et O.).
L'Inventaire Vatin mentionne une « Donation au Prieuré, par Enguerrand de Monneville,
d'une portion de terre à Cauffry » (Arch. de l'Oise, H. 2429, p. 236). Qu'est devenu
l'original de ce document, s'il est autre que la charte que nous venons d'annoter ?
398 Simon, fils de Renaud II de Clermont, seigneur d'Ailly par
son mariage avec Mathilde d'Ailly. Voir 380.
400 Pierre de Berni. Berny-sur-Noye, canton d'Ailly-sur-Noye
(Somme).
401 Louis de Blois, fils de Thibaut V, comte de Blois et d'Alix
de France, nièce de Philippe-Auguste ; comte de Clermont par son mariage avec Catherine,
fille de Raoul de Clermont, mourut à Andrinople en avril 1205.
402 Raoul de la Tournelle semble appartenir à une puissante
famille de Vermandois ou de Picardie, dout les cartulaires de S. Corneille de Compiègne,
d'Ourscamps, de Philippe-Auguste font souvent mention. Ce Raoul de la Tournelle rendra au
roi des services assez considérables, notamment à Bouvines, pour qu'il lui fit don en 1215
« propter fidele quoddam servitium » de la terre de Lignières, près de Montdidier. Voir
CII : Genéalogie des la Tournelle.
404 Gilles de Monz. Monts, Mont-l'Évêque, près de Senlis
(Oise), ou Monts, canton de Méru.
405 Ansel du Plessis ou du Plessier. Le mot plessis ou plessier, qui indique un enclos protégé par des haies
à branches entrecroisées, « les hayes faut plaissier et enforcir fosses », désigne tant de
lieux qu'il est malaisé ici de préciser. Le Cartulaire d'Ourscamps et le Dr Boursier (Hist. de Creil) citent un « Anselme du Plessier, dit le Veau » (1197,
1199) ; Bernard, son fils ; Jean du Plessier (1216). Est-ce Plessier-sur-Bulles ?
406 André le Clerc. La charte de la commune de Creil a,
entr'autres signataires, c'était en 1197, « Andrius li Clers ».
407 Thibaut clerc ou « chancelier » apparait dans la même
charte.
408 E. de L'Epinois cite aux dates de 1194 et 1200 un «
Ricardus Russellus venator, » témoin d'un accord entre l'église de Breteuil et le
châtelain Renaud.
409 Aacon le Bourrelier ou le Bourreau, Garnier chapelain,
Thierri le Clerc, Hugues l'aumônier, Jean le gatelier (fabricant de gateaux), Raoul,
l'échançon, appartiennent à la maison de la comtesse. Le nom Aacon a gardé une désinence
quasi-franque et barbare.
410 Le Neuville-en-Hez, canton de Clermont (Oise) qui a des
tendances à disputer à Poissy l'honneur d'être le lieu de naissance de l'incomparable S.
Louis.
411 Quel est ce Dreux de Cressonsacq ? Trois seigneurs de ces
noms ont précédé ce semble, Thibaut I : Dreux I, fils de N... et d'Hersende (1164-1165) ;
— Dreux II, qui épousa Agnès de Mauvoisin, bienfaitrice et peut-être abbesse de St-Antoine
de Paris, après que son mari fut mort à la suite de maint exploit en Orient (1203). —
Dreux III qui avait pour frères Robert, homme d'église et Thibaut... C'est probablement ce
dernier Dreux qui paraît dans la charte concernant Fressnel, avec sa mère Agnès de
Mauvoisin et ses enfants Raoul et Béatrix.
413 C'est probablement d'une occupation ou d'un logement au
port de S. Leu que plusieurs témoins tiennent leur surnom « de portu » du
Port.
414 Il existe au musée de Beauvais une enseigne très
intéressante du pélerinage de S. Leu. Cet étain qu'il faut attribuer au XIIIe siècle, représente dans un portique très simple, S. Leu en costume d'évêque,
tenant une grande croix processionnelle et bénissant deux pélerins à genoux, tandis qu'un
lion lui sert de caractéristique ; autour cette légende en lettres onciales : † VECI : S :
LEV : DESERENS.
415 Aubri II, fils d'Aubri I et de Clémence de Bar, marié à
Mahaut, sœur de Raoul de Clermont, exilé sur la terre anglaise et se sentant mourir, fit
son testament — c'était à Lillebonne, le 20 septembre 1200 — par lequel il laissa à
l'abbaye de Chaalis 20 s. par. de rente et au prieuré de S. Leu, etc., ce que confirmèrent
par leurs sceaux Mahaut, comtesse de Dammartin, sa femme et Renaud, comte de Boulogne, son
fils. « Ce même jour, il trépassa de ce siècle ». Son corps fut ensépulturé à l'abbaye de
Jumièges.
416 In tansamento autem Mitertals. Tensement ou redevance
annuelle payée en retour de la protection militaire accordée par un seigneur. J'avoue que
l'écriture négligée de cette charte me laisse indécis sur le mot qui suit : Miteram,
Miterant. Baluze a lu : « Mitertals » ; Mons. Malo : « Miserum ».
417 Renaud, comte de Boulogne, célèbre par ses ambitions que
servait une activité infatigable, sa bravoure, ses catastrophes à Bouvines et sa fin
humiliée.
419 Jean de Poissy, escuier. Poissy, chef-lieu de canton (S. et
O.).
420 Noe sous les larris : noé, noue, de noa,
endroit humide ; larris, terrains secs et demeurés en friche.
421 Felipes [Philippes] de Chenevières, écuyer. Chenevières,
hameau de la commune de Conflans, canton de Poissy (S. et O.).
422 Nicolas, prieur de S. Leu, est cité plus d'une fois dans
des chartes d'Ourscamps en 1210, de Morienval en 1223.
423 Giroud le Roux, marié à Trécende, dont Giraud et Guibert.
Un « Gérold le Roux » est maire d'Amiens en 1199, dit le Bulletin des Antiquaires de
Picardie (année 1898, p. 105). — Robert, fils de Trécende.
424 Orcheu. Voir Arch. de l'Oise, H. 2560 : Plans d'Orcheu etc. Voir n. 121.
Il existait à Orcheu, avant la révolution, une chapelle sous le vocable de S. Leu,
laquelle possédait des reliques du bienheureux archevêque de Sens. Un calvaire, à côté
de l'ancienne ferme, continue à recevoir les visites des pèlerins qui y suspendent des
béguins et autres linges d'enfants, pour les protéger contre les convulsions. Quant aux
reliques de S. Leu, elles ont été transférées à la chapelle de S. Leu à Saint-Soupplet,
laquelle chapelle est entretenue par la piété du prince de Beauffremont-Courtenay.
