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1880, 25 mars. Projets de délibération

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Peintures et décoration.

  • Arch. hist. diocèse de Paris, Z chemise 1 nos 66 à 72

Le Conseil est d’avis qu’on étudie la question d’ouverture d’une porte provisoire qui donnerait un accès dans l’église par la rue de l’Abbaye, et qu’on établisse un devis des travaux à faire pour la restauration du calorifère de la chapelle des catéchismes.

Le conseil vote :

Un crédit de 1 000 F à ajouter aux dépenses déjà autorisées pour l’acquisition de tapis ;

Un crédit de 1 100 F pour l’acquisition de deux dalmatiques destinées à compléter un ornement dont il a été fait don à l’église ;

Un crédit de 500 F pour acquisition de linge ;

Et un crédit de 500 F pour l’acquisition d'un drap mortuaire et de tentures noires.

MM. Vincent, Lemesle, de Boisdeffre, Olivier et Claveau dont les pouvoirs sont expirés, sont réélus membres du Conseil.

M. Crèvecoeur est élu président du Conseil.

M. Vincent est réélu secrétaire du Conseil.

M. Crèvecoeur est élu membre du bureau, en remplacement de M. Dosseur, démissionnaire.

Les membres du bureau délibèrant entre eux nomment M. [...] président, M. Olivier, trésorier, M. Vincent, secrétaire.

Rien n’étant plus à l’ordre du jour, la séance est levée, et ont les membres présents signé après lecture.

L’an 1880, le 25 mars, les membres du conseil de fabrique de Saint-Germain-des-Prés se sont réunis à quatre heures au presbytère, en vertu de l’autorisation contenue dans la lettre de M. le préfet de la Seine du 13 mars 1880.

Étaient présents : MM. Caux, curé ; Olivier, trésorier ; Vincent, secrétaire ; Terrier, Lemesle, de Boisdeffre, Verstraete, Claveau, administrateurs.

MM. Crèvecoeur et [Bournut ?] s’excusent par lettre de ne pouvoir assister à la séance.

MM. de Boisdeffre et Verstraete présentent leur rapport sur les comptes de M. le Trésorier pour l’année 1879.

Les dépenses ordinaires se sont élevées à 85 775,96 F
Les recettes ordinaires ont été de 82 076,66 F
Soit un excédent de dépenses de 3 702,30 F
Mais les recettes extraordinaires se sont élevées à 2 396,14 F
Ce qui réduit le déficit de l’exercice 1879 à 1 306,16 F

Le compte est approuvé et le conseil décharge M. le Trésorier pour l’année 1879, et lui exprime ses remerciements pour les soins qu’il a apportés à sa gestion.

MM. Olivier et Vincent donnent des renseignements sur la question relative au traitement des vicaires, qu’ils avaient été chargés d’étudier. Il résulte des informations qui leur ont été fournies que le traitement des vicaires de Saint-Germain-des-Prés peut être considéré comme équivalent à celui des vicaires des autres paroisses de même ordre. Le Conseil décide en conséquence de le maintenir au même chiffre que les années précédentes.

M. le Trésorier présente le projet de budget de l’année 1881 qui est voté avec les prévisions suivantes :

Recettes 76 753,00 F
Dépenses 79 422,16 F
Déficit 2 669,16 F

Le Conseil propose qu’il soit organisé un contrôle des employés chargés des services et du matériel et il est d’avis, pour assurer une meilleure exécution de ces services, d’allouer un traitement de 1 000 F à l’employé à qui seront confiés le chauffage et l’éclairage de l’église.

M. le Curé communique au Conseil une lettre de M. le préfet de la Seine, en date du 13 mars 1880, transmettant les devis des travaux de restauration des peintures décoratives de la partie basse des murs et piliers de l’église que les architectes municipaux ont reconnu utiles d’exécuter en 1880 et dont la dépense est évaluée à 1 570 F. Cette lettre rappelle que le décret de 1809 impose aux fabriques l’obligation principale d’exécuter à leurs frais, dans les édifices paroissiaux, toutes les réparations de quelque nature qu’elles soient, et que, dans le cas où l’insuffisance des ressources de la fabrique l’obligerait, à recourir à la ville de Paris, il serait nécessaire d'adresser, avec la délibération du Conseil de fabrique, le budget détaillé de l’exercice courant et le projet de budget de l’exercice 1881.

Le Conseil est d’avis, comme il l’a déjà exprimé dans ses délibérations des 13 mai 1878, 7 février et 25 avril 1879, que les peintures décoratives de l’église Saint-Germain-des-Prés constituent un ensemble de travaux d’art ordonnés par la ville de Paris, exécutés à ses frais et dont l’entretien ne saurait être assimilé aux réparations prévues par le décret de 1809 ni, par conséquent, être considéré comme étant à sa charge ;

Mais, considérant la mise en état de propreté de la partie basse des murs et des piliers comme un entretien ordinaire, il consent à prendre à sa charge les travaux projetés.