École des chartes » ELEC » Correspondance et états de situation » 1824 » 1824, 30 juin. Direction des Travaux de Paris. Dépôt des Petits-Augustins au Ministre de l’Intérieur. [Attribution de vitraux et colonnes.]

1824, 30 juin. Direction des Travaux de Paris. Dépôt des Petits-Augustins au Ministre de l’Intérieur. [Attribution de vitraux et colonnes.]

. Paris

Colonnes et vitraux demandés par la fabrique de Saint-Germain-des-Prés.

  • Arch. nat., F 21-586 nos 36 et 37

Monseigneur,

Par la lettre que votre Excellence m’a fait l’honneur de m’écrire le 19 de ce mois, en me renvoyant la demande que vous avaient adressée MM. les curé et administrateurs de la fabrique de Saint-Germain-des-Prés, pour obtenir des colonnes de marbre et des vitraux de couleur placés au dépôt des Petits-Augustins, elle m’a invité à lui faire connaître si ces objets pouvaient être mis à la disposition de la fabrique de Saint-Germain-des-Prés.

D’après les renseignements que je viens de recevoir de l’administration de l’École de Beaux-Arts et que je m’empresse de transmettre à votre Excellence, il paraît que les colonnes au nombre de huit, en marbre noir, sont en assez bon état, à l’exception de deux qui ont été fracturées en plusieurs morceaux. Elles viennent du monument du connétable Anne de Montmorency qui est totalement détruit et ne peut être rétabli. L’administration de l’École n’ayant pas compris ces colonnes au nombre des objets qu’elle a prié votre Excellence de réserver pour cet établissement, elles se trouvent sans destination.

Il résulte également d’une visite faite dans les magasins, qu’il s’y trouve six panneaux de vitraux gothiques provenant de Saint-Germain-des-Prés et qui, pour cette raison, n’ont point été transportés à Saint-Denis.

Ainsi, Monseigneur, rien ne s’oppose à ce que votre Excellence ne rende ces vitraux à leur première destination et ne mette également les colonnes à la disposition de la fabrique de l’église de Saint-Germain-des-Prés.

J’ajouterai qu’on ne saurait faire un emploi plus convenable de ces objets et que les colonnes se trouvent heureusement être de dimensions telles qu’elles peuvent sans aucun changement entrer dans la décoration du maître-autel.

Je suis avec respect, Monseigneur, de votre Excellence, le très humble et très obéissant serviteur,

Le maître des Requêtes, directeur des Travaux de Paris,
Héricart de Thury