425 Martin du Montier ou du Moustier. — Peut-être Montiers,
canton de St-Just-en-Chaussée (Oise).
426 Crépy, chef-lieu de canton (Oise), ancienne capitale du
Valois. St-Arnoult, collégiale fondée par Gautier le Blanc, comte d'Amiens et seigneur de
Crépy et la comtesse Adèle, dans les premières années du XIe siècle,
en l'honneur du martyr S. Arnoult, et changée en monastère bénédictin par Gérard. Le
prieur de S. Arnoult était, vers 1194, Geoffroi, lequel est nommé à cette époque dans la
charte aumôniére de la comtesse Eléonore.
427 Le prieur de Ste Marguerite d'Elincourt
était lors Hervé. Voir n. 332.
428 Enguerrand de Boves, fils de Robert de Boves. Voir sur ce
Robert, n. 382. Le tableau qui suit aidera à éclairer les chartes XCIII et
XCIV.
429 Simon, chevalier de Clermont, probablement Simon de Villers
S. Paul. L'Ami des Monuments (année 1898, p. 247) a relevé ce détail : «
Au-dessus de la porte d'entrée du château de Boulogne-sur-Mer se lit l'inscription
suivante qui est une restitution : Phelippes Cuens de Bologne fiuz le roi Phelippes de
France fist faire cest chastel et fermer la ville, l'an de l'incarnation MCCXXXI : Simon
de Vilers fu adonkes seneschaus de Bolonois ». Il était en 1242 bailli d'Artois et en 1249
le Catalogue normand mentionnera : « Simon de Villaribus miles juratus ».
430 S. Fuscien aux Bois, abbaye de Bénédictins fondée en 1105,
canton de Boves (Somme).
431 Pierre d'Estrées, chevalier. Estrées, canton de Boves
(Somme).
434 Pierre de Sordon. Sourdon, canton d'Ailly-sur-Noye
(Somme).
435 Robert, maire de « Belesaises ». Belassise, près de
Villers-Tournelle. Aujourd'hui simple ferme dépendant de la commune de
Fontaine-sous-Montdidier (Somme).
436 Dodon, abbé de S. Fuscien, en 1178 et 1202. Voir
428.
437 Alard, prieur de Montdidier de 1201 à 1224. Voir n. 146.
Quel était le sceau de ce prieur ?
439 L'on a déjà noté ces sobriquets Lecat ou le chat de Bulles. Voir n. 393 : Le Coq.
A noter aussi ces fonctions des religieux : Pierre, sous-prieur ; Eudes, prévôt ;
Eudes, cellerier ; Jean, le trésorier (armarius). Voir n. 391.
440 Quel est le sens de ce sobriquet : de
Pensorelle ? Faut-il songer à Prouzel, commune du canton de Conty ? — La copie de
Baluze pour cette charte est, en plusieurs passages, défectueuse.
441 J'avoue que ces initiales L et R, si la copie de Baluze est ici très exacte,
m'embarrassent. Je voudrais G et R, c'est-à-dire Guillaume de Mello et Robert de Conti,
co-héritiers de Renaud de Bulles par leurs femmes Ermentrude et Philippe.
« La filiation des anciens seigneurs de Bulles », a dit avec raison E. de l'Epinois, «
n'est rien moins que claire ». Aussi nous nous renfermons dans les nécessités de cette
étude en donnant seulement ce tableau.
442 Dreux connétable, cité avec ce titre par Douët d'Arc et
l'abbé Morel (Houdencourt etc.) aux dates de 1193, 1197 et 1214.
443 Aubert de S. Just. S. Just, chef-lieu de canton
(Oise).
444 Ce Barthélemy, prieur de Bulles, doit-il être identifié
avec le religieux du même nom ?
445 Moulin des Prés à Creil. Le Dr Boursier a écrit : « Les
moulins de Creil sont mentionnés pour la première fois pendant l'occupation
anglo-navarraise ». L'on voit que notre Cartulaire recule plus d'une fois le passé de
notre modeste histoire locale.
446 Le Cartulaire de Notre-Dame d'Amiens cite à une date
antérieure, 1164, un Ade et un Hugues de Perrosel ; notre charte XCVII a amené un Aubri
Pensorelle...
447 Qu'est-ce que cette montagne de Furnines ou Fournines
?
449 Le scribe a-t-il commis l'étourderie de mettre le verbe au
passif au lieu d'employer l'actif ? Je traduirais volontiers ainsi : Je renonce en faveur
des religieux aux coutumes que j'ai fait revivre contrairement à ses intérêts et
fréquemment.
450 L'abbé de S. Just était lors, dit la Gallia
christ., un Gervais « anglais de nation, élevé en France... lequel devint évêque de
Séez ».
451 Gérard de Boutenangle, que nous avons déjà indiqué 301,
avait épousé, dit E. dé l'Epinois, Émeline, veuve de Barthélemy de Fournival, sénéchal de
Bulles, et fut un des fidèles du Comté qui jurèrent, en 1197, la charte communale de
Clermont.
452 Voici un tableau généalogique des la Tournelle, qui apparaissent dans notre
cartulaire.
Le Robert de la charte CII est donc Robert dit le Vieux, fils aîné de Rogues de la
Tournelle et de Mathilde de Clermont. Voir aussi 402.
453 Le Cartulaire de Philippe-Auguste mentionne, parmi les
feudataires de la châtellenie de Creil « Raoul Daernel » dont M. E. de l'Epinois, Mathon
et Boursier ont corrigé ainsi le nom : Raoul Dannel ou Danel, tandis que d'autres savants
ont été amenés à lire : Raoul d'Annel ou d'Anneuil, et que D. Grenier qualifie ce
personnage de : « Deenel de Rieux ». Le texte de notre charte porte visiblement :
Danuel.
454 Sacy-le-Grand, canton de Liancourt (Oise). Distinguer ces
détails intéressants : masure ou métairie (Voir n. 190) sise dans le pourpris ou enclos du
Prieuré ; réserve de la justice de l'homicide et du rapt ; vinage.
456 La charte note que la Comtesse Catherine était à Paris le
28 novembre, lorsqu'elle faisait cette libéralité au Prieuré. C'était l'époque où la
politique commençait à traiter du mariage de Mahaut, fille de Renaud de Boulogne, avec
Philippe Hurepel.
457 Ourscamps, abbaye cistercienne fondée vers 1130 sur les
bords de l'Oise, entre Compiégne et Noyon, par Simon de Vermandois, évêque de Noyon.
Ruines très importantes des XIIe et XIIIe
siècles.
458 Barthélemy de Roye avait succédé vers 1208, comme chambrier de France, à Mathieu III de
Beaumont.
La querelle d'oblations que Barthélemy faisait trancher, en cette année 1211, était
moins grave que la révolte de Renaud de Boulogne qui débutait à la même date.
Les différends causés par le luminaire étaient, ce semble, assez fréquents à cette
époque.
459 Guillaume II, de Joinville, évêque de Langres,
1209-1219.
460 Garnier, chevalier « de Muciaco », de Moussy, canton de
Dammartin (S. et M.).
461 Hason, chanoine de S. Laurent de Joinville
(Haute-Marne).
466 Pérégrination ou Croisade chez les Albigeois que le pape
Honorius venait de prêcher de nouveau.
467 Jean d'Acy [en Mulcien] et Eustache, son fils, voir 43. Un
Jean d'Acy, cité dans les Archives nationales à la date de 1129, portait « un écu parti au
premier d'une croix recercelée, au 2e d'une fasce ».
468 Abbaye de la Victoire, fondée en souvenir de la victoire de
Bouvines, par Philippe-Auguste, à côté de Senlis, dont le chancelier Guérin était évêque.
Le premier abbé, d'après la Gallia christ., était « Jean Baptiste,
allemand de patrie et chanoine de S. Victor de Paris ».
469 Milon ou Miles de Châtillon-Nanteuil, évêque de Beauvais,
1217-1234.
470 S. Aubin-sous-Clermont, canton de Clermont (Oise). Cette
charte et d'autres documents que nous fournissent les Arch. de l'Oise (H 2436), nous
permettent les premiers éléments d'un arbre généalogique.
471 Bresles, canton de Nivillers (Oise), où château fort bâti
par Philippe de Dreux, ruiné par Renaud de Dammartin, etc. Voir Louvet (op. cit., t. II,
p. 341).
472 Philippe de France, dit Hurepel, fils naturel de
Philippe-Auguste et d'Agnès de Méranie, comte de Clérmont. — Mathilde ou Mahaut, fille de
Renaud de Boulogne et d'Ide, comtesse de Boulogne et de Dammartin, mariée en 1216 à
Philippe Hurepel.
473 Renaud de Boulogne, après avoir été traîné à Bapaume, à
Péronne dans la tour neuve du château, puis à la forteresse du Goulet que battent de tous
côtés les eaux de la Seine, s'était donné la mort, le 21 avril 1227, jour anniversaire de
la mort de sa femme. Sur la représentation en pierre de Renaud de Boulogne, dans l'église
du prieuré de S. Leu, voir la Monographie de cette église.
476 Geoffroi, prieur de S. Nicolas d'Acy. Voir 320.
477 Chaalis, où les arbitres tranchèrent le différend, était
une abbaye célèbre dont il est demeuré des restes considérables d'une très pure et noble
architecture. Commune de Fontaine, canton de Nanteuil (Oise). Son Cartulaire, comme on a
pu le soupçonner à la lecture de nos notes, fournit beaucoup d'indications sur les
familles nobles des pays du Senlisois, de l'Ile de France, de la Picardie, au XIIIe siècle.
480 Cette remarque de Baluze sur la similitude des armoiries de Dammartin avec celles de
Simon de Ponthieu, s'explique aisément. Ce qu'il dit des verrières qui décoraient les
fenêtres aujourd'hui à demi rompues et attristées de notre église, n'est point sans
intérêt.
L'on trouvera aux Archives de l'Oise, H. 2139, un Vidimus de cette charte.
478 Simon de Dammartin, 2o fils d'Aubri I
de Dammartin, ut comte d'Aumale, épousa Marie, fille de Guillaume comte de Ponthieu et
d'Alix de France, et mourut en 1239. — Marie, sa femme, épousera en secondes noces Mathieu
de Montmorency, seigneur d'Attichy. — Simon venait d'obtenir l'autorisation de rentrer en
France (mars 1231) : « Son premier soin » remarque avec raison M. Malo, « fut de donner à
la mémoire de son frère, Renaud, un pieux témoignage de sa sincère et vive amitié pour le
vaincu » de Bouvines.
479 « Les sorets de Boulogne », dit le même savant historien de Renaud de Dammartin, «
jouissaient déjà de la réputation qui leur valut d'être chantés plus tard par Villon...
La pêche du hareng était extrêmement fructueuse, ce qui permettait aux comtes de faire
aux abbayes d'importantes donations ou de constituer en leur faveur des rentes annuelles
de dix et de vingt mille harengs. Dix mille harengs formaient un last
qui valait environ 500 fr. de notre monnaie etc ».
Le comte, m'écrivait le très regretté M. de Marsy, devait avoir des redevances
considérables de ces poissons qui saurs ou salés aidaient les religieux dans leur
nourriture en l'absence de poissons frais.
481 Richer, clerc du Comte de Boulogne, chanoine de la
collégiale de Notre Dame du Chatel à Clermont.
482 Jean.. Choisiaus ou Choisel, seigneur du Plessis-Choisel, aujourd'hui Plessis-Chamant,
près Senlis (Oise) a pour fils Jean et pour témoins Aubri Choisel et Nicolas, son frère.
Ce Jean Choisiaus est cité parmi les chevaliers de la châtellenie de Senlis en 1200.
Cette famille Choisel, sur laquelle j'ai recueilli déjà, dans mon livre : Monographie des Rues... de Senlis, plus d'un renseignement, a fourni à notre
Cartulaire : Simon (1176) ; Adam, son fils (1176) ; Jean et son fils du même nom ; Aubri
et Nicolas, son frère (1234) ; Pierre et Guillaume, fils d'Aubri (1236-1237) ; Pierre,
marié à Marie (1257) ; Jean (1285) ; Aveline, fille de Pierre (1318).
Les Choisel, qui possédaient la gruerie d'Halatte, la firent passer par le mariage de
Jeanne Choisel, dans la famille des Pacy. Voir n. 378 où Simon Choisel.
483 Bois Josbert situé près de Savegneru. Ce bois est situé, comme on le verra plus tard
par des chartes ou des vidimus de 1326/1327 et de 1380, dans la forêt d'Halatte. Il doit
son nom au forestier Josbert. Voir n. 176 un Josbert Choisel, 1198.
Quant à Savegneru, j'avoue que ce lieu reste pour moi énigmatique.
484 Au sujet de Deennel, D. Grenier note que ce bois Josbert
sera appelé plus tard du nom de son vendeur : Deenel de Rieux.
485 Afforty, t. XV. 514-864 et XVI, 248, Moreau et Demay nous
ont donné à la date de 1225 et 1238 le sceau du prieur Etienne.
486 Fresnoy-en-Thelle, canton de Neuilly-en-Thelle
(Oise).
487 L'on trouvera en Douët d'Arc et M. Jos. Depoin (Cartul. de S. Martin) :
Voir Afforty, t. XV, p. 323 et Arch. de l'Oise G 2272.
488 Mesnil-saint-Denis, canton de Neuilly-en-Thelle (Oise). —
Chambly, même canton.
489 Verberie, canton de Pont-Ste-Maxence (Oise), célèbre pour
ses villa des rois des premières races, ses capitulaires, ses
sorcelleries au XVIe siècle, ses sautriaux etc. —
Jean de Verberie est-il de la famille de Jean de Verberie dit le Vintres
dont le sceau rond montrait « une porte de ville donjonnée avec à droite une fleur de lys
et cette légende : † S'IOHIS VINTORIS DE VERBERI... » (Afforty, XVI, p. 257, à la date de
1277).
491 Mathieu de Sacy, chevalier, marié à Ermengarde, laquelle était veuve de Jean Boulet.
Voir la charte précédente.
Pour Sacy, voir 455.
492 Chemin de Bertocourt à Bethencourtel, hameau de Clermont
(Oise).
493 Vuaencort, Giencourt, commune de Breuil-le-Vert, canton de
Clermont (Oise).
494 Guillaume de Cuisi. — Cuisy, canton de Dammartin-en-Goële
(Seine-et-Marne).
495 Léglantiers, canton de Maignelay (Oise). — Florent de
Léglantiers, marié à Agnès et Jean, sont cités dans le cartulaire de Philippe-Auguste de
1210.
496 Pierre de Ravenel. — Ravenel, canton de St-Just
(Oise).
497 Pierre, chevalier de Sarrangi (?) — Est-ce Sergy, canton de
Pontoise (S.-et-O.) ?
498 Quel est ce Vineuil ? Est-ce Vineseuil « hameau disparu »
dit M. Jos. Depoin, auprès de Chambly, ou Vineuil, hameau de S. Firmin, canton de Senlis
(Oise) ?
499 Gautier de Pontpoint : Pontpoint, canton de
Pont-Ste-Maxence (Oise) ; Gérard des Aloes (Alleux) ; Nicolas le meunier ; et Renier de la
Pome « cives » appartiennent à la bourgeoisie Senlisienne de l'époque.
500 Est-ce Arsis, voir 491, ou Arsy, canton d'Estrées-St-Denis
(Oise) ?
501 Foucarmont, canton de Blangy (Seine-Inf.) où existait une
abbaye cistercienne fondée en 1139.
J'ajouterai tout de suite qu'il existe des vidimus de cette charte, à la date du 9 mars
1351, par « Jacques Roussel, garde, au lieu de Robert le Charon du grand scel de la
prévôté de Pont-Ste-Maxence », et « par Robert Caignet à ce député au lieu de Germain de
Révillon, tabellion juré en cette prévôté » : et à la date de février 1498.
503 Robert de Cressonsacq, 1237-1248, fils de Dreux II et
d'Agnès de Mauvoisin et frère de Dreux III, qui mourut à la Croisade, et de Thibaud. « Ce
fut aussi luy », dit Loisel expliquant l'indication supra, « ce fut
aussi luy qui acquit de l'abbé de Clugny l'église de Bury à l'Évesché de Beauvais laquelle
l'abbé avoit auparavant eu de l'abbé de S. Jean d'Angery [d'Angeli] selon ce qui se veoid
es chartes de Giraud, l'abbé de Cluny, l'une d'icelles de l'année MCCXL ». Robert de
Cressonsacq mourut en Chypre.
R., prieur de Ste Marguerite d'Elincourt. Voir 332. « Dom Bertheau » c'est une remarque
que fait à la date de 1237, M. Peyrecave, « Dom Bertheau ne désigne le prieur
d'Elincourt que par l'initiale R. ».
Hugues, prieur de Villers-St-Sépulcre.
Prieuré de Villers-St-Sépulcre, canton de Noailles (Oise), fondé par Lancelin de
Beauvais en 1060 et lieu de pèlerinage à cause du carreau ou petite dalle apporté là de
la Terre sainte.
506 Sur Orcheu, voir 121, où il faut lire au lieu de la Gerbe d'or, la
Herse d'or, — et 424,
Le Cartulaire de Chantilly, aux archives du château de Chantilly,
renferme cet article, pp. 57 et 63 : « Ce sont les chartres d'Orcheus... Pierre sires
d'Orcheus, chanoine de Therouane » évidemment parent du Pierre de la charte.
507 J'insiste sur l'affection singulière que les Seigneurs de
Montataire montraient au prieuré auquel ils demandaient un lieu plus recueilli de
sépulture.
508 Rotheleux, hameau de Breuil-le-Vert, canton de Clermont
(Oise). Les Archives de l'Oise, Fonds de S. Leu d'Esserent, H 2564, ont gardé, à côté de
l'original de la charte que nous annotons : des transactions du prieuré avec Hue, seigneur
de Soiecourt en mars 1379 ; avec Etienne Belin, écuyer en juillet 1404... C'est par
Marguerite fille de Guillaume de la Tournelle, seigneur de Rotheleux en 1373, que ce fief
avait passé aux Soiecourt.
509 Bailleul-sur-Thérain, canton de Nivillers (Oise) où Camp de
César, restes de l'abbaye de Froidmont, etc.
510 Simon de Chambly, chanoine de la collégiale S. Michel de
Beauvais.
512 Le Cartulaire de la cathédrale d'Amiens cite, à la date de 1225, un « Symon de Bestezy,
chevalier, plège ou caution. Afforty ramène aussi plus tard, en 1240, Simon de Béthisy
dit Buignet, chevalier.
Le chatelain de Béthisy dont le nom semble en déficit dans la charte de 1247, est
Hugues de Béthisy, lequel apparaît comme plège à la charte de l'hommage que Renaud de
Dammartin fit en 1212, au roi d'Angleterre, Jean, ou plutôt Pierre, qui était châtelain
en 1214-1220. Ces Béthisy, qui portaient sur leur écudoloires, avaient des alliances
avec les Avrigny, les Villers S. Paul..
513 Colard de Houdencort, dit Froissart, fils aîné du suivant.
Jean de Griviler, père de Colard de Houdencourt. « A cette époque », c'est une note de
M. Malo dans son Histoire de Renaud de Boulogne, « à cette époque se
constituait le puy d'Arras, l'une des plus vivantes et fameuses assemblées littéraires
du moyen âge, où brillèrent Jean Bretel..., Jean de Grisviler..., Robin de Compiègne ».
— Grivillers, canton de Montdidier (Somme).
Houdencourt, canton de Pont-Ste-Maxence (Oise), a son Histoire, grâce au chan. E.
Morel.
Voir aux Arch. de l'Oise, H 2541 : Procès entre Jacques de la Mothe et Jacques Milet,
écuyers, seigneurs d'Houdancourt et le Prieuré de S. Leu, 1534 ; sentences de 1597,
1637, etc.
515 Mahaut, probablement la veuve d'Aubri II de Dammartin. Voir
215 et 415.
516 Moyriciaci et Moyriaci qui, du reste, sont écrits d'une
façon qui permet beaucoup d'hésitation dans le déchiffrement, sont-ils Mitry (voir 35) et
Mory, canton de Claye-Souilly (S. et M.) ?
518 Jeanne, fille de Philippe Hurepel et de Mahaut de Boulogne et veuve de Gaucher de
Châtillon qui périt à la Massoure, mourut peu de temps après cette fondation, instituant
sa mère usufruitière de ses grands biens. Voir 415, 472.
Le sceau incomplet qui est demeuré appendu à cette charte, laisse voir, comme l'a noté
Baluze, une dame debout tenant sur le poing gauche un oiseau de vol (faucon) et
assujettissant de la main droite le cordon qui retient son manteau, tandis qu'un chien
saute devant elle : le champ est orné de deux roses. Le revers du sceau est palé de vair
sous un chef opposé par le chef.
519 Guillaume de Montdidier, dit Pesiaux,
chan. de Roye, est sans doute le Guillaume Peselli, clerc, qui fonda au
XIIIe siècle à Montdidier une chapelle Ste
Catherine. (V. de Beauvillé, Hist. de Montdidier).
520 Carrière Lambert, margelles, etc. à Trossy, comm. de
St-Maximin.
521 Sonrue ou mieux Sous-Rû, probablement synonyme de
Sous-Rivière, « village », dit Dom Grenier, « sur le Térain [Thérain] au-dessous de
Cramoisy ».
522 Gui ou Guiart de Paloisel ou Palaiseau — Palaiseau,
chef-lieu de canton de Seine-et-Oise.
523 Le scel de la Tournelle porte de... à cinq tours ou donjons
crénelés posés 22 et 1, comme on le verra entre autres parmi les débris anciens de
sculpture qui sont abrités sous la porte du Châtel à Clermont. Voir 402.
524 Evrard de la Tour, bourgeois de Clermont, marié à Juste. Voir la charte qui suit.
Rue du Châtelet ou du château, où reste de la porte du XIIe ou du
XIIIe siècle. E. de l'Epinois a noté avec raison que « les
religieux de S. Leu possédaient à Clermont une maison de refuge dont les chanoines de S.
Evremond de Creil étaient seigneurs féodaux ».
525 Cette phrase : vigne mouvant de la censive de Marie, femme
de Pierre Choisel, c'est-à-dire tenue à payer un cens à Marie, aidera peut-être à
connaître sa famille.
526 Morancy, manoir fortifié du XIIIe
siècle sur les bords de l'Oise, entre Précy et Boran, canton de Neuilly-en-Thelle (Oise),
vendu, dit Vatin dans son Inventaire, p. 420, par le Prince de Condé en 1660 à Madame
d'Ardencourt de Rosière. Voir 516.
527 Gautier de Villers S. Paul (près Creil), chevalier, est
nommé en 1223 dans le Cartul. de Philippe-Auguste ; en 1238, 1243, 1252 dans les chartes
concernant Chantilly et Pontarmé. — Les Arch. de l'Oise, G 2254, lui donnent comme femme,
en 1261, Marie.
528 Jean de Villers S. Paul et Marie, sa femme. Ce Jean de Villers était bailli de Clermont
en 1238, ce qui inspira à Mathilde, comtesse de Boulogne, de lui donner pour services
rendus à elle et à sa fille Jeanne, son bois de Favières et un fonds de terre entre
Epineuse et Sacy-le-Grand ; c'était en mars 1238. (Afforty, XV, 882).
L'addition Elisabet matris indique-t-elle la mère de Jean ?
529 A Villers, lieu dit le Pin ou de pinno, à côté de la vigne des moines de Fécamp au lieu dit Grandein « où » dit Moreau, « les religieux de Fécamp en Normandie avaient
autrefois un domaine assez considérable ». Parmi les bienfaiteurs de cette abbaye de
Fécamp, un Aubri, chambrier de France, lui donna le bois mort en sa maison de Villers S.
Paul, ce que confirme Louis VII en 1165 (Aff. XIV, 353).
531 L'évêque de Paris était lors Renaud III de Corbeil ;
l'évêque de Senlis, Adam I de Chambli, Robert de la Houssaye ou Robert III de Cressonsacq,
neveu de l'évêque de Beauvais du même nom.
533 Urbain IV, autrefois chanoine de Laon, dit Moreau.
534 Pierre de Cramoisy est cité souvent dans ce Cartulaire (73,
96 etc.) et aux Archives de l'Oise (H. 722) aux dates de 1249 et de 1262, avec Hermesende
sa femme, Hugues de Sous-Rivière, son frère. — Sous-Rivière est aujourd'hui une ferme de
Cramoisy, v. 519.
535 Ce Jean d'Ully, chancelier de l'église de Beauvais, me
semble un fils de Thibaud d'Ully et par conséquent un petit neveu de Jean, comte de
Beaumont, et un parent des Andilly et des la Boissière, La date de 1273 ramènera son nom «
Johannes de Wlliaco » avec le titre d'archidiacre de Beauvais (Afforty, t. XVI, p.
115).
536 Thibaut li Poz ou le Pot, d'une famille qui apparaît dans
le Senlisois dès le milieu du XIIe siècle : Odo qui dicitur li Poz,
Eudes li Poz (Afforty, t. XIV, p. 155 et 628) en 1154 et 1180. Un Thibaut li Poz est nommé
dans le dénombrement des 21 fiefs de Creil en 1218. Son frère Jean est cité dans une
charte de S. Christophe en Halatte en même temps que lui en 1240. — Verneuil, v.
110.
537 Noter ce détail effrayant : Qui fuit leprosus. Voir Monographie des rues... de Senlis, chap. S. Lazare, etc.
538 Aubengni, l'Épine, profonde margelle. Beteinmont... les
trente voies, le champ de Houdeier, Vaucel. Ces dénominations sont conservées en partie
dans les plans cadastraux.
539 Foulques de Bussi, probablement Boissy ; v. 103.
540 Afforty, qui a empilé tant d'indications pour notre
béatitude, citera à la date de 1279 (t. XVI, p. 294), Pierre Choisel, chevalier seigneur
de Chenevières, dont il décrit ainsi les armoiries : un écu chargé d'un sautoir semé de
fleurs de lys ou 3 en chef, 3 de chaque côté et 4 en pointe 1, 2, 1 ( S. Petri dicti
Choisel militis. Ce Pierre est probablement le Pierre, fils d'Aubri de S. Leu, qui sera
cité en 1267 ; v. 482.
541 Ives de Vergy, abbé de Cluny, frère de Hugues I, abbé de S.
Martin des Champs et de Milon, prieur de la Charité sur Loire.
543 Avignon, où les papes s'étaient réfugiés dès l'année
1245.
544 Pérouse. — L'on trouvera aux dates du 12 octobre 1601, du
18 décembre 1632, de septembre 1676, d'autres documents de la même sorte sur les
franchises et privilèges du prieuré.
545 Simon de Brie — en Champagne, sur la Marne —, archidiacre
de Caux dans la cathédrale de Rouen, pape sous le nom de Martin IV (1281), s'occupa
souvent des affaires de notre pays où il fut particulièrement lié avec Jean Cholet de
Nointel près Clermont, qui lui succéda dans son titre de Cardinal de Sainte-Cécile. La
présence de Simon de Brie à S. Leu n'a rien d'étonnant.
546 Brenouille, canton de Liancourt (Oise), où un bac sur
l'Oise appartenait à l'Abbaye de Chaalis.
548 Nos chartes mentionnent entr'autres Villers,
Villers-sous-S. Leu et Villers-S.-Paul, canton de Creil (Oise).
549 L'abbaye de S. Denis était seigneur de Gouvieux, (l'antique
Convicinum des conciles), d'Auvers, de Plailly et de Montmélian, par
suite d'échange fait avec Guillaume Calletot, seigneur de Berneval en Caux et Gérard de la
Porte, prévôt de Senlis.
550 Cette transaction amène les noms de Gérard de la Porte ; de Hue le Basonier ; et de
Jean de Chantilly, expert.
J'ai cité à la ch. CXXII un Regnier de la Porte (1239). La date de 1306 amènera un
autre Regnier de Senlis, dit de la Porte, échanson du roi Philippe le Bel, lequel,
considérant ses services de fidélité, lui donne des revenus à Chèvreville (Afforty, t.
XVII, p. 268). Gérard de la Porte est probablement un de leurs parents.
Hue ou Hugues le Basonier, garde du scel de la prévôté de Senlis.
551 Thibaut d'Andeville, écuyer et Julienne sa femme. —
Andeville, canton de Méru (Oise).
552 La Villeneuve, commune de Cires-lès-Mello, ou La
Villeneuve-le-Roy, canton de Méru (Oise).
553 Le chan. Morel, dans sa monographie : Le
château du Fayel et ses seigneurs, relate que « une question de chasse mit le
Prieuré en relation avec Raoul ou Rious de Fayel, seigneur de Rucourt, fils de Jean, sire
de Fayel ». — Fayel, canton d'Estrées-St-Denis (Oise).
554 Le roage ou rouage était la redevance que l'on payait au
seigneur pour l'entretien des chemins et la réparation des dommages que causait à ces
chemins le passage des voitures.
555 Robert de Villeneuve, bailli d'Amiens, avait été bailli de
Senlis.
557 Le bailli de Senlis était lors Robert de Hueval,
chevalier.
558 Henri I de Faultrière, abbé de Cluny, 1308-1318.
559 Breteuil, chef-lieu de canton (Oise), où restes d'une abbaye fondée avant l'invasion
des Normands et relevée au milieu du XIe siècle par le comte
Hilduin. — Frère Jean était probablement de la famille des Choisel-S.Leu.
Fouilleuse, cauton de Clermont (Oise).
560 Plus tard, en 1376, un aveu et dénombrement amènera un
arrière-fiet de Jeanne d'Aridel, les bois de Regnaud d'Aridel et, vers 1395, un Mathieu
Daridel, chevalier, sera dit seigneur de Maimbeville (Arch. nation., KK).
561 Mortefontaine, canton de Senlis (Oise) — Plailly (id.)
Voir H. 2552 et 2553 les vicissitudes de l'histoire du moulin de Vallière au XIVe s. : « Icellui moulin avoit été rompu et despecé et estoit tout
devenu en ruyne, a l'occasion des guerres » ; — ses anciens propriétaires et ses
fermiers successifs ; — les redevances dont il était onéré envers le prieuré de S. Leu,
la collégiale de S. Frambourg etc. — et la vente qui en sera faite en 1412. Il a connu
des jours meilleurs sous Joseph Bonaparte... Mais ceci est étranger au Cartulaire.
562 Le patient chanoine Afforty (t. XVII, p. 585) nous a conservé aussi ce document très
intéressant, avec quelques variantes sans importance : « Conseiller du Roy notre sires
et gardien », au lieu de « conseiller du Roy, mestre et garde » ; — « qualibet die » au
lieu de « die qualibet » ; — « ipsis religiosis » au lieu de « religiosis ipsis » ; — «
si dicti asini au lieu de « asini ipsi » ; — « pacifice » au lieu de « pace... »
L'avait-il emprunté aussi aux archives de S. Christophe ? — Voir aussi Ch. XXVI.
563 Jean, seigneur de Folleville en 1395. — Folleville, canton
d'Ailly-sur-Noye (Somme) où église célèbre pour le mausolée de Raoul de Launay, etc., et
restes du vieux château.
564 Halatte, forêt merveilleuse qui touche à Senlis, etc. Voir
Monographie des rues... de Senlis. Ch. Halatte.
565 Savegneru, Sauvegnierue est voisin de l'Oise puisque «
c'est de là qu'on faisait porter les bois par eau à S. Leu », situé près du bois Josbert
(v. 483), et distant d'une demi-lieue à peu près de la forêt de Halatte. Mais où placer
exactement ce lieu dit, dont je ne rencontre aucun souvenir que dans nos chartes ?
566Jungria ou plutôt Junquaria — « Jangena, lieu inconnu », dit Afforty, « ne serait-ce pas Jeangny,
village de l'Ile-de-France ? » — Je lirais plutôt volontiers Junquaria,
Jonquières, canton d'Estrées-St-Denis (Oise).
567 Pierre de Cugnières, seigneur de Saintines, avocat du roi,
célèbre par ses discussions avec Pierre Roger sur la juridiction ecclésiastique.
568 S. Vincent de Senlis, abbaye fondée par Anne de Russie au
faubourg Vietel à Senlis. L'abbé était lors Jean II de Montataire.
570 Jean de Sempy apparaît avec le titre de bailli de Senlis
depuis l'année 1328 jusqu'en l'année 1334. V. Afforty, t. XVIII et Am. Margry : les Baillis de Senlis.
571 Robert le Parmentier est cité comme appartenant à la
bourgeoisie de Senlis, en 1324 (Afforty, t. XVII, p. 558). — Simon Prévost, v. ch.
XC.
572 Jean de S. Leu, écuyer, fils d'Étienne, chevalier.
573 Jeanne de Sancerre, comtesse de Dammartin, par son mariage
avec Jean II de Trie, comte de Dammartin.
574 Jean de Meaux, bourgeois de Senlis, garde du grand scel. V.
ch. XC.
575 Renaud de Rully, lieutenant de Jean de Sempy, bailli de
Senlis. Afforty relate (t. XVII p. 83 et 826) à la date de 1338 que Renaud de Rully
l'aîné, bourgeois de Senlis, portait un écu chargé de 6 coquilles et que cette famille des
Rully a fourni plus d'un personnage important. — Rully, canton de Pont-Sainte-Maxence
(Oise).
577 J'estime qu'il faut se défier beaucoup de la lecture
qu'Afforty nous a donnée de cette charte. J'aimerais à lire : Jean le Cambier ou le
Brasseur ; Jean Armel ; Foulques de Compiègne ; Bernard de Pontarmé ; Guillaume de Rouen
[Guillelmus de Ratomago pitansarius] ; Hugues de Pont Rouge, prieur de S. Michel ; Jean
d'Avregny, Bertaud, Bernard, Guilbert de Laversines, Bernard Seribaldi, Henri l'Orfèvre...
L'on a par cette énumération une idée de la composition du prieuré.
579 Guillaume de Précy, dit le P. Anselme, se maria après 1314
à Beatrix de S. Simon, veuve de Raoul, seigneur de Frémicourt, et eut pour fils Philippe
etc.
580 Simon de Bucy, premier président au Parlement, mort le 7
mai 1369. — Bucy (Loiret).
582 Charles de Montmorency, chambellan du roi, maréchal de
France, mourut le 11 sept. 1381 et fut enterré à l'abbaye du Val.
583 Jean I de Chatillon, comte de Porcean, etc., marié en
premières noces avec Jacqueline de Trie, fille de Jean II, comte de Dammartin, et de
Jeanne de Sancerre.
584 Abbaye célèbre fondée par S. Louis (S.-et-Oise).
587 Montcel, abbaye royale de Clarisses fondée par Philippe le
Bel, commune de Pontpoint, canton de Pont-Ste-Maxence (Oise).
588 L'on sait les crises épouvantables dans lesquelles se débattait à cette époque notre
pauvre pays. Les Anglais et les bandes de brigands échappées aux tueries de Poitiers «
robaient et pillaient » chacun à leur tour, tandis que les agents du fisc extorquaient
durement la lourde rançon du roi Jean ; les querelles entre seigneurs et roturiers
tournaient à la violence ; en 1348 et l'année suivante la peste noire qui « de Rosoi
emprès Gonesse » avait gagné Paris, ravagea toute la France du Nord ; à la peste succéda
la famine.
La misère est mauvaise conseillère. C'est alors, c'était le lundi 28 mai 1358, « que
s'esmurent plusieurs menus gens de Beauvoisis, des villès de S. Leu de Serens, de
Nointel [Maysel]. de Cramoisi et d'environs et s'assemblèrent par mouvements mauvais,
criant : Honni soit celi par qui il demorra que tout li gentilhome ne soient détruit ».
L'on trouvera dans les Grandes Chroniques, dans Jean de
Venette etc. les effrois commis par les Jacques : Raoul de
Clermont tué à S. Leu par les habitants de Fontaine-sous-Montdidier, les représailles
sanglantes des nobles, les lettres de rémission du roi Jean à des capitaines malgré eux
de Villers-St-Paul et de Montataire.
589 Charles le Mauvais, qui avait réussi à la fin de l'année
1358, à s'emparer de Creil, avait confié cette importante forteresse à une garnison
composée mi-partie d'Anglais et de Navarrais sous la conduite du capitaine picard Jean de
Picquigny, puis de Jean de Fodrynghey. « Les rapines et les violences » de ces gens «
étaient légendaires ».
590 Les titres du prieuré, H. 2553, et l'étude du porche et du
clocher de l'église démontrent que ces menaces ont été suivies d'exécution.
591 C'est à cette date de 1365 que commence l'histoire du fief
de Sauveterre. Après la dame de Caillou, peut être probablement Cailloüel, ce fief aura
pour seigneurs : en 1399, Siquart le Barbier, avocat à Senlis, marié à Jeanne de Murat et
beau-père de Henry de Marle, de Versigny ; — Mahaut le Barbier (?), veuve d'Henry de
Marle, chancelier de France, lequel fut en 1418, l'une des victimes des Bourguignons ; —
en 1494, Philippe de Romain, écuyer ; — Louis de Romain, écuyer, seigneur de Bery ; — en
1583, Charles de Romain, fils du précédent, chevalier de l'ordre du roi ; — en 1660, Jean
Germain et demoiselle Poulletier, sa femme, et Anne Crochet, conseiller du roi ; — en
1661, 1672, Louis Ladvocat, marié à Marie Anne Descroisettes, trésorier général de France
; — en 1710, Louis François Ladvocat, écuyer, conseiller au grand conseil, etc. Voir Arch.
de l'Oise, H, 2502, 2503 et 2506 où dénombrement de ce fief, description du manoir
fortifié...
592 Caillou, qui rappelle Cailo de la ch.
LXII, est-il Cailloüé, Cailloüel près Chauny, cité par Moreau (T. CLXXXII, p. 73) ?
593 Pierre l'Orfèvre, lorsqu'il fondera en 1380, dans la cathédrale de Senlis, les
chapelles de Notre-Dame et de S. Jean l'Évangéliste, leur attribuera entr'autres, une
rente, « sur un fief que ledit dean a a S. Leu, que l'en dit le fief Jehan de
Chennevières, un tonnel de vin blanc tout en fuste sur trois tonneaux de vinages prins,
quel il est, dudit fief, etc ».
Sur ce doyen de marque, voir Afforty, t. XIX, p. 288 et ma Monographie des
Rues... de Senlis, p. 159.
594 Jean de Nesle, marié avec Jeanne de Trie, † 1376.
597 Gui le Bouteiller avait quitté en 1351, Ermenonville à
Robert de Lorris, lequel avait pour femme Perronnelle, fille et héritière de Pierre des
Essarts. Robert de Lorris était chambellan et, disent les chroniques, « grand conseiller
du Roy ». Voir en Afforty, t. XIX, pp. 140, 167, etc, aux dates de 1372 et 1374, une
querelle de chasse qui faillit tourner au tragique, entre Robert et son fils Jean, dit
Lancelot, d'une part, et l'abbaye de Chaalis, d'autre part. — Robert eut pour enfants
entr'autres, Jean, Gérin de Lorris, chev., et Robert, archidiacre de Brie en l'église de
Meaux.
598 Charles de Chambly, de la famille des l'Orfèvre, v.
593.
599 Blanche de France, fille du roi Charles le Bel et veuve de
Philippe de France, fils de Philippe VI, de Valois.
600 Une cave, du XIIIe siècle pour sa plus
vieille partie, conservée encore sous les jardins du presbytère et marquée des écussons
aujourd'hui illisibles du prieuré ou d'un prieur, a conservé le nom caractéristique de Banvin, baunum vini.
601 Jeanne Choisel, fille de Jean Choisel et veuve de Pierre de
Pacy, ayant perdu ses aînés Pierre et André, avait vendu, c'était en 1363, la gruerie de
Halatte au roi Jean. Jacquet de Pacy jouissait, en 1394, du droit de paisson...
602 Un titre de 1602 indique « au terroir de Verneuil, au lieu
dit Maupertuis, proche la ferme de Humont,... la maison où les moines de S. Leu souloient
loger les anes qui alloient quérir le bois pour leur usage et chauffage en la forest
d'Halatte » (Arch. de l'Oise, H. 2569).
603 A quelle famille appartenait Phlize Macquille ? J'ai rencontré à la date de 1369, un «
Jean Maquille advocat, sire de Verneuil » lequel réussit a assoupir « un discort pieça
mue entre Guy des Prez a présent chevalier et lors escuier et seigneur de Verneuil ».
Afforty, t. XIX, p. 67. — V. sur Jean l'Orfèvre, de Chambly, Monographie
des Rues... de Senlis, p. 158, 160, etc.
Pour Lorens ou Laurent Lespart, Afforty a copié t. XIX, pp. 488-571, un legs fait en
1390 aux trois chapitres de Senlis par Laurens Lespart, bourgeois de Senlis.
604 Comme on l'a déjà constaté, plus d'une note des clercs qui
ont rédigé ces actes, insiste mélancoliquement sur les ruines de toutes sortés que les
guerres avaient accumulées dans notre pauvre pays : « plusieurs héritages.. cheuz en
désert et demourés en friez et plusieurs des habitations d'Angy... et par espécial... le
moulin de Moinnaux... fu arz, gastez et démoliz par les Englois et
ennemis, lors occupans le chastel de Mouy dès le dit an. LVIII (1358)
».
605 Siméon Luce, dans un chapitre fort intéressant de son livre
: La France pendant la guerre de cent ans, relate que le prieur de S.
Leu (était-ce Thibaut Lhuillier ?) était un des habitués de la maison de l'abbé de S.
Martin des Champs avec Jacques Séguin, Jacques Charmolue, Jean Tillart, examinateurs au
Châtelet. Ces noms ne sont pas inconnus pour nous. Les Séguin et Charmolue appartiennent
au monde Senlisien. Quant à Jean Tillart, n'est-ce pas le Jean de S. Just ou de Piedeleu,
qui a fait construire la charmante église de Tillard, près de Noailles (Oise) ?
606 Quiqu'enpoit, Quiquempoit, Quinquempoix, où chapelle
appelée, au XVIe siècle, de S. Germain ; v. Arch. de l'Oise G. 2089,
années 1234, 1380 etc.
608 Guillaume de Montmorency, premier baron de France, marié à
Anne Pot, avait hérité de Chantilly par la mort de Pierre d'Orgemont, son oncle.
609 Hérivaux, abbaye d'Augustins fondée en 1131, près de
Luzarches (S.-et-O.).
610 Jean Morel. Voir Monographie des Rues... de
Senlis, p. 526.
611 Comment Vasco ou Gace de Suze devint-il seigneur de
Laversines ? Ce fief avait appartenu, en 1200, à Jean de Laversines ; en 1283, à Jean
d'Escantilli ; en 1376, à Aubri, puis à Pierre dit de Laversines ; en 1415, à Jehannette,
fille du conseiller Jean Romain, « pour l'acroisement de son mariage et a la veuve [de
Simon] comme son conquest... ». Après les Suze, les titres amènent le nom de François
Gervais, les S. Simon...
612 Anne de Montmorency, célèbre pour sa bravoure, ses éminents
services dans les armées, qui lui valurent l'épée de connétable, et ses goûts princiers,
1483-1567.
613 L'hôtel des Maillets que maître Nicole
Coulon a « naguère vendu » au connétable « au devant du prioré » est-il la maison d'une
belle architecture du milieu du XVIe siècle que l'on admire encore en
face de l'église avec ses pilastres à consoles, ses baies à meneaux carrés, ses têtes en
saillie, sa niche charmante... hélas ! bien mutilés ?
614 Yvon Pierre a été cité par moi dans ma Monographie des Rues... de Senlis : « ce funèbre rendez-vous recevra » chez les
Cordeliers de Senlis, « Françoise de la Tour, femme de noble homme Yvon Pierre, chevalier
seigneur de Bellefontaine en Anjou, morte à Chantilly, en 1538 ».
615 Georges, cardinal d'Amboise, archevêque de Rouen, prieur
commendataire de S. Leu d'Esserent.
616 Les chiffres se réfèrent aux numéros des chartes.
617 Cette charte porte au dos cette mention : « Carta Hugonis
Comitis de Domno Martino super fundatione ecclesie sancti Lupi qua continentur ea que ipse
dedit. Carta Hugonis comitis [de] Domno Martino. Religionis christiane comes Bolonie non
absque dolore Jt1 [iter] sitit Beraudt »
618 L'on trouvera aux mêmes Arch. d'autres bulles de
confirmation en faveur de Cluny aux dates de 1245, 1256, 1265, 1272, 1327, 1343, 1380,
1396, 1556, etc. Cette bulle mentionne les prieurés de Crépy (Crispeiacus) ; de S. Leu
d'Esserent (Hescerens) ; de Nanteuil (Nantoacus
619 L'époque des belles chartes est passée. Plus d'un document
comme celui-ci devient un instrument de supplice pour le travailleur, à cause de la
petitesse des caractères, de la multiplication capricieuse des abréviations, des lettres
conjointes, du ton roussâtre du parchemin.
620 Un accord que l'abbé Morel signale à la date de 1231 entre
Jean d'Andely « d'Andeliaco » et les religieux de S. Corneille de Compiègne, amène
entr'autres arbitres notre prieur Nicolas.
621 J'ai inséré ici l'indication de ce compromis à cause du nom
d'Étienne, prieur de S. Leu. Si les dates de ce document sont exactes, il nous fait
connaître un nouveau prieur de S. Leu, Étienne 2e du nom, distinct de l'Etienne que nous
ont amené les chartes de 1236, 1239, 1240.
622 Une charte infra de 1322, éclaire la parenté d'Adam de
Chènevières, fils de Guillaume, chevalier et frère de Guillaume le Jeune.
623 Noter cette façon fréquente aux siècles religieux d'imposer
une forme à la reconnaissance officielle